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Christina PREVI a lu "Rue Baraka" de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

Christina PREVI a lu "Rue Baraka" de Carine-Laure Desguin

J'ai traversé ce livre comme on part en voyage, le point de départ étant bien entendu la Rue baraka, si présente . Le héros (nous l'avons sans doute déjà tous rencontré) part de la solitude et d'un dégoût profond pour aboutir à un sentiment d'espoir et de foi en vers des lendemain positifs.
C'est dans cette rue toute ordinaire et criante de réalisme qu'une rencontre inattendue sera le point de départ vers une métamorphose laborieuse mais efficace. Il faut dire que la rencontre est de taille à impressionner et toucher le jeune désabusé.

Jouer à "faire comme si" de façon constructive est un sport à pratiquer sans modération pour atteindre son but.
Un extrait de la page 19 résume bien l'aventure:

*Nous devons tous être attentifs. Nous pensons quelquefois la situation
désespérée et soudain, un élément nouveau se déclenche. Le téléphone sonne,
une rencontre fortuite survient, un courrier improvisé surgit, quelqu'un
heurte quelqu'un. *

L'histoire est d'autant plus dense que le roman est court, intéressant donc pour les personnes que la longueur d'une brique rebute.

J'ai beaucoup apprécié mais je suis restée sur ma faim à la fin... j'aurais aimé voir Tarek agir le lendemain...

Christina PREVI

Christina PREVI a lu "Rue Baraka" de Carine-Laure Desguin

Temps d'aventures

Publié dans Fiche de lecture

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L'avis du blog "Univers livresques" pour Dégâts collatéraux

Publié le par christine brunet /aloys

http://univers-livresques.eklablog.com/policier-thriller-c25645992

http://univers-livresques.eklablog.com/policier-thriller-c25645992

L'avis du blog "Univers livresques" pour Dégâts collatéraux

Résumé de l'éditeur :

Deux attaques de fourgons blindés transportant des fonds de la Monnaie de Paris vers l'Italie, plusieurs morts et c'est la toute nouvelle police européenne, la FSE, qui est chargée de l'enquête.
Dotée de pouvoirs juridiques plus étendus qu'Europol, elle est composée de policiers hors pair choisis par les gouvernements adhérents soucieux de leur image.
Parmi eux, Nils Sheridan, un ancien du MI6 et Axelle de Montfermy, personnage ambivalent au passé chargé.
L'enquête les amène dans le Jura mais, très vite, la suspicion s'installe entre les protagonistes habilement manipulés.

L'AVIS DE MARYLINE...

Christine Brunet m'a offert son livre dédicacé lors d'une rencontre en octobre dernier. Je l'en remercie vraiment!

J'ai déjà lu "Convergences" de cette auteur mais celui-ci est un livre qu'elle a écrit bien avant, avec une autre héroïne, différente.

Comme j'ai beaucoup aimé son autre roman, je me suis plongée dans celui-ci sans aucun problème. Et je ne suis pas déçue, je n'arrivais pas à lâcher le livre... Axelle, l'héroïne du livre, est une femme compliquée, et j'ai eu du mal à l'aimer, au début, j'ai trouvé qu'elle manipulait un peu trop les gens qui l'entouraient. Mais à chaque fois elle s'en sort bien, c'est pour la bonne cause, et surtout, on se rend compte que ce n'est peut-être finalement pas elle qui manipule. Je me suis prise d'amitié pour Nils, qui est un homme intègre mais qui ne sait plus du tout où il en est.

L'intrigue est très prenante, il y a des magouilles de partout, des secrets, des alliances, des contre-alliances... On ne sait plus qui dit la vérité, qui ment, qui est victime ou coupable, c'est très compliqué mais tout va très vite en même temps.

On voit bien la distinction entre les 2 livres, mais c'est une super idée d'avoir tout rassemblé en un seul volume car la deuxième partie est bien la suite logique à la première affaire. Je me demande vraiment comment c'est possible pour un auteur de trouver toutes ces embrouilles, ces faits complètement fous, ces fils emmêlés... Je suis admirative du travail effectué par l'auteur, il faut une imagination folle pour trouver tout ça, faire en sorte que tout se lie au fil des pages et de la lecture.

Au final, ce roman est un magnifique thriller, mené par une héroïne un peu trop parfaite pour moi (elle ne loupe rien, ne fais jamais d'erreurs...). Avec une belle histoire d'amour en fond, j'adore!

Publié dans avis de blogs

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Edmée de Xhavée a lu le dernier roman de Didier Fond "La ballade des dames à poussette"

Publié le par christine brunet /aloys

Edmée de Xhavée a lu le dernier roman de Didier Fond "La ballade des dames à poussette"

J’ai lu La Ballade des dames à poussette – Edmée De Xhavée

J’avais lu « Grand-père va mourir » de Didier Fond, et depuis je me promettais de le suivre. Mais nous sommes nombreux à devoir être suivis… Cependant, l’appel de ma promesse m’a fait craquer pour ce dernier livre dont je savais qu’il ne ressemblerait pas au premier.

En effet les points communs se limitent à une écriture très agréable et une analyse psychologique « mine de rien » qui me fait me demander si l’ami Didier ne couche pas bien des femmes sur le divan. (Heuuuuuuuuuuh… professionnellement s’entend, n’est-ce pas ?)

Le cadre de ce récit pour le moins surprenant : un quartier de bons bourgeois ayant réussi. Les maris travaillent comme des possédés pendant que les épouses rivalisent de lifting, poussettes sophistiquées, piscines (celle que l’on a, celle que l’on envie à qui l’a, celle que l’on râle d’avoir un terrain trop petit pour la faire creuser…), esbroufes diverses, et bambins délicieux.

Sur le trottoir d’en face cependant… c’est moins glamour. Que ce soit du côté des maisons que des habitants. Et c’est d’emblée que, de ce côté de la rue, Maurice, ignoble misogyne hargneux, nous présente les gens d’en face, les dames à poussette. Et il ne ménage ni ses mots ni son exaspération. Et il faut dire qu’il nous fait rire, et rire encore – ce qu’il n’aurait pas aimé, vu son caractère de cochon. A travers ses yeux, filtrées par ses surnoms, les bourges d’en face sont pathétiques. Et tout cet argent, qui est beaucoup mais finalement pas assez… leur rend la vie ennuyeuse.

Et puis, le hasard… Vraiment le hasard s’en mêle et fait tout basculer. Chacun et chacune a son prix, qui n’est pas toujours le même. Et on se fait si vite à l’idée de tromper son monde.

Je n’ai pas regretté d’avoir suivi l’immonde Maurice dans ses observations venimeuses puis attentives des vies adorables de La poufiasse décolorée, Jacques Ouzi, Anita-la-vieille saloperie, Sylvie, Cucussette, interrompues, les observations, par de sonores « Vive le fric » !

Edmée de Xhavée

edmee.de.xhavee.over-blog.com

Edmée de Xhavée a lu le dernier roman de Didier Fond "La ballade des dames à poussette"Edmée de Xhavée a lu le dernier roman de Didier Fond "La ballade des dames à poussette"
Edmée de Xhavée a lu le dernier roman de Didier Fond "La ballade des dames à poussette"Edmée de Xhavée a lu le dernier roman de Didier Fond "La ballade des dames à poussette"

Publié dans Fiche de lecture

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Un article sur "Sables" de Laurent Dumortier

Publié le par christine brunet /aloys

Article Vers l'Avenir

Article Vers l'Avenir

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L'émission d'Annick Jean sur RTVfm

Publié le par christine brunet /aloys

 L'émission d'Annick Jean sur RTVfm

J'ai rencontré Annick Jean lors d'une séance de dédicaces à Carpentras, dans l'Espace culturel du Leclerc. Belle surprise puisqu'elle venait m'interviewer !

Au cours de la discussion, je me suis aperçue que nous partagions une passion commune pour la littérature.

Comment une radio peut-elle donner, aujourd'hui, une place à la littérature dans un contexte finalement peu favorable pour ce type de culture... Plus encore une radio locale.

Près de Vichy, Radio Coquelicot bouscule également la programmation en proposant l'émission "D'une plume à l'autre". France bleu Besançon a sa "grande librairie". Mais nous avons-là des exceptions.

J'ai voulu en savoir plus... sur cette radio et sur cette journaliste passionnée de bouquin.

 L'émission d'Annick Jean sur RTVfm

Quelques précisions concernant RTVFM...

"Née d'une initiative de quelques passionnés de la radio, Radio Territoire Ventoux a comme objectifs de mettre à disposition des étudiants un support pédagogique leur permettant d’apprendre à maîtriser les méthodes et techniques de l’interview et dynamiser l’action culturelle du territoire Ventoux.

RTVfm est une radio pédagogique de proximité, qui existe depuis Avril 2012 sous la forme associative. Elle est tournée vers la jeunesse, jouant la carte de la complémentarité dans le paysage média d’un secteur comme celui de Carpentras et de ses environs et plus précisément du Mont Ventoux.

Elle a pour vocation l'apprentissage de la prise de parole en groupe , la maîtrise des méthodes et des techniques de l'interview, en mettant à la disposition des associations et des établissements scolaires un support pédagogique.

A cette fin, elle propose à l'aide d'un studio mobile (micros, casques ordinateurs, tables de mixage, logiciel de gestion radio, etc...) des animations, ateliers et conférences destinés aux écoles, centres de loisirs et associations du bassin de vie de Carpentras.

Son équipe compte 12 membres bénévoles (animateurs et techniciens) qui réalisent 12 émissions hebdomadaire : littéraire,musicales,sportive,sur l'emploi,jeunesse,vie locale et associative etc.. et pas moins de 8 rubriques." (Infos tirées d'une présentation de cette radio par le Président de RTVfm, Alain GIRAUDI ).

 L'émission d'Annick Jean sur RTVfm

Les réponses d'Annick Jean...

Comment est née votre chronique ?

C'est plus qu'une chronique c'est une émission d'une heure !

C'est grâce à ma passion pour les livres depuis ma plus tendre enfance.

A l'âge de 6 ans, je savais lire et j'adorais cela ! J'ai toujours lu tous genres de livres.

A une période de ma vie, je voulais travailler dans une librairie, une bibliothèque, un travail en lien avec le livre.

La radio m'a permis de réaliser ce rêve : je suis allée les rencontrer et je leur ai parlé de mon projet d'émission littéraire et ils on dit ok. Un double rêve c'est réalisé à ce moment là : « faire de la radio et parler de littérature diverse », créer une émission riche de sens et de connaissances et faire découvrir les talents de notre département et alentours .

Qui en a eu l'idée ?

J'en ai eu l'idée parce que justement, c'est quelque chose qui ne m'a jamais quitté :

« partager ma passion du livre ».

Curieux, non, de parler aujourd'hui littérature alors que beaucoup de radio ont fait le choix inverse !

Je ne cherche pas à faire comme les autres, j'ai plutôt le souhait de faire découvrir aux auditeurs l'amour de la lecture, leur donner l'envie de lire, de découvrir des auteurs, de voyager avec le livre et pourquoi pas leur ouvrir aussi la possibilité de réaliser le rêve d'écrire et publier un livre.

Merci Annick pour votre passion ! Longue vie à une radio atypique !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Publié dans ANNONCES

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Jean-François Foulon nous propose une nouvelle, "Le village"

Publié le par christine brunet /aloys

Jean-François Foulon nous propose une nouvelle, "Le village"

L’horizon, c’est la forêt. Elle est partout et encercle le village en vagues successives bleues ou noires.

Sous le pont, près de l’église, coule la rivière, grosse des pluies de l’hiver. Elle gronde et s’agite, cascade et tressaute, éternel bruit de fond qui est l’âme de ce lieu.

Les hommes, on ne les voit pas. Ils sont calfeutrés chez eux et laissent passer la mauvaise saison. Assis devant l’âtre de leurs ancêtres, ils doivent regarder les flammes se tordre et lécher les pierres de schiste. Parfois, une buche s’effondre dans le foyer et mille étincelles jaillissent qui se reflètent dans leurs yeux songeurs.

La petite église est fermée, une chaîne rouillée en barre l’accès. Les dieux sont partis ou bien ils sont morts.

Au milieu du cimetière, une vielle en manteau se recueille. Elle songe aux temps anciens, quand des gamins couraient sur la place et que les gros chevaux de labour frappaient le pavé de leurs sabots sonores. Elle songe à l’Alphonse, qui les menait avec douceur et les commandait à la voix. L’Alphonse qui git là, sous la pierre noire, depuis maintenant vingt ans.

Dans les ruelles, derrière les maisons, aucune jeune fille amoureuse n’attend, les lèvres entrouvertes, que vienne la rejoindre un prince aux yeux rieurs et à la moustache piquante. Il n’y a plus que le vent, qui gémit entre les pierres froides et qui s’infiltre sous les portes.

La place est déserte. Point de monument. Seule, dans un coin, une charrue rouillée émerge à peine des herbes sauvages..

La pluie se met à tomber et la vieille revient du cimetière, trottinant comme elle peut. Elle a hâte d’être chez elle, de refermer la porte et d’attendre que passent les jours et les nuits jusqu’à l’été prochain. Alors, encore une fois, elle pourra s’asseoir dehors et tricoter, tout en écoutant la rivière. Les hirondelles, ivres de vitesse, viendront la frôler et leurs cris mettront un peu de vie dans le village mort.

Pour l’instant c’est l’hiver, il pleut et l’Alphonse n’est plus là.

Dans la forêt proche, on entend comme un murmure. C’est sans doute un animal sauvage, à moins que ce ne soit le vent, qui tord les branches des sapins noirs.

Jean-François Foulon

http://feuilly.hautetfort.com/archive/2016/01/13/le-village-5744207.html

Publié dans Nouvelle

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Jean-Claude Texier nous présente en image "Loozie Anna", son nouveau roman

Publié le par christine brunet /aloys

Publié dans présentations, vidéo

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Christine Brunet a lu "Obscurité" de Jean-François Foulon

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Obscurité" de Jean-François Foulon

Un père violent, une mère battue dominée, un fils maltraité... Lorsque le monstre s'en prend à la petite sœur, la mère trouve le courage de s'enfuir pour les mettre tous les trois à l'abri.

Fuir... Ne pas se retourner. Quel qu'en puisse être le prix : voici le fil de ce roman.

Jean-François nous propose avec "Obscurité" une sorte de road book à trois sur lequel plane l'ombre implacable du père dépossédé de ses souffre-douleur.

Trois personnages, ballottés au gré d'événements que la mère ne peut surmonter mais qui, peu à peu se découvrent une envie commune de liberté.

Un voyage vécu au travers des yeux du fils qui observe, juge, décide, évolue et va découvrir l'amour.

Des régions, des paysages, des villes émaillent un trajet chaotique, de simples prétextes pour des épisodes jamais très heureux, toujours négatifs au final.

Des rencontres certes fortes mais souvent vécues comme autant de violences : la figure du chasseur violeur, violent, effrayant, ponctue le récit un peu comme ce notaire inhumain, ces gendarmes trop rigides, ces gens qui pourraient les aider mais qui préfèrent les dénoncer.

Une mère et son fil déshumanisés par l'auteur qui leur refuse un prénom comme si les coups du père leur avaient enlevé cette simple existence que donne une identité formelle. La petite n'a pas encore été pervertie tout à fait et s'appelle Pauline : la seule candide de l'aventure, trop petite pour tout comprendre.

La mère inconsistante ne serait pas allée bien loin sans son fils de 12 ans, trop mûr pour son âge, trop lucide. Ce déséquilibre met le lecteur mal à l'aise et participe à ce sentiment lancinant que l'aventure ne peut durer et que cette fuite en avant se terminera mal.

Ce roman porte bien son nom... Obscurité... Celle de l'ombre pesante du père maltraitant, d'une justice aveugle, ou d'un destin inéluctable ? Peut-être celle de l'âme humaine, tout simplement.

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Christine Brunet a lu "Obscurité" de Jean-François FoulonChristine Brunet a lu "Obscurité" de Jean-François FoulonChristine Brunet a lu "Obscurité" de Jean-François Foulon

Publié dans Fiche de lecture

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Carine-Laure Desguin revisite le Petit Prince

Publié le par christine brunet /aloys

Carine-Laure Desguin revisite le Petit Prince

Chapitre XXVIII : Le messager

— Toi, tu reviens de la chasse aux papillons !

Le petit bonhomme que j’avais devant moi ne répondit pas. Il rougit. Avec cette écharpe dorée qui lui cachait le nez, ces boucles d’or qui tourbillonnaient tout autour de la tête, il était bien ce petit prince extraordinaire dont mon ami m’avait tellement parlé. Et puis, mon ami, il l’avait dessiné, cet être hors-norme. Je ne pouvais me tromper. Oui, depuis cinq jours, je glandais ici dans ce désert du Sahara, sous ce soleil de plomb. Oui, il y avait cette fatigue, bien sûr. Mais c’était lui, c’était lui. Je savais qu’il viendrait, si je me crashais. J’avais en moi cette certitude. C’était même autre chose qu’une certitude, c’était une espérance. C’était pour moi une façon de ressentir la présence de mon ami. Je repris mes esprits et je lâchai :

— Dis-moi, et cette fleur ? Car bon Dieu, il s’en est voulu, tu sais, je parle d’un ami disparu que tu as croisé…Il s’en est aperçu bien trop tard qu’il avait oublié de te dessiner une courroie de cuir. Mille fois mon ami a pensé : « Que s’est-il passé sur la planète du petit prince ? Peut-être bien que le mouton a mangé la fleur… »

Ce silence. Ce silence me confortait dans mon idée. Ce bonhomme perdu dans le désert était bien le petit prince. Le temps d’un éclair, je fis un demi-tour sur moi-même. Pas de mur, pas de puits, pas de serpent ! Et ce silence, ce silence. Le petit prince me tendit alors une feuille de papier sur laquelle il avait dessiné…Et là, il n’y eut plus l’ombre d’un doute. Du tac au tac et avec l’espoir que ma réponse lui arracherait un mot ou deux, je lui dis :

— Ça, ce n’est pas un chapeau, c’est un boa qui a avalé un éléphant !

— S’il te plaît, dessine-moi une courroie de cuir…

— Oh mon bonhomme, mais bien sûr que je vais te dessiner une courroie de cuir !

Je sortis alors de ma poche une feuille de papier et un crayon. Un pincement au cœur... D’émotion, ma main trembla. Je m’appliquai au mieux et une courroie de cuir vit le jour. Voilà ! lui dis-je tout fier de mon œuvre, en lui tendant le dessin.

— Merci ! Avec cette courroie, le mouton ne mangera pas ma fleur.

— Et ce globe ? Il n’y a donc pas un globe qui protège ta fleur ?

— Oui, il y a un globe qui protège ma fleur mais ma fleur doit vivre et respirer, elle aussi. Et sur ma planète, il y a un tas de choses à faire. Je sais que tu sais que ma planète est si petite !

— Des tas de choses importantes, c’est ça, n’est-ce pas ?

Le petit prince ne répondit pas à cette question. Il rougit. Il riva son regard lumineux sur le dessin. Oh, j’aurais pu lui parler des étoiles et des cinq cents millions de grelots, j’aurai pu lui parler de sa rose qui n’avait que quatre épines pour se protéger du monde. J’aurai pu lui dire tellement de choses. Mais je me tus, moi aussi. Je sentis des larmes me brouiller la vue. C’était cette histoire de renard. Dix minutes que ce gosse était planté là et je l’avais déjà apprivoisé. Mais je ne voyais pas ce fameux mur. Ni ce puits. Ni ce serpent.

Le petit prince replia les deux feuilles et les glissa dans sa poche.

— Ne les perd pas ! lui dis-je, tout en retenant mes sanglots. Car je savais qu’il allait partir, lui aussi. Il l’avait eu, son dessin…

— Merci ! murmura-t-il. Grâce à toi mon ami pourra s’occuper de ses livres. Il ne sera plus obligé de passer son temps à protéger notre fleur lorsque j’enlève les mauvaises herbes.

— Tu n’es donc plus seul sur cette planète ? Et tu as un ami qui écrit des livres ?

Le petit prince rougit encore. Puis il dit :

— Oui, il écrit des livres. Il écrit de belles histoires, des histoires de voyages. Avec les dessins, il a encore des difficultés. À cause des grandes personnes qui lui avaient dit de mettre de côté ses dessins et de s’intéresser à la géographie, à l’histoire, et à la grammaire.

Je tombai à genoux et me frottai le visage entre les mains. Je fus alors envahi par un sentiment mystérieux. J’étais à la fois très heureux et très malheureux. Lorsque je relevai la tête, je vis un serpent qui se faufilait entre deux pierres. Je regardai alors le ciel et les étoiles. Et je souris.

Carine-Laure Desguin

*****

— Alors Carine-Laure, tu as donc revisité l’histoire du Petit Prince ?

— Oui, je trouvais le challenge assez sympa et pour participer à ce concours, j’ai relu Le Petit Prince de Saint-Exupéry. Un régal. Une histoire à relire plus souvent, on zappe souvent un passage ou l’autre alors que l’on devrait s’arrêter à chaque page et respirer tout ça.

— Et ce concours, il était organisé par qui et pourquoi et avec qui et quel en était le thème ?

— Oh, en juillet, j’ai vu cette proposition sur le net. Il s’agissait d’inventer un 28 ème chapitre au Petit Prince. Pourquoi pas ? ai-je pensé…C’était la bibliothèque de Welkenraedt qui lançait ce concours, en partenariat avec la Bull’dingue.

CEC La Bull'dingue
Rue de la gare 10 - 4840 Welkenraedt
Tél. 087 88 24 67 - Fax 087 88
39 32
labulldingue@gmail.com
http://ceclabulldingue.canalblog.com
https://www.facebook.com/labulldingue
https://www.pinterest.com/labulldingue

http://www.welkenraedt.be/culture-et-loisirs/commune/services-communaux/bibliotheque

— Comment t’es venue l’idée de ce 28ème chapitre car, avouons-le, il est pas mal ficelé ?

— Oh, une fois le livre relu, la suite de l’histoire m’est apparue assez rapidement mais je laisse au lecteur la joie de découvrir mon texte…

— Beaucoup de participants ? ?

— Oui, beaucoup de participants et dix textes sortaient du lot…C’est une animatrice très enthousiaste de la Bull’dingue qui m’a téléphoné, mon texte Le messager faisait partie des textes sélectionnés. Quelle joie !

Et de plus, un recueil de ces textes est édité. Ça, c’est super…

Retrouvez les activités de Carine-Laure Desguin sur son blog :

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/press-book/32061526.html

Publié dans Textes

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Salvatore Gucciardo dans l'Anthologie de poésie 2015 "Les poètes et le Cosmique"

Publié le par christine brunet /aloys

Salvatore Gucciardo dans l'Anthologie de poésie 2015 "Les poètes et le Cosmique"
Salvatore Gucciardo dans l'Anthologie de poésie 2015 "Les poètes et le Cosmique"
Salvatore Gucciardo dans l'Anthologie de poésie 2015 "Les poètes et le Cosmique"
Salvatore Gucciardo dans l'Anthologie de poésie 2015 "Les poètes et le Cosmique"

Salvatore Gucciardo figure dans l'Anthologie de poésie 2015 "Les Poètes et le Cosmique" par Jean-Pierre Béchu et Marguerite Chamon Editions du Net, France.

Ce livre est sorti de presse pour les Fêtes de fin d'année

Il est par ailleurs cité dans la préface de l'Astrophysicien au CNRS Daniel Kunth, initiateur

de la Nuit des étoiles en 1991.

Publié dans articles, ANNONCES

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