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Coucours acte 2 "l'appel du large" : Texte 1

Publié le par christine brunet /aloys

 

Après cette terrible révélation, Magali s'éclipsa, me laissant seule à mes interrogations. Prévenir les enquêteurs n'était pas une option. Selon la mère éplorée, les ravisseurs de la jeune Fanny savaient déjà que j'étais au courant de tout. Un frisson s'empara de moi à cette idée. Magali avait été claire : si je m'en mêlais, je m'exposai aux pires représailles.

Je me couchai sur ces entrefaites. Impossible de fermer l’œil. Figurez-vous que ce n'étaient même pas ces révélations rocambolesques qui me perturbaient le plus. C'était autre chose, une autre information que Magali avait laissé échapper : sa fille était détenue dans les catacombes de Paris. Comment vous avouer que mon rêve -ce que j'appelais « aventure » par dessus tout- était d'explorer le labyrinthe infini de « l'autre Paris » ? Combien de reportages avais-je dévoré à ce sujet ? Combien de cartes approximatives des réseaux interdits avais-je apprises par cœur ?

Je fermai les yeux sur une dernière pensée : demain soir, Magali devait retrouver les ravisseurs de sa fille dans un de ces souterrains, accompagnée d'une sacoche de 100000 euros !

 

Près de 350 km des catacombes sont fermées au public depuis 1830. De quoi faire étinceler les yeux de l'exploratrice que j'étais. Fan d'urbex, les catacombes de Paris restaient mon Graal depuis mon adolescence. Evidemment, seules les parties interdites au public m'intéressaient !

-Que faites-vous là ? Vous êtes folle ou quoi ?

Magali, vêtue de noire, serrant le sac contre elle, se confondait avec le mur du pont. Son accueil ne me refroidit nullement.

-Je viens avec vous. Là-dessous, vous ne pourrez pas appeler à l'aide en cas de problème. A deux, nous serons plus fortes.

La lampe du téléphone de Magali se posa longuement sur mon regard avant de regagner le sol terreux.

-Si ma fille a des ennuis à cause de vous, je vous tue.

Charmant encouragement. Mais je ne m'y fiai pas. Lorsque je posai une main réconfortante sur celle de Magali, je sentis qu'elle était un peu rassurée, un peu plus calme. Sans un mot, je la suivis. Nous descendîmes sur une vieille voie ferrée, conformément aux instructions données par les kidnappeurs. Après l’avoir longée pendant une vingtaine de minutes, nous nous arrêtâmes au milieu d’un tunnel, juste devant une étroite cavité dans la pierre.

-C'est là, murmura Magali. 

Une des entrées interdites. Je m'en souvenais maintenant. L'absence de guide ne me freina pas.

Je pénétrai en premier dans l'ouverture et Magali me laissa prendre la tête de notre excursion. Un frisson d'excitation me parcourait tandis que les vieilles pierres déroulaient leurs couloirs interminables à la lueur de ma lampe. L'heure était grave. Paradoxalement, c'était aussi pour moi la première -et peut-être la dernière- occasion de plonger dans les authentiques entrailles de Paris...

Nous avançâmes ainsi pendant plus de trente minutes, suivant tant bien que mal les étapes indiquées grossièrement sur le papier reçu par Magali. Une remise de rançon dans ces boyaux obscurs ne pouvait que bien se passer pour ces ravisseurs d'enfant ! Mais pourquoi cet endroit ?

-Quel âge a Fanny ?, demandai-je pour rompre l'angoissant silence.

Magali attendit quelques secondes avant de répondre. Le couloir que nous empruntions était à demi-inondé et nous marchions difficilement. En dépit du froid, nous transpirions à grosses gouttes.

-Six ans. Elle a été enlevée il y a trois jours, alors qu'elle jouait chez une amie. Dans un jardin non clôturé.

-Et son amie n'a rien vu ?

-Elle était allée chercher des jouets dans sa chambre. Fanny était seule.

-Que dit la police ?

-Que m'importe ? Je ne l'écoute pas. Je n'ai pas confiance, je préfère agir seule en parallèle de leur simulacre d'enquête.

Je retins mon étonnement. Après tout je comprenais. Cette mère voulait sauver son enfant... Soudain, je me figeai à un carrefour. Un cri terrible s'éleva des profondeurs de la terre.

Mon excitation retomba d'un seul coup. Magali gémissait en s'accrochant à moi.

Mon Dieu... Ce cri glaçant...

On aurait dit le cri d'une fillette à qui l'on a arraché un membre...

Publié dans concours

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Christine Brunet a lu l'ouvrage de Livia OV "Chronique d'immortalité"

Publié le par christine brunet /aloys

Synopsis : « Ira côtoie les personnages de ce livre dans quatre vies ayant un contexte différent. Toutes ces vies ont en commun l’apprentissage philosophique, le cheminement de l’âme dans l’obscurité et la lumière. Baignés dans le fantastique, les thèmes récurrents sont la quête de la Connaissance, la spiritualité, l’art, la recherche de la sagesse. Tel un halo par-delà le bien et le mal, l’Amour omniprésent dans ce livre fait parfois vaciller une perspective dualiste du monde ».

Compliqué de livrer une chronique après pareil résumé… Mais je vais essayer…

Livia Ov nous propose une réflexion sur l’Amour, la Vie, la Mort, la vie après la mort au travers d’un récit de vie… celui d’Ira, jeune femme hypersensible qui, au travers d’une quête quasi mystique, cherche des réponses aux aléas de sa vie.

Un ouvrage en quatre actes qui conduit le lecteur à cheminer au fil des pensées de l’héroïne, un cheminement intérieur très personnel…

Difficile de résumer ce livre ! Il vous faudra le lire !

 

Christine Brunet

 

Publié dans actutuv

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Rayan Zowsky nous propose une nouvelle : " Tel un phénix"

Publié le par christine brunet /aloys

Tel un phénix

 

Je m’effondre sur l’une des chaises du Réverbère. Comme le cours a été éprouvant ! Cela fait maintenant deux mois que je fréquente le conservatoire de Senvy. Je croyais pourtant que le théâtre allait me faire du bien, des gens me l’ont confirmé. Mais je n’y arrive pas.

- Coucou, Rayan.

C’est Amy, la patronne du café.

- Salut, Amy. Un café, s’il te plaît.

- Je te l’offre.

- Mais…

- Je te l’offre. J’insiste.

- D’accord. Merci à toi.

Il ne faut pas demander quelle tête je dois tirer...

J’ignore pourquoi, mais ces dernières années, je n’arrive plus à parler convenablement. Soit je bégaie, soit j’articule mal ou soit je ne parle pas assez fort. J’arrive même à mélanger tout cela en même temps. Je dois me rendre à l’évidence, je ne suis pas du tout fait pour l’art dramatique. Ni pour l’art de la parole. Pourtant, ma professeure est vraiment très chouette. Mais je dois me rendre à l’évidence, je ne suis pas doué. Je n’ai plus du tout envie de continuer. Ma décision est prise, je lui écrirai ce soir. Vive les messages (électroniques)…

Amy me sert mon café, je lui réponds par un sourire forcé. Quant à elle, son sourire est on ne peut plus vrai. Qu’est-ce que je l’envie…

Après avoir ouvert la capsule de lait et versé ce dernier dans la tasse, je vois deux jeunes femmes qui s’installent à la table d’à côté.

- Il faut absolument que je le te le montre !

L’une d’elles attrape son sac à main et en sort quelque chose… un livre. Mon cœur s’accélère, je reconnaîtrais ce bouquin entre mille… Elle le tend à son amie.

- « Les histoires de Monsieur Zowski ». Intéressant, dit-elle en le prenant.

- Ce sont des nouvelles très courtes, mais remplies d’émotions. J’ai vraiment adoré. C’est pourquoi je voudrais te le prêter.

- Eh bien… Je le commencerai ce soir. Merci, Chloé !

Une grande et douce chaleur envahit mon cœur. J’ai l’impression d’être un immense et magnifique oiseau qui renaît de ses cendres…

Je le sens parfaitement, ce grand sourire qui se dessine sur mon visage...

 

Rayan Zowski

Publié dans Textes

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Christine Brunet a lu pour actutv "Comme des ombres" de Gauthier Hiernaux

Publié le par christine brunet /aloys

Gauthier Hiernaux… Un auteur éclectique aussi à l’aise dans le genre fantastique, dystopique que dans le genre policier. Cette fois, il nous propose un polar à l’ancienne, style Léo Malet ou Georges Simenon. Vous voyez le style ?

Un flic proche de la retraite, atteint d’un cancer, qui fait face, avec son expérience forgée au fil des années, à une affaire complexe qui démarre par un attentat… sujet brûlant d’actualité pour un policier balloté par sa hiérarchie, ses propres  problèmes et ses doutes.

Un choc d’ambiance, un choc générationnel même.

Ce roman de 351 pages réserve bien des surprises, que ce soit aux personnages ou aux lecteurs qui suivent les pistes avec curiosité et froncements de sourcils. On cherche, on se dit que… puis non, que celui-là n’est, peut-être, pas si net…

En fait, comment vous dire ? Aucun personnage n’est vraiment clean… net… Tous cachent quelque chose. Lorsqu’on s’est, enfin, forgé une opinion, tout est remis en cause par une découverte, une piste de dernière minute.

« Comme des ombres » porte bien son titre… A découvrir !

Christine Brunet

 

Publié dans actutuv

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Christine Brunet a lu et chroniqué "Les histoires de Monsieur Qivy" de Rayan Zowski

Publié le par christine brunet /aloys

 

Quel nom bizarre… Vous ne trouvez pas ? Donc, ce personnage, Monsieur Qivy, écrit. Il écrit des histoires que nous découvrons au fil des pages. Un but ? Bien entendu… Mais ça, on ne le sait qu’à la fin. Il écrit des histoires courtes, voire très courtes où la nuit et la lumière jouent un rôle indissociable.

Ces mini contes sont ses balades au gré des rues de Tournai où l’obscurité n’est qu’un prétexte pour proposer un voyage plus intime, plus délicat, un chemin lumineux vers l’âme sœur, toujours bienveillante, parfois inatteignable.

Hymne à l’amour et à la réalisation de soi au travers de ces sentiments profonds, ces nouvelles sont à la fois pudiques et lumineuses, servies par une écriture simple, sans fard qui apporte de la pureté au(x) personnage(s) masculin(s) qui est (sont) au centre même si l’épicentre n’est autre, selon moi, qu’ « elle », cet être omnipotent capable de soigner les maux de « il ».

Je vais aller plus loin : « Les histoires de Monsieur Qivy » ne sont qu’une déclaration d’amour, celle d’un homme timide qui a du mal à exprimer ses sentiments et qui a trouvé, en l’écriture, une alliée de poids.

Un excellent moment de lecture !

Christine Brunet

 

Publié dans actutuv

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Emission 18 actutv

Publié le par christine brunet /aloys

Après de nombreux problèmes techniques dus au matériel employé, cette fois, par notre monteur toujours sur la brèche, voici enfin notre émission ! 

https://youtu.be/pNch_00xQ2w

Publié dans actutuv, vidéo

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Carine-Laure Desguin a lu " Un mois " de Laurent Dumortier

Publié le par christine brunet /aloys

Un livre court. Quelques phrases sur chaque page. Un jour par page. L’histoire se passe en septembre 2011, une histoire intense et qui oblige le lecteur à se poser des questions, tout comme d’ailleurs le personnage du livre.

Dans un espace qu’on suppose être une chambre, un homme s’éveille. C’est lui qui écrit, il disposerait donc d’un matériel pour écrire, il ne précise rien à ce sujet. Il constate qu’un plateau repas est à sa disposition. Il a faim, il dévore le repas. Il constate qu’il est amnésique. Il voit le jour grâce à de hautes fenêtres dont il ne peut s’approcher car un cabinet de toilette est solidement fixé au sol, juste devant les fenêtres. L’homme ne voit donc rien de l’extérieur à part la lueur du jour. Ce qui explique qu’il peut compter les jours. Il a des soupçons, il serait drogué, sa nourriture contiendrait des somnifères. Il constate des traces de piqûres sur un de ses avant-bras. Ce qui l’angoisse, c’est qu’il n’entend aucun bruit venant de l’extérieur. Lorsqu’enfin il verra quelque chose de l’extérieur, sa découverte le ….

Qui est cet homme ? Que fait-il là ? Qui le retient prisonnier, qui l’a amené là et surtout pourquoi ?

 

Une économie de pages, oui, mais quel suspense jusqu’au dernier mot et … au-delà. Cet homme aura-t-il des réponses à ses questions ? Laurent Dumortier, une fois encore, nous entraîne dans le labyrinthe de son univers et il n’est pas si facile d’en sortir (j’y suis restée :D). Il est question ici d’enfermement. Ne sommes-nous pas tous enfermés ? Il est question de la recherche d’identité. Savons-nous vraiment qui nous sommes ? Ne sommes-nous pas amnésiques de quelque chose nous aussi ?

Je vous laisse vous envoler par cette lecture, Un mois, de Laurent Dumortier. Et prendre connaissance vous aussi de ces drôles de choses que cet homme amnésique découvrira une fois la porte ouverte, une fois les fenêtres rendues accessibles.  

Carine-Laure Desguin

 

Publié dans actutuv

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Christine Brunet a chroniqué pour actutv "Blue moon" d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

Succulent, méchant, violent… Voilà les trois adjectifs qui me viennent à l’esprit en terminant ce recueil de nouvelles. Etude de mœurs, histoire de famille, histoires inavouées, cruelles, mesquines…

Les personnages sont magnifiquement campés. On grimace, on sourit, on s’indigne… On participe aux malheurs des uns, aux trahisons des autres, aux bassesses, aux coups bas, aux mauvaises décisions et à leurs conséquences dévastatrices.

Premier texte, une claque. Pas l’habitude de lire ce type d’histoire sous la plume aiguisée d’Edmée de Xhavée. J’arrive au point final, hébétée. Le second texte me cloue sur place !

Je tourne les pages… et j’arrive à mon texte préféré : « Noirhomme-Larivière contre Villeneuve, clap de fin » : truculent ! Jubilatoire !

Je ne vais rien vous révéler de ces courts récits : ce serait tellement dommage de vous gâcher la surprise !

Un méga coup de cœur ! Bravo, Edmée, tu m’as bluffée !

 

Christine Brunet

 

Publié dans actutuv

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Trailer du roman de Serdan "Entre les lignes"

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/kAeHT_hhV0E

Publié dans actutuv

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Rayan Zowski nous propose une nouvelle : "Le refuge"

Publié le par christine brunet /aloys

Le refuge

Jouvre les yeux. Comme il fait sombre...

Malgré lobscurité, je peux nettement voir la pièce dans laquelle je me trouve... cest ma chambre. Ma chambre de chez Maman.

Hier soir, je ne voulais pas du tout rentrer chez moi. J’étais dévoré par un sentiment, un sentiment qui me colle depuis longtemps, depuis trop longtemps. Me rendre dans ce studio avec ce mal aurait été une très mauvaise idée. Jai même envie de dire, cela aura été une idée dangereuse. Très dangereuse... Heureusement que Maman est présente. Elle la toujours été...

Jattrape mon smartphone sur la table de nuit, il est quatre heures du matin. Je commence à avoir faim, très faim...

Je nai pas du tout envie de "chiper" à manger. Maman a parfois un peu de mal... Je pense alors à la boulangerie, celle située pas très loin de la maison et qui ouvre justement à quatre heures, le week-end. Nous sommes dimanche, aujourdhui... Maman adore les pains au chocolat... Je décide de me lever, le temps de mhabiller, daller faire un tour au petit coin et de préparer mon sac à dos...

Je suis prêt. Javance vers la porte du hall dentrée... quand je la remarque, la photo. Une photographie de nous quatre, dans un cadre accroché au mur : Maman, mon frère, moi et Eiji, notre chat. Ce dernier est dans les bras de Maman. Je ne peux men empêcher, je souris...

Tout à coup, je ressens comme un grand coup de fatigue. En effet, le sommeil commence à me (re)gagner. Je décide alors de rejoindre le salon, je m’écroule dans le canapé.

...

Une nouvelle semaine commence.

Je suis confortablement installé à une table du "Elvis", toujours celle près de la fenêtre. Cest important pour moi de pouvoir avoir vue sur le monde...

- Tas entendu, hier matin ?

Je me retourne, deux hommes discutent au comptoir.

- De quoi parles-tu ?

- Hier matin, quelquun sest fait agressé dans le quartier Est.

- Merde...

- Il y a des fois où je pense vraiment à quitter Anvy. Cette ville craint vraiment !

Le quartier Est... La boulangerie... La photo...

 

Rayan Zowski

 

Publié dans Textes

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