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Katty Henderson nous présente son ouvrage "La vallée de Viroinval"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Biographie – Katty Henderson

 

 

Katty Henderson est maman de deux jeunes filles, enseignante en français dans une école bruxelloise. Elle manie la plume depuis toujours...

Avec « La vallée de Viroinval », elle nous livre son premier roman, intense et profond.

Cependant, elle n'en est pas à son coup d'essai puisqu'elle a déjà à son actif l'écriture de 3 pièces de théâtre qui ont été mises en scène :

 

  • Juste différente (la folie)
  • Ils se sont tous tirés (le voyage)
  • Exagératos (la téléréalité)

 

Résumé :

Elsa la sauvageonne, Etienne l'artiste, Jean-Marc le jeune cadre dynamique; trois personnages aux parcours de vie diamétralement opposés !

Qui est cet homme dont le visage et l'allure vont paraître familiers à Elsa, elle qui vient de rencontrer l'amour après tant d'années passées à se reconstruire ?

Saint-Valéry en Caux, Evreux, la vallée de Viroinval, trois lieux où se nouent et se dénouent des liens étranges. Un village où les gens s'interrogent. Un autre où les histoires passées hantent le présent.

Un roman où le lecteur est plongé dans une ambiance pour la vivre intensément !

 

 

 

 

Extrait de la vallée de Viroinval – Katty Henderson

 

 

Elsa arriva à la petite gare de Couvin sans aucun bagage.

 

Elle hésita quelques instants avant de monter dans le bus 60 de la TEC qui la déposa à quelques minutes de la maison.

 

Ce bus, elle l'avait pris mille fois... elle effectuait aujourd'hui ce trajet comme un automate...

 

La végétation avait débordé à certains endroits..., certaines rues avaient été ré-asphaltées, quelques maisons légèrement modifiées, mais le paysage n'avait pas changé.

 

Elle descendit à Olloy.

 

Elle emprunta le petit sentier qui longeait le Viroin, sachant d'emblée qu'elle allait débouler juste devant la maison, au 6, route de Viroinval.

 

Elle ralentit le pas comme elle l'aurait fait autrefois pour montrer à Mathias un papillon ou une coccinelle... Sauf que cette fois, ce fut pour avaler la boule qui lui nouait la gorge...

 

Retarder encore un peu le moment du face à face avec elle-même...

 

Au bout du sentier, elle aperçut la boîte aux lettres, le chiffre 6 un peu rouillé. La grosse cloche qui leur servait de sonnette...

 

Elle s'arrêta... Ses jambes flageolaient...

 

Elle pensa à Etienne et cela lui donna la force d'avancer encore un peu...

 

La maison était close depuis des années, cela ne faisait aucun doute. Le vieux pommier chargé de fruits tendait ses branches vers le sol. Il n'y avait plus qu'à cueillir... Les orties avaient envahi l'allée.

Publié dans présentations

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Le blog "les lectures de Maryline" a lu "Fractures" de Laurent Dumortier

Publié le par christine brunet /aloys

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/fractures-a144922534

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/fractures-a144922534

Résumé de l'éditeur :

 Bienvenue dans un monde où la réalité ne semble pas du tout celle qu'elle semble être. Où l'horreur côtoie le gore et où un simple détail fracture toutes nos certitudes. Ouvrez ce livre, mais après vous être assuré que vous êtes en sécurité, chez vous. Avec la porte bien fermée. D'ailleurs, ce bruissement, là, derrière vous, est-ce que... Non, c'est sans doute le vent...

 

 

Mon avis :

Wahou!! J'adore ce genre de livres! Des petites histoires toutes plus folles les unes que les autres m'ont permis de passer un très bon moment.

Laurent Dumortier est un génie! Avec quelques mots et des situations complètement farfelues, il arrive à créer une histoire dingue. Oui, dingue est bien le bon mot! Parce que franchement, on se retrouve dans des situations vraiment farfelues, folles et improbables. J'adore!

Nous sommes en présence d'un recueil de mini-nouvelles, oui, elles sont vraiment petites, elles ne font, pour la majorité, que deux pages chacune ou une ou deux de plus. On passe du coq à l'âne mais c'est génial, l'ambiance, les lieux et les personnages changent tout le temps, mais on ne se perd pas. Il faut passer à autre chose, à chaque final. Bref, je suis fan!

On ne sait jamais comment ça va se terminer, l'auteur arrive à nous faire douter à chaque instant. Quand la fin arrive, on reste "coi", on n'y croit pas, on sourit, on a peur... Bref, on ne sait pas ce qu'il va nous arriver lorsqu'on va tourner la page. Un très très bon moment de lecture, une vraie belle découverte que cet auteur, je vous le conseille vivement, on passe à chaque fois un merveilleux moment. Cet auteur a une imagination de fou, il sait nous dérouter et nous surprendre.

Publié dans avis de blogs

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"Fleur marine", un poème signé Jean-François Foulon

Publié le par christine brunet /aloys

 

Fleur marine


 

Il est une fleur dans la nuit

Dans la nuit noire du temps.

Il est une fleur dans mes souvenirs

Qui s’étiole lentement et se fane.


 

Par-dessus les grandes falaises de la mer

Passe le vent fou qui vient du large.

Il vient de là-bas, de l’autre côté de l’horizon

D’où personne, jamais, n’est revenu.


 

Sur la plage où les enfants nagent

Git un vieux rafiot d’autrefois.

Point de marins à la barbe drue,

Mais quelques noms, sur la pierre froide,

En mémoire de ceux qui ont disparu.


 

L’océan est partout, qui s’agite et gronde,

Puis qui déferle sur les falaises du temps.

Il est une fleur dans ma mémoire

Que le vent emporte jusqu’à l’horizon.

Publié dans Poésie

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Séverine Baaziz nous présente son roman "Mamie Paulette"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

 

Séverine Baaziz est née à Amnéville, en Lorraine, en 1978.

Les pieds sur terre et la tête dans les nuages lui permettent de vivre plusieurs vies : épouse, mère, informaticienne… sans oublier auteure à ses précieuses heures volées au temps.

Mamie Paulette est son second roman.

 

Résumé :

 

Un toit. Trois générations. Et l’irrésistible envie de s’étriper…

 

Jules, quinze ans, a toutes les raisons de déprimer. Sa mère n’a d’yeux que pour les roses, les chats et la chasse à la poussière ; son père est tremblotant de tics ; ses camarades de classe adeptes du langage des poings. Et pour couronner le tout, sa grand-mère, aussi aimable qu’une lame de guillotine, emménage sous son toit…

Sauf que la petite dame aux pas ankylosés d’arthrose va donner du sens à sa vie.

 

Une comédie drôle, moderne et bouleversante, ode à la vie et au courage.

 

 

 

Extrait :

 

Ding dong… Ding dong…

Jules et Paulette, sur le palier de l’étage, se regardent mollement.

Ding dong… Ding dong…

  •   J’y vais, se lance Paulette.

Deux tours de clef et la porte s’ouvre.

        —   Le ballon de mes filles est dans votre jardin, vous pourriez nous le renvoyer ?

        —   Oui… Je vais demander à mon petit-fils de s’en charger.

De près, le voisin aux épaules de colosse fait encore plus figure de nerveux. Il a la pomme d’Adam saillante, des cernes de mafieux et des petits reniflements intempestifs. Paulette le regarde se retourner et prendre le chemin de la porte d’à côté. Quelques pas stoppés par une doléance :

        —   Excusez-moi Monsieur, je voulais vous demander s’il était possible que vos filles fassent un peu moins de bruit. Le calme pour lire, c’est tout de même plus facile.

Le visage se retourne et droit dans les yeux :

—   C’est un quartier familial, ici, madame. Si vous supportez pas les gosses, faut penser à la maison de repos. Je suis chez moi et mes filles, elles font le bruit qu’elles veulent.

« Vieille bique ! », finit-il par penser à voix haute.

La porte se ferme.

  •   Chlui rends le ballon, ou pas ? demande Jules.
  •   Non.
  •   T’es sûre ?

—   Oui. Tu l’as entendu comme moi. La vieille bique ne rendra pas le ballon. J’ai été courtoise et lui odieux. Qu’il le récupère tout seul, son ballon. S’il peut s’égratigner un peu au passage, ça ne sera pas pour me déplaire.

  •   T’as raison.

        Les deux têtes rebelles s’en vont à l’étage, et curieuses de la tournure des choses, se plantent juste derrière le rideau de la chambre de Paulette. Ni vus ni connus.

 

Deux cent cinquante-trois secondes plus tard, on sonne à la porte.

Ding dong... Ding dong…

Jules et Paulette chuchotent mais ne bougent pas. Pas d’un  iota. Furieux, le voisin s’en retourne chez lui, rejoint le jardin, au pas de course, enjambe le grillage et gesticulant à outrance, se tort la cheville, vocifère, perd de peu l’équilibre pour, finalement, se rattraper à une longue tige piquante à souhait. La main en sang, il empoigne le ballon. Il gigote, se démêle, bat du corps, tel un poisson hors de l’eau, mais une mèche métallique le tient prisonnier par une maille de pantalon. Les nerfs bouillonnent. Il jette un regard vers les fenêtres des Chédart et insulte à tout va.

« Connards de vieux ! Vieille peau ! AIE ! FAIS CHIER ! »

Jules et Paulette se gondolent de rire, à ne plus pouvoir reprendre leur souffle.

Tous les deux s’assoient un instant sur le rebord du lit.

—   Si les parents apprennent ça, on va prendre cher, mamie.

—   Ces deux poules mouillées ! Tu parles ! Si ton père avait été là, il n’aurait même pas pris ma défense.

        Jules n’a aucun doute là-dessus.

        —   Tu sais comment je les appelais, tes parents, avec Pierrot ?

  •   Chais pas.
  •   Tic et Toc.

Jules sourit. Puis beaucoup moins. Il baisse les yeux, avant de les relever et de demander à sa grand-mère :

  •   Et moi, tu m’appelais comment ?

Publié dans présentations

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La powezie, c’est pas si dur que ça ! Un texte de Bob le Belge pour une rentrée de vacances dégantée !

Publié le par christine brunet /aloys

 

La powezie, c’est pas si dur que ça !

 

J’ai une copine Carine-Laure (* nom d’emprunt) qui m’a tout expliqué, vu qu’elle publie chez tous les éditeurs spécialisés du genre : elle m’a cité des noms que je ne connais pas (vous non plus sans doute) mais rien qu’à les entendre on comprend que ce sont de vrais powètes : Le Tréponème Rose Bonbon, Lichen, les Cahiers de l’Hors-d’œuvre Lunaire, Le Coudrier, Clepsydre (sais même pas ce que c’est), Aura ou Aura pas… bref ça court les blogs, ça mange pas de pain et ça en jette.

 

C’est simple qu’elle m’a dit. Tu écris une ligne qui se termine par un phonème que tu reprends dans la ligne suivante, peu importe quoi. Moins on comprend, plus c’est powétique. Un exemple…

J’aime voyager en chemin de fer,

Faire du chemin c’est aller loin…

 

Non, un instant, erreur… le phonème, c’est à la fin ta ligne qu’il faut le répéter, pas au début. On dit alors que ça rime. Je reprends :

 

J’aime voyager en chemin de fer, ok.

C’est plus efficace qu’un somnifère. Voilà, ça rime.

Qui a dit « à rien » ?

 

Si tu trouves pas qu’elle a ajouté, y ‘a sur le net 36 dictionnaire pour t’aider : Jennifer, conifère, bonne affaire… au choix.

 

Bon j’essaie, avec une rime riche. C’est un gros phonème, preuve que t‘as beaucoup de vocabulaire…

Lis trois powètes ensemble,

Tu verras qu’ils se ressemblent.

 

On peut aussi alterner avec des rimes masculines et féminines

 

C’est une jolie gonzesse (féminin)

Elle porte un pantalon (masculin)

Ca lui moule bien les fesses (féminin)

On dirait deux p’tits ballons (masculin)

 

Tu vois qu’elle m’a dit (et elle en connait un bout), c’est pas plus compliqué qu’un sudoku. Si en plus, tu racontes des trucs tristes et les déclames en gémissant une main à l’envers sur le front comme si tu souffrais de coliques ou d’une grande peine d’amour (c’est la même chose), c’est la gloire. Les nanas tombent comme des mouches, t’as plus qu’à ramasser.

 

Pas tombé dans l’oreille sourd.

Depuis, je m’entraîne tous les jours,

Les yeux au ciel, la main, sur le coeur

La voix chevrotante, le regard enjôleur,

Et ça marche. Pas toujours, de temps en temps.

Mais ça m’suffit, suis plus tellement vaillant.

 

Je suis un powète.

Publié dans Textes

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Bonnes vacances ! On se retrouve en septembre !

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

 

Image du Blog nathou.centerblog.net

 

 

 

On se retrouve le 1er septembre !!! Bonnes lectures ou... bonne écriture !

 


Source : nathou.centerblog.net sur centerblog.

Publié dans ANNONCES

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Une histoire cochonne signée Bob le Belge

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Faut pas croire ! Si je garde toujours cette allure svelte et sportive, c’est parce que je surveille mon poids. J’ai un truc infaillible pour ça. Lorsque je prends ma douche le matin et que je baisse la tête, si je vois dépasser mon… enfin on se comprend… si je le vois dépasser un peu, c’est que je suis dans le bon et ma bedaine aussi. Sous contrôle. Je gère.

 

Or ces derniers temps Poussin ne cessait de me faire des remarques désagréables du style : tu n’entres plus dans tes pantalons, tu as grossis, si ça continue tu pourras y déposer ta tasse ce café etc… Mais non, mais non, me disais-je : elle dépasse.

 

Puis un jour j’ai compris. Depuis quelques temps, elle a pris l’habitude de faire irruption dans la salle de bain lorsque je patiente béat sous la jet d’eau chaude. Pour vérifier si j’emploie le savon, ai bien préparé un autre slip, enfin le genre de choses qui font qu’un couple sur deux ne dure pas au delà de 28 ans. C’est énervant.

 

Et comme c’est le matin, et qu’elle entre à chaque fois en petite culotte !

 

C’est cochon ?

 

Bon, passons à autre chose.

Publié dans Textes

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Edmée de Xhavée a lu "L'Epervière et autres nouvelles " de Laure Hadrien

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

J’ai lu L’ Épervière et autres nouvelles, de Laure Hadrien – Edmée De Xhavée


 

Je suis les nouvelles de Laure Hadrien sur son blog. Fidèlement. Leur atmosphère particulière m’est désormais familière : des personnages à la fois anodins, oui, mais bien à part dans ce moment précis de leur vie ou sur le chemin de celle-ci. Des gens qu’on ne remarque pas de façon aiguë, sauf si on s’y frotte – et souvent s’y pique.

Ici, neuf nouvelles pour les rencontrer, ces étranges autres, étranges pour un moment ou pour toute leur existence.

Un été à t’attendre… Une attente qui a le poids du manque, la respiration en suspens, l’espoir papillonnant autour de chaque instant de ce pourtant si bel été provençal, l’air chaud remué par le vol des bourdons, les jambes griffées par les ronciers du sentier, les lézards verts et furtifs se faisant coup de fouet au sol…

La femme de ménage… Une vie qui était à l’arrêt, séchée entre les pages du passé. Un passé abandonné, objets et noms des amants autrefois aimés désormais recouverts d’un voile ternissant le tout. Mais la femme de ménage fait plus que prendre les poussières et cirer, elle remet couleurs et odeurs, appétit, légèreté… beauté et vie. Mais il suffit parfois d’une déception de trop et de quelques pétales de roses pour résumer une existence.

Un dimanche à Chaville… Le temps des coquelicots et du blé vert. Une rencontre que l’on rêve, que l’on imagine, que l’on détaille pour mieux s’en réjouir. L’amant sur le quai de la gare, le toucher de sa main dans les cheveux, et puis la joie de découvrir Chaville. On se souvient du grand-père, de l’amour infini du grand-père…qu’elle aimait tant mais que pourtant…

L’épervière… Il est élusif, elle décèle en lui la peur de l’autre, et elle sait qu’avec amour et patience, elle l’apprivoisera. Elle avance, il recule, puis fait un pas timide. Elle le persuade de son inoffensivité, elle ne veut que peu de choses, et a besoin de tant lui donner. Elle, elle n’aime pas la solitude, il ne peut donc pas s’y trouver bien non plus, et elle est mieux outillée que lui pour qu’ensemble ils puissent fleurir…

Le voisin… Une maison à la campagne, pour s’y repaître de l’odeur de l’herbe chaude ou fraichement coupée, du chant des oiseaux, du bruissement des feuilles. C’était sans compter avec le voisin, dont le jardin retentit des bruits de multiples moteurs tailleurs, broyeurs, coupeurs toute la semaine et envoie des volutes de graisse de BBQ le dimanche.

Ella… Chandolin. Le village où est morte Ella Maillart. Une promenade, une rupture, une grande respiration.

Le ballon-clown… Bricolage d’école. Un enfant fier, une mère encombrée. Un sauvetage fait au mieux. Et des sourires.

Le piano interdit… Une « adolescente éraflée qui se grise des battements de son cœur »… Un piano qu’elle ne peut toucher. Et pourtant, elle le sait, la musique, c’est à elle. 25 ans après, le passé revient, avec l’amour qui a manqué.

Un lac… Un mari aux contours gris, des enfants qui criaillent. Ah, quand le mariage a perdu son impatience et ses fous-rires et se limite au « c’est la vie, c’est ainsi pour tout le monde »… Et puis un regard que l’on croise, beau comme un lac. Rêveries et réveil. Et cependant…

 

EDMEE DE XHAVEE

 

Publié dans Fiche de lecture

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interprétée par Antonia Iliescu, sur l'un des poèmes issus du premier recueil "Aux tréfonds de mon âme", de Bernadette Gérard-Vroman

Publié le par christine brunet /aloys

https://www.youtube.com/watch?v=ZuEnQaVL6ok&feature=youtu.be

Publié dans Poésie, vidéo

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Le blog Ladybooks a chroniqué "Mamie Paulette" de Séverine Baaziz

Publié le par christine brunet /aloys

https://ladybookss.wordpress.com/2018/05/24/mamie-paulette-de-severine-baaziz/

https://ladybookss.wordpress.com/2018/05/24/mamie-paulette-de-severine-baaziz/

 

Le résumé:

« Jules, quinze ans, a toutes les raisons  de déprimer. Sa mère n’a d’yeux que pour les roses, les chats et la chasse à la poussière ; son père est tremblotants de tics ; ses camarades de classe adeptes du langage des poings. Et pour couronner le tout, sa grand-mère, aussi aimable qu’une lame de guillotine, emménage sous son toit… Sauf que la petite dame aux pas ankylosés d’arthrose va donner du sens à sa vie. »

Ma chronique:

« Mamie Paulette » sortira fin mai aux éditions Chloé de Lys et est le deuxième roman de Séverine Baaziz. J’ai rencontré l’auteure lors du Salon du livre de Metz et j’ai tout de suite été attirée par cette couverture très singulière. Mamie Paulette apparaît sous les traits de la reine Elisabeth. Le ton est donné!

Paulette Chedart alias Mamie Paulette, 80 ans, regarde tranquillement ses enquêtes policières du vendredi soir lorsque son bien-aimé Pierrot, 85 ans, décède subitement d’une rupture d’anévrisme alors qu’il était aux toilettes… Paulette revoit son fils unique Philibert, son épouse Marion, et leur fils unique Jules lors de l’enterrement. Des retrouvailles furtives, le fils et sa bru ayant d’autres chats à fouetter. Paulette se retrouve seule et n’est pas mécontente. Mais c’était sans compter sur le défunt époux qui livra dans une lettre ses dernières volontés: que Paulette aille vivre chez leur fils. La solitude éphémère de Paulette prend fin tout comme la vie tranquille et monotone de Philibert. Paulette accepte les conditions, sa progéniture, beaucoup moins. Les premiers jours de cohabitation sont hostiles, les liens ont été rompus il y a longtemps déjà. Très vite, Paulette se rend compte que son petit-fils souffre en silence. La nouvelle tatie Danielle va alors se métamorphoser et tout faire pour lui redonner goût à la vie.

J’ai beaucoup apprécié ce roman. Séverine Baaziz nous offre une galerie de personnages détonants! Mamie Paulette est hilarante, elle multiplie les coups bas et les scenarii rocambolesques pour pourrir la vie de son fils et de sa femme et ne va pas leur faciliter le quotidien! Surnommés Tic et Tac (en référence à leurs TOC), le couple a de quoi faire rire. Marion, la belle-fille, est le sosie de Bree de la série « Desperate Housewiwes ». Maniaco-dépressive, elle passe ses journées à bichonner ses rosiers et ses deux chats persans, qui répondent aux doux prénoms de Vipère et Cobra! Très occupée par ces diverses occupations, elle préside également une association pour la protection des félins « Chapristi » et organise des concours de beauté pour félins. Philibert est assureur et n’a d’assuré que son métier. Gauche, maladroit, véritable empoté, peureux, il est sans cesse ridiculisé par son beau-frère luxembourgeois, homme de poigne et d’argent. Le couple est englué dans une routine ennuyeuse et tellement monotone! Heureusement que la tornade Paulette est là pour mettre le désordre et du même coup rétablir une véritable harmonie familiale.

Car derrière le rire, se dissimulent la tristesse et la souffrance d’un jeune garçon, celle de Jules, le petit-fils, 15 ans. Complètement à l’écart du noyau obsessionnel formé par ses parents, le jeune homme se renferme et n’a personne à qui parler. Enfin ça, c’était avant l’arrivée de Paulette. La grand-mère, qui a le don de mettre le nez partout, prend Jules sous son aile et une belle histoire naît entre ces deux-là. « Mamie Paulette », c’est avant tout l’histoire d’une belle rencontre intergénérationnelle. Le lien fusionnel entre la grand-mère et son petit-fils est très beau, très touchant et parlera à tous. Derrière cette apparence de fer, la dame cache un grand cœur.

Je conseille?

Un beau récit sur l’importance de la famille, sur les liens avec ses ainés, le tout ponctué d’une bonne dose d’humour, de rocambolesque et d’émotion. Le roman est à l’image de « Mamie Paulette »,  un vrai feu d’artifice! Une belle découverte.

Publié dans avis de blogs

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