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Un poème de Claude Colson, 22 décembre

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

claude colson-copie-2

 

 

 

 

 

22 DÉCEMBRE

Premier cadeau de fêtes,
Surprise, joie muette,
Dans la nuit tu es venu,
Toi, l'ami tôt disparu.

Le rêve à moi t'a rendu,
Tel qu'en toi-même,
Plus jeune même.
Et ensemble nous vivions une scène,
Certes non gaie, mais vue sans haine.

Ton épouse décédée peu avant,
Emprunté, tu allais recevoir tes enfants.
J'y ai cru, j'y agissais,
Avec toi à nouveau j'échangeais.

Puis le réveil m'a ébahi.
Auprès de moi je te cherchais.
C'était encore milieu de nuit,
Conscience de l'heure m'avait fui.

Lors, doucement l'esprit s'est rétabli.
J'ai compris qu'en phantasme j'étais
Et longtemps à cela j'ai réfléchi.
À la force des images, plus réelles, plus vraies
Pour la mort dépasser en un monde où tu vivais.

Alors, peu à peu, presque heureux, je me suis rendormi.

 


http://claude-colson.monsite-orange.fr

 

Léna

Publié dans Poésie

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Alain Delestienne a lu "La valse des infidèles" de Beaudour Allala

Publié le par christine brunet /aloys

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"La valse des infidèles" de Beaudour Allala

une lecture d'Alain Delestienne


J'ai lu "LA VALSE DES INFIDELES" de Beaudour ALLALA. 

Ce n'est pas sans appréhension que je me risque à vous confier mon ressenti après la lecture d'un livre aussi fort. J'ai l'impression que jamais je ne pourrai atteindre et appréhender la profondeur de la pensée, la subtilité des émotions de l'auteur. 

Puis-je imaginer l'intensité des relations charnelles vécues ou fantasmées par ses personnages?

Beaudour ALLALA n'utilise pas un vocabulaire hermétique, mais un langage libéré. Elle parle une langue aussi forte que belle, sans l'inhibition de la pudeur, pour mieux approcher, de la tête aux entrailles en passant par les émotions, la vérité de la femme, de l'homme, de leurs relations fusionnelles ou conflictuelles, la souffrance, la haine, l'indifférence mortifère, l'amour qui nous maintient en vie. 

Elle cherche et nous incite à comprendre la complexité de l'humain, de chacun de nous, avec des mots qui sont plus forts que des mots. Je me permets de citer le préfacier, Gilbert Bordes: "Je ne lisais pas des mots, je touchais des braises."

S'ils sont sincères avec eux-mêmes, se libèrent de leurs inhibitions, ont gardé la passion d'approcher la vérité, certains lecteurs se reconnaîtront, d'autres s'interrogeront, d'autres encore se diront qu'ils peuvent encore changer de vie, ...

Pour revenir un instant au style de l'auteur, j'ai entendu, de la 1re à la dernière page, cette mystérieuse musique qui fait de l'écrivain un véritable musicien. Il ne manque plus que le visuel qui excelle en 1re de couverture: "tandis que sa main se pose tendrement sur le haut de son crâne". Cette photo restera gravée sur votre rétine et les plus hardis imagineront avoir tenu Beaudour, un court instant, dans leurs bras.

Je me garderai bien de résumer le livre ou de dévoiler les personnages qui, soyez-en sûrs, ne vous laisseront pas indifférents. 

Vous les aimerez, les détesterez, vous serez indulgents parce que vous comprendrez que, comme chacun de nous, ils ne sont pas des saints. Ils sont tellement humains, de la grandeur à la bassesse, qu'ils sortent du livre pour exister réellement.

L'auteur les a-t-elle imaginés ou rencontrés? Les deux probablement.

Ne ratez pas l'occasion de danser "LA VALSE DES INFIDELES" avec Beaudour ALLALA, car, en sortant de ses bras, vous ne serez plus tout à fait la même personne.

A toi, Beaudour, je ne pense pas me tromper en te disant que tu joues dans la cour des grands.

 

Alain Delestienne

Par la fênetre

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Journal de bord d'Hugues Draye

Publié le par christine brunet /aloys

 

belierservir

 

 

journal de bord, samedi 26 octobre 2013
  
Mes muscles se relâchent. Le contraire serait étonnant.
 
Baîller, s'étirer, quoi de plus naturel, de plus sain ?
 
Au diable, une fois de plus, les tyrans familiaux et les instit's de primaire, qui me sont plus d'une fois rentrés dans le chou, pour "attitude nonchalante, pour ne pas dire impolie".
 
Ca tire encore un p'tit peu dans le cou.
 

La fatigue est une ivresse légitime. Un merveilleux nuage blanc, dans un ciel bleu, en est témoin.

 

cheminfaisant

 

journal de bord, dimanche 3 novembre 2013
  

Ca va, j'ai trouvé la force de changer mes draps de lit, hier soir.
 
Ca va, un sursaut d'énergie, lié au soleil matinal, m'a caressé, quand j'ai ouvert les yeux.
 
Plus ou moins récupéré, hier.
 
Ca va, les trams circuleront demain.
 
Ca va, deux semaines complètes de relâche m'attendent, dès vendredi prochain.
 
Je pense à toi.
 
La vie est une très très belle lecture.
 
"Carpe Diem", me dit le resto d'en  face.
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Les "Dix petites négresses" de Bob Boutique, une lecture d'Alain Magerotte

Publié le par christine brunet /aloys

 

10 petites négresses

 

"Les 10 petites négresses" de Bob Boutique

une lecture d' Alain Magerotte


Vous savez quoi ?... Non, et bien je vais vous le dire… il faut absolument que je vous parle d’un livre surprenant, voire troublant. 

Un certain Boutik a, sans vergogne, utilisé le nom de l’auteur des Contes bizarres 1 & 2, pour, ni plus, ni moins, se lancer dans une « parodie » du plus célèbre roman d’Agatha Christie.

Si ce n’était que ça… mais il a outrageusement copié le style du plus connu des libraires de Schaerbeek et n’a pas hésité à mettre en scène des personnages féminins ressemblant comme deux gouttes d’eau à des auteures d’une maison d’édition(s) dont le siège se trouve à une encablure de Tournai et dont ledit libraire est le délégué à Bruxelles.

Bon, ce Boutik a quand même eu la galanterie de ne pas dire n’importe quoi à propos de ces dames. On sent, derrière chaque portrait, une étude de terrain réalisée avec une extrême précision; j’oserais même parler de précision chirurgicale.

L’élément masculin dans ce bazar : un éditeur, obèse et aigri, répondant au nom de Laurent Duciment. Heu… quelqu’un se sentirait-il visé… ou plutôt directement concerné ?... Ou alors, toute ressemblance, etc.

L’histoire : c’est la maison des Editions Chloé Délices, dont Duciment est le boss, qui reçoit le «Prix Concours». Le boss invite dix candidates, dont une seule sera lauréate, sur l’île des Couleuvres, située sur la Mer Noire. Une île déserte où seule erre, l’âme damnée de l’éditeur. Les dames doivent rester là dix jours… livrées au stratagème machiavélique de Duciment ! 

Les événements vont alors se précipiter, promenant le lecteur à travers différents états d’âme, passant allègrement de l’inquiétude à la frayeur en faisant un détour par l’angoisse... sans oublier l’humour grinçant, la connivence avec le lecteur et les retournements de situation en veux-tu, en voilà... toutes des caractéristiques propres au style de Boutique que Boutik a plagié sans vergogne.

Mon cher Bob, j’ai fait ce que j’ai pu pour sauver les meubles… avec tout le mal que tu dis sur ton éditeur et sur tes collègues féminines, j’ai pensé qu’il était temps de te porter une main secourable en créant un Boutik qui avait écrit sous ton nom… et créer ainsi un «c’est pas moi, c’est lui !» 

Bon… après tout, amies lectrices et amis lecteurs, je vous propose de juger par vous-mêmes le côté, non pas dramatique, mais très drôle de ce mini roman qui vous tiendra en haleine du début à la fin… 

Et si, vous avez le moindre doute à ce sujet, renseignez-vous auprès de Ludovic Delacité, Georges Georges et Magrotte (un jeune auteur belge qui monte…), ils vous diront combien ils ont apprécié ces «10 petites négresses».

(Editions Chloé des Lys) que vous pouvez vous procurer chez l'auteur baudouin.boutique@slyent.be au prix de 17 € (port compris).

Alain Magerotte.

 

A. Magerotte Tous les crimes sont dans la nature

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Carine-Laure a lu "Les dix petites négresses" de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

10negresses

C’est toujours la même rengaine, dès que le soleil se pointe, tout le monde file au car-wash. Cinq bagnoles devant moi, il faut que je la fasse, cette file. Ma bagnole est bien trop crado. Je commence à me ronger les ongles et mes yeux se tapent sur la banquette passager. Je vois un bouquin, une grosse tache noire et en plein milieu de la couverture un escalier en colimaçon. Vertige. Ce truc me donne la migraine mais je l’ouvre. Ah ouais, c’est ce fameux livre ! Depuis samedi dernier, jour du salon du livre de Charleroi, le livre était resté coincé entre des paquets de cigarettes (vides), des cannettes (vides), et deux ou trois doses de, de, de….d’héro dessous une casquette en tissu écossais (pour changer du jeans). Voilà c’est dit, comme ça, ce sera officiel.

Je râle car j’aurais bien aimé m’envoyer en l’air avec un livre de Magerotte. Mais bon, je me décide et je commence la lecture de ces 155 pages bien brochées. Bien obligée, puisque je n’ai que ça à me mettre sous la dent. Ça démarre mochement, avec une carte, le dessin d’une île et puis le très célèbre « Il était une fois ». Je soupire, je vois la première bagnole qui sort seulement de ce bastringue, pffff. Et puis, le temps de dire « Oufti », j’accroche. C’est l’histoire de dix petites négresses, dix auteurs à succès, toutes éditées dans la même maison d’édition. Comme si les descriptions physiques et psychologiques ne suffisaient pas, l’auteur nous offre un croquis pris sur le vif de ces dix gonzesses ! Ces dix belles plantes débarquent donc sur cette île (non reprise dans les catalogues touristiques, je vous le dis de suite car trop de crimes non-élucidés et du sang coule encore des falaises) et ce n’est pas un hasard…Oh que non, ces dévergondées, toutes des tzarines de la plume de surcroît, sont là, convoquées par leur éditeur. Des noms, des noms, j’entends vos voix qui scandent ces deux mots, des noms, des noms. Ces plumes sont bien trop connues, je ne dirai rien.

L’histoire alors ? Machiavélique, des rebondissements à chaque moitié de page, dans une espèce de huis clos infernal. Tout le monde soupçonne tout le monde et le jeu en vaut la chandelle, croyez-moi ! Hélas, je ne peux rien dire, ce serait trop compromettant pour moi. Qui tue ? Mais qui tue ? Les soupçons se portent sur l’une et puis sur l’autre. Car toutes, je dis bien toutes, ont un passé aussi trouble que les eaux d’un étang asphyxié par les gaz de cadavres en décomposition. De l’histoire, je ne peux rien dire d’autre. Se taire, camoufler. A l’heure qu’il est et en tenant compte des décalages horaires pour lesquels personne, je dis bien personne, ne comprend plus rien à rien, un mystère subsiste. Sauf que….

Le style de l’auteur ? Humoristique à mourir (c’est le cas de le dire) mais ne sous-estimez rien, les adjectifs sont choisis et collent merveilleusement bien à la peau de ces dix gonzesses. D’ailleurs, une bande dessinée de cette histoire est en projet et les studios Walt Disney flairent la grosse affairent et monnaient le coup avec le fameux éditeur. Mais je ne peux rien dire de plus. Ma vie est encore en danger et tous ces coups de klaxon derrière moi, ces visages ahuris devant les vitres de ma voiture, ces mains sales qui se claquent contre le capot n’annoncent rien de bon. Mais….Mais….Ces quidams ont tous le livre en mains ! My god ! Ils m’ont reconnue ! Monsieur Bob Boutique, auteur de ce livre « déjantissimesque », vous qui m’avez foutue dans ce pétrin, heeeeeelp !

 

Voici un lien qui vous emmène au beau milieu de l'histoire, avec la voix très comment dire, très ...virile de Bob Boutique:

                           http://www.youtube.com/watch?v=oHExkNogSKw

(Ce livre n’est pas encore au catalogue, mais il existe, je vous le jure. Intéressé ? Contactez l’auteur par Fb ou contactez-moi carinelauredesguin@gmail.com )

 

barakarecto

Publié dans Fiche de lecture

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Sophie Dierick et les Editions CHLOE DES LYS

Publié le par christine brunet /aloys

Les Editions Chloé des lys : le pari audacieux du bénévolat

Un titre qui interpelle, une couverture qui évoque, des mots qui dansent, un récit qui transporte. A l’heure où le modèle managérial domine de plus en plus le monde de l’édition, certains résistent encore. La littérature  n’est pas morte, vive la littérature.

Il y a presque 15 ans, la petite Chloé Des Lys poussait son premier cri dans la province de Tournai.  Ils étaient au départ peu nombreux à se presser autour de son berceau. Une maison d’édition bénévole, qui publie tous ses ouvrages à compte d’éditeur ? Une idée somme toute audacieuse à l’heure où les maisons d’édition sont gérées comme de vraies entreprises. Mais c’était sans compter l’opiniâtreté de son « papa », Laurent Dumortier, amoureux de la littérature et écrivain lui-même, qui porta à bout de bras la jeune enfant. Son leitmotiv ? Servir de tremplin au jeunes (ou moins jeunes) auteurs talentueux. Aujourd’hui adolescente, Chloé des Lys a fait du chemin et la famille s’est agrandie. La maison d’édition recense plus de 400 auteurs ainsi que plus de 800 ouvrages publiés dans toute la Belgique ainsi que dans certaines régions françaises.

Sans titreLa maison d’édition a la particularité de publier les ouvrages à compte d’éditeur. Concrètement, l’écrivain n’investit pas le moindre centime durant la phase de création du bouquin. Du comité de lecture chargé de sélectionner les textes publiables au graphiste en charge de la couverture, tous sont bénévoles. une fois le livre terminé, l’écrivain commande un certain nombre d’exemplaires à l’ASBL qu’il payera au prix coûtant du livre (presque que la moitié du prix en librairie). Une formule qui permet à des personnes ne disposant pas d’une visibilité suffisante de publier leur textes. Alain Jourdan, directeur des Editions Jourdan approuve la démarche de Chloé des Lys : « Je trouve ça très bien, le fait que ce soit à compte d’éditeur prouve que c’est une démarche honnête. Nous, nous sommes une maison à but lucratif, je suis obligé de penser aux nombres d’exemplaires que je vais vendre. Ce qui me pousse parfois à publier un nom connu plutôt qu’un autre, meilleur mais moins visible. Nous sommes obligés de penser en termes de profits. »

Des écrivains « du dimanche »

  Très rares sont ceux qui, en Belgique, peuvent se permettre de se consacrer entièrement à la littérature. Bob Boutique est un des administrateurs de Chloé des Lys et lui-même écrivain.  Il déplore ce manque de possibilité :« Pour vivre de sa plume, il faut vendre chacun de ses bouquins au moins à 5000 exemplaires, c’est très rare en Belgique». D’où l’intérêt pour ces auteurs « du dimanche » de se tourner vers ce type d’ASBL. Même si l’impact médiatique est forcément moindre qu’une signature chez Flammarion ouGallimard« Il est évident qu’un auteur qui est recruté par Gallimard aura un marketing inimaginable, il passera par toutes les grandes télévisions, etc. Mais  le gars qui signe chez Gallimard, ce ne sera jamais que le 1 sur 100 000 qui ont proposé leur manuscrit. Et à la première erreur, il sera évincé» se défend Bob Boutique. 

Vers une professionnalisation ? 

 Mine de rien, La maison d’édition commence à trouver sa place dans le paysage littéraire belge. Quelques auteurs commencent à acquérir une certaine notoriété. Des bruits de couloir laissent entendre à une futur professionnalisation de l’ASBL. Un vrai débat, reconnaît Bob Boutique : «  Pour l’instant, on hésite encore. On se demande si on ne devrait peut-être pas  créer au sein de Chloé des Lys une collection qui serait réservée aux auteurs qui vendent le plus. Tout en gardant le principe même de la maison : rendre accessible à tous la publication d’un livre. On essaie de voir comment évoluer sans pour autant perdre son âme »

http://redaction.ulb.ac.be/MA1/

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Fiche auteur pour "Et si c'était mieux là-bas ?" de Lionel Cieciura

Publié le par christine brunet /aloys

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Eau, tu es la vie, un texte poétique de Jean-Louis Gillessen

Publié le par christine brunet /aloys

 

Jean-Louis Gillessen est un nouvel auteur Chloé des lys...
Il se présentera très vite sur ce blog mais en attendant, il vous propose de découvrir son univers via un texte poétique dédié à l'eau.

 


EAU,  TU  ES  LA  VIE

 

 Je suis un peu fatigué, assis au chaud dans cet estaminet. Il pleut. Fin de journée.

Choix d’un temps de pause, petit café mérité, indiqué ou non, douceur coton du brouhaha d’ambiance.

 

L’écho me parvient de phrases trop fortes et refroidies, de trompeuses discussions dans la passion,

de rires éclatés à l’unisson, trop gros, bidons, fausse cadence, alcool annonciateur de décadence.

 

                 Des femmes, des hommes, boivent, beaucoup. Trop. Ces « trop » lancés sur mon papier trottent et galopent

                 en récurrence : je ne veux pas qu’ils me dérangent, ils sont là, tout simplement. Les « trop ».

                 Ils induisent mon écrit, l'initie.

                 Alors sur cette feuille brutte de papier j’étiole leur brutalité, de ces trop qui maintenant s’apaisent

                 et s’amenuisent, in fine soulagés d’être enfin transcrits, sublimés.

                 Heureuse opportunité du pléonasme inopiné. Pas  de  hasard  dans  l’union  de  ces instantanés. 

 

                 Je suis juste fatigué, pleinement, assis dans cet estaminet. Musique de jazz « blue note ». Sourdine.

                 Mes sens en l’état se ressourcent puis s’énergisent d’être sollicités par l’écoute et l’observation de mise.

 

                  Soudain, tel un objectif manipulé par Hitchcock, mon regard en projeté zoom avant progressif,

                  pour ne plus avoir sur l’écran de ma rétine qu’une seule image pleine, ce regard mien fond précisément

                  comme œil de caméra en fondu enchaîné … sur un robinet qui coule dans un des éviers du bar comptoir.

                  Le filet d’eau coule abondamment et régulièrement. 

 

                 Parallèlement, comme si dans l’arrière-salle un  ingénieur du son inversait deux manettes,

                  les bruits d’ambiance s’effluvent, s’évolutent et disparaissent en un parfait on - off simultané,

                  pour ne plus laisser entendre que le seul roulis filtré si fidèle à l’ouïe … de l’eau qui se perd,

                  part, s’évanouit. Prisonnière des tuyaux, canalisée par l’homme, elle se doit de rester claire.

                  Claire fontaine de plaisir, créatrice de la vie. Mais ici, il y a contrainte, servitude, travail forcené

                   pour elle qui se tue. Elle ne peut s’évader, se voit gaspillée, assassinée.

                  Par faute de l’insouciance humaine, ce bien si précieux ne sert-il qu’à nettoyer les verres en ce lieu ?

Non, me dit Claire. Fontaine. Amie. La vie de l’eau est eau de vie, les gens l’écoutent, la ressentent,

la goûtent.

Sans elle, même la bière dont tu parles ne pourrait naître … l’eau en est son partenaire constitutif.

Et puis toi aussi, tu ne le sais peut-être pas, tu baignes en ton corps l’eau qui te baigne en retour,

à septante pour cent de ta personne que tu véhicules tous les jours.

 

 « Nous sommes tous emplis de tellement d’eau !? », s’exclame un client.  «Mais c’est effarant !

 Jésus Marie Joseph, Dieu soit loué, mes doigts trempés dans l’eau bénite, je prierai trois Ave !».

 

 Et la fontaine d'encore narrer qu'elle se veut claire pour les mains des enfants et des plus grands :

 ils recueillent l’eau chatoyante et chatouillante qu’elle aussi charrie.

 «  Tu me blagues  », lui distille tendrement  l’eau tout en caresses.

 Que nenni, «  Je te charrie vers eux  », lui dit-elle en souriant. Alors l'eau de ruisseler, plus en avant.

 Même si elle connaît son sort. Tournoyer au fond de l'évier, se noyer. Comble pour sa personne!

 Mais il y a les rus, les rivières, les fleuves et la mer.

 Et à chaque enfant qui naît, elle sera bien présente en lui, vaillante et bienveillante.

 Liberté de l'eau, tu es la vie.


 

                                                           Jean – Louis     Gillessen

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La chronique poétique de Salvatore Gucciardo... Nouveau regard

Publié le par christine brunet /aloys

Souvenez-vous, c'était 25 octobre 2013, le premier article de Salvatore Gucciardo sur notre blog, la première apparition de sa chronique...

Allez, cliquez ! Ne soyez pas timides  !!!! 

 http://www.aloys.me/article-la-chronique-poetique-de-salvatore-gucciardo-119846192.html

 

C'est fait ????? Alors, passons à la suite !

 

Cette chronique va paraître, traduite en italien par

la poétesse Maria Teresa Epifani Furno ( Poetessa Maria Epifani Furno)

dans la revue Fiorisce un cenacolo dirigée par Mme Anna MANZI

 

 

 

 

L'empire sidéral Acrylique, 100 x 80

 

 

 

 

 Magnetismo

 

L’innominabile

S’illumina dell’energia dei coni

La sinfonia delle sfere

Irradia l’impensabile

Nel fuoco del dialogo

Gli astri fondono

Col nostro me

 

Si sostituisce

Alla dinamica stellare

Per dissetarsi

Dell’acqua cosmica

 

I campi magnetici

Popolano

Il flusso umano

La schiuma delle onde

Svanisce

Nella vulva galattica

Un granello di luce sorge

Dalla notte dei tempi

 

Comprendo il cuore dello spazio

Che risuona nella dimora dell’essere

Il suo soffio genera

La germinazione dei venti

La polvere dell’età

L’ammasso dei globuli

 

Il regno della nebulosa è in noi

Il flusso ellittico

Inebria la nostra anima

L’origine del mondo

Abita il tempio dell’uomo

 

                       

 

                                                           Tradotta in Italiano da Maria Teresa Epifani Furno

                                                          Traduit en italien par Maria Teresa Epifani Furno

 

 

Pittura e Poesia di Salvatore Gucciardo pubblicate sul Blog  Aloys.Over – Blog.comnella rubrica La chronique poétique de Salvatore Gucciardo a cura di Christine Brunet in data Lunedì 25 octobre 2013. 

 

Peinture et Poésie   de Salvatore Gucciardo publiés sur le Blog Aloys.Over-Blog.com dans la rubriqueLa Chronique Poétique de Salvatore Gucciardo de Christine Brunet le lundi 25 octobre 2013.

                                                                      

    Poème en français pour mémoire

 

Magnétisme                                 

 

L’innommable                                                          

S’illumine de l’énergie des cônes                           

La symphonie des sphères                                        

Irradie l’impensable                                                  

Dans le feu du dialogue                                           

Les astres fusionnent                                                 

Avec notre moi                                                         

 

On se substitue                                                          

À la dynamique stellaire                                          

Pour s’abreuver                                                        

De l’eau cosmique                                                   

Les champs magnétiques                                        

Peuplent                                                                    

Le flux humain                                                         

La houle des vagues                                                  

 S’évanouit                                                                 

Dans la vulve galactique                                         

Un grain de lumière surgit                                        

De la nuit des temps                                                  

 

 

 

J’entends le cœur de l’espace                                 

Qui résonne dans la demeure de l’être                   

Son souffle donne naissance                                      

À la germination des vents                                        

À la poussière de l’âge                                             

À l’amas des globules                                               

 

Le royaume de la nébuleuse est en nous                   

Le flot elliptique                                                        

Enivre notre âme                                                     

L’origine du monde                                                   

Habite le temple de l’homme                                   

 

Salvatore Gucciardo              

 

 

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JACQUES SALOME A LU LA VALSE DES INFIDELES

Publié le par christine brunet /aloys

 

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JACQUES SALOME A LU LA VALSE DES INFIDELES

 

« J'ai lu d'une seule traite ce livre
superbe. 
Quelle belle écriture, quelle intelligence de la compréhension des errances, des aspirations et des leurres d'une femme dans un couple
quelle poésie
Beaudour ALLALA écrit magnifiquement. »

Jacques Salomé

 

 


Immanquablement, lorsque les âmes jouent la  même musique, que les passions chantent et s’accordent, la belle rencontre finit par avoir lieu...

Alors, hasard ou coïncidence, cette rencontre lors du « livre en fête » à Roussillon en Provence, ce beau village où vit Jacques Salomé et où exposait Beaudour Allala pour son ouvrage « La valse des infidèles » ?

Beaudour avait déjà lu nombres d’ouvrages de Jacques Salomé et s’inspirait en partie de sa conception des relations humaines pour écrire son premier roman. Jacques Salomé l’a lu et la magie a opéré...

 

Ce qui suivra !, un émouvant échange épistolaire des temps modernes qui leur restera confidentielle mais qui enrichiront l’auteur Beaudour ALLALA sur les questions fondamentales liées à l’infidélité à l’autre mais, aussi à soi-même...

 

 

 

 

 

« J'ai lu d'une seule traite ce livre
superbe. 
Quelle belle écriture, quelle intelligence de la compréhension des errances, des aspirations et des leurres d'une femme dans un couple
quelle poésie
Beaudour ALLALA écrit magnifiquement. »

Jacques Salomé

 

 

 

 

 

JACQUES SALOME www.j-salome.com

 

Né en 1935, originaire de Toulouse, Jacques Salomé est psychosociologue et écrivain

français.

Il est diplômé de l'École des hautes études en sciences sociales et a débuté sa carrière

dans l'éducation spécialisée (directeur d'un centre pour jeunes délinquants) puis dans

 la formation aux relations humaines.

Son approche pragmatique servie par une expression simple et imagée, lui vaut

la faveur d'un large public, notamment lors de ses conférences et séminaires de

formations aux relations humaines.

Jacques Salomé est le fondateur du Centre de Formation aux

Relations Humaines Le regard fertile. Il a créé la Méthode E.S.P.E.R.E.

(Énergie spécifique pour une écologie relationnelle essentielle).

Il a tenu durant 15 ans une chronique dans Psychologies magazine.

Il continue de publier ses chroniques dans différentes revues (Enfance Majuscule,

Santé Intégrative (France) Recto-Verso, Génération Plus (Suisse),

Vivre le primaire, Vivre (Québec)).

Il est l'auteur d’innombrables ouvrages, consacrés à la communication au sein du couple

et de la famille, mais aussi aux romans et nouvelles.

 

BEAUDOUR ALLALA www.beaudour.com

 

Née en 1969 à Cannes, Beaudour Allala est originaire de la Tunisie et écrit,

non seulement, sur les sentiments humains mais aussi, sur les thèmes de l’exil

et  l’immigration.

 

Passionnée de littérature et d’art, elle commence par des études journalistiques et

investit une école de cinéma pour traduire en image ses écrits. Elle est aujourd’hui

réalisatrice principalement de documentaires et de court-métrages de fictions.

Elle poursuit des études en psychologie afin comprendre davantage l’esprit humain,

plus qu’une passion, une obsession.

 

Elle a créé, depuis 2007, l’association « RJE – Regarde J’existe » dont l’objet est de

permettre, au travers d’actions culturelles, la revalorisation de l’image de soi des

personnes en difficultés et de lutter contre toute forme de discrimination.

 

Son premier roman « La valse des infidèles », l’autorise à achever un livre en

chantier sur le thème de l’immigration et de la féminité. Sculptrice à ses heures,

elle réalise des pièces essentiellement figuratives.

 

 

 

 

Publié dans Fiche de lecture

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