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Christine Brunet en invitée sur aloys avec Non nobis domine, une lecture de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

bobclin

 

 

J’ai déjà lu quatre bouquins de Christine Brunet, quatre thrillers (ce terme lui convient mieux que polar) et celui-ci est donc le cinquième. C’est dire si je commence à connaître son monde très particulier ainsi que son héroïne, Axelle de Montfermy, que je comparais au début à une sorte de James Bond au féminin.

Oubliez ! Rien à voir avec ce bellâtre gominé, sinon peut-être au niveau de l’action. Ou alors, si vous tenez absolument à l’associer à quelque chose de connu, histoire de vous faire une idée : disons « Le Code Da Vinci » ou mieux encore « Millénium ».

Mais bon, « Non Nobis Domine » n’est pas signé Dan Brown ou Stieg Larsson mais Christine Brunet et ça fait toute la différence.



Parlons d’abord de l’objet, le livre papier, car il en vaut la peine. Comme d’hab’ une couverture qui en jette, remarquable, et un format original, que je vous recommande tout particulièrement : entre le poche et l’ A5 traditionnel des publications de Chloe des Lys. Ca tient bien dans la main, ça se glisse dans la poche d’une veste et en plus, ça coûte 15 euros (prix affiché) pour un livret de 300 pages. C'est une formule nouvelle des éditions Gascogne et à mon avis, une formule gagnante.

 

 

***



Pas de préambule ni de dédicace ou autre intro préchi-précha. Le titre et hop, on saute à pieds joints dans l’ histoire avec deux cadavres dès la page 11. Accrochez-vous, on vient déjà de passer la cinquième ! Comme ces films qui démarrent sans générique…

En revanche je n’ai trouvé nulle part la liste des autres publications de Christine et ça, à mon avis, c’est une erreur.

**

Disons-le tout de suite, je n’ai pas l’intention de m’attarder ici sur le résumé de l’intrigue. D’autres le feront aussi bien que moi. Elle est haletante et on ne lâche pas avant la fin… une chasse au trésor des templiers (vrai ou légendaire, vous lirez) à laquelle le lecteur est associé comme dans tous les livres de Christine.

Elle renverse la boîte de puzzles sur la table et vous invite à le reconstituer en distillant ça et là des indices ( et pas mal de victimes également ), qui devraient vous mener tout droit à la solution. Pour autant que vous soyez très attentif et lisiez en prenant des notes et vous fassiez un plan.

Car la meilleure façon (et la plus passionnante) de lire un Brunet c’est ça… appeler Google earth sur l’écran de façon à visualiser tous les décors ( ici on se promène à travers l’ Auvergne qu’elle connaît comme sa poche pour y avoir vécu ) et noter sur une feuille de papier qui pourra vous servir de marque-page, les très nombreux protagonistes de l’intrigue. Sans ça, inutile de vous fatiguer, vous ne devinerez rien avant la fin et vous perdrez parfois dans les noms des intervenants. 

Autre avantage de ma formule : vous vérifierez avec satisfaction que l’auteur a conçu son scénario au millimètre, que tout se tient parfaitement et que votre enquête avancera en même temps que celle d’Axelle.

Et croyez-moi j’ai cherché la petite erreur, la petite invraisemblance, pour le fun. Mais sans la trouver ! 

**

Car quand même… et pour rappel : 

Axelle de Montfermy, notre héroïne, dirige au niveau européen la SPIE, la police des polices et ce avec une équipe de spécialistes internationaux qu’on retrouve de livre en livre : I’écossais Ian Donaldson, son bras droit, Guillaume Cayet, le génie informatique maison, Tara,un grec, Mark Hoffman, un allemand etc… 

Chacun a ses paramètres, son profil psychologique et je suppose qu’elle a mis des figures qu’elle connaît dans la vie courante sur ses nombreux personnages, car elle ne les confond jamais.

Ajoutez à tout ça, le fait qu’ Axelle sort d’un long coma de deux ans (voir son livre précédent « E16 »), est devenue paraplégique et mène donc son enquête dans une chaise roulante !

Elle a également un fils de 7 ans, Nicolas, dont personne ne sait précisément qui est le père. Vous suivez ?

**

Face à la SPIE, on trouve la FSE, une sorte de CIA européenne dirigée par l’ ex amant d’ Axelle, le fameux Sean Sheridan, un ancien de l’ IRA qu’elle aime d’un amour absolu mais tellement compliqué que je renonce ici à vous en expliquer les raisons. Je ne vais pas refaire le bouquin. Lisez…

Et ici aussi, au FSE, il y a des personnages récurrents : le danois Hank Van Dahlen, l’ irlandais Danny Rose et même une petite belge au type asiatique, Virginia Fayet…

**

Lorsque l’histoire démarre, le jeune Guillaume de la SPIE vient de disparaître, d’oùNon-nobis-Domine-Couv--1-.jpg l’entrée en lice d’ Axelle. Et comme presqu’en même temps on retrouve dans le quartier des Halles à Paris, le corps de la fille d’un ministre britannique avec le numéro de tel de ce Guillaume inscrit au bic dans la main… voilà que débarque le patron du FSE, Sean, qui se retrouve face à face avec Axelle… obligé de collaborer avec elle dans une même enquête.

Bonjour les dégâts ou en tous les cas, les complications.

**

Inutile de préciser que dans cette saga de Christine, et ça dure ainsi depuis quelques années, les méchants sont très méchants, sadiques, psychopates et le plus souvent d’une sauvagerie bestiale. Vous êtes prévenus.

Question : est-il utile, voir nécessaire d’avoir lu les titres précédents pour comprendre ? Pas du tout. Mais cela apporte un plus incontestable et l’auteure, maligne et futée comme sont toutes les femmes, vous le laisse sous-entendre avec subtilité. Tout comme elle termine son livre (mais ça elle le fait depuis son premier « nid de vipères ») en lançant le suivant…

C’est le principe des séries télévisées où on ferme chaque épisode par une séquence qui se termine en point d’orgue, une question sans réponse ou l’ébauche d’un mystère qui ne vous sera révélé que dans l’émission suivante. C’est du marketing et en la matière la petite Brunet en connaît un bout ! Pour notre plus grand plaisir.

**

Je vous ai dit en ouvrant ce commentaire que j’avais l’impression de commencer à bien connaître Axelle, après cinq ouvrages, vous pensez…

Cette policière déterminée est à mon sens un très beau cas d’étude pour une classe de psychologie.

Essayons de décrypter. 

Elle dort peu, trop peu, carbure à l’énergie interne, toujours en ébullition, entière, sans concession et d’un orgueil démesuré. Dans ce livre elle vit en chaise roulante dans un 400 m² luxueux situé au faîte de la Défense à Paris, donc au dessus de ses bureaux, mais refuse d’être maternée et encore moins plainte ou préservée par son équipe… elle finit d’ailleurs toujours par agir seule, surtout lorsqu’il y a des risques.

Elle a un enfant auquel elle ne cesse de penser, mais dont en fin de compte elle s’occupe fort peu, se contentant de le mettre en pension dans les meilleures écoles. Peut-être à mon sens, son côté le plus déplaisant.

Elle a peu d’humour, sinon pas du tout, rit rarement et sa vie sentimentale, intense, ne lui semble véritable que dans le sacrifice, comme s’il fallait souffrir pour prouver qu’on aime, comme s’il fallait que cela coûte très cher pour avoir de la valeur. Elle ne dit d’ailleurs jamais « je t’aime » et s’enferme dans le silence où parfois, très rarement, elle se relâche et sanglote. A l’autre de deviner…

Et puis, un constat qui se confirme de livre en livre, cette phobie de l’enfermement qui semble la poursuivre. Ses monstres humains se cachent toujours dans des endroits obscurs, des grottes glaciales, des égouts gluants de crasse ou des douves humides… Des décors théâtraux et glauques d’un romantisme exacerbé sur lesquels flotte l’ombre de l’enfer.

Etrange bonne femme qui déçue par la vie a décidé de la consacrer à traquer le Mal… ce n’est d’ailleurs pas un hasard si elle termine toutes ses enquête à bout de souffle, agonisante, mais sauvée par la cavalerie comme dans beaucoup de films américains ou les vieux westerns de John Wayne.

**

Parlons en ! Tout est américain chez Christine Brunet, le style, le scénario, la super-héroïne et le monde divisé en deux, les bons d’un côté et les mauvais de l’autre. Avec quelques personnages très complexes évoluant au purgatoire comme Sean Sheridan.

Son style est « efficace », presque journalistique, je l’ai déjà dit dans un autre commentaire, dépourvu de fioritures et d’envolées littéraires. L’ histoire avant tout, avec des paragraphes courts, des dialogues réduits à l’essentiel et des chapitres qui rebondissent tout le temps avec des titres accrocheurs qui annoncent la suite mais trop en révéler.

C’ est qu’elle sait y faire Christine pour scotcher le lecteur ! Même qu’elle s’arrête de temps à autre pour faire le point, déposer les éléments de l’ enquête sur la table et demander à son équipe ce qu’elle en pense ? Mais en réalité, c’est au lecteur qu’elle s’adresse… une façon de l’associer au jeu de piste.

Pour mieux le rouler ensuite, mais ça c’est une autre histoire.

**

C’est un livre stupéfiant, peut-être son meilleur avec « Nid de vipères » mais là c’est un avis purement subjectif.

Bon… tout ça est fort intéressant, mais ne nous dit toujours pas ce que signifie le titre « Non Nobis Domine » ? 

Ah bon ? Je ne vous l’ai pas dit ? C’est du latin bien sûr, une devise des templiers : « Pas à nous, Seigneur, non pas à nous. Mais à ton nom seul, donne la gloire ».

Et laisse-en un peu à Christine Brunet, car elle le mérite… 

 

Bob Boutique

www.bandbsa.be/contes.htm

10negresses

Publié dans l'invité d'Aloys

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Avis de lecteur... pour le recueil poétique de Patrick Beaucamps, Tant d'eau sous le pont

Publié le par christine brunet /aloys

 

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Un bel avis de lecteur...

 

Bonjour,
  
 Membre du club de lecture de la Bibliothèque Jean de la Fontaine d’Ath (chargé en 2012 de désigner le lauréat de son concours de poésie), je n’ai pu – alors en voyage à l’étranger – assister à la soirée de proclamation des résultats ni surtout à la lecture par Patrick Beaucamps d’un choix de ses œuvres.
  
Je suis donc d’autant plus heureux d’avoir trouvé et lu son recueil Tant d’eau sous le pont que vous avez publié cette année, et de vous dire combien il m’a touché.
  
Je n’ai pu m’empêcher d’en rédiger un petit avis critique (ci-joint) : s’il vous semble de quelque intérêt, je vous autorise bien volontiers à la reproduire sur votre site, blog… et/ou à l’adresser à l’intéressé. avec mes remerciements pour ce bon moment de lecture.
  
  
Tant de mots sous pression, tant d’émoi dans le ton.

Tant d’eau sous le pont, forcément ça ne passe pas sans remous : avec Patrick Beaucamps, ça trace où ça casse.
Verlaine, le grand ancien, ne pourrait dire plus justement, à la lecture de ce recueil : « Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? » Car si « la vie est là », « simple et tranquille », elle ne l’est sans doute pas. Patrick Beaucamps ne dit rien d’autre (p 49) : Tout paraît calme chez moi.
Le plus petit détail, souvent, enclenche la machine à remonter le temps et vient ajouter une nouvelle nuance au tableau pointilliste d’un parcours personnel éprouvant, suscitant chez tout lecteur une empathie immédiate. Pour peu qu’il ait, lui aussi, cette capacité de s’habituer à tout sans pour autant y être étranger (p 73).
Ne suffit-il pas pour cela de prendre (p 37) du temps pour ne rien faire, sinon solder les comptes du passé pour jouir d’un présent où l’on puisse enfin dire (p 49) : L’air est doux et je me sens bien aimé.
Reste la grande question du poète (p 55) : A quoi peut bien ressembler la vie d’un homme qui n’écrit pas de poésie ? A la même plénitude peut-être, s’il vit de poésie.
Vecteur privilégié de l’être, la lecture en transmet les vibrations avec plus ou moins d’intensité selon l’œuvre. Ici, certes, elle se joue des genres, à la fois
poèmes – la réalité s’y prend aux mots en vers et contre toute banalisation prosaïque ‑,
nouvelles – un courant narratif les alimente comme un art consommé de la chute ‑,
roman même (autofriction ?) – les personnages y sont construits progressivement, dans une organisation architecturale.
Aucun doute, par contre, sur la force qui se dégage de l’ensemble : lire Beaucamps, c’est vibrer beaucoup !
 
Christian GONIEAU

Publié dans avis de lecteurs

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Christine Brunet a lu "Galinda, la forêt des ombres" de Laurent Femenias

Publié le par christine brunet /aloys

Photo Christine Brunet

 

J'ai lu Galinda, La forêt des ombres, de Laurent Femenias

 

Je m'attendais à un récit heroic fantasy, un peu dans le style "Seigneur des Anneaux". Une couverture qui attire l'oeil, une 4e qui attise la curiosité, des extraits sur Aloys qui m'entraînent sur une fausse piste. Non, le roman de Laurent Femenias ne colle pas au genre fanatsy, ni fantastique d'ailleurs.

Il s'agit d'un conte. Conte de fée, conte de sorcière avec tous les ingrédients du genre : la lutte entre le Bien et le Mal, les fées et les sorcières, mais plus encore en mettant en scène des fantômes, des âmes noires dévoyées, des êtres des bois mi elfes-mi hommes, de vieux hermites étranges, des héros téméraires, des armes enchantées.

Nous sommes à la croisée de Narnia, de l'univers des frères Grimm, d'Eragorn (sans dragon)galinda avant ISBN9782874596926 et du Seigneur des Anneaux. un monde magique, bien planté. Pas d'ennui, l'auteur nous offre simplement quelques heures de rêve. 

Juste une petite déception à la fin plus dans la tradition du conte que de l'heroic fantaisy (mais puisque ce n'en est pas, pour se plaindre ? ...)

Un livre destiné aux jeunes ados, aux adultes qui ont gardé leur âme d'enfant. Alors, est-ce que j'ai aimé ? Evidemment !!! A quand une autre histoire, Laurent ?

 

J'ai passé le livre à une jeune fille dévoreuse de ce type de récit... A suivre pour un nouvel avis très bientôt !

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

E16 (1)

 

Publié dans Fiche de lecture

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Contes Bizarres II de Bob Boutique, une lecture de Joseph Bodson, président de l'AREAW

Publié le par christine brunet /aloys

Bob Boutique, Contes bizarres 2

 

http://areaw.org/?p=988

Bob Boutique, Contes bizarres 2, Chloé des Lys, 2011, 244 pp., 23,60 €.

Bob Boutique est un homme polyvalent: chanteur de cabaret, reporter, libraire, humoriste, dont la langue est plus proche de San Antonio que de celle de Philippe Sollers. On ne s’en plaindra pas trop: entre deux saints, il faut parfois choisir le moindre.

Il n’a qu’une confiance mitigée dans la bonté du genre humain, et elle se réduit à rien, ou presque, dès que l’on pénètre sur les terres du genre divin.

Il a en tout cas un art du récit remarquablement maîtrisé, avec une prédilection pour les nouvelles « en boucle », où le serpent (le diable) se mord la queue, où le malin est pris par où il avait péché. Un monde contrefait, où il prend le contrepied des clichés de pensée. Une écriture très moderne, qui entre directement dans le vif du sujet, sans tergiverser. L’électronique lui est familière, elle pourrait donner des idées aux écrivains qui n’en ont pas, leur fournir notamment des idées assez déroutantes sur le plagiat. Et l’on se rend compte, en le lisant, qu’internet, les blogs, l’informatique modifient plus profondément qu’on ne le croit le rapport entre l’auteur et le lecteur.

Ce n’est pas le marquis de Sade déguisé en petit chaperon rouge, mais tout de même, plus d’un grand méchant loup risque de s’y faire croquer. Des nouvelles parfois assez cruelles, certaines, comme L’idiote, commencent comme un conte de fées pour déboucher dans l’absurde. A la page 227, une de ses héroïnes définit assez clairement sa propre écriture: J’aime beaucoup. Elle part d’un petit détail de la vie courante et tire dessus comme on tire sur le fil d’un pull, pour en faire toute une histoire. (elle mime avec ses doigts)…qui souvent finit mal.

Et ça finit…aussi mal que ça peut finir. Dans un monde qui pourrait être celui de Simenon, mais visité par un coquin de sort qui entraîne les personnages dans un ballet à l’humour maléfique.

Bref, vous l’aurez compris, on ne s’ennuie pas, chez Bob Boutique.


Joseph Bodson

http://areaw.org/


Publié dans Fiche de lecture

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Christine Brunet a lu "Est-ce que ce monde est sérieux ?" de Philippe Leclercq

Publié le par christine brunet /aloys

Photo Christine Brunet

 

J'ai lu "Est-ce que ce monde est sérieux ?" de Philippe Leclercq

 

 

Une fois de plus, j'ai marché à l'instinct avec ce roman... Lorsque la couverture m'intrigue, j'ai toujours envie d'aller plus loin. Parfois, c'est une amère déconvenue qui m'attend. 

Ce livre est un roman fleuve de 514 pages... et il commence par une préface ! Aïe ! Là, je déteste et, en général, je zappe. Sauf que le "Salut à toi" me retient de sauter au chapitre 1. Cette préface s'adresse directement au lecteur dans un tutoiement très... belge. De fait, l'auteur est Belge. Mais c'est également une promesse... Philippe Leclerc nous promet quoi ? Et bien du suspense, des personnages glauques et inquiétants, de l'humour décalé, quelques moments croustillants... Rien que ça !

Alors, promesses tenues ?

Premières pages lues, un peu désorientée par le style qui mêle digressions et phrasescouverture3 percutantes, ultra courtes qui nous fait plonger dans l'intimité d'un détraqué ? on peut dire ça, Philippe ?

20 e page... Un crime... Un assassinat aveugle, sans états d'âme et une prise d'otage qui va permettre à l'auteur de nous dévoiler ses héros comme on abat ses cartes. Toutes gagnantes ? Ben, pas vraiment...

En 4e de couverture, Philippe Leclercq se définit comme un adminrateur de Frédéric Dard et de fait, j'ai eu l'étrange impression que Dard veille au grain d'un air satisfait.

Style décalé? Univers décalé ? Mots crus, contrepèteries, jeu d'images, digressions qui entraînent, chez le lecteur qu'il prend à témoin page après page, un rire franc ou un grincement de dents. Certains passages font passer "50 nuances..." pour du pipi de chat...

Univers glauque, situations gores, descriptions jubilatoires, personnages "ultimes", "est-ce que ce monde est sérieux ?" propose une réflexion sensée sur un tableau insensé.

Du suspense ? Là, même si l'auteur s'ingénie à brouiller les cartes, le lecteur averti discerne un doigt accusateur qui désigne l'assassin dans l'obscurité ambiante. Qu'importe... le plus important est le cheminement des personnages et vos réactions au fil des pages. 

 

Un livre à lire ! Bravo à l'auteur !

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Couverture Nid page 1

Publié dans Fiche de lecture

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Elisabeth Berthéol, Histoires de vies

Publié le par christine brunet /aloys

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Publié dans fiche auteur

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Déluges et Embellies, Nathalie Wargnies

Publié le par christine brunet /aloys

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« Déluges et Embellies »   Nathalie Wargnies

 

Ce sont des poésies en vers libres qui battent au rythme du cœur, et qui s'articulent autour des quatre saisons.  Chaque poésie est une petite lucarne, par laquelle le lecteur est invité à y passer sa tête ... ou son cœur !  Déluges et Embellies, c’est une invitation à se faire du bien, à se laisser griser par le vent qui passe, à y découvrir la vie dans tous ses états, avec ses déluges … et ses embellies !  Des portraits, des requêtes, des émotions, des arrêts sur image, des respirations… 

 

Car "c'est la poésie qui arrondit les angles de nos vies", car "s'imbiber d'étoiles est indispensable", Nathalie Wargnies vous invite à découvrir son univers...

 

Extrait du recueil :

DELUGES ET EMBELLIES  -  Nathalie Wargnies

 

 

 

 

VOYAGE INTERIEUR

 

Nous sommes des Terres inexplorées

 

Je veux m’embarquer à bord de ma propre peau

Et partir à la conquête de mon continent secret

Ouvrir la route de mes Nouvelles Amériques

 

Je veux être le spéléologue

Des cavernes de mon âme

 

Je veux plonger en immersion

Dans les lacs glacés de mes solitudes

Remonter le courant de mes pensées

 

Je veux entreprendre des fouilles

D’amours et de rages

Reconstituer les fragments de mon histoire

En égrener les perles rares

 

Je veux comprendre mes naufrages

Démêler mes séismes

Réveiller ma conscience

Dépoussiérer ma boussole

 

Nous sommes des Terres inexplorées

 

Je veux me conquérir

Me rejoindre à la nage

Enfin

 

 

Nathalie Wargnies

 

Qui est Nathalie Wargnies ?

Nathalie Wargnies est née le 3 novembre 1970 à Tournai, dans le quartier Saint-Paul, où elle savoure son enfance et profite de sa jeunesse.  Un petit atelier de dessin, les cours de théâtre au conservatoire, les mouvements de jeunesse...  Voilà les quelques souffles qui rythment son quotidien et l'épanouissent.  Et déjà, l'amour des mots : lire, raconter, écrire un début d'histoire, oser une poésie, interpréter, dire, inventer !  Déjà les mots...

 

Après des études secondaires au Collège Notre-Dame de Tournai (option littéraire), elle entre en 1988 au conservatoire royal de Mons en déclamation et art dramatique.  Le théâtre, les mots, la scène, voilà ce qui brûle en elle !  Les sentiments à raconter corps et âme, à vivre et à offrir, voilà le chemin qu'elle choisit...  Elle obtient son premier prix en 1991, et son prix supérieur en 1994.

 

Depuis 1995, elle est professeur au conservatoire de musique de Tournai, où elle donne cours de formation théâtrale, diction éloquence, et déclamation. Elle y transmet sa passion au milieu de courants d'arts bien agréables, immergée au quotidien dans un océan de mots, de poésie et de littérature...  En septembre 2012, elle rejoint également les arts de la parole à l'académie d'Ath.

 

Même si l'écriture fait partie intégrante de sa vie depuis toujours, elle y accorde davantage de temps depuis 2010...  Et cet amour des mots ne cesse de l'épanouir, de la grandir.  La poésie est sa "langue maternelle", c'est dans cet univers que les mots lui parlent de la façon la plus intense, la plus "vraie"...  Et ces vers libres qu'elle pose sur le papier, corps et âme, l'enrichissent au quotidien. 
  
En 2012, elle voyage toujours plus loin dans le plaisir des mots, et rejoint le Clair De Luth, cercle littéraire Hainuyer.  C'est dans un atelier d'artiste à Mons, entourée d'autres écrivains, d'autres passionnés, qu'elle se délecte de pouvoir partager des mots, des émotions, tout son amour de la littérature...

 

Un premier recueil voit le jour en 2012, aux Editions Chloé Des lys : "Déluges et Embellies".  Une nouvelle naissance en vue ... "Bruissements d'ailes".

 

En 2012, elle lance un nouveau projet théâtral, en créant la Compagnie de L’Olivier.  L’originalité de cette troupe est de proposer des spectacles poétiques à domicile, dans la convivialité des salons ou des bibliothèques.  Les cinq comédiens interprètent des textes dans une mise en scène très vivante, et pleine de sensibilité.  Les mots, les poésies prennent alors corps et voix, et donnent davantage encore de relief aux émotions…


Et comme elle n'a pas dit son dernier mot ... "affaire à suivre" comme on dit ! 

www.nathaliewargnies.be

 

Publié dans présentations

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Les effets du subconscient, une nouvelle de François Ucedo

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

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Les effets du subconscient

 

Le subconscient nous parle, c’est certain, mais, soit nous ne nous en rendons pas compte, soit nous ne le comprenons pas. Il y a des gens qui pensent que lorsque leur subconscient leur chuchote quelque chose, ils sont en proie à un phénomène paranormal, sont visités par leur ange gardien ou sont victimes d’un poltergeist. Pire, pensent recevoir un message divin. Combien d’illuminés n’ont-ils pas fait chier la planète à cause d’un effet de leur subconscient qu’ils n’ont pas compris ? Et je ne parlerai pas des rêves, responsables de la mégalomanie des rois de l’antiquité, de la soif de conquête des seigneurs de guerre maîtres du lance-roquette et de l’intronisation auto-proclamée des dictateurs de républiques bananières.

 

Au début des années ‘80, peu de gens possédaient un ordinateur personnel. Cet instrument avec lequel  s’isolent aujourd’hui bien des esprits, était, à l’époque, orienté vers la comptabilité et, dû à son coût prohibitif, plutôt destiné aux entreprises qu’aux particuliers. En revanche, 90% d’individus possédait une machine à écrire. Ah, l’ère des produits correcteurs ! (Je ne cite pas leurs noms, qui sont des marques déposées.) Cette couleur blanche infâme et toxique qui séchait trop lentement sur le papier et trop vite dans le flacon, ces petits papiers recouverts de craie... Combien de fois avons-nous, à cette époque, arraché rageusement la feuille de papier de notre machine à écrire, et recommencé notre paragraphe ! Le traitement de texte est moins pittoresque mais a finalement du bon ; ça reste propre et on gaspille moins de papier.

 

J’avais recopié un texte de 18 pages à l’aide d’une petite machine à écrire portative. (On refermait le couvercle et cela devenait une valisette. — Je dis ça pour les moins de trente ans.) Il faisait chaud, ce jour-là. La fenêtre de ma chambre était grande ouverte, et pour me protéger d’un rayon de soleil brûlant qui traversait mon bureau en diagonale, j’avais tiré un rideau, laissant le deuxième largement ouvert. J’avais rassemblé mes dix-huit feuilles que j’empilai sur mon bureau. Là, le vent s’en mêla, alors que je ne lui avais rien demandé. La rafale profita du rideau tiré pour aider à balayer tout ce qui se trouvait sur le bureau. Après une série de jurons où je priai le vent d’aller découvrir du plaisir ailleurs, je ramassai mes feuilles, les comptai, les rassemblai et me disposai à agrafer le tout. Je plaçai le bord supérieur gauche de la pile sous l’agrafeuse et, me tenant debout, je m’apprêtai, des deux mains, à appuyer bien fort sur cette saloperie qui ratait son coup trois fois sur deux. Et là, mystère. Quelque chose d’inexplicable se produisit. Impossible d’appuyer. Je voulais appuyer. Je rassemblai toute ma volonté pour accomplir ce geste banal, mais je n’y parvins pas. Je transpirais, reprenais mon souffle. J’essayai encore une fois. Pas moyen. Mes deux mains se figèrent à l’instant où elle s’apprêtèrent à appuyer sur l’agrafeuse. Je me demandais ce qui m’arrivait, si je devenais marteau...

 

Je quittai ma chambre, perplexe. Je vins à la cuisine où je me préparai une tasse de thé. J’adore le thé. Surtout l’Earl Grey. Tout en touillant dans la tasse, je ne cessai de penser au phénomène qui venait de se produire dans ma chambre. Cela n’avait, pour moi, aucun sens. Je bus quelques gorgées de thé, puis, déterminé, je déposai la tasse sur la table de la cuisine et retournai dans ma chambre. Mon texte, adroitement empilé sur mon bureau, attendait toujours d’être agrafé. Ce que j’essayai une nouvelle fois de faire. En vain. Impossible d’appuyer sur la maudite agrafeuse avec, en outre, un sentiment d’angoisse chaque fois que je tentais le coup. Je repris la pile de feuilles et recomptai le tout. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 16… Merde ! Je regardai en-dessous de la table. Rien. Je regardai autour, derrière... Enfin, dans un coin de la chambre, la feuille numéro 15, le recto contre le sol. Je la ramassai, l’ajoutai à sa place dans la pile. J’appuyai de toutes mes forces sur l’agrafeuse, cette fois sans aucune retenue inexplicable et sans éprouver la moindre angoisse.

 

 

Je ne crois pas au surnaturel. Encore moins au divin. Je ne crois pas aux rêves prémonitoires non plus. Je crois que nous devrions étudier davantage nos propres facultés afin de mieux comprendre ce que notre cerveau essaie parfois de nous dire.

 

 

François Ucedo

manissa.weebly.com

Publié dans Nouvelle

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Sylvain MIURA et son "Dernier hôtel" dans l'Avenir.net

Publié le par christine brunet /aloys

Des polars à la une et à la pelle
  • Source: lavenir
  • Françoise LISON
Peintre, sculpteur et écrivain, Sylva Miura expose également des artistes chez lui, à Erbisoeul.

 

Peintre, sculpteur et écrivain, Sylva Miura expose également des artistes chez lui, à Erbisoeul.

 

TOURNAI - Son nom d’auteur, c’est Sylva Miura. Originaire de Frasnes, Dominique Dumont écrit des romans policiers. Rendez-vous ce vendredi soir.

 

La bibliothèque communale de Frasnes-lez-Anvaing fait la fête à la littérature en invitant des auteurs liés au Pays des Collines. Parmi eux, Sylva Miura publie, aux éditions Chloé des Lys, le premier polar d’une série qui devrait en compter six.

« Dernier hôtel »

On connaissait Dominique Dumont, coauteur du roman policier «Mauvais gré ».Deux pseudonymes, Barr et Tolet, cachaient alors les identités d’écrivains à la plume habile. La mort violente d’un notable était au cœur d’une intrigue bien ficelée, ancrée dans la région.

Cette fois, c’est à Aix-en-Provence que le Frasnois situe l’action d’une mystérieuse affaire. «Bien loin d’ici, pour que l’on ne puisse y retrouver des lieux connus», confie l’auteur, aujourd’hui magistrat. Un jour il s’est promis d’écrire un texte qui révèle » comment je vais m’imaginer vieillir dans ce métier d’avocat ». Dix années ont passé après la rédaction des trente-cinq premières pages. Et soudain, celles-ci ont trouvé une suite, le temps d’une retraite en écriture.«Le vieil homme entre à l’hospice et assiste, impuissant, à un assassinat. J’ai voulu écrire une histoire réaliste sur le plan social et judiciaire, me démarquer de ce qui se lit dans les thrillers anglo-saxons. Ici il y a des gens de tous les horizons, de plus nantis que d’autres. Le roman est totalement imaginaire, mais il est vrai que dans mon parcours, je côtoie des faits et personnages qui font penser à ceux que je présente. Et j’ai lu énormément de dossiers. »

Ce qui pousse Dominique Dumont, alias Sylva Miura, à l’aventure du roman? «Comme avocat, je n’écrivais que des actes de procédure. Lors de la conférence du Jeune Barreau, j’avais décidé que mon texte mettrait en scène un vieil homme qui regarde sa carrière accomplie. Un enquêteur qui, comme Maigret, a commis des erreurs de jugement. Le commissaire Corte, personnage principal, fort en gueule et hâbleur, est plutôt du genre Colombo, en plus viril. Le lecteur perçoit des indices, les soupçons s’orientent vers une certaine personne. On se rend compte qu’il y a toute une machination derrière le crime… »

Puisqu’il dispose de peu de temps, l’auteur travaille avec méthode. «Il faut que je m’accorde quelques jours pour écrire. Je divise ma page en douze: le scénario de l’enquête se dessine. Je place les rebondissements et je lance l’enregistrement du texte avec reconnaissance vocale. Puis je relis, je corrige, je parcours l’ensemble avec un correcteur informatique. »

Soirée littérairece 14 juin à 19h30,Bibliothèque communale, rue de la Fauvette.Entrée libre.

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L'avis du blog INTERLIGNE pour "Lovebirds" d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

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lovebirds finishLovebirds – Résumé

Les amours ne sont pas toujours ce qu’elles semblent. Et semblent souvent être ce qu’elles ne sont pas. Mais le flux de la vie est indomptable qu’on le veuille ou non, et trouve le moyen de surgir et de se faire entendre tôt ou tard : un drame, un suicide, un meurtre, une agonie acceptée, une saine colère, une infidélité… et la vérité explose dans sa nudité légendaire.

Huit nouvelles au cours desquelles la vérité toute nue nous parlera d’amour, faisant un tri sans pitié entre le grain et l’ivraie.

 

Avec ce nouvel ouvrage, Edmée De Xhavée nous entraîne au coeur des sentiments humains, nous rend compte de l'amour avec un petit ou grand A, déception, ressentiment, désenchantement, espoir fou, illusion perdue, notre nouvelliste, qui a peut-être trouvé là l'expression qui lui convient le mieux, pose avec talent le décor avant de cerner la réalité des coeurs au plus près. Edmée est une nouvelliste née tant elle sait traverser les apparences, saisir les détails qui permettent de faire éclater la vérité - les vérités, restituer le son des voix, la justesse des dialogues, le parfum des fleurs ou des plats qui mijotent dans des cuisines qui fleurent bon les herbes fraîches. Le récit est circonscrit en quelques phrases, aussi bien la complexité des personnages que l'ambiance dans laquelle ils évoluent et l'atmosphère particulière qui les entoure. L'écrivaine vous immerge dans un climat  qui s'établit en quelques lignes, vous fait le témoin d'une scène en quelques mots. Sa plume est alerte, ses héros bien campés, aussi vous laissez-vous emporter dans cette intimité qui traverse le temps, les lieux, les êtres. De ce couple qui se déchire avec tellement de drôlerie, à ceux que la vie a soudé à tout jamais, l'amour se décline de multiples façons avec tendresse, fureur, ressentiment ou passion dans ces huit nouvelles dont le final de chacune surprend toujours. Deux d'entre elles m'ont particulièrement émue, parce que l'amour y reste une merveilleuse espérance et que ces nouvelles ont un charme indicible dans la façon de se raconter en nombre de détails qui sonnent tellement vrais :  La joie de Chérie et Le grand amour de Tatia. Mais soyez rassurés, ces huit récits ne manqueront pas de vous étonner, amuser, émouvoir, parce que le style colle bien à la réalité des choses, parce que l'auteure sait rendre le son de la vie avec naturel. Il faut beaucoup de talent pour en arriver là, aussi Lovebirds prolongera longtemps dans votre mémoire sa sonorité.

 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

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