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"A la fin de ces longues années", le recueil de Joël Godart chroniqué par le blog "Les lectures de Maryline"

Publié le par christine brunet /aloys

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/a-la-fin-de-ces-longues-annees-a137086152

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/a-la-fin-de-ces-longues-annees-a137086152

 

 

Résumé de l'éditeur :

Joël Godart signe avec ce recueil son deuxième livre publié chez Chloé des Lys. Il prépare actuellement un livre de photographies prises ces dernières années au cimetière du Père Lachaise à Paris. L'auteur a repris la plume pour son second livre ; mais à qui s'adresse-t-il ? Aux étoiles, à la luciole cachée sous l'écorce de l'arbre, au ruisseau traversant nonchalamment le pré ? Si au moins son chant était ample et puissant… mais écoutez-le : une voix ténue, qui ne porte pas au loin, juste bonne à égayer les noyés !

 

 

Mon avis :

Je découvre ce recueil peu ordinaire. Je ne sais pas vraiment comment le dire mais ces poèmes ne sont pas comme ceux que je lis habituellement. L'auteur ne cherche pas forcément à faire des rimes, à compter les syllabes ou autre, il dit avec les mots, ce qu'il ressent à un moment certain.

J'ai aimé la douceur de ces lettres qui se sont suivies dans de légers petits poèmes rythmiques.

Un joli recueil.

Publié dans avis de blogs

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"Trajectoire sans frontières", un texte signé BRUNE SAPIN

Publié le par christine brunet /aloys

Trajectoire sans frontières


 


 

Ça commence par un rêve comme tout ce qui vit. Tout commence dans un halo brumeux et songeur. Et pourtant y-a-t-il un début ? Ce serait une restriction perturbante, et qui fourvoierait le semblant de sérénité.

 

Sans régner, ça a tendance à proclamer un trouble paisible et universel.

 

Ça naît sans commencer. C’est plus net à la base qu’au sommet. C’est loin. Ça fait souvenir. Ça existe. C’est.

 

Il n’y a pas de frontières car elles, elles n’existent pas. Tout est vrai – tu es vrai – tu mens vraiment – et je doute de tout sauf de toi. Ça n’est ni beau, ni moche, ni triste, ni un gouffre envoûtant. C’est.

 

C’est l’idée abstraite et conceptuelle de l’impossible là où j’observe que tout est possible et peut être exprimé.

 

Pour les théories : la mort, la disparition totale, le manque, l’absence, le déni, la non expérience, la non mémoire, et d’avantage que la mort, la non vie, il s’agit de creuser l’inimaginable dans le processus enclenché. A partir du rien, arriver à quelque chose – ou pas – de l’ordre de la fuite – ou pas – qu’il n’en reste rien – ou pas.

 

Ça ne peut pas se nommer mais ça se dit. C’est trop dense, trop touffu – je suis perdue – il semblerait que l’on s’y perde tous. Je capte des décalages. On compte une perte ce matin et sans le savoir concrètement je crois qu’on pleure pour ça. Il s’agit de ça, et ça amène là – tout ça pour ça.

 

Mais puisqu’il n’y a pas de finitude – puisque je la rejette de front – personne n’est en cendres ni ne le sera. J’ai faim, et soif, je nous aime et vice versa. Je respire et évidemment je ne vieillis pas – on se trompe : vieillir est le contraire d’un privilège – dans le meilleur des cas ça rassure – mais la plupart du temps ça tue.

 

Brune Sapin

1er Mars 2018

 

Publié dans Textes, Nouvelle

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Laurent Dumortier nous présente son nouvel ouvrage "FRACTURES"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Une bio

 

L’auteur, membre de l’Association Royale des Ecrivains Wallons, a déjà publié plusieurs romans, recueils de nouvelles, ainsi que recueils de poésie. Il collabore en outre à diverses revues et forums littéraires. Plusieurs revues littéraires internationales ont en outre publié plusieurs de ses nouvelles...

 

Un résumé,

 

Bienvenue dans un monde où la réalité ne semble pas du tout celle qu’elle semble être.  Où l’horreur côtoie le gore et où un simple détail fracture toutes nos certitudes.

 

Ouvrez ce livre, mais après vous être assuré que vous êtes en sécurité, chez vous.  Avec la porte bien fermée.

 

D’ailleurs, ce bruissement, là, derrière vous, est-ce que…

 

Non, c’est sans doute le vent…

 

 

Un extrait

 

Extrait de la nouvelle "Ambre Laca"

 

        Il existe des histoires terrifiantes de par le monde, des contes et légendes qu’on raconte le soir, près d’un feu de cheminée, lorsque la pluie et le vent fouettent les murs au-dehors.  Mais lorsque le surnaturel prend le pas sur la réalité, lorsqu’on est confronté à l’inexplicable, le côté rationnel s’avoue vaincu.

 

        Marcel, mon grand-père, avait une dizaine d’années tout au plus à l’époque.  Il était assez indiscipliné et faisait régulièrement l’école buissonnière. L’un de ses passe-temps favoris était le maraudage, surtout à la fin de l’été.  Aucun verger ou presque n’était épargné et il lui arrivait de rentrer chez ses parents, un sac rempli de pommes ou de poires.

 

        Les mises en garde répétées de sa mère n’avaient eu jusque-là aucun effet, jusqu’au jour où il pénétra dans le jardin de la vieille Ambre Laca.  Cette dernière était toujours vêtue de noir, quelle que soit la saison et avait un regard à vous faire dresser les cheveux sur la tête.

Publié dans présentations

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"Hyle ou en tant que tel", le recueil de Denis Schillinger chroniqué par le blog "Les lectures de Maryline"

Publié le par christine brunet /aloys

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/hyle-ou-en-tant-que-tel-a137086364

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/hyle-ou-en-tant-que-tel-a137086364

 

 

 

Résumé de l'éditeur :

Le rire des mots est taquin. Un don oublié.

Il ne reste dans le piège que l’absence, toujours, ce non-sens coupable ou témoin, cruelle défiance envers une finitude à assumer.

Avoir su voler, du feu de l’éclair, l’ombre brûlée  d’une écriture, pour au demeurant, tourner la clepsydre  et chiffonner le silence, mais les heures comptées  frappent au marteau et traduisent l’obsidional de la page majuscule , toujours une marelle (cartésienne quadrature et jeu)...

Faut-il , ainsi ... en laissant un doute questionnant, ne pas inverser l’adverbe, pour, malgré tout,  changer le monde.

Il y a dans ces pages, une  torture de  l’insoumission et des patraques (de l’ironie) d’un temps forcené, qui raturent la littérature, la légende, la fable et même l’argutie aride de la philosophie.

L’heure ordinaire se partage avec le rien, l’inutile façon et l’eau coule, fraîche, dans la conque des mains.

L’histoire des rois est onciale.

Il était une fois.... ce temps séquestré, vermoulu des ruines qu’on relève, pour parfaire ce passé, d’une touche crayonnée....

 

 

Mon avis :

La couverture ne me plait pas du tout, ce rouge est bien trop présent, il fait peur. 

Concernant les poèmes, il y a du beau, du tendre, de la révolte... J'ai plutôt bien aimé je dois dire. Je ne suis pas très sensible à la poésie, donc je n'ai pas spécialement adhéré à tout, je ne comprends pas forcément tous les sens cachés ou non des poèmes mais j'ai une sensibilité qui me permet d'avoir des émotions. Et là, certains poèmes m'en ont donné.

Je pense que c'est un recueil qui peut beaucoup plaire aux fans du genre.

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L'ouvrage "Tombent les cheveux" de Laurie Degryse chroniqué sur le site etincelledevie

Publié le par christine brunet /aloys

http://www.etincelledevie.be/livre.html

http://www.etincelledevie.be/livre.html

Tombent les cheveux

 

aux éditions Chloé des Lys, 2017

Un livre humain qui raconte une parcelle de vie, celle d’une jeune fille de 22 ans qui s’est battue face à l'épreuve que représente un cancer du sein.

« Je désire écrire mon histoire pour donner du courage à toutes ces femmes qui sont passées, qui passent ou passeront un jour par là : dans le pire, il y a moyen de trouver du bon. Dans les moments de maladie, on peut, non pas seulement survivre, mais surtout et avant tout, vivre pleinement ».

Agrémenté de lectures en nutrition, en psychologie et en spiritualité, ce livre est une mine d’informations sur comment se changer soi-même pour aller vers un mieux-être quotidien, et comment revenir à la simplicité.

« Tu veux un monde meilleur, plus fraternel, plus juste?
Eh bien commence à le faire : qui t’en empêche?
Fais-le en toi et autour de toi,
fais-le avec ceux qui le veulent.
Fais-le en petit, et il grandira. »
Carl G. Jung

 

"Je suis admirative face à votre courage et votre humilité. J'aime beaucoup votre démarche, peut-être parce que je suis de votre avis quant à la nourriture, les huiles essentielles, les fleurs de BACH et la démarche psychologique (et le yoga). J'ai vibré aussi à la lecture de vos émotions : vos peurs, vos joies et surtout tout votre cheminement du lâcher-prise de votre grande fatigue. En fait, j'aime l'humanité qui se dégage de votre livre."

Anne-Marie Allard

 

Commandez-le sans plus attendre dans votre librairie habituelle, ou directement sur le site de l'éditeur : www.editionschloedeslys.be


 

 

Ils en parlent !

 

Pink Ribbon le conseille dans sa liste de livres à lire concernant le cancer du sein, et vous y trouverez aussi un extrait en exclusivité !

L'interview de l'auteure par Chloé des Lys.

Bio Info, le magazine Bio imprimé et gratuit le plus répondu en Belgique, l'a sélectionné dans sa rubrique "Conso/Bons bouquins" :

"Laurie, 22 ans, cancer du sein, écrit son histoire. Son long chemin vers la guérison, l'accompagnement des médecines alternatives et sa réflexion sur la vie. Des hauts, des bas plus que bas pour finir au sommet de la montagne, son coeur rempli de joie à offrir. Elle propose aujourd'hui d'accompagner sur leur chemin de vie les personnes désireuses d'aller vers plus de conscience."

Bio Info - février 2018 - n° 177, p. 74


Blog Alterpenser: Penser autrement notre planète & notre humanité

Depuis 2010

 

Un blog proposant une prise de distance sur le monde, un regard différent, une envie d'humaniser cette société marchande. Des articles sur différents thèmes (alimentation, écologie, société, économie, spiritualité), des liens vers des sites sérieux, des idées de changements concrets pour agir, et de la poésie pour se faire plaisir.

www.alterpenser.canalblog.com

N'hésitez pas à vous abonnez à la newsletter pour être tenu au courant des derniers articles, et pour les impatients, vous y trouverez un avant goût du livre "Tombent les cheveux" .

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Hymne mortel, un recueil signé Thomas J. Chouters chroniqué par le blog "les lectures de Maryline"

Publié le par christine brunet /aloys

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/hymne-mortel-a137084630

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/hymne-mortel-a137084630

 

Résumé de l'éditeur :

Une poésie qui recherche l'ambiance des mystères initiatiques pour souligner le souffle de révolte qui assiège notre société contemporaine.
Avec Hymne mortel le lecteur se laissera emporter vers des thèmes universels de l'histoire de l'être humain.

 

 

Mon avis :

J'ai beaucoup aimé ces poèmes qui ressortent le côté triste de l'auteur. En effet, on sent de l'amour mais également de la rage, de la peur, de la faiblesse dans ces textes. Les poèmes sont négatifs mais ils tendent à faire comprendre au lecteur qu'un avenir meilleur est possible.

J'ai passé un bon moment, même si je pense que cette prose méritait une mise en page meilleure que celle proposée ici, toute simple. En effet, tout se suit, seul un numéro nous permet de comprendre que nous passons à un autre poème... Et pourtant, il ne serait pas illogique de les faire suivre sans rien, sans numéro, rien qu'avec un ou deux sauts de lignes...

Un joli recueil qui n'est pas très avantagé par sa couverture.

Publié dans avis de blogs

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Le rivage d'un océan sans terre... Extrait proposé par son auteur, André Elleboudt

Publié le par christine brunet /aloys

Un extrait

 

"Installez-vous !" Je ne savais pas que pendant des semaines, des mois, des années, cette phrase allait devenir une des (trop) nombreuses clés ouvrant les portes sur le chemin de ma… possible guérison. La table de soin des kinés, faite de délicatesse, de douceur, de vigueur, de douleur, de rire et de sourire aussi, de paix mais aussi de craintes. S'en remettre à la compétence (espérée et reconnue) et aux mains de kinés, praticiennes et praticiens généreux, chercheuses et chercheurs audacieux qu’il me fait toujours plaisir de rencontrer parce qu’ils sont pros et surtout attentionnés, délicats et de chez qui je sors dans un meilleur état que lors de mon entrée mais, malheureusement, pour un laps de temps toujours trop bref à mon goût. Plus de dix ans de kiné, deux fois par semaine en moyenne et un bien-être réel mais trop fugace et faisant parfois rêver à cette période où tout va tellement bien dans la vie que l'on n'imagine même pas que cela peut être autre. Terrible insouciance. Apprentissage douloureux de m'accepter tel dans l'espoir d'une guérison dont je ne connais que le mot.

 

Assis près d'un chemin de terre ocre et de pierre,

le regard déposé, la main sous le menton,

ses pensées s'en venaient, tantôt oui, tantôt non,

fallait-il en l'état oser d'autres traverses ?

 

Souvent ce que l'on n'a rend le pas plus alerte.

Inerte son audace. Beaucoup de lassitude

rendait la foulée morne ; l'envie d'en rester là

emplissait peu à peu le sang d'incertitude.

 

Le cœur ne se battait, le flanc ne saignait pas,

les coups n'en pouvaient plus de tant vouloir virer

de caps en espérances vers d'océans lointains,

il est loin le rivage d'un océan sans terre.

 

Que la force fait mal quand elle vient à manquer,

que la souffrance est vaine, les matins éphémères

lorsqu'en le cœur s'enfonce la dent de la douleur

et que, tel un baiser sur des lèvres d'épines,

les jours perdent saveur ; la vie est assassine.

 

Ce qui aux jours de feu, au plus profond de l'être

rend les corps fous et moites, les passions violentes,

se perd, meurt et l'amour rendu tiède et sans joie

ne peut non plus suffire, simplement à survivre.

Il est malaisé d'être à moins que d'avoir l'air.

Publié dans Poésie, Textes

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Si les yeux s'ouvraient, une nouvelle signée Louis DELVILLE

Publié le par christine brunet /aloys

 

Si les yeux s'ouvraient


 

Si les yeux s'ouvraient, si mes yeux s'ouvraient, si nos yeux s'ouvraient…


 

Que de "si" pour un geste tellement simple. Ouvrir les yeux, voir le monde tel qu'il est. Voir les autres et voir que, malgré tout, il y a des choses qui vont bien.


 

Depuis plus de soixante-dix ans, nous vivons en paix. Notre pays n'est pas trop mal fichu et notre climat est, comme on dit, "maritime tempéré".


 

Ouvrons quand même nos yeux aux misères des autres, aux pays en guerre ou frappés par les catastrophes naturelles.


 

Mais ouvrons aussi les yeux sur les enfants qui jouent, sur les gens qui rient, sur les trains qui arrivent à l'heure ou sur la naissance d'un petit d'homme accueilli avec amour.


 

Ouvrir les yeux sur l'actualité et comme disait je ne sais plus qui : "Le jour où il n'y aura que des bonnes nouvelles à la une des journaux, cela signifiera que c'est l'exception."


 


 

Louis Delville

 

Publié dans Nouvelle

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"Floche", une poésie extraite du nouveau recueil de Patrick Beaucamps "En chemin jusqu'ici"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Floche

 

Nous emmenons notre fils

à sa première fête foraine.

Je l’installe sur le carrousel

et remarque qu’il n’y a plus

de floche !

Un coup d’œil rapide

aux alentours m’affranchit.

Plus de pommes d’amour

tenues par les amoureux.

Plus de barbes à papa

maculant les joues des enfants.

Plus de blousons en cuir

bravant les auto-tamponneuses.

Plus de ballons perdus

s’évaporant dans le ciel.

Même les chevaux de bois

ont disparu du tableau

que je gardais en mémoire.

Ma femme me tend un croustillon.

Nous soufflons sur mes souvenirs.

Publié dans Poésie

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Cyriaque Maixent Ebenga nous propose la conclusion de son essai d'éthique politique "Reconstruire le Congo-Brazzaville : une approche contractualisée"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Conclusion

 

Cette réflexion sur la réconciliation et la reconstruction de la société congolaise, la classe politique doit donner un message d’espérance et un signe fort aux populations, indiquer quelques défis posés dans la lutte contre l’impunité, la corruption, la prolifération des armes de guerre etc.

Il apparaît clairement que cette entreprise nécessite la participation de tous, car c’est à tous les Congolais que revient cette lourde tâche de réaliser le projet de bâtir un pays dans son ensemble comme un seul espace de vie, où les valeurs fondamentales unissent les hommes et les femmes de tous les horizons pour la plus grande ambition : l’avènement d’un nouveau Congo, capable de créativité et d’innovations dans les domaines les plus décisifs dont dépend l’avenir de la femme, à savoir la science et la technologie, l’éducation et la formation, le développement de l’esprit patriotique, l’interaction, le dialogue avec les autres non pas comme des ennemis mais des frères avec qui ils sont condamnés à vivre sur le même territoire.

Dans cette perspective, le changement de mentalité, comme nouveau comportement a comme manifestation primordiale de rassembler les hommes et de les constituer en une structure d’épanouissement pleine : la Nation.

La Nation, est en effet, nouée et constituée par l’esprit patriotique comme principe global et espace de pratique bienfaisante du pays (changements politique, économique, social et culturel.)

En manière de conclusion, reprenons les grandes articulations de notre démarche.

Nous nous sommes essentiellement attachés à circonscrire le cadre d’émergence du Congo de l’espoir dans ce Congo du désespoir. Nous avons vu que le drame est celui d’une crise des conditions mêmes de l’existence, du blocage dans le fonctionnement de tous les secteurs primordiaux de la vie sociale, de la détresse, du tribalisme que les Congolais tiennent sur eux-mêmes et sur leur destin.

Dans un, pareil contexte, il n’est pas facile de mettre fin à ces comportements à court terme et produire un espace d’espérance collectif vraiment créatif.

Tous les effets que les Congolais avaient produits, et qu’ils croyaient se donner à eux-mêmes une image fertile de leur destinée se sont avérés, n’être que des effets oniriques sans grand impact sur leur réalité.

Tout ce que nous venons d’écrire montre que la perspective d’un changement de mentalités au Congo ne sera pas seulement réduite à une réforme des systèmes de gouvernement. Elle engage tout un nouvel art de vivre que doit fonder une nouvelle perception de point de départ de la réflexion qui devra être aujourd’hui le Congo de l’espoir : celui dont les Congolais parlent peu ou presque pas par rapport à celui dont ils parlent le plus c’est-à-dire le Congo du désespoir, de l’immobilisme du doute voire de la désespérance.

Mais comment le Congo de l’espoir peut-il venir à bout du Congo du désespoir ? Par les armes de la lucidité et de la responsabilité. Ceci implique que les Congolais doivent d’abord se rendre compte de leurs faiblesses, avant de définir des qualités suprêmes qui donnent sens à la vie humaine et assurent la cohérence à l’humanité même de l’homme ; transformer une nouvelle culture fondée sur la violence en une culture de l’intercompréhension et de la solidarité réconciliatrice.

Ce sont ces enjeux-là que l’avènement de la réconciliation et de la démocratie, au sens fort du terme, feraient surgir. Il faudrait les aborder en profondeur et avec lucidité, notre effort de pensée ne peut que déboucher sur l’horizon d’où surgiront les questions ultimes sur la vie de l’homme, le destin de l’être et la destinée du pays, situées en amont et en aval, de tout effort de développement.

Ainsi, est-il urgent, pour les Congolais de prendre conscience des enjeux qui les interpellent, de réconforter les espoirs anéantis par des années de guerres civiles et entreprennent des actions en profondeur fondées sur des convictions politiques objectives. Nul doute que le vaste programme qui viendrait à bout du Congo du désespoir sera réaliste et ambitieux, loin des politiques démagogiques et de division qui ont plongé le pays dans un véritable chaos.

Certes, nul n’est à l’abri d’erreurs, mais à nos yeux, c’est l’avenir de tout un peuple qui est à la merci des armes ; une question fondamentale interpelle tous les Congolais : comment exorciser le Congo du désespoir ?

Sous notre objectif, la thérapeutique consiste en la place d’un vaste programme politique, économique, social et culturel. Le Congo a conscience, dans sa profondeur, de vivre une période bien difficile, même s’il a contribué à ce qu’elle survienne. Et sans doute ressent-il aussi la crainte que l’avenir soit plus sombre qu’on ne veut le dire, que même la prochaine alternance ne sache pas résoudre ses problèmes, qu’elle ne lui apporte qu’un soulagement passager, par des remèdes mal choisis et insuffisamment préparés, et qu’elle demeure incertaine, changeante, doutant d’elle-même dans un monde menaçant et impitoyable. La réponse à cette contrainte existe. Elle réside dans la chance, peut-être unique, offerte : la réconciliation.

Dans une situation de dérive globale que connaît le pays, la parole de Dieu aussi offre des repères que la pensée de la reconstruction a à développer conceptuellement et à définir concrètement pour gérer ces temps de crises que vivent les Congolais. Interprétée dans sa trame la plus profonde où se dévoile la destinée de l’humanité selon le projet divin, elle fournit les structures de valeurs fondamentales qui définissent clairement les orientations de lutte contre les pesanteurs et les pouvoirs de rupture entre Dieu et le monde de l’homme.

Ce sont ces valeurs anti-crise que l’esprit met en lumière comme structures de conscience et d’existence pour l’homme congolais d’aujourd’hui.

- les valeurs de travail, d’intervention et de responsabilité ;

- les valeurs de fraternité et de solidarité ;

- les valeurs de vigilance spirituelle et de confiance. Reconstruire le Congo nouveau en fonction de l’humain en tant que ferment anti-fatalité et puissance de transformation du monde en espace de vie, sans lequel les Congolais travailleront en vain.

 

Le but de cette réflexion a donc été d’amener les Congolais à changer de mentalité à réfléchir en énergie qui le feront agir en nouvelles raisons de vivre et de mourir pour la Nation, en nouvelle force de vie pour croire et espérer. N’est-ce pas là le véritable problème éthique du pays, le vrai pari pour créer un Congo nouveau et ouvrir au destin du congolais un chemin d’avenir lumineux et d’espérance ?

Publié dans présentations, Textes

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