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Lorsque dynamisme = écriture... Carine-Laure Desguin partage ses publications du premier semestre !

Publié le par christine brunet /aloys

Récap premier semestre 2026 des articles de mon blog

 

— Dans AURA 127, Quel genre de gymnastique (théâtre) :

https://carineldesguin.canalblog.com/2026/02/dans-aura-127-et-quel-genre-de-gymnastique-c.l.desguin.html

— Une bien drôle de bêtise, nouvelle SF :

https://carineldesguin.canalblog.com/2026/02/une-bien-drole-de-betise-carine-laure-desguin-nouvelle-sf.html

— Ma dernière mission, nouvelle (humour) :

https://carineldesguin.canalblog.com/2026/02/ma-derniere-mission-carine-laure-desguin-nouvelle-humoristique.html

— Zoom sur Charleroi centre-ville, théâtre (dans le recueil Il était une fois  … Nos villes et nos communes

https://carineldesguin.canalblog.com/2026/03/zoom-sur-charleroi-centre-ville-un-texte-de-c.l.desguin-dans-le-recueil-il-etait-une-fois.html

— Dans AURA 128, Madame Sigmund Woody s’inquiète (théâtre)

https://carineldesguin.canalblog.com/2026/04/dans-aura-128-un-texte-de-c.l.desguin-madame-sigmund-woody-s-inquiete.html

 

— Demain est déjà là, nouvelle SF :

https://carineldesguin.canalblog.com/2026/05/demain-est-deja-la-nouvelle-sf-c.l.desguin.html

 

— Il n’est jamais trop tard, nouvelle policière

https://carineldesguin.canalblog.com/2026/05/il-n-est-jamais-trop-tard-nouvelle-c.l.desguin.html

 

— Dans trois jours et trois nuits, nouvelle (humour)

https://carineldesguin.canalblog.com/2026/06/dans-trois-jours-et-trois-nuits-nouvelle-humour-c.l.desguin.html

— Lecture et commentaire de La chair des nuits, de Louis Mathoux (Éditions Chloé des Lys) :

https://carineldesguin.canalblog.com/2026/03/c.l.desguin-a-lu-la-chair-des-nuits-de-louis-mathoux-editions-chloe-des-lys.html

— Lecture et commentaire de Epilogue, de Nicole Graziosi (Éditions Chloé des Lys) :

https://carineldesguin.canalblog.com/2026/03/c.l.desguin-a-lu-epilogue-de-nicole-graziosi-editions-chloe-des-lys.html

— Lecture et commentaire de Eyma, de Sophie Vuillemin (Éditions Chlé des Lys) :

https://carineldesguin.canalblog.com/2026/03/c.l.desguin-a-lu-eyma-sophie-vuillemin-ed-chloe-des-lys.html

— Lecture et commentaire de Les printemps, de Benjamin Wiame (Éditions Chloé des Lys)

https://carineldesguin.canalblog.com/2026/03/c.l.a-lu-les-printemps-benjamin-wiame-chloe-des-lys.html

— Lecture et commentaire de Ta mémoire, pareille aux fables incertaines, de Christian Eychloma (Éditions Chloé des Lys) :

https://carineldesguin.canalblog.com/2026/03/c.l.desguin-a-lu-ta-memoire-pareille-aux-fables-incertaines-christian-eychloma-ed.chloe-des-lys.html

— Lecture et commentaire de Les oiseaux de Pierre, d’Ani Sedent (Éditions Chloé des Lys) :

https://carineldesguin.canalblog.com/2026/03/c.l.desguin-a-lu-et-commente-les-oiseaux-de-pierre-d-ani-sedent.html

— Lecture et commentaire de Choses dites choses tues, de Nathalie D. Druand (Éditions Chloé des Lys) :

https://carineldesguin.canalblog.com/2026/04/lecture-de-choses-dites-choses-tues-de-nathalie-d.druant-editions-chloe-des-lys.html

— Lecture et commentaire d’Un temps d’avance, de Peter Pen (Éditions Chloé des Lys) :

https://carineldesguin.canalblog.com/2026/04/ma-lecture-de-un-temps-d-avance-de-peter-pen-editions-chloe-des-lys.html

 

— Lecture et commentaire d’Impala, de Marie-Thérèse Carlier (Éditions Chloé des Lys)https://carineldesguin.canalblog.com/2026/05/impala-de-marie-therese-carlier-editions-chloe-des-lys.html

— Lecture et commentaire d’Un mois, de Laurent Dumortier (Éditions Chloé des Lys) :

https://carineldesguin.canalblog.com/2026/05/c.l.desguin-a-lu-un-mois-de-laurent-dumortier-editions-chloe-des-lys.html

 

— Lecture et commentaire d’Onirique, de Laurent Dumortier (Éditions Chloé des Lys)

https://carineldesguin.canalblog.com/2026/05/c.l.desguin-a-lu-onirique-de-laurent-dumortier-editions-chloe-des-lys.html

 

— Lecture et commentaire de Blue Moon, d’Edmée De Xhavée (Éditions Chloé des Lys) :

https://carineldesguin.canalblog.com/2026/06/lecture-et-commentaire-de-blue-moon-edmee-de-xhavee-editions-chloe-des-lys.html

 

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Dans le bibliothécaire...

Publié le par christine brunet /aloys

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Publié dans Article presse

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Ani Sedent a lu et chroniqué "Fractale 1668" de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

 

Derrière la très belle couverture de « Fractale 1668 » se cache un nouveau thriller pour Christine Brunet et nouvelle histoire palpitante à suivre pour les amateurs du genre.  Un thriller où s’entremêlent Histoire et fiction en un mélange détonnant qui vous entraîne au cœur d’une passionnante enquête.

Bien qu’apparemment sans motif, une cascade de disparitions tragiques dans des familles de la haute société attire l’attention de la police.  Et lorsque, alors qu’elle travaillait sous couverture, la mort s’abat à son tour sur la propre sœur du nouveau patron d’Europol, ce dernier recours discrètement aux services d’un certain Clovis, un homme de l’ombre impitoyable et efficace.  Néanmoins, pour mener à bien sa mission, le mercenaire décide de s’adjoindre un binôme connu dans le milieu du dark web sous le nom de Doragon, une longue silhouette androgyne au look Neo-Tokyo et à l’intelligence redoutable.

De cadavres en découvertes, les deux agents se retrouvent rapidement plongés au cœur d’une intrigue dont les racines prennent source au XVIIème siècle autour d’un objet prompt à attiser les convoitises.

Je ne vous en dirai pas plus, au risque de trahir les secrets d’une histoire méchamment bien ficelée, bien documentée, qui jongle entre réalité historique et fiction complète.  Sous la plume toujours inventive de Christine Brunet, les personnages sont bien campés, l’atmosphère inquiétante à souhait et le suspens captivant… jusqu’à la fin ! Le niveau de confiance fluctuant du binôme Neal (Clovis)/Nao (Doragon) ajoute encore à l’intérêt d’une histoire pourtant déjà complexe, y amenant un délicieux grain de sel supplémentaire.  Autre petit plaisir, la brève apparition du commissaire Sheridan, personnage bien connu dans l’univers de Christine Brunet.

Un roman qui se suffit à lui-même, mais qui pourrait voir l’un de ses personnages (coup de cœur !) connaître de nouvelles aventures… petit appel du coude, loin de toute subtilité, à l’auteure.

« Fractale 1668 », un thriller à découvrir absolument !

Alors, bonne lecture !

Ani Sedent

 

Publié dans actutuv

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Dans le bibliothécaire...

Publié le par christine brunet /aloys

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Publié dans Article presse

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Philippe Desterbecq a lu "L'ultime équation" de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

Tout d'abord, je remercie l'auteure pour l'envoi de ce bouquin, le 13e que je lis. Christine Brunet écrit des thrillers avec quelques détours vers la SF. Ses thrillers me happent du début à la fin. 

Ses héroïnes sont des "super women".         
- Aloys Seigner, commissaire divisionnaire liées aux services secrets (DGSE), l'héroïne des six premiers romans,  affiche des capacités hors normes.          
- Gwen rompt un peu avec ce modèle. C'est une héroïne atypique profondément humaine. Elle est médecin légiste et marquée par le doute après la mort de son coéquipier. 
- Puis, voici Alexandra  Valerys que le lecteur découvre dans "L'ultime équation". C'est une cybernéticienne ultra-douée d'une vingtaine d'années. Elle brille par sa très grande intelligence, sa solidité psychologique et sa capacité d'adaptation face aux événements, notamment face aux militaires et aux mercenaires qui veulent sa peau ou plutôt qui veulent lui extorquer un renseignement dont ils ont absolument besoin, mais pas pour le bien de l'humanité ! 

"L'ultime équation" est le dernier roman de Christine publié chez Chloé des Lys, mais ce n'est pas le dernier écrit par l'auteure.        
C'est, en fait, son premier, le premier tome d'une trilogie, qui est à la base de tout ce qu'elle a écrit depuis. Et je peux vous dire que j'ai hâte de connaitre la suite de ce thriller. 

Dans ce premier tome, Alexandra Valerys, s'impose comme une héroïne particulièrement puissante et ingénieuse, à l'instinct de survie développé. 

L'histoire commence en 1979 par un crash aérien mystérieux : un avion de chasse percute un objet non identifié. L'armée confie l'analyse des débris à Alexandra Valerys. Ses découvertes exceptionnelles excitent immédiatement la convoitise des militaires. 

Refusant de voir son travail transformé en arme de destruction massive, la scientifique prend la fuite. Cela déclenche une traque internationale impitoyable pour récupérer ses secrets technologiques. 

Alexandra prend en charge sa propre exfiltration en se déguisant en homme et en travaillant pour un détective privé. Ce n'est pas la fin de ses ennuis pour autant ! 

Une simple disparition ou une recherche de tableau se transforme en complot mêlant secrets d'Etat et passés mortels. Alexandra échappera à la mort plusieurs fois. On peut dire que Christine Brunet a bien malmené son héroïne que je retrouverai avec plaisir dans le tome 2 puisqu'il ne fait aucun doute qu'elle aura, une fois encore, bravé la mort et réussi à la tromper...

En général, dans un polar, le lecteur suit une enquête, souvent la recherche d'un serial killer. Il n'en est rien ici. L'histoire se déroule sur plusieurs enquêtes palpitantes entrecoupées de moments où Alexandra doit fuir ou se battre face à ses agresseurs, toujours à la recherche du code d'accès aux données cryptées de sa découverte.

Un premier roman resté dans un tiroir jusqu'à maintenant, mais l'auteure a bien fait de l'en retirer pour régaler ses lecteurs. Du grand art ! 

Vite la sortie du tome 2 ! 

PS En attendant, je me consolerai avec "Fractale 1668" qui met en scène une nouvelle héroïne nommée Nao. 

 

Philippe Desterbecq

https://phildes.canalblog.com/

 

Publié dans avis de lecteurs

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Micheline Boland propose cinq tankas hors saison extraits de son recueil ‘Haïkus et tankas au fil des jours » paru aux Editions Chloé des Lys

Publié le par christine brunet /aloys

 

Retour du travail

seule une araignée m’accueille

dans le hall d’entrée

m’effleure la superstition

de l’espoir qu’elle apporte.

 

Triste fin de nuit

J’ai rêvé de ma planète

partie à petit feu

et si un tel cauchemar

devenait réalité ? 

 

Sourire déformé

l’effort a laissé des traces

le plaisir est là

équilibre délicat

entre fierté et douleur.

 

Le vainqueur aux anges

des étoiles dans les regards

de ses supporters

proximité indicible

entre des personnes heureuses.

 

File de touristes

devant l’entrée du Louvre

file d’impatients

c’est dans cette multitude

que tu me manques le plus.

 

MICHELINE BOLAND

Publié dans Poésie

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Résultats du concours n°3 !

Publié le par christine brunet /aloys

Texte 1 : Rayan Zowski              => 2

Texte 2 : Elisabeth Chancel      => 1

Texte 3 : Edmée de Xhavée              => 3

Texte 4 : Micheline Boland        => 1

Texte 5 : Brune Sapin                 => 1

Texte 6 : Ani Sedent                => 1

Texte 7 : Carine-Laure Desguin       => 3

Texte 8 : Ani Sedent                   => 1

Texte 9 : Philippe Desterbecq    => 1

 

Et les gagnants ex aequo sont :

EDMEE DE XHAVEE   &    CARINE-LAURE DESGUIN

 

Bravo à elles et merci à toutes et tous pour votre (vos) participation !!!

 

 

Publié dans résultats concours

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Concours 3 texte 9. C'est le dernier ! Il est temps de voter sur ce post jusqu'à 18h

Publié le par christine brunet /aloys

L’imposteur

 

Le jour où j’ai perdu mon âme, j’ai gagné le monde.          
Mais que sert-il à un homme de gagner tout le monde s’il perd son âme ? (évangile selon Saint-Marc)

C’était un matin brumeux d’automne. Le facteur venait de m’apporter l’énième refus d’un éditeur. Mon manuscrit que j’avais tant chéri, tant fignolé, n’intéressait personne. Il fallait me faire une raison : jamais je ne deviendrais écrivain, jamais je ne publierais un livre, j’étais un raté, un moins que rien, un nul !

Quoique… Une idée me vint tout à coup à l’esprit : ma sœur s’était suicidée trois mois auparavant laissant derrière elle une série de carnets dans un tiroir de son bureau. Je savais qu’elle écrivait ses peurs, ses doutes, ses souffrances, ses joies aussi, bien que beaucoup moins nombreuses (ma sœur était une dépressive née), dans des journaux intimes. Oui, je sais, « intime », ça veut dire que ça ne me regardait pas, mais j’avais tout lu en cachette et je savais que ses écrits se trouvaient dans le troisième tiroir de son bureau. Trois mois après sa mort, il était temps de les relire…

Je m’inspirai donc des écrits de ma sœur pour écrire un roman que je jugeais poignant. J’étais sûr qu’il trouverait son public. Il était criant de vérité et pour cause puisque je m’inspirais totalement de la souffrance de ma sœur, de sa descente aux enfers. Je relatais là le moindre de ses petits secrets. Et je le fis sans état d’âme. J’allais faire pleurer dans les chaumières !

Quand j’appuyai sur la touche « envoi » de mon ordinateur, je savais que mon roman serait accepté par la plus grande maison d’éditions de Paris. Et je ne me trompais pas puisqu’il n’a pas fallu six mois pour recevoir une réponse positive de l’éditeur et que mon bouquin fasse partie des « nominés » du  Prix Goncourt que je remportai haut-la-main !

Tout d’un coup, j’étais devenu célèbre, celui dont tout le monde parle, que tout le monde s’arrache pour les soirées littéraires, celui qu’on voit sur toutes les chaines de télévision, que l’on invite à tous les cocktails, adulé, admiré, aimé enfin !

Lorsqu’une de mes lectrices me posa une question lors d’une foire aux livres : « Comment avez-vous fait pour vous mettre à la place de cette femme, pour ressentir sa souffrance avec autant d’intensité sans l’avoir vécue ? », je m’écroulai littéralement ! Qu’avais-je fait ? J’avais vendu mon âme au diable pour du Champagne et des paillettes !

J’ai tout gagné : le Prix, la gloire, la fortune, et pourtant, chaque fois que je prends un stylo, je ne suis plus qu’un fantôme tenant une plume morte. Je n’arrive plus à aligner quelques mots sur une feuille. J’avais vendu mon âme au diable  pour une gloire somme toute dérisoire.

Je n’ai plus jamais rien écrit après ça. Je resterai l’auteur d’un seul bouquin, et quel bouquin !

Publié dans concours

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Concours 3 Texte 8

Publié le par christine brunet /aloys

Il y a…

 

Les lumières de la ville accueillirent la nuit, chassant de leur éclat tapageur la discrète lueur d’un crépuscule mourant.  La balade s’annonçait douce et Arthur s’en réjouit.  Depuis deux jours, il n’avait pas quitté l’hôtel et ses salles de conférence.  Il faut dire que presque toutes les sommités scientifiques mondiale étaient présentes.  Une aubaine pour un simple assistant de recherche ayant hérité de l’invitation de son chef de projet trop malade pour en profiter.  Enthousiasmé par les diverses conférences, il avait cependant été étonné de découvrir, parmi les intervenants, le professeur Merzhin.  Outre sa manie de porter en permanence des lunettes à verres sombres, le bonhomme prônait des théories sur les points de contact multiverses si absurdes qu’Arthur se demandait encore qui avait eu l’idée saugrenue de l’inviter à ce congrès.  Il devait néanmoins reconnaître que, lors de leur rencontre fortuite au bar de l’hôtel, le professeur s’était montré d’agréable compagnie et avait même fait preuve d’une belle indulgence envers son scepticisme.  Abandonnant la science, ils avaient aimablement devisé de tout et de rien et, lorsqu’Arthur avait évoqué son intention de visiter la ville, le professeur avait même recommandé le cœur historique particulièrement charmant la nuit.

Arthur sortit son smartphone et afficha une carte de la ville.  D’un pas souple, il rejoignit le quartier le plus animé à cette heure et se laissa guider par le son d’un piano jusqu’à une taverne bourrée à craquer de touristes en goguette.  Il prit le temps de boire une bière et se surprit à taper du pied au son du piano.  Sa bière consommée, il sortit et reprit le chemin de la vieille ville.  Petit à petit, le tapage s’atténua, les touristes se firent plus rares, les bâtiments changèrent d’apparence.

Le cœur historique était une merveille tout en pierre et pans de bois, toits de chaume et fers forgés.  Des bâtiments formaient un îlot entourant une petite place arborée où, en ce mois de juin, s’ébattaient des lucioles.  Arthur était émerveillé, c’était la première fois qu’il assistait à un tel spectacle.  Continuant son chemin, il choisit une rue au hasard.  Ses pavés ronds et lisses, éclaboussés de lumière par quelque réverbère, menaient à un îlot semblable au premier.  Arthur déambula pendant un moment, découvrant avec un plaisir chaque fois renouvelé jardins féériques et coquets bâtiments.  L’heure avançant, il décida qu’il était temps de rentrer à l’hôtel.  La matinée du lendemain ne prévoyant aucune conférence, il en profiterait pour visiter d’autres parties de la ville.  À moins qu’il ne revienne admirer celle-ci à la lumière du jour.  Il rebroussa donc chemin et, au bout d’un moment, dû bien s’avouer qu’il était perdu.  Sortant son téléphone, il afficha la fonction G.P.S et fit une demande de tracé entre sa position actuelle et l’hôtel.  Le moteur de recherche se mit à tourner…

Il tournait encore lorsque, soudain, des pas résonnèrent.  Non loin d’Arthur surgit un personnage à l’allure étrange : houppelande anachronique, chapeau comme un petit cône et bâton à la main.  Dans son visage, barré des ombres de la rue, n’étaient visibles que les yeux, deux saphirs insondables.  Sans un mot, de son bâton, il indiqua une rue.  Arthur le remercia de la tête et s’empressa d’emprunter le chemin indiqué dans l’espoir qu’il le ramène vers son hôtel.  Un nouveau coup d’œil à son écran lui apprit que la recherche n’avait toujours pas abouti.  Relevant le nez, il découvrit un nouveau décor.  Il se trouvait à présent non loin d’un lac, qu’une source lumineuse, dissimulée dans ses profondeurs, parait d’émeraude et de turquoise.   De l’eau jusqu’à la taille, une femme aux longs cheveux d’un blond lunaire se tourna lentement vers lui.  La pensant en danger Arthur se porta à son secours, main tendue.  Mais la dame se contenta de le regarder.  Enfin, elle battit des cils, comme au sortir d’un songe et s’enfonça dans le lac jusqu’à y disparaître.  Puis une main surgit des flots.  Un claquement de doigts et Arthur se retrouva à proximité de son hôtel.  Depuis le coin d’ombre où il se trouvait, il leva les yeux vers les étoiles, et redécouvrit une émotion depuis longtemps perdue : la sérénité.  Il ne savait toujours pas où il s’était égaré, mais ne regrettait rien.  Dans sa tête résonna alors l’écho des mots empruntés à Shakespeare que lui avait chuchoté le professeur Merzhin en quittant le bar: « Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre, Horatio, que n’en rêve votre philosophie. »

Publié dans concours

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Concours 3 texte 7

Publié le par christine brunet /aloys

Reconversion inattendue

   Avec mon pote Bébert, notre dada, c’était d’écumer les propriétés des beaux quartiers. À Bruxelles, ça pullulait les baraques qui regorgeaient d’objets de grande valeur. Notre vitesse de croisière, c’était un soir par semaine pour pénétrer l’un ou l’autre de ces chefs-d’œuvre architecturaux. Pile, on cambriolait une demeure Art déco. Face, une demeure Art nouveau. Derrière les façades de ces maisons-là, croyez-moi, pour Bébert et moi, y’avait de quoi s’amuser. Ah, j’oubliais, moi, c’est Jean-Do. Tous les deux, Bébert et moi, nous sommes licenciés en histoire de l’art. Eh oui, les études, ça peut vous emmener très loin. Au premier coup d’œil, nous savions donc déceler ce qui valait la peine d’être dérobé.

   Ce soir-là, le soir qui a changé le cours de notre existence, c’était un soir pile. Bébert conduisait. Direction quartier Prince d’Orange, maison style Art déco. Et sacré Bébert, il a confondu l’avenue Hamoir et l’avenue du Prince d’Orange. Une erreur qui changerait le cours de notre existence. Une fois entrés dans la demeure (je vous passe les détails), nous nous apprêtions à évaluer ce qu’exactement nous allions subtiliser. Tout à coup, grandes lumières. Bébert et moi, je vous dis pas, étions comme paralysés.

— Enfin ! C’est la Providence qui vous envoie, messieurs ! nous lâche un dandy assis sur un fauteuil Chapeau de gendarme.

— Cher Bébert ! Cher Jean-Do ! Je vous attendais !

— Mais … comment …. Vous nous connaissez ?  je demande, entre palpitations et sueurs froides. Bébert, plus sensible que moi, tremblait de tous ses membres et restait muet.

— C’est un quartier surveillé par une milice privée, les amis ! Dès que vous avez franchi la limite d’une zone sous surveillance, les propriétaires du périmètre sont avertis et reçoivent un dossier complet des visiteurs via leur montre connectée. Je connais donc votre irréprochable pedigree à tous les deux. Et cela m’arrange ! J’ai un deal à vous proposer, messieurs.

— Nous vous écoutons. Nous n’avons pas le choix …

— Voilà. Cambriolez cette maison, prenez ce qui vous convient mais par pitié, liquidez ma femme ! Un million d’euros se trouvent dans ce coffre, là, derrière cette reproduction d’un Tamara de Lempicka.

— Et comment désirez-vous que madame votre épouse soit assassinée ? je demande illico, un million d’euros quand même …

— Voici un coussin sorti tout droit des ateliers Paul Poiret, mon épouse adore ces motifs Éventail, autant lui faire plaisir une dernière fois. Mourir étouffée entre des demi-cercles qui évoquent l’opulence des Années folles sera pour elle d’un réconfort certain.

— Si vous le dites !

— Allez-y messieurs, première porte à droite dès que vous aurez escaladé l’escalier impérial. Et si le travail est effectué avec grand art, sans bruit et surtout sans douleur, quelques amis feront appel à vos services. Vous savez, il y a des femmes et des belles-mères encombrantes … un voisin ou l’autre aussi, parfois. Ah, j’oubliais, je me charge bien sûr de la dépouille.

   Depuis, Bébert et moi, nous nous sommes reconvertis. Le boulot est diversifié et très bien payé. Du tout grand art. Un art tout à fait nouveau.

Publié dans concours

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