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Hérodiade, le nouveau recueil de Sélène Wolfgang

Publié le par christine brunet /aloys

Hérodiade, le nouveau recueil de Sélène Wolfgang

HERODIADE

EXTRAIT

Les fleurons fanés

Des capucines livraient

Au ciel leurs soupirs.

Le pinson qui nichait

Dans les tuileries

Vint picorer,

Au bord de l’abreuvoir,

Les baies sauvages,

Puis se mit à chanter

Cette affreuse rengaine

Qui faisait pester les seigneurs :

« Si les anges m’ont

Béni de leurs larmes,

Si les anges m’ont fait

Présent du don d’éloquence,

C’est pour que vous entendiez

Le cri du peuple d’en bas ! »

RESUME

«Hérodiade» est un recueil de poèmes dans lequel Sélène rend hommage à Heinrich Heine, ami de Karl Marx, démocrate révolutionnaire et dernier poète du romantisme.

BIOGRAPHIE

Je suis née en 1978 en Belgique. Depuis l'enfance, je nourris un véritable amour pour les mots. Ma poésie est une poésie symboliste, sombre et marquée par le merveilleux car elle aborde des thèmes propres au fantastique.

Je me suis inspirée du livre "La Sorcière" de Jules Michelet pour créer le personnage principal que je mets en scène dans mes poèmes. Jules Michelet était un historien français du XIXe siècle qui avait un goût presque exclusif pour l'œuvre des philosophes des Lumières.

L'univers pictural de quelques artistes m'a inspiré certains poèmes. "Une démoniaque" de Joseph Middeleer ainsi que "Méduse endormie" de Fernand Khnopff ont donné naissance aux poèmes qui portent le même titre que ces deux tableaux.

Les auteurs qui m'ont le plus influencée sont Charles Baudelaire, Arthur Rimbaud, Heinrich Heine et Edgar Allan Poe.

Publié dans présentations

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Nikos Leterrier : "L'écriture ouvre sur un monde infini, comment la définir? "

Publié le par christine brunet /aloys

Nikos Leterrier : "L'écriture ouvre sur un monde infini, comment la définir? "

Nikos Leterrier nous a déjà présenté son recueil et son univers. Il nous a proposé plusieurs extraits qui m'ont donné envie d'en apprendre un peu plus à son sujet... Je vous livre un interview surprenant !

Tu es un nouvel auteur Chloé des lys... Mais es-tu l'auteur d'un premier roman ou es-tu un auteur "confirmé" ?

"Le temps d'exister avant le froid" est mon premier recueil de poésie, mais j'ai écrit deux romans, trois nouvelles et une pièce de théâtre.

L'une de ces nouvelles a d'ailleurs été publiée en 2000 chez Fleuve Noir. Donc j'imagine que je me situe plus dans une catégorie d'auteur "confirmé", puisque j'écris depuis une vingtaine d'années. En revanche, pour ce qui est de la valorisation et de la publication de de travail,

je reste un novice.

Vis-tu de ta plume ?

Non, évidement.

Pourquoi CDL ?

J'avais une proposition d'une autre maison d'éditions pour ce recueil, mais j'ai été très touché par les commentaires du comité de lecture de CDL. De plus, toute la démarche de CDL me plaît, par exemple l'absence de ligne éditoriale, si ce n'est de publier les textes qui vous semblent intéressants, ou le recours au bénévolat. J'apprécie beaucoup votre approche authentique et éclectique. Au vu de mes échanges avec l'équipe de CDL (que je remercie encore au passage), j'ai pu voir que je ne m'étais pas trompé.

OUF ! Soulagée ! Tu écris quoi ?

Essentiellement de la poésie et des romans. J'ai commencé par des nouvelles à titre d'exercice, pour apprendre à maîtriser la poétique d'Aristote : le début, le milieu et la fin, si nécessaire à l'écriture des romans. Mais ce n'est pas mon mode d'expression favori.
La pièce de théâtre était un travail ponctuel, dans le cadre d'un projet avec une troupe de théâtre amateur.

As-tu ta propre troupe de théâtre ? Travailles-tu sur commande, par exemple ?

J'ai en fait fait partie de trois troupes différentes de théâtre amateur en tant qu'acteur, et auteur à l'occasion, lorsque la troupe dont je faisais partie était en recherche d'un texte. J'ai ainsi participé à l'écriture d'une pièce collective, qui a été montée, et j'en ai écrit seul une autre, qui en revanche n'a pas plu aux autres acteurs à l'époque. Mais j'aimerais la mettre en scène une fois que j'aurai achevé mon troisième roman en cours.

Il m'est arrivé de travailler sur commande. J'ai écrit deux nouvelles sur commande et des chansons.

Tu nous parles de ton livre

"Le temps d'exister avant le froid" rassemble 25 poèmes, accompagnés de dessins que j'ai réalisés pour donner un relief différent au texte. Il me semble que la poésie étant à l'origine un art oral, le texte est comme une partition, à laquelle manque la présence d'une personne pour dire le poème et lui donner justement son éclat, son relief, sa forme finale. Pour combler cette lacune, il m'a semblé que le dessin pouvait être intéressant.

Que dire de ces poèmes? Tout d'abord que chacun d'entre eux a été pour moi indispensable. C'est ce que j'essaie d'ailleurs d'exprimer dans le premier poème : "Ce n'est pas un jeu". La poésie est pour moi une ardente nécessité, et l'unique vecteur par lequel je puisse partager certaines pensées ou émotions. Ces poèmes sont tous très personnels. Ils parlent d'amour, de colère, de solitude, de perte, parfois même de cauchemars. Je ne les vois pas ainsi, mais on les juge souvent sombres, voire violents.

J'ai rassemblé dans ce recueil tous ceux qui témoignent à mon sens d'un désir de vivre libre, au moins en pensée, et d'être pleinement soi-même durant le temps qui nous est imparti : le temps d'exister en somme... "avant le froid". De mon point de vue, c'est un ouvrage plein d'espoir, mais qui se penche au-dessus de l'abîme jusqu'à en avoir le vertige.

Existe-t-il dans ce recueil un fil rouge ou, au contraire, aimes-tu promener le lecteur d'un thème à l'autre, au gré de ton ressenti ?

Je pense que le fil rouge est assez bien résumé dans le titre. Chaque poème évoque un aspect différent d'une même volonté d'exister au-delà des peurs, au-delà des vides creusés par la perte d'êtres chers, au-delà des renoncements, au-delà des injonctions implicites de notre environnement, des commandements morbides inscrits en nous par nos douleurs enfantines.
Le recueil est ma promenade à travers les illusions et les cauchemars pour retrouver mon chemin vers ce qui est réel et important. Je n'attribue pas à ce voyage une portée mystique (le second poème : "A ceux qui ne croient pas en Dieu" est au contraire une affirmation de mon athéisme), mais le vois plutôt comme une modeste et personnelle déclinaison du "Connais-toi toi-même" de l'Oracle de Delphes. À chaque fois, il y a l'amorce d'un dialogue avec le monde, en fonction des impressions qu'il laisse en moi.

Depuis quand écris-tu ?

De manière sérieuse depuis mes 20 ans environ.

Qu'est-ce qui t'a décidé de proposer un texte à l'édition ?

Mon épouse, qui m'a gentiment poussé à le faire, elle-même ayant également publié

un recueil de poèmes de son côté ("Lune et l'autre" aux éditions La Bartavelle).

Tu écris comment, quand... et pourquoi, tiens !

J'écris parce que cela me rend heureux, mais aussi lorsqu'il me semble que je peux dire quelque chose qui - à ma connaissance - n'ait pas encore été écrit. J'écris à peu près n'importe quand, si une idée passe par là. En ce qui concerne la poésie, j'écris toujours à la main sur un carnet qui ne me quitte que lorsqu'il est plein, à la manière des croquis que je fais sur un autre carnet. Me sentant toujours parmi mes semblables comme un explorateur venu d'une planète lointaine, je perpétue à ma manière la tradition des grands voyageurs de naguère, qui tenaient un journal illustré de leurs découvertes. C'est d'ailleurs souvent en voyage que je suis le plus productif.

Définis, stp, le mot "écriture"

L'écriture ouvre sur un monde infini, comment la définir? Plus sérieusement, je pense que c'est finalement ce que représente l'écriture pour moi : étendre l'univers des possibles et donner sa pleine mesure à l'imagination. La langue est un creuset merveilleux. Un écrivain est un orfèvre du langage. L'écriture s'apparente pour moi à une forme d'artisanat de ce point de vue.

Comment vois-tu ton futur d'écrivain ?

Je suis en train de finir un troisième roman, et un second recueil de poèmes illustrés se constitue

peu à peu. C'est mon avenir d'écrivain à court terme... Voire à plus long terme, car ces choses-là prennent du temps.

J'aimerais évidemment les publier également.

Un grand merci ! Il ne me reste plus qu'à découvrir ta plume !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Publié dans interview

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Méandres, le recueil de Salvatore Gucciardo dans "L'essence des poètes"

Publié le par christine brunet /aloys

Méandres, le recueil de Salvatore Gucciardo dans "L'essence des poètes"

4 JANVIER 2016 L’ESSENCE DES POETES

WWW.COULEURS-POESIE-JDORNAC.COM

Préface de Joseph Bodson. Traduction italienne par Maria Teresa Epifani Furno.

Illustrations de l’auteur. (Format 15x20 – 96 pages)

Cette épigraphe de Roland Cristofanelli : « Je ferai le portrait de l’humanité, un portrait où tout le monde pourra se reconnaître, et aura quelque chose à apprendre. » situe à sa parfaite mesure l’œuvre globale de Salvatore Gucciardo, tant picturale que poétique, la teneur se veut « Humaniste » avant tout, en son sens le plus noble du terme de ce que peut et veut exprimer ce recueil: « Méandres » publié aux Editions Chloé des Lys.

Oui, nous sommes ici tout à fait dans cette perspective.

« …/…l’homme nouveau est présent au sommet de la splendeur. »

Par ces « Méandres » de l’âme Salvatore Gucciardo situe la profondeur spirituelle et humaine de sa démarche dont l’orientation évolua au travers d’une remarquable constance au fil des décennies avec pour maître mot cette fabuleuse invitation à l’espérance.

Chez Salvatore Gucciardo peinture et poésie sont absolument indissociables. La peinture se fait poésie lorsque le poème devient image.

« Une image invisible qui exprime une myriade de sensations. »

Pour être un artiste visionnaire connu et reconnu, notre ami travaille dans la métaphore, le rapport aux forces cosmiques et telluriques, à l’identité universelle. A sa façon, il se fait le chantre de « l’anthropométrie cosmique. »

Notre poète graphiste n’hésite pas de souligner au regard d’une œuvre de Mathias Grünewald, que son art aussi dur soit-il reflète toute la dimension de l’Amour de l’être, car pour réaliser une telle œuvre, il faut s’imprégner des matériaux de base que sont, la connaissance, la tolérance, la paix, l’harmonie de l’humanité et l’espérance !

« L’espérance a l’âge de l’homme. »

Les textes de Salvatore Gucciardo alternent entre un narratif situant le contexte des thèmes traités et la poétique qui transcende la pensée.

Sorte d’alchimie où la poésie se révèle adamantine.

A ce propos le terme alchimique identifie parfaitement notre créateur évoluant sans cesse vers une sorte de transmutation.

Difficile désormais à Salvatore Gucciardo de différencier l’expression de l’image à l’impression suggestive du verbe. Le prosaïque à la versification ! Voudrait-il aussi jouer avec ce mythe ancien de l’antimatière ?

Les exemples similaires sont très nombreux dans l’histoire de l’art où peintres, sculpteurs oscillent entre le monde de la matière et les espaces intemporels de la

poésie universelle, Michel Ange, William Blake, Victor Hugo, Tristan Klingsor, Max Jacob, Jean Cocteau, la liste est loin d’être exhaustive.

Salvatore Gucciardo voudrait alléger les âmes en souffrance, en dérive, celles errant dans les ténèbres, il voudrait leur insuffler un peu de lumière.

Ce simple prénom, Salvatore, campe si besoin était, notre ami dans la fonction salvatrice de son art qui en sa globalité le place en situation de « sauveur ! »

« L’homme devait être peint debout, face à la mer, le regard pétillant, l’allure fière. Son visage devait refléter la bonté. »

Pour ceux, bien entendu qui tentent de le décrypter, cet ouvrage « Méandres » est aussi par extension et observation un hymne à la nature.

« Charme sacral

Dans la nuit étoilée…/… »

C’est précisément à ce point de jonction que Salvatore Gucciardo nous invite à nous souvenir, que la poésie est un geste de médiation entre l’homme et son image.

©Michel Bénard.

Lauréat de l’Académie française.

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Limaginaria a lu "Les larmes de Titus" de Christian Eychloma

Publié le par christine brunet /aloys

https://limaginaria.wordpress.com/2016/01/04/les-larmes-de-titus-de-christian-eychloma/

https://limaginaria.wordpress.com/2016/01/04/les-larmes-de-titus-de-christian-eychloma/

Limaginaria a lu "Les larmes de Titus" de Christian Eychloma

Les Larmes de Titus, de Christian Eychloma (One shot, éditions Chloé des Lys)

Alors que Roland Lévêque pensait être retourné tranquillement vivre en l’an 80 de notre ère, il se voit confier une importante mission par de curieux individus venus du futur : changer le cours de l’Histoire depuis le passé pour sauver l’avenir.
Si jusque là ses prédictions l’ont menées jusqu’à côtoyer l’empereur, Roland Lévêque, alias Aulus, va devoir répondre à des questions bien plus délicates. Si possible avant que l’empire ne sombre dans le chaos.
Nombreux sont ceux qui, dans l’ombre, convoitent la place de l’Empereur, et aimeraient voir mourir cet encombrant astrologue. Les larmes de Titus sonneront-elles le glas de l’Histoire ?
Comme indiqué au dos de l’ouvrage, Les Larmes de Titus est la suite de Mon Amour à Pompéi. J’ai été très heureuse d’apprendre qu’une suite allait être écrite, et encore plus de la recevoir, tant Mon Amour à Pompéi a été un coup de coeur.
C’est donc avec un immense plaisir que je me suis plongée dans ce nouveau roman, se déroulant cette fois à Rome. Il m’a fallu quelques pages pour me remettre complètement dans le bain, mais une fois parfaitement acclimatée, j’ai à nouveau aimé ce texte.
Ce n’est plus un secret que je suis particulièrement adepte de la plume et des textes de Christian Eychloma. Chacun de ses ouvrages est une invitation à la réflexion et au voyage.
Ainsi, dans Les Larmes de Titus, nous pouvons voyager dans la Rome antique, approcher des personnages grandioses et découvrir des théories scientifiques très intéressantes.
Tout ce que j’aime !
Je me suis régalée du début à la fin de ce livre qui me semble être le véritable début d’une série. J’espère en tout cas qu’il y aura encore une suite, car la fin le laisse fortement présager.
Pour en revenir à l’histoire, elle nous plonge à Rome, après la catastrophe de Pompéi. On est très vite au coeur de la ville et l’auteur possède des connaissances historiques pointues et immersives. Un petit regret cependant, c’est que les locutions latines ne sont pas traduites, si bien que quelques passages me sont restés étrangers (mes cours de latin remontent à loin). Une note de bas de page pour la traduction ne m’aurait pas dérangé.
En outre, Christian Eychloma reprend dans cette suite le concept des multivers, si brillamment développé dans le premier opus. Cependant, ici, l’idée est amenée de manière un peu plus brouillonne. Constamment sur le fil, j’ai eu peur que l’auteur ne se perde dans sa propre théorie et rende l’ensemble du livre incohérent. Je dirais qu’il y est parvenu in extremis, mais j’ai été un peu moins convaincue par ce développement que le premier, peut-être parce qu’ici les choses sont à un degré de complexité supérieur, ce qui nous amène à nous poser des questions elles-mêmes plus complexes (notamment au sujet des allers/retours dans les différentes branches temporelles, et les répercussions des éléments dans celles-ci).
Mis a part ces quelques points, on est très vite à Rome et c’est ce dépaysement qui m’avait séduite dansMon Amour à Pompéi, et qui me séduit de nouveau avec Les Larmes de Titus.
En tant que lectrice égoïste, j’espère pouvoir avoir encore et encore des suites, avec d’autres grands personnages et des moins grands, avec des situations cocasses ou embarrassantes. A mon avis il y a encore beaucoup de choses à exploiter dans l’histoire riche créée par cet auteur prolifique.
Je ne suis vraiment pas déçue de cette suite et n’ai qu’une chose à dire : vivement la prochaine !

Pour qui : Les lecteurs qui ont aimé le premier tome même s’il n’est pas obligatoire de l’avoir lu pour lire celui-ci, les lecteurs en quête de dépaysement, ceux qui aiment mêler la science et l’histoire, le plaisir de la découverte et apprendre des choses en lisant.

Les + : Une plume parfaite qui nous transporte dès les premières pages au coeur de la Rome des empereurs, du Colisée et des Gladiateurs, des personnages attachants, variés et intéressants, une intrigue complexe mais originale, une suite dans la veine du premier.

Les – : Un scénario plus complexe qui peut perdre le lecteur, des locutions latines non traduites.

Infos pratiques
Pages : 296
Editeur : Chloe des Lys (17 décembre 2015)
ISBN-10: 2874598968
ISBN-13: 978-2874598968
Dimensions du produit: 12 x 15 x 21 cm

Publié dans avis de blogs

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Christine Brunet a lu "Impala" de Marie-Thérèse Carlier

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Impala" de Marie-Thérèse Carlier

Je ferme le recueil de poésie de Marie-Thérèse Carlier, puis relis la quatrième de couverture : je me suis trompée de voyage. Je pensais à un périple géographique sur les traces de cette gazelle élégante qui semble me narguer à présent.

Je me retrouve propulsée dans un univers en clair-obscur, traversé d'éclairs de douleur. Entre vie et mort, le doute instillé par un flux temporel inflexible porte le lecteur bien loin du soleil d'Afrique.

Je frissonne dans cet univers trop froid où "la dame à la faux" règne en maître. De temps à autre, les nuages noirs sont chassés par un regain d'optimisme, quelques vers ensoleillés comme un sourire à la vie.

Les vers coulent comme les grains de sable dans un sablier. Et je comprends soudain cette image de couverture, la beauté de cet animal libre mais si fragile, au destin trop rapide et trop tracé.

Étrange ce que les vers sont capables d'instiller dans l'imaginaire du lecteur attentif mais prompt à se laisser porter !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Publié dans Fiche de lecture

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Musicalité, un poème de Salvatore Gucciardo dans la revue Traversées n°77

Publié le par christine brunet /aloys

Musicalité, un poème de Salvatore Gucciardo dans la revue Traversées n°77
Musicalité, un poème de Salvatore Gucciardo dans la revue Traversées n°77

Musicalité

La terre engloutie

La rosée du matin

Lorsque les perles d’eau

Ruissellent sur ton visage

Pour se perdre sur la rondeur

De tes seins

Les émois fleurissent

Comme les bourgeons

Au printemps

Fêtes galantes

Jets d’étincelles

Feux d’artifices

Dans les jardins

Des délices

La nuit profonde

Évoque

La musique des vagues

Le solfège de la vie

Échos émotionnels

Frissons voluptueux

Le yin

Le yang

Le tao sphérique

Sur la cime du monde

L’homme

La femme

Engendrent

L’œuf cosmique

Salvatore Gucciardo

Publié dans articles

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Quoi de neuf en février sur notre blog ?

Publié le par christine brunet /aloys

Nouvelles parutions !!!!
Nouvelles parutions !!!!
Nouvelles parutions !!!!
Nouvelles parutions !!!!
Nouvelles parutions !!!!

Nouvelles parutions !!!!

Quoi de neuf en février sur notre blog ?

LES AUTEURS A LA UNE en février...

  • Joël P. Volpi
  • Christian Eychloma
  • Marie-Thérère Carlier
  • Salvatore Gucciardo
  • Philippe Couillaud
  • Nikos Leterrier
  • Sélène Wolfgang
  • Carine-Laure Desguin
  • Jean-François Foulon
  • Jean-Claude Texier
  • Laurent Dumortier
  • Didier Fond
  • Christine Brunet
  • Bob Boutique
  • Emmanuel Serdet
  • Ani Serdet
  • Joël Godart
  • Marie-Christine Cavenelle
  • Michel Beuvens
  • Patrick Beaucamps
Quoi de neuf en février sur notre blog ?

CONCOURS POUR N°13 DE LA REVUE

"Les petits papiers de Chloé"

RAPPEL

Pour le 15 mars dernier délai !

"Imaginez ou racontez votre première séance de dédicaces"

Envoi du texte via le formulaire contact ou mail C. Brunet

Auteur CDL ou NON accepté

1 page A4, interligne 1, Times Roman 12

Sur ce blog à partir du 17 mars

Le texte sélectionné par nos lecteurs sera publié dans la revue !

*

*

Pour participer à la revue, tout auteur peut écrire un petit texte de 600 caractères (ponctuation et espaces inclus) et me le faire parvenir via le formulaire de ce blog ou mon mail. MAIS attention ! Afin de connaître le thème de la prochaine revue, il faudra résoudre deux petits jeux sur la 4e de couverture de la revue n°12...

A m'envoyer AVANT le 30 avril.

Les 10 premiers textes seront sélectionnés (sauf fautes d'orthographe)

A vos stylos !

Publié dans ANNONCES

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Convergences, le dernier thriller de Christine Brunet en invité avec l'avis du blog "Univers Livresques"

Publié le par christine brunet /aloys

http://univers-livresques.eklablog.com/policier-thriller-c25645992

http://univers-livresques.eklablog.com/policier-thriller-c25645992

Convergences, le dernier thriller de Christine Brunet en invité avec l'avis du blog "Univers Livresques"

Pour rappel, le blog Univers Livresques est désormais partenaire des Editions Chloé des Lys.

Résumé de l'éditeur :

Un casse hors norme,
Des disparitions inquiétantes,
Un magot introuvable qui déchaîne des appétits voraces…
Le Docteur Gwen Saint-Cyrq, personnalité sombre et ambiguë, accepte de sortir de sa retraite pour retrouver d’anciens collègues. Les pièces du puzzle s’amoncèlent, les hypothèses s’effritent jusqu’à l’impensable : toutes les pistes convergent vers… elle !

Croyez-vous aux coïncidences ?

Tout d'abord, je souhaite remercier l'auteur que j'ai rencontré lors d'un salon du livre et que j'ai trouvé super gentille! J’espère vraiment la rencontrer à nouveau et pouvoir avoir la chance de lire tous ses livres car celui-ci est génial!

Au début, j'ai été un peu perdue au niveau des chapitres, ils sont numérotés de façon bizarre et j'étais perturbée... Mais au fil des pages, je ne regardais même plus les chapitres, je tournais les pages les une après les autres pour connaître la suite, et finalement, j'ai fini par comprendre la façon de numéroter ces fameux chapitres.

L'héroïne est particulière, elle n'est pas très attachante je trouve, elle fait même méchante et trop sûre d'elle. Mais on s'attache un peu à elle, petit à petit parce qu'elle fonce, elle risque sa vie à toutes les pages et on a un peu peur pour elle tout de même... Et puis on fini par comprendre le pourquoi de ce caractère...

Le second personnage de Signac est plus simple, et je me suis prise d'amitié pour lui. Pourtant, j'ai voulu changer d'avis plus d'une fois, il est finalement plus complexe que ce que je pensais dans les premières pages...

Ce thriller est un vrai tourbillon, il y a des chemins dans tous les sens, des personnages liés ou pas, on ne sait même plus... J'adore quand tout s’emmêle comme ça, on pense enfin être au bout, et puis non, on cherche encore... Des rebondissements page après page... Une intrigue saisissante du début à la fin.

J'ai une petite préférence pour la deuxième partie du livre qui va plus vite, avec des éléments qui s'enchainent plus rapidement, un suspense plus tenu... Mais ce thriller est parfait!!

La toute fin laisse entrevoir un autre épisode avec cette héroïne, et j’espère vraiment qu'il verra le jour, je le lirai, c'est sûr!!

Une petite idée a germé dans ma tête tout au long de l'histoire : et si ce livre devenait un film?? Il serait parfait, une adaptation à prévoir... Avis au cinéastes!!!

Publié dans avis de blogs

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Nikos Leterrier propose un poème extrait de son recueil "Le temps d'exister avant le froid"

Publié le par christine brunet /aloys

Nikos Leterrier propose un poème extrait de son recueil "Le temps d'exister avant le froid"

Ce matin


Malgré ma peur d’être
Je dois digérer
Ce jour tel qu’il est
Avec son goût traître


Tout me semble vain
Et surtout hideux
Mais tes jolis yeux
Sourient ce matin


Ton regard se pose
Sur ma peau, mes lèvres
Calmant ma fièvre
Et je me repose


Mon destin amer
Toujours aux aguets
Prêt à m’écraser
J’attends ta colère


Mais rien ne bouge
Et j’ai déjeuné
D’un baiser volé
Le temps d’un feu rouge

Nikos Leterrier

Publié dans Poésie

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La posologie des sentiments, le roman de Michel Beuvens

Publié le par christine brunet /aloys

La posologie des sentiments, le roman de Michel Beuvens

Biographie

Je suis né à Charleroi en 1950. Mon père était garagiste, ma mère était institutrice et portait un prénom rare : Ermel. Mon grand-père maternel, qui s’appelait Achille Appelmans, était ce qu’on appelait « maître d’école », c'est-à-dire qu’il était à la fois instituteur et directeur d’une petite école primaire, à Pironchamps, dans la banlieue de Charleroi. Il avait beaucoup d’activités extra-professionnelles, et il s’occupait notamment de la bibliothèque de sa commune. Régulièrement, je l’accompagnais lors de ses permanences, et j’avais tout le temps de flâner entre les rayons, de feuilleter ou de lire ce que je voulais, livres ou bandes dessinées, sauf… les livres pour adultes qui étaient sous clé dans une armoire vitrée ! Je me souviens notamment d’y avoir vu un exemplaire de « Là-bas », de Joris-Karl Huysmans, que je me suis évidemment empressé de lire plus tard ! C’est à cette période (j’avais environ 12 ans) que j’ai lu presque tout Arthur Masson, et je crois bien que c’est là que j’ai appris ce qu’était le style.

Plus tard, après une licence en Sciences Economiques, j’ai continué le garage au décès de mon père, et j’ai été concessionnaire automobile pendant 10 ans. Comme les voitures anciennes m’intéressaient, j’ai ensuite bifurqué et je suis devenu restaurateur de voitures de collection.

Un jour m’est venue l’idée d’écrire un article pour la revue d’un club automobile dont je faisais partie : cet article a plu, on m’en a demandé d’autres, et, de fil en aiguille, je suis devenu le responsable de cette revue. Pendant des années, j’ai donc eu l’occasion d’écrire des articles de toutes sortes, des comptes rendus, des éditoriaux, etc. Je m’occupais également des corrections, travail que je trouvais intéressant : lorsque j’ai arrêté de m’occuper de cette revue (je trouvais que je radotais), j’ai cherché à travailler comme correcteur, ce que j’ai fait (à temps partiel – je restaurais toujours des ancêtres) pour une maison d’édition, La Renaissance du Livre. Comme je suis également musicien amateur (je joue de la contrebasse, principalement du jazz), j’avais trouvé ce qu’était une journée idéale : corrections le matin, voitures anciennes l’après-midi et musique le soir !

J’ai donc fait de la correction ortho-typographique : à force de se concentrer sur un texte, de le lire, de le relire, de le disséquer, on est obligé d’entrer dans l’arrière-boutique et on finit par déceler les outils qu’emploie l’auteur.

Jusqu’au jour où, après avoir corrigé des dizaines de livres de cuisine, de poésie, de philosophie, des romans, je me suis dit : pourquoi pas moi ?...

*

*

Un jeune homme, Lucien, entame une carrière dans l’administration. Il y rencontre Francis, qui devient son ami, une femme désirable, Muriel, et une femme détestable qu’on appelle la vieille taupe. Après un héritage et une rencontre inopinée, une de ces femmes va bouleverser la vie de Lucien.

*

*

RESUME

A la fin de ses études, Lucien entame sans enthousiasme une carrière dans l’administration. Il y rencontre une supérieure acariâtre qu’on surnomme la vieille taupe, puis un collègue grincheux, et enfin un autre collègue, Francis, qui a un caractère joyeux et qui devient son ami. Tous les deux célibataires, Lucien et Francis cherchent à rencontrer l’âme sœur, mais leur maladresse les confine dans l’observation des femmes, notamment de la plantureuse Muriel.

Pendant ce temps-là, l’agence Cupidon organise sans succès une série de rencontres entre des candidats au mariage.

Un jour, Lucien apprend qu’il hérite d’un vieil oncle et il devient propriétaire d’un appartement à la côte. Au cours d’une promenade, il rencontre la vieille taupe et sa fille handicapée : Lucien a une espèce de révélation en comprenant que la vieille taupe est aussi une maman. Bien plus tard, lorsqu’il apprend que la fille de la vieille taupe est décédée et que celle-ci est en train d’agoniser à l’hôpital, les remords le conduisent à ses côtés pour l’aider à mourir.

Lucien est bouleversé par cette mort : en apprenant le passé de la vieille taupe, il constate que l’amour peut être à la fois fort et caché, et que le jugement que l’on porte sur les gens est toujours trop hâtif. La preuve : il rencontre par hasard son tout premier collègue, celui qu’il avait jugé grincheux. Grâce à l’agence Cupidon, celui-ci a rencontré l’amour de sa vie, il n’a plus rien de grincheux et Lucien comprend que tout ce qui est or ne brille pas.

*

EXTRAIT

Sortant du palais de justice, un petit monsieur tout raide, comme porté par sa gabardine, traverse la rue à pas d’automate, regardant soigneusement de chaque côté. Tout indique que c’est quelqu’un d’important : sa mise parfaite, sa mallette en cuir fauve, le brillant de ses chaussures, l’or de ses lunettes. Lorsqu’il arrive sur le trottoir et qu’il commence à marcher parmi les nombreux piétons, son regard continue à aller légèrement de gauche à droite en observant les personnes qu’il croise. Il y a quelque chose d’étonné et d’interrogateur dans ce regard. En fait, monsieur Paniant – non, pas monsieur Paniant : Maître Paniant, Notaire – se demande tout simplement pourquoi personne ne le reconnaît, pourquoi personne ne lui sourit, pourquoi personne ne se dirige vers lui en lui tendant la main et en disant : « Ah, Maître Paniant ! », pourquoi personne ne dit : « Tu as vu ? C’est Maître Paniant ! » C’est pourtant quelqu’un, maître Paniant, dans cette petite ville. La moitié des propriétaires immobiliers sont passés dans son étude, mille héritiers sont venus l’écouter lire des testaments, des dizaines de directeurs d’agences bancaires sont à ses ordres, tout son personnel tremble devant ses colères. Seule son épouse, qui est pour l’instant occupée à se rhabiller en regardant sa montre, connaît ses faiblesses.

Publié dans présentations

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