« C’est la tempête. L’Ariela s’affaiblit davantage à chaque coup. Pourquoi l’océan s’en prend-il ainsi à eux ? Tom ne sait plus quoi penser, lui qui donnerait sa vie pour cette étendue d’eau. La fin est proche. C’est le naufrage. Mais l’histoire ne peut pas s’arrêter ainsi, ou ce livre ne ferait pas plus d’une cinquantaine de pages. Alors, prêt à découvrir ce qui se cache au fond des abysses ? Vous pourriez être surpris. »
Actiniaria nous plonge dans les mystères d’une cité perdue depuis bien longtemps. Les légendes et les malédictions refont surface à mesure que les pages glissent entre nos doigts friands de nouveaux mots. L’horizon nous happe peu à peu dans les profondeurs obscures de l’océan.
L’auteure signe ici son troisième roman. Et quoi de plus logique que de le présenter au sein d’une maison qui puise son pouvoir dans celui de la sirène Hatanna. Marion Oruezabal dévoile une plume souple et légère qui n’en cache pas moins une brève dénonciation des méfaits de l’Homme sur son environnement. La nature n’accepte pas toujours son sort et elle sait parfaitement reprendre ses droits.
Hô n’est plus une simple onomatopée. Il est une entité. Il est un tout que chaque instant fait vibrer. Il est le contrôle. Il est cet élément vital à tout être vivant. Il est le père, celui qui dit, celui qui ordonne. Pourtant, bien que divin, il est comme tout humain. Il garde précieusement ses secrets au creux de ses mains.
L’ouvrage est en prévente sur le site de la maison d’édition jusqu’à sa mise en vente en librairie le 16 avril 2019. Disponible également en ligne à compter de cette date.
Brigitte Hanappe est née en 1959 : institutrice dans l’enseignement spécialisé, elle a toujours été fascinée par le pouvoir des mots écrits.
En 2009, une expérience de vie personnelle et destructrice l’incite à écrire son histoire. Un récit qu’elle laissera des années dans un tiroir, à l’abri des regards.
Mais son métier lui fait côtoyer d’autres personnes en difficulté : des adolescents ou des adultes écorchés vifs, qui se noient dans leurs souffrances. Comment les aider ? Sa fonction ne lui permet pas de leur confier verbalement l’histoire intime de sa vie mais, elle décide alors de livrer son témoignage écrit au public.
Résumé du livre : Le flou du miroir
Pour vivre heureux, vivons caché : un adage qu’Hanna s’efforce d’appliquer depuis l’enfance. La société se méfie des différences comme de la peste et Hanna sait depuis longtemps qu’elle est née différente : elle abrite en elle une autre personne, un être secret qui la domine et la protège à la fois. Hanna devient parfois cet autre.
Adulte, la vie semble lui sourire jusqu’à la perte d’un bébé et puis le décès de sa mère. Courage ? Réflexe ? Elle assume puisqu’elle a tout pour être heureuse : une superbe maison, un mari attentionné, deux grands enfants bien éduqués et un métier intéressant. Mais ce n’est que l’apparence que renvoie le miroir de sa vie.
Le jour où Hanna se taillade les veines, c’est un pas vers la mort qui se transforme en renaissance. Avec l’aide d’un psychanalyste, elle explore les souterrains de sa mémoire, elle déterre peu à peu les peurs qui l’habitent et trouve la clé de son secret.
Ses mots et ses souvenirs vont effacer peu à peu le flou du miroir et refléter l’image réelle de ce qui l’a construite et détruite à la fois : un homme qu’elle craint, qu’elle aime…
Extrait du livre : Le flou du miroir
Quand j’ai ouvert le tiroir de la cuisine, est-ce moi qui ai empoigné ce grand couteau luisant ou est-ce lui, qui a guidé mon geste ?
C’est le soir : la pièce est sombre malgré l’éclairage des lampes, tout est flou et silencieux dans la maison, les objets n’ont plus de consistance, ils se fondent et se confondent avec une mollesse élastique. Seul le couteau noir à la lame argentée impose son relief dans le brouillard et son éclat me guide impérativement vers la salle de bain.
Après la pourriture de cette journée, enfin, je me sens bien. L’eau bouillonnante pénètre tous les pores de ma peau, la chaleur envahit mon corps maigre comme une drogue bienfaisante. Je peux sourire enfin : mes yeux se promènent sur l’émail immaculé de la baignoire. Je suis seule et pourtant, je le sens s’agiter à l’intérieur de moi. Il est là à m’abreuver de ses conseils malsains…Tout doit finir ce soir !
Le couteau pèse une tonne dans ma main droite et je scie consciencieusement… mollement… trop faiblement. Une voix métallique résonne dans ma tête malade, douce et perfide à la fois, des paroles qui sortent de nulle part s’insinuent comme un souffle de vent dans mes oreilles.
Sûrement la voix du « double » qui vit à l’intérieur de moi !
Il m’aide enfin : le couteau tenu par lui est plus ferme, le geste plus fort. L’eau est à présent merveilleusement rosée, mon poignet saigne.
Je suis si bien quand soudain, la porte s’ouvre, des bras puissants me soulèvent accompagnés d’un cri désespéré. Je reconnais vaguement l’intonation grave de mon époux :
− Mon Dieu, Hanna, tu es folle, qu’as-tu fait ?
Et puis, c’est la course : nue sous un peignoir de bain, Etienne, mon mari m’emmène à l’hôpital le plus proche. Je me suis tailladé les veines avec un couteau à découper la viande pour quitter ce monde qui n’était plus le mien depuis longtemps. Je voulais rejoindre les fantômes qui partageaient mon quotidien, un monde hors de la réalité qui n’existait que pour moi.
De toute façon, la véritable Hanna était déjà morte.
Jérôme Devillard est né en 1972 en Auvergne. Après un master en génétique, il part s’installer à Marseille où il partage son temps entre l’enseignement de la biologie et l’écriture. Passionné de sciences et d’écologie mais également de littérature et de philosophie il tente de concilier l’ensemble de ces facettes dans ses écrits.
Résumé « Des lendemains verts », Jérôme Devillard :
Une adolescente rêveuse, un jeune homme révolté, une anthropologue sous la pluie parisienne, un biologiste australien, un ouvrier rêvant de partir en Inde, un roi, une journaliste et une ambassadrice… Tels sont les différents personnages de ces nouvelles écologiques.
A travers les huit récits composant ce recueil, Jérôme Devillard nous invite à un voyage autour du monde, guidé avec sensibilité par ses personnages qui redécouvrent leur relation à la nature. Au fil des pages ces hommes et ces femmes se croisent les uns après les autres, formant un lien entre chaque nouvelle et entre chacun d’eux, ce même lien qui nous unit tous et nous rattache à la nature.
Extrait « des lendemains verts », Jérôme Devillard
Nous avons décollé de bonne heure ce matin. C’est Michael qui pilote. Nous sommes seuls à bord du vieux coucou. Quel merveilleux sentiment de liberté !
L’eau s’étend à perte de vue, bleue, claire ou foncée, se fondant dans le ciel, reflétant le ciel. Des ombres fugitives passent parfois sous les vagues créant de nouvelles teintes bleu ultramarine. Puis se métamorphosant en myriade argentée, elles percent les flots de leurs ailerons, laissant une écume blanche comme signe de leur passage. Au niveau des anciennes îles de Namia et de Losap, des turquoises et des ocres complètent le tableau. Tout de même, c’est impressionnant de voir ces îles submergées par les eaux. C’est beau aussi. Pourquoi est-ce que je ne vois jamais ça en reportage… sans doute parce que je ne m’arrête pas au charme de ce que je vois. Je me demande comment se présentaient ces lieux. Des gens y vivaient-ils ? Ont – ils dû tout abandonner ? Leur vie était – elle à l’image de la vie paradisiaque que l’on imagine sur ces langues de sable ?
Le Transfert, pièce en trois actes qui raconte une histoire décalée et absurde à gogo. Les dossiers médicaux d’un hôpital se perdent dans les poubelles des ordinateurs et les patients ont désormais le statut d’inexistants ! Docteur, où dois-je inscrire les paramètres de ce non-patient? Dans le non-temps ?
La première lecture mondiale de cette pièce déjantée a eu lieu le 4 février 2018 au Centre Culturel de Frameries, dans une mise en voix d’Eryk Serkhine (Box Théâtre de Mons).
BIOGRAPHIE
C.-L. Desguin aime sourire aux étoiles et dire bonjour aux gens qu'elle croise. Elle a commis pas mal de choses en littérature, un roman, des recueils de poésies et de nouvelles ; et dans d’autres espaces aussi. C.-L. Desguin a publié de nombreux textes dans des collectifs, entre autres elle a frappé très fort aux Éditions Jacques Flament. Cette intrépide a enregistré un slam et dans son palmarès, quelques Prix et entre autres en 2014, le Prix Pierre Nothomb. C.-L. Desguin est collaboratrice pour le Salon du Livre de Charleroi (Alchimie du Livre) et chroniqueuse pour www.actu-tv.net, une webtélé pour laquelle elle met en évidence, par des interviews parfois pertinentes et acides, des personnalités de sa région, le Pays Noir. Ses textes poétiques (ou pas) se lisent dans des revues littéraires et plusieurs d’entre eux furent mis en musique par Ernest Hembersin. C.-L. Desguin est membre de l'Association des Écrivains Belges, de l’Association Royale des Écrivains et Artistes de Wallonie, des Artistes de Thudinie et du Cercle Littéraire Hainuyer Clair de Luth. Ses deux dernières publications : Le Transfert, théâtre, éditions Chloé des lys, 2018 et À chaos, chaos et demi, poésies, éditions La p’tite Hélène, 2018.
Couverture verte (et pour cause), petits personnages debout sur des avions en papier qui traversent la page, voici le tout pemier visuel que j'ai eu du 3e roman de Séverine Baaziz... Image originale pour un récit qui ne l'est pas moins !
Comment qualifier "L'astronaute" ? Voyons... Quelques adjectifs : déstabilisant (pour qui a lu les deux premiers romans), court (plus une longue nouvelle qu'un roman), monochrome (là, faut lire), fou, dingue, absurde... Dis, Séverine, tu l'as écrit sous l'emprise de quel psychotrope ?
Le personnage principal est givré, l'aventure est loufouque... tellement que, du début jusqu'à la fin, on se demande si Michel Bracowski, l'astronaute mou, malléable, psychologiquement instable, n'est pas simplement le fruit du rêve cauchemardesque d'un esprit caché mais pourtant si présent en tre les lignes, un être jamais nommé mais qui raconterait sa vie très agitée... ou, qui sait, un drogué en plein délirum tremens. Bon, je ne vais pas jusqu'à accuser l'auteur, hein... N'est-ce pas, Séverine ? On ne sait jamais... si je me transformais en Kröte.
"L'astronaute" est un conte absurde dans lequel le lecteur s'englue. Quelques sourires timides vite effacés par des grimaces de dégoût. Berk, berk, berk... Coâ ? Coâ ? Coâ ?
Le texte, très visuel, olfactif, tactile, est très original, montrant ainsi toute la virtuosité de la plume de Séverine Baaziz.
Je ne saurais trop vous conseiller de vous embarquer, aux côtés de Michel Bracowski, dans ce voyage abracadabantesque. Difficile de vous en dire plus sans déflorer les sensations et les surprises qui vous attendent. Un conseil, pourtant : accrochez-vous ! Restez sur le qui-vive, tous vos sens en alerte : vous allez en prendre plein les mirettes !
Coup de coeur inattendu !
Petite confidence de Séverine... c'est ma désespérance de la nature humaine qui m'a donné envie d'écrire cette histoire, certaines actualitésdramatiquescomme la "crise des migrants", la montée des populismes. La crainte, aussi, que le pire possible puisse dépasser notre imagination, que les hommes puissent se surpasser d'insatiabilité et de cruauté. Un "stop !" que je hurle sur papier.
Paris, juin 1969. Ils sont quatre amis et entre deux soirées bien arrosées dans les caves à jazz, ces gais lurons élaborent des itinéraires pour leurs prochaines vacances. Mathieu Maimort est libraire (très qualifié puisqu’il a fait un stage chez un maître en reliure), Willy est mécanicien, Chris est l’artiste de la bande et Jeanine, elle, est éducatrice et surtout la petite amie de Mathieu. La route du soleil et des festivités estivales post-soixante-huitardes semble donc se profiler à merveille.
Sauf que…
Jeanine vient tout juste d’acquérir sur une brocante un étrange coffret contenant des figurines qui représentent des chevaliers engoncés dans des cottes de maille et à la suite d’une coïncidence (vraiment ?), elle devient aussi propriétaire d’un livre mystérieux à la couverture de cuir antique. Ces deux objets insolites intriguent Mathieu et lorsqu’il s’aperçoit que le livre est écrit en trèèèès vieux français et qu’il met en évidence des mots comme XXX et XXX (je ne peux tout révéler quand même), il veut absolument en savoir plus. Et donc, Mathieu Maimort, aidé de ses trois complices mènent les investigations en vue d’élucider des mystères vieux de plusieurs centaines d’années.
Les quatre élus (oui oui ce sont bien des élus, vous comprendrez ça à la page cent soixante-cinq) remonteront les pistes, et quelles pistes ! Citons par exemple celle de Pierre de Tilieux, un des anciens propriétaires du coffret…Pierre de Tilieux empalé sur une fourche à paille…Alors, coïncidence ? Malédiction ? Je me pince, je dois absolument me taire…
Ils traverseront la France (c’est les vacances après tout) dans une vieille auto surréaliste et raffistolée par Willy, un mécanicien aux mains d’or. À Chartres, à Bourges et à Clermont-Ferrand, nos intrépides feront l’acquisition de documents leur permettant d’élucider les secrets de ce bouquin écrit en antique français.
La septième porte, c’est un livre passionnant écrit avec pas mal d’humour, des informations historiques (ça, vous vous en doutiez) et des clins d’œil aux technologies existant dans les années soixante.
Peut-être que vous aussi vous apprendrez des choses étonnantes sur vos origines, pourquoi pas ? Car pour éveiller votre curiosité, encore une chose … Mathieu Maimort apprend qu’il s’appelle en réalité Mathias de Milmort et qu’il est le descendant d’un chevalier pas si net que ça. Alors, convaincu cher futur lecteur ?
Je vous invite à découvrir la suite de ce road-movie historique en lisant La septième porte, le premier roman de Serge Guérit. Ce thriller vous entraînera sur les pas des croisades et surtout vous découvrirez la face cachée de l’histoire ainsi que d’autres importantes révélations.
Lisez jusqu’au bout, jusqu’à ce passage au sujet de cette vieille auberge, c’est là que vous franchirez la septième porte. Alors, laissez-vous séduire par cet énigmatique chevalier qui sur la couverture de ce livre édité par les éditions Chloé des Lys semble vous narguer, vous et personne d’autre. Oui, vous. Alors, coïncidence ou simple rendez-vous avec l’histoire de vos origines ?