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Pierre Bache nous présente son roman "M. Ouija"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Court extrait :

 

Autour de nous, le bruit des couverts. Le fumet de la nourriture montait au nez. Je m’étais installé à une table avec Gallego et quelques autres collègues de travail. Heureusement qu’on était arrivés avant le moment de la grande affluence. M. Ouija vint nous rejoindre, vêtu de son éternel manteau noir qui lui donnait un air de vieux corbeau. Il lorgna Martirio, assise quelques chaises plus loin. Martirio, la source de ses douleurs.

− Cette place est-elle encore libre ? demanda-t-il en désignant une chaise.

Personne ne lui répondit, comme de coutume. Personne ne faisait attention à lui, comme s’il se fondait entièrement dans le décor, comme si son unique tâche consistait, en quelque sorte, à être là. Autant que je m’en souvienne, M. Ouija avait toujours mené cette vie de fantôme, hantant l’administration comme un spectre hante un vieux château tandis qu’autour de lui, ses collègues transportaient des dossiers, consultaient des fichiers électroniques, collaient des timbres sur des enveloppes sans s’apercevoir de sa présence. Aux yeux du monde, il faisait partie de ces gens qui, bien que nés, n’ont jamais vraiment existé.

 Alors sans dire un mot de plus, M. Ouija s’assit et ôta son chapeau noir, dévoilant son visage contrefait et difforme, ses yeux de rat qui louchaient. Il sourit d’un triste sourire, laissant entrevoir ses dents désordonnées, semblables aux créneaux d’un château.

 

  1. Biographie :

 

Né au Luxembourg en 1991, j’étais très tôt intéressé par la littérature fantastique et les récits d’horreur. J’avais, dans ma jeunesse, envisagé d’entamer un jour une carrière d’écrivain. Après deux années dans l’école préparatoire Henri IV à Paris, j’ai fait des études de lettres à l’ENS et à Paris IV. Pendant ce temps, mes intérêts s’étaient davantage centrés sur la recherche littéraire (littérature comparée) et la philosophie et c’est finalement assez tardivement, vers la trentaine, que j’ai renoué avec mon projet d’origine.

 

Désormais, j’enseigne le français au Luxembourg et parallèlement, je me consacre à l’écriture. Ma motivation principale en écrivant est de créer des univers à la tonalité légèrement sombre, où règne une atmosphère dense, tout en engageant un questionnement philosophique. Mon texte explore notamment deux questions     centrales : la solitude et le caractère à la fois consolant et aliénant des mondes imaginaires.

 

 

  1. Résumé :

 

M. Ouija est laid. D’une laideur telle qu’il est condamné à une existence solitaire et sans amour. Sa seule joie consiste à se réfugier dans son univers mental. Un jour, pourtant, sa vision du monde est bouleversée lorsqu’il remarque que sa collègue Martirio le traite avec bienveillance.

Persuadé d’avoir rencontré son âme sœur, M. Ouija retrouve sa joie de vivre. Au même moment, son âme est visitée par une présence étrange, cynique et misogyne, qui répond au nom d’Ignacio. Poussé par cet homme aux pouvoirs étranges, le fonctionnaire terne et silencieux risque le tout pour le tout et avoue ses sentiments à Martirio. Cet aveu le sortira-t-il du marasme où il s’est enfoncé ?

Publié dans Présentation

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Dans le Bibliothécaire, "L'arcane " d'Ani Sedent et une poésie signée Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

Dans le Bibliothécaire, "L'arcane " d'Ani Sedent et une poésie signée Carine-Laure Desguin
Dans le Bibliothécaire, "L'arcane " d'Ani Sedent et une poésie signée Carine-Laure Desguin

Publié dans Article presse

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Dans le Bibliothécaire, "Un temps d'avance" de Peter Pen et "La main du destin et autres sortilèges" de Didier Kelecom

Publié le par christine brunet /aloys

Dans le Bibliothécaire, "Un temps d'avance" de Peter Pen et "La main du destin et autres sortilèges" de Didier Kelecom
Dans le Bibliothécaire, "Un temps d'avance" de Peter Pen et "La main du destin et autres sortilèges" de Didier Kelecom

Publié dans Article presse

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Livia Ov. nous présente son nouvel ouvrage "Chroniques d'Immortalité"

Publié le par christine brunet /aloys

Extrait

 

Les gitans

 

Nous attendons à l’arrêt du Vapporetto. La routine est une colle à laquelle nous ne demandons pas de frapper avant d’entrer.

Il fait froid.

Blasée et non-morte je regarde le groupe de gitans qui jouent avec une chaussure qu’ils ont trouvée dans le container.

Parfois, lorsqu’ils quittent un pays, ils ne savent pas avec qui ils partent. Ils ne savent souvent pas où ils seront l’heure d’après. Mais ils savent que les destinations sont un mirage et ils savent ce qu’est le Présent.

Leurs femmes ne savent pas de quoi elles se vêtiront demain, ni où elles se laveront. Mais elles savent se sentir princesses du monde.

D’une Beauté qui ne cherche nullement à s’embellir.

Et s’il leur arrive de transgresser d’invisibles lois, ils le font en s’enivrant car qu’est ce qui est interdit lorsque tout est donné mais que rien ne nous appartient.

Ainsi ils nous chantent la Vie à nous qui sommes vieux à l’arrêt du Vapporetto, car nous ne savons pas oublier.

 

 

Résumé

 

Ira côtoie les personnages de ce livre dans quatre vies ayant un contexte différent. Toutes ces vies ont en commun l’apprentissage philosophique, le cheminement de l’âme dans l’obscurité et la lumière. Baignés dans le fantastique, les thèmes récurrents sont la quête de la Connaissance, la spiritualité, l’art, la recherche de la sagesse. Tel un halo par-delà le bien et le mal, l’Amour omniprésent dans ce livre fait parfois vaciller une perspective dualiste du monde.

 

Biographie

 

Diplômée en Philosophie, Histoire et Sciences des Religions et Langue Allemande. Livia OV. publie ici son troisième livre intitulé « Chroniques d’Immortalité » chez Chloé des Lys.

Publié dans Présentation

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Un article dans "Bruxelles City News" pour le roman de Gauthier Hiernaux "Comme des ombres"

Publié le par christine brunet /aloys

https://bruxelles-city-news.be/dans-le-sillage-discret-des-ombres/

https://bruxelles-city-news.be/dans-le-sillage-discret-des-ombres/

Avec Comme des ombres, Gauthier Hiernaux propose un récit à la fois sensible et intrigant qui invite le lecteur à plonger dans un univers où la réalité semble parfois se fissurer pour laisser apparaître l’invisible. Publié par Chloé des Lys, ce livre explore les zones d’ombre de l’existence humaine, ces espaces intérieurs où se mêlent souvenirs, émotions et mystères.

Dès les premières pages, l’auteur installe une atmosphère particulière, faite de silences, de regards et de sensations discrètes. Les personnages avancent dans leur quotidien avec leurs fragilités, leurs doutes et leurs interrogations. Pourtant, derrière les gestes les plus simples, quelque chose semble toujours se cacher : une présence, une pensée, un souvenir qui refait surface comme une ombre qui passe.

Dans ce récit, les ombres deviennent un véritable symbole. Elles représentent ce que l’on ne voit pas immédiatement : les sentiments inavoués, les peurs secrètes, les blessures anciennes ou les espoirs dissimulés. Elles accompagnent les personnages comme une part silencieuse de leur identité, rappelant que chaque être humain possède des zones qu’il préfère garder dans la pénombre.

La force du livre réside aussi dans l’écriture de Gauthier Hiernaux. Son style est délicat, presque contemplatif, laissant une grande place à l’atmosphère et aux émotions. Les descriptions sont fines, les situations parfois simples en apparence, mais elles prennent progressivement une profondeur inattendue. Le lecteur est invité à ralentir, à observer et à ressentir chaque détail.

Au fil des pages, une tension subtile s’installe. Sans jamais tomber dans l’excès, l’auteur joue avec le mystère et l’intuition. Les frontières entre le réel et l’imaginaire deviennent parfois floues, et chacun peut y projeter ses propres questionnements. C’est cette dimension ouverte qui donne au livre toute sa richesse.

Comme des ombres est ainsi un texte qui parle de la mémoire, du passage du temps et des traces invisibles que les expériences laissent en nous. C’est aussi une réflexion sur la manière dont les êtres humains avancent dans la vie : accompagnés par leurs souvenirs, leurs secrets et leurs rêves.

À travers cette histoire délicate et profonde, Gauthier Hiernaux rappelle que ce qui ne se voit pas est parfois aussi important que ce qui apparaît au grand jour. Les ombres, loin d’être seulement inquiétantes, deviennent alors les témoins silencieux de nos histoires personnelles.

Un livre qui se lit comme une promenade intérieure, entre lumière et pénombre, où chaque lecteur peut reconnaître une part de lui-même.

                                                                                                            Yvan GODEAU

Publié dans Article presse

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Dans le Bibliothécaire, "L'ultime équation" et "Les veines du temps" de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

Dans le Bibliothécaire, "L'ultime équation" et "Les veines du temps" de Christine Brunet
Dans le Bibliothécaire, "L'ultime équation" et "Les veines du temps" de Christine Brunet

Publié dans Article presse

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"Le moine", une histoire signée Ben Nappier

Publié le par christine brunet /aloys

 

Le moine

 

Je ne suis pas bien du tout. « C’est fini entre nous. » C’est ce que Sylvie vient de me dire. C’est un véritable cauchemar…

Un jour, quelqu’un m’avait pourtant dit : « Ce que j’ai peur avec toi, c’est le jour où tu connaîtras une séparation. » Moi qui croyais qu’elle m’aimait. Et moi qui croyais que notre amour était éternel. Quel con…

Comme je tremble. Je décide enfin à allonger mon bras, j’ouvre le premier tiroir de la table de nuit. A l’intérieur, une grande boîte blanche. Ce sont mes cachets de secours.

J’ouvre la boîte… et je constate avec horreur qu’elle est vide. Le réveil indique en rouge qu’il est plus de minuit…

Je tremble encore plus, j’ai du mal à respirer. Et surtout, j’ai mal au cœur. Sylvie…

Je tombe de mon lit. Je suis au tapis. Je suis K.O. Je n’ai plus envie de me battre. Les larmes coulent… Je veux partir.

Je trouve la force de me relever. Pas pour rester. Non, je serai mieux là-bas… Je me dirige vers la salle de bain.

Je me regarde dans le miroir. Je suis dans un de ces états... Ce n’est vraiment pas beau à voir.

Dans ma main droite, une ceinture. Je l’enroule autour du cou. 24 ans… C’est vrai que c’est encore jeune…

Je suis prêt. Avant d’effectuer mon tout dernier geste, je ressens le besoin de me regarder une toute dernière fois dans la glace… quand homme encapuchonné apparaît à côté de moi. Je peux parfaitement la voir, la rose rouge dans la main gauche. J’entends mon smartphone sonner, ma tête tourne…

---

Tournai. Grotte d’Allain.

Nous marchons jusqu’à la statue de la Madonne.

Nous sommes devant celle-ci. Nous ne disons rien. Tu m’attrapes la main, je resserre délicatement mes doigts contre les tiens.

J’ouvre la porte du côté passager de la voiture et m’apprête à m’installer près de toi… quand quelque chose attire alors mon attention.

Devant la grille qui mène à la grotte d’Allain, se trouve un homme encapuchonné. Il tient une rose de couleur rouge dans la main gauche.

Je le salue.

 

Ben Nappier

Publié dans Textes

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Le roman de Philippe Hocepied 'Tu sais, toi?' dans Bruxelles News

Publié le par christine brunet /aloys

Le roman de Philippe Hocepied 'Tu sais, toi?' dans Bruxelles News
Le roman de Philippe Hocepied 'Tu sais, toi?' dans Bruxelles News
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Chloé a lu "Les histoires de Monsieur Qivy" de Rayan Zowski

Publié le par christine brunet /aloys

Comment peut-on écrire sur l’amour dans la littérature sans paraître ridicule ou tomber dans les stéréotypes ? 

Comment trouver les mots juste pour parler de sentiments, quand chaque personne les ressentent et les expriment différemment ? 

Rayan Zowski, lui, a choisi l’écriture de courtes nouvelles pour aborder ces sujets.

Les histoires de Monsieur Qivy de Rayan Zowski est un recueil de nouvelles dans lesquelles on découvre quarante courtes histoires. Le thème de l’amour et de la mort y sont présentés avec une justesse et une délicatesse tel qu’elles donnent un fort côté poétique à ce recueil.

Rayan Zowski est un auteur publié aux éditions Chloé des Lys. Il a écrit deux autres, toutes deux publiés aux éditions Chloé des Lys.

Il y avait dans ces nouvelles une sorte de nostalgie présente tout au long de ma lecture, cependant cette nostalgie n’était pas triste ou déprimante mais plutôt agréable. Tous les textes, sans exception, parlent à tous : ils abordent les thèmes de la séparation, du deuil etc. C’est dans ce contexte que je parle de nostalgie agréable.

Les textes apportent une poésie réparatrice sur des blessures psychiques comme le départ d’une personne (amie ou amoureuse), une rencontre qui bouleverse son monde ou encore la perte d’un être cher. Il y a même un texte écrit sur la période du Covid 19 et la façon de rencontrer des personnes quand on était confinés.

Dans ces quarante textes, il y en a qui m’ont plus marqué que d’autres, ou encore d’autres qui nous sont directement adressés à nous, lecteurs, un peu comme si nous étions dans la même pièce que l’auteur lors de sa séance d’écriture ou encore juste derrière son épaule en train de regarder ce qu’il écrit. Les textes qui m’ont le plus marqués sont Monsieur Qivy (partie 1), Un autre monde, La grille, Le visiteur et Un beau jour.

Ces histoires avaient un message d’espoir : « tout va bien se passer même si on n’en a pas l’impression ». C’est à travers des épreuves comme le deuil ou la perte qu’il est important de toujours lever la tête car le soleil finit toujours par se lever même si ce n’est pas évident.

Durant ma lecture je me suis posé une question, à peu près vers la moitié du recueil : « qui pouvait être Monsieur Qivy », car on découvrait de nombreux personnages et leur histoires mais on n’avait pas plus d’information sur Monsieur Qivy.

N’étant pas d’origine belge, j’ai pu découvrir une fresque de la ville de Tournai, lieu où se déroulent différentes nouvelles, et ce grâce à ces symboles : sa statue, sa rivière et ses rives, son beffroi. Arriver à faire visiter une ville seulement avec des mots est, pour moi, un exploit qui montre que la qualité d’écriture de l’auteur qui parvient, en outre, à parler à tous les lecteurs avec son message universel.

De cette lecture, je vais retenir que même s’il y a des nuages dans ta tête, les personnes autour de toi peuvent t’aider mais aussi que l’amour peut arriver à n’importe quel moment et à n’importe qui, jeunes comme plus âgées. Ce recueil de nouvelles montre que l’humanité malgré ces défauts est encore présente.

J’ai beaucoup aimé.

Si ce roman vous tente, il est disponible aux éditions Chloé des Lys.

 

Chloé Delhommeau

Pour ActuTV

 

Publié dans actutuv

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Carine-Laure Desguin a lu "Epilogue" de Nicole Graziosi

Publié le par christine brunet /aloys

 

    L’illustration de couverture, une création d’Anka De Heij : deux arbres verdoyants et puis un troisième qui perd des feuilles d’un ocre lumineux. Lumineux !

   Épilogue, un livre de 128 pages dans lequel l’auteure relègue aux calendes grecques, sur un ton léger et presque humoristique, tout ce que révèle l’hiver de sa vie. Et basta les interrogations face à la grande faucheuse, tous ces quand-comment-où-pourquoi. Non, elle ne sera pas cette petite vieille qui, après avoir consulté une voyante lui ayant prédit une fin prochaine, emportait sa valise lors de chaque déplacement et ce durant … des années.

   Dans ce cheminement, artistique parfois puisqu’au passage nous croisons une citation de Woody Allen ou de Marguerite Yourcenar entre autres, Nicole Graziosi en profite pour égratigner tous les petits travers de notre société lorsque celle-ci malmène nos aînés par des mots, des expressions genre (page 25) : On a bien mangé ses petites tartines ?

   Lire Épilogue c’est aussi voyager dans un album de famille. L’auteure nous partage les hivers de la vie de ses grands-mères et de savoureuses et nombreuses anecdotes familiales.

   Et puis il y a la transmission avec les enfants, les petits-enfants.

   Et vous savez quoi ?

   Elle l’aime tellement l’hiver de sa vie !

   Un livre à mettre entre toutes les mains et pourquoi pas entre celles des jeunes lecteurs tout particulièrement ?

 

Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com/

Publié dans actutuv

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