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Jacques Martel nous présente son ouvrage "Renaissance"

Publié le par christine brunet /aloys

RESUME

Les premiers textes de ce recueil sont nés pendant les confinements du COVID : ils explorent des chemins inattendus. Moments suspendus, peurs diffuses, naïveté de joies éparpillées : retour au temps zéro ?

Les poèmes suivants questionnent la relation amoureuse : entre les rêves, les souvenirs, les fantasmes, y a-t-il une part de vérité, pour ceux que le passé a figé, parce que le présent leur échappe, et que le futur n’est jamais là ?

Puis, lorsque l’on croit que la vraie vie – teintée d’amour, ou pas – revient, c’est la guerre qui nous paralyse, nous immobilise, alors qu’on la croyait confinée, encadrée, encastrée dans nos livres d’histoire. La guerre en Ukraine touche l’auteur à plusieurs titres : il a vécu sept années en Russie, pour essayer de percer le mystère de ce pays. Alors qu’il pensait avoir des bribes de compréhension, tout s’est écroulé en quelques heures, même si les choses étaient en partie prévisibles.

Viennent ensuite quelques poèmes qui titillent la notion du temps, ami-ennemi, qui parfois vole la mémoire de nos proches…  

Enfin, le recueil se referme sur un texte écrit pour un spectacle ballet, joué à Bruxelles. 

 

BIOGRAPHIE

Né à Rennes, je suis diplômé de la Sorbonne (Master 2 de Lettres Modernes) – j’ai travaillé sur les œuvres de Rimbaud, de Lautréamont et de Jaccottet-, mais je suis aussi licencié en russe et détenteur d’un Master en Français Langue Etrangère.

J’ai vécu 12 ans entre Prague, Saint-Pétersbourg et Séville, avant de m’installer à Bruxelles en 2008.

J’ai appris une dizaine de langues et ai publié un premier recueil de poésie chez L’Harmattan en 2013 (Eclats de mémoire). J’écris aussi des nouvelles et des romans.

J’ai travaillé dans l’enseignement des langues et la culture. J’ai été par exemple directeur de l’Institut français de Saint-Pétersbourg, ou encore directeur du service Culture à la Ville de Bruxelles.

Le 1er juin 2024, je me suis lancé comme indépendant pour offrir mes services de coaching, de formation, d’ateliers d’écriture et de teambuilding (cf mon site internet : L’Esprit du large).

Mélomane, j’ai appris le violon et la guitare ; je pratique aujourd’hui le piano.

 

EXTRAITS RENAISSANCE

Mystère

Les étoiles tissent leur toile

Sur la voûte argentée

Et mes pensées s’étiolent

Sur cette Voie lactée

 

Ces milliards de lumières

Me clignent des yeux

Me parlent d’univers

Et de mondes merveilleux

 

Je pense aux yeux fermés

Qui ne voient que le noir

Alors qu’un tel ciné

Est projeté chaque soir

 

Au milieu de l’océan

Privé de toute lumière

Le ciel enfin se dévoile

Nous évoque son mystère

 

Mais l’homme préfère cacher

La splendide vérité

S’inventer des histoires

Des brèves de comptoir

 

Il se construit des dieux

Des fables qui l’apaisent

Comme des petits mouchoirs

Pour essuyer ses yeux

 

Tandis que le Mystère est là

Juste posé là

Qu’il suffirait d’admirer

En toute humilité

 

Sans prétendre savoir

Mieux que son voisin

Ce que dit le grimoire

Cet étincelant parchemin

 

Mémoire

J’écris sur le bruit des oiseaux

Toi tu marches seule au fil de l’eau

A la recherche des mots anciens

Mais tu cherches et cherches en vain

 

Quel est ce visage qui peu à peu s’efface

Un froid sans fin s’innerve dans la glace

Prométhée t’a repris le feu

Qu’il est loin le temps de tes aïeux

 

Quel est le nom des places et des allées

Des pays des villes maintenant en allés

Quelle est cette ombre qui fut ici jadis

Rendez-lui le Pausilippe et la mer d’Italie

 

Tu as beau lutter tu luttes mais rien n’y fait

Tout s’échappe tout s’envole et rien ne se crée

Un voile imperceptible a lentement glissé

Sur ce que tu croyais être ton passé

 

Et moi qui gis à six mètres sous terre

Je t’attends déjà les bras ouverts

Viens rejoins-moi au sein de l’éther

Où tout est lumière où il n’y a plus de mystère

 

Si seulement je pouvais dire vrai

Et t’accueillir paisiblement

Le jour prochain où tu fermeras les yeux

Apaisée enfin au pays merveilleux

 

Ah si je pouvais t’offrir ma mémoire

Pour que tu te souviennes un peu

Des jours anciens où nous étions heureux

Et que j’oublie mon obsédante histoire

 

Mais j’écris seul sur le bruit des oiseaux

Et toi tu marches au fil de l’eau

 

 

En attendant

La maison est fermée

Les stores et les volets cassés

L’herbe a envahi le gravier

Depuis longtemps personne n’est entré

 

Il n’y a plus de chien dans le chenil

Les colombes se sont envolées

Il y a comme un air d’abandonné

Et plus de braise dans le fournil

 

Mais la silhouette reste là sur son fauteuil de paille

Et regarde au loin les gens s’éloigner

Les cris croisés comme des réminiscences

Les bulles effacées d’une autre enfance

 

De l’aube au soir elle garde le sourire

La table et le cœur ouverts

Le jour où l’autre franchira la porte

Ce sera beau festin de verre

 

La lumière inondera de nouveau

Les photos et les portraits jaunis

La commode remplie de vieux effets

Le lit froid et le canapé endormi

 

Des notes bleues s’élèveront au ciel

Le vin soyeux coulera à flots

Les corps s’épancheront comme avant

Comme avant les ventres frémiront

 

Et peut-être ô peut-être

Qu’un jeune chiot rejoindra le chenil

Et les colombes se poseront

Sur le toit réchauffé du veux fournil

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Rayan Zowski nous propose une courte nouvelle... La rue du dragon

Publié le par christine brunet /aloys

La rue du dragon

 

C’était dans les années 2000, à l’époque où j’étais gosse.

 

Dans le quartier du palais de justice de Tournai, il y a une rue qui descend jusqu’à l’avenue des États-Unis. Il s’agit de la rue Albert Asou. Mais pour moi, c’était « La rue du dragon ». Si je la surnommais ainsi, c’est parce qu’elle me semblait longue. Dans le manga « Dragon Ball », Son Goku doit traverser la route du dragon afin de pouvoir rencontrer maître Kaïo. Je me suis donc grandement inspiré de cette route.

Dans cette rue aussi, habitait une fille que je fréquentais au catéchisme. Nous étions également dans la même école, mais pas dans la même classe. Elle s’appelait Line. J’avoue, elle me plaisait. Je pense même que c’était même encore bien plus fort que ça. Mais je ne lui ai jamais dit. Je suis sûr que maintenant, elle doit avoir fait sa vie ailleurs...

Souvent, je rêve de ravoir 12 ans et de voler au dessus de cette rue avec Line, la main dans la main. Mais cela reste un rêve. Et la rue me paraît toujours aussi longue.

 

Rayan Zowski

 

Publié dans Textes

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Alain Vandenbroucke et son ouvrage "L'envol d'Hugo" dans L'Avenir

Publié le par christine brunet /aloys

Alain Vandenbroucke et son ouvrage "L'envol d'Hugo" dans L'Avenir

Publié dans Article presse

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"La terre de nos ancêtres" de Maryline Parmiggiani : une lecture signée Ani Sedent

Publié le par christine brunet /aloys

C’est avec intérêt que je me suis immergée dans « La terre de nos ancêtres » de Maryline Parmiggiani.  Sa promesse de nous entraîner vers « une plongée dans des secrets de famille où se côtoient l’Histoire de la Belgique et les légendes de l’Irlande » ne pouvait que m’intriguer.  D’autant plus que l’auteure elle-même possède des origines belges, un mari italien et deux belles-filles suisses alémaniques qui l’ont, comme ses ancêtres, nous assure-t-elle, également inspirée pour créer ce roman.

L’histoire se passe en 1975.  Quelques années plus tôt, Pierre, un petit Wallon de sept ans, a pour la première fois fait la rencontre d’Albert, son grand-père flamand.  Une rencontre éblouissante qui va faire de lui le cousin Piet « le petit wallon devenu le plus flamand de toute la côte », pour la plus grande fierté de son Opa.  Mais, parmi les oyats des dunes de la mer du nord, alors qu’il atteint ses quinze ans, les secrets de famille commencent à émerger et c’est en compagnie de sa cousine Alida qu’il entame des recherches propres à ouvrir la boîte de Pandore familiale.

Entre Belgique et Irlande, l’auteure vogue sur les vagues de l’Histoire, avec un grand H, pour nous conter l’autre, la petite, celle d’une famille dont les secrets, les non-dits, les jalousies et les promesses extorquées sont au cœur de profonds malaises.  Un roman de 219 pages qui se lit aussi facilement que le sable s’écoule de nos doigts et qui m’a permis de découvrir, ou redécouvrir, certains faits liés à l’histoire d’Irlande et de Belgique, en passant par les deux guerres mondiales.  Et si, sur le fond, le récit de Maryline Parmiggiani résonne d’émotions dramatiques, le ton reste, la plupart du temps, souvent léger, avec un accent belge certain et un délicieux petit goût de bière… qu’elle soit blonde ou brune !

Alors, bonne lecture… et n'oubliez pas que le savoir faire se déguste avec sagesse !

 

Ani Sedent

 

Publié dans actutuv

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Ani Sedent a lu "Issa Abdoullah" de Pascale Gillet-B

Publié le par christine brunet /aloys

 

Si dans « Le Bic et les pierres », l’humaniste Pascale Gillet-B nous contait une histoire née de son imagination, cette fois, l’auteure prête sa plume à Issa Abdoullah, un jeune garçon, bien réel, devenu migrant par la force des choses.

C’est au Tchad, sous un soleil écrasant, entre savane, désert du Sahara et Sahel, qu’Issa Abdoullah vit la vie simple d’un ado de treize ans.  Sa famille, comme les autres villageois, vit de son maigre bétail et ses quelques cultures.  Il est pourtant un enfant heureux qui participe de son mieux aux tâches quotidiennes et aux différentes fêtes qui émaillent la vie de sa communauté.

C’est toutefois l’une d’entre elle qui va celer le destin du garçon.

En effet, la fête de l’Aïd se profilant, son père envoie Issa faire quelques courses à une vingtaine de kilomètres de son village, à la ville d’Abéché.  Le jeune garçon, tout comme son ami Bachar avec qui il fait route, n’atteindra jamais sa destination.

Esclavagisme, humiliations, brutalité, mort de ses compagnons d’infortune, rien ne sera épargné à cet adolescent ! Même lorsque sa seule échappatoire est de s’embarquer sur un de ces misérables rafiots de fortune prêts à défier la Méditerranée et ses pirates.  Du Tchad à la Belgique en passant par la Lybie, l’Italie, la France, l’Allemagne, le Danemark et la Suède, Pascale Gillet-B nous livre le voyage qu’Issa n’a jamais demandé à faire.  Comble de l’ironie, un retour au Tchad serait pour lui une nouvelle épreuve, un nouveau danger, celui d’être enrôlé de force dans l’armée !

J’avoue, je suis restée sans voix devant ce long périple d’un jeune adolescent enlevé brutalement à sa famille, qui, de charybde en scylla, se retrouve finalement à Liège.  J’ai beau, comme tout le monde, être consciente des risques encourus par les migrants lors de leur translation, les conditions de leur regroupement avant le départ et leur traversée de la Méditerranée, décris ici, dépassent tous ce que j’avais imaginé ! Le traitement inhumain ‒ et c’est un euphémisme ‒ auquel les « passeurs » soumettent ces gens est vraiment terrifiant.

Mille heures de conversation avec le résilient Issa sont condensées dans ce récit de Pascale Gillet-B.  Si vous désirez découvrir le périple de deux ans de ce jeune adolescent, mineur non accompagné, je vous engage vraiment à soulever la couverture de cette brève biographie romancée… brève, mais dense !

Ani Sedent

 

Publié dans actutuv

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"Épilogue" de Nicole Graziosi. Une lecture d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

 

Voilà un livre qui bouscule, secoue, et puis berce et réconforte en final. C’est le premier de l’auteur que je lis, mais il est certain qu’il y en aura d’autre, tant la découverte m’a intéressée.

Plusieurs chapitres commencent par Je ne veux pas l’hiver de ma vie. Défilent alors toutes les feuilles mortes pourrissantes, les courants d’air, les journées sombres, le ralenti impitoyable de la vie qui arrive dans son hiver. Mais que c’est bien énoncé, pensé, exprimé… L’auteur n’a de pitié pour aucun de ces ennemis hivernaux : les mots ou fins de phrases qu’on ne trouve plus, les rides qu’en revanche on trouve trop bien, l’inquiétude  à l’idée qu’on a déjà dit ça et qu’on lasse, le suspens lors des contrôles chez le médecin, la conscience que oui, c’est la dernière ligne droite – et combien sera-t-elle droite, d’ailleurs ?, le refus de l’assistance, la crainte des « on a bien dormi ? On a bien mangé ses petites tartines ? Maintenant on va bien prendre son sirop. On a bien bonne mine aujourd’hui ». En regard de cette longue liste pourtant, les souvenirs tendres déferlent. Des vacances, des personnages, des membres de la famille, des anecdotes, conversations, les expressions désuètes et si charmantes.

Suivent les chapitres commençant par Il approche, l’hiver de ma vie. Il faut mettre de l’ordre, regarder les photos, choisir ce qui pourrait plaire ici ou là, ne pas laisser d’incertitudes si possible. Voir le fruit de ses entrailles faire son chemin. Écouter les musiques aimées, fêter des anniversaires. Comparer les points positifs des photos d’autrefois que l’on mettait dans des albums et regardait assis dans le divan, ou celles d’aujourd’hui, immédiates, retouchables et améliorables sur le champs, partagées d’un clic.   

Quelques réflexions aussi suivent la phrase Je n’aime pas davantage l’hiver de l’Autre. L’Autre de toute une vie, qui n’entre pas dans son hiver du même pas, et a vécu ses saisons précédentes à sa manière aussi.

Pour arriver à l’apaisante constatation : J’aime l’hiver de ma vie. L’auteur la remercie, cette vie, avec toute la passion et fraicheur qu’elle mérite, et entre de plain-pied dans cet hiver et ses joies, une à la fois.

 

Un livre profond et très vivant malgré son propos. Un livre qui se lit en semant des émotions variées : nostalgie, amusement, déjà vu, compassion, partage. Un livre courageux aussi, sans aucun doute.

 

Edmée de Xhavée

 

Publié dans actutuv

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Découvrez la saga d'Ani Sedent "Les chroniques de l'invisible" !

Publié le par christine brunet /aloys

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Micheline Boland nous propose une courte nouvelle "La statue"

Publié le par christine brunet /aloys

LA STATUE    

 

Au milieu du petit parc se trouvait la statue d’Apollon. Une statue en bronze devant laquelle les femmes, les jeunes filles et quelques hommes, l’air admiratif, se plaisaient à faire de longues pauses.

C’est qu’il était bel homme l’Apollon. Les lèvres charnues, les traits réguliers, le front lisse, les cheveux bouclés, la musculature parfaite, les mains fines. Ceux qui s’arrêtaient face à lui détachaient difficilement leur regard de sa beauté.

Un jour de printemps, une svelte demoiselle grimpa sur le socle et s’approcha tant et si bien qu’elle posa ses lèvres sur les lèvres du dieu. Après un long, tellement long baiser, Appolon quitta son socle et on le vit s’éloigner au bras de la belle. Jamais, on ne les revit. A présent, le socle est devenu le refuge de prédilection des pigeons de la ville. 

 

Micheline Boland

 

Publié dans Textes

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"Slipped Away", une nouvelle signée Rayan Zowski

Publié le par christine brunet /aloys

Slipped Away

 

Nous sommes dimanche. Et comme tous les dimanches, je vais la voir. Cela m’est important. Cela m’est même essentiel. Elle se trouve toujours à la même place. Depuis six ans. Déjà...

Je suis face à elle.

- Salut Mamie. Comment ça va ? Moi ? Oh, ça peut aller. On peut dire que ça va très bien même en ce moment. Il se peut, je dis bien, il se peut que pour une fois dans ma vie, une fille s’intéresse enfin à moi. Son prénom ? Elle s’appelle Mavis. Oui, c’est joli. D’ailleurs, tout comme son prénom, Mavis est jolie. Très jolie. Et en plus de ça, c’est vraiment une chic fille. Oui, elle est vraiment sympa. Oui, je suis sûr qu’elle te plairait. Et elle me fait rire aussi, comme tu le faisais si bien... D’ailleurs, si ça se trouve, c’est toi qui me l’as envoyée sur mon chemin. Et je t’en remercie...

Je me souviens de tes crêpes. Comme elles étaient bonnes ! J’ai beau exactement les préparer comme tu les faisais, j’ai beau utiliser les mêmes ingrédients, j’ai beau suivre ta recette à la lettre, celle que tu m’as écrite de ta main, mais rien n’y fait : je n’y arrive pas. Pas parce que je ne sais pas cuisiner, j’ai eu un excellent professeur… c’était toi. Mais non, impossible de les réaliser comme toi. C’est vraiment plus que ballot, cela a toujours été mon plat préféré.

Je venais souvent te voir, tu étais la seule à m’écouter. Tu étais la seule à me comprendre. Et encore une fois, je t’en remercie...

Bon ben, je vais devoir te laisser. Il y a un vieux couple là-bas qui me regarde bizarrement. Je les soupçonne de penser que je viens des Châtaigniers, tu sais, le centre pour personnes ayant des problèmes psychiques. Allez, salut Mamie. Rendez-vous dimanche prochain...

 

Je la quitte.

 

- Na na. Na na na na na. I miss you.*

 

*Slipped Away (Avril Lavigne)

 

Rayan Zowski

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Ben Nappier nous propose une nouvelle "Boy of steel"

Publié le par christine brunet /aloys

Boy of steel

 

Nous sommes la nuit du 31 octobre. Halloween est enfin arrivé. Tous les enfants de la ville d’Anvy se promène pour la traditionnelle chasse aux bonbons.

Jennie et Karl marchent dans l’une des rues de la cité.

- Quelque chose me dit qu’on va battre notre record, cette année. J’en suis certain !

- Je pense aussi. La récolte promet d’être très bonne !

- On commence par la maison de madame Skellington ?

- Excellente idée ! Madame Skellington est connue pour etre très généreuse !

- Quel blaireau !

Jennie et Karl se retournent. C’est Stany, la terreur de l’école. Toujours accompagné de Rémy et Kenny, ses deux amis (pour ne pas dire ses deux gorilles).

- Va t-en ! Tu vas nous gacher la soirée ! s’emporte Jennie.

- Nous sommes dans un pays libre. Je fais ce que je veux…

Rémy et Kenny éclatent de rire.

- Franchement, qu’est-ce que tu lui trouves à ce bouffon ? Ce n’est pas un costume de Superman qu’il porte, c’est un vulgaire pyjama. En plus, il n’a même pas de cape. C’est pathétique ! Il me donne juste envie de vomir…

Le menton de Karl tremble.

- Et alors Supermerde ? On va se mettre à chialer ?

Jennie attrape la main de Karl.

- Allez, viens, Karl. Ne restons pas ici…

Jennie et Karl s’enfuient.

---

 

La pleine lune scintille de mille feux ce soir… 

Stanny est couché confortablement dans son lit. Il repense à Jennie.

- Quelle conne ! Si c’est pas malheureux, une si jolie fille ! Ce monde est vraiment cinglé…

Stany se met à bailller.

- Putain ! Et demain matin, on doit aller chez Mémé. J’ai trop envie de jouer à la Playstation…

 Stany ferme les yeux. Appparemment, le marchand de sable est passé…

 

---

 

- Stany ! Dépeche-toi ! On va arriver en retard !

Stany descend les escaliers en trainant les pieds. Comme il a l’air de mauvaise humeur…

- Je peux pas rester à la maison ? Je serai sage, c’est promis.

- Ne dis pas de bêtise. Mamie sera contente de te voir.

« Et merde ! Fais chier, bordel ! »

Madame Bittern ouvre la porte… Elle hurle ! Stany, quant à lui, ne peut s’empecher de ressentir une immense peur.

La voiture… complètement écrabouillée. Mais ce qui lui fait surtout fuiter le liquide dans son pantalon… C’est cette cape rouge, posée sur ce qui reste de la voiture...

 

Ben Nappier

Publié dans Textes

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