Un poème extrait du recueil de "L'ombre du reflet" de François Iulini

Le climat réchauffé les traboules a bruni
Continents en dérive s’entassent en ville prime
Les riches jouent aux pauvres et les pauvres paressent,
Riches ; l’air de rien invisible l’or s’exprime,
Ma joie traîne la grolle ; un canon rouge rit
Je vous retrouve enfin opiniâtres caresses
Effrayées par la nuit, vous hululez l’amour
Des maux non inventés, le gazouillant chaos,
Branleurs d’édifices où s’empilent tant de jours ;
Lourde de trop de vie, choira la forteresse
J’ai trimbalé ma carne sur mes ruines en travaux
Mais les yeux de la lionne rivés sur son portable
N’ont pas su reconnaître cet amant peu loquace
Qui hésitait jadis à se montrer aimable
S’effrayant des invites à grimper sur son dos
Ton père, le livre de Pascal Gallez à paraître aux Editions Chloé des Lys

Résumé :
Chaque année, des centaines d'enfants sont victimes d'un rapt parental. Le parent rapteur emmène l'enfant ou les enfants loin de l'autre parent, prétextant les pires horreurs pour justifier son geste.
Deux enfants, victimes d'un rapt parental intra-européen, parmi ces victimes, ont inspiré l'auteur pour la réalisation de ce roman.
Présentation du livre :
Chaque six mois l'auteur recevait un coup de téléphone de la banque:
- puis je parler avec Antoine G.?
Antoine a disparu depuis plus de vingt ans, c'est le fils de PGå. Victimes d'un rapt parental, père et fils ne se sont plus jamais vu.
Entre temps, avant de disparaître complètement, on sait juste qu'Antoine a changé quatre ou cinq fois de prénom et trois fois de nom de famille. Dans certaines administrations de certains pays le Tipex est roi.
Puis un jour, l'enfant a disparu de toute administration... On avait alors suggéré à PGå d'accepter le fait que son fils était peut être, tout simplement, mort.
Après 5 ans de tentative de deuil, PGå reçoit un courriel anonyme. Selon ce dernier, son fils est vivant, il est chanteur et il s'appelle Amandus K.
Est-ce seulement vrai...
Par ailleurs, toutes ces années PGå a continué à mettre des sous de côté sur un compte au nom de son fils. Aujourd'hui la banque veut entrer en contact avec l'enfant devenu adulte, dans le but de lui proposer un meilleur placement de ses économies.
Le Tipex ayant offert de multiples identités à l'enfant de PGå, aujourd'hui la banque recherche un jeune homme qui n'existe plus administrativement. C'est à partir de ce fait réel qu'est né le premier roman de PGå: une fiction dans le futur appelée "Ton père"
La quatrième de couverture :
Que ne faut-il pas faire pour gagner sa croûte... Afin de se partager un héritage coquet, deux jeunes gens qui ne se connaissaient pas doivent passer un mois dans la maison quercynoise d'un couple de vieux cons récemment décédés.
Ces deux vieux cons sont, accessoirement, leurs parents - le père de l'un, la mère de l'autre. Et dans les placards de la maison, bien des squelettes sont cachés...
Toute l'affaire, pour les jeunes gens, sera de ne jamais remettre en question le monde dans lequel ils ont appris à vivre sans leurs parents absents.
Quelques mots-clés, thèmes principaux dont traite l’ouvrage :
Rapt parental, Allemagne, héritage, Lot, Quercy blanc, Mauroux, La Capelle Cabanac, argent, famille, séparation, divorce, aliénation parentale.
Quelles sont pour vous les informations inédites que vous apportez dans votre livre ?
Le rapt parental est ici tourné vers l'avenir et raconté sans haine. L'humour y a sa place... même si l'affaire reste tragique.
Biographie de l’auteur :
Après une vie d'errance, PGå "fait" dans l'enseignement. Il vit à Bruxelles, sous les yeux attentifs d'une maitresse exigeante et d'un chat gourmand.
L'affaire d'Antoine G.:
Plusieurs fois médiatisées à la TV et dans la presse écrite.
TV: "Jamais sans mes enfants" émission en 5 épisodes (ARTE), Indice avec George Huercano (RTL Belgique).
Presse écrite: la DH, par exemple: "Mon fils est il vivant? écrit par Nawal Bensalem (voir article ci-joint).
L'homme si beau, un poème de Marie-Noëlle Fargier

L’homme si beau
L'Homme si beau
A la mode Rousseau
Doté d'un titanesque cerveau
Il parle, compte, écrit, construit jusqu'aux étoiles
Il sait, pense, agit jusqu'au fond des mers
Il aime, sent, respire jusqu'au cœur de la terre
C'est l'Homme et sa flatteuse Toile !
Du primate à l’homo-sapiens
Comme il devient, comme il devient !
Quelle métamorphose !
Et ses créations grandioses !
N’est-ce pas Monsieur Darwin ?
Et pourtant, J’ai un sacré spleen
Quand je vois cet animal évolué et pelé
Et son air de supériorité
Ecraser de son orteil
Tout être pour un peu d’oseille
Je me demande si du capucin
Ou de l’humain
Qui est le plus sain(t) ?
Y-aurait-il une faille, un oubli, une malfaçon génétique ?
Quelques données effacées d’une mémoire un peu trop éclectique ?
Quelques prières mal dites
Rendant l’âme… maudite ?
Je me réjouis tout de même,
Il reste le primate….
Albert Niko dans l'Inédit Nouveau n°281 avec ces "apparitions"...
Paul Van Melle a publié ce qu'Albert Niko appelle des "apparitions" dans son dernier numéro 281 d'Inédit Nouveau (d'oct./nov./déc 2016). Ce sont, comme l'indique son auteur, des "Haïkus qui ne disent pas leur nom pour leur non-respect des 17 syllabes usuelles, découpées en trois vers."
18 apparitions
Une course, deux boîtes, trois bananes
***
Comme la vie entre et sort – fumée de cheminée
***
Consolation de la pluie, personne à qui dire bonjour
***
Sorti de ma vie revient en rêve un ami
***
Les arbres étendent leurs branches dans la vie
***
Nulle part de brebis que j’ai entendue bêler
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À la lumière du réverbère, par deux fois, un homme revient sur ses pas
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Les voix vibrantes des enfants jouant dans le soir d’été
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Un visage en chaque rocher de la montagne
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Je jette un œil sur le journal, puis au revoir
***
Sa béquille, quand il marche, le suit comme elle peut
***
Premiers jours de printemps : l’homme se hâte de se débarrasser de son sac poubelle
***
Le cycliste sourit encore avant l’ascension
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Épluchant les poils de mon balai par la fenêtre, souvent me reviennent les poussières
***
La vieille dame mal aimée qui part tous les jours au bout de son bâton
***
En arrière-plan de la cheminée, un cheval, de sa queue, en chasse la fumée qui ne sort pas
***
Son chien à l’entrée du magasin : elle dont je ne sais rien
***
L’arbre me cachant l’homme tondant sa pelouse
Carine-Laure Desguin a lu 'Petits et grands départs' de Gisèle Hanneuse
Gisèle Hanneuse, Petits et grands départs, recueil de textes poétiques, Amant Vert Éditons, 2016.
« Petits et grands départs », premier recueil que signe Gisèle Hanneuse. Dans cet ouvrage édité par L’Amant Vert, une toute nouvelle maison d’édition montoise, fleurissent tout au long d’une centaine de pages des textes poétiques bien ancrés dans la Vie, avec tout ce que celle-ci peut offrir en matière de ressentis personnels mais aussi d’épaisseurs plus que réelles. Gisèle Hanneuse ne cache pas qu’elle a écumé depuis quelques années pas mal d’ateliers d’écriture mais ne vous y méprenez pas, aucun souffle dans et entre ces phrases ne sent l’amateurisme, ni même le formatage. Que du contraire, l’auteure a su tisser sa propre toile derrière laquelle on devine une très belle âme toute en transparence, une personne authentique capable de s’émerveiller devant la faune et la nature mais aussi de ruer dans les brancards lorsqu’il s’agit d’injustice humaine. Gisèle Hanneuse ne triche ni avec les mots, ni avec elle-même. Et ces textes me demanderez-vous, qu’égrènent-ils durant cette centaine de pages ? Malgré les supports et leurs contraintes souvent de mise dans les ateliers d’écriture, il se dégage de ces textes une puissance littéraire qu’aucune critique négative n’oserait déforcer.
Non, je ne vous lâcherai rien de plus de ce voyage qui vous entraînera (car vous lirez ce recueil, je n’en doute pas) du château de La Hulpe jusque…jusque …en passant par …
Gisèle Hanneuse ne cautionne ni l’oubli ni le silence, chacun de ses textes est, vous l’avez deviné, un nouveau départ à découvrir par soi-même.
À vous donc d’amarrer vos sentiments sur l’un ou l’autre de ces mots pleins de recherche et de liberté, de questionnement et d’espoir, d’amour et d’amitié, de voyages aérien et spirituel, de nostalgie et d’amertume aussi, parfois. Sans oublier le zeste d’humour qui allège et le chapeau surréaliste qui se soulève de temps à autre. Un premier opus très réussi pour Gisèle Hanneuse que je m’empresse de féliciter outre pour cette prose libérée de rimes trop faciles mais aussi pour la fonction de présidente du cercle littéraire Clair de Luth, fonction qu’elle embrassera dans quelques jours, succédant ainsi à Laurence Amaury à qui je me permets de lancer un très haut Merci Madame pour toutes ces années consacrées à la présidence du cercle Clair de Luth ainsi qu’à l’édition de la revue trimestrielle Aura. Soulignons que Laurence Amaury a contribué à ce livre en écrivant le préambule et n’oublions pas de citer non plus Jahann, la créatrice des œuvres photographiées en 1ère et 4ème de couverture.
Souhaitons un beau et long voyage à « Petits et grands départs », le premier recueil de Gisèle Hanneuse, ainsi qu’à L’Amant Vert Éditions, une toute nouvelle maison d’édition qui creusera son sillon dans ce vaste monde qu’est celui de la littérature.
Site de L’Amant Vert Éditions :
http://amantverteditions.wixsite.com/amantvert
Carine-Laure Desguin, novembre 2016
http://carineldesguin.canalblog.com/pages/press-book/32061526.html

Carine-Laure Desguin, novembre 2016
http://carineldesguin.canalblog.com/pages/press-book/32061526.html
Voyage, un extrait du recueil de "L'ombre du reflet" de François Iulini

C’est ainsi ; la beauté parfois ça devient laid
Les yeux rouges, éblouis ; le stop veut qu’on le marque
On doit si c’est possible chercher ailleurs… un arbre
Et faire le mort ; rajeunir un lacrymal lac
Ou torcher désinvolte la morve des regrets
Sur un ferry swinguant sa vieillesse flemmarde
J’ai reposé mes yeux sur le rien de la mer
Et le bleu tambourin a fait danser mes songes
Libidineux refrain ; chanté les doigts diserts
Vogue rancœur vogue, seule la vie cauchemarde
Et te voilà ma ville où tous les fleuves plongent
Rhône, Saône, Bosphore, oued, Uélé
Niqabs et boubous de semoule ont blanchi
L’asphalte certitude qui nous avait menés
Aux cimes ;
- Nous partageons désormais nos mensonges ! -




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