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Le blog "les lectures de Maryline" a chroniqué "le reniement de Marc" de Régis Kuntz

Publié le par christine brunet /aloys

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/le-reniement-de-marc-suivi-de-la-femme-de-mouloud-a137726232

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Résumé de l'éditeur :

Les filles m’ont fait trop d’effet. C’est ce «trop» qui m’a courbé jusqu’au sol, fait plier l’échine jusqu’à leurs extrémités «inférieures». Leurs indicibles voûtes plantaires forment mon firmament.De l’Occident à l’Afrique noire  via les pays du Maghreb, j’ai butiné plus d’orteils que toutes les abeilles de fleurs printanières. Après, comme elles, je me suis fait trésorière. J’ai du pollen plein la tête, et je vais d’une «plante» à l’autre, fécondant ma propre semence.

  

 

Mon avis :

Ce petit recueil est constitué de deux nouvelles. J'ai adoré la première, par contre, je n'ai pas tout compris à la deuxième.

Concernant "Le reniement de Marc", j'ai beaucoup aimé la manière dont l'auteur a construit l'intrigue, je ne savais pas où j'allais, je me demandais comment ça allait se terminer. C'est un peu psychologique, un peu érotique, et complètement bancal et sournois... J'ai pris du plaisir à suivre Marc.

Pour "La femme de Mouloud", je ne sais pas vraiment quoi en dire, je n'ai pas vraiment compris l'histoire et ce qu'elle devait dégager. Je n'ai pas suivi l'intrigue, je me suis perdue.

Je suis donc sceptique et j'ai du mal à donner des conseils de lecture mais la première vaut vraiment le coup. Quant à la deuxième, j'étais peut-être dans un mauvais jour! Faites-vous votre propre idée!

Publié dans avis de blogs

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"Bonne nouvelle... la vie est belle! Petit papillon prends ton envol...", un conte signé Anne Bousman et chroniqué par le blog "les lectures de Maryline"

Publié le par christine brunet /aloys

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/bonne-nouvelle-la-vie-est-belle-petit-papillon-prends-ton-envol-a137085544

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Résumé de l'éditeur :

C'est l'histoire d'un petit papillon qui est confronté à ses complexes, à ses difficultés à s'assumer. Il va retrouver le goût de la vie grâce à sa maman...

 

 

Mon avis :

J'adore ce petit conte, il va plaire à tous les enfants car il est tellement bien écrit qu'il va leur parler. En effet, on s'est tous un jour senti moins bien que les autres, plus moche, inutile, moins intéressant. Petit papillon est dans cet état d'esprit en ce moment mais il a la chance d’avoir une maman qui lui redonne espoir. Le papillon prendra-t'il son envol?

Cette petite histoire est magnifiquement illustrée par des dessins au graphisme splendide et aux couleurs rayonnantes à l'image de couverture très réussie.

J'ai adoré découvrir ce conte et le lire à mes enfants. A découvrir!

Publié dans avis de blogs

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"Rêves d'enfant", une poésie signée Micheline BOLAND

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Rêves d'enfant


 

Laisse germer tes rêves d'enfant

Tes désirs sont triomphants

Quand ils s'animent à nouveau

Et la barque devient vaisseau.


 

Laisse réchauffer tes rêves

Dans l'espoir qui les soulève.

La vie tu apprivoiseras

Dans les graines que tu semas.


 

Laisse tes rêves te nourrir

Et tes projets refleurir.

Laisse hier comme un oiseau

Te surprendre et faire le beau.


 

Tes tristesses se sont voilées

Et tes craintes sont gelées.

Tu es heureux et tu vis

Dans le rêve inassouvi.


 

(Paru dans la revue 2000 Regards, thème : "Dessine-moi un rêve")


 


 

Micheline Boland


 

De toutes les couleurs


 

De couleurs sont mes racines,

Des coloris les déclinent.

Carmins sont mes souvenirs,

Bleus mes projets d'avenir,

Blanches les traces de bonheur,

Jaunes les relents de douceur,

Gris les regrets ressassés,

Roses les soucis dépassés.

De couleurs sont mes racines

Qui tendrement me fascinent.


 

Les couleurs chantent la vie,

Bouderies ou féeries.

Jaune d'or et vert printemps

Porte-bonheur aveuglants.

Rouge feu, vermeil, orange,

Mises en appétit étranges.

Bistre, kaki, gris fer,

Papillons noirs du bourdon.

Les couleurs chantent la vie,

Rêveries et griseries.


 


 

Micheline Boland

 

Publié dans Poésie

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"Le souffle du rêve", un poème signé SALVATORE GUCCIARDO dans la revue "Magie poétique"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Savoir écrire c'est savoir exprimer le cri de toute chose et de toute âme qui vive, et celui qui l'étouffe ou le condamne pour grossière indécence...

 

LE SOUFFLE DU RÊVE et autres poèmes de SALVATORE GUCCIARDO

 

 

https://2.bp.blogspot.com/-sy6Qs_GgCOU/WogjI6Xo1fI/AAAAAAAADOk/epk9sQd9QocxtcLeiNXypCNlaljPjdtRgCLcBGAs/s320/FB_IMG_15188291314262306.jpg

Par Dierf Dumène, 17 février  2018

 

 

Le souffle du rêve

 

Poussière lumineuse

Sur les jeux d’écume

L’âme suscite

L’élan divin

 

Fragments de nostalgie

Au cœur de l’immigré

Reflet d’éternité

Dans les écailles du néant

 

Les récifs coralliens s’habillent

D’une élégance raffinée

Féeries carnavalesques

Au sein des villes

 

J’embrasse les lèvres du monde

Dans la constellation de l’être

Les eaux sereines se déversent

Dans les rizières du corps

 

Le flux du sang

Solidifie

L’essence spirituelle

L’essor brûlant

Enflamme l’humain

 

Géologie ancestrale

Les racines

S’enroulent

Dans l’ivresse musicale

Aux confins du rêve

Les peuples s’unissent

Publié dans Poésie, articles

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Dans son essai d'éthique politique, "Reconstruire le Congo-Brazzaville", Cyriaque Maixent Ebenga aborde la question du pardon

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Le problème du pardon

 

e-1- Sens de la vengeance

 

Toute vengeance est tellement incommensurable de l'extermination de milliers d'être humains, parmi lesquels tant d’innocents, d'enfants et de vieillards. Aucune peine ne peut se mesurer au crime ainsi infligé au Congo. Aussi, la seule solution est de renverser le cours de l'histoire en instaurant un débat national dans le but de mettre fin à la haine, d'empêcher une nouvelle guerre, en œuvrant sans relâche en faveur d'une réconciliation.

Si la vengeance n'a, dès lors, pas de sens, le pardon n'en a pas davantage, surtout lorsque les responsables n'ont jamais renié leurs idées ni exprimé de regrets. Comment pardonner l'innommable et l'irréparable ?

 

D’ailleurs, – même si l'histoire du Congo a connu bien des barbaries et des crimes à travers ces dernières années, pour les Congolais, il restera toujours quelque chose de spécifique dans chaque guerre, quelle qu'elle soit. L'humain dans l'homme, c'est le scrupule d'être, disait Emmanuel Levinas. La politesse la plus banale peut nous révéler le fondement de l'humain. On apprend à un enfant à demander pardon avant qu'il ne sache pardonner. Il en comprend le sens plus tard. Est-ce un terme social, ethnique, théologique ou universel ?

Il y a autant de domaines d'application que le mot don. L'économie du don, à la différence de la justice, n'entre pas dans une logique d'équivalence. Dans l'idée de don, on n'attend pas la réciprocité. On donne plus qu'on ne reçoit. La justice va exiger réparation, alors que le pardon va susciter l'amnistie, qui ne peut être une amnésie. Le pardon, c'est d'abord une demande adressée à la victime, avant d'être un exercice souverain en faveur du coupable, voire du bourreau. Le pardon a quelque chose de miraculeux, car il remet en cause l'irréversibilité du temps. C'est un événement inouï qui efface d'une certaine manière ce qui est advenu. Il n'efface pas l'événement, il lui donne plutôt un autre sens.

Cette conversion de la mémoire permet à son tour un autre regard sur le futur. Mais pour trouver sa place, le passé doit être reporté à la juste distance du présent. S'il vient le hanter constamment, comme un spectre, il empêche le pardon. La condition d'un pardon, c'est la vraie mémoire, libérée de la hantise. Il s'exerce constamment une concurrence déloyale entre le pardon et l'oubli. Pardonner est un acte de mémoire. Pour pardonner une offense, il faut conserver la mémoire.

L'oubli peut se faire passer pour le pardon. Cela nous arrange quelquefois. L'oubli est un abandon à notre condition ; le pardon est une décision qui inaugure une existence nouvelle. Amnésie et amnistie ont en grec la même racine. L'amnistie ne fait souvent que cacher l'amnésie. Il y a des expériences traumatisantes dont on ne revient pas. L'on ne peut pas tout pardonner. Le pardon serait-il mort dans les camps de la mort, selon la formule célèbre de Jankélévitch ? Si l'on n'a pas fait de place à l'impardonnable, on n'a pas reconnu l'extrême gratuité du pardon. Il faut donner du temps au pardon.

 

Le pardon est-il arbitraire ?

 

Le pardon est imprévisible. Ce serait donner raison à Hitler, qui a voulu tuer l'amour, l'humain dans l'homme, donc le pardon ; Hitler a pu tuer les juifs, pas la Torah. Mais, encore une fois, seules les victimes ou leurs descendants peuvent pardonner. Si tout acte transgressif est compris comme la simple conséquence d'une cause, on risque d'écarter la responsabilité du sujet, de ne plus le traiter comme un homme, c'est dangereux.

Le pardon est fondateur de la société humaine. En définitive, c'est une rupture dans la chaîne des actions et réactions engendrées par l'offense. Il est, à la fois, utopique et absolument nécessaire. C'est une condition de l'humanité. Mais pas à n'importe quel prix… Il passe par le nécessaire travail de deuil et de mémoire.

Il protège aussi la justice contre la tentation de vengeance. Mais, inversement, l'instauration d'un tribunal humain a permis une rupture dans le cycle infernal de la vengeance. La justice instaure la distance nécessaire.

Publié dans présentations, Textes

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le blog "Les lectures de Maryline" a lu "L'amour au pouce la bague au doigt" de Patrick Benoit

Publié le par christine brunet /aloys

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/l-amour-au-pouce-la-bague-au-doigt-a137082976

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/l-amour-au-pouce-la-bague-au-doigt-a137082976

 

Résumé de l'éditeur :

Deux mains et seulement dix doigts pour invoquer des mots qui communiquent comme des signes que les gestes réfutent à la parole. Ouvertement érotique, cette plaquette dénonce les arrangements impulsifs et articulaires de nos dextres extrémités verbales. Osé mais sans vulgarité et subtil au touché.

 

 

Mon avis :

J'aime beaucoup la photo de couverture qui me parle d'amour et de tendresse... Ce brillant, ce gris et cette bague m'emmènent dans un monde de douceur. Mais je me suis retrouvée avec un petit livre de cul finalement, alors ok, avec de la poésie mais bon, je n'ai pas franchement adhéré. Dommage, ça commence super bien, j'ai adoré la première page et les explications de l'auteur. Mais pour la suite, ce n'est pas pour moi. 

L'auteur nous parle de chacun des dix doigts de la main que nous avons en donnant leur rôle. C'est poétique, c'est imagé ou non, mais c'est surtout sensuel et érotique et je n'aime pas.

Pour les amoureux de la poésie et de l'érotisme...

Publié dans avis de blogs

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Extrait de l'ouvrage d'André Elleboudt, le rivage d'un océan sans terre...

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

C'est d'un plombier hors pair dont j'aurais besoin tant le sommeil de qualité et finalement le sommeil tout court s'écoule hors de moi par tant de fuites invisibles. Quand le sommeil a toujours été un allié naturel, qu'il est terriblement malaisé de faire face à sa subite absence. Se coucher à 21.30 et terminer sa nuit à minuit et parfois un peu plus tard ou bien tomber endormi au lever du jour contient un double questionnement : comment résoudre le problème afin de ne pas en faire un cauchemar… éveillé ? Que faire le reste de la nuit ?

Seul, face à un trou noir avec, pour accompagnement, le souffle lent de ma belle en sa route paisible. Seul, à ne plus désirer regarder l'heure sur le réveil tant le temps semble alors encore plus long. A force de résister avec succès à cette envie horlogère, s'installa une compétence jusque-là inconnue : la capacité d'imaginer le moment de la nuit en fonction de l'obscurité, du silence, du réveil des bruits extérieurs, du démarrage de la chaufferie… Au fil des nuits se développa une véritable lecture à l'aveugle du temps qui passe. Drôlement capable, le cerveau humain, mais trop limité pour relancer le cycle du sommeil !

Que faire le reste de la nuit ? Lire ? La lumière gênerait ma voisine. Me lever et marcher ? Mes douleurs reprendraient de plus belle, la position couchée est souvent la moins inconfortable. Descendre et m'installer à la télé ? Non, par principe.

Alors je décidai de rester au lit, d'appliquer les leçons de démaitrise apprises lors de sessions de sophrologie. Imaginer un moment de bien-être, en faire un sujet de pensée mais pas plus ; respirer, apprendre à maîtriser la respiration pour en faire une alliée de l'endormissement. Parfois cela fonctionne. A moins que cela ne soit le hasard, tout simplement.

Une dernière voie pour rentrer dans le monde de la nuit, les somnifères. Alors là, oui, je dors, mais d'un sommeil inqualifiable. Une espèce de mécanique incontrôlable s'installe : avaler, me coucher, sombrer, tracer, lutter… pour me réveiller. Mais chemin obligé, je devais essayer cette méthode pour ne pas me liquéfier, perdre le sommeil. J'ai essayé et un jour ai décidé d'arrêter au prix… non imaginé d'un sevrage "réparateur".

Et maintenant je gère mes nuits au mieux, m'endors et me réveille, parfois me rendors et parfois habite mes nuits éveillées.

 

A. Elleboudt

Publié dans Textes

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"Soit dit en passant" le recueil de Claude Renard chroniqué par le blog "Les lectures de Maryline"

Publié le par christine brunet /aloys

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/soit-dit-en-passant-a137084172

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/soit-dit-en-passant-a137084172

 

Résumé de l'éditeur :

Recueil de poèmes.

 

 

Mon avis :

J'ai beaucoup aimé ces petits poèmes de la vie quotidienne, ils sont sensés, jolis et bien écrits. Ils invitent à la rêverie et à l'imagination...

Le petit interlude au milieu sur les 12 mois de l'année est très sympa et j'ai apprécié.

Par contre, je trouve dommage qu'il n'ait pas eu droit à une couverture plus poétique, plus attrayante.

Un beau recueil à découvrir.

Publié dans avis de blogs

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Carine-Laure Desguin publie aux éditions Jacques Flament

Publié le par christine brunet /aloys

Carine-Laure Desguin publie aux éditions Jacques Flament
Carine-Laure Desguin publie aux éditions Jacques Flament

Carine-Laure, aux Editions Jacques Flament, les publications en recueils collectifs se suivent…et …ne se ressemblent pas. Voici quelques semaines, tu nous annonçais qu’un de tes textes figurait dans L’instant Fugace 2, et bien sûr, quelques mois auparavant, un autre de tes textes se lisait dans L’Instant Fugace1.

 

http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2018/02/04/36112879.html

 

 

Une salve de publications puisqu’aujourd’hui tu nous jettes en plein visage une poésie dans Carrés Poétiques1. Tout cela est confus et j’espère que les lecteurs de ton blog savent garder les pieds sur terre…

 

Expliques-nous tout ça, un carré poétique, c’est quoi, une nouvelle forme géométrique ?

 

Ah, cette fois, les contraintes étaient très précises. Tout cela est bien exposé sur le site de l’éditeur. Il s’agissait d’écrire un texte sans ponctuation de 620 caractères. Et puis zut, je copie-colle car sinon ce sera trop confus. Voilà :

« Chaque texte est riche de 620 caractères, espaces comprises, qui s’étagent en 20 lignes de 31 signes pour former un carré parfait de 10 centimètres de côté lorsqu’il est couché sur le papier.


Les symboles . (point) représentent un espace entre mots ou lettres uniques.
Les symboles / (slash) représentent la respiration entre entités qu’ils enserrent à la lecture orale du texte.
Toute majuscule et toute ponctuation (hormis ces symboles) sont bannies des textes reproduits, exceptés les traits d’union et apostrophes »

 

Pas si facile ! Le thème était libre ou il y avait une contrainte à ce niveau-là aussi ?

 

En ce qui concerne le thème, il était totalement libre. Voici ce qu’en dit l’éditeur :

 

Chaque texte a pour titre CARRÉ POÉTIQUE et est numéroté de 1 à ∞ (infini), le projet à son commencement n’étant pas défini précisément dans le temps.
Le sujet n’est pas imposé. Ainsi, le texte peut être narratif, lyrique, épique, satirique, surréaliste, érotique, philosophique, voire engagé, peu importe, pourvu qu’en ressorte une impression poétique au sens que l’on admet généralement au genre.


 

 

 

De quoi parle ton texte, Carine-Laure ?

 

J’en serais incapable, je ne me souviens plus du tout.

 

Tu blagues ?

 

Pas du tout ! Ouvrons ensemble la page 19…

 

Ah oui…C’est pas de la guimauve, Carine-Laure. Un peu sexe, je dirais. T’es pas honteuse, dis ?

 

Pas faux tout ça…

 

Carine-Laure, tes activités littéraires du moment ?

 

Comme tu vois, je corrige le texte pour la revue Aura. Je brode.

 

Tu brodes ?

 

Oui, le thème était Couture. Alors, je brode.

 

Insolite…Et là, c’est un autre texte ?

 

Ah ben oui, là, c’est un texte pour la revue Les Petits Papiers de Chloé. Chaque trimestre j’écris pour ma rubrique A Charleroi, papiers de …

 

Je ne t’ennuie pas plus longtemps. Tu es occupée. Téléphone, pc, etc. Voici le lien vers le press book de Carine-Laure :

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/press-book/32061526.html

 

Et le lien vers les Editions Jacques Flament :

http://www.jacquesflamenteditions.com/323-carres-poetiques-1/

 

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Deux nouveaux textes signés Albert Niko !!

Publié le par christine brunet /aloys

 

Mon oncle

monta sur Paris lorsqu’il fut en âge de travailler, où il fut employé dans une poissonnerie et trouva l’amour (qui lui fit l’effet d’un programme à 90° avec triple essorage)

d’où il rentra rincé à vie dans sa Bretagne natale

perçut rapidement une pension d’invalidité

qu’il ne fit plus que boire au bar

sans que lui soit donné le temps de jamais venir à bout de son ardoise

(la prise multiple de psychotropes combinée à une alcoolisation régulière le conduisant prématurément au cimetière

où ses frères durent se cotiser pour lui payer un enterrement décent.)

 

***

 

C’était il y a une bonne quinzaine d’années, j’avais alors 28 ans et je descendais mes premières pistes blanches de rmiste. Pour lui, ça faisait déjà quelques mois qu’il ne payait plus le loyer, et itou pour l’électricité ou le téléphone – ça c’est pour l’algèbre parce que côté géographie on pensait à un choc des plaques tectoniques à voir comme chaque objet paraissait avoir été projeté ça et là comme suite à un typhon. L’évier de la cuisine, avec ce qu’il contenait, figurait la réplique cubiste d’un plein aquarium de poissons morts – et le sol était tellement graisseux que vos pieds collaient où que vous marchiez. Au point où il en était arrivé, il n’y avait plus grand chose à faire, et je le voyais fouler son champ de bataille comme un général à qui il incomberait de reconnaître et dénombrer les pertes – ce qui était bien évidemment trop pour un seul bonhomme ; alors avant de s’enliser totalement il rassembla quelques affaires et alla s’installer dans un camping.

L’idéal pour maintenir le contentieux à distance tout le temps de la belle saison, avant de trouver une nouvelle solution.

Je sais pas ce qu’il est devenu comme j’ai quitté la région peu après mais j’imaginais qu’il avait dû faire le tour de ses amis.

J’ai espéré qu’il en comptait de sûrs.

 

 

Publié dans Nouvelle

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