BRUNE SAPIN nous propose un poème...
Dehors, tout à voir.
Rien dans les livres,
Rien dans les silences,
Naturellement...
Car il faut s'expatrier pour goûter à l'aventure !
Délicieux voyage éternel qui vient d'avant les âges et qui n'aura pas de fin,
L'âme rongée par les bouleversements métalliques de la vie usée et quelque peu rouillée,
Tant de rouages qui s'entrechoquent dans les entrailles de l'univers,
Les caresses mécaniques du sable par la mer,
Les calculs ont remplacé le mystère ;
Rien dans les rumeurs,
Rien dans les règlements de compte,
Seuls témoins de cette réalité répertoriée dans les grimoires magiques :
Les amis, de c?ur à c?ur et de voix à voix,
Les amis qui pardonnent en riant de l'indifférence des autres gens qui convoquent une société compensatoire,
Les amis hors sentiers, hors de portée ;
Personne ne pourra toucher à ceux-là qui sont là malgré un manque certain de détails sur le décor,
Peu importe où,
Peu importe comment,
Et la nature qui nous donne ce qui manque en paradis,
Cette légère brise de chaleur humaine,
Inneffablement incorruptible.
Merci.
BRUNE SAPIN
Marcelle Pâques nous présente son nouvel ouvrage "Les aventures de Billy"

Qui suis-je ?
Je suis une amoureuse, des mots, de la vie, la nature et la musique !
Tout ce qui participe à l'envol et à la quiétude de l'âme ...
Mariée, deux fils et 5 petits-enfants sans oublier ... Le chien
Un recueil de poésie paru en 2012 " Bientôt les jonquilles". Chloé des Lys
Petit recueil qui raconte une histoire avec de l'humour et des métaphores
Un sapin déçu
Se retrouve à la rue
Bientôt les jonquilles
Bon, le sapin c'est ( le mari) !!!
Un deuxième recueil paru en 2014 " Pourquoi pas ?". Chloé des Lys
Il aborde les thèmes du quotidien : Les cons, les révoltes, l'amour, le troisième âge, etc ...
Participation à une Anthologie "La Marguerite des possibles". 2013
Pour l'association - Rêves - association qui réalise autant que possible les souhaits des enfants malades.
Participation à des revues littéraires -
Un blog : http://marcellepaques.skynetblogs.be
marcellepaques.skynetblogs.be Poésie par Marcelle Pâques Depuis toujours inspirée par la magie des mots, par les paysages et les sentiments, j'ai participé à de nombreux récitals. |
Médaille d'or - Poésie libre - Arts et lettres -1994
Mon dernier livre paru chez Chloé des Lys ( Super maison d'édition) !!!
" Les aventures de Billy"
Il est en attente de référencement mais je peux déjà vous le présenter grâce à la complicité de Christine.
C'est l'histoire d'un petit ours en peluche qui se transforme la nuit en ours vivant et magique grâce
à la complicité de son amie la fée ....
Il y a 4 aventures, je vous livre un petit extrait de la première - Billy et Clara -
La fée voltige, lumineuse autour de Clara.
- Qui es-tu ? La fée Clochette ?
- Non, mais je suis en effet une fée.
- Mais ... vous n'existez pas !
- Pourtant tu me vois.
- Je te vois mais tu es un rêve !
- Peut-être que si tu le veux vraiment tu peux donner vie à tes rêves.
- Je ne comprends pas, et j'ai froid, je vais mourir de froid.
- Non, non, regarde ton ours !
- Billy, Billy est maintenant un ours immense et vivant !
La petite fille n'en croit pas ses yeux, il est si chaud, elle se sent tellement bien près de lui.
Billy, tu es un vrai ours ?
- Oui, et je parle, mais seulement pour une nuit, c'est un cadeau des fées.
Dors Clara, tu es une petite fille très courageuse.
J'ai eu la CHANCE de pouvoir bénéficier de la créativité et du talent de Catherine Hannecart
qui a étudié à La Cambre et qui s'est chargée de la couverture et des illustrations.
Merci Christine !!!
Marcelle Pâques
Quoi de neuf sur notre blog ?
Résultats du concours pour la revue "Les petits papiers"
- Texte 1 : Séverine BAAZIZ
- Texte 2 : Marcelle PAQUES
- Texte 3 : Edmée de XHAVEE
- Texte 4 : Carine-Laure DESGUIN
- Texte 5 : Philippe DESTERBECQ
- Texte 6 : Micheline BOLAND
- Texte 7 : Thierry-Marie DELAUNOIS
- Texte 8 : Louis DELVILLE
Un TEXTE GAGNANT ? Non, deux ! Les textes 1 et 5... Bravo à Séverine et à Philippe ! Bravo et merci également à Micheline et aux auteurs participants !
Christine Brunet et son nouveau thriller "Vénus en Ré" en invitée d'Aloys
https://www.youtube.com/watch?v=v51u07v7r9E / http://www.christine-brunet.com
PARUTION : début décembre 2016 !
Christian Van Moer nous présente son nouveau roman "La folie de Corentin"
LA FOLIE CORENTIN de CHRISTIAN VAN MOER
aux Editions Chloé des Lys
*
La Folie Corentin est la suite de La Seconde Chance de Corentin…
Corentin, le jeune peintre tournaisien et Maud, le sosie d’Aude, sa fiancée disparue tragiquement sont tombés profondément amoureux l’un de l’autre. Le syndrome de Stockholm a jeté la captive dans les bras de son beau ravisseur.
Tout semble aller pour le mieux. Mais à l’issue d’un voyage en Australie, Maud a la mauvaise surprise de constater une terrible rechute de son bien-aimé qui la confond à nouveau avec la disparue.
Fermement décidée à sauver son couple, elle va tout faire pour guérir son amant. Avec l’appui de Willy et de Christine, les amis de Corentin et l’aide d’un vieux psychothérapeute.
Elle ne négligera aucune chance et ira même jusqu’à un sacrifice inimaginable pour lutter contre le fantôme d’Aude qui hante le jeune peintre et le sortir de sa folie.
Y parviendra-t-elle ?
*
Sous le casque du salon de coiffure, Maud feuilletait négligemment son magazine. Son attention fut accrochée par un article traitant des phénomènes paranormaux intitulé : Vos fantômes vous parlent. L’article n’était qu’un condensé des connaissances ou plutôt des croyances communément admises en parapsychologie et n’apportait rien de neuf en la matière, mais un paragraphe interpella la jeune femme.
Lorsqu’un fantôme familier vous hante, c’est qu’il exige quelque chose de vous. Pour apaiser ses mânes et vous libérer de son emprise à tout jamais, vous devez impérativement lui donner satisfaction. La difficulté est donc de savoir ce qu’il vous veut. Et pour y parvenir, la consultation d’un médium patenté est vivement recommandée, car seul celui-ci sera à même d’établir le contact adéquat et sans danger entre l’esprit tourmenté et vous.
« Le ramassis de sornettes habituel », jugea-t-elle tout d’abord. Mais sans qu’elle puisse les en empêcher, ces quelques lignes chassèrent ses autres pensées et s’imposèrent à sa réflexion.
« Et si Aude, pour reposer et nous laisser en paix, attendait réellement quelque chose de nous ? Est-ce si inconcevable ?
* * *
La Folie Corentin est la suite de La Seconde Chance de Corentin.
Le coup de gueule de Marie-Noëlle Fargier
La censure : OUI sous différentes formes !
*
Merci à Aloys de diffuser cette note. Je tiens à informer les auteur(es) et le public de ce blog de mes mésaventures qui tristement riment avec "CENSURE".
A la sortie de mon livre "La Bukinê d'Anna", je fus interpellée en dédicaces, d'une façon "pas très catholique" pour reprendre une expression bien utilisée chez moi. J'ai exprimé ces fâcheuses rencontres sur les réseaux sociaux et sur mon blog. Mais "l'histoire" que je croyais finie, ne s'est pas arrêtée là...
Afin que ce soit clair pour vous, voici le premier texte que j'ai diffusé, puis la suite qui date de ces derniers jours qui résument mon vécu, du moins le destin de "la Bukinê d'Anna" qui est, je le rappelle, un roman.
Je tiens à mettre les choses au clair :
En premier lieu : MERCI à tous mes lecteurs qui m'ont témoigné le plaisir qu'ils ont eu à lire "la Bukinê d'Anna" . Ma priorité est là : apporter à travers mes écrits, quelques ressentis, quelques émotions, quelques réflexions.
Ces derniers jours, lors de mes journées dédicace, j'ai essentiellement côtoyé des personnes intéressantes, dont le côté bienveillant m'a tellement émue. Cependant, j'ai eu également la surprise de quelques rencontres qui m'ont exprimé leur indignation voire leur "colère". En effet, comme l'indique la page dédiée aux remerciements dans mon livre, je rends hommage à Monsieur Albert BOUDON LASHERMES, car sa théorie qui révèle que les chibottes auraient été construites plus de mille ans avant Jésus-Christ par un peuple ligure, a été le point de départ de mon inspiration. Et, ces Messieurs ont donc été offusqués, car pour eux et selon leurs recherches : cette théorie est fausse.
Je ne me justifie pas car cela voudrait dire que j'ai un quelconque tort, mais je souhaite vous répondre, Messieurs, afin que les choses soient claires pour mes chers lecteurs :
Comme le montre ma biographie (disponible sur mes blogs), je ne suis pas historienne, je n'ai pas usé les bancs de l'université. Mon plus grand diplôme est celui de savoir écouter, de ne pas juger, de ne pas imposer d'étiquette. Les quelques années d'école m'ont appris à lire, et j'ai lu en toute liberté, avec pour toute influence : mon esprit curieux. Ceci pour vous dire deux choses, Messieurs :
- En premier lieu, mon respect envers l'écriture de Monsieur Albert BOUDON LASHERMES.
- Ensuite, la véracité de sa théorie n'est pas l'objet de mon manuscrit.
D'ailleurs à aucun moment, je ne le suggère, puisque mon livre est un ROMAN qui frôle le fantastique mais qui est aussi une réflexion sur la nature humaine.
C'est pourquoi, Messieurs, je vous invite, avant de venir m'interpeller, à lire "la Bukinê d'Anna" et à ce moment là, je vous entendrai. "
Naïvement, ultérieurement, j'ai pensé que ce mal entendu était réglé. "Quelques puces à l'oreille" ont eu raison de ma naïveté. En effet, lors de dédicaces, plusieurs lecteurs me demandent si mon livre est dans une librairie "à quatre lettres" pour qu'ils bénéficient de leur remise. Effectivement, j'ai déposé mon livre dans cette librairie à quatre lettres.
En retour, plusieurs de ces éventuels lecteurs me contactent en me disant que la librairie à quatre lettres n'a pas mon livre. Poliment, pensant innocemment qu'il s'agit d'une erreur, je contacte par téléphone la dite librairie, qui, plutôt confuse, me rassure en me disant qu'ils ont bien mon livre, qu'il s'agit sûrement d'une erreur de leur part etc.....Dernièrement, une autre personne m'informe de sa quête infructueuse pour se procurer mon livre dans cette même librairie. Je me décide, j'y vais. Je m'adresse à une vendeuse, charmante :
- C'est pour "la Bukinê d'Anna" M-Noëlle Fargier
- Ce nom ne me dit rien, me répond-elle (ce que je comprends vu le nombre de livres dans cette librairie à quatre lettres, et je ne m'appelle pas...) tout en pianotant sur son ordinateur. Puis elle rajoute :
- Nous ne l'avons pas, Madame.
- Bien voilà, ça confirme mes soupçons. Et là, je révèle mon identité et les témoignages des lecteurs qui n'ont pas pu se procurer mon livre.
Ensemble, nous allons voir si mon livre est bien en rayon. Il s'y trouve, pas facile à trouver du premier coup d'oeil. Il est bien dans la partie des auteurs locaux, calfeutré dans un coin de rayon. Là, la vendeuse devant ma perplexité, me précise que les auteurs locaux ne sont pas enregistrés sur la base de données (fait qui s'avèrera faux après "vérification").
Comme je suis d'un tempérament optimiste, je décide de me rendre dans une autre librairie, qui, j'en suis sûre, me remontera le moral. J'arrive, l'accueil est chaleureux. Le libraire me reconnaît immédiatement. Je vois un rayon, consacré aux auteurs locaux, avec "en prime" leurs noms inscrits au dessus de chacune de leurs oeuvres. Je repère enfin mon livre, mais l'étiquette avec mon nom a dû se perdre dans les oubliettes. Je m'interroge sur ces "méthodes de vente" des renommées librairies du Puy en Velay. Soit mon livre est invisible, soit mis au piquet comme un mauvais élève (quoique si on fait référence "au cancre"...). J'ai vu aussi une libraire me rendre mes bouquins avec un soulagement intense, une autre qui me promet une place, lors de la présentation de mon livre, en tête de gondole et en fait "La Bukinê d'Anna" se retrouve aussitôt en fond de rayon....Je fais part à ce libraire de mes questionnements.
Enfin, avec franchise, ce dont je le remercie, le libraire m'explique que mon livre a une ombre, un spectre qui empêchent de le présenter à la lumière. Cette ombre, ce spectre s'appellent "Albert Boudon Lashermes". Comme m'en avait "informée" ce Monsieur lors d'une dédicace : "votre livre sera invendable sur le Puy, à moins que vous n'adhériez à notre association". Je n'ai pas adhéré à leur association.
Ce jour, j'ai compris que mon livre ne serait pas dans les librairies sous l'oeil attentif de la vierge rouge. Comme me l'a dit ce libraire "les gens en lisant votre livre, peuvent adhérer à la théorie d'Albert Boudon Lashermes..." Je ne savais pas que les lecteurs ne faisaient pas la différence entre un roman et la réalité, ou bien je ne savais pas que j'avais un tel talent !
"La Bukinê d'Anna" va continuer à vivre, si ce n'est pas au Puy, ce sera ailleurs ! Jusqu'à présent, ce virus "censurien" ne l'a même pas enrhumée. Elle attend son petit frère "Le Camaret d'Achille" qui viendra la soutenir.
Samedi 24 septembre, "La Bukinê d'Anna" sera à Super U à Aiguilhe. Elle est toujours à Auchan à Brives Charensac. Elle continuera dans les grands hypermarchés où elle est bien accueillie ! Marrant quand on connaît sa descendance de petits commerçants :) Et que le but final de "La Bukinê d'Anna" est de prôner la tolérance !
PS : Tout ce que je sais de Monsieur Albert Boudon Lashermes, c'est son écriture belle et poétique. C'est cette quête de découvrir, de réveiller des sites endormis. Et pour cela, je lui rends hommage. Qu'il vous en déplaise, Messieurs, Mesdames ! Et je continue sur les pas de ma liberté !
M-Noëlle Fargier
"Un compte de fée" signé Jean DESTREE
Un compte de fées
Ah oui! Il était une fois. Pas deux fois, pas trois fois, pas beaucoup de fois, non, seulement une fois. Donc il était une fois. Qui? Quoi? Comment? Pourquoi? Il était une fois. Un prince. Charmant? Bancal? Borgne? Manchot? Cul de jatte? Pied bot? Oh! Comme vous y allez. Vous imaginez un prince charmant à la fois bancal, manchot, borgne et cul de jatte. Non mais, vous vous moquez du monde et surtout des enfants. Au diable ce modèle de prince charmant tout ça à la fois. Ça, c'est une pièce unique pour le musée des horreurs. Notons au passage qu'il est sans doute difficile d'être à la fois pied bot et cul de jatte. Mais on ne sait jamais. Tout arrive.
Donc il était une fois un prince charmant. Ça existe. Mais oui, très charmant. Des cheveux blonds, des yeux bleus, des joues roses, un corps svelte comme celui d'une hémione ou d'un chevreuil. Bref un prince vraiment charmant. Et, pour ne pas faillir à la légende, non seulement beau mais bon comme un pain frais qui sort du four à bois du vieux boulanger du coin. Et comme tous les princes charmants des contes de fée, ce beau et bon prince s'ennuyait. Seulement? Non il s'emmerdait vraiment. Comme son majordome, son groom, sa femme de chambre, son cuisinier, sa nourrice, son lad, son palefrenier. Tous s'emmerdaient comme des rats morts. Tiens! Parce que les rats morts s'emmerdent? Bien sûr, comme des princes charmants.
Et voilà ce joli prince disons très ennuyé pour rester poli et correct. Ne demandez pas pourquoi, vous le savez bien. Il est tout seul dans son grand château et on s'ennuie ferme quand on est tout seul dans un grand château, sans savoir que faire d'autre que de s'ennuyer dans un grand château. Un grand château plein de chambres joliment décorées et meublées de lits à baldaquin, de couloirs sans fin qui ne mènent nulle part d'autre que dans des chambres ou des salons. Un grand château plein de salons aux meubles dorés, de cuisines avec les cuisinières qui mitonnent amoureusement sur des cuisinières, au bois, celles-là, de bons petits plats qui deviennent fades avec le temps, des caves avec des vins venus des quatre coins du monde et qu'on ne goûtera jamais et surtout des souterrains aux plafonds bas couverts de toiles d'araignée. Sans oublier les fantômes qui hululent les nuits sans lune et s'amusent à faire peur aux enfants.
Donc ce gentil prince s'emmerdait ferme dans son grand château perdu au milieu d'un grand parc plein d'arbres, comme tous les parcs qui entourent les grands châteaux. Il fallait bien qu'il trouve de quoi passer agréablement son temps. Mais il avait beau se tourner les méninges dans tous les sens, il ne trouvait pas de solution aussi intéressante qu'intelligente. Notre gentil prince finit par se demander s'il arriverait un jour à ne plus s'emmerder. Se creuser la cervelle, se triturer les neurones à longueur de journées n'était pas une solution qui puisse le consoler de sa solitude. Il finit par perdre patience et appela vertement son majordome.
Hestor !
Ben oui, le majordome s'appelle Hestor. C'est drôle, une espèce de contraction de Nestor, celui du Capitaine Haddock et de Hector, celui du héros de l'Iliade de l'aède Homère, vous savez bien cette aventure guerrière entre les Grecs de Ménélas et les Troyens de Pâris, celui qui avait fait cocu le précédent en couchant avec la belle Hélène, celle d'Offenbach.
- Hestor ! Viiite ! Cria le gentil prince en tirant sur le long cordon de la sonnette qui reliait sa chambre au bureau de son directeur du cabinet.
Clopinant en s'appuyant sur sa grande canne de bambou cambodgien, Hestor apparut dans l'encadrement de la grande porte de la grande chambre avec le grand lit à baldaquin du gentil prince qui, pour une fois, avait pris son air pincé. Un gentil prince bien élevé ne pince pas son air, ce n'est pas poli. Pas plus que cracher par terre.
Mon altesse, que puis-je pour votre service ?
Hestor, je m'emmerde.
Quoi ?
Oui, Hestor, je m'emmerde fort. Et à cent piastres l'heure. Cela t'étonne.
Un peu, mon Altesse. Vous avez l'air si joyeux qu'on a envie de chanter une chanson à boire.
Oui, Hestor, je m'emmerde. Appelle tous mes gens. Je veux savoir si tous s'emmerdent comme moi dans ce grand château plein de chambres, de couloirs, de fantômes, de spectres en tout genre.
Je les réunis où?
Dans la salle d'armes.
Mais elle est pleine de caisses de jouets, de vieilles hardes, de vieux tapis mités, ceux que vous avez fait dépendre parce que vous ne vouliez plus voir toutes ces dames qui avaient perdu leurs atours pour plonger dans les baignoires vides.
Ha !
Oui, mon Altesse. Même que vous avez fait mander un roulier pour évacuer tout ce fourbi.
Convoque-les quand même. Dans la salle d'armes. On les assoira sur les caisses et les tapis.
Pleins de poussières ? Ils saliront leur culotte.
Ils n'auront qu'à la retirer.
Mais, mon Altesse...
Quoi, mais?
Rien. Je pensais que par ce temps, ils pourraient avoir froid aux fesses. Il n'y a plus de chauffage.
Eh bien, ils saliront leur culotte et ils secoueront la poussière après.
Tout le personnel, étonné, se retrouva dans la salle et attendit patiemment que le joli prince daignât se faire voir de tous.
Jean Destree
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