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Edmée de Xhavée nous propose le trailer de son recueil de nouvelles à paraître : BLUE MOON

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/gB0PaXaFVB8

Publié dans Trailer

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"La fille aux yeux bandés" de Nicole Graziosi : une lecture d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

Séduite pas le dernier livre de Nicole Graziosi -  Epilogue -, j’ai décidé de lire cet ouvrage sorti en 2020. Et tout comme l’autre fois, j’ai été fascinée dès les premières lignes.

Dorine est la première née d’un couple certainement en souffrance. Lui, homme autoritaire, sévère, est tétanisé par l’épouse-succube, qui peut-être lui fait payer cher ce mariage qu’elle a rendu inévitable pour, en fin de compte, lui en vouloir d’avoir cédé. Elle ne s’aime ni en épouse de cet homme-là ni en mère de ses enfants. On entrevoit parfois chez lui l’ombre fugace d’un désir de partage, de chaleur, de bonté, de laisser-aller, vite étouffé par l’implacable python femelle.

Dorine souhaite plaire à ses géniteurs, mériter leur amour et ses yeux soigneusement bandés l’empêchent d’affronter l’idée que non, ce n’est pas elle qui est différente et indigne de l’affection que l’on donne un peu pourtant à son frère et sa sœur, c’est le couple qui est une créature monstrueuse. La destruction maternelle est patiente, cruelle, bestiale, venimeuse. Les colères du père, peut-être, sont plus dirigées contre lui qui est également victime du démon succube que contre sa fille qu’il ne secourt jamais.

Dorine, heureusement, bien qu’humblement convaincue qu’elle est plus moche, plus cruche, plus mal fagotée, sans talents, sans avenir que toutes les autres se rebelle, répond, résiste. Gifles et insultes dégradantes lui font mal mais elle ne lâche pas prise. Jamais.

Elle « fera sa vie », elle découvrira en elle le pouvoir d’aimer, et surtout d’aimer qui aime son amour et lui en rend la chaleur. Un jour le bandeau lui sera arraché lors d’un retour au pays et d’échanges avec anciens amis, parents ou voisins. Elle découvrira, horrifiée, la légende de Dorine que sa mère a donnée à tous.

Personnage charmant et chaud comme un pain sortant du four, la grand-mère de Dorine, et tous les moments passés avec elle sont évoqués d’une façon qui donne à ce récit sombre ses étincelles magiques.

On l’aura compris… je ne peux que recommander la lecture de ce livre intense et à la situation finement décrite.

Edmée de Xhavée

 

Publié dans actutuv

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"Une perle dans un océan de banalités" : un poème signé Elisabeth Chancel

Publié le par christine brunet /aloys

Une perle dans un océan de banalités

 

 

Une rencontre au détour d'un chemin, une rencontre qui bouleverse le cours d'une existence... Une femme qui embellit tout autour d'elle, une femme dont la générosité m'a marquée...

 

 

 

Cet amour me submerge et s'accroît,

Mais je refuse de parler de moi...

Car, elle seule, mérite ces vers,

A la fois Muse et objet d'admiration.

 

Dans toute sa beauté et sa douceur,

Elle ne peut que susciter attachements enflammés !

Son âme et son visage rayonnent de concert

Et illuminent de bienveillance les tourments des cœurs.

 

Courage et force dans les épreuves,

Elle sait toujours excuser les défauts des autres

Et nourrir, de son sourire obsédant, leurs rêves.

 

Je souhaite que le monde entier découvre

A quel point sa bonté la rend belle,

Et rester ensuite, à jamais, auprès d'elle.

 

Elisabeth Chancel

 

Publié dans Poésie

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Ani Sedent a lu "Les veines du temps" de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

« Les veines du temps » ! quel meilleur titre pour ce nouveau et passionnant roman SF de Christine Brunet ? Troisième tome de la série HX13, il annonce de nouvelles difficultés pour Axelle de Montfermy toujours aux prises avec Shraïn et Martok.

Axelle de Montfermy ! Cette femme d’une résilience extraordinaire, dotée d’une nanopuce intelligente, le HX, et le corps totalement reconstruit par les Neth, une race alien quasi éternelle, n’en reste pas moins, face à son incroyable destin, une humaine soumise à ses émotions et ses doutes.  Une femme qui, malgré les difficultés, continue néanmoins à avancer dans l’unique but de donner à l’humanité une chance de survivre.

Car l’avenir de l’humanité est en jeu ! Déjà, les graines de sa soumission ont été plantées.  Pour la sauver,  Axelle n’a d’autre solution qu’entreprendre un périlleux voyage temporel et tenter de découvrir le flux le plus favorable à son dessein.  Une mission difficile dont les possibles renforcent une simple conviction : elle n’a pas droit à l’échec, pas plus que sa création : la FIRMe, s’ils veulent survivre.

Des nombreux voyages d’Axelle émergent bientôt les noms de structures à abattre, comme l’Œil de Jade.  La confrontation avec leurs instigateurs ne saurait d’ailleurs tarder ! En attendant, Axelle doit mettre en place des solutions à long terme favorables à une paix durable…

J’ai adoré m’immerger dans ce nouveau tome de HX13, y retrouver l’imaginaire débridé de Christine Brunet, son énergie dans l’écriture et suivre Axelle de Montfermy, plus attachante que jamais, dans les veines du temps où le danger, l’aventure et l’action sont bien au rendez-vous !  Tout comme l’émotion, quand l’auteure place son héroïne face à ses choix et leurs conséquences souvent douloureuses.

Un nouveau coup de cœur pour ce roman de 337 pages du genre qu’on emmène partout et qu’on ne lâche que quand il est fini déjà impatient(e) d’en découvrir la suite !

Et si vous n’avez pas lu les deux premiers tomes, pas d’inquiétude, l’auteure a prévu un parfait résumé de tout ce que vous devez savoir.

Alors, fans de SF (ou pas) n’hésitez pas et bonne lecture !

 

Ani Sedent

 

Publié dans actutuv, avis de lecteurs

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"Le réverbère" : un poème signé Ben Nappier

Publié le par christine brunet /aloys

Le réverbère

 

Sous la nuit

Je suis assis seul sur un banc

La tête basse

 

Juste à côté de moi

Se trouve un vieux réverbère

 

Les vitres ont été cassées

La lumière a été brisée

Le réverbère s’est éteint

Tout comme mon âme

 

Les douze coups de minuit retentissent

 

Le réverbère s’allume

Comme il brille

 

Quant à mon âme

 

Elle scintille

 

Ben Nappier

Publié dans Poésie

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"Ayma" de Sophie Vuillemin, une lecture signée Carine-laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

  

Emma est photographe et vit aux États-Unis depuis cinq ans. Là, elle s’est mariée avec Ryan. Le couple tente d’avoir un enfant. En vain. Tension dans le couple. Emma se pose pas mal de questions dont celle-ci, désire-t-elle vraiment un enfant ? C’est à cette période qu’elle apprend par sa mère, que son père, viticulteur à Nantes, n’est pas trop en forme. Emma n’hésite pas, elle retourne illico dans sa famille.

   Dès le début du roman, on devine une blessure chez Emma. L’auteure distille ça et là des « indices ». On comprend petit à petit. Le grand frère d’Emma, Théo, a disparu voici cinq ans. Les trois enfants de la famille, Théo, Emma et la cadette, Louise, étaient très soudés. Cette disparition est dramatique.

   Emma retrouve donc l’ambiance familiale, un père pas trop facile qui cache ses sentiments, et une mère bienveillante qui fait de son mieux pour dissimuler la tristesse de ne pas revoir Théo. Louise travaille à Paris et revient elle aussi à la maison.

   Les deux filles revivent les moments heureux de leur enfance et aident leur mère au mieux. Les vignes, c’est du boulot, et pour leur père, c’est toute une vie de travail. On s’affaire et on reparle cep, chai, muscadet, et potions bio. Au milieu de tout ça, l’absence de Théo, à chaque heure de chaque jour. On apprend que Théo a envoyé une lettre dix jours après sa disparition. Et que donc, les recherches judiciaires se sont arrêtées à ce moment-là. Parfois l’espoir renaît, on aurait revu Théo ici ou là.

   L’écriture de Sophie Vuillemin est à la fois si naturelle et si précise que l’on vit vraiment au sein de cette famille et que l’on ressent les sentiments les plus intimes de chacun de ses membres. C’est une écriture qui détaille chaque scène et qui analyse le caractère de chacun des personnages avec une rare subtilité, presqu’en douceur. Le lecteur n’a donc aucun mal à s’imaginer tous les moments difficiles vécus par cette famille. Et pourtant pce roman n’est pas triste ! 

  Alors, afin de ne rien spoiler de cette histoire, je ne vous dirai pas pourquoi Théo est parti. Au fait, reviendra-t-il ? Et Emma, retournera-t-elle avec Ryan qui avait débarqué lui aussi à Nantes ? Et pourquoi ce titre, Eyma ?

  Un roman très réussi dont l’écriture captivante me rappelle celle de Leïla Slimani, auteure goncourisée en 2016. Et c’est surtout cela que je retiendrai de ce livre, non pas l’histoire en elle-même, mais l’écriture fluide et attachante de Sophie Vuillemin.

 

Carine-laure Desguin

 

Publié dans actutuv

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Ani Sedent nous propose en avant-première le trailer de son nouvel ouvrage "Noir glycine"

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/GFXzLdKEyZk

Publié dans vidéo

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Gauthier Hiernaux nous propose un "short teaser" pour la parution de son ouvrage

Publié le par christine brunet /aloys

https://www.youtube.com/shorts/BEGme7b5Voc?feature=share

Publié dans ANNONCES

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Martin Loison nous présente son ouvrage "Les éclats fantômes"

Publié le par christine brunet /aloys

Courts extraits du livre :

 

« Tu parles déjà à la poussière

Et pourtant tu donnes la vie

 

Peux-tu me faire un sanctuaire

Un instant de répit »

 

Extrait de Sanctuaire

 

« Il y a que le sommeil est de plomb,

Sous sarcophage de béton,

Ciel modèle papier peint Windows,

Le Bureau surveille que ta dose

Accomplit son miracle

Hygiénique

Ordinaire »

 

Extrait de 11

 

 

 

Biographie :

 

Né en avril 1987, rien à signaler. Aucun réveil des grands anciens, malgré un krach boursier de plus, et la réélection en Angleterre du gouvernement de Margaret Thatcher.

Martin Loison traverse la fin d’un siècle et découvre le début d’un autre en étudiant successivement la littérature et le cinéma, puis la psychologie, la cuisine et la sommellerie.

« Les éclats fantômes » est la première publication de cet auteur, par ailleurs porté sur la cuisine, les arts martiaux historiques, la science-fiction, le vin et les spiritueux dont il fait son métier depuis de nombreuses années comme caviste.

 

 

Résumé du livre :

 

 

Lorsque l’on perd une partie de soi, une partie de son corps, on la sent encore palpiter parfois. On parle de membre fantôme. Il en va peut-être de même pour le reste. Quel reste ? Tout le reste : les personnes que l’on a aimées, ces membres qui ont disparu, les instants qui ont fui, les mots qui ont été dits et le réel qu’ils n’atteignent jamais tout à fait, ni pour le saisir ni pour le restituer.

Du réel, on ne saisit peut-être jamais rien d’autre que ces éclats fantômes, dans les deux sens du terme que l’on pourrait prêter au mot d’éclat : d’une part, celui du fragment, du morceau détaché, de quelque chose devenu vraiment chose et partiel ; et d’autre part, l’éclat dans le sens de son scintillement, l’éclat pour parler de ce qui continuer de briller quand bien même la source de cette lumière aurait cessé d’être pour elle-même.

Les éclats fantômes ont été écrits à partir de cette sensation : de n’être jamais tout à fait là ni tout à fait entier, d’être à l’instar de la lumière, tout éclat, éphémère et bien fragile, moitié spectre et moitié particule fracassée.

Publié dans Présentation

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Carine-laure Desguin a lu "La chair des nuits" de Louis Mathoux

Publié le par christine brunet /aloys

La 4ème de couverture annonce les thèmes abordés dans ce recueil de 49 poésies en vers libres : ténèbres, souffrance, désir charnel. Et en effet, ces thèmes sensibles s’enlacent et s’entrelacent ici dans une danse charnelle qui s’extériorise jusqu’à l’oméga des corps.

   L’auteur de Croire au feu (L’arbre à paroles, 2002) et de nombreux autres ouvrages (poétiques ou pas) nous partage sa longue et inéluctable quête, sa recherche tourmentée vers un amour fièvreux, absolu, impermanent.

   Par des chapelets de métaphores, Mathoux relie le lecteur à un chemin de croix déliquescent sur lequel chaque mot cisèle une souffrance. C’est un corps à corps douloureux, une vaine bataille aboutissant sur un plongeoir au bout duquel des chairs se consument et s’annihilent. Le poète est seul face à cette armée de ténèbres, il combat, se dénude, se déchire l’âme. Parmi les métaphores, je retiendrai celle-ci, page 42 :

Il n’y a plus de lendemain

à l’arbre des jours

mais le ciel est encore lourd

d’impatiences à pourvoir …

 

Sans cesse, l’auteur questionne :

Page 8 : Sentes et chemins du monde ….

              … Mais qu’irriguez-vous en vos sinuosités boueuses

             sinon la chair innombrable du néant ?

Page 10 : L’impatience est-elle autre chose

                que le cercueil de l’éternité ?

Page 11 : Notre chair ne sera-t-elle bientôt plus souveraine

                que sur les rives de nos gestes ?

Page 32 : Où trouverai-je un désert

                qui me soit oasis ?

   Dans une langue féconde, Mathoux entraîne le lecteur vers la recherche (stérile ?) de la femme éternelle. Mais il émerge néanmoins de cette désespérance une musicalité lumineuse qui transperce le lecteur :

Page 13 :

Rien n’est possible à l’humain

         si ce n’est l’impossible

Page 50 :

Des lèvres toujours des lèvres

J’ai soif de bleu

On devrait pouvoir s’embrasser

           avec les yeux

 

Carine-Laure Desguin

 

Publié dans actutuv

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