Le blog "le monde de Charline" a chroniqué "Le premier choix" de Séverine Baaziz

Résumé : Un homme se retrouve au milieu de nulle part. Sans nom. Sans souvenir. Là, on lui dit l'impensable vérité : il est mort. Ca c'est la mauvaise nouvelle. La bonne, on lui offre une chance sans pareille : renaître. Et ce n'est pas tout : renaître dans la famille de son choix. A partir de là, tout s'enchaîne. Jour après jour, il apprend à découvrir les hommes et les femmes qui pourraient tant compter pour lui. Leur quotidien, leurs préoccupations, leurs pensées. De fil en aiguilles, les cartes en main se multiplient... avant de toutes tomber à terre et d'espérer une nouvelle pioche.
Mon avis : Ce livre est un coup de cœur !
L'histoire est magnifique et bouleversante, suivre ces familles, les voir évoluer, les voir se briser...
Les personnage sont vraiment attachants, on les voit surmonter toutes les difficultés ou presque...
La thématique de la réincarnation et des vies antérieures est traitée avec justesse et poésie.
C'est aussi une belle leçon sur l'amour d'une famille, d'un couple, des parents à leurs enfants et des enfants à leurs parents ♥
Christine Brunet a lu "des hauts et des bas", le nouveau recueil de nouvelles de Micheline Boland

Ce texte m'intriguait, je dois l'avouer, d'autant que les personnages de Micheline Boland sont toujours ballottés, espèrent et désespèrent tout à la fois.
Cette fois, je dois dire que Micheline nous gâte avec des héros de tous les jours, humains, sujets aux affres de la jalousie, de l'amour trahi, de l'envie, du désir. Les situations sont vraies et les réactions humaines, mesquines, suspicieuses avec des élans de tendresse et de raison qui en font un ouvrage moins noir que les précédents.
Ce fondement de réalité est assuré par des endroits vrais... "La vieille ferme" aux Ancizes, le chemin Fais'Art, n'en sont qu'un petit exemple (petit souvenir du passage de Micheline et Louis Delville en Auvergne).
Et puis il y a ces textes tendres (je pense à ce matou qui décide de s'échapper par manque d'affection ou encore le petit Juju qui rêve d'être grand) qui font sourire parce que nous avons tous vécu ça ! Enfin, pas le matou, encore que le chien du voisin, mal aimé, ne rêve que de venir chez moi, mais plutôt cette envie de grandir vite...
L'écriture est visuelle et on se prend à tourner les pages pour voir jusqu'où l'auteur... non, en fait, pas l'auteur mais les personnages vont nous entraîner.
Christine Brunet
www.christine-brunet.com
Bernadette Gérard-Vroman, Sérénade à la vie, chroniqué par Isabelle Fable sur le site de l'AREAW

L’auteure bouillonne de vie et d’idées à mettre en scène, elle philosophe gaiement en mots et en musique car certains de ses textes sont proposés sur des airs connus – si on arrive à trouver le rythme, toutefois, ce qui n’est pas évident. Elle écrit « pour le plaisir et le partage », dans l’enthousiasme, et ne manque pas d’humour, quand, en parlant de la mort, elle dit dans son avant-propos que si elle est Subite, on peut la boire – publicité non payée – et elle s’amuse à faire mousser les mots, avec la « mise en bière », qui peut sembler comique, si on veut en rire !
Poésie de réflexion, travaillée parfois à l’excès – comme dans ce sonnet aux jeunes mariés, qui est en même temps un acrostiche, ce qui amène à des contorsions d’équilibriste, sur la corde raide entre l’aisance que doit avoir la poésie et le travail qui mène à la qualité. Poésie tantôt libre, proche du langage le plus courant, tantôt rimée. Lire et écrire semblent essentiels à cette auteure, qui voit le livre « comme source d’apprentissage et de compréhension ». On ne peut que lui conseiller de continuer à lire beaucoup, de s’abreuver à la manne offerte pour enrichir sa poésie et la faire arriver à maturité.
Isabelle Fable
Actu-tv et la Fedeweb...

Il existe actuellement une quinzaine de webtélés reconnues par le CSA (Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) en Belgique francophone dont la nôtre une des plus anciennes avec TV –Wallonie que nous vous avons déjà présentée dans l’émission.
Ces différentes chaînes de l’internet ont décidé de ce se regrouper dans une association la Fedeweb qui a été inaugurée solennellement dans les locaux de la Sabam (la Société Belge des Droits d’Auteur) voici quelques mois en présence du délégué du ministre de l’audiovisuel.
Cette nouvelle association possède désormais (en plus de nombreux relais Facebook, Twitter etc…) un site sur lequel ils nous font fait l’amitié de poster récemment à titre d’exemple le lien de l’une de nos dernières émissions d’ ACTU-tv…
Encore merci, de nous encourager à poursuivre comme de nous aider à mieux nous faire connaître/reconnaître.
Voir ici : https://fedeweb.be/
Christine Brunet a lu "Le voyageur intemporel" de Salvatore Gucciardo à paraître aux Editions Chloé des Lys

Ce court texte d'une soixantaine de pages est déstabilisant. Nous connaissons tous le double talent de Salvatore Gucciardo : la peinture et la poésie.
Avec "Le voyageur intemporel", nous plongeons dans une fantasmagorie poétique, une longue allégorie sur la Nature Humaine. Le rêve révélateur de l'inconscient... Freud a analysé le phénomène sous forme d'expérimentation. Salvatore Gucciardo l'expose dans un enchevêtrement permanent d'oxymores, de métaphores et d'hyperboles qui explosent en couleurs et sensations charnelles.
Le rêve devient réel, se joue des conventions, des inhibitions, de la bienséance.
Le monde imaginé est à la fois monstrueux, répugnant et délectable, coloré et monochrome car la couleur qui prédomine au-delà de la chair est celle du métal, froid, représenté comme impur. Le mouvement est ondulant, représentation du serpent (péché originel), de la langue et des corps désinhibés.
"Le voyageur intemporel" est un récit poétique très visuel, pictural, un voyage au coeur d'un rêve presque cauchemardesque, une explosion de couleurs et de sens qui interpelle.
Christine Brunet
www.christine-brunet.com
Salvatore Gucciardo n'étant pas d'accord avec ma lecture de son ouvrage, je vous livre sa réponse à ma chronique :
Une découverte en partenariat avec les Editions Hatanna : Secrets Barbares...
Hatanna a fait des siennes ! Parcourant mers et océans, elle s’est arrêtée en Méditerranée pour y trouver une nouvelle perle qu’elle vous dévoile dans sa collection « Racines ».
Secrets barbares est une œuvre singulière qui prend naissance dans l’esprit d’Isabella Viviani, psychanalyste. Il se construit autour du personnage principal, Béatrice, future maman, qui part se promener en bord de mer pour la journée. Elle va alors rencontrer diverses personnalités qui seront développées dans de petits apartés. On peut ainsi découvrir la particularité des reines déchues, de l’homme papillon, ou encore de l’homme brioche. L’auteure n’a pas peur des mots et met très clairement un grand coup de pied dans certains tabous.
L’histoire évolue et permet au lecteur de se faufiler entre les lignes. S’il est curieux, il comprendra rapidement le message qui se profile à l’horizon. Cette œuvre poignante ne vagabonde pas simplement entre les êtres afin de nous les exposer, elle se penche sur une problématique actuelle bien profonde, la maltraitance. Les non-dits d’une barbarie dirait-on qui ne cesse de décimer des esprits en les plongeant dans d’obscures ténèbres. Ce roman tisse en fond de toile le fil rouge d’une violence faite par une mère sur ses filles. Une violence sourde, indicible et incestueuse. Une violence qui tue.
En guère plus d’une centaine de pages, ce roman poignant vous entraînera dans sa course folle engagée contre les secrets barbares.
LA PROMESSE DES SONGES, une nouvelle signée Micheline Boland

LA PROMESSE DES SONGES
Les rêves tout comme les souvenirs sont encore en moi.
J'entre dans la galerie d'art Psyché. J'avance d'un pas rapide, attirée par le fond de la pièce tout éclaboussé de soleil. Je suis face à la sculpture. Je vois les formes de l'homme dans le rayon de lumière qui vient de la baie vitrée donnant sur le jardin. Il est vêtu d'un simple pagne. Je reste interdite, comme pétrifiée, tétanisée. La silhouette est sublime. Un chef d'œuvre. L'indéniable patte d'un artiste.
Je me plais à observer les grands yeux, la petite verrue sur le front, les oreilles finement ourlées, la bouche charnue, le menton volontaire, les joues lisses, la musculature et la posture parfaites.
Je suis tentée de le toucher et à la fois trop impressionnée pour en avoir l'audace. Comment oser poser la main sur une telle merveille ?
Cette présence masculine m'obsède. Fascinée, je ferme les yeux. Je connais déjà par cœur chaque courbe, chaque ligne. Impossible de m'éloigner. Je veux le contempler encore et encore. Je suis devenue voyeuse.
On m'a touchée, je sursaute : "Salut Christelle. Tu es venue bien tôt. Et je vois que tu as trouvé l'homme idéal."
Le charme vient d'être rompu par mon amie Sophie qui m'entraîne à l'autre bout de la salle. Les invités du vernissage arrivent de plus en plus nombreux. Je peux dire adieu à mon bel inconnu. La soirée se passe sans que je ne goûte ni au champagne ni aux petits fours.
Ma vie est transformée. Je serais prête à toutes les concessions si j'étais certaine d'atteindre le but qui m'importe désormais : le redécouvrir à nouveau.
Je rentre chez moi. Je me couche et je retrouve dans mon rêve la perfection de l'œuvre. Je la caresse avec ferveur. Sous la pulpe de mes doigts, je sens la chaleur de l'homme. Je hume son parfum. Il ne parle pas. Il n'y a pas de mots délicats, pas de mots d'amour, même pas de soupirs.
Le lendemain, ma toilette faite, je m'habille machinalement.
Je ferme les yeux, je revois son sourire, ses lèvres, la beauté de son corps.
Mes élèves m'attendent. Dans les rues, les gens marchent, parlent, bougent. Sans grâce. Le spectacle du dehors me paraît si ordinaire.
À quatre heures, dès la sonnerie de la cloche, je file en douce à la galerie : "il" n'est plus là. J'interroge l'employée. Elle me répond qu'il n'y a jamais eu de statue à cet endroit-là, que je dois probablement confondre. J'insiste. Son sourire gêné me laisse croire qu'elle me prend pour une folle. De guerre lasse, je m'en vais.
Je passe chez Sophie à l'autre bout de la ville. Elle se souvient m'avoir trouvée pensive hier soir à la galerie Psyché. Je me tenais, paraît-il, béate d'admiration face à une installation mêlant vêtements et mannequin en fil de fer. Cette fois, je capitule.
J'ai l'impression que je n'éprouverai plus de bien-être qu'auprès de l'homme. Je souffre de son absence. Je suis son esclave. Je sais qu'il ne m'apparaîtra que durant mes rêves. Tous les soirs, j'aspire à m'endormir le plus rapidement possible. En vain. Les nuits de nos rencontres sont tellement rares !
À présent, tout m'ennuie : les dîners entre amis, les sorties au cinéma. Même mes petits élèves ne m'intéressent guère, pas plus que mes collègues ni Sophie. Mon existence est chamboulée. Je suis envoûtée.
Quand le reverrai-je ? Quand pourrai-je effleurer son corps et sentir son odeur ?
Rien ne compte plus pour moi que les heures que nous passons ensemble. Dans mes songes ne suis-je pas si heureuse ?
Un jour à mon réveil, j'aperçois sa silhouette dans un rayon de lumière filtrant dans le hall. Pour la première fois, il m'adresse un signe de la main. Enfin il s'intéresse à moi ! Enfin j'existe ! Je m'approche mais plus je m'approche, plus il s'éloigne. Il finit par disparaître. N'était-ce donc qu'un leurre ?
Maintenant, j'en ai pris mon parti : il ne sera jamais à moi, je ne serai jamais à lui sauf dans la promesse des songes.
Il me suffit de fermer les yeux pour le découvrir comme une chose précise mais sans vie. J'attends que le soir vienne, puis la nuit promesse d'une rencontre hypothétique. Je n'ai aucun pouvoir sur lui. Parfois il s'offre à moi, le plus souvent il se refuse. Quand il se donne, il est réel et tenace.
Je ne suis plus qu'attente.
Un jour de vacances, je suis assise au bord de la piscine d'un hôtel. Je suis absorbée par la lecture d'un roman lorsqu'un insecte me frôle la joue puis se pose sur mon bras. Je le chasse d'un revers de la main. Je le suis des yeux et je remarque alors l'homme. Il est loin de moi, debout. Il semble pensif. Soudain, il prend un sac à dos sur un transat et se dirige vers le parking.
Tout va très vite. Un coup de frein, un fracas, de grands cris. Je cours. L'homme est étendu sur le sol devant le pare-chocs d'une grosse voiture. Ses yeux sont fermés, il a une bosse au niveau du crâne et saigne d'une oreille. La vie semble l'avoir quitté. Je m'approche. Je me penche et caresse la petite verrue sur le front. Un vertige me prend, je tremble de tous mes membres.
Une femme explique : "Je n'ai pu l'éviter."
Déjà l'ambulance est là. L'homme est bientôt à l'intérieur, à l'abri des curieux.
J'appelle un taxi, je vais d'hôpital en clinique. Finalement c'est dans un établissement assez proche de l'hôtel que j'apprends qu'on l'a amené là et qu'on n'a rien pu faire pour le sauver. On se refuse à m'en dire plus.
Je rentre donc à l'hôtel.
Dans le journal, il n'y aura qu'un simple article de quelques lignes. Sans papier d'identité, l'homme reste inconnu. L'enquête s'annonce difficile.
Plus jamais, l'homme ne fera partie de mes songes. Et pourtant, chaque nuit, je ne cesse de l'attendre. La fin de mes vertiges j'en suis sûre ne pourra venir que de nos retrouvailles.
Les rêves tout comme les souvenirs sont encore en moi.
Micheline Boland
Site Internet : http://homeusers.brutele.be/bolandecrits
Blog : http://micheline-ecrit.blogspot.com
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