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Journal de bord d'Hugues Draye

Publié le par christine brunet /aloys

 

belierservir

 

 

journal de bord, samedi 26 octobre 2013
  
Mes muscles se relâchent. Le contraire serait étonnant.
 
Baîller, s'étirer, quoi de plus naturel, de plus sain ?
 
Au diable, une fois de plus, les tyrans familiaux et les instit's de primaire, qui me sont plus d'une fois rentrés dans le chou, pour "attitude nonchalante, pour ne pas dire impolie".
 
Ca tire encore un p'tit peu dans le cou.
 

La fatigue est une ivresse légitime. Un merveilleux nuage blanc, dans un ciel bleu, en est témoin.

 

cheminfaisant

 

journal de bord, dimanche 3 novembre 2013
  

Ca va, j'ai trouvé la force de changer mes draps de lit, hier soir.
 
Ca va, un sursaut d'énergie, lié au soleil matinal, m'a caressé, quand j'ai ouvert les yeux.
 
Plus ou moins récupéré, hier.
 
Ca va, les trams circuleront demain.
 
Ca va, deux semaines complètes de relâche m'attendent, dès vendredi prochain.
 
Je pense à toi.
 
La vie est une très très belle lecture.
 
"Carpe Diem", me dit le resto d'en  face.
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Les "Dix petites négresses" de Bob Boutique, une lecture d'Alain Magerotte

Publié le par christine brunet /aloys

 

10 petites négresses

 

"Les 10 petites négresses" de Bob Boutique

une lecture d' Alain Magerotte


Vous savez quoi ?... Non, et bien je vais vous le dire… il faut absolument que je vous parle d’un livre surprenant, voire troublant. 

Un certain Boutik a, sans vergogne, utilisé le nom de l’auteur des Contes bizarres 1 & 2, pour, ni plus, ni moins, se lancer dans une « parodie » du plus célèbre roman d’Agatha Christie.

Si ce n’était que ça… mais il a outrageusement copié le style du plus connu des libraires de Schaerbeek et n’a pas hésité à mettre en scène des personnages féminins ressemblant comme deux gouttes d’eau à des auteures d’une maison d’édition(s) dont le siège se trouve à une encablure de Tournai et dont ledit libraire est le délégué à Bruxelles.

Bon, ce Boutik a quand même eu la galanterie de ne pas dire n’importe quoi à propos de ces dames. On sent, derrière chaque portrait, une étude de terrain réalisée avec une extrême précision; j’oserais même parler de précision chirurgicale.

L’élément masculin dans ce bazar : un éditeur, obèse et aigri, répondant au nom de Laurent Duciment. Heu… quelqu’un se sentirait-il visé… ou plutôt directement concerné ?... Ou alors, toute ressemblance, etc.

L’histoire : c’est la maison des Editions Chloé Délices, dont Duciment est le boss, qui reçoit le «Prix Concours». Le boss invite dix candidates, dont une seule sera lauréate, sur l’île des Couleuvres, située sur la Mer Noire. Une île déserte où seule erre, l’âme damnée de l’éditeur. Les dames doivent rester là dix jours… livrées au stratagème machiavélique de Duciment ! 

Les événements vont alors se précipiter, promenant le lecteur à travers différents états d’âme, passant allègrement de l’inquiétude à la frayeur en faisant un détour par l’angoisse... sans oublier l’humour grinçant, la connivence avec le lecteur et les retournements de situation en veux-tu, en voilà... toutes des caractéristiques propres au style de Boutique que Boutik a plagié sans vergogne.

Mon cher Bob, j’ai fait ce que j’ai pu pour sauver les meubles… avec tout le mal que tu dis sur ton éditeur et sur tes collègues féminines, j’ai pensé qu’il était temps de te porter une main secourable en créant un Boutik qui avait écrit sous ton nom… et créer ainsi un «c’est pas moi, c’est lui !» 

Bon… après tout, amies lectrices et amis lecteurs, je vous propose de juger par vous-mêmes le côté, non pas dramatique, mais très drôle de ce mini roman qui vous tiendra en haleine du début à la fin… 

Et si, vous avez le moindre doute à ce sujet, renseignez-vous auprès de Ludovic Delacité, Georges Georges et Magrotte (un jeune auteur belge qui monte…), ils vous diront combien ils ont apprécié ces «10 petites négresses».

(Editions Chloé des Lys) que vous pouvez vous procurer chez l'auteur baudouin.boutique@slyent.be au prix de 17 € (port compris).

Alain Magerotte.

 

A. Magerotte Tous les crimes sont dans la nature

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Carine-Laure a lu "Les dix petites négresses" de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

10negresses

C’est toujours la même rengaine, dès que le soleil se pointe, tout le monde file au car-wash. Cinq bagnoles devant moi, il faut que je la fasse, cette file. Ma bagnole est bien trop crado. Je commence à me ronger les ongles et mes yeux se tapent sur la banquette passager. Je vois un bouquin, une grosse tache noire et en plein milieu de la couverture un escalier en colimaçon. Vertige. Ce truc me donne la migraine mais je l’ouvre. Ah ouais, c’est ce fameux livre ! Depuis samedi dernier, jour du salon du livre de Charleroi, le livre était resté coincé entre des paquets de cigarettes (vides), des cannettes (vides), et deux ou trois doses de, de, de….d’héro dessous une casquette en tissu écossais (pour changer du jeans). Voilà c’est dit, comme ça, ce sera officiel.

Je râle car j’aurais bien aimé m’envoyer en l’air avec un livre de Magerotte. Mais bon, je me décide et je commence la lecture de ces 155 pages bien brochées. Bien obligée, puisque je n’ai que ça à me mettre sous la dent. Ça démarre mochement, avec une carte, le dessin d’une île et puis le très célèbre « Il était une fois ». Je soupire, je vois la première bagnole qui sort seulement de ce bastringue, pffff. Et puis, le temps de dire « Oufti », j’accroche. C’est l’histoire de dix petites négresses, dix auteurs à succès, toutes éditées dans la même maison d’édition. Comme si les descriptions physiques et psychologiques ne suffisaient pas, l’auteur nous offre un croquis pris sur le vif de ces dix gonzesses ! Ces dix belles plantes débarquent donc sur cette île (non reprise dans les catalogues touristiques, je vous le dis de suite car trop de crimes non-élucidés et du sang coule encore des falaises) et ce n’est pas un hasard…Oh que non, ces dévergondées, toutes des tzarines de la plume de surcroît, sont là, convoquées par leur éditeur. Des noms, des noms, j’entends vos voix qui scandent ces deux mots, des noms, des noms. Ces plumes sont bien trop connues, je ne dirai rien.

L’histoire alors ? Machiavélique, des rebondissements à chaque moitié de page, dans une espèce de huis clos infernal. Tout le monde soupçonne tout le monde et le jeu en vaut la chandelle, croyez-moi ! Hélas, je ne peux rien dire, ce serait trop compromettant pour moi. Qui tue ? Mais qui tue ? Les soupçons se portent sur l’une et puis sur l’autre. Car toutes, je dis bien toutes, ont un passé aussi trouble que les eaux d’un étang asphyxié par les gaz de cadavres en décomposition. De l’histoire, je ne peux rien dire d’autre. Se taire, camoufler. A l’heure qu’il est et en tenant compte des décalages horaires pour lesquels personne, je dis bien personne, ne comprend plus rien à rien, un mystère subsiste. Sauf que….

Le style de l’auteur ? Humoristique à mourir (c’est le cas de le dire) mais ne sous-estimez rien, les adjectifs sont choisis et collent merveilleusement bien à la peau de ces dix gonzesses. D’ailleurs, une bande dessinée de cette histoire est en projet et les studios Walt Disney flairent la grosse affairent et monnaient le coup avec le fameux éditeur. Mais je ne peux rien dire de plus. Ma vie est encore en danger et tous ces coups de klaxon derrière moi, ces visages ahuris devant les vitres de ma voiture, ces mains sales qui se claquent contre le capot n’annoncent rien de bon. Mais….Mais….Ces quidams ont tous le livre en mains ! My god ! Ils m’ont reconnue ! Monsieur Bob Boutique, auteur de ce livre « déjantissimesque », vous qui m’avez foutue dans ce pétrin, heeeeeelp !

 

Voici un lien qui vous emmène au beau milieu de l'histoire, avec la voix très comment dire, très ...virile de Bob Boutique:

                           http://www.youtube.com/watch?v=oHExkNogSKw

(Ce livre n’est pas encore au catalogue, mais il existe, je vous le jure. Intéressé ? Contactez l’auteur par Fb ou contactez-moi carinelauredesguin@gmail.com )

 

barakarecto

Publié dans Fiche de lecture

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Sophie Dierick et les Editions CHLOE DES LYS

Publié le par christine brunet /aloys

Les Editions Chloé des lys : le pari audacieux du bénévolat

Un titre qui interpelle, une couverture qui évoque, des mots qui dansent, un récit qui transporte. A l’heure où le modèle managérial domine de plus en plus le monde de l’édition, certains résistent encore. La littérature  n’est pas morte, vive la littérature.

Il y a presque 15 ans, la petite Chloé Des Lys poussait son premier cri dans la province de Tournai.  Ils étaient au départ peu nombreux à se presser autour de son berceau. Une maison d’édition bénévole, qui publie tous ses ouvrages à compte d’éditeur ? Une idée somme toute audacieuse à l’heure où les maisons d’édition sont gérées comme de vraies entreprises. Mais c’était sans compter l’opiniâtreté de son « papa », Laurent Dumortier, amoureux de la littérature et écrivain lui-même, qui porta à bout de bras la jeune enfant. Son leitmotiv ? Servir de tremplin au jeunes (ou moins jeunes) auteurs talentueux. Aujourd’hui adolescente, Chloé des Lys a fait du chemin et la famille s’est agrandie. La maison d’édition recense plus de 400 auteurs ainsi que plus de 800 ouvrages publiés dans toute la Belgique ainsi que dans certaines régions françaises.

Sans titreLa maison d’édition a la particularité de publier les ouvrages à compte d’éditeur. Concrètement, l’écrivain n’investit pas le moindre centime durant la phase de création du bouquin. Du comité de lecture chargé de sélectionner les textes publiables au graphiste en charge de la couverture, tous sont bénévoles. une fois le livre terminé, l’écrivain commande un certain nombre d’exemplaires à l’ASBL qu’il payera au prix coûtant du livre (presque que la moitié du prix en librairie). Une formule qui permet à des personnes ne disposant pas d’une visibilité suffisante de publier leur textes. Alain Jourdan, directeur des Editions Jourdan approuve la démarche de Chloé des Lys : « Je trouve ça très bien, le fait que ce soit à compte d’éditeur prouve que c’est une démarche honnête. Nous, nous sommes une maison à but lucratif, je suis obligé de penser aux nombres d’exemplaires que je vais vendre. Ce qui me pousse parfois à publier un nom connu plutôt qu’un autre, meilleur mais moins visible. Nous sommes obligés de penser en termes de profits. »

Des écrivains « du dimanche »

  Très rares sont ceux qui, en Belgique, peuvent se permettre de se consacrer entièrement à la littérature. Bob Boutique est un des administrateurs de Chloé des Lys et lui-même écrivain.  Il déplore ce manque de possibilité :« Pour vivre de sa plume, il faut vendre chacun de ses bouquins au moins à 5000 exemplaires, c’est très rare en Belgique». D’où l’intérêt pour ces auteurs « du dimanche » de se tourner vers ce type d’ASBL. Même si l’impact médiatique est forcément moindre qu’une signature chez Flammarion ouGallimard« Il est évident qu’un auteur qui est recruté par Gallimard aura un marketing inimaginable, il passera par toutes les grandes télévisions, etc. Mais  le gars qui signe chez Gallimard, ce ne sera jamais que le 1 sur 100 000 qui ont proposé leur manuscrit. Et à la première erreur, il sera évincé» se défend Bob Boutique. 

Vers une professionnalisation ? 

 Mine de rien, La maison d’édition commence à trouver sa place dans le paysage littéraire belge. Quelques auteurs commencent à acquérir une certaine notoriété. Des bruits de couloir laissent entendre à une futur professionnalisation de l’ASBL. Un vrai débat, reconnaît Bob Boutique : «  Pour l’instant, on hésite encore. On se demande si on ne devrait peut-être pas  créer au sein de Chloé des Lys une collection qui serait réservée aux auteurs qui vendent le plus. Tout en gardant le principe même de la maison : rendre accessible à tous la publication d’un livre. On essaie de voir comment évoluer sans pour autant perdre son âme »

http://redaction.ulb.ac.be/MA1/

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Fiche auteur pour "Et si c'était mieux là-bas ?" de Lionel Cieciura

Publié le par christine brunet /aloys

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Eau, tu es la vie, un texte poétique de Jean-Louis Gillessen

Publié le par christine brunet /aloys

 

Jean-Louis Gillessen est un nouvel auteur Chloé des lys...
Il se présentera très vite sur ce blog mais en attendant, il vous propose de découvrir son univers via un texte poétique dédié à l'eau.

 


EAU,  TU  ES  LA  VIE

 

 Je suis un peu fatigué, assis au chaud dans cet estaminet. Il pleut. Fin de journée.

Choix d’un temps de pause, petit café mérité, indiqué ou non, douceur coton du brouhaha d’ambiance.

 

L’écho me parvient de phrases trop fortes et refroidies, de trompeuses discussions dans la passion,

de rires éclatés à l’unisson, trop gros, bidons, fausse cadence, alcool annonciateur de décadence.

 

                 Des femmes, des hommes, boivent, beaucoup. Trop. Ces « trop » lancés sur mon papier trottent et galopent

                 en récurrence : je ne veux pas qu’ils me dérangent, ils sont là, tout simplement. Les « trop ».

                 Ils induisent mon écrit, l'initie.

                 Alors sur cette feuille brutte de papier j’étiole leur brutalité, de ces trop qui maintenant s’apaisent

                 et s’amenuisent, in fine soulagés d’être enfin transcrits, sublimés.

                 Heureuse opportunité du pléonasme inopiné. Pas  de  hasard  dans  l’union  de  ces instantanés. 

 

                 Je suis juste fatigué, pleinement, assis dans cet estaminet. Musique de jazz « blue note ». Sourdine.

                 Mes sens en l’état se ressourcent puis s’énergisent d’être sollicités par l’écoute et l’observation de mise.

 

                  Soudain, tel un objectif manipulé par Hitchcock, mon regard en projeté zoom avant progressif,

                  pour ne plus avoir sur l’écran de ma rétine qu’une seule image pleine, ce regard mien fond précisément

                  comme œil de caméra en fondu enchaîné … sur un robinet qui coule dans un des éviers du bar comptoir.

                  Le filet d’eau coule abondamment et régulièrement. 

 

                 Parallèlement, comme si dans l’arrière-salle un  ingénieur du son inversait deux manettes,

                  les bruits d’ambiance s’effluvent, s’évolutent et disparaissent en un parfait on - off simultané,

                  pour ne plus laisser entendre que le seul roulis filtré si fidèle à l’ouïe … de l’eau qui se perd,

                  part, s’évanouit. Prisonnière des tuyaux, canalisée par l’homme, elle se doit de rester claire.

                  Claire fontaine de plaisir, créatrice de la vie. Mais ici, il y a contrainte, servitude, travail forcené

                   pour elle qui se tue. Elle ne peut s’évader, se voit gaspillée, assassinée.

                  Par faute de l’insouciance humaine, ce bien si précieux ne sert-il qu’à nettoyer les verres en ce lieu ?

Non, me dit Claire. Fontaine. Amie. La vie de l’eau est eau de vie, les gens l’écoutent, la ressentent,

la goûtent.

Sans elle, même la bière dont tu parles ne pourrait naître … l’eau en est son partenaire constitutif.

Et puis toi aussi, tu ne le sais peut-être pas, tu baignes en ton corps l’eau qui te baigne en retour,

à septante pour cent de ta personne que tu véhicules tous les jours.

 

 « Nous sommes tous emplis de tellement d’eau !? », s’exclame un client.  «Mais c’est effarant !

 Jésus Marie Joseph, Dieu soit loué, mes doigts trempés dans l’eau bénite, je prierai trois Ave !».

 

 Et la fontaine d'encore narrer qu'elle se veut claire pour les mains des enfants et des plus grands :

 ils recueillent l’eau chatoyante et chatouillante qu’elle aussi charrie.

 «  Tu me blagues  », lui distille tendrement  l’eau tout en caresses.

 Que nenni, «  Je te charrie vers eux  », lui dit-elle en souriant. Alors l'eau de ruisseler, plus en avant.

 Même si elle connaît son sort. Tournoyer au fond de l'évier, se noyer. Comble pour sa personne!

 Mais il y a les rus, les rivières, les fleuves et la mer.

 Et à chaque enfant qui naît, elle sera bien présente en lui, vaillante et bienveillante.

 Liberté de l'eau, tu es la vie.


 

                                                           Jean – Louis     Gillessen

Publié dans Textes

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La chronique poétique de Salvatore Gucciardo... Nouveau regard

Publié le par christine brunet /aloys

Souvenez-vous, c'était 25 octobre 2013, le premier article de Salvatore Gucciardo sur notre blog, la première apparition de sa chronique...

Allez, cliquez ! Ne soyez pas timides  !!!! 

 http://www.aloys.me/article-la-chronique-poetique-de-salvatore-gucciardo-119846192.html

 

C'est fait ????? Alors, passons à la suite !

 

Cette chronique va paraître, traduite en italien par

la poétesse Maria Teresa Epifani Furno ( Poetessa Maria Epifani Furno)

dans la revue Fiorisce un cenacolo dirigée par Mme Anna MANZI

 

 

 

 

L'empire sidéral Acrylique, 100 x 80

 

 

 

 

 Magnetismo

 

L’innominabile

S’illumina dell’energia dei coni

La sinfonia delle sfere

Irradia l’impensabile

Nel fuoco del dialogo

Gli astri fondono

Col nostro me

 

Si sostituisce

Alla dinamica stellare

Per dissetarsi

Dell’acqua cosmica

 

I campi magnetici

Popolano

Il flusso umano

La schiuma delle onde

Svanisce

Nella vulva galattica

Un granello di luce sorge

Dalla notte dei tempi

 

Comprendo il cuore dello spazio

Che risuona nella dimora dell’essere

Il suo soffio genera

La germinazione dei venti

La polvere dell’età

L’ammasso dei globuli

 

Il regno della nebulosa è in noi

Il flusso ellittico

Inebria la nostra anima

L’origine del mondo

Abita il tempio dell’uomo

 

                       

 

                                                           Tradotta in Italiano da Maria Teresa Epifani Furno

                                                          Traduit en italien par Maria Teresa Epifani Furno

 

 

Pittura e Poesia di Salvatore Gucciardo pubblicate sul Blog  Aloys.Over – Blog.comnella rubrica La chronique poétique de Salvatore Gucciardo a cura di Christine Brunet in data Lunedì 25 octobre 2013. 

 

Peinture et Poésie   de Salvatore Gucciardo publiés sur le Blog Aloys.Over-Blog.com dans la rubriqueLa Chronique Poétique de Salvatore Gucciardo de Christine Brunet le lundi 25 octobre 2013.

                                                                      

    Poème en français pour mémoire

 

Magnétisme                                 

 

L’innommable                                                          

S’illumine de l’énergie des cônes                           

La symphonie des sphères                                        

Irradie l’impensable                                                  

Dans le feu du dialogue                                           

Les astres fusionnent                                                 

Avec notre moi                                                         

 

On se substitue                                                          

À la dynamique stellaire                                          

Pour s’abreuver                                                        

De l’eau cosmique                                                   

Les champs magnétiques                                        

Peuplent                                                                    

Le flux humain                                                         

La houle des vagues                                                  

 S’évanouit                                                                 

Dans la vulve galactique                                         

Un grain de lumière surgit                                        

De la nuit des temps                                                  

 

 

 

J’entends le cœur de l’espace                                 

Qui résonne dans la demeure de l’être                   

Son souffle donne naissance                                      

À la germination des vents                                        

À la poussière de l’âge                                             

À l’amas des globules                                               

 

Le royaume de la nébuleuse est en nous                   

Le flot elliptique                                                        

Enivre notre âme                                                     

L’origine du monde                                                   

Habite le temple de l’homme                                   

 

Salvatore Gucciardo              

 

 

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JACQUES SALOME A LU LA VALSE DES INFIDELES

Publié le par christine brunet /aloys

 

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JACQUES SALOME A LU LA VALSE DES INFIDELES

 

« J'ai lu d'une seule traite ce livre
superbe. 
Quelle belle écriture, quelle intelligence de la compréhension des errances, des aspirations et des leurres d'une femme dans un couple
quelle poésie
Beaudour ALLALA écrit magnifiquement. »

Jacques Salomé

 

 


Immanquablement, lorsque les âmes jouent la  même musique, que les passions chantent et s’accordent, la belle rencontre finit par avoir lieu...

Alors, hasard ou coïncidence, cette rencontre lors du « livre en fête » à Roussillon en Provence, ce beau village où vit Jacques Salomé et où exposait Beaudour Allala pour son ouvrage « La valse des infidèles » ?

Beaudour avait déjà lu nombres d’ouvrages de Jacques Salomé et s’inspirait en partie de sa conception des relations humaines pour écrire son premier roman. Jacques Salomé l’a lu et la magie a opéré...

 

Ce qui suivra !, un émouvant échange épistolaire des temps modernes qui leur restera confidentielle mais qui enrichiront l’auteur Beaudour ALLALA sur les questions fondamentales liées à l’infidélité à l’autre mais, aussi à soi-même...

 

 

 

 

 

« J'ai lu d'une seule traite ce livre
superbe. 
Quelle belle écriture, quelle intelligence de la compréhension des errances, des aspirations et des leurres d'une femme dans un couple
quelle poésie
Beaudour ALLALA écrit magnifiquement. »

Jacques Salomé

 

 

 

 

 

JACQUES SALOME www.j-salome.com

 

Né en 1935, originaire de Toulouse, Jacques Salomé est psychosociologue et écrivain

français.

Il est diplômé de l'École des hautes études en sciences sociales et a débuté sa carrière

dans l'éducation spécialisée (directeur d'un centre pour jeunes délinquants) puis dans

 la formation aux relations humaines.

Son approche pragmatique servie par une expression simple et imagée, lui vaut

la faveur d'un large public, notamment lors de ses conférences et séminaires de

formations aux relations humaines.

Jacques Salomé est le fondateur du Centre de Formation aux

Relations Humaines Le regard fertile. Il a créé la Méthode E.S.P.E.R.E.

(Énergie spécifique pour une écologie relationnelle essentielle).

Il a tenu durant 15 ans une chronique dans Psychologies magazine.

Il continue de publier ses chroniques dans différentes revues (Enfance Majuscule,

Santé Intégrative (France) Recto-Verso, Génération Plus (Suisse),

Vivre le primaire, Vivre (Québec)).

Il est l'auteur d’innombrables ouvrages, consacrés à la communication au sein du couple

et de la famille, mais aussi aux romans et nouvelles.

 

BEAUDOUR ALLALA www.beaudour.com

 

Née en 1969 à Cannes, Beaudour Allala est originaire de la Tunisie et écrit,

non seulement, sur les sentiments humains mais aussi, sur les thèmes de l’exil

et  l’immigration.

 

Passionnée de littérature et d’art, elle commence par des études journalistiques et

investit une école de cinéma pour traduire en image ses écrits. Elle est aujourd’hui

réalisatrice principalement de documentaires et de court-métrages de fictions.

Elle poursuit des études en psychologie afin comprendre davantage l’esprit humain,

plus qu’une passion, une obsession.

 

Elle a créé, depuis 2007, l’association « RJE – Regarde J’existe » dont l’objet est de

permettre, au travers d’actions culturelles, la revalorisation de l’image de soi des

personnes en difficultés et de lutter contre toute forme de discrimination.

 

Son premier roman « La valse des infidèles », l’autorise à achever un livre en

chantier sur le thème de l’immigration et de la féminité. Sculptrice à ses heures,

elle réalise des pièces essentiellement figuratives.

 

 

 

 

Publié dans Fiche de lecture

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Laurent Femenias a lu "Jeanne" de Rolande Michel

Publié le par christine brunet /aloys

 

http://www.bandbsa.be/contes3/femeniastete.jpg

 

J'ai lu « Jeanne » de Rolande Michel, ed. Chloé des Lys, 2013


J'ai d'abord été intrigué par cette couverture énigmatique où l'on découvre un hippocampe semblant s'échapper d'un miroir, puis par le titre simple et sobre, Jeanne, du prénom de l'héroïne du roman. Il n'en fallait pas plus pour me donner envie de plonger dans ce récit de littérature de jeunesse écrit par Rolande Michel. Et plonger est bien le mot, dans tous les sens du terme !

Dès les premières pages, Jeanne nous fait partager ses pensées, ses rires, ses peines, sesJeanne bêtises et ses rêves. J'ai dévoré ce livre ! J'ai beaucoup aimé faire connaissance avec cette petite fille coquine et pas toujours très sage qui m'a entraîné peu à peu dans son monde, un monde où il est possible de voyager sous les océans ou à travers le temps, un monde où l'amitié est une valeur plus forte que le fait de plaire au plus grand monde, y compris au sein de sa propre famille, un monde où l'on peut donner un nom aux arbres et avoir pour compagnons la famille Cromagnon, un monde où l'on peut parler aux oiseaux ou à une goutte d'eau, bref, un monde que les adultes peuvent avoir du mal à comprendre mais qui ravira certainement les jeunes lecteurs ainsi que les grands qui ont su garder au fond d'eux une étincelle de leur âme d'enfant.
 

 

 

 par Laurent Femenias

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Publié dans Fiche de lecture

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Lapin bleu et le roi des poissons rouges, un conte signé Jean DESTREE

Publié le par christine brunet /aloys

 

http://www.bandbsa.be/contes3/destreejean.jpg

 

LAPIN BLEU  ET

 

 LE ROI DES POISSONS ROUGES

 

 

 

  

 

 

   Maman Lapin attendait un heureux événement et dans la maison, tout le monde s'affairait. La naissance était proche.

   

    Un matin, maman se trouva très fatiguée et quelques heures plus tard, elle mit au monde quatre petits lapins. Mais quelle ne fut pas la surprise quand on s'aperçut que l'un des quatre n'était pas comme les autres. Il était tout bleu. C'était tout à fait exceptionnel, un petit lapin comme celui-là avec sa fourrure bleue, ses oreilles bleues, ses pattes bleues et sa queue bleue. Seuls ses yeux étaient roses. On l'appela Lapin Bleu.

Au début, les parents étaient un peu gênés parce que les voisins faisaient des réflexions.

Vous avez vu? Ils ont un lapin bleu!

Oh oui! Comme il est drôle. On dirait qu'il est tombé dans un pot de peinture. Quelle idée!

Ah! Ah! les chasseurs l'auront vite repéré quand il sera grand. On n'a jamais vu! Un lapin bleu!

 

Cela dura quelques jours et puis on s'habitua à le voir. Peu à peu, on ne fit plus attention à lui. Il grandissait comme ses frères et sœurs et jouait avec eux. Peut-être était-il un peu plus espiègle que les autres. Il aimait faire des blagues. Par exemple, il se cachait derrière une grosse touffe d'herbe et attendait patiemment qu'on vienne le chercher. Il ne bougeait pas quand, inquiète de ne pas le voir, sa maman l'appelait: « Lapin Bleu! Lapin Bleu! Où es-tu, vagabond? Tu t'es encore caché, petit vaurien! Attends que je t'attrape! »

   

      Bien à l'abri, Lapin Bleu riait sous cape, se moquant bien de faire peur à sa maman.

 

      Il grandit, mais resta très espiègle. Il s'éloignait du nid surtout quand sa maman, lassée de ses bêtises, se mettait en colère. Alors, il se réfugiait chez sa marraine qui n'habitait pas très loin.

 

D'où viens-tu encore, garnement? demandait-elle; tu t'es encore sauvé parce que ta maman t'a sermonné? Quand donc seras-tu sérieux?

 

      Marraine faisait son air fâché et rouspétait pour la forme. Lapin Bleu aimait beaucoup sa marraine et ce qu'il préférait, et de loin, c'était la cuisine parce qu'il était gourmet. Il venait souvent et il lui arrivait de rester dormir. Il était heureux parce que marraine chantait des chansons et tonton racontait des histoire de petits lapins. Mais surtout il appréciait le calme de la maison, loin du bruit, des voisins et de leurs disputes.

 

        Une après-midi d'été, alors qu'il faisait plus chaud que d'habitude, Lapin Bleu, qui passait la journée chez sa marraine, se reposait au fond du jardin près de la petite mare où batifolaient quelques poissons. Il s'était assoupi lorsqu'il fut réveillé par une petite voix qui l'appelait.

 

Lapin Bleu! Lapin Bleu!

 

Il s'ébroua, leva la tête, regarda autour de lui mais ne vit rien. Il se recoucha.

- Lapin Bleu! Lapin Bleu! fit de nouveau la voix. Réveille-toi! Il est temps!

 

      Il releva la tête et écouta de toutes ses oreilles.

 

- Regarde-moi! Je suis ici! dit la voix.

 

      Il tourna la tête vers la mare et il aperçut tout au milieu un petit point rouge d'où partaient des ondes qui venaient mourir contre le bord. Intrigué, il se leva et s'approcha.

 

- Je suis ici, au milieu de la mare. Tu ne vois pas ?

- Je vois un point rouge.

- C'est moi. Veux-tu venir me retrouver ?

- Comment veux-tu que j'aille te retrouver ?

- Jette-toi à l'eau. C'est très facile.

- Tu es fou ! Je ne sais pas nager.

- Erreur ! Tous les lapins savent nager. Essaye ! Je vais à ta rencontre.

- Viens jusqu'ici, toi! Je t'attends. D'ailleurs je ne te connais pas. Tu ne m'as pas dit ton nom. Marraine m'a bien recommandé de ne pas suivre n'importe qui. Alors, je reste ici.

- Ta marraine est une femme prudente. Elle a raison.

 

        Le point rouge disparut dans la mare. Quelques bulles éclatèrent à la surface et lapin bleu distingua une trace qui avançait vers lui. Brusquement sortit de l'eau un énorme poisson rouge presque aussi gros que le lapin. Celui-ci, effrayé, fit un bond en arrière, mais l'autre, maintenant sa tête hors de l'eau, lui dit :

 

- Ne crains rien. Je ne suis pas méchant. Je suis le roi des poissons rouges. Viens avec moi, je vais te faire visiter on royaume.

 

        Lapin bleu hésita. Il regardait le roi des poissons rouges qui lui faisait de grands signes avec ses nageoires, sautait hors de l'eau en provoquant de gros remous. Il s'approcha du bord.

 

- Alors, tu te décides ?

- Ben...

- Ben quoi ? Dépêche-toi si tu veux être rentré chez ta marraine pour le goûter. La visite est longue.

- Tu es sûr qu'il n'y a pas de danger ?

- Allons, viens ! Fais un effort, tout ira bien.

       Lapin bleu hésita encore un instant et, se persuadant qu'il n'avait plus peur, se jeta à l'eau. Ou plutôt, il se laissa glisser pour évaluer la température de la mare. On n'est jamais trop prudent. Marraine avait raconté des histoires de congestion.

- Suis-moi bien, dit le poisson, ne me perds pas de vue. Tu me vois ?

- Oui, Oui, mais tu es un peu flou.

- Ce n'est rien. Garde tes yeux grands-ouverts, ils vont s'habituer et tout se passera bien. Aie confiance.

         Le roi des poissons rouges plongea lentement vers le fond de la mare. Lapin bleu suivait docilement. Il se sentait délicieusement bien. Il n'avait plus peur du tout. Il passait, sans se soucier à travers de grandes algues vertes qui lui caressaient le visage et les pattes. À mesure qu'il descendait, il faisait de plus en plus sombre, mais on distinguait des tas de plantes brunes couvertes de petits boutons jaunes qui semblaient éclairer la mare. Parfois un poisson plus gros venait le frôler et le regardait étrangement de ses yeux glauques. Lapin bleu faisait un écart pour l'éviter. Il n'aimait pas qu'on le regardât ainsi, comme une bête curieuse.

         Soudain le roi des poissons rouges disparut dans un trou. Lapin bleu, surpris, chercha de tous côtés. Il repéra le trou, mais horreur ! Il était trop gros et ne put passer. Il voulut faire demi-tour, mais il fut aussitôt entouré d'une dizaine de poissons-soldats qui tenaient une lance entre leurs nageoires.

- Ouille! ouille! ouille ! Je suis coincé !

      Il se mit à trembler, mais l'un des soldats, sans doute le chef, lui fit signe d'avancer. L'un après l'autre, les soldats se placèrent à l'entrée du trou, qu'ils agrandirent avec leur lance. Le chef invita Lapin bleu à passer et se mit devant lui pour lui montrer le chemin tandis que les autres soldats l'escortaient, comme on le fait pour les grands seigneurs. N'était-il pas l'invité du roi des poissons rouges?

     Ils continuèrent à descendre jusqu'au fond de la mare. On n'y voyait plus rien. De temps à autre, un petit poisson-lune éclairait faiblement la route, mais la lumière était trop faible pour que Lapin bleu pût distinguer quelque chose. Pourtant les soldats retrouvaient facilement leur chemin et le lapin se dit qu'il y avait là-dedans quelque chose de très bizarre. Il était de moins en moins rassuré. Pourtant le roi des poissons rouges lui avait bien dit qu'il n'y avait pas de danger. Mais peut-on faire confiance en un roi, n'est-ce pas? Il se souvenait de la parole de sa marraine: «Dans la vie, on ne peut faire confiance à personne, même pas à soi-même».

      Ils avançaient maintenant dans un étroit couloir au bout duquel on apercevait une lumière très pâle. Peu à peu, la lumière envahit tout le couloir et ils débouchèrent dans une salle immense qui était si haute qu'on ne voyait pas le plafond. Il régnait une sorte de brume qui donnait aux objets des contours très flous. Lapin bleu fut laissé au milieu de la grande salle et les poissons-soldats se placèrent autour de lui, mais à bonne distance. Ils s'inclinèrent en signe de respect puis s'écartèrent vers le mur. La lumière devint brillante et, au grand étonnement de Lapin bleu, une tribune descendit lentement du plafond. Et qu'y avait-il sur cette tribune ? Un trône tout doré et deux fauteuils plus petits de chaque côté.

      Lapin bleu faisait des yeux gros comme ça, se demandant ce qui allait encore lui arriver. La porte de la grande salle s'ouvrit et d'autres poissons-soldats entrèrent et se rangèrent autour de la tribune. Une musique se fit entendre. On aurait dit comme des milliers de gouttes d'eau qui tombaient sur des verres en cristal et Lapin bleu vit arriver un cortège qui fit le tour de la salle avant de s'arrêter devant la tribune. La roi des poissons rouges était en avant accompagné d'une femme-poisson, sans doute la reine des poissons rouges. Tous deux montèrent sur la tribune et prirent place, le roi sur le trône et la femme sur un fauteuil.

      Le roi fit arrêter la musique et dit: «Je vous présente mon ami Lapin bleu, que j'ai invité à nous faire visite. Il est très gentil car il ne va jamais à la pêche. Vous n'avez rien à craindre. Mais il est un peu espiègle et il faut le surveiller de près. Accueillez-le comme il le mérite».

   Lapin bleu était à la fois heureux et confus. La foule applaudissait des nageoires et criant tandis qu'il regardait de tous côtés et faisait des signes de la main. Le roi se leva, descendit de la tribune et l'invita à venir s'asseoir auprès de lui sur l'autre fauteuil. Il était si heureux qu'il trébucha et faillit tomber à la grande joie du public qui riait aux éclats, ce qui vexa notre lapin. Un groupe de poissons-danseurs évolua sur le parquet de mousse devant le trône, puis le roi se leva, fit un signe et les soldats se rangèrent sur deux files devant la tribune. Le roi, la reine et le lapin descendirent et le roi invita le lapin à le suivre dans ses appartements.

       Le roi et la reine se glissèrent par la porte de la grande salle, mais quand le lapin voulut les suivre, il eut l'impression que la porte se rapetissait et au moment où il voulut la franchir, elle devint si étroite qu'il ne put passer. Les soldats de mirent à le pousser vers l'intérieur mais peine perdue, l'entrée se rétrécissait de plus en plus. D'autres soldats tentèrent  bien de le tirer mais rien n'y fit et lapin se retrouva coincé dans le passage. Il ne pouvait ni avancer ni reculer et les poissons-soldats le tiraient ou le poussaient. Il se mit à haleter. Il étouffait, sa respiration se fit plus courte.

- Au secours! Essayait-il de crier. Au secours! Je vais mourir! Au secours!

      À chaque effort qu'il faisait pour se dégager, il se coinçait davantage. Il lui sembla soudain qu'on l'appelait.

- Ça y est ! Se dit-il, je suis déjà mort.

      Derrière lui, un soldat plus fort que les autres tentait de le tirer en arrière. Il le secouait de toutes ses forces comme pour l'arracher. Lapin bleu criait, criait lorsque soudain...

     Quand il ouvrit les yeux. Sa marraine était devant lui, le tenant par la patte. Il s'ébroua.

- Mais, qu'est-ce qui se passe, dit-il. Où suis-je?

- Mais tu es dans le jardin, près de la mare, répondit marraine. Voilà cinq minutes que je t'appelle et comme tu ne répondais pas je suis venue voir. Tu dormais mais tu te secouais comme si tu avais des puces. Tu criais, tu gémissais, alors je t'ai secoué pour te réveiller.

- Oh ! J'ai rêvé. J'étais chez le roi des poissons rouges. Il me faisait visiter son royaume mais j'étais entré dans un trou et je ne pouvais plus m'en sortir.

- Pauvre petit lapin bleu, dit marraine en le prenant dans ses bras. C'est fini, maintenant. Viens, je t'ai préparé ton goûter.

      Il rentra chez lui. Il se souvint longtemps de son voyage au royaume du roi des poissons rouges.


Jean Destrée

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Publié dans Nouvelle

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