Edmée de Xhavée interviewe Ani Sedent à l'occasion de la sortie de son nouveau roman : "L'arcane"
https://youtu.be/FoCUI4V4sO8
Lecture, écriture, une passion... Un partage... La littérature dans tous ses états !
https://youtu.be/FoCUI4V4sO8
/image%2F0995560%2F20260207%2Fob_fddccb_9782390183839-1-75.jpg)
Synopsis :
Une organisation de recherches avancées dévoyée par les militaires qui en ont pris les rênes,
Un projet scientifique de première importance qui pourrait changer la face du monde,
Une cybernéticienne un peu trop pacifiste…
Dans un monde où la Science devient une arme de destruction massive, où l’armement de pointe devient stratégique, parviendra-t-elle à échapper à la traque et à soustraire ses découvertes aux convoitises ?
Extrait :
Novembre 1979
- Eh Bismuth ! T’as vu ça ?
- Ouais ! C’est quoi ? Vitesse Mac 3, nord-est/sud-ouest… On dirait une météorite ou… un morceau de métal, non ?
Les deux voix masculines résonnent dans leur casque, calmes mais nimbées de curiosité et d’étonnement.
- Merde ! Ça vient de changer de direction !
- Putain, un OVNI ! J’y crois pas ! C’est notre jour de chance ! Contacte le commandement !
- Contrôle de Bismuth : avons en visu objet non identifié. Demandons instructions…
- Bismuth de Contrôle. Vous êtes autorisé à lancer la chasse et à intercepter l’objet !
- Compris. Trajectoire d’interception, Contrôle de Bismuth !
Le pilote serre les mâchoires sous la montée d’adrénaline, manipule le joystick de son Rafale qui se cabre instantanément pour prendre un virage serré, mais le phénomène opère une courbe identique en augmentant sensiblement sa vitesse. Nouveau changement de course, immédiatement imité par l’objet non identifié.
- Mayday ! lança le copilote à la tour de contrôle sans lâcher le morceau de métal des yeux… ou quoi que ce soit d’autre. L’OVNI nous course à présent ! Collision imminente ! Mayday, mayday ! Putain Bis, vire à gauche ! Vire à…
Une explosion tandis que l’Objet Volant Non Identifié percute le chasseur à pleine vitesse. Plus rien que de la friture sur la ligne… et les appels dans le vide de leur contrôle qui ne peut que constater l’effacement du signal sur les écrans radars.
Biographie :
Née dans le sud de la France, elle a poursuivi des études linguistiques de russe, de tchèque à Prague puis d’arabe au Caire. C’est à Preston (GB) qu’elle commence à écrire, d’abord des thrillers SF puis policiers.
Après un détour en Bourgogne puis en Auvergne, elle retrouve Marseille et sa Provence natale. Globe-trotter dans l’âme, elle parcourt le monde à la recherche de la différence.
Aujourd’hui rédactrice en chef de la revue littéraire « Les petits papiers de Chloé » et de la Web TV « ActuTv », directrice de publications aux Editions Chloé des Lys, elle a publié treize thrillers. L’ultime équation est son quatorzième roman.
https://youtu.be/19yaaozLIrM
/image%2F0995560%2F20260120%2Fob_2e01bc_thumbnail22706-1705327889.jpg)
L’envie d’être avec toi
Tu es juste devant la porte de ton immeuble. C’est notre quatrième rendez-vous. On se regarde l’un l’autre. Serait-ce enfin le moment ? Celui que j’attends depuis tellement longtemps…
Tu t’approches de moi et me déposes un baiser… sur la joue.
J’espère encore que tu reviennes vers moi. J’ai tellement envie de toi… Tu ouvres la porte… Et tu m’offres un dernier signe de la main. La porte se referme. Je suis presque anéanti. Après tout, peut-être est-il encore trop tôt ? Pour toi, en tous cas… Je fixe la porte, j’espère encore… Mais non. Ce ne sera pas pour cette nuit. Je fais demi-tour.
Je traverse le quartier Ouest. Je n’aime pas trop y traîner. Mais comme j’ai vraiment envie de rentrer chez moi, je fais l’effort. Je sens que la nuit va être compliquée, une fois de plus. J’ai tellement envie de toi…
A quelques mètres, j’aperçois une femme. Grande, mince, longs cheveux blonds… et habillée d’une certaine façon. L’idée de changer de trottoir me vient à l’esprit. Mais je n’ose pas, j’ai peur de la vexer.
Je passe juste à côté d’elle. Je n’ose pas accélérer. Tout comme je n’ose pas la regarder.
Je continue mon chemin… mais elle m’attrape doucement le bras.
Je me retourne.
Rayan Zowski
/image%2F0995560%2F20260120%2Fob_3e2ee1_9782390183525-1-75.jpg)
https://youtu.be/QMs--okWR0M
/image%2F0995560%2F20260129%2Fob_a7a6eb_ani-sedent-3.jpg)
Petit tour en Biscornutie
Ah, les homonymies ! toutes les mêmes dirait votre oreille, toutes des menteuses répondrait votre œil. Mais laissons les s’exprimer ici, à l’écrit, en un absurde plaisir et parce que je n’ai, pour l’instant, rien d’autre à faire. A ce stade, un avertissement me semble néanmoins nécessaire : les acrobaties orthographiques peuvent provoquer des malaises. Personnes sensibles s’abstenir !
L’histoire se passe sous le règne d’Absurdius, dans ce pays lointain qu’est la Biscornutie où les uns ne craignent aucune araignée squatteuse de plafond et les autres aucune glissade à côté de leurs pompes.
Or, voici qu’un jour, sur le parvis du palais, en voyant un raplapla ténia, un panda s’écria : « Mais que ce vers est lait ! », donnant à l’intéressé assoiffé toutes les raisons de se plaindre. L’offensé allait se mettre au verre lorsqu’un putois passant par là ajouta : « ce panda a raison, il est lai ce ver ! Puis de faire remarquer qu’il n’avait fait que poétiser ce qu’avait déjà constaté un panda mal luné. Les témoins, eux, ne sûre quand panser (si si).
Un drôle de zèbre qui, lui, avait tout compris, affirma : « C’est pour temps vrai, qu’il est lé ce vert ! », ce que, cette conversation au mètre assurément en noir et blanc, un blaireau approuva : « Oui, ce vert est laie ! ». Assertion aussitôt désapprouvée par un épouvantail fourré de frais, aussi peu mature que vigoureux, voire galant à en croire cette chaire dame sanglier !
Mais voici que l’enfourragé ( ne cherchez pas, ce mot n’existe pas) s’écria à son tour : « Que fait ce vair au saint de ces pers ? » ( On se le demande !) Ce à quoi répondit le bienheureux, en sauvant ses noix bleues d’un funeste destin, : « Dieu ! cacher ce seing que je ne saurais voir ! » Le vair était notaire, c’est clerc !
Compromis, celui-ci dû passer devant la court. Le juge, adepte des cous de ballet, refusa néanmoins de l’envoyer danser au bout d’une corde et, sang souci, le mit à l’amande pour scie sous. Le coupable ne voulu poing payer et, pour cet outrage, se retrouva pillés et points liés (bof !) Les chênes lui entamant la chère, il déclama avec emphase : « Mais que suie-je Vénus fer dans sept galère(…s) ?
Au sain du public, le sein compatit et récita, à l’intention du pauvre erre, un notre paire, avant d’invoquer sa ceinte maire. La foie est ainsi faîte qu’elle ne souffre aucun lit tige (Ceci est moins une homonymie qu’une irrépressible pulsion…)
Le destin du prévenu sellé, le greffier, à cheval sur la procédure, trempa sa plume dans une ancre rouge comme cent de port et acta la cent anse(…s) ! (Hum !)
« Que ce sceau soit mis au poto ( celle-ci est tordue, je vous l’accorde) », hurla un autre seau, « ne voyez-vous pas qu’il vous ballade ? ajouta-t-il un tremolo dans la voie. Cet hêtre est un satire qui ne peut aître sauvé ! » (il ne croix pas si bien dire !)
À ce mot ment (encore !), l’inquisiteur demanda au condamné si le pêcheur avait un dernier veut à exhausser.
« Oui, monsieur le curer, répondit celui-ci, je voudrais, comme mon chaîne préféré, être confit né ( c’est le dernier, promis !) en cerf ».
« En serf ? s’étonna l’oh bla (di oh blada… je sais, j’avais promis ! mais c’est tellement tentant !)
« Oui, Mètre, car je n’ai point de vis et voudrais arriver à bon porc sans finir (c’est vraiment le dernier, juré !) tel un chant en friche, ti !
Le vair clair venait du Nord.
« Qu’il en soie ainsi, toutefois, je ferai dire pour vous un hobbit, hobbit, hobbit.
Le ter du milieu étant le bon ! (Ouille !)
« Cela ne ferret d’ailleurs de mal à personne de l’égoutter ! » sexe clama (cette fois, c’est vraiment la dernière !) le juge enrhumé.
Et ainsi fût fée !
Addenda : L’auteure a définitivement arrêté le café.
Ani Sedent
/image%2F0995560%2F20260129%2Fob_42d67c_capture-d-ecran-2025-10-09-120722.png)
/image%2F0995560%2F20260129%2Fob_cdad3a_opera-snapshot-2024-04-29-204142-super.png)
Auteurs qui ont participé :
1- Carine-Laure Desguin
2- Ani Sedent
3- Elisabeth Chancel
4- Philippe Desterbecq
5- Claude Colson
6- Micheline Boland
Résultats :
Texte 1 : IIII
Texte 2 : III
Texte 3 : I
Texte 4 : I
Texte 5 : I
Et les deux gagnantes sont : Carine-Laure Desguin et Ani Sedent !! BRAVO !!!
Et merci à tous les participants !!!!!
/image%2F0995560%2F20260129%2Fob_fcfc58_girl-2529908-640.jpg)
DE VILAINES TRACES
C’est le début des grandes vacances. Je suis une fillette assez aventureuse dont la grand-mère maternelle assure régulièrement la garde durant les périodes de congé. Mes parents sont en effet fort occupés par leur commerce de meubles. Je vais atteindre bientôt mes sept ans et demi et viens de marcher sur la bande de terre arrosée un peu plus tôt par ma grand-mère. La terre humide ne m’a pas semblé dure, mais plutôt souple. Je l’ai arpentée avec facilité. C’était ma première expérience de ce genre. Soudain, je repère la petite balle jaune sur la pelouse. Sans doute s’agit-il d’une des petites sphères avec lesquelles aime jouer Stéphanie la fille des voisins ? Je ne peux m’empêcher d’aller au plus vite chercher ce jouet.
Tout va très rapidement. Lorsque je m’en suis accaparée, je n’ai qu’un désir, celui de rentrer dans la maison pour la montrer à ma mamy avant de pouvoir me rendre chez Stéphanie. À chaque pas que je fais sur la terrasse, puis dans la cuisine, mes chaussures laissent de petites traces brunâtres, mais cela je l’ignore bien entendu.
Ces petites traces brunâtres sont immédiatement repérées par ma grand-mère, occupée à préparer de la mousse au chocolat. « Mais Alexandra quand seras-tu raisonnable ? Pourquoi n’as-tu pas essuyé les semelles de tes chaussures sur le paillasson ? J’avais nettoyé le sol de la cuisine il y a moins d’une heure et tu le salis déjà !… » Les remarques pleuvent. Dans l’esprit de ma mamy, empreintes de pas et maison bien tenue ne font vraiment pas bon ménage.
Je tente alors vainement de bafouiller une bonne excuse dont ma grand-mère n’a évidemment que faire. Que lui importe cette balle jaune qui se trouvait sur la pelouse ! Que lui importe que je voulais juste agir au plus vite en espérant partager ensuite des moments agréables avec Stéphanie !
Quelques minutes plus tard, je commence à écrire dix fois sur une page blanche lignée : « Ne pas oublier le paillasson. » J’ajouterai que je réalise cette punition avec le zèle d’un calligraphe, car je ne suis en rien préparée à perdre de vue que ma grand-mère fut une directrice d’école qui, paraît-il, était crainte aussi bien par les enseignants que les élèves.