« Comment ça : « votre mère est introuvable ». Vous êtes supposés la surveiller, non ? Contrôler ses allées et venues. Savoir à tout moment où elle se trouve, ce qu’elle fait, comment elle va ! Non ? Nous avons choisi votre établissement pour son sérieux que vous n’avez cessé de mettre en avant dans vos brochures publicitaires, au cours de la visite que nous avons faite de votre « institution », lors de nos conversations téléphoniques et j’estime que nous payons assez cher vos prestations pour ne pas nous contenter d’un « votre mère est introuvable » ! » (extrait de la nouvelle On n’a pas tous les jours (quatre fois) vingt ans)
Biographie
À 7 ans, Bettina Forment sait déjà ce qu’elle fera plus tard : elle sera professeure. Et comme elle passe tout son temps dans les livres, elle choisit tout naturellement d’enseigner le français et la littérature. Après des études de Lettres Modernes, elle passe le CAPES et entame une longue carrière d’enseignante qui est loin d’être achevée.
Mais sa passion pour les livres ne s’arrête pas là. Son cerveau fourmille d’idées qu’elle ne cesse de coucher sur le papier. Toutes les émotions qu’elle a éprouvées au cours de ses nombreuses lectures, elle veut à son tour les faire vivre à ses propres lecteurs et lectrices : les faire rire ou pleurer, les émerveiller ou les intriguer, les faire rêver et voyager.
Résumé du livre
De si charmantes vieilles d’âmes est un recueil de sept nouvelles qui brossent le portrait de femmes d’âge mûr, voire très mûr. Si certaines sont douces et attentionnées et méritent bien le surnom de « mamie gâteau », d’autres sont beaucoup plus revêches et se rapprochent davantage de Tatie Danielle !
Le Transfert, Carine-Laure Desguin, théâtre, Editions Chloé des Lys.
Dans cette pièce de théâtre, un seul décor : une chambre d’hôpital.
Les personnages sont anonymes, aliénés à une fonction, étrangers à eux-mêmes. Existent-ils seulement ?
Un clown en face d’un patient allongé veut jouer envers et contre tout.
Progressivement inquisiteur et autoritaire, il semble dicter les règles du jeu au détriment de celui qu’il est venu faire rire.
Le patient, triste et morose ne rit pas. Est-il fou ou puni ? Il doute de tout et interroge le clown.
D’abord résigné, il ne comprend rien, il ne reçoit pas de réponse de son étrange interlocuteur. Il souffre, il souffre atrocement, il se souvient. « Le parfum des roses me paraît si loin, si loin, si loin… »
Un robot sorti de nulle part apporte le remède à sa douleur, un carton blanc, vierge et vide !
Les visites sont terminées, le clown quitte la chambre.
Le docteur et l’infirmière entrent en scène. Ils discutent de l’existence du patient ou plutôt de sa non-existence. Un dialogue complètement burlesque s’engage entre ces deux nouveaux personnages à propos du malade.
Le patient comprend lentement, il se souvient, il réfléchit maintenant, il veut pisser, il a faim, il a soif… il sourit même ! Il se rebelle.
Mais non, il ne sera pas sauvé. Il est fou, il ment, il n’existe plus. Il est devenu non-patient, englouti dans le néant.
Il n’a pas ri, le clown lui avait bien dit pourtant qu’il devait rire.
Il ne reste rien, même pas le souvenir d’un parfum…
Prodigieuse, Carine-Laure Desguin nous emmène dans un dédale abracadabrant par la seule puissance de ses mots ! Dans ce texte court et dense, elle dépasse avec audace les limites de la raison pour le plus grand plaisir du lecteur.
Une lecture hors-norme dans la forme comme dans le fond! Bravo !
Depuis notre tendre enfance, nous cherchons à connaître le monde qui nous entoure. Ce monde qui nous est offert, qui est là, ne demandant qu’à être découvert.
Remarquant assez rapidement, que notre corps était pourvu d’outils plus ou moins intéressants, nous avons touché, palpé, goûté, senti, reniflé, léché, vu, aperçu, entendu, écouté ses vibrations, jusqu’à plus soif, jusqu’à la saturation, jusqu’à la croyance que tout était connu et qu’une certaine normalité des sens était acquise.
Et pourtant, il y a encore tellement de choses à apprendre, tellement de choses à voir, tellement de choses à observer.
Ai-je réellement observé l’objet se présentant à moi ? Ai-je réellement vu ce qu’il voulait me montrer, hormis l’évidence ? Cette pomme n’aurait-t-elle pas d’autres facettes à me montrer, qui me feraient même oublier que c’est une pomme ?
Au fil de mes expériences photographiques, de mes essais, de mes recherches de nouvelles sensations, j’ai assez rapidement voulu voir différemment, basculer les normes, et observer d’une autre manière.
En tant que photographe, j’ai eu ce désir d’aller plus loin, et ne pas me contenter de coucher sur la pellicule, uniquement ce qui était mis à ma disposition, comme une nature luxuriante ou la rencontre avec un animal sauvage exposant sa beauté et sa force naturelle, ou encore une situation familiale cocasse ou drôle d’un enfant jouant et riant aux éclats.
Non, j’ai eu cette envie viscérale de voir autrement, de ressentir autrement, avec un autre regard, un regard profond allant au-delà de l’évidence, au-delà des codes, au-delà du sens évident ou primaire.
Nous sommes parvenus à une ère, où tout s’entrechoque, tout se ressemble, tout est identique ou tente de l’être. Je me sens inondé par ce flot inimaginable de vidéos et photos postées sur les réseaux sociaux, montrant et mettant en avant l’individu dans une multitude de situations improbables, et ce dans le seul but d’être vu par d’autres individus qui se presseront de poster un commentaire tout aussi insipide et dénué d’intérêt, dans le même but d’être remarqué.
N’y aurait-il pas là une certaine convergence des actes ?
N’y aurait-il pas là la démonstration d’un lissage des opinions, d’une homogénéisation des idées, d’une volonté d’exister au travers d’un groupe ?
Est-il « normal » de se contenter de copier ce que d’autres font, pour exister ? Est-il plus simple de faire comme tout le monde et de se soumettre aux normes pour ne pas se sentir rejeté ?
Plus on est de fous, plus on rit, dit-on ! Plus on est fou, plus on vit, pourrait-on dire ! Alors soyons fou et sortons des sentiers battus.
Osons être différent ! Osons la singularité de nos pensées, de nos envies ! Osons nous démarquer par une vision propre et non formatée de ce qui est, ce qui doit être, ce qui devrait être !
Les choses sont celles que vous avez envie de voir, celles qui vous font vibrer, ressentir, aimer, pleurer.
Osez exprimer vos opinions, osez vous différencier par votre vision, par votre regard, par un autre regard.
Biographie
Je me nomme Frédéric Swoboda, j’ai 48 ans, je suis photographe.
Mes formations initiales d’ingénieur industriel et de bachelier en mathématique m’amènent tout naturellement à aimer ce qui est abstrait, technique, complexe.
J’ai, d’une part, toujours travaillé comme ingénieur dans l’industrie pharmaceutique, en tant qu’expert en maintenance et, d’autre part, eu cette envie et ce désir de développer mon caractère créatif, que ce soit en sport, en musique ou en art, la photographie macro en particulier.
Mon parcours artistique est assez simple finalement et à la fois singulier, car je ne cherche pas à photographier le monde macroscopique « réel » qui m’entoure, comme des paysages époustouflants où les éléments s’expriment librement, ou la vie des gens aux quatre coins de la planète, mais au contraire à ne photographier que le microscopique qualifié de secondaire, insignifiant, mis de côté, inutile ou caché et de faire émerger alors une autre vérité, plus personnelle et moins évidente, moins commune, moins banale peut-être.
Depuis 2015, je développe ce projet de photographie macro-abstraite, sous le nom PROXIMAC (proximité-macro), nom de mon premier site internet, où le fil conducteur est la découverte de ce monde microscopique. Fleurs, roches, nourriture, bois etc, tout y passe sous mon objectif macro.
Depuis quelques années, mon site officiel www.swoboda.be a remplacé PROXIMAC pour se concentrer d’avantage sur ma recherche artistique où la peinture prend une place, à présent, importante. Nouveau media qui m’apporte également son lot de découverte et d’étonnement.
J’ai à ce jour fait quelques expositions (parcours d’artistes, centre culturel) et exposerai en février 2024 au Mont-de-Piété à Bruxelles.
Résumé du livre
Cette aventure macro-photographique, comme j’aime à l’appeler, est une recherche de sens au travers de nos cinq sens.
J’ai voulu écrire ce que je ressentais émotionnellement lors de la prise du cliché. Quel frisson a traversé mon corps lors de cette prise de vue et qu’est-ce que cela évoque comme pensée ?
Toucher, sentir, écouter, voir, goûter nous permettent de comprendre le monde dans lequel nous vivons. Ces sens nous autorisent à penser, réfléchir, voir autrement peut-être, afin de nous construire, et de nous épanouir.
Passé l’évidence, le monde nous montre une autre facette et nous emmène alors au cœur des choses, là où l’indicible nous parle.
4
entre deux prothèses
dentaires colgatisées
fixodentisées
et j’en passe
les mots s’articulent
rebondissent postillonnent
ginginvite fout l’camp d’ici
tous ces « ite » qu’il se prend dans la gueule
quand même
faudra gargariser d’allure
il entend ça
inquiet
est-ce un code pour
une hospitalisation
opération
décompensation
de la vie
soudain un mur de glace
personne pour consoler/enlacer/réchauffer
sinon les entrailles de la nuit
et un lange taille M
saturé d’urines normocolorées
"Et si tout n'était qu'illusion ?" a lancé notre nouveau hors-série intitulé :
"C'est magique !"
Pour ce hors-série, laissez affluer votre imagination ! Poésies, contes, dessins...
Magie noire, magie blanche, lutins, fées et trolls, vampires, magiciens, rêves et cauchemars...
Je vous laisse décider !
Seule obligation : il me faut un titre exhaustif en rapport avec le sujet et... une illustration en jpeg + votre photo
1 à 2 pages maxi A4 times roman 12. Tout le monde peut participer.
Les textes doivent m'être envoyés AVANT le 15 mars 2024. Ils seront soumis aux votes des lecteurs dans la foulée. Les 6 titres plébiscités (peut-être plus) seront publiés.
Par ailleurs : vous êtes auteur CDL d'un ouvrage traitant ce sujet => envoyez-moi un pitch différent de la 4e de couv., la 1ère de couv. en jpeg, votre photo et... votre ouvrage paraîtra également dans le hors-série (les présentations seront prises dans l'ordre chronologique de réception en fonction de la place restante).
Dernièrement, j’ai voyagé en Islande. Si si. J’ai voyagé en compagnie de Bob l’aventurier, Poussin l’organisée, et Juju le mélomane. Une petite famille bien sympathique qui voyage à bord d’une Yaris de location et emprunte les chemins réservés au 4X4 (pas tous, rassurez-vous). Ça cahote pas mal, mais ça vaut le détour !
Dans ce style qui lui est propre (et qui m’a rappelé l’époque ou je lisais Les dix petites négresses) l’auteur nous emmène dans un pays de marmites d’eau bouillante et de géants de glace, de plages de sable noir et de champs de mousses grisâtres ‒ quand ils ne sont pas de souffre aux incroyables teintes fluo ‒. Mais si Bob joue les guides touristiques, ne croyez pas qu’il se contente de décrire ce qu’il voit, non, il commente, alterne humour et poésie, fait un peu d’histoire et parvient à nous donner l’impression d’être du voyage. C’est éminemment sympathique, amusant et, oui, instructif. Le croirez-vous ? J’ai appris, une chose sur la distillerie écossaise de Glenfiddich, une chose que je ne savais pas, que je n’ai pas vue quand je l’ai visitée il y a quelques années, et qui m’a fort amusée. Si vous voulez savoir de quoi je parle il faudra lire le livre. Non non, je ne vais pas spoiler.
Bref, un récit de voyage plein de gaité, d’aventures et de tartines de confiture. Un vrai régal !
J'ai beaucoup appris depuis notre rencontre du mois dernier, docteur. Votre mine dépitée affiche le doute, mais je vous le dis, j’ai capté des masses d’infos. Je potasse jour et nuit. Surtout la nuit, question de vibrations par rapport à la position d’Alpha du centaure dans l’angle de mon plexus solaire, vous comprenez. Et toujours la p’tite tisane aux feuilles fraîches d’ayahuasca devant moi pour éveiller ma conscienceun max et m’aider à voyager dans l’au-delà. Là-haut, grosse déception, j’ai pas trouvé d’hôtel, faut s’habituer à tout avant d’atteindre la cinquième dimension, n’est-ce pas docteur ? Rassurez-vous, c’était de l’humour. J'ai presque tout compris, docteur. Oh bien sûr, quelques lacunes persistent ça et là. La perfection n'est pas pour cette vie-ci. Ce sera pour ma prochaine incarnation, voilà tout. Vu les thèmes que j'aborde ici, docteur, vous devez êtes certain désormais que je suis sur la bonne route, celle de la voie céleste pleine de lait, la lactée, hi hi hi.
Continuez donc, Sheila, je vous écoute...
Eh bien docteur, question théorie de la double corde, je maîtrise. Le passé qui n'est pas encore tout derrière moi et le futur qui me claque déjà au visage, ça c'est encore un peu compliqué pour ma cervelle de moineau. Si (entre copines car devant la famille c’est chuuuut, ma belle-sœur penserait que je suis dingo) j'aborde les explications du temps qui se plie et se déplie alors que vous m'avez dit que justement le temps n'existait pas, là je cafouille à cent à l’heure. S'il n'existe pas, le temps, comment voulez-vous qu'il se contorsionne de pareille façon? Oui je sais, il y a le temps linéaire, le chronos, celui que l’on connaît tous enfin qu’on croit connaître mais c’est faux et il y a le temps kaïros, le soi-disant circulaire. Alors là, celui-là, basta, ne m’en parlez plus, qu’il aille se faire voir chez les Grecs, retour à l’envoyeur ! Pour ce qui est des Arcturiens, des Pleïadiens aux beaux yeux bleus et des affreux Reptiliens … attendez un peu il y en a d'autres, ah oui … les Galactiques, excusez-moi mais malgré tous mes efforts pour parcourir les champs quantiques, je n’ai aperçu aucun Galactique, que dalle. Et des efforts, j’en fais, croyez-moi. À chaque pleine lune je me couche sur la pelouse synthétique. Nue sous les étoiles, les bras en croix et les jambes écartées. Pour la tête positionnée vers le Nord, c'est compliqué, même avec une boussole hyper-sophistiquée. Vous pensez, docteur, que c'est à cause de ce non-axe que je ne vois aucune soucoupe volante? J'aimerais tellement être repérée par un grand et beau Galactique, kidnappée et ... abductée. Un implant sous la clavicule gauche me ferait le plus grand bien. Ou juste sous le troisième œil. Vs comprenez, docteur?
Oh oui je comprends très bien, Sheila ...
Il paraît que ces extra-terrestres sont invisibles pour nous, pauvres petits Terriens. Enfin, je précise, « parfois » invisibles. C'est une question de multi-dimensionnalité ou quelque chose comme ça. Alors avec les p’tits Gris et les grands Gris, les Intra-terriens et tout ça, ceux d'Agartha, je m’embrouille encore un peu. Les portails inter-dimensionnels qui apparaissent et disparaissent, ça, c'est trop pour moi. Les extra-terrestres qui alchimisent leur matière organique pour se transformer eux-mêmes en leur propre vaisseau spatial alors là, je n'y crois pas un seul instant. Et vous, docteur? Faudrait pas qu’on me fasse prendre des vessies pour des lanternes, quand même. Le coup des synchronicités, passe encore. Moi j'appelle ça une coïncidence, faut rester simple parfois, docteur, et ne pas aller chercher midi à quatorze heures. C’est comme l’histoire de cette fameuse matrice. Nous serions tous empêtrés dans une toile invisible, un hologramme qu’ils disent, et nous passons notre vie à nous dépatouiller de tout ce brol dans cette infecte troisième dimension pour atteindre notre moi divin. Ouf ! Enfin ! Et nous échapper de cette épaisse illusion dont tout l’monde parle mais que personne ne définit jamais à part cette abeille.
Cette abeille ?
Docteur, ne me dites pas que vous ne connaissez pas Maya ?
Ah oui, la maya, oui oui, bien sûr que je connais la maya, Sheila.
Alors Docteur, à présent que je perce mystère après mystère et que donc je me débrouille pour m’échapper de cette matrice qui nous illusionne tous, vous m’inscrivez dans votre secte « Abracadabra » ? Une question me taraude … Voilà docteur, si je m’extirpe de cette matrice, Ringo mon chaton d’amour, il pourra ascensionner lui aussi vers la cinquième dimension ?
Comme souvent, monsieur Lavillefranche est arrivé à retenir Mulaka Mbangue et Loretta Dinapoli, suspendus à ses lèvres dans le parc ensoleillé. Nerveux, ils jettent de brèves œillades vers la réception, d’où ils savent que d’ici peu on les hèlera, les ramenant à la routine des autres résidents.
C’est qu’il a tant à raconter, monsieur Lavillefranche, et qu’arrivé au terminus de son train de grandes aventures, il aime ouvrir l’une ou l’autre valise de souvenirs et en partager le contenu avec les deux infirmiers complaisants. Hier, il a déploré avoir égaré la photo d’Alida, sa passion de jeunesse. Il s’en veut tellement, il l’a certainement déposée sous autre chose mais quoi ? Alida avait des yeux splendides, ils s’étaient rencontrés à Vienne… Elle était comédienne au théâtre in de Josefstadt, mais hélas leur amour avait été de courte durée, oui… oui… un certain Harry Lime – un drôle de type avec un visage poupon – l’avait contrainte à fuir avec lui par les tunnels des égouts, il ne sait plus trop pourquoi, c’est bizarre mais pourtant il s’en souvient bien !
La semaine précédente il avait évoqué, les yeux clos et un sourire errant sur les lèvres, la si jolie Audrey, tellement gracieuse. À Rome ils avaient fait un tour en vespa inoubliable, elle entourait sa taille de ses petites mains gantées et appuyait sa tête contre son épaule. Que faisait-il à Rome, il ne le sait plus mais il pense que ça avait un rapport avec le journalisme, oui ça doit être ça, peut-être écrivait-il des articles touristiques pour une revue, car il sait qu’il n’a jamais vraiment vécu à Rome et d’ailleurs il ne saurait dire comment c’est… Juste la vespa et le Colisée… et Audrey !
Et là maintenant, Mulaka et Loretta, abasourdis, ont droit à sa belle romance tardive – il ne faudrait pas en parler à ses enfants, car il était déjà marié, promis ? – avec Irène, une Grecque dont le visage laissait sans voix et que la passion auréolait. Où l’avait-il vue, encore ??? En Grèce bien entendu, mais où ? Une île, oui c’est ça, une île, et lui ce jour-là avait bu plus que de raison, il dansait comme un fou sous le soleil. Elle, elle était assise et le suivait du regard avec une telle flamme que… mais chuuuut, je crois que c’est ma fille qui arrive avec les petits, ça reste entre nous hein ? Je vous fais confiance !
Et il étreint l’avant-bras de Mulaka, adresse un sourire à Loretta qui se promet de farouchement garder ce secret d’amour…
Bonjour papa chéri, regarde qui j’ai amené aujourd’hui, Alida et Anthony ! Dites bonjour à bon-papa, les enfants !
Elle se tourne vers eux, secoue les cheveux, s’assied sur le banc et prend la main de son père qui échange avec elle une expression de grand contentement et d’amour. Elle lui tend une photo dédicacée. À François, cordialement Alida Valli.
Tu l’avais faufilée dans les pages de la revue de cinéma que tu m’as rendue, papa chéri… Je sais que tu l’aimes beaucoup.
Ah ? Je la connais ?
Pas en vrai, papa chéri, mais tu aimais beaucoup ses films.. Le troisième homme, Senso…