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Un auteur : Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Son blog : http://carinelauredesguin.over-blog.com/

Sa page facebook : https://www.facebook.com/carinelaure.desguin

La suivre sur twitter : https://twitter.com/CarineLaureDesg

 

Présentation: (présentation issue du site : de http://areaw.org/?p=3272, car je trouve que cela résume bien l’ensemble de son parcours et de ses projets)

« Née à Binche le 7 février 1963, Carine-Laure Desguin aime sourire aux étoiles et dire bonjour aux gens qu’elle croise.

Cette lauréate de plusieurs prix littéraires (nouvelles, slam, poésies) est l’auteure de plusieurs livres :

—« Rue Baraka », un roman initiatique (Ed Chloé des lys, 2010)

—« Les enfants du Grand Jardin », un conte surréaliste et par l’écriture et par le fond, pour adultes et adolescents (Ed Chloé des lys, 2012)

—« Spirales urbaines », un recueil d’une soixantaine de poésies (Ed Chloé des lys, 2013)

Carine-Laure Desguin participe à la revue trimestrielle « Les petits papiers de Chloé », et dans sa rubrique « A Charleroi, papiers de… », cette auteure très attachée à sa région, met chaque fois en évidence une facette originale de Charleroi.

Ses textes et poésies se lisent aussi dans la revue littéraire « Le Spantole » et cette passionnée de mots, entrée depuis peu dans le cercle des « Artistes de Thudinie », a également donné un cours de poésies (dans le cadre des activités des séniors de la ville de Charleroi).

Plusieurs de ses textes et poésies furent sélectionnés pour participer à des recueils collectifs.

En décembre 2011, son expo de textes à la salle La Braise (Charleroi) remporte un beau succès.

En octobre 2012, elle participe à la création du premier salon du livre de Charleroi qui prend dès lors ses quartiers chaque année, dans les très belles salles de la bibliothèque Marguerite Yourcenar de Marchienne-au-Pont.

En mars 2013, le texte « Dans les rues de Charleroi » devenu « Cabaret-Vert » est mis en musique par Ernest Hembersin et figure sur le CD « Cabaret-Vert » du groupe Ablaze. Le même texte avait été exposé pendant huit semaines sur les grandes fenêtres de la brasserie Les templiers (Passage de la Bourse) durant l’automne 2011. Car c’est bien là un des leitmotivs de cette audacieuse aventurière des mots, donner du mouvement aux textes…

Mai 2013, Carine-Laure Desguin participe à Art balade, parcours artistique à travers toute la ville de Charleroi, les commerçants exposent peintures et aquarelles. Carine-Laure Desguin expose trois de ses textes.

Entre deux activités, cette intrépide participe à l’émission actu-tv-google en interviewant des artistes, qu’ils soient issus de la sphère littéraire, théâtrale, ou autre.

Actuellement, Carine-Laure Desguin finalise les corrections de son roman policier, La lune éclaboussée, meurtres à Maubeuge. Le roman sortira vers la fin 2014.

La version théâtrale de Rue Baraka est terminée et Carine-Laure Desguin est à la recherche d’un théâtre, d’une troupe…

Deux autres romans sont en chantier… »

 

Deux interviews écrites pour la connaître un peu mieux :

– http://www.bandbsa.be/contes/interview/desguin-interview.htm

– http://recreaction.over-blog.org/article-un-interview-dingue-dingue-ah-carine-laure-desguin-bien-sur-lorsqu-elle-s-y-met-115484096.html

 

Elle a publié trois ouvrages aux Éditions Chloé des Lys.

Spirales urbaines (2013)

Spirales urbaines, une soixantaine de poésies, et six mouvements qui se dessinent : Les oiseaux des villes, Transit, Les éclectiques libertés, Sans jamais se le dire, Les équinoxes flamboyantes, Les troubadours des sables. Dans chacun des mouvements, des textes primés. C’est souvent l’humain qui jaillit au milieu de ces textes et le style surréaliste s’affirme, au fur et à mesure que vous déroulerez ces spirales…

Rue Baraka (2010)

Tarek, un jeune homme un peu paumé dans la vie ...Un matin, il rencontre par hasard un vieux peintre...celui-ci, encore plein d'enthousiasme pour son âge, connaît le secret de la vie, le grand secret qui nous permettra de réaliser nos rêves ...Comment Tarek réagira-t-il? Ecoutera-t-il le secret ? Que fera-t-il de ce secret ?

" RUE BARAKA", c'est un livre qui nous rempli d'espoir, un livre qui nous offre la clé pour ouvrir les portes de notre destinée.

Les Enfants du grand jardin (2012)

Dans une écriture à la fois poétique et surréaliste, l’auteur de « Rue Baraka », nous entraîne sur les terres du Grand Jardin… Là, des enfants surnommés « les têtes à trous », des enfants venus de nulle part ni de personne sont initiés par Nicole et Marianne, à la vie et au bonheur…
Une écriture étonnante et chantante. Ça pourrait être de la peinture abstraite, mais avec une belle densité d’images et de couleurs.
Un certain temps pour se remettre les idées en place et les mots à l’endroit dans la tête reste à prévoir…

Ainsi que deux ouvrages collectifs :

Quand tout bascule (2011)

Le Printemps des poètes (2012)

 

Pour obtenir des chroniques sur certains de ses ouvrages :

– http://phildes.canalblog.com/archives/2011/09/07/21967621.html

– http://www.aloys.me/article-avis-de-lecteur-pour-rue-baraka-de-carine-laure-desguin-122898459.html

 

Le blog d'Eric Allard, Les belles phrases, http://lesbellesphrases.skynetblogs.be

Le blog d'Eric Allard, Les belles phrases, http://lesbellesphrases.skynetblogs.be

– http://lesbellesphrases.skynetblogs.be/archive/2013/11/01/spirales-urbaines-de-carine-laure-desguin-7973933.html

 

C'est cet avis que je choisis pour illustrer au mieux le talent de Carine-Laure Desguin

Liberté de la poésie

Métissée et généreuse, musicale et colorée (musicolore, écrirait-elle),  la poésie de Carine-Laure Desguin utilise toutes les ressources du langage et du savoir (même si c’est pour s’en moquer) pour parler des humains et des lieux où ils vivent, notamment dans les « tissus des villes » qui renferment un « patchwork de rues et de ruelles », comme Charleroi, visité par Rimbaud, à qui elle consacre plusieurs poèmes.  

Elle emprunte aux éléments du cosmos pour décrire les autres, à la course des étoiles pour dessiner leur géométrie intérieure.

Même au sol, sans abri, exilés, oubliés de l’histoire officielle du capitalisme, ses personnages regardent vers le ciel où sont les astres, la lumière. L’aventure est là-haut, se dit l’homme barbu... d’un de ses plus beaux poèmes (Enroulé tout autour). Elle est tournée vers le haut, ce qui élève hommes et femmes, et non ce qui les rabaisse, les maintient à terre, prisonniers de leur condition...

Même si sa poésie décolle, en feux d’artifice d’images nombreuses, elle ne quitte pas le terrain narratif et le champ musical. Comme si les rimes et le récit lui permettaient ses envolées littéraires.

Elle aime à court-circuiter son propos, ne pas s’embarrasser de vocables inutiles, en ponctuant ses poèmes de néologismes, souvent des substantifs transformés en forme verbales conjuguées ou participes présents car la matière est énergie, le nom riche d’action. Exemples à l’envi : kayakaient, carabossait, kiosquant, horlogea, clochetta, wagonner, oreillant...

Ce sont ses jeux à t’aime avec la langue.

Accessoirement elle parle d’elle, jamais directement : il faut deviner les biographèmes  derrière certaines métaphores. Elle « cherche le chemin » (Les vérités se déshabillent), l’or du temps, dirait Breton, (ou du tendre) dans le creuset des images qui agissent comme une baguette magique, ou de sourcier, pour atteindre la source de son être. Elle devient alors, selon la célèbre formule de Nietzsche, ce qu’elle est. Quête, au fond, de tout poète véritable.

Carine-Laure a retenu la phrase de Lautréamont sur la rencontre fortuite (sur une table de dissection) d'une machine à coudre et d'un parapluie. Elle, développe la rencontre de la nacelle et du cerf volant ou celle de la tige et de l’ascenseur, fable dans laquelle on comprend que le béton l’inspire autant que la flore, que les spirales urbaines sont le reflet deshélices végétales.

Plusieurs textes résistent, et c’est salutaire en manière de poésie, aux tentatives d’en percer le mystère. Parce que peut-être ils touchent à ce qui motive son écriture, son existence. Ainsi ceux mettant en scène ce tampon indocile, ce guerrier des aiguilles conduisant, à travers un parcours solaire, aux éclectiques libertés.

Le recueil est fait de six sections d’une dizaine de poèmes chacun : Les oiseaux des villes – Transit – Les éclectiques libertés – Sans jamais se le dire – Les équinoxes flamboyantes – Grand les fenêtres

C’est le livre d’une guerrière du quotidien qui a pris ses quartiers sur les hauteurs d’une ville d’où elle lance ses flèches verbales en direction des assiégeants, des ennemis de tous bords, et distribue aux assiégés ses ballons d’oxygène en forme de respiration poétique. De mots chlorophyllés.

Le sujet est libre et ces vers sont là

Ils appellent il résonnent et raisonnent encore

Appellent au secours pour que ces gens-là

Respirent la vie pour chasser la mort

 (Les oubliés, C.-L. Desguin)

Éric Allard

 

Article signé...

Chloé ROUSSEAU

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Dans le Bibliothécaire : LA GÉNÉTIQUE EXPLIQUÉE AUX DROSOPHILES d'Emmanuel TAVERVIER

Publié le par christine brunet /aloys

Dans le Bibliothécaire : LA GÉNÉTIQUE EXPLIQUÉE AUX DROSOPHILES d'Emmanuel TAVERVIER

LA GÉNÉTIQUE EXPLIQUÉE AUX DROSOPHILES / Emmanuel TAVERVIER.- Barry : Chloé des Lys, 2012.- 205 p. ; 21 cm.- Isbn : 978-2-87459-712-1.- 20.70 €.-

Qui suis-je ? Je suis né en décembre 1962 à Paris. Ma vie d’adulte a commencée après mon baccalauréat, lorsque je suis parti faire un premier « tour dans le monde » en « bateau stop ». En voilier. La découverte du Pacifique et de la vie d’adulte en totale liberté a été une révélation. Après avoir travaillé un temps aux Etats-Unis, je me suis acheté mon voilier et suis retourné passer une petite dizaine d’années sous les tropiques, surtout dans le Pacifique. Sur le bateau, musique et lecture étaient de rigueur. Rentré en France à 33 ans, je me suis mis à travailler. Nous avons fait trois enfants, retapé deux maisons, et je continue à faire de la musique (guitare et chansons (un CD autoproduit en 1999) et chorale (classique)), à lire et à écrire.

J’ai publié un premier roman aux Editions du petit Véhicule, puis celui-ci chez Chloé des Lys. Je travaille actuellement à un troisième opus. Les enfants grandissent, je vieillis, tout va bien !

L’ouvrage : Je dirais que c’est l’histoire d’un jeune adulte qui réalise, la trentaine venue, qu’il n’a jamais vraiment pris sa vie en main jusque-là. Il a failli le faire, mais au prétexte d’attendre de (re) trouver la femme idéale – dont il a eu un avant-goût – il s’est laissé balloter par les événements et par les femmes : sa mère, sa – possible – future femme, une femme enfant, des ex… Il s’en rend compte alors qu’il voulait profiter d’une pause dans sa vie de couple pour mettre à jour son carnet d’adresse. Rattrapé par son passé, il est en train de réaliser tout cela. Et ça va changer ! Ce n’est certes pas le roman du siècle. En ce qui me concerne, quand je referme un bou- quin, s’il me reste quelques images, quelques mots nouveaux ou expression, je me dis que je n’ai pas perdu mon temps. Surtout si le livre m’a distrait. C’est ma seule ambition. Distrayant, je pense très peu humblement qu’il l’est. Quant aux mots ou expression qui sont dedans, il m’arrive parfois d’y repenser et de sourire moi-même. C’est vous dire. Non mais, pour qui il se prend ce gars ? Ça va les chevilles ?

Le BIBLIOTHECAIRE

ASSOCIATION DES BIBLIOTHÉCAIRES BELGES D'EXPRESSION FRANCAISE association sans but lucratif

Revue libre publiée sans aucune subvention.
Courriel : dagneau.michel@skynet.be
Editeur : M. DAGNEAU B - 1470 GENAPPE
Vente au numéro
: Belgique : 14,00 € Étranger : 17,00 €

Dans le Bibliothécaire : LA GÉNÉTIQUE EXPLIQUÉE AUX DROSOPHILES d'Emmanuel TAVERVIER

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Un auteur : Philippe Desterbecq

Publié le par christine brunet /aloys

Un auteur : Philippe Desterbecq

Philippe Desterbecq en quelques clics...

 

  • philippedester.canalblog.com
  • http://phildes.canalblog.com/
  • https://fr-fr.facebook.com/philippe.desterbecq

www.aloys.me/article-esterbecq-56525186.html http://www.bandbsa.be/contes/jailu/etoilemagique-jailu.htm

 

Qui a parlé de l'Etoile magique de Philippe Desterbecq ? Beaucoup de sites !

  • http://www.aloys.me/article-christine-brunet-a-lu-l-etoile-magique-de-philippe-desterbecq-75363700.html
  • www.babelio.com/livres/Desterbecq-Letoile-magique/275182 artic.ac-besancon.fr › Home › Rencontres avec des écrivains
  • limaginaria.wordpress.com/.../letoile-magique-de-philippe-desterbecq/ 
  • Le blog de Argali : argali.eklablog.fr/l-etoile-magique-philippe-desterbecq-a4259513
  • Les lectures de Mélusine : la-book-melusine.over-blog.com/article-l-etoile-magique-de-philippe-de...
  • recreaction.over-blog.org/article-philippe-desterbecq-louis-delville-deux...
  • L'étoile magique de Philippe... http://actu-tv-web.over-blog.com/categorie-12397778.html

 

Un article de présentation… J’ai choisi l’interview donné pour le blog actu TV à l’issue du tournage de l’émission… Pourquoi ? Parce qu’il résume parfaitement la personnalité de l’auteur ! Actu TV : https://www.youtube.com/watch?v=ZHFlO-kWwbU Les livres pour enfants avec Nathalie Marcon

 

> Ce que je fais dans la vie ?

Je suis instituteur depuis 1983, ce qui est indéniablement un atout quand on veut écrire pour les enfants.

> Mes écrits ?

J’ai écrit « L’étoile magique », le roman publié chez CDL il y a une petite vingtaine d’années. N’ayant obtenu que des refus de la part des éditeurs, j’ai tout abandonné jusqu’au début des années 2000 où j’ai commencé à écrire des nouvelles pour des concours.

En 2008, j’ai rassemblé quelques-unes de ces nouvelles dans un recueil qui a été accepté par les éditions Elzévir à Paris.

En 2010, j’ai récupéré mon « étoile magique » et je l’ai confiée à CDL qui a accepté de l’éditer.

> Une image qui représente un lieu que j’aime.

Je me sens bien quand je suis dans la nature, loin du bruit de la ville, de la pollution, des cris des enfants. La nature est un lieu de ressourcement dans lequel je plonge le plus souvent possible.

> Une anecdote liée à mon métier ?

Je ne vois rien de particulier. Le sourire d’un enfant peut illuminer ma journée, un merci sincère d’un enfant me fait fondre, le mécontentement de certains parents me laisse totalement indifférent.

Lors de la sortie de mon recueil de nouvelles, des journalistes de TéléMB sont venus en classe. Les enfants étaient aussi impressionnés que moi. Je garderai longtemps ce souvenir en moi.

> Des impressions liées au tournage d’Actu-TV ?

La peur ! Quand Bob m’a téléphoné pour me demander s’il pouvait venir m’interviewer chez moi, j’ai de suite paniqué. La vue d’une caméra me fait fuir.

Bob sait mettre les gens à l’aise. Tout s’est bien passé même si j’ai l’air vraiment coincé sur la vidéo.

Nathalie Marcon, invitée chez moi, était beaucoup plus à l’aise.

> D’autres passions ?

Les voyages et la photo.

Je voyage le plus souvent possible (je n’ai pas encore quitté l’Europe) et emporte partout mon APN. Depuis le numérique, je multiplie les photographies. Paysages et fleurs sont mes sujets de prédilection. Je fais du scrapbooking, ce qui est rare pour un homme, parait-il.

 

D’autres avis ???? Voici d’autres liens à découvrir !

  • http://nadinegroenecke-auteur.over-blog.com/article-j-ai-lu-l-etoile-magique-de-philippe-des-99738180.html
  • www.libfly.com/philippe-desterbecq-auteur-1794474.html
  • www.livraddict.com/biblio/author.php?id=14042
  • http://journalpetitbelge.blogspot.fr/2009/10/la-belgique-de-philippe-desterbecq.html

 

http://paikanne.skynetblogs.be/

http://paikanne.skynetblogs.be/

Lors de la sortie du livre, un blog a chroniqué « L’Etoile magique » LE MONDE DE PAIKANNE… http://paikanne.skynetblogs.be/archive/2012/07/22/l-etoile-magique-philippe-desterbecq.html

C'est avec cet avis que je vais clore cette fiche...

De tout... un peu... : des réflexions, des coups de gueule, des livres, des films, des textes...

 

L'étoile magique, Philippe Desterbecq

 

Présentation. Pierrot, 10 ans, est passionné d’astronomie. Pour son anniversaire, son père lui offre le cadeau qu’il attend depuis toujours : des lunettes astronomiques.

Aussitôt, il se met à observer le ciel. Tout à coup, il aperçoit une étoile filante. Ce phénomène permet de réaliser un vœu, paraît-il, mais Pierrot n’y croit pas. Peut-être a-t-il tort…

En observant bien le ciel, il y découvre une étoile qu’il ne connait pas, lui pour qui la galaxie n’a aucun secret. Il trouve cette étoile bien étrange avec ses sept branches. Il ne le sait pas encore mais ses observations vont le conduire dans une aventure dont il éprouvera bien des difficultés à sortir…

Mon avis. Voici un récit que j’ai depuis quelques mois déjà, dédicacé par Philippe, un enseignant qui travaille dans la même école que moi, de l’autre côté de la (grande) cour. Je profite des vacances pour varier les genres et j’ai lu ce conte avant-hier.

Car il s’agit bien d’un conte qui peut ravir petits et grands.

Pierrot aime les étoile et prend plaisir à observer le ciel ; il reçoit pour son anniversaire des lunettes astronomiques : il est ravi. Hop, passe une étoile filante, c’est l’instant de faire un vœu ; bah, à quoi ça sert ? Il découvre également une curieuse étoile, non répertoriée, qui semble se modifier au fil des jours…

À l’école, le jeune garçon à fort à faire avec le corps enseignant car les bêtises, il connaît et les punitions aussi. Commencent alors à se produire des événements vraiment étranges qui vont bouleverser cette petite communauté et ce qui semblait très drôle au début finit par changer de tonalité…

Cette histoire se lit très vite et apporte son lot de réflexion, d’humour et d’émotion : une agréable et tendre découverte.

Une remarque : ne lisez surtout pas la 4e de couverture car le prénom du héros n'est pas le bon et les dernières lignes racontent la fin de l’histoire. Admirez plutôt la 1ère de couverture, superbe, œuvre du fils de Philippe.

 

Un autre avis à découvrir ? La bibliothèque de Quichottine : http://quichottine.fr/2011/07/philippe-desterbecq-textes-et-nouvelles-de-moi-80388554.html

 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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L'invité d'Aloys ? Awa Ba avec un livre sur la polygamie

Publié le par christine brunet /aloys

L'invité d'Aloys ? Awa Ba avec un livre sur la polygamie

J'ai rencontré cet auteur à Massy lors d'une séance de dédicaces. de fil en aiguille, nous avons échangé au sujet de l'écriture. Une rencontre que j'ai voulu vous faire partager.

Qui êtes-vous ? Awa Ba née à Dakar, Sénégal, dernière d’une fratrie de 8 enfants; j’ai grandi dans une famille polygame.

Je suis arrivée en France en 1992 pour rejoindre mon mari. Je suis mère de 3 enfants.

Je suis auxiliaire de puériculture en milieu hospitalier et j’entame actuellement des études sur la diététique.

Pourquoi vous exprimer via l'écriture ?

Pour moi, l’écriture est un moyen de s’exprimer, d’informer,et d’échange sans voix.

Ce qui m’a poussé à écrire cet ouvrage ? C’est la mort de ma sœur après un mariage polygame qu’elle n’a jamais pu supporter jusqu’à en mourir. J’ai voulu briser ce silence et de démontrer le cortège de souffrances que englobe cette union.

Que représente l'écriture pour vous ?

Pour moi la définition de l’écriture est simple : c’est une représentation graphique ou visuelle d’une langue au moyen d’un signe inscrits ou dessinés sur un support et qui permet l’échange d’information sans utiliser la voix.

Pourquoi avoir écrit un livre ?

Il s’agit de démontrer le cortège de souffrances, psychologiques et physiques qu’engendre la polygamie.

La femme est alors considérée comme un sous être, du bétail à qui l’on ne demande que d'être toujours prête à coucher et à accoucher.

Le témoignage de certaines femmes montrent également que cette union, barbare et archaïque, se traduit par des mariages forcés accompagnés de scènes de violence.

Mon ouvrage est à la fois une biographie mais également un recueil de témoignages.

Vous abordez un sujet difficile, souvent tabou : n'a-t-il pas été compliqué de l'écrire et de livrer votre expérience au public ?

Pas toujours facile de se livrer et surtout de parler de la polygamie qui est un sujet évidemment tabou et ancré dans les moeurs mais peu importe ! J’ai voulu briser ce silence qui engendre souffrance jusqu’à la mort.

Merci pour ce court interview !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Publié dans l'invité d'Aloys

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Christine Brunet a lu "Brasero" de Patrick Beaucamps

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Brasero" de Patrick Beaucamps

Comme toujours (ou presque) avec Patrick Beaucamps, une couverture bleue uniforme, austère... Je ne sais pas pourquoi je pensais à des textes poétiques ? Peut-être parce qu'il en écrit aussi... Sûrement.

Faux... Ce sont des nouvelles. Cinq en tout pour 90 pages. Brasero est le titre de la dernière.

De drôles de nouvelles... On en ressort mi-figue mi-raisin comme si quelque chose avait mal tourné en cours de route. Mais quoi ?

Je tourne et retourne cette idée dans ma tête... Je cherche le mot approprié... Brasero, brasier, un peu comme si à un moment, les personnages marchaient sur la tête. Décalés, voilà déjà un bon terme. Quant aux situations... gênantes, voilà, j'y suis ! C'est ce qui cloche. Des têtes à têtes bizarres, des réactions hors normes, ou plutôt, inappropriées pour un fait donné. Mais qu'arrive-t-il aux personnages qui, - et c'est sans doute le plus curieux-, sont normaux ! Vous, moi (euh, non, pas moi, hum), les voisins, les autres, quoi.

Manipulés, manipulables, on est dans la dualité en permanence, la fiction, les étincelles dans des situations qu'on a tous plus ou moins vécu...

Patrick Beaucamps a la plume facile, très imagée. Beaucoup de dialogues, on est dans le bruit constant, on dira même les hurlements.

Un univers intrigant qui peut laisser un drôle de goût dans la bouche. Je suis curieuse de découvrir les autres livres de cet auteur !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Christine Brunet a lu "Brasero" de Patrick BeaucampsChristine Brunet a lu "Brasero" de Patrick BeaucampsChristine Brunet a lu "Brasero" de Patrick Beaucamps

Qui est Patrick Beaucamps ?

Quelques liens :

  • http://www.bandbsa.be/contes/interview/beaucamps-interview.htm
  • http://www.aloys.me/article-avis-de-lecteur-pour-le-recueil-poetique-de-patrick-beaucamps-tant-d-eau-sous-le-pont-120009217.html

 

Ses ouvrages :

200 ASA 2005

Extrait de « 200 ASA » :

 

Mon plus lointain souvenir de ce chêne remonte à l’époque de mes neuf ans. J’avais le dos en appui contre son tronc et mon père tentait de m’expliquer les raisons de leur choix. Le divorce n’est pas une chose facile à faire comprendre à un gamin mais il ne s’en est pas trop mal tiré.

Calmement, il m’a annoncé que ma mère ne pouvait pas m’emmener. Elle partait vivre avec un autre type qui ne supportait pas les gosses mais qui ne rechignait jamais à sortir son carnet de chèques pour une robe en soie ou un week-end à l’étranger. 

Il n’a pas sali l’âme de ma mère, il m’a juste instruit sur le fait que la vie me réserverait bien d’autres surprises et qu’il fallait que je m’y prépare pour ne pas tomber le cul par terre le jour J. 

 

Le bruit du silence (2007) Poésies

Extrait de « Le bruit du silence » :

 

Lumières tamisées,

Voile sur les globes oculaires.

 

Accoudé sur le zinc,

Un ange vagabond,

L’âme en quête de liberté.

 

Perles lacrymales sur le parquet,

Notes de musiques concrétisées.

 

Mégots consumés,

Verres asséchés,

Mort dans les entrailles.

 

Veiller,

Veiller dans la mezzanine de 

l’inconscience,

Par une éclipse des sens.

 

Tant d'eau sous le pont (2013) 

Extrait de « Tant d’eau sous le pont » :

 

Un havre

 

Les étudiants envahissent les quais.

Leurs parents les attendent.

Impatients,

les moteurs restent allumés.

 

Moi aussi,…

 

Je voulais juste quatre murs et un toit.

Poser mon sac dans un endroit chauffé.

Caresser mon chat dans la cour et puis

rentrer me relaxer en attendant le dîner.

 

La lune orne les cimes.

Mon fils repousse les rideaux et

m’accueille de son sourire.

 

Tout paraît calme chez moi.

 

Je finis ma cigarette en comptant les saisons.

L’air est doux et je me sens bien aimé.

 

 

Brasero (2014)

 

C'est d'ailleurs cet avis que je choisis pour vous faire découvrir son univers 

 

Un bel avis de lecteur... Publié le par christine brunet /aloys

 

Bonjour,
  
 Membre du club de lecture de la Bibliothèque Jean de la Fontaine d’Ath (chargé en 2012 de désigner le lauréat de son concours de poésie), je n’ai pu – alors en voyage à l’étranger – assister à la soirée de proclamation des résultats ni surtout à la lecture par Patrick Beaucamps d’un choix de ses œuvres.
  
Je suis donc d’autant plus heureux d’avoir trouvé et lu son recueil Tant d’eau sous le pont que vous avez publié cette année, et de vous dire combien il m’a touché.
  
Je n’ai pu m’empêcher d’en rédiger un petit avis critique (ci-joint) : s’il vous semble de quelque intérêt, je vous autorise bien volontiers à la reproduire sur votre site, blog… et/ou à l’adresser à l’intéressé. avec mes remerciements pour ce bon moment de lecture.
  
  
Tant de mots sous pression, tant d’émoi dans le ton.
 
Tant d’eau sous le pont, forcément ça ne passe pas sans remous : avec Patrick Beaucamps, ça trace où ça casse.
Verlaine, le grand ancien, ne pourrait dire plus justement, à la lecture de ce recueil : « Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? » Car si « la vie est là », « simple et tranquille », elle ne l’est sans doute pas. Patrick Beaucamps ne dit rien d’autre (p 49) : Tout paraît calme chez moi.
Le plus petit détail, souvent, enclenche la machine à remonter le temps et vient ajouter une nouvelle nuance au tableau pointilliste d’un parcours personnel éprouvant, suscitant chez tout lecteur une empathie immédiate. Pour peu qu’il ait, lui aussi, cette capacité de s’habituer à tout sans pour autant y être étranger (p 73).
Ne suffit-il pas pour cela de prendre (p 37) du temps pour ne rien faire, sinon solder les comptes du passé pour jouir d’un présent où l’on puisse enfin dire (p 49) : L’air est doux et je me sens bien aimé.
Reste la grande question du poète (p 55) : A quoi peut bien ressembler la vie d’un homme qui n’écrit pas de poésie ? A la même plénitude peut-être, s’il vit de poésie.
Vecteur privilégié de l’être, la lecture en transmet les vibrations avec plus ou moins d’intensité selon l’œuvre. Ici, certes, elle se joue des genres, à la fois
poèmes – la réalité s’y prend aux mots en vers et contre toute banalisation prosaïque ‑,
nouvelles – un courant narratif les alimente comme un art consommé de la chute ‑,
roman même (autofriction ?) – les personnages y sont construits progressivement, dans une organisation architecturale.
Aucun doute, par contre, sur la force qui se dégage de l’ensemble : lire Beaucamps, c’est vibrer beaucoup !
 
Christian GONIEAU
Christine Brunet a lu "Brasero" de Patrick Beaucamps

Publié dans Fiche de lecture

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Christine Brunet a lu "Chasse-partie, Les dernières aventures d'un corsaire" de Vincent Jooris

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Chasse-partie, Les dernières aventures d'un corsaire" de Vincent Jooris

J'adore les romans d'aventure et, notamment, les récits de pirates. J'ai dû lire "Capitaine Jim" de Pierre Nezelof une bonne dizaine de fois et toujours avec le même plaisir.

"Chasse-partie" ne pouvait qu'attiser ma curiosité.

Un récit court et des personnages qui collent plus à la réalité qu'à la fiction ! Surtout Jacques, un ancien corsaire, ancien compagnon du célébrissime Duguay Trouin, qui n'a rien du redresseur de tort comme les films hollywoodiens nous les ont proposés : voleur, malin, égoïste, dans états d'âme, voilà un anti-héro qui ne pense qu'à naviguer en eaux troubles et à sauver sa peau sur le dos des autres.

Le décor planté nous transporte dans des années de violence sur les mers où certains corsaires et pirates se taillèrent la part du lion à grand renfort de sang.

Les gargotes et les filles légères, la violence en filigrane, la bêtise, voilà qui ponctue le texte qui se lit d'une traite.

Très documenté, le lecteur remonte le temps.

Qu'elle est loin l'image romantique d'un Errol Flynn, héro au grand cœur, sans peur et sans reproche ! La chute est rude mais j'adhère ! J'ai beaucoup aimé cette remise sur les rails !

N'hésitez pas, plongez dans l'action aux côtés d'un Jacques plus vrai que nature !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Christine Brunet a lu "Chasse-partie, Les dernières aventures d'un corsaire" de Vincent JoorisChristine Brunet a lu "Chasse-partie, Les dernières aventures d'un corsaire" de Vincent Jooris

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Claude Hardenne nous propose un poème, "Débuts"

Publié le par christine brunet /aloys

D E B U T S





Je voudrais – me crois-tu ? – enfin si c’est possible
Revenir en arrière au temps de ces amours
Les nôtres au début les pures les sensibles
Ma belle d’aujourd’hui d’hier et de toujours


Nos débuts coin de table et lumière du jour
Sur ton corps alangui et qui devient la cible
De mes yeux éblouis en quête d’indicible
Par le pinceau tracé en un subtil contour


La rue aux pavés gris le ciel en carillons
Parcourant de beffroi en clochers l’étendue
La ville aux toits d’ardoise et puis nous qui rions


Bohême simple - élans - nos âmes éperdues
De ce bonheur nouveau saupoudrant d’or nos yeux
Et ce sentiment vif d’être pareils aux dieux

Claude Hardenne

www.artmajeur.com/arden/

fr.artscad.com/@/ClaudeHardenne

Le pittoresque dans "Gaspard de la nuit" d' Aloysius Bertrand (2011) et Poussière d'âme (2009) Ed. Chloé des LysLe pittoresque dans "Gaspard de la nuit" d' Aloysius Bertrand (2011) et Poussière d'âme (2009) Ed. Chloé des Lys

Le pittoresque dans "Gaspard de la nuit" d' Aloysius Bertrand (2011) et Poussière d'âme (2009) Ed. Chloé des Lys

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Simon Andrieu : " la fantasy laisse une liberté de création quasi-totale. Que ce soit dans la vie ou dans mon écriture, j’ai besoin de cette liberté pour m’épanouir"

Publié le par christine brunet /aloys

                                        

 

 

Je suis fan de tout ce qui est science-fiction, fantastique, heroic fantasy. J'apprends que l'un des nouveaux auteurs de Chloé des lys, justement, semble exploiter ce genre littéraire. Qui ? Simon Andrieu. Son bouquin ? Les Deux Portes... Impossible de ne pas lui demander plus de précisions sur son univers !

 

Simon, présentez-vous, svp.

J’ai aujourd’hui 23 ans et je commence un doctorat en géologie à l’Université Paris-Sud. J’habite Orsay, une ville de la grande couronne située à vingt kilomètres au Sud-ouest de Paris.

 

Dans le 91 ? Je suis très souvent en dédicace dans le coin.

Oui, dans le 91 ! Peut-être que j’aurai un jour également l’occasion d’y faire des dédicaces.

 

Sûrement, même ! Qu'écrivez-vous ? Quel genre littéraire ? 

 La littérature qui m’inspire le plus est celle de l’imaginaire, et principalement la fantasy et le fantastique. Mais j’espère un jour être capable d’écrire des romans appartenant à des genres différents.

 

Donc, votre roman est un roman d'heroic fantaisy ? Quel auteur aimez-vous lire dans ce genre très particulier ?

Non, les Deux Portes est un roman fantastique. Mais j’ai une attirance pour l’heroic fantasy et un futur projet dans ce domaine. L’auteur de ce genre que j’ai le plus lu et apprécié est David Gemmel. Ses romans sont très prenants et l’action ne connait pas d’interruptions. Le lecteur est constamment transporté, de lieu en lieu, de personnage en personnage. J’ai également pris plaisir à lire Pierre Grimbert, Terry Brooks ou Tolkien.

 

Ah, Tolkien...  A quel public destinez-vous votre livre ?

Les Deux Portes se destine davantage à un public de grand adolescent à jeune adulte (15 à 25 ans). Cependant, comme pour tout roman, je pense qu’il n’y a pas de limite d’âge !

 

Fantastique ! Depuis quand écrivez-vous ? Un déclencheur ?

 J’ai commencé à écrire sérieusement lorsque j’étais au lycée, en classe de première. Arrivé à l’Université, j’écrivais de façon assez régulière, un à plusieurs soirs par semaine. Cependant, j’imagine des histoires depuis que je suis très jeune. À l’époque où je ne savais pas écrire, je me souviens que je dictais des récits à ma mère qui les retranscrivait sur des carnets.

 

Toujours dans la même veine ?

Je me suis jusqu’à maintenant presque uniquement consacré à la littérature de l’imaginaire. Bien que les Deux Portes soit un roman fantastique – et qu’il prenne donc racine dans notre univers, bien réel – j’ai toujours éprouvé, depuis mes années de collégien, une attirance toute particulière pour la fantasy.

 

Donnez-moi votre définition du mot écriture

 Ce qui m’intéresse dans l’écriture c’est d’inventer. Ecrire est, je pense, le moyen qui offre le plus de liberté de création. Mais je n’ai pas réellement de définition propre du mot écriture.

Simon Andrieu : " la fantasy laisse une liberté de création quasi-totale. Que ce soit dans la vie ou dans mon écriture, j’ai besoin de cette liberté pour m’épanouir"

Tentez de définir votre style

Je pense qu’il est en pleine évolution car je cherche encore celui qui me convient le mieux. Mon idéal serait un style fluide et précis, mais surtout percutant et riche en mouvements, avec une variation constante des points de vue, de l’espace et du temps.

Parlez-moi de vos personnages : totalement fictifs ? Comment les avez-vous créés ?

Mes personnages sont tous fictifs, cependant, pour les créer, je me suis plus ou moins inspiré de connaissances bien réelles, ou de moi. Certains protagonistes correspondent également à des mélanges de personnalités.

Qu'est-ce qui vous intéresse dans l'univers de la fantasy ? La création globale d'un univers fictif ? La liberté que le genre vous donne ?

Oui, c’est ça. Je trouve que la fantasy laisse une liberté de création quasi-totale. Que ce soit dans la vie ou dans mon écriture, j’ai besoin de cette liberté pour m’épanouir. Je prends beaucoup de plaisir à pouvoir imaginer et modeler un univers à ma guise, puis y insérer mes personnages, sans règles ni limites.

Pensez-vous mettre un peu ou beaucoup de vous dans vos écrits ?

Dans mon roman Les Deux Portes, je me suis inspiré des mes expériences personnelles et de ma vie de lycéen. Je pense qu’il y a donc une bonne part de moi dans ce récit. Cependant, dans mes projets actuels, je m’inspire beaucoup moins de mon vécu, bien que je continue à puiser dans le monde qui m’entoure.

Comment appréhendez-vous le moment où il faudra présenter votre livre et votre récit ?

Avec impatience et inquiétude mêlées. Quand je repense à mon roman aujourd’hui, j’ai toujours l’impression qu’il s’agit d’un travail médiocre, ne méritant pas d’être édité. Mais c’est peut-être ça qui me pousse à continuer et à toujours essayer de faire mieux. 

Déjà, vous m'avez donné envie de lire votre roman... bon début ! Et je crois que les auteurs ne sont jamais satisfaits de leur travail: ce sont les lecteurs qui sont juges et jurés.

Publié dans interview

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La Tour de Bingen, une nouvelle de Didier Fond

Publié le par christine brunet /aloys

La Tour de Bingen, une nouvelle de Didier Fond

La Tour de Bingen

Le conteur se leva et dit :

« Voici une histoire assez courte. C’est une autre légende allemande. Vous en tirerez facilement la morale.

Au bord du Rhin se dressait autrefois la ville de Bingen. C’était une cité florissante, où il aurait fait bon vivre si elle n’avait pas été gouvernée par un évêque aussi cruel que puissant. Ce dernier écrasait les habitants sous les impôts et les corvées diverses et se montrait impitoyable envers ceux qui ne pouvaient pas payer ce qu’ils lui devaient. Plusieurs fois, les habitants de Bingen s’étaient révoltés contre leur évêque, mais la répression avait été si sanglante, si terrible, les tortures infligées aux prisonniers si inhumaines que le peuple n’osait désormais plus relever la tête ; on n’osait même plus murmurer, de peur d’être trahi par les gardes à la solde de l’évêque qui parcouraient la cité afin de maintenir l’ordre établi.

L’évêque n’habitait pas la cité ; il s’était fait construire une tour en dehors de la ville. C’était une véritable forteresse, gardée nuit et jour par une kyrielle de soldats. La porte et les murs étaient si épais qu’aucun son de l’extérieur ne parvenait aux oreilles du prélat. Il travaillait et logeait tout en haut de la tour ; seules, quelques petites meurtrières permettaient à la lueur du jour de pénétrer à l’intérieur de la pièce. Assis devant sa table, il comptait et recomptait ses trésors, rédigeait de nouveaux édits qui achèveraient de ruiner ses administrés et ne permettait à personne, sinon à un serviteur sourd et muet d’entrer dans son antre.

Les quelques plénipotentiaires, envoyés par la cité, qui avaient osé pénétrer dans la tour pour remettre à l’évêque les plaintes des habitants de Bingen avaient été entraînés sur la terrasse puis précipités sans ménagement dans le vide. Ainsi l’évêque n’était-il désormais plus importuné par de quelconques envoyés porteurs de réclamations.

Un jour, un étranger pénétra dans la cité et s’y installa pour plusieurs jours. C’était un jeune marchand nomade, qui allait de ville en ville pour vendre ce qu’il avait acheté à d’autres marchands ; ayant dû affronter sur les chemins nombre de dangers, il ne craignait personne et n’avait peur de rien. Constatant l’état effroyable où se trouvaient les habitants de Bingen, il les incita à la révolte. Le feu couvait depuis longtemps parmi la population de la ville ; il suffisait de souffler un peu sur les braises pour que l’incendie éclatât.

On massacra d’abord les gardes qui circulaient à l’intérieur des remparts. Puis la populace, déchaînée, se rua à l’assaut de la tour. Les soldats étaient nombreux, bien entraînés, bien armés. Mais ils ne purent tenir longtemps face à cette marée humaine qui déferla sur eux. La colère, le désespoir, la haine étaient des armes aussi puissantes que les arcs ou les arbalètes. Bientôt, il ne resta rien de la garnison. En haut de sa tour, l’évêque, souriait dédaigneusement. Il ne craignait pas un envahissement quelconque. Aucune hache n’était capable d’enfoncer la porte, de même qu’aucun bélier. Quant à grimper le long de la tour, il n’y fallait pas songer, la paroi lisse n’offrant aucune prise pour s’agripper. Et les provisions ne manquaient pas, il avait de quoi soutenir un siège de plusieurs mois.

Le jeune marchand, constatant l’échec de ses troupes à prendre la tour d’assaut, s’assit en tailleur sur le sol, devant la porte ; il ferma les yeux et sembla s’abîmer dans une profonde méditation. On le laissa tranquille pendant un certain temps, croyant qu’il réfléchissait à une stratégie quelconque, puis le voyant rester ainsi dans cette position, on se mit à murmurer et à s’agiter. Au moment où les habitants de Bingen, las d’attendre des ordres qui ne venaient pas, allaient se remettre à essayer d’enfoncer la porte, des hurlements éclatèrent en haut de la tour. Hurlements inhumains, déchirants, cris d’un être humain à l’agonie, qui endurait une souffrance épouvantable. Cela dura, dura, dura… La foule s’était immobilisée et écoutait ces cris qui semblaient ne vouloir jamais s’éteindre. Et puis ce fut le silence. Le jeune homme rouvrit les yeux et se releva. « On peut entrer, à présent », dit-il et la porte céda avec une facilité déconcertante. Le peuple se rua dans les escaliers, prêt à écharper son tortionnaire.

Mais lorsque les premiers habitants pénétrèrent dans la chambre de l’évêque, ils ne trouvèrent qu’un squelette parfaitement propre, blanc comme neige. Le long du mur, quelques souris, venues d’on ne savait où, achevaient de se lécher les babines et disparurent d’un seul coup dans les trous du mur.

Nul ne sut ce qui s’était réellement passé, d’autant plus que le jeune marchand avait lui aussi disparu. L’évêque avait-il été dévoré vivant par les souris et les rats ? Sans doute, oui, si on en jugeait par les marques de dents pointues qui s’étaient incrustées dans les os. Mais d’où venaient ces souris ? C’est ce que la légende ne dit pas. Et votre serviteur n’en sait pas plus que vous à ce sujet. »

Didier FOND

fonddetiroir.hautetfort.com

Publié dans Nouvelle

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Le château abandonné, une nouvelle de Philippe Wolfenberg

Publié le par christine brunet /aloys

 

Les états d'âme de la Lune et du Soleil

 

Le château abandonné

 

Il en est des promenades comme de l’imagination : elles guident nos pas vers des paysages qui sont l’intime reflet des sentiments qui nous habitent. Ainsi, la solitude enfouie en moi se retrouve au détour des rues du petit village que je traverse d’un pas nonchalant. Les maisons, harmonieux amalgames de pierres et d’ardoises bleutées, semblent avoir été jetées au milieu d’une nature dont l’aspect sauvage accentue le côté mélancolique. Par delà le haut mur qui emprisonne le jardin de l’une d’entre elles, un saule pleureur laisse pendre ses longs rameaux. Une odeur persistante de chèvrefeuille embaume l’air chaud de cette après-midi d’été ; le rendant plus oppressant encore… A l’image de ces sentiments qui s’accrochent à mon cœur et m’empêchent d’oublier un passé douloureux. Le doux murmure d’une fontaine rompt le silence pesant qui règne en ces lieux. J’accueille avec soulagement cet accroc dans l’impression désagréable du temps qui se serait figé. La cloche d’une église égrène les heures. L’édifice est massif et jouxte une place ombragée.

 

Le ciel s’est obscurci, encombré de nuages gris et noirs venus de l’horizon, tels les messagers de quelque terrible nouvelle. Lorsque j’atteins les grilles entr’ouvertes d’un parc, une lueur vive m’aveugle, presque immédiatement suivie par un grondement sourd. Les premières gouttes de pluie se mettent à tomber. Je presse le pas et monte l’allée qui mène à un château abandonné. Les pelouses, immenses, sont plantées d’arbres majestueux et de buissons dont les fleurs fanées ressemblent aux désillusions que m’a apportées une envie d’absolu inassouvie. J’ai à peine le temps de m’abriter sous le portique que l’orage donne libre cours à toute sa violence. Je ne peux réprimer un sourire amer à l’idée qu’elle est si semblable à celle que le doute a insinué dans mon âme.

 

Je pousse l’un des lourds vantaux contre lequel je m’étais appuyé et, dans un grincement lugubre, je pénètre dans un vaste vestibule noyé dans une semi-pénombre. Comme je l’ai fait tant de fois avec mes souvenirs, je parcours lentement les pièces de cette vieille demeure tandis qu’un étrange sentiment, subtil mélange d’anxiété et d’exaltation, s’empare de moi. Je gravis les marches de pierre d’un interminable escalier en colimaçon qui mène au sommet de l’unique tour. Avec difficultés, je pousse un verrou rongé par la rouille et ouvre la porte qui donne sur un étroit balcon. Une rafale de vent, chargée de pluie, me plaque contre le mur. Je m’obstine pourtant et m’agrippe à la balustrade. Pour un instant, je suis devenu le gardien d’un phare inutile… Guettant, au loin, l’improbable apparition d’un vaisseau fantôme qui a sombré dans l’abîme de mes incertitudes.

 

Sans m’en apercevoir vraiment, je suis revenu à mon point de départ. La pluie a cessé et quelques timides rayons de soleil jouent avec les gouttes déposées sur la végétation et qui sont autant de lumières qui m’éblouissent et achèvent de m’égarer dans ce dédale de sensations intenses.

 

Je laisse derrière moi des secrets qui ne m’appartiennent pas mais que l’écho, tel un spectre lassé par tant d’années de déréliction, a murmurés à mon oreille. En moi, se ferme une grille dont la clé, en une chute lente et vertigineuse, va se perdre dans les sombres oubliettes de ma mémoire. A peine ai-je le temps de revoir l’image d’un regard où brillait la passion et celle d’un sourire tendre et doux comme une promesse de bonheur infini. Déjà, il faut m’en retourner vers des lendemains qui, paradoxalement, tels ces lieux délaissés, reposent sur les vestiges d’un passé heureux mais suranné...

 

Philippe Wolfenberg

philippewolfenberg.skynetblogs.be

http://www.bandbsa.be/contes3/wolfenbergtete.jpg

Publié dans Nouvelle

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