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Concours 4 Texte 4

Publié le par christine brunet /aloys

Double face

 

La naissance est une aventure, le cordon ombilical noué autour de mon cou en cette folle journée pourrait en attester ! Une bien étrange manière de faire son entrée dans le monde… peut-être le premier pas vers la contestation ? Allez savoir !  En la matière, mon premier cri resta la seule certitude car, incontestablement, il fut contestataire.  Un vrai cri de révolte tout à fait compréhensible, contre la première maltraitance qui m’était faite : l’expulsion du paradis douillet où je me prélassais en toute quiétude, un pouce en bouche.

Ce n’était pourtant que le début.

Alors que je pensais avoir retrouvé un semblant d’Eden, bien au chaud, sous un édredon dodu garni de petits nuages angéliques à souhait, voici qu’apparut un jour, envahissant le flou artistique de mon champ de vision, une chose énorme.  Oh ! ni un pic ni un cap, mais le nez de tata Hariette, bulbeux, veineux et orné d’un poireau plus poilu que le chien du voisin.  Si mon premier cri avait revêtu un mode contestataire, celui que je poussai en cet instant fut modelé sur les ondes de l’horreur absolue.  Il dut également être convaincant puisque la péninsule Hariettesque s’éroda prestement pour faire place à la douce colline maternelle, habile à renégocier ma sérénité.  Une béatitude cependant toujours en péril car, dans l’ombre et en silence, le temps, bien plus dangereux que tata Hariette, faisait son œuvre en s’adonnant à une technique qu’il maîtrisait à la perfection : passer !

Si naître fut une aventure, les années qui allaient suivre en furent une autre.

Ainsi, le petit véhicule replet dans lequel le destin m’avait fourrée prit encore du poids, compensa (heureusement) en s’allongeant et s’assagit.  Puis, curieusement, alors que jusque là les questions d’ordre philosophique stagnaient encore à l’état embryonnaire, se fit jour une interrogation qui, bientôt et à mon corps défendant, allait acquérir un statut permanent.  Causée par un passage obligatoire par la case école, elle allait devenir une sorte de ritournelle que l’adolescence, période ingrate s’il en est mais riche en leçons en tous genres, allait confirmer : « pourquoi moi !? »

Les cris salvateurs ayant perdu tant en intensité qu’en intérêt, le caractère affable et doux qui me caractérisait alors en faisant le bonheur de mes parents, commença à s’effriter dès le début de ma scolarité.  Décomposition qui s’accentua dès que je dû me frotter à la faune carnivore fréquentant  l’établissement d’études secondaires que je n’avais pu éviter.  Le choc fut rude, la souffrance quotidienne et l’ennui permanent.  Cependant, contre toute attente, il s’avéra, au détour d’une énième brimade, que je possédais un esprit de contradiction affûté doublé d’un rebelle largement sous-estimé, à commencer par la principale intéressée.

La première fois que ce binôme en armure s’installa aux manettes de notre véhicule commun, sa force me paralysa et je n’eu d’autre choix que la regarder faire avec une sorte de fascination horrifiée.  Cependant, quand je posai les yeux sur sa proie, ma principale persécutrice, la terreur qui s’emparait de moi à chaque confrontation se transforma en jubilation.  Jamais je n’oublierai ce regard perdu, inquiet même, face à l’inattendu : ma première rébellion !  Je me délectai à la vue de ce bourreau en jupon tombé dans un trou noir où son petit monde étriqué en prenait pour son grade.  Après cette (més)aventure peu ont encore osé tenter de me tourmenter, car si entretemps j’étais redevenue seule pilote à bord je savais néanmoins ma copilote prête à intervenir à tout moment.  Il semble maintenant évident que les autres aussi…

Aujourd’hui, j’ai 85 ans et je m’apprête à connaître une nouvelle aventure, la dernière.  Je n’ai pas peur car, quoi qu’il advienne, mon binôme, cette part de moi qui m’a donné la force d’avancer dans les nombreux moments difficiles que la vie n’a pas manqué de placer sur mon chemin, sera toujours là pour m’aider à faire face.  Et puis je me sentirai moins seule lorsqu’il faudra rendre les armes, même si cela risque d’être plus difficile pour elle que pour moi… mais nous trouverons bien un compromis, nous l’avons toujours fait !

Publié dans concours

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Concours 4 Texte 3

Publié le par christine brunet /aloys

Le prix de l’aventure 

 

Silencieux, ils se sont aventurés dans la forêt en file indienne, à la queue-leu-leu, en rang de fourmis. Odilon, Grand Maître de la cellule 153, les guide dans une sorte de chemise de nuit blanche dont le bord est déjà déchiré après son passage dans les ronciers et barbelés rouillés. Ses sandales de nubuck bleues sont recouverts de boue et quelques sangsues s’insèrent entre les lanières avec gourmandise. Ses fidèles, 150 « Espoirs de l’après-monde », le suivent. Au loin, très loin encore, des bruits d’explosions, des strates de nuages phosphorescents passant devant la lune ronde et claire. Des soubresauts leur arrivent, indiquant que la terre se fendille ici et là, que tout va disparaître comme annoncé dans Le grand livre des espérances de l’après-monde. La date n’avait pas été bien précise et ça faisait maintenant cinq ans qu’ils avaient tout quitté, jobs, maisons, amis et familles méprisants ou épouvantés, et vivaient dans l’antichambre végétal. Une sorte de camp de vacances abandonné avec des feuillées s’enfonçant brutalement, de l’eau de pluie récoltée avec larves de moustiques, des paillasses de foin, herbe ou guenilles où puces, tiques, punaises et autres compagnons de lit faisaient des réunions et bals aux lampions. Mais, les rassurait Odilon, nous ne sommes pas loin du tout du refuge et le jour venu, nous serons si contents d’y arriver rapidement, pour trouver le paradis sous terre et pouvoir y rester des années à l’abri. Tout est prévu, frères et sœurs, ne perdez pas la foi. Après cinq ans à manger hérissons, campagnols, escargots, écureuils, tortues d’eau, moineaux et merles – seul un jeune migrant aux origines incertaines et pistonné par une passionnée de l’égalité des chances avait inexplicablement pris du poids, et on convoitait déjà ses futures saillies pour ajouter son gène robuste aux survivants -, à gratter des piqures de plantes et insectes, et avoir enterré une vingtaine des leurs – et pleuré 6 disparus - , c’est dans une joie silencieuse qu’ils cheminent vers leur destination, car ils n’ignorent pas que des candidats squatteurs peuvent être aux aguets.

 

Le refuge s’avéra bien être un club 6 étoiles d’où on ne voyait aucune étoile. Odilon offrit à tous des chemises de nuit aveuglantes de blancheur, des repas fins, du cinéma, l’IA pour animer le fil facebook et tik tok uniquement raccordé au refuge, des distractions palpitantes – tennis, escrime, saut à la corde, devinettes, monopoly, auto tamponneuses, je te tiens tu me tiens par la barbichette.. – et des soins de esthétiques au-delà de la perfection. Tous furent rapidement liftés, botoxés, retirés, repulpés, colorés, épilés ou implantés de toisons fournies… Tous avaient des dents éblouissantes, des seins ou pectoraux stupéfiants, même – surtout ! - les séniors. Cependant… au bout de six mois, Odilon avait été assassiné par Fafnir 1er, qui disait gérer bien mieux que lui l’avenir de leur groupe. Fafnir 2 avait égorgé Fafnir 1er. Des femmes s’étaient battues avec des fourchettes à huitres pour se crever les implants mammaires, des hommes s’arrachaient les moumoutes avec des hameçons. Tous se haïssaient et complotaient, fomentaient des horreurs et pire encore. Des membres continuaient de disparaitre et on finit par comprendre que c’était le migrant qui, cannibale de tradition, n’avait pas été informé des mœurs locales. Il avait d’ailleurs mangé sa protectrice. Comme il était aussi réducteur de têtes, on put retrouver des traces des chers disparus montés en collier de grosses boules souriantes. Mais ça augmenta la discorde. Au bout des cinq années prévues, les survivants sortirent par l’écoutille, sauf le migrant qui était trop gros et mourut de faim deux semaines plus tard. Autour d’eux, un jardin luxurieux et des enfants rieurs, de jolies femmes et gracieux jeunes gens sains aux physiques épatants comme dans un film Diseny. Des immeubles clairs et modernes, aux façades verdoyantes de feuillages parcourus de papillons.

Avoir fait sauter la fosse géante des eaux usées et méphitiques cinq ans plus tôt, trouvé de nouveaux élus sympas et intelligents, réorganisé les lois et règlements… avait donné naissance à l’aventure d’un monde idéal, du moins… pour un temps.

Publié dans concours

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Concours 4 Texte 2

Publié le par christine brunet /aloys

Une thérapie comme une autre

 

   Après tout Séraphine, Robin, c’est ton frère. Il faut que tu connaisses enfin la vérité. Toute la vérité, tu comprends. Ben non, Séraphine, ton frère ne va pas bien du tout, il s’entasse de jour en jour. Cette dépression lui colle à la peau. Les psychiatres déchantent, tu sais. Il a connu ce qu’on peut appeler la gloire. Tout le monde le reconnaissait dans la rue. À la boulangerie, les clients le priaient de passer avant eux. Au resto, il y avait toujours l’une ou l’autre personne qui lui offrait l’apéro. Bien sûr, il jouait le jeu, griffonnait sa signature sur une serviette en papier, il aimait ça. Le succès est arrivé du jour au lendemain. C’est pas tout le monde qui écrit un premier roman et décroche le Goncourt, comme ça, hop, presque d’un simple claquement de doigts. Tu le sais, ton frère a été invité sur tous les plateaux télé des grands pontes de l’audiovisuel. Ah souviens-toi comme il était fier de papoter avec François Busnel, et bien d’autres animateurs qui font grimper l’audimat. À la maison, les journalistes défilaient, ils arrivaient même jusque dans la cuisine car Robin leur avait dit qu’il écrivait partout, là, là et encore là. Encore un peu et je retrouvais un journaleux dans notre chambre. Sacré Robin, quelle aventure ! Il a sué, tu sais, pour écrire son roman. Oh que oui ! Tu sauras bientôt jusqu’où il a osé pousser le bouchon… Tout est parti d’un pari avec Jean-Benoît, son pote du lycée. Les deux comparses s’étaient donné deux ans pour écrire un roman chacun de leur côté. Ils visaient un éditeur parisien, bien sûr. Autant viser haut ! Robin et Jean-Benoît bossaient chacun de leur côté et de temps en temps ils se voyaient afin de faire le point sur l’avancement de leur projet. C’était gai, je vivais le même enthousiasme qu’eux, vraiment. Robin avait plus de difficultés que Jean-Benoît. Prof de français tous les deux, ça oui, mais Jean-Benoît avait lu pas mal d’auteurs. Robin était plus faiblard de ce côté-là, mais qu’importe, c’était un plaisir de regarder ses doigts qui s’agitaient sur le clavier de son pc. Et après tous ses efforts, eh bien … le succès ! Robin Conq, Prix Goncourt xxxx pour son roman génialissime « J’aime la femme de mon pote » ! Bien sûr, lui et moi étions heureux. Surtout lui. Et malheureux en même temps. Surtout moi. Tu sais pourquoi, en partie du moins. Jean-Benoît retrouvé assassiné chez lui, poignardé avec son coupe-papier. Une tragédie. Alors oui, la fierté de recevoir ce Prix prestigieux. Mais Robin a perdu son meilleur ami. Depuis, ton frère essaie d’écrire, mais rien d’éclatant dans ses textes, me dit-il souvent, désabusé. J’essaie de le rassurer comme je peux. Ce n’est pas évident, tu sais.

   Mais si je t’ai demandé de m’accompagner ce jour, Séraphine, c’est parce qu’il est temps que ton frère sorte enfin de cette torpeur. Tu comprends ? Ah tu te demandes où nous allons toi et moi ? Oh rassure-toi, je rentrerai seule dans le bureau des flics. Pour ma déposition, je veux dire. Tu es sa sœur, tu devais être la première personne à connaître la vérité. Car vois-tu, Séraphine, le livre goncourisé n’est pas celui de Robin. Mais bien celui de Jean-Benoît. Eh oui ! Et dans « j’aime la femme de mon pote », Jean-Benoît raconte notre histoire. Notre histoire à lui et moi. Tu te rends compte de toute l’ironie de tout ça ? Ce soir-là, Robin est allé chez Jean-Benoît. Je te l’ai dit, les deux futurs romanciers se rencontraient parfois. Après quelques bières, le ton a monté. Jean-Benoît aurait préféré ne pas recevoir Robin à cette heure-là, il était donc énervé, tu imagines … Robin s’est emporté, a pris le coupe-papier et a poignardé Jean-Benoît. Pour simuler un vol, il a cassé une fenêtre, foutu le bordel dans l’appartement, etc. Cela n’a pas suffi, il a téléchargé le roman de Jean-Benoît et c’est avec ce livre-là que ta saloperie de frère a obtenu le Goncourt ! Ah, comment je sais tout ça ? Parce que le soir du crime, j’étais cachée dans la penderie du hall d’entrée. Ben oui, Jean-Benoît et moi … je vais pas te faire un dessin quand même. T’as compris n’est-ce pas, Séraphine ? Comment ? Pourquoi j’ai pas dévoilé ça plus tôt ? Ça me déplaisait pas d’être la meuf du Goncourt XXXX et surtout de voir dépérir ce crétin jour après jour, je jubilais. Alors voilà, dans quelques instants, je débiterai ma déclaration. J’ai deux ans de retard, qu’importe ! Il faut absolument que ton frère émerge de sa déliquescence, non ? Oui, c’est ça, tu as tout compris, Séraphine, la tôle, ce sera sa thérapie.

Publié dans concours

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Concours 4 : le prix de l'aventure ; texte 1

Publié le par christine brunet /aloys

Le miroir

 

- En êtes-vous bien sûr ?

- Sûr et certain, monsieur. Je tiens enfin à résoudre ce mystère.

- Très bien, me dit monsieur Hyro. Je reviendrai demain matin. Soyez très prudent…

Une légende a toujours circulé dans la ville d’Antoing, celle du fameux miroir du deuxième étage de la grosse tour du château. D’après ce que les habitants racontent, quand quelqu’un fixe le dit miroir à minuit, un fantôme apparaît dans celui-ci. Ce fantôme serait en fait un ancien baron du moyen-âge qui aurait péri dans un incendie causé par des ennemis. Depuis mon enfance, cette histoire me hante jours et nuits. Et ce soir à minuit, pour mes trente-trois ans, je vais enfin savoir.

Je suis donc installé au deuxième étage de la grosse tour. Je regarde ma montre, il est 23h24. J’ai donc encore du temps. Quand je suis arrivé, la nuit était déjà installée. La pluie aussi était présente. Nous sommes bien au mois de novembre, l’un des plus difficiles.

Mon attention se porte alors sur le fameux miroir. Je m’approche de ce dernier. Comme il est petit… La première fois qu’on m’avait raconté la légende, je l’avais imaginé bien plus grand, non, je le croyais immense. Mais maintenant, en le regardant, je dois admettre que je suis plus que déçu. Après tout, les déceptions font partie de la vie.

23h33. J’ai emporté avec moi mon vieux walkman. J’avais peur que mon smartphone déconne (’ai toujours été du genre prudent). J’ai encore le temps d’écouter quelques chansons de « Hybrid Theory » de Linkin Park, le meilleur album de tous les temps.

23h51. Je retire mon casque et commence à me préparer. Je saurai bientôt la vérité, enfin ! Cette histoire me hante depuis tellement de temps.

23h59. Je fixe le miroir et attend. Bientôt. Bientôt…

Minuit ! J’entends des pas dans l’escalier, cela vient d’en haut. C’était donc vrai ! Mais je ne veux pas en rester là ! Amène-toi ! Je n’ai pas peur ! Je continue à fixer le miroir, ne surtout pas détourner le regard !

« Ça » n’est plus qu’à quelques pas. Mes yeux ne quittent pas le miroir, je suis plus que déterminé ! Allez ! Ramène-toi ! Je vois alors quelqu’un. Ce n’est pas un homme. Mais une femme. Je suis percuté. Les larmes coulent.

- Alors ? me demanda monsieur Hyro.

- J’ai obtenu les réponse à mes questions.

- Alors, j’en suis ravi. Au revoir. Et portez-vous bien.

Je lui serre la main et quitte le domaine du château d’Antoing.

J’entre dans la voiture. Je regarde le château qui est à présent loin, très loin de moi. L’autoradio s’allume… « With you » de Linkin Park.

Publié dans concours

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Les chroniques de Madoka ont chroniqué le dernier Heroic Fantasy signé Laurent Dumortier : contes et légendes

Publié le par christine brunet /aloys

https://chroniquesdemadoka.eklablog.com/2026/08/les-chroniques-de-baltus-tome-4-contes-legendes-roman-fantasy.html

https://chroniquesdemadoka.eklablog.com/2026/08/les-chroniques-de-baltus-tome-4-contes-legendes-roman-fantasy.html

Les Chroniques de Baltus Tome 4 Contes & Légendes "Roman Fantasy"

Les Chroniques

de Baltus

Tome 4

Contes & Légendes

 

Laurent Dumortier

 

Chloé des Lys Editions

 

 

 

Résumé :

Le tome 4 "Contes et Légendes" des Chroniques de Baltus explore les secrets du Royaume du Nord, d'Equaam et de Garamon.

"Je retrouve l'ambiance des contes et légendes (lorrains ou alsaciens) publiés par mon grand-père en leur temps.  Nostalgie…"


 

Mon avis : ***

Venez découvrir les contes et légendes qui se perpétuent autour du Royaume du Nord, d’Equaam et de Garamon.

Chaque récit ne tient que sur une à cinq pages grand maximum, ce qui permet une lecture très rapide de chaque histoire.

On y découvre des secrets souvent liés à des mésaventures qui ont mené à des rencontres avec des créatures et qui se sont mal terminées. D’où des légendes persistantes qui mettent en garde les inconscients en mal d’aventure.

Mais aussi de belles rencontres qui ont fait d’un lieu une légende.

 

Les fans de la première heure pourront retrouver le monde de Baltus au travers de ces contes et légendes qui ne manqueront pas de les replonger au cœur de ses aventures.

Publié dans avis de blog

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Carine-Laure Desguin a lu "Fractale 1668" de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

 

   Le dernier roman de Christine Brunet, un thriller très addictif. On démarre la lecture et on ne peut lâcher le livre. Prévoyez de quoi vous abreuver et grignoter.

   Au cœur de cette incroyable histoire, la famille Augier. Celle-ci serait la pierre angulaire d’un trafic d’influence et de blanchiment d’argent via une association, la F.E.E. De hauts fonctionnaires de leurs amis disparaissent ou se suicident. Des membres de la famille sont victimes d’accident ou eux aussi se suicident.

   Philippe Gérard, le nouveau patron d’Europol vient de perdre sa sœur, Dominique, qui était infiltrée au sein des Augier. Michèle Laon et Amanda Rowski, infiltrées peu après, perdent également la vie. Philippe Gérard soupçonne alors une taupe dans le service. Il engage Neal Laclos afin de mener l’enquête. Celui-ci prendra comme co-équipier Nao Ibana, un Asiatique androgyne, accessoirement mannequin.

   L’affaire se corse (et ne cessera de se corser durant 300 pages) lorsque Pierre Augier (le père) meurt « accidentellement ». Après vérification de nos enquêteurs, l’autopsie aurait été falsifiée par le Docteur Palatecki. Pourquoi ?

   Pourquoi Christine Piret, la maîtresse de Pierre Augier a-t-elle été assassinée ?

   Quel est le rôle de l’avocat de la famille Augier ?

   Pourquoi a-t-on découvert une clé qui s’avère être une fractale au design gothique dans l’estomac de Michèle Laon ? Michèle Laon, autopsiée par un certain Tavarès, mais qui est donc ce personnage très nébuleux dans le colimateur de l’IGPN?

  Nao, qui a plus d’un tour dans son sac, hypnotise Palatacki et apprend qu’il serait l’amant d’Hortense Augier, qu’il aurait falsifié l’autopsie d’Augier afin de cacher que celui-ci se droguait et que sa mort ne serait pas accidentelle. Pourquoi ?

   Page 205, Nao se demande où placer cette nouvelle pièce dans le puzzle complexe de cette affaire tentaculaire. C’est une question que je me suis posée à chaque page de ce livre !

  Nos enquêteurs sont donc plongés dans une affaire criminelle dont les racines remontent au 17 ème siècle. La famille Stieber serait au centre de cette histoire. Pour rappel l’épouse de Pierre Augier se nomme Hortense Stieber.

  En expirant, le fils aîné des Augier murmure 3b, qu’est-ce que cela signifie ? Il s’agirait en fait de IIIB. Qui est-il ce IIIB qui proposerait un service unique à des truands en cavale (changement d’identité, de visage … ) afin de financer ses recherches qui lui coûtent un pont ?

  Anabelle Augier décédée accidentellement a-t-elle bien trépassé ?

   Dans différents documents historiques (parmi lesquels des généalogies qui expliquent pas mal de choses), Nao met en évidence ce qu’en fait recherche tout ce petit monde et met lui-même la main (après quelques péripéties sanglantes) sur ce « trésor ».

   Nao émet des doutes au sujet de son coéquipier, par deux fois « kidnappé et tabassé». Ces doutes sont-ils bien fondés ? Laclos serait-il, à son propre insu, un cheval de Troie ? Car Laclos est en réalité le fils d’un magnat de l’immobilier et ne s’appellerait pas Laclos.

   La véritable identité de Philippe Gérard est elle aussi mise à jour et cela pimente encore l’histoire.

   Vous l’avez deviné, on ne s’ennuie pas une seule minute dans ce thriller qui nous balade dans les caves et autres sous-sols de manoirs et châteaux en France, en Suisse, et même, tenez-vous bien, en Belgique. De l’action à chaque page, des meurtres à gogo et en apothéose, le piège final, magistral. Là, soyez attentif. Car lorsqu’on pense avoir tout compris, eh bien non, il y a un rebondissement ultime. Et puis une dernière culbute …

   Je vous le répète. Accrochez-vous et prévoyez de quoi pique-niquer, on ne lâche pas ce livre !

 

Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com   

Publié dans actutuv

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Dans le Bibliothécaire...

Publié le par christine brunet /aloys

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Publié dans Article presse

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Ah l'aventure... Petit rappel signé Ani Sedent pour les auteurs fascinés par l'aventure et les concours !

Publié le par christine brunet /aloys

BILLET D’AUTEUR…E

 

L’aventure ! Un mot qui fait rêver, mais un mot qui cache bien d’autres histoires qu’un tour du monde en monocycle !

Parfois, une plume suffit…

Imaginer un récit, en tracer les lignes, le faire évoluer, l’enrichir de mots choisis, le façonner de prose ou de rimes, le colorer d’émotions pour, enfin, lui donner l’atmosphère unique qui sera la sienne, est une quête parfois périlleuse, souvent difficile, toujours longue.  La quête d’un aventurier solitaire à la poursuite d’une idée.

L’auteur est un aventurier des mots qui rend l’imaginaire réel, l’improbable possible.  Il ne craint ni l’ombre ni la lumière ni le temps.  Seul devant son ouvrage, il s’aventure dans les lieux les plus insolites, explore les méandres de l’âme, révèle des secrets enfouis, dévoile le réel, crée l’irréel.

Roman, nouvelle, recueil ou encore simple texte pour un concours, peu importe, au bout de la plume il y a l’aventure !

 

Ani Sedent 

Publié dans Textes

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Ani Sedent a lu "Chroniques d'immortalité" de Livia Ov.

Publié le par christine brunet /aloys

« Chroniques d’Immortalité » de Livia OV n’est certainement pas le récit le plus simple que j’aurais eu à chroniquer.  Entrer dans ce livre, c’est pénétrer dans un monde où le spirituel se taille la part du lion en une réflexion continue.  A ce stade, il est important de noter que l’auteure est diplômée en Philosophie et Histoire & Sciences des Religions.  Un détail qui, je crois, donne le ton.

Ira est le personnage au centre des quatre chroniques qui composent le récit.  Elle est le fil conducteur qui permet l’interaction avec d’autres personnages dans des contextes variés.  Philosophie, spiritualité, clairvoyance et fantastique se télescopent au cours de ces rencontres, forçant le questionnement.

La Conscience se complexifie tout comme sa compréhension et l’on retrouve ici, sous une forme plus mystique, l’idée captivante d’une conscience externe.  On aborde le thème des vies antérieures, du multivers, de l’essence de Dieu.  Le bien et le mal se floutent au profit de l’amour.

N’étant pas familière de ce genre de lecture, j’avoue l’avoir trouvée un peu ardue, ce qui, bien sûr, ne retire en rien à son intérêt et j’espère que l’auteure me pardonnera mon éventuelle maladresse.  Ce récit, le troisième paru sous le titre « Chroniques d’immortalité » devrait, comme les précédents, trouver son public ou, pourquoi pas, en attirer un nouveau que la chose métaphysique intéresse.

Je vous souhaite, en tout cas, une très bonne lecture !

Ani Sedent

 

Publié dans actutuv

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Ani Sedent a lu "Haïkus et tankas au fil des jours" de Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

Haïkus et tankas, deux formes de poésie traditionnelle Japonaise où, dans leur brièveté, l’une saisit l’instant tandis que l’autre y apporte des sentiments.  Deux arts dédiés aux saisons que Micheline Boland maîtrise parfaitement et qu’elle nous fait partager avec son « Haïkus et tankas au fil des jours ». 

N’étant pas grande familière de la poésie, c’est par curiosité que j’ai ouvert ce recueil.  Pourtant, au cour de ma lecture, je me suis surprise à songer à cette célèbre peinture de Monet : « Impression au soleil levant ».  À cause du titre, bien sûr, qui décrit on ne peut mieux l’art du haïku, mais aussi à cause de la similitude entre ce moment fugitif, éphémère, saisi par un pinceau inspiré, et celui mis ici en lumière, au rythme de syllabes scandées pour former le parfait instantané d’un instant parfait.

Page 11 :

L’odeur de sapin

une si bonne flambée

~ le chat qui attend.

Page 13 :

Sous un ciel radieux

calligraphie de branches

magie de l’hiver.

Page 39 :

Au bout de mon doigt

dans les sillons de la nuit

rien sinon la lune.

Quant aux tankas ‒ ancêtres des haïkus ‒, à leur rythme syllabique plus complexe s’ajoutent sentiments et émotions pour entremêler la couleur à la couleur et nous emmener vers un univers bien plus personnel. 

Page 53 :

Dans mes cheveux gris

le vent joue les trublions

sans aucun tabou

son espièglerie guérit

mes humeurs noires du jour.

Ce recueil c’est une balade au fil des saisons, peuplée d’instants aussi fugaces que nos existences.  Une jolie découverte tant sur le fond que sur la forme : une poésie de l’instant accessible tous.

 

Ani Sedent

 

Publié dans actutuv

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