Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Dans l'Avenir, un article pour "Tant de silence", le roman de Philippe de Riemaecker, en attente de référencement !

Publié le par christine brunet /aloys

Dans l'Avenir, un article pour "Tant de silence", le roman de Philippe de Riemaecker, en attente de référencement !

Publié dans articles

Partager cet article
Repost0

Le regard, un poème de Laurent Dumortier publié dans l'Inédit nouveau n° 279

Publié le par christine brunet /aloys

Le regard, un poème de Laurent Dumortier publié dans l'Inédit nouveau n° 279

Le regard

Vous qui espériez l'Eden

Ne croisez que haine

Ou au mieux de l'indifférence

Face à des cœurs de glace

Et à l'aune de votre misère,

Je mesure l'étendue de ma chance

Croiser votre regard

C'est abattre des remparts

De préjugés et de brouillard

Embués et fatigués,

Vos yeux de réfugiés renvoient

L'image de privilégiés

Mais une main tendue

Ne vaut-elle pas plus

Que des centaines de poings serrés ?

​Laurent Dumortier

​Extrait d'"Ether, mer et Terre"

Publié dans Poésie

Partager cet article
Repost0

Jeanne R. a lu "Nid de vipères" de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

Jeanne R. a lu "Nid de vipères" de Christine Brunet

D'ordinaire peu familière de ce genre de littérature, je n'ai pourtant pas quitté des mains le livre de Christine Brunet "Nid de vipères", au titre que ne va pas sans rappeler celui de François Mauriac, certes à un mot près s'entend… Quoique l'un se trouve aussi éloigné de l'autre que le feu de la glace ; le nœud, dans ce polar à La Brunet, étant les informations additionnées sous couvert d'investigations, et tellement de rebondissements et de tangages qu'à chaque page nous sommes pris au dépourvu.

Il y a beaucoup d'ingrédients dans ce roman policier comme autant d’acquiescements, roman dans lequel même les cocktails au champagne ont le goût de l'étrange à défaut d'un excès d'exotisme. Outre que le mal appartient au genre masculin, dire que les mâles ici n'ont pas vraiment le beau rôle relève de la litote.


Personnage principal à facettes : Aloys ou Alie.

Aloys : "femme flic/femme d'affaires", nous dirait sa fiche de police ;

Alie : jeune femme perdue et nantie de très bonne famille en lutte avec le mal sous toutes ses formes - à l'extérieur et à l'intérieur - puisqu'elle est condamnée, condamnée à souffrir.

Oui, Aloys, un nom donné (qui déjà nous parle par ailleurs) à une femme légèrement américanisée que la vie a brisée jusque dans son corps mais celle-ci, au top de sa carrière de "limier", enquête comme personne. Du coup, n’ayant rien à perdre, rien ne lui fait peur. Cette jusqu’au-boutiste n'a d'existence propre que dans l'action grâce aux intrigues, lesquelles se voient nouées et dénouées d'abord au cœur d'un Paris interlope que l'on n'a guère envie d'approcher. On fait également un tour dans certaines îles… oh pas les plus paradisiaques au regard des occurrences mais, pour l’une d’entre elles, plutôt proche de celle du docteur Moreau de H.G. Welles... Est-ce pour cela que ce polar aurait sa place au cinéma, selon moi ?


En résumé, ce "Nid de vipères" se situe bel et bien dans un panier de crabes. Et pour cause ! Le crabe aura-t-il raison de la belle héroïne au tempérament héroïque ? Bon chut, le suspens doit perdurer au-delà des simples mots d'une lectrice alors, à l’instar d'Aloys, cultivons le secret !

Jeanne R. a lu "Nid de vipères" de Christine Brunet

Jeanne R.

Lyon, le 9 mai 2016

jeannerromanciere.hautetfort.com

Publié dans Fiche de lecture

Partager cet article
Repost0

Danièle Deydé présente son nouveau roman "Mal de mère"

Publié le par christine brunet /aloys

Danièle Deydé présente son nouveau roman "Mal de mère"

Ma biographie :

Je suis née en Algérie au temps où elle était encore française. C’est là que j’ai passé une partie de mon enfance alors que se déroulait la guerre qui a conduit à l’indépendance du pays. Ma famille a quitté Alger pour venir s’installer en France dans région parisienne où mon père avait trouvé du travail. C’est en banlieue sud que j’ai fait mes études secondaires suivies d’études universitaires à Paris. J’ai obtenu un diplôme spécialisé en psychologie clinique et suis entrée à l’Education Nationale, d’abord en tant qu’enseignante auprès d’enfants en grandes difficultés, puis en tant que psychologue. Mutée dans le sud de la France, j’ai poursuivi ma carrière dans le département des Alpes Maritimes où je réside toujours.

Il me semble que j’ai toujours écrit ; des poèmes, des nouvelles, et puis un jour j’ai décidé de faire un roman et d’aller jusqu’au bout. A ce jour, je suis l’auteure de quatre romans dont trois parus chez Chloé des Lys. « Mal de mère » est mon cinquième roman.

Résumé du roman « Mal de mère »

La relation difficile d’Elisa à sa mère Murielle est arrivée à son point de rupture.

Après une scène violente qui l’a opposée à sa fille, Murielle part se réfugier chez sa sœur à l’autre bout de la France. Elisa, quant à elle, décide de disparaître de la vie de sa mère.

Le roman est le récit de cette rupture qui s’étale sur trois jours et deux nuits au terme desquels chacune des deux trouvera son issue à ce « mal de mère ».

Quelques extraits :

Elisa

Elle quitte la place, retrouve sa voiture et reprend la route, vers la mer cette fois. Quand elle arrive dans la petite station balnéaire, le soleil est bas sur l’horizon, mais la plage est baignée d’une clarté diffuse et très douce. La mer est haute et le sable paraît presque blanc. Les baigneurs ont déserté la grève qui semble se prélasser sous la molle caresse des vagues. Le lourd feuillage des arbres qui bordent le rivage s’est assombri, par contraste avec la grève pâle. Elisa revoit son père qui tend la main à la petite fille qu’elle était et tous deux pénètrent dans l’eau fraîche ; il l’éclabousse et elle pousse des cris ravis ; elle serre sa grosse main pour se rassurer, elle a un peu peur de l’eau, elle ne sait pas nager. La jeune fille sourit. Tout cela est si loin ! Elle se demande si, finalement, elle ne l’a pas rêvé. Assise sur un muret, elle regarde la nuit s’installer sur cet endroit qu’elle s’était approprié parce qu’elle y était heureuse.

Murielle

Murielle ne supporte plus sa solitude et, désormais, où qu’elle se trouve, elle est seule. Hier soir, plus Nadine l’entourait, plus elle se montrait compatissante, et plus elle se sentait abandonnée. Ce sentiment d’abandon, qui revient sans cesse dans son quotidien et qui l’empoisonne, remonte à ce jour lointain où Jacques a fait basculer sa vie ; à cet instant terrible où il lui a annoncé qu’il partait rejoindre celle dont il était tombé amoureux.

Vingt ans ont passé. Si longues. Pourtant, elle garde toujours en mémoire les moindres détails de cette scène qui devait la briser.

Elisa

Elisa a quatre ans. Elle joue sur le tapis de la salle de séjour avec ses poupées Barbie. Sa mère s’affaire à la cuisine, elle prépare le repas du soir. Tout est calme. Seuls signes d’une vie qui s’écoule paisiblement : le tintement des casseroles et des couverts, et le babillage discret de la petite fille qui met en scène un dialogue entre ses poupées. Soudain, la porte d’entrée qui claque trouble la quiétude de ce moment. C’est son père, il rentre de son travail. La petite fille lève les yeux et s’immobilise, l’oreille aux aguets. L’atmosphère a brutalement changé à l’arrivée de l’homme. Une sorte de tension dans l’air ; quelque chose de lourd en forme de menace s’est installé ici, et l’enfant, avec sa sensibilité toute neuve, l’a aussitôt ressenti.

Publié dans présentations

Partager cet article
Repost0

Le blog "les lectures de Maryline" a lu "Les deux portes" de Simon Andrieu

Publié le par christine brunet /aloys

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/les-deux-portes-a125644546

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/les-deux-portes-a125644546

Le blog "les lectures de Maryline" a lu "Les deux portes" de Simon Andrieu

Résumé de l'éditeur :

Oniro a dix-sept ans. En ce cinq septembre 2007, il s'apprête à rentrer en terminale scientifique. Ce lycéen timide et pusillanime craint une chose par dessus tout : être et rester banal, ne pas se démarquer des sept milliards d'êtres humains qui peuplent la Terre. Au premier abord, son existence n’a d’ailleurs rien d’extraordinaire. Cependant, Oniro ignore bien des choses sur le monde, et encore plus sur sa propre personne.

L'Assemblée des Mages existe dans le secret depuis maintenant huit siècles. Elle n'a qu'un seul et unique but : l'accomplissement de la Prophétie et la protection du monde face à la destruction qui le guette. Les Mages sont des derniers Maîtres de la malesthésia, incroyable énergie à l'origine de la vie et offrant à ceux qui la contrôlent des pouvoirs hors du commun. Toutefois, ils ne pourront pas accomplir seuls leur quête.

Mon avis :

Je ne suis pas une adepte du fantastique, mais le synopsis de ce livre me tentait bien et surtout, les Éditions Chloé des Lys font de beaux livres en général alors je me suis lancée.

Ce roman s'adresse à un public jeune je pense, même l'écriture de l'auteur est pour moi encore un peu jeune. Mais il a de l'avenir parce que moi qui n'aime pas ce genre, j'ai plutôt bien aimé dans l'ensemble, même si je trouve l'histoire un peu banale

Je me suis attachée à Oniro, un jeune homme de 17 ans qui n'a rien d'extraordinaire au départ. Et puis au fil des pages, il apprend des tas de choses sur lui mais aussi sur l'univers qui l'entoure. Il prend confiance en lui au fil de l'histoire et il se créé grâce à son voyage, un avenir plus positif que celui qu'il pensait connaître.

J'ai bien aimé l'alternance des points de vue entre Oniro et les Mages. Le rythme est du coup plus intéressant et j'ai pu lire et aimer le livre grâce à ça. En plus, même si je savais pertinemment que c'était du fantastique, j'y ai cru, vraiment! Disons que le personnage principal peut être dans chacun de nous par son attitude et son comportement. Je pense même que certains lecteurs peuvent s’identifier à lui.

Je suis contente d'avoir lu ce livre alors qu'il n'est pas dans mon style de lecture, car j'ai pu découvrir un auteur de talent qui pourra très vite devenir un grand!

Publié dans avis de blogs

Partager cet article
Repost0

Marcelle Dumont a lu « Le temps de l’errance » de Jean-François Foulon

Publié le par christine brunet /aloys

Marcelle Dumont a lu « Le temps de l’errance » de Jean-François Foulon

J’ai dit, il y a déjà bien longtemps, à quel point j’ai apprécié le roman « Obscurité » de Jean-François Foulon. Avec « Le temps de l’errance », l’auteur s’exprime dans un autre registre. Il se fait plus personnel, en nous offrant poèmes en vers libres ou en prose, nourris de nostalgie et de souvenirs tendres.

J’ai retrouvé dans ces textes impressionnistes, la sensibilité et l’humanisme de l’auteur. Sa pénétration aussi.

Ainsi j’ai particulièrement apprécié l’histoire du bambin de deux ans, prisonnier de son lit-cage, qui commence à se poser des questions sur l’autorité des adultes et sur le peu de champ qu’elle laisse à son désir de liberté et à sa soif de grandir. Le poète se fait alors moraliste avec humour.

Et qui d’entre nous n’a pas connu en son enfance le lit-cage protecteur, rassurant … mais frustrant? L’auteur, parlant de lui-même, nous parle de cette manière à l’oreille.

Marcelle Dumont a lu « Le temps de l’errance » de Jean-François Foulon

MARCELLE DUMONT

"Nuageux à couvert"

Publié dans Fiche de lecture

Partager cet article
Repost0

Haut les mots, une nouvelle écrite par CARINE-LAURE DESGUIN

Publié le par christine brunet /aloys

Haut les mots, une nouvelle écrite par CARINE-LAURE DESGUIN
Haut les mots, une nouvelle écrite par CARINE-LAURE DESGUIN
Haut les mots, une nouvelle écrite par CARINE-LAURE DESGUIN

 

 

Haut les mots !


 

Ben ouais qu’t’es à Mons ! Tu vois bien que juste derrière toi, c’est la gare de Mons ! répond le zigoto en rivant son regard admiratif vers le fabuleux chantier.

On est bien à Mons 2016 ? rétorque la p’tite vieille à l’allure de bimbo déjantée.

Ben zut alors, celle-là, on ne me l’avait pas encore sifflée, tu parles d’une colle !

Bref, continue la vioque, est-ce que des vagues de quidams déferlent encore dans les rues comme l’an dernier? Avec les plans de la ville entre leurs menottes ? Est-ce qu’à chaque coin d’rue, y’a des trucs étranges qu’on appelle des œuvres contemporaines ?

Ah ouais, des trucs du genre un tapis d’allumettes suspendu entre les corniches de deux rangées de maisons ou des entonnoirs en papier mâché qui sortent des fenêtres…

Ok ! Ici, c’est Mons 2016 !

Ouais, ici, c’est Mons 2016, annone le zygoto. A propos, ta tronche me dit quelque chose ! Scotchée sur une affiche du Plaza Art ?

Pas encore mon gars…Je vais pas te faire languir plus longtemps…Je suis le clone de Deneuve façon fashion lifting. Trêve de plaisanterie, tu t’emmerdes pas, toi ?

Ben….

Tu m’assisterais pas pendant une paire d’heures ?

Ben…

On commence la journée par se rincer la glotte et ensuite, on bosse !

A l’hôtel Le terminus, ça discute…

Fastoche pour nous deux ! Toi, t’as rien à foutre et moi, je suis comme qui dirait en mission.

Ouais, t’es journaliste ou quelque chose comme ça ?

Quelque chose comme ça…

Ouais…Dans ta mallette longue comme un balai, y’a bien des appareils photos et des caméras?

Tu m’plais mon p’tit gars, t’as les idées qui gambergent plus vite que l’ombre de saint Georges. A propos, tu la connais comme ta poche, cet’ ville ? Et ne me regarde pas avec ces yeux de merlans frits, je le sais que je suis irrésistible malgré mon âge. Je disais donc, Mons 2016 n’aurait donc plus de secret pour toi. Et puisque tu fous rien, t’as bien promené tes guibolles dans les endroits…phares ?

Phares ?

J’voulais dire des endroits visités par les ministres, les rois et les reines et tutti quanti…Les endroits avec des files de cent mètres de chairs humaines qui attendent un ticket …Les endroits phares, quoi !

Ouais, je vois ! C’est comment déjà ton p’tit nom ? Moi c’est Boule. Et toi ?

Moi c’est Croq’Casquette. Casquette à cause de la casquette qui décolle jamais de la caboche et Croq’ à cause de tous ces amants qui se sont flingués raides morts pour ma belle gueule. Les gonzesses qui fument le cigare enroulé dans d’l’herbe, c’est plutôt rare…Et la minijupe qui cache pas les varices, c’est d’un sublime…J’suis c’qu’on appelle une cougar. Bref, on disait donc qu’ici, à Mons 2016, y’a plein de trucs et de machins qui tournicotent dans la ville.

T’avais pas parlé d’une mission ? crache Boule en fixant son regard béat vers le sac en forme de raquette de tennis ? T’es quand même pas là pour flinguer un mec ?

Ben non ! En voilà une idée ! Est-ce que j’ai une gueule à flinguer les inutiles, moi ? Non mais ! Ceci dit, pour cette fameuse mission, je recherche un truc particulier…

Un truc particulier ?

Ouais, tu vois, j’voudrais faire un scoop et puis un buz !

Et alors ?

Et alors ? Mon commanditaire me suggère de…

Ben tu vois ! Tu es ici pour flinguer!

Tu rigoles ou quoi ? Je cherche un mec qui crèche sur les hauteurs. Et chut, je peux pas en dire plus pour le moment ! Alors, creuse dans tes neurones !

Un mec sur les hauteurs ? Y’a bien l’expo Van Gogh, dans ce musée…Il paraît que ça vole haut.

Tais-toi, p’tit con, pour en dire des pareilles …Et puis, Van Gogh, il est déjà mort !

J’sais pas…Y’a le beffroi. Paraît que quatre-vingt-sept mètres, c’est haut. Y’a bien un gars là-haut qui se suspend aux cloches. Pour qu’elles sonnent…

Ouais, mais zappe, c’est pas ça…

T’as des indices ?

Je te connais à peine, je peux pas te faire confiance, non mais ! Bon, juste parce que je suis charitable….Le gars qu’est haut perché, il ….écrit, dit-elle d’une voix hésitante.

Il écrit ?

Ben ouais, il écrit ! répète Croq’Casquette tout en mimant des lettres avec ses mains…Ecrire, tu vois ce qu’c’est ?

Un gars qui écrit ?

Ouais, c’est Mons capitale de la culture ici ou quoi ? Ecrire, tu saisis l’affaire ? Lève tes fesses, on va zigzaguer parce qu’ici, depuis l’temps qu’on attend deux bières, y’en a marre …

Tu veux que j’porte le sac ?

Ne touche pas à ce sac, morveux ! Alors, ça vient oui ? Un gars haut perché et qui écrit ?

C’est une idée fixe chez toi !

Je te l’ai dit, je suis ici en mission et je ne repartirai qu’une fois cette mission accomplie, lance-t-elle en accélérant le pas.

Ok, y’a bien la Guinguette littéraire.

Bien! A quelle hauteur ?

Rue de Nimy. Juste après la Grand place.

Au-dessus de la Grand place ?

Non…

Si c’est pas en altitude, basta!

Alors je ne vois que la grue, là…

Cette grue ? Cette grue plantée en plein milieu de la Grand Place ? Là ?

Ouais, juste en face du Singe du Grand Garde. Tout en haut, y’a un mec, un écrivain paumé. Il paraît qu’il veut des projecteurs braqués sur lui…

C’est lui !

Croq’Casquette mène la danse et entraîne Boule dans le Jardin du Mayeur. Quelques minutes plus tard, du balcon réservé aux VIP lors de la fête du Doudou, Croq’Casquette arme le fusil qu’elle cachait dans son sac et d’un seul coup, pan ! elle tue le scribouilleur-mégalo-de-la-grue.


 

Quelques heures plus tard, au commissariat…

Merci à vous de relâcher Boule, c’est pas d’sa faute. Z’êtes sympa, m’sieur l’commissaire….Puisque j’vous l’dis, m’sieur l’commissaire... L’écrivaillon, c’est Rik-Manu Schmoll ! Il a commandité lui-même son meurtre, il voulait devenir célèbre ! Kidnapper une grue et écrire son roman sur les manettes de l’engin, c’était pas suffisant, on le confondait avec une œuvre contemporaine, comme on dit ici. Alors, il a fait appel à moi, Croq’Casquette. Et pan !

Un feignasse de première, quand même. Il pouvait faire le boulot tout seul. Quand on veut la célébrité, faut la mériter ! Pas vrai, m’sieur l’commissaire ?

 

Carine-Laure Desguin

http://www.carineldesguin.canalblog.com

Publié dans auteur mystère

Partager cet article
Repost0

MAIS QUI A ECRIT CETTE NOUVELLE ???

Publié le par christine brunet /aloys

MAIS QUI A ECRIT CETTE NOUVELLE ???

Haut les mots !


— Ben ouais qu’t’es à Mons ! Tu vois bien que juste derrière toi, c’est la gare de Mons ! répond le zigoto en rivant son regard admiratif vers le fabuleux chantier.

— On est bien à Mons 2016 ? rétorque la p’tite vieille à l’allure de bimbo déjantée.

— Ben zut alors, celle-là, on ne me l’avait pas encore sifflée, tu parles d’une colle !

— Bref, continue la vioque, est-ce que des vagues de quidams déferlent encore dans les rues comme l’an dernier? Avec les plans de la ville entre leurs menottes ? Est-ce qu’à chaque coin d’rue, y’a des trucs étranges qu’on appelle des œuvres contemporaines ?

— Ah ouais, des trucs du genre un tapis d’allumettes suspendu entre les corniches de deux rangées de maisons ou des entonnoirs en papier mâché qui sortent des fenêtres…

— Ok ! Ici, c’est Mons 2016 !

— Ouais, ici, c’est Mons 2016, annone le zygoto. A propos, ta tronche me dit quelque chose ! Scotchée sur une affiche du Plaza Art ?

— Pas encore mon gars…Je vais pas te faire languir plus longtemps…Je suis le clone de Deneuve façon fashion lifting. Trêve de plaisanterie, tu t’emmerdes pas, toi ?

— Ben….

— Tu m’assisterais pas pendant une paire d’heures ?

— Ben…

— On commence la journée par se rincer la glotte et ensuite, on bosse !

A l’hôtel Le terminus, ça discute…

— Fastoche pour nous deux ! Toi, t’as rien à foutre et moi, je suis comme qui dirait en mission.

— Ouais, t’es journaliste ou quelque chose comme ça ?

— Quelque chose comme ça…

— Ouais…Dans ta mallette longue comme un balai, y’a bien des appareils photos et des caméras?

— Tu m’plais mon p’tit gars, t’as les idées qui gambergent plus vite que l’ombre de saint Georges. A propos, tu la connais comme ta poche, cet’ ville ? Et ne me regarde pas avec ces yeux de merlans frits, je le sais que je suis irrésistible malgré mon âge. Je disais donc, Mons 2016 n’aurait donc plus de secret pour toi. Et puisque tu fous rien, t’as bien promené tes guibolles dans les endroits…phares ?

— Phares ?

— J’voulais dire des endroits visités par les ministres, les rois et les reines et tutti quanti…Les endroits avec des files de cent mètres de chairs humaines qui attendent un ticket …Les endroits phares, quoi !

— Ouais, je vois ! C’est comment déjà ton p’tit nom ? Moi c’est Boule. Et toi ?

— Moi c’est Croq’Casquette. Casquette à cause de la casquette qui décolle jamais de la caboche et Croq’ à cause de tous ces amants qui se sont flingués raides morts pour ma belle gueule. Les gonzesses qui fument le cigare enroulé dans d’l’herbe, c’est plutôt rare…Et la minijupe qui cache pas les varices, c’est d’un sublime…J’suis c’qu’on appelle une cougar. Bref, on disait donc qu’ici, à Mons 2016, y’a plein de trucs et de machins qui tournicotent dans la ville.

— T’avais pas parlé d’une mission ? crache Boule en fixant son regard béat vers le sac en forme de raquette de tennis ? T’es quand même pas là pour flinguer un mec ?

— Ben non ! En voilà une idée ! Est-ce que j’ai une gueule à flinguer les inutiles, moi ? Non mais ! Ceci dit, pour cette fameuse mission, je recherche un truc particulier…

— Un truc particulier ?

— Ouais, tu vois, j’voudrais faire un scoop et puis un buz !

— Et alors ?

— Et alors ? Mon commanditaire me suggère de…

— Ben tu vois ! Tu es ici pour flinguer!

— Tu rigoles ou quoi ? Je cherche un mec qui crèche sur les hauteurs. Et chut, je peux pas en dire plus pour le moment ! Alors, creuse dans tes neurones !

— Un mec sur les hauteurs ? Y’a bien l’expo Van Gogh, dans ce musée…Il paraît que ça vole haut.

— Tais-toi, p’tit con, pour en dire des pareilles …Et puis, Van Gogh, il est déjà mort !

— J’sais pas…Y’a le beffroi. Paraît que quatre-vingt-sept mètres, c’est haut. Y’a bien un gars là-haut qui se suspend aux cloches. Pour qu’elles sonnent…

— Ouais, mais zappe, c’est pas ça…

— T’as des indices ?

— Je te connais à peine, je peux pas te faire confiance, non mais ! Bon, juste parce que je suis charitable….Le gars qu’est haut perché, il ….écrit, dit-elle d’une voix hésitante.

— Il écrit ?

— Ben ouais, il écrit ! répète Croq’Casquette tout en mimant des lettres avec ses mains…Ecrire, tu vois ce qu’c’est ?

— Un gars qui écrit ?

— Ouais, c’est Mons capitale de la culture ici ou quoi ? Ecrire, tu saisis l’affaire ? Lève tes fesses, on va zigzaguer parce qu’ici, depuis l’temps qu’on attend deux bières, y’en a marre …

— Tu veux que j’porte le sac ?

— Ne touche pas à ce sac, morveux ! Alors, ça vient oui ? Un gars haut perché et qui écrit ?

— C’est une idée fixe chez toi !

— Je te l’ai dit, je suis ici en mission et je ne repartirai qu’une fois cette mission accomplie, lance-t-elle en accélérant le pas.

— Ok, y’a bien la Guinguette littéraire.

— Bien! A quelle hauteur ?

— Rue de Nimy. Juste après la Grand place.

— Au-dessus de la Grand place ?

— Non…

— Si c’est pas en altitude, basta!

— Alors je ne vois que la grue, là…

— Cette grue ? Cette grue plantée en plein milieu de la Grand Place ? Là ?

— Ouais, juste en face du Singe du Grand Garde. Tout en haut, y’a un mec, un écrivain paumé. Il paraît qu’il veut des projecteurs braqués sur lui…

— C’est lui !

Croq’Casquette mène la danse et entraîne Boule dans le Jardin du Mayeur. Quelques minutes plus tard, du balcon réservé aux VIP lors de la fête du Doudou, Croq’Casquette arme le fusil qu’elle cachait dans son sac et d’un seul coup, pan ! elle tue le scribouilleur-mégalo-de-la-grue.


Quelques heures plus tard, au commissariat…

— Merci à vous de relâcher Boule, c’est pas d’sa faute. Z’êtes sympa, m’sieur l’commissaire….Puisque j’vous l’dis, m’sieur l’commissaire... L’écrivaillon, c’est Rik-Manu Schmoll ! Il a commandité lui-même son meurtre, il voulait devenir célèbre ! Kidnapper une grue et écrire son roman sur les manettes de l’engin, c’était pas suffisant, on le confondait avec une œuvre contemporaine, comme on dit ici. Alors, il a fait appel à moi, Croq’Casquette. Et pan !

Un feignasse de première, quand même. Il pouvait faire le boulot tout seul. Quand on veut la célébrité, faut la mériter ! Pas vrai, m’sieur l’commissaire ?

Publié dans auteur mystère

Partager cet article
Repost0

Edmée de Xhavée lit un extrait de son nouveau roman "Villa Philadelphie"

Publié le par christine brunet /aloys

Publié dans vidéo

Partager cet article
Repost0

Patrick Beaucamps nous propose un poème : Requiem

Publié le par christine brunet /aloys

Patrick Beaucamps à l'honneur dans toutes ces revues de poésies !
Patrick Beaucamps à l'honneur dans toutes ces revues de poésies !
Patrick Beaucamps à l'honneur dans toutes ces revues de poésies !
Patrick Beaucamps à l'honneur dans toutes ces revues de poésies !
Patrick Beaucamps à l'honneur dans toutes ces revues de poésies !
Patrick Beaucamps à l'honneur dans toutes ces revues de poésies !
Patrick Beaucamps à l'honneur dans toutes ces revues de poésies !
Patrick Beaucamps à l'honneur dans toutes ces revues de poésies !
Patrick Beaucamps à l'honneur dans toutes ces revues de poésies !
Patrick Beaucamps à l'honneur dans toutes ces revues de poésies !
Patrick Beaucamps à l'honneur dans toutes ces revues de poésies !
Patrick Beaucamps à l'honneur dans toutes ces revues de poésies !
Patrick Beaucamps à l'honneur dans toutes ces revues de poésies !

Patrick Beaucamps à l'honneur dans toutes ces revues de poésies !

Requiem

Autant s’imaginer le pire

et se dire que ça se terminera

sur un lit d’hôpital. Avec

des machines et des tuyaux

branchés sur tout le corps.

Mais espérer au fond de soi

que ça arrivera lors d’une fête.

Dans le jardin par exemple !

Sous un soleil d’été, tout près

du barbecue. Il y aurait de la viande,

des salades, du vin et des tas de sauces.

Ma femme et mon fils, bien sûr.

Mes petits-enfants peut-être.

Ce qui est certain, c’est qu’il y aurait

tous mes amis !

Et je pourrai partir.

Oui. Je pourrai partir

le cœur content.

Publié dans articles

Partager cet article
Repost0