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Georges Roland en invité d'Aloys avec une fiche de lecture d'Alain Magerotte

Publié le par christine brunet /aloys

LES CONTES DE LUCI

                     par Georges Roland

 

Onze Nouvelles d’ «onze» Georges, de quoi appâter à la fois l’amateur de ce genre littéraire et le fan des écrits « Rolandesques » que je suis.

LES CONTES DE LUCI… ce sont onze satanées Nouvelles puisque LUCI n’est autre que LUCIFER.

Comme mise en appétit, un premier récit mené tambour battant à travers la faconde et l’humour insoupçonné du plus célèbre des démons. On apprend ainsi, de la bouche même de l’intéressé, que LUCI est un joyeux plaisantin adorant faire des blagues. Dès lors, il n’est guère étonnant de le voir faire… l’épître !

Cette épître de Luci aux terriens, truffée de jeux de mots, est savoureuse par l’ironie et le ton inédit qu’elle dégage. Voilà un premier set bien enlevé.

Coline est une « gentille petite fille » partagée entre une maman ne supportant pas le moindre gramme de poussière et un papa qui doit sûrement avoir des actions au Brico Center du coin. Dès lors, la vie n’est pas toujours rose à la maison. Mais aujourd’hui, c’est différent, papa et maman font la grasse matinée. Et Coline est tranquille… elle peut regarder la pluie tomber dans la gouttière…

Vacances en armesDurant les vacances, des gamins jouent à la guerre après la guerre… Les endroits dévastés sont des terrains de jeux idéaux. Chaque coin est à « conquérir ». Le Rolle, Louis et Pol ont l’instinct de revanche bien ancré en eux. Leurs ennemis ? Les frères Crombé, des vraies terreurs…

Alain et GabrielAmour brûlant, amour troublant, amour destructeur entre un homme de 42 ans (Alain) et un jeune homme de 17 ans (Gabriel). Les Verlaine et Rimbaud des temps modernes.

Aline Certains sont prêts à tuer père et mère pour hériter de beaucoup de sousous ! Et même, croyez-moi ou non, à tuer leur sœur !...

Le cauchemar de Valérie Le « Il arrive » de maman à papa met la petite Valérie dans tous ses états. Qui donc arrive ? Quel danger risque de rompre le bel équilibre existant entre Valérie et ses parents ?

La viciationVoilà le type même de Nouvelle dont je raffole; « l’affrontement » entre un personnage (mis à la première personne du singulier) et une petite bêbête (araignée) qui monte, qui monte. Tout l’art consiste à tenir le lecteur en haleine à partir d’une situation somme toute banale. Toutes les phases psychologiques par lesquelles passe le personnage donnent la force et le rythme à ce genre de récit. Bravo Georges, tu fais mouche (même s’il s’agit d’une araignée…)

La Marlière Une Nouvelle qui fait froid dans le dos. Par la canicule ambiante, elle est la bienvenue. De l’horreur pure et dure racontée de manière très cinématographique. Je peux vous dire qu’il s’en passe des choses dans les milieux de la « Haute ». Et c’est pas joli, joli…

De l’Alsace au TonkinRodolphe Speisse est français, d’origine alsacienne. Embrigadé, il se retrouve avec une mitraillette dans les mains dans une plaine brûlante d’Indochine. Il combat au nom de la France alors que son grand-père, Georg, avait été embrigadé dans les troupes du Kaiser. Durant la guerre 14-18, l’Alsace appartenait au Reich. Il en a trucidé des soldats français, grand-père Georg… et une absurdité de la guerre, une de plus !

Petit Charles provoque un trouble intense auprès du vicaire à qui il est confié pour suivre de cours de catéchisme. Lutte intense et profonde entre le bien et le mâle.

Cètètotan   Placée dans un home, une dame, d’un âge vénérable, ne se souvient plus… ou ne veut plus se souvenir… que de la Belle Époque, quand elle a connu son compagnon, Constant. Elle fait l’impasse sur tout le reste… même sur ses enfants et ses petits-enfants.

Et puis, cette nouvelle se termine sur une dédicace de l’auteur… à ma mère.            

 

Une plume de plus à mettre au chapeau (même s’il ne porte que des « mouches » ou casquettes pour les non (John) initiés) de Monsieur Georges !

Un livre paru aux Editions Bernardiennes qui peuvent s’enorgueillir de posséder en Georges Roland un auteur de très grande qualité.

 

 

Alain Magerotte 

http://www.bandbsa.be/contes/magerotte3recto.jpg

 

Publié dans l'invité d'Aloys

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Stéphanie Bénoliel est l'invitée d'Aloys... "Les mots surgissent souvent à l'improviste"

Publié le par christine brunet /aloys

img130.jpgStéphanie Bénoliel est le prototype de l'auteur passionné qui sait jouer avec son écriture. POète de nombreuses fois primée, elle se frotte à présent à l'univers du fantastique. Pourquoi ?

 

 Stéphanie, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Née en 1971, je vis entre Martigues où j'ai grandi et établi ma profession de présentatrice événementielle, et L’Ardèche où j'ai installé mon foyer.

La passion de l'écriture m'a capturée très jeune. Pendant longtemps je me suis consacrée à la poésie, puis je me suis essayée à la nouvelle... L'écriture d'Entre deux mondes ( mon premier roman ) a commencé il y a quelques années. Déjà bien avancé à l'époque ( environ 18 chapitres) il a été totalement perdu en même temps que mon ordinateur et que mon seul exemplaire papier... J'ai mis du temps avant de m'en remettre et de trouver le courage de le recommencer. Mais ma passion a survécu et la deuxième version a enfin vu le jour, d'abord en version numérique sur amazon.fr, puis en version brochée. La suite est en cours d'écriture ainsi qu'un autre roman et quelques nouvelles...

img107.jpgPourquoi avoir commencé avec la poésie ? Pour vous, est-une un genre plus simple ? ou qui vous correspond mieux, peut-être ?

 

A l'adolescence, la poésie s'est imposée à moi. Elle me permettait de gérer ma sensibilité exacerbée, avec des mots qui venaient tout seul, dans une écriture automatique et spontanée. Mes poèmes à peine rédigés, je les abandonnais à ma mère qui se chargeait de les faire concourir et qui m'a permis d'être primée de nombreuses fois. La majorité de mes écrits de l'époque ont été conçus d'une traite, le premier jet rarement ou très peu retouché. Les textes s'imposaient sous forme de ballades, avec toujours le bon nombre de pieds et les rimes, comme s'ils avaient mûris dans mon esprit avant d'en sortir. J'ai également écrit à l'époque quelques nouvelles et l'ébauche d'un scénario.

 

Définissez le mot "écriture" 

 

Pour moi, l'écriture est synonyme de création, d'évasion, de passion... C'est un moyen de partager une histoire, de distiller les émotions à travers l'univers de son choix.

 

couverture-actualisee.jpgQuel genre de poésie écrivez-vous ? classique, avant-gardiste ? 

 

Ma poésie reste classique et traite de thèmes d'actualité et de sentiments ; c'est entre 13 ans et 18 ans que j'ai composé le plus grand nombre de mes poèmes. L'amour, la délinquance, la menace nucléaire, la drogue, la trahison, la maternité, l'au delà et d'autres sujets m'ont inspirée.

Vous avez écrit également un roman fantastique... un changement de style, de genre, pourquoi ?

Si j'ai commencé à écrire essentiellement des poèmes, il m'arrivait de rédiger desbonne-couverture.jpgnouvelles et de commencer un scénario ou un roman. Mon goût pour le fantastique est arrivé avec la découverte d'auteurs ou de romans qui m'ont marquée. « La nuit des temps » de Barjavel pour commencer, puis James Redfield, Bernard Werber, Anne Rice, Karen Marie Monning...

Vous nous en parlez un peu ?

 

Entre deux mondes reste une fiction humaniste, qui invite à se questionner sur le potentiel de  l'humanité, et sur les choix qu'elle a fait. C'est aussi un livre d’aventure où les surprises et le suspense côtoient le fantastique et l'amour. J'aime faire flirter la fiction et le plausible, trouvant que cela ouvre la porte des possibles. On découvre une version de l'humanité dotée de capacités extraordinaires, un peuple qui s'est appliqué à améliorer certains talents à travers les siècles, alors que les autres hommes les oubliaient. Le choc des mondes, tome 2 de ma série mondes parallèles, réintroduit les sentiments, négligés par cette élite. L'écologie y a aussi sa place... La version brochée est prévue pour le premier trimestre 2014. Si tout va bien...

 

photo--14-.JPGParlez-nous de vos personnages : comment les créez-vous ? Ont-ils des modèles dans votre entourage ? Qui sont-ils ?


Cassandra, le personnage principal m'est apparu il y a des années, comme le lien entre les

 

deux mondes dont elle est issue, les humains et les Atlans. Je la voulais forte et fragile,

 

belle et solitaire, luttant contre ses doutes et appréhensions avec courage. Elle frôle la

 

perfection qu'elle n'atteindra jamais, victime de ses sentiments et de ses pulsions qui la

 

rendent faillible. Mes personnages sortent tout droit de mon imagination, sans références

 

aucunes avec des personnes réelles.

  • Définissez votre style. Comment et quand écrivez-vous ? Des rituels ? 

Mon style de prédilection reste le fantastique, bien que je reste ouverte à d'autres genresinvites-2244.jpg qui m'inspirent, lors de l'écriture de nouvelles ou de poésie.

 

Les mots surgissent souvent à l'improviste, lors de mes fréquents trajets en voiture, mon

 

dictaphone me suit partout et m'aide à sauver ces phrases de l'oubli. Je peux écrire à tout

 

moment de la journée, comme très tard le soir, je m'adapte au temps dont je dispose,

 

mais j'en manque souvent et ne parvient à exprimer totalement ma créativité débordante.

 

Dès que j'aurai terminé le volume 2 de la série mondes parallèles, je me consacrerai aux

 

deux autres romans, qui ne demandent qu'à s'extirper de mon imagination pour prendre

 

vie.

 


Comme je suis très curieuse et que m'avez mis l'eau à la bouche, pourriez-vous nous proposer le synopsis de votre saga ? 

Lorsque Cassandra, une jeune femme brillante à qui tout réussi découvre ses origines, la fuite reste la seule solution. Kaïla, sa défunte mère était issue d’une haute lignée d’un peuple secret qu’elle avait abandonné pour vivre avec son père, un homme comme les autres.

Cette civilisation inconnue des hommes, leurs ancêtres communs, a évolué d’une manière totalement différente de la nôtre.

Une sélection génétique drastique alliée au développement poussé des capacités humaines a créé un peuple brillant, exploitant depuis des centaines d’années d’autres richesses que celles du reste de l’humanité.

Depuis toujours, ce peuple d’Atlans a été dirigé par les plus puissants d’entre eux. Un don spécial reçu à la naissance en fait les seules personnes capables de régner sur  cette puissante société secrète et leur donne le titre royal accompagné d’un pouvoir absolu. Pour la première fois, Fadès leur roi actuel recherche un héritier doté des capacités nécessaires pour continuer à coexister avec le reste de l’humanité, sans céder à la tentation d’intercéder, voire de  dominer le monde des hommes.

Seul ce don unique qu’il n’a transmis qu’à Kaïla sa fille disparue, confère la sagesse indispensable pour lui succéder. Il est prêt à tout pour retrouver Cassandra et découvrir si elle a hérité des capacités de sa mère, lançant à sa poursuite Yole son plus fin limier qui fait de surprenantes découvertes.

Mais les instincts rattrapent les êtres les plus évolués de la terre, leur rappelant que la nature de l’homme reste vaste et complexe.

 

Je vais abuser... Vous nous découvririez les premières lignes de votre prologue?

Prologue

 

Le monde dans lequel vous allez être entraîné est le monde réel, tel que vous le connaissez, ou plutôt le méconnaissez...

 

Une part de vous, sans doute la plus ancestrale va reconnaître et comprendre tout ce qui va vous être narré.

Une autre, la plus pragmatique, va continuer à nier cette évidence dérangeante selon laquelle l'humanité telle que nous la connaissons ne serait pas l'élite de cette planète, sur laquelle l'homme règne depuis si longtemps en maître incontesté.

Vous allez penser que ce n'est pas possible ! Aucun individu ne peut détenir ce genre de pouvoir !

 

Aucune partie de la surface de cette planète n'a plus de secret pour l'homme !

 

Et pourtant... Tant de choses de nos jours demeurent inexplicables... Ou inexpliquées...

Et si les plus grandes richesses et le plus grand des pouvoirs ne se trouvaient pas là où on le croyait...

Et si l'humanité s'était fourvoyée, avide de richesses extérieures et aveugle de ses ressources intérieures les plus précieuses ?

L'évolution de l'homme depuis ses plus lointaines origines, ne démontre-t-elle pas une faculté d'adaptation hors du commun, à laquelle l'homme moderne a sacrifié sa part intuitive et instinctive ?

Notre cerveau pourrait être sous exploité, la partie non utilisée représentant des zones oubliées.

Les premiers hommes avaient certainement la capacité de trouver l'eau source de vie, comme tous les animaux, leurs sens étant bien plus affûtés que les nôtres.

Certaines de nos facultés ne s'éteignent-elles pas parce négligence ?

Les faits sont là ! Devant nos yeux qui ne veulent pas voir et notre technologie derrière laquelle nous nous cachons.

La vérité que Cassandra va découvrir deviendra bientôt la vôtre...

 

Bienvenue au royaume des Atlans !

 

Merci beaucoup d'avoir pris le temps de repondre à mes questions !

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Publié dans l'invité d'Aloys

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Janvier... Nouvelle année, nouvelle programmation ! Alors, quoi de neuf ?

Publié le par christine brunet /aloys

 

  • Critique de L'Elitiste, le roman de Jean-Claude Texier dans 'l'Agrégation' signée Jean-Michel Léost (Journal des agrégés)‏.

 

 

 

 

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Les auteurs qui ont participé à Aloys ce mois-ci ...

 

 

 

Stéphanie Bénoliel 

Georges Roland

Alain Magerotte

Robert Fontaine

Danièle Deydé

Hugues Draye

Gauthier Hiernaux

Didier Fond

Carine-Laure Desguin

Salvatore Gucciardo

Alain Delestienne

Jean Destree

Laurent Femenias

Jacques Salomé et Beaudour Allala

Jean-Louis Guillessen

Lionel Cieriura

Claude Colson

Philippe Wolfenberg

Christine Brunet

...

Publié dans ANNONCES

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Bonne année 2014 !

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

 

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Je vous souhaite à tous une excellente année 2014 riche en lecture et en surprises littéraires !

 

*

 

Merci à tous et à toutes pour la participation massive à notre concours poétique sur la vieillesse pour les petits papiers de Chloé !

 

Voici les résultats ! Les deux à égalité seront publiées.

 

Auteurs des poésies


 

N° 1 Micheline Boland : 1 voix

N°2 Louis Delville : 0 voix

N°3 Françoise Castera : 2 voix

N°4 Carine-Laure Desguin : 1 voix

N°5 Christine Brunet : 0 voix

N°6 Nemo : 0 voix

N°7 Adam Gray : 1 voix

N°8 Micheline Boland : 0 voix

N°9 Stéphanie Benoliel : 1 voix

N°10 Anne-Marie Jaret-Musso : 1 voix

N°11 Danièle Deydé : 1 voix

N°12 Marcelle Pâques : 2 voix

N°13 Victor Lebuis : 10 voix

N°14 Jacques Degeye : 0 voix

N°15 Christian Eychloma : 3 voix

N°16 Christel Marchal : 0 voix

N°17 Jean Destree : 0 voix

 

 

 

 

 

Poésies retenues pour la publication dans la revue : poésies... 

N° 13 VICTOR LEBUIS

Des souvenirs obscurs de l'école abbatiale

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*****

N° 15 CHRISTIAN EYCHLOMA

Que le diable nous emporte

Mon amour à Pompéï

Ainsi soit-il (à paraître)

http://www.bandbsa.be/contes3/pompeirecto.jpg

 

*****

N° 3 FRANCOISE CASTERA

Souvenirs

Contrastes

http://www.bandbsa.be/contes3/contrastes.jpg

*****

N° 12 MARCELLE PÂQUES

Bientôt les jonquilles

Pourquoi pas (à paraître)

http://www.bandbsa.be/contes3/bientotjonquilles.jpg

 

BRAVO !!!!!!!

Publié dans concours

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Bonnes vacances de Noël et Bonnes fêtes !

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

A l'année prochaine !

 

 

 

 

 

 

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Publié dans ANNONCES

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Flocon de rêve pour Noël, une nouvelle de Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

 

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FLOCON DE RÊVE POUR NOËL

 

L'enfant s'use les yeux. Il est béat. Quoi de plus beau que cette crèche en sucre et massepain ? Tous ces sapins en chocolat sont pareils à des bijoux. Tous ces petits sujets en massepain sont plus attirants que les bûches de Noël. L'enfant retient son souffle. Jamais, il n'oserait goûter à ces choses, les croquer et les avaler. Mangerait-on une broche, un diadème ou une barrette finement ciselée ? Ce petit Jésus rose tout en sucre au creux de son humble berceau en chocolat, lui donne le tournis. Le bonheur est, à cet instant, à l'image de cette vitrine du pâtissier, un cocktail de lumières irréelles, de silhouettes suaves, de guirlandes chatoyantes, de boules colorées. L'enfant n'arrive pas à détacher son regard de toute cette brillance.

 

Chez lui, les rayons du soleil ne sont jamais vraiment descendus. Les fées qui se sont penchées sur son berceau étaient si pauvres qu'elles n'ont pu lui offrir que la promesse de rêves fugaces. Les moments de joie sont si rares pour lui. Ce qu'il retient de la vie ce sont surtout les querelles entre ses parents, la nervosité de sa mère, la tristesse persistante de son père, l'inconfort du logis, les claques injustement reçues, les notes insuffisantes à l'école ou encore la pitié des voisins, des copains de classe et de sa maîtresse. Il n'a jamais vraiment connu le froid et la faim, mais il ignore ce qu'est l'abondance. L'opulence et les fastes sont bien éloignés de son univers.

 

Il se met à neiger. Mais cela, pas plus que le vent glacial, ne distrait le gamin. Un flocon se pose sur son nez et se met à gonfler jusqu'à l'emprisonner dans la douceur de sa bulle immaculée. La blancheur est irisée d'une lueur dorée. Serait-il devenu sujet de sucre dans une vitrine de luxe ? Non, son cœur qui s'emballe lui indique qu'il est bien vivant. Le voilà donc au paradis.

 

La bulle grossit, enfle comme un ballon, elle enveloppe tout un paysage, parfait jusque dans les moindres détails.

 

Soudain, l'enfant perçoit le souffle du bébé qui gazouille doucement sur sa modeste couche. Il entend une musique légère, comme celle issue parfois d'un des rêves si fugaces qu'il fait de temps à autre. Des effluves de vanille et de chocolat taquinent ses narines. Sur sa joue, se posent des lèvres aussi douces que devaient l'être celles de Marie. L'enfant tressaille. L'enfant se met à chanter.

 

La bulle s'élargit et finit par englober la maison familiale. Sa mère chante une berceuse pour le bébé. Elle a des gestes si tendres, elle pouponne comme elle ne l'a jamais fait. Elle reste là, auprès de la crèche, recueillie, patiente. Puis elle s'approche de lui, le serre contre son cœur, elle l'embrasse, elle lui chuchote des paroles d'amour. Sa grande sœur dresse la table pour des invités de marque. Ses gestes sont ceux d'une princesse retouchant un bouquet de fleurs pour y apporter sa touche personnelle. Son père alimente le foyer avec des bûches odorantes à souhait. Il est pareil à un milord, paré pour une fête. Il semble presque joyeux. Ici, tout a l'éclat du cristal, des pierres précieuses, de l'argent, de l'or ou des flammes dans l'âtre. La félicité est à portée de main.

 

L'intérieur et l'extérieur se confondent. Les temps anciens et le présent s'emmêlent. Les mots sont inutiles. Tout est ravissement. Le bien-être se niche dans la tiédeur de l'endroit, dans les parfums qui exhalent des notes à la fois florales et fruitées, dans les nuances pastel du décor, dans les mélodies romantiques que l'on peut entendre en sourdine. L'enfant est si bien, si content. Sa main frôle la menotte du bébé.

Soudain, une flamme vient lécher la bulle… La bulle crève. La bulle n'est plus. Le flocon n'est plus qu'une goutte d'eau. Le visage de l'enfant est resté souriant. Sa joue porte encore l'empreinte du baiser de sa mère. Ses yeux brillent face à la vitrine. Sa respiration s'est faite lente et profonde.

 

Le trottoir est tapissé d'un blanc manteau. Le jour décline. L'enfant s'en va. Il rentre chez lui. Il s'approche peu à peu de sa maison. Par la fenêtre, il distingue le sapin garni de gros nœuds jaunes en tissu. Il entre, il s'approche de la cheminée. La chaleur est douce. Au pied du sapin, quelques paquets emballés dans du papier cadeau, une crèche en carton bricolée par sa sœur. Sur la table, une nappe brodée jadis par sa grand-mère, des serviettes étoilées sur les assiettes ordinaires, des couverts dépareillés, des verres quelconques, une bougie parfumée et un tout petit bouquet de houx. Sa mère a mis du rouge à lèvres et du bleu sur ses paupières. Son père paraît détendu, il porte la cravate gris perle du mariage de son frère. Pareille à une fée, sa sœur tient en main une étoile dorée qu'elle va placer au sommet du sapin.

 

Dehors, les flocons s'amoncellent. L'un se pose sur un front, l'autre sur un menton, sur une épaule. Parfois, ils grossissent pour un enfant, pour un vieillard nostalgique ou pour un être en quête d'espoir. Alors, ils les emprisonnent un moment dans la douceur de leur bulle blanche, irisée d'une lumière dorée.

 

Micheline Boland

micheline-ecrit.blogspot.com

(Extrait de "Contes à travers les saisons"aux Éditions Chloé des Lys)

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Publié dans Nouvelle

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Sonnet... Un poème de Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

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Sonnet

 

Quand vous serez bien vieille, rimait si bien Ronsard

En parlant à Hélène, il était bien joyeux

De savoir qu'à son âge et craignant d'être vieux,

Sa mie le tenait pour un fameux lascar.

 

Hélène l'écoutait au sommet de son art,

Lui raconter sa vie, lui le grand amoureux.

Et quand il se plaisait à jouer à ce jeu

Elle était toute heureuse et rêvait de départ

 

Les hommes aux cheveux gris ne savent pas leur charme

Ainsi moi qui vous parle et vous tire des larmes

Je ne suis pas poète et j'en suis bien marri.

 

Une plume, un papier, cela me suffit bien

À vous qui me lisez, je ne demande rien

Si ce n'est d'apprécier ce que pour vous j'écris.

 

 

 

Louis Delville

louis-quenpensez-vous.blogspot.com

Publié dans Poésie

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Les Louves, de Silvana Minchella... Une fiche de lecture d'Eric Allard

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

louves

 

 

Quatre femmes puissantes

 

Il y a un éclatement du moi, une désintégration de l’identité chez les personnages de Minchella. Une explosion de l’ordre de la sensualité et de l’esprit de justice qui déborde le cadre étroit du temps et de l’espace. C’est notamment dans le magasin d'écriture de la science-fiction et du fantastique qu’elle va chercher des outils propres à mettre en scène et à développer ses récits.

Parce qu’elle est consciente que, de tout temps et en tout lieu, la femme, corsetée dans un modèle, a été limitée dans ses actions, son champ du possible a été contraint et elle a toujours peiné à trouver les voies et les voix par où s’épancher.

Les Louves racontent quatre femmes.

D’abord, Gina. Gina vit dans l’Italie d’avant la Seconde Guerre Mondiale qui a ignoré jusque là quel homme la dirigeait et qui est occupé à la mener dans le mur de l'Histoire.  Elle n’a pas vingt ans et son corps destiné à enfanter s’est déjà refusé à le faire par deux fois, ultime et pire insoumission de la femme aux yeux de la société, de la famille. Gina ne connaîtra le plaisir sensuel que dans les bras d’un Allemand, un réprouvé comme elle, car depuis l’entrée en guerre, les Allemands, d’alliés sont devenus ennemis. Nulle échappée toutefois dans un romantisme éthéré : l’homme se révélera un soldat sans scrupule...

La deuxième femme, c’est Lucia. C’est samedi soir et elle a un rendez-vous avec un prénommé Paul pour lequel elle éprouve une « vague amitié indifférente ». Des « entités vagabondes » (Lagoulue, Leguerrier, Leclown... ) se disputent sa personnalité en des joutes savoureuses. Elles investissent les esprits d’autant plus facilement que « la plupart du temps il n’y a personne à l’intérieur ». Jusqu'à un accident mortel subi par deux jeunes gens qui font basculer le récit. Lucia, alors, va être investie par l’âme de la morte qui va la transporter, lui faire ressentir tous les émois de l’amour...

Dans Danse macabre, une histoire d’amour éclatée en mille morceaux est figurée par des confettis, tantôt bleu, rouge etc. qui seront le siège d’autant de souvenirs heureux-malheureux...

Dans la dernière nouvelle, une mère de famille gagne à la loterie et décide d’acheter en secret une demeure pour les siens. Lors de sa recherche, elle est persuadée d’avoir déjà vécu dans la maison pour laquelle elle a un coup de coeur. Cette quête de la maison la ramène à l’autre qu’elle porte en soi...

Il court dans le chef des différents personnages le sentiment d’être double, multiple, tant qu’un événement extérieur, une sorte de révélation, n’a pas organisé le tout et entraîné les parties disparates dans une seule direction, enfin unies, unifiées à l'aune de ce nouvel horizon... Sans cela, pas d’enfantement d’aucune sorte, d’accomplissement possible.

La jeune femme des débuts (du livre, de la vie) revit en quelque sorte dans la femme mûre d’aujourd’hui.

Silvana Minchella s’incarne dans ses différents personnages pour exister autrement, trouver des réponses à ses interrogations identitaires et vivre des épiphanies. Elle le fait par le biais de l’écriture, c’est le médium qu’elle a choisi pour faire résonner tous les moi qui l’habitent et la poussent de l’avant...   

 

Éric Allard

 

 

Publié dans Fiche de lecture

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L'auteur mystère n'est autre de Philippe Wolfenberg, l'auteur de "Les étâts de la lune et du soleil"

Publié le par christine brunet /aloys

 

etatsame

 

 

 

Dimanche 21 mars 2010

 

A travers la fenêtre de la chambre, je contemple le parc. Ordinairement, la vision de la nature, si forte et si sereine, suffit à calmer mes angoisses. Ce matin, c’est peine perdue. Je mets cette nervosité sur le compte de ce qui s’apparente, en toute logique, à un phénomène de manque : une poussée d’adrénaline, au moment de prendre Caterina à la dérobée, suivie d’une nuit tout en douceur et, aujourd’hui, le besoin impératif de franchir une nouvelle étape. Le sexe – ainsi que l’amour, d’ailleurs – est une drogue… Il en faut sans cesse plus et, si possible, présenté sous un jour différent. Si l’habitude tue la passion, je ne suis pas convaincu pour autant que l’imagination soit infinie.

Je reviens vers le lit. Dans les draps en désordre, Caterina, entièrement nue, dort toujours. Ses formes épanouies, la sensualité de son visage, ses imperfections qui loin de desservir sa beauté la transcende et sa personnalité, paradoxalement rebelle et docile, m’ont pris au piège. Le maître qu’elle se plaît à voir en moi, finalement, n’est qu’un pantin dérisoire dont elle tire les ficelles… Inconsciemment ou non. Je suis totalement dépendant d’elle comme elle l’est de moi. Jusqu’au jour où, tels deux Icare, nous brûlerons nos ailes aux flammes de la lassitude. Mais peut-être serons-nous sauvés, à la dernière extrémité, par la tendresse qui prévaut lors des heures les moins excessives de notre relation.

 

*

 

Le ciel est gris et il pleut à verse. Les tentures du salon, parfaitement closes, constituent un obstacle impénétrable pour la lumière sans éclat de ce début d’après-midi. Caterina, à genoux devant la cheminée, est vêtue d’un body en cuir noir qui part de la taille et s’arrête sous les seins. Glissée entre ceux-ci, une lanière ajustable s’en va rejoindre un large collier orné de rivets argentés. De chaque côté, à hauteur du nombril, un anneau métallique est relié au moyen d’une chaîne à un bracelet emprisonnant le poignet. Une sangle, attachée sur le devant à l’aide d’un bouton-pression, couvre son sexe puis se scinde en deux parties croisant la courbe des fesses et fixées au revers par le même procédé. Enfin, dans le dos, un chapelet d’agrafes scelle cette étonnante cuirasse.

 

Quelques cierges, posés sur des plateaux en étain, forment un cercle qui va nous soustraire, durant ce cérémonial érotique, à la morale des bien-pensants.

 

Elle me dévisage. Dans ses yeux, je discerne un amalgame d’appréhension, d’impatience, de soumission et de défi. Un battement de cils et je prends conscience de son tempérament antinomique : une force de caractère insoupçonnée en lutte avec une irrépressible inclination à être dominée. Un antagonisme inhérent aux individualités tiraillées entre éducation rigide et affranchissement en devenir.

 

Aussi expressif et fascinant que soit son regard, je le dissimule sous un bandeau de tissu opaque. Davantage dépendante de mes fantasmes (qui, pour partie, sont aussi les siens), elle n’en reste pas moins d’une surprenante sérénité.

 

Du bout de la cravache que ma main tient avec fermeté, je dessine le contour de sa poitrine. Je m’attarde sur les aréoles et les extrémités dressées qu’elles encerclent. Un frisson parcourt son corps. Je libère ses bras et lui donne l’ordre de poser les mains sur le sol. Elle s’exécute. L’instrument de torture effleure sa croupe relevée en prélude à une série de coups légers ponctuée d’un dernier plus violent. Je respecte scrupuleusement ce rythme afin qu’elle le mémorise. Ainsi, tel un déclencheur sensoriel, il est la promesse, dans un climat contradictoire d’anxiété et de désir intenses, de l’exquise souffrance qui lui arrache, à chaque recommencement, un cri de douleur et de plaisir mélangés.

 

Je l’aide à se relever et à se débarrasser de son harnachement. Ensuite, je la guide jusqu’à la chambre.

- Changeons les rôles… Si tu restes privée de vision, tu as le droit, par contre, de faire ce que tu veux de moi…

- Mon Maître est trop généreux…

 

Un sourire amusé aux lèvres, Caterina détache maladroitement ma chemise, la fait glisser sur mes épaules et l’expédie au petit bonheur la chance. Elle tapisse mon torse de baisers doux et humides. Sa langue s’aventure sur mon ventre ; j’ai grand-peine à me contrôler tant cette partie de mon anatomie est réactive à ces attouchements. Elle entrouvre mon pantalon et, en même temps qu’elle lèche ma bouche, s’empare de mon sexe qu’elle guide entre ses cuisses. Avec fougue, elle me chevauche longuement jusqu’à obtenir le produit de ma jouissance qu’elle considère, avec justesse, être le prix de son abandon absolu.

 

 

Philippe Wolfenberg

 

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Publié le par christine brunet /aloys

 

 

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Dimanche 21 mars 2010

 

A travers la fenêtre de la chambre, je contemple le parc. Ordinairement, la vision de la nature, si forte et si sereine, suffit à calmer mes angoisses. Ce matin, c’est peine perdue. Je mets cette nervosité sur le compte de ce qui s’apparente, en toute logique, à un phénomène de manque : une poussée d’adrénaline, au moment de prendre Caterina à la dérobée, suivie d’une nuit tout en douceur et, aujourd’hui, le besoin impératif de franchir une nouvelle étape. Le sexe – ainsi que l’amour, d’ailleurs – est une drogue… Il en faut sans cesse plus et, si possible, présenté sous un jour différent. Si l’habitude tue la passion, je ne suis pas convaincu pour autant que l’imagination soit infinie.

Je reviens vers le lit. Dans les draps en désordre, Caterina, entièrement nue, dort toujours. Ses formes épanouies, la sensualité de son visage, ses imperfections qui loin de desservir sa beauté la transcende et sa personnalité, paradoxalement rebelle et docile, m’ont pris au piège. Le maître qu’elle se plaît à voir en moi, finalement, n’est qu’un pantin dérisoire dont elle tire les ficelles… Inconsciemment ou non. Je suis totalement dépendant d’elle comme elle l’est de moi. Jusqu’au jour où, tels deux Icare, nous brûlerons nos ailes aux flammes de la lassitude. Mais peut-être serons-nous sauvés, à la dernière extrémité, par la tendresse qui prévaut lors des heures les moins excessives de notre relation.

 

*

 

Le ciel est gris et il pleut à verse. Les tentures du salon, parfaitement closes, constituent un obstacle impénétrable pour la lumière sans éclat de ce début d’après-midi. Caterina, à genoux devant la cheminée, est vêtue d’un body en cuir noir qui part de la taille et s’arrête sous les seins. Glissée entre ceux-ci, une lanière ajustable s’en va rejoindre un large collier orné de rivets argentés. De chaque côté, à hauteur du nombril, un anneau métallique est relié au moyen d’une chaîne à un bracelet emprisonnant le poignet. Une sangle, attachée sur le devant à l’aide d’un bouton-pression, couvre son sexe puis se scinde en deux parties croisant la courbe des fesses et fixées au revers par le même procédé. Enfin, dans le dos, un chapelet d’agrafes scelle cette étonnante cuirasse.

 

Quelques cierges, posés sur des plateaux en étain, forment un cercle qui va nous soustraire, durant ce cérémonial érotique, à la morale des bien-pensants.

 

Elle me dévisage. Dans ses yeux, je discerne un amalgame d’appréhension, d’impatience, de soumission et de défi. Un battement de cils et je prends conscience de son tempérament antinomique : une force de caractère insoupçonnée en lutte avec une irrépressible inclination à être dominée. Un antagonisme inhérent aux individualités tiraillées entre éducation rigide et affranchissement en devenir.

 

Aussi expressif et fascinant que soit son regard, je le dissimule sous un bandeau de tissu opaque. Davantage dépendante de mes fantasmes (qui, pour partie, sont aussi les siens), elle n’en reste pas moins d’une surprenante sérénité.

 

Du bout de la cravache que ma main tient avec fermeté, je dessine le contour de sa poitrine. Je m’attarde sur les aréoles et les extrémités dressées qu’elles encerclent. Un frisson parcourt son corps. Je libère ses bras et lui donne l’ordre de poser les mains sur le sol. Elle s’exécute. L’instrument de torture effleure sa croupe relevée en prélude à une série de coups légers ponctuée d’un dernier plus violent. Je respecte scrupuleusement ce rythme afin qu’elle le mémorise. Ainsi, tel un déclencheur sensoriel, il est la promesse, dans un climat contradictoire d’anxiété et de désir intenses, de l’exquise souffrance qui lui arrache, à chaque recommencement, un cri de douleur et de plaisir mélangés.

 

Je l’aide à se relever et à se débarrasser de son harnachement. Ensuite, je la guide jusqu’à la chambre.

- Changeons les rôles… Si tu restes privée de vision, tu as le droit, par contre, de faire ce que tu veux de moi…

- Mon Maître est trop généreux…

 

Un sourire amusé aux lèvres, Caterina détache maladroitement ma chemise, la fait glisser sur mes épaules et l’expédie au petit bonheur la chance. Elle tapisse mon torse de baisers doux et humides. Sa langue s’aventure sur mon ventre ; j’ai grand-peine à me contrôler tant cette partie de mon anatomie est réactive à ces attouchements. Elle entrouvre mon pantalon et, en même temps qu’elle lèche ma bouche, s’empare de mon sexe qu’elle guide entre ses cuisses. Avec fougue, elle me chevauche longuement jusqu’à obtenir le produit de ma jouissance qu’elle considère, avec justesse, être le prix de son abandon absolu.

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