Il ne reste dans le piège que l’absence, toujours, ce non-sens coupable ou témoin, cruelle défiance envers une finitude à assumer.
Avoir su voler, du feu de l’éclair,l’ombre brûlée d’une écriture, pour au demeurant, tourner la clepsydre et chiffonner le silence, mais les heures comptées frappent au marteau et traduisent l’obsidional de la page majuscule , toujours une marelle (cartésienne quadrature et jeu)...
Faut-il , ainsi ... en laissant un doute questionnant, ne pas inverser l’adverbe, pour, malgré tout, changer le monde.
Il y a dans ces pages, une torture de l’insoumission et des patraques (de l’ironie) d’un temps forcené, qui raturentla littérature, la légende, la fable et même l’argutie aride de la philosophie.
L’heure ordinaire se partage avec le rien, l’inutile façon et l’eau coule, fraîche, dans la conque des mains.
L’histoire des rois est onciale.
Il était une fois.... ce temps séquestré, vermoulu des ruines qu’on relève, pour parfaire ce passé, d’une touche crayonnée....
Mon avis :
La couverture ne me plait pas du tout, ce rouge est bien trop présent, il fait peur.
Concernant les poèmes, il y a du beau, du tendre, de la révolte... J'ai plutôt bien aimé je dois dire. Je ne suis pas très sensible à la poésie, donc je n'ai pas spécialement adhéré à tout, je ne comprends pas forcément tous les sens cachés ou non des poèmes mais j'ai une sensibilité qui me permet d'avoir des émotions. Et là, certains poèmes m'en ont donné.
Je pense que c'est un recueil qui peut beaucoup plaire aux fans du genre.
Un livrehumainqui raconte une parcelle de vie, celle d’une jeune fille de 22 ans qui s’est battue face à l'épreuve que représente uncancerdu sein.
« Je désire écrire mon histoire pour donner ducourageà toutes ces femmes qui sont passées, qui passent ou passeront un jour par là : dans le pire, il y a moyen de trouver du bon. Dans les moments de maladie, on peut, non pas seulement survivre, mais surtout et avant tout, vivre pleinement ».
Agrémenté de lectures ennutrition, enpsychologieet enspiritualité, ce livre est une mine d’informations sur comment se changer soi-même pour aller vers un mieux-être quotidien, et comment revenir à lasimplicité.
« Tu veux un monde meilleur, plus fraternel, plus juste? Eh bien commence à le faire : qui t’en empêche? Fais-le en toi et autour de toi, fais-le avec ceux qui le veulent. Fais-le en petit, et il grandira. » Carl G. Jung
"Je suis admirative face à votre courage et votre humilité. J'aime beaucoup votre démarche, peut-être parce que je suis de votre avis quant à la nourriture, les huiles essentielles, les fleurs de BACH et la démarche psychologique (et le yoga). J'ai vibré aussi à la lecture de vos émotions : vos peurs, vos joies et surtout tout votre cheminement du lâcher-prise de votre grande fatigue. En fait, j'aime l'humanité qui se dégage de votre livre."
Anne-Marie Allard
Commandez-lesans plus attendre dans votre librairie habituelle, ou directement sur le site de l'éditeur :www.editionschloedeslys.be
Ils en parlent !
Pink Ribbonle conseille dans saliste de livresà lire concernant le cancer du sein, et vous y trouverez aussi unextraiten exclusivité !
Bio Info, lemagazine Bioimprimé et gratuit le plus répondu en Belgique, l'a sélectionné dans sa rubrique "Conso/Bons bouquins" :
"Laurie, 22 ans, cancer du sein, écrit son histoire. Son long chemin vers la guérison, l'accompagnement des médecines alternatives et sa réflexion sur la vie. Des hauts, des bas plus que bas pour finir au sommet de la montagne, son coeur rempli de joie à offrir. Elle propose aujourd'hui d'accompagner sur leur chemin de vie les personnes désireuses d'aller vers plus de conscience."
Bio Info - février 2018 - n° 177, p. 74
Blog Alterpenser: Penser autrement notre planète & notre humanité
Depuis 2010
Un blog proposant une prise dedistancesur le monde, un regarddifférent, une envie d'humanisercette société marchande. Des articles sur différents thèmes (alimentation, écologie, société, économie, spiritualité), des liens vers des sites sérieux, des idées dechangements concretspour agir, et de la poésie pour se faire plaisir.
N'hésitez pas à vous abonnez à lanewsletterpour être tenu au courant des derniers articles, et pour les impatients, vous y trouverez unavant goûtdu livre"Tombent les cheveux".
Une poésie qui recherche l'ambiance des mystères initiatiques pour souligner le souffle de révolte qui assiège notre société contemporaine. Avec Hymne mortel le lecteur se laissera emporter vers des thèmes universels de l'histoire de l'être humain.
Mon avis :
J'ai beaucoup aimé ces poèmes qui ressortent le côté triste de l'auteur. En effet, on sent de l'amour mais également de la rage, de la peur, de la faiblesse dans ces textes. Les poèmes sont négatifs mais ils tendent à faire comprendre au lecteur qu'un avenir meilleur est possible.
J'ai passé un bon moment, même si je pense que cette prose méritait une mise en page meilleure que celle proposée ici, toute simple. En effet, tout se suit, seul un numéro nous permet de comprendre que nous passons à un autre poème... Et pourtant, il ne serait pas illogique de les faire suivre sans rien, sans numéro, rien qu'avec un ou deux sauts de lignes...
Un joli recueil qui n'est pas très avantagé par sa couverture.
"Installez-vous !" Je ne savais pas que pendant des semaines, des mois, des années, cette phrase allait devenir une des (trop) nombreuses clés ouvrant les portes sur le chemin de ma… possible guérison. La table de soin des kinés, faite de délicatesse, de douceur, de vigueur, de douleur, de rire et de sourire aussi, de paix mais aussi de craintes. S'en remettre à la compétence (espérée et reconnue) et aux mains de kinés, praticiennes et praticiens généreux, chercheuses et chercheurs audacieux qu’il me fait toujours plaisir de rencontrer parce qu’ils sont pros et surtout attentionnés, délicats et de chez qui je sors dans un meilleur état que lors de mon entrée mais, malheureusement, pour un laps de temps toujours trop bref à mon goût. Plus de dix ans de kiné, deux fois par semaine en moyenne et un bien-être réel mais trop fugace et faisant parfois rêver à cette période où tout va tellement bien dans la vie que l'on n'imagine même pas que cela peut être autre. Terrible insouciance. Apprentissage douloureux de m'accepter tel dans l'espoir d'une guérison dont je ne connais que le mot.
Assis près d'un chemin de terre ocre et de pierre,
le regard déposé, la main sous le menton,
ses pensées s'en venaient, tantôt oui, tantôt non,
fallait-il en l'état oser d'autres traverses ?
Souvent ce que l'on n'a rend le pas plus alerte.
Inerte son audace. Beaucoup de lassitude
rendait la foulée morne ; l'envie d'en rester là
emplissait peu à peu le sang d'incertitude.
Le cœur ne se battait, le flanc ne saignait pas,
les coups n'en pouvaient plus de tant vouloir virer
de caps en espérances vers d'océans lointains,
il est loin le rivage d'un océan sans terre.
Que la force fait mal quand elle vient à manquer,
que la souffrance est vaine, les matins éphémères
lorsqu'en le cœur s'enfonce la dent de la douleur
et que, tel un baiser sur des lèvres d'épines,
les jours perdent saveur ; la vie est assassine.
Ce qui aux jours de feu, au plus profond de l'être
rend les corps fous et moites, les passions violentes,
se perd, meurt et l'amour rendu tiède et sans joie
Si les yeux s'ouvraient, si mes yeux s'ouvraient, si nos yeux s'ouvraient…
Que de "si" pour un geste tellement simple. Ouvrir les yeux, voir le monde tel qu'il est. Voir les autres et voir que, malgré tout, il y a des choses qui vont bien.
Depuis plus de soixante-dix ans, nous vivons en paix. Notre pays n'est pas trop mal fichu et notre climat est, comme on dit, "maritime tempéré".
Ouvrons quand même nos yeux aux misères des autres, aux pays en guerre ou frappés par les catastrophes naturelles.
Mais ouvrons aussi les yeux sur les enfants qui jouent, sur les gens qui rient, sur les trains qui arrivent à l'heure ou sur la naissance d'un petit d'homme accueilli avec amour.
Ouvrir les yeux sur l'actualité et comme disait je ne sais plus qui : "Le jour où il n'y aura que des bonnes nouvelles à la une des journaux, cela signifiera que c'est l'exception."
Cette réflexion sur la réconciliation et la reconstruction de la société congolaise, la classe politique doit donner un message d’espérance et un signe fort aux populations, indiquer quelques défis posés dans la lutte contre l’impunité, la corruption, la prolifération des armes de guerre etc.
Il apparaît clairement que cette entreprise nécessite la participation de tous, car c’est à tous les Congolais que revient cette lourde tâche de réaliser le projet de bâtir un pays dans son ensemble comme un seul espace de vie, où les valeurs fondamentales unissent les hommes et les femmes de tous les horizons pour la plus grande ambition : l’avènement d’un nouveau Congo, capable de créativité et d’innovations dans les domaines les plus décisifs dont dépend l’avenir de la femme, à savoir la science et la technologie, l’éducation et la formation, le développement de l’esprit patriotique, l’interaction, le dialogue avec les autres non pas comme des ennemis mais des frères avec qui ils sont condamnés à vivre sur le même territoire.
Dans cette perspective, le changement de mentalité, comme nouveau comportement a comme manifestation primordiale de rassembler les hommes et de les constituer en une structure d’épanouissement pleine : la Nation.
La Nation, est en effet, nouée et constituée par l’esprit patriotique comme principe global et espace de pratique bienfaisante du pays (changements politique, économique, social et culturel.)
En manière de conclusion, reprenons les grandes articulations de notre démarche.
Nous nous sommes essentiellement attachés à circonscrire le cadre d’émergence du Congo de l’espoir dans ce Congo du désespoir. Nous avons vu que le drame est celui d’une crise des conditions mêmes de l’existence, du blocage dans le fonctionnement de tous les secteurs primordiaux de la vie sociale, de la détresse, du tribalisme que les Congolais tiennent sur eux-mêmes et sur leur destin.
Dans un, pareil contexte, il n’est pas facile de mettre fin à ces comportements à court terme et produire un espace d’espérance collectif vraiment créatif.
Tous les effets que les Congolais avaient produits, et qu’ils croyaient se donner à eux-mêmes une image fertile de leur destinée se sont avérés, n’être que des effets oniriques sans grand impact sur leur réalité.
Tout ce que nous venons d’écrire montre que la perspective d’un changement de mentalités au Congo ne sera pas seulement réduite à une réforme des systèmes de gouvernement. Elle engage tout un nouvel art de vivre que doit fonder une nouvelle perception de point de départ de la réflexion qui devra être aujourd’hui le Congo de l’espoir : celui dont les Congolais parlent peu ou presque pas par rapport à celui dont ils parlent le plus c’est-à-dire le Congo du désespoir, de l’immobilisme du doute voire de la désespérance.
Mais comment le Congo de l’espoir peut-il venir à bout du Congo du désespoir ? Par les armes de la lucidité et de la responsabilité. Ceci implique que les Congolais doivent d’abord se rendre compte de leurs faiblesses, avant de définir des qualités suprêmes qui donnent sens à la vie humaine et assurent la cohérence à l’humanité même de l’homme ; transformer une nouvelle culture fondée sur la violence en une culture de l’intercompréhension et de la solidarité réconciliatrice.
Ce sont ces enjeux-là que l’avènement de la réconciliation et de la démocratie, au sens fort du terme, feraient surgir. Il faudrait les aborder en profondeur et avec lucidité, notre effort de pensée ne peut que déboucher sur l’horizon d’où surgiront les questions ultimes sur la vie de l’homme, le destin de l’être et la destinée du pays, situées en amont et en aval, de tout effort de développement.
Ainsi, est-il urgent, pour les Congolais de prendre conscience des enjeux qui les interpellent, de réconforter les espoirs anéantis par des années de guerres civiles et entreprennent des actions en profondeur fondées sur des convictions politiques objectives. Nul doute que le vaste programme qui viendrait à bout du Congo du désespoir sera réaliste et ambitieux, loin des politiques démagogiques et de division qui ont plongé le pays dans un véritable chaos.
Certes, nul n’est à l’abri d’erreurs, mais à nos yeux, c’est l’avenir de tout un peuple qui est à la merci des armes ; une question fondamentale interpelle tous les Congolais : comment exorciser le Congo du désespoir ?
Sous notre objectif, la thérapeutique consiste en la place d’un vaste programme politique, économique, social et culturel. Le Congo a conscience, dans sa profondeur, de vivre une période bien difficile, même s’il a contribué à ce qu’elle survienne. Et sans doute ressent-il aussi la crainte que l’avenir soit plus sombre qu’on ne veut le dire, que même la prochaine alternance ne sache pas résoudre ses problèmes, qu’elle ne lui apporte qu’un soulagement passager, par des remèdes mal choisis et insuffisamment préparés, et qu’elle demeure incertaine, changeante, doutant d’elle-même dans un monde menaçant et impitoyable. La réponse à cette contrainte existe. Elle réside dans la chance, peut-être unique, offerte : la réconciliation.
Dans une situation de dérive globale que connaît le pays, la parole de Dieu aussi offre des repères que la pensée de la reconstruction a à développer conceptuellement et à définir concrètement pour gérer ces temps de crises que vivent les Congolais. Interprétée dans sa trame la plus profonde où se dévoile la destinée de l’humanité selon le projet divin, elle fournit les structures de valeurs fondamentales qui définissent clairement les orientations de lutte contre les pesanteurs et les pouvoirs de rupture entre Dieu et le monde de l’homme.
Ce sont ces valeurs anti-crise que l’esprit met en lumière comme structures de conscience et d’existence pour l’homme congolais d’aujourd’hui.
- les valeurs de travail, d’intervention et de responsabilité ;
- les valeurs de fraternité et de solidarité ;
- les valeurs de vigilance spirituelle et de confiance. Reconstruire le Congo nouveau en fonction de l’humain en tant que ferment anti-fatalité et puissance de transformation du monde en espace de vie, sans lequel les Congolais travailleront en vain.
Le but de cette réflexion a donc été d’amener les Congolais à changer de mentalité à réfléchir en énergie qui le feront agir en nouvelles raisons de vivre et de mourir pour la Nation, en nouvelle force de vie pour croire et espérer. N’est-ce pas là le véritable problème éthique du pays, le vrai pari pour créer un Congo nouveau et ouvrir au destin du congolais un chemin d’avenir lumineux et d’espérance ?
C'est un petit homme maigre habillé d'un costume noir et d'une chemise blanche. Sa seule fantaisie vestimentaire ce sont les petits pois multicolores qui décorent sa cravate noire. Cheveux noirs, fine moustache noire impeccablement taillée, monture de lunettes noire, chapeau noir, mocassins noirs fort bien cirés, il parcourt la ville d'un pas rapide. Nul ne sait où il habite. Mais chacun sait où il va le plus souvent. Il se rend chez le bourgmestre, chez l'évêque, chez le gouverneur, chez des hommes politiques de tous bords et chez le directeur du centre culturel. Bref, il rend visite à des personnalités chez lesquelles il reste généralement moins de deux heures !
Les gens se demandent qui il est, ce qu'il fait. Certains émettent des hypothèses… Pour les uns c'est un financier de l'ombre, pour les autres, un détective privé qui vient rendre des comptes, pour d'autres encore, un parent ou un ami de jeunesse, vous savez il y a parfois de ces coïncidences ! Pour quelques-uns encore, c'est peut-être le diable.
Maria fait le ménage chez le bourgmestre et chez l'évêque. Elle, elle espère un jour savoir de quoi il retourne. Elle s'en vante même auprès de ses voisins : "Je saurai, je saurai… Les murs ont parfois des oreilles." Malheureusement, l'opportunité de le croiser chez ses patrons ne se présente pas de sitôt. Alors Maria patiente. À un moment ou l'autre, elle en est certaine, le sort lui sera plus favorable.
Un jour, le petit homme vêtu de noir se présente chez le bourgmestre qui, hélas, s'est absenté pour une urgence.
"Attendez là ! Mon mari sera de retour dans une petite demi-heure", annonce l'épouse ! Là, c'est le salon. Après avoir nettoyé le hall, Maria se hasarde dans le salon. "Excusez-moi Monsieur, des bibelots et des meubles à épousseter."
L'homme est plongé dans une revue, mais cela n'empêche pas Maria de tenter d'amorcer une conversation :
"Beau temps n'est-ce pas, Monsieur !"
"En effet…"
"Vous devez avoir beaucoup de travail en cette saison ?"
"Il n'y a pas de morte saison…"
"C'est comme moi ça. Mais vous c'est quand même différent…"
"Disons ça comme ça…"
"C'est quoi au juste votre boulot ?"
"Un peu de tout…"
"C'est comme moi aussi ça. Mais laver les vitres ça me semble le plus exigeant… Et pour vous le plus exigeant, c'est quoi ?"
"Cela dépend…"
Des réponses floues le bonhomme en donne tant et plus. Lorsque le bourgmestre est de retour, la curiosité de Maria est loin d'être satisfaite. C'est on ne peut plus frustrant ! Elle se dit qu'elle aurait dû y aller plus franchement. Demander au bonhomme s'il voulait bien l'aider. Quels genres de clients il préférait ou depuis quand et à quelle occasion, il avait connu Monsieur le Bourgmestre ?
Et le temps passe. Et la curiosité de Maria ne s'éteint pas…
Un jour, l'évêque lui semble particulièrement enjoué…
"Bonjour Maria ! Pas de nettoyage aujourd'hui. Demain, je reçois ma famille pour goûter. Les enfants vont sûrement salir. Alors faites-moi, je vous prie, le fameux gâteau aux noix que vous aviez préparé l'autre jour. Si vous en avez l'occasion faites aussi un cake aux pommes, un autre aux poires et caramel, des galettes, quelques religieuses, des pets de nonne et un délicieux saint-honoré. . Heureusement que vous êtes aussi bonne cuisinière que femme de ménage, Maria ! Une remarque ? Une question ?"
"Monseigneur si j'osais… Je vous demanderais… qui est ce petit homme moustachu habillé de noir que vous recevez parfois… Est-ce un de vos parents ?"
"Un parent ? Qu'est-ce que vous allez chercher là… C'est un ami, un ami très précieux, précieux comme l'êtes Maria…"
"Oui, mais qu'est-ce qu'il fait, Monseigneur ? "
"C'est personnel, Maria…"
"C'est votre tailleur, n'est-ce pas…"
L'évêque se met à rire et s'en va… Maria y voit là une sorte d'acquiescement.
Mais un jour le bourgmestre envoie Maria aider le personnel d'entretien du centre culturel en vue de la visite du Ministre et là, Maria y aperçoit le petit homme en noir. Le directeur s'isole avec lui dans son bureau et Maria qui a de bonnes oreilles a pu entendre le petit homme qui disait : "Le bonheur est de laisser chanter la vie à travers les arts…" et le directeur répéter après lui "Le bonheur est de laisser chanter la vie à travers les arts…". Puis de nouveau le petit homme qui intervenait : "Plus posément, Monsieur. Pensez à bien respirer, à bien articuler. Soyez plus détendu. Encore une fois…"
D'un coup, Maria sut… Et les sermons ampoulés de Monseigneur, les discours passionnés du bourgmestre n'eurent plus de secret pour elle !
(Texte finaliste au concours "Fais-moi un conte de Surice en 2016)
Ce livre est un clin d’œil à tous les Outre-Rêveurs qui m’ont beaucoup appris durant ces quelques années. Ils se reconnaîtront. OR 2.0 est une énième libération. Une évolution. Un ensemble de textes personnels brillamment illustrés par Julien Adans.
Mon avis :
La couverture me faisait penser à du gore, du sanglant, du hard... Mais ce ne sont que les illustrations qui sont représentées ici de cette manière. Par très à mon goût d'ailleurs mais je dois reconnaitre que le talent est là.
Concernant les poèmes, j'ai deux pensées : certains sont beaux, bien trop courts, ils sont fluides et m'ont un peu émue par la sensibilité qu'ils dégagent. D'autres sont moins subtils et m'ont bien moins touchée.
Un petit recueil sympathique mais qui n'est pas illustré comme il le devrait.
BB12 est dans la même ligne que les deux premiers opus, à savoir que ce sont des textes poétiques, comme dit mon éditeur, Laurent Dumortier. Je ne sais pas si je serai capable un jour de décrire ce que j'écris. Lire c'est se faire une idée directement.
Mon avis :
Ce que j'ai aimé dans ce recueil c'est la façon poétique qu'a l'auteur pour parler d'elle (si c'est bien d'elle dont elle parle dans les textes). Une sorte d'autobiographie ou encore de témoignage mais en vers, en prose... Et c'est très réussi. On passe par plusieurs émotions, on ressent différents sentiments, on a envie d'en savoir plus sur elle, sur sa famille et ses proches.
De plus, pour enlever la monotonie parfois trouvée dans des recueils de poèmes, la mise en page de celui-ci m'a énormément plu. Un choix alphabétique, une police et un type d'écriture différents à chaque page m'ont permis d'apprécier encore plus ce recueil.
Merci à l'auteur de se dévoiler de si belle manière.