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Joelle Rochard a lu "Les 'Apprent-histoires'" de Julie Toussaint

Publié le par christine brunet /aloys

 

Petit coup de cœur pour « Les Apprent-histoires » de Julie Toussaint aujourd’hui.

Tout d’abord une présentation des différences d’utilisation du point, des points d’interrogation et d’exclamation. Puis vient la comparaison entre les différentes lignes ! C’est léger, ludique et joliment écrit.

Deux historiettes s’en suivent.

L’une nous raconte l’importance dans notre vie d’un des plus petits éléments visibles : le grain de sable. C’est une façon d’attirer l’attention du jeune lecteur sur le fait que ce qui est petit est loin d’être négligeable.

L’autre évoque l’amour impossible dont souffrent la grande et la petite aiguille d’une horloge car elles ne vivent pas au même rythme…

Dans des styles variés et plaisants, ces « Apprent-histoires » sont agréables à découvrir !

 

JOELLE ROCHARD

https://www.joellerochard.com

 

Publié dans avis de lecteurs

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Livia Ov nous présente succinctement son recueil "Poésies Limites"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Extrait :

 

Magnifique il est,

Ancien mais sans âge.

Le temps ne lui a offert aucune ride.

Seules ses cernes grandissantes,

Témoignent de sa fatigue.

Si ancien,

Mais sans âge.

 

Traces d’immortalité, 2021.

 

 

Biographie :

 

Livia Ov. est diplômée en lettres des universités de Lausanne et Fribourg. Elle publie son deuxième recueil de poèmes chez Chloé des Lys en 2022 après en avoir publié un premier en 2014.

 

 

Résumé :

 

Un recueil aux limites de la vie et de la mort, où les opposées dansent et s’enlacent.

Publié dans Présentations

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Christine Brunet a lu pour ActuTv « Les Apprent-histoires » de Julie Toussaint

Publié le par christine brunet /aloys

« Les Apprent-histoires » Julie Toussaint

 

Coup de cœur pour ce recueil de quatre mini histoires destinées aux petits. J’ai adoré les découvrir en me disant, à chaque fois, que mon fils aurait adoré que je les lui raconte le soir, avant de se coucher.

Ces textes, très bien écrits, sont ludiques et éducatifs, agrémentés de jolis dessins que j’aurais bien aimé en couleur pour plus d’attractivité (tant pis !) : l’enfant apprend en s’amusant le rôle de la ponctuation avec « les petits points ». Il comprend la notion de petit et de grand, de vaste avec « Si petit, et pourtant… ». Il joue avec les lignes, courbes, droites et toutes leurs possibilités dans « T’as la ligne ? » et enfin, il découvre le rôle des aiguilles d’une horloge avec Pik et Pak, les aiguilles romantiques.

Bel exercice de pédagogie et d’imagination : l’auteur, Julie Toussaint, sait parler aux enfants. Elle sait les intéresser, titiller leur curiosité et leur intellect. Tout est rythmé pour ne jamais susciter l’ennui. L’enfant apprend en s’amusant et l’adulte s’implique en s’amusant également.

Un ouvrage à découvrir, à lire à tous vos petits bouts !

 

Christine Brunet

 

Publié dans concours

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Christine Brunet a lu « Le présent du chameau » de Virginie Richel pour ActuTV

Publié le par christine brunet /aloys

 

Pour une fois, j’ai lu la 4e de couverture (ce que je ne fais jamais pour avoir la primeur du texte et être surprise), peut-être parce que le dessin de couverture est curieux ? Et donc, j’y lis en toute fin de pitch : « c’est une histoire pour petits et grands, pour tous ceux qui, un jour, ont été enfermés dans un monde fou et sublime à la fois. »

Une fois terminé cette étrange histoire, je me pose la question… « Le présent du chameau » est-il un conte pour enfant ? Sans doute par son côté loufoque, aberrant, joyeusement coloré, à l’imaginaire débridé. Et pourtant, j’hésite… parce que l’histoire est « compliquée », opposant les adultes d’un monde réglé, en noir et blanc, lisse, sans imagination au monde des enfants débridé, chamarré, fou et inventif.

En fait, je crois cette histoire faite pour être lue à voix haute, cadencée et mimée par le conteur.

Quant au chameau, il est le lien, le passage entre adultes et enfants. Il est celui qui fait grandir, crée les interactions, transforme… Il n’est pas le temps car cette dimension, même si elle existe, veut être gommée par les protagonistes de l’histoire. Il est, en fin de compte, le trait d’union entre rêve et réalité.

« Le présent du chameau » peut être lu aux enfants, expliqué, mais il est destiné, à mon sens, aux grands. D’ailleurs, une réflexion du chameau résume à elle seule l’ambiguïté du positionnement du textez en exposant son degré de réflexion : « Les adultes déforment-ils la réalité des enfants ou est-ce la réalité des enfants qui déforme les adultes ? »

A méditer…

 

Christine Brunet

 

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Actutv2, l'émission... C'est déjà la 9e !

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/s68tEZZIyKc

Bonjour à toutes et à tous !

Déjà l’émission 9 ! Tiens au fait, Youtube nous a attribué un identifiant qui vous facilitera la tâche pour vous retrouver ! youtube @actutv2lemission !

Et bien sûr, notre site est toujours là pour vous proposer des séquences individuelles, des trailers, des chroniques… actutv2.com

Ceci dit, de qui allons-nous parler dans cette émission ?

De livres pour enfant avec les ‘Apprent-histoires’ de Julie Toussaint, ‘Le présent du chameau’ de Virginie Richel et ‘Le sixième domaine’ d’Ani Sedent, de deux romans d’Alain Charles « Les viateurs » et « Une si jolie poseuse de bombes », du roman d’Edmée de Xhavée « La rivière des filles », de l’ouvrage de Jeanne R. « Mémoires d’une âme », du dernier roman de feu Rolande Michel 'L’envers du miroir’, du livre de Daniel Roualland ‘L’amour n trompe l’œil’.

Quoi d’autre ? Carine-Laure Desguin  a interviewé l’auteur du roman « Ce que le cœur murmure » de Sylvie Thibaut Bouffart.

 

A noter qu'une émission spéciale sera consacrée à une interview menée par Edmée de Xhavée de Julia Jonas au sujet d'un projet passionnant mené en Afrique du Sud ! (des problèmes techniques nous ont empêchés de l'intégrer dans l'émission 9). 

Publié dans vidéo

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Bénédicte Decleye nous présente son recueil de textes "A tendre vers moi - A la vie, à la mort"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

 

Née en 1982 à Bruxelles (Belgique), Bénédicte Decleyre écrit depuis l’enfance. Elle publia ses premiers textes dès l’âge de 10 ans et fut éditée dans plusieurs revues et ouvrages collectifs. Lauréate de concours d’écriture (poésie, nouvelles) à l’adolescence, elle consacra sa plume, adulte, à la défense des droits des personnes fragilisées par un accident de vie dans le cadre de ses métiers d’avocate et de juriste en droit social. A l’âge de 34 ans, un ensemble d’évènements difficiles la ranimèrent à l’écriture : par réflexe, elle se saisit d’un bic, et d’un carnet, et le flot de mots qui ne s’était jamais     tari reprit son cours.

 

Longtemps demeurée dans le monde du silence, de l’observation, de l’expectative et de la réflexion, douée d’une très grande sensibilité et jonglant avec les sons, l’écriture de Bénédicte est imprégnée de délicatesse et de poésie. Nourrie de ses études complémentaires en Droit de l’enfant, Langue des signes, Ethique des soins de santé, Troubles du spectre de l’autisme, massage et de ses nombreuses lectures dans les sphères du handicap, de la psychologie, de la santé, du développement personnel, Bénédicte propose dans ses textes un regard atypique et des mots, des émotions, des émaux-sons.

 

Atypique, ce sont aussi les prix « coup de cœur » « prix du jury » qui furent parfois créés spécialement pour elle, qui n’entrait pas tout à fait dans les cases, dénotait, mais qui retenait le souffle et l’attention.

 

Toujours aussi merveilleux de te lire, un délice pour l'auditive que je suis. Tes mots résonnent avec leurs rimes et leurs rythmes dans ma tête, comme une douce musique à réécouter et à savourer.

Juste cette note de bonheur et d'espoir dans un monde en désespérance est un doux mets pour les sens. (Katia, une lectrice)

 

 

Extraits

L’inconception

    A toi, mon ange, mon amour, la raison de ma vie, de mon existence, de mon espérance. A toi, mon ange, mon bébé, mon amour. A toi, chéri de mon cœur qui n’existes que dans nos espoirs, nos rêves et nos tristesses, qui s’accrochent à nos pas jour après jour. A toi, notre espoir déçu, notre angelot déchu, notre chagrin, ma douleur, ma déchirure, mon cœur en lambeaux, mon âme en morceaux, ma souffrance, mon cri.

 

Te dire combien j’aurais tellement voulu découvrir ta venue, au détour d’un beau jour, comme une surprise, un cadeau inattendu et pourtant tellement espéré. Au détour d’un souffle, d’un doute, d’une certitude. Eblouir, éclabousser ce matin d’un élan de tendresse immense, et sourire, sourire à n’en plus finir. Te savoir, là, au creux de mes mains, au creux de mon ventre, blotti. Présent…

 

L’ancrage

Engloutie, ailleurs

J’écoute battre ton cœur

Mon petit, tout petit bonheur !

Tant de vie, déjà ! Et tant de peurs

Je ris, oh ! que je ris ! Et je pleure… 

 

Sortir les mots pour ne pas les hurler

Et demeurer, les bras ballants.

Ceux-là même qui avaient bercé l’enfant.

 

Demain pousse hier

Quand j’étais petit, j’étais dans le ventre de ma maman. Et bien avant, elle me raconte que j’étais dans sa pensée. Une poussière dans l’univers. Alors je regarde le ciel, les étoiles, et je m’imagine, une petite flamme, un point qui brille, loin, dans la nuit.

 

Etoile, ça me plait, j’étais un grain aussi fin que le sable, dit-elle, et je volais.

 

Hier cependant, mon sablier s’est cassé. J’ai regardé le verre brisé, l’objet à terre, et je me suis demandé. Comment cela se passe, dis, maman, lorsqu’on se blesse ? Lorsqu’on perd tout son sang ? Quand on a un accident ? Est-ce que tu peux mourir, toi, dis ? Et moi ?

 

Elle m’a pris dans ses bras, et j’ai vu ses grands yeux me regarder, aussi doux qu’un baiser, aussi tendres que le vent. Elle m’a pris dans ses bras et je me suis laissé bercer. J’étais petit, j’étais grand, j’avais tous les âges et j’étais son enfant.

 

Caché sous ses cheveux, le monde découpé en filaments dorés, j’ai entendu sa voix me murmurer…

Publié dans Présentation

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Chronique du livre de Virginie Richel "Le présent du chameau" par Joëlle Rochard

Publié le par christine brunet /aloys

 

Histoire pour les adultes ou pour les enfants ?

En effet à qui s’adresse ce conte où, tour à tour, les habitants de Terreferme doivent s’adapter à leur nouvel environnement ? Tout ça, parce qu’un chameau a avalé leur minuscule planète !

Changer de monde génère de la peur.

Les parents n’y voient que des problèmes, ils réfléchissent à des solutions, courent partout et en oublient de serrer leurs enfants dans leurs bras…

Dans le noir, les enfants se rapprochent, s’appuient les uns sur les autres et découvrent un nouveau monde. Ils vont vers tout ce qui les intriguent, expérimentent, rêvent, créent. Ils vont même jusqu’à croquer des morceaux de nuages et découper un bout de soleil, mais ce qu’ils veulent par-dessus tout, c’est que les grands retrouvent le temps et l’envie de s’occuper d’eux, de les câliner.

Regarder le monde qui change avec des yeux d’enfants, accepter de perdre nos repères pour mieux l’appréhender et nous recentrer sur l’essentiel. C’est difficile quand on est un adulte, mais encore faut-il essayer…

J’ai été séduite par le côté surréaliste de cette histoire : regarder au-delà de la réalité, découvrir le monde sous un autre angle de vue, et saisir les opportunités que peut générer un grand bouleversement.  Nous y serons de plus en plus confrontés, non ?

 

Joëlle Rochard

 

Publié dans avis de lecteurs

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Edmée de Xhavée a lu pour ActuTV "Les Viateurs" d'Alain Charles.

Publié le par christine brunet /aloys

 

Un roman très singulier, qui nous surprend de page en page...!

Quelque chose de terrible est arrivé. La terre a tremblé, les immeubles se sont effondrés, et les rues sont désertes.

Les chapitres alternent ce qu’il en est des rares survivants enfants, et des adultes. Le lien constant est à la fois la voix de Georges, père du jeune Pol, et une puis deux magnifiques hulottes – diurnes, mais on le sait, plus rien n’est « comme avant » - au vol de phénix qui semblent veiller sur le petit groupe des enfants.

Pol et ses amis d’infortune – Zabeth ingénieuse mais au langage de charretier, P’tit Poutch le poupon qui ne sait qu’une chose : on s’occupe de lui, le Poète qui s’exprime en vers et reprend des couleurs, et Angèle arrachée au suicide – n’ont qu’un objectif : comment passer cette journée, puis on verra pour la suivante. Ils sont dans le présent, un présent très exigeant en ce qui concerne les ressources, la résilience, l’objectif futur. Il leur faut se nourrir – les magasins ont été pillés par les survivants, les bien périssables périssent, il est urgent de mettre en place des systèmes D, E, F avec beaucoup d’imagination, il s’avère capital d’éviter es enfants gris, ces hordes d’enfants sauvages extrêmement agressifs aux cris stridents qui vivent dans le métro éboulé et se nourrissent des rats en s’entretuant. Il leur faut faire confiance à la voix et entreprendre une longue marche hors de la ville…

Les adultes, eux, sont dans une galerie nantie d’une seule porte. Ils attendent, le visage figé, le regard creux, éclairé parfois par une curiosité agressive quand quelqu’un ne fait pas comme eux, qui ne savent pas pourquoi ils le font ni ce qu’ils attendent, mais ils sont devenus de dociles attendeurs. Parfois, un adulte prend une initiative, passe « son tour » et on ne le revoit jamais. Parmi ces adultes, Georges et Mathilde, rencontrés par hasard et père de Pol ainsi que mère de Zabeth. Eux… c’est le passé qui anime leurs conversations, pour comprendre. Georges fait le tour des avertissements ignorés (réchauffement climatique, pouvoir, domination, paupérisation) et des enseignements religieux, philosophiques, voire historiques. D’autres civilisations ont connu cet anéantissement, ce n’est pourtant pas la première fois que ça se produit, et toujours on aurait pu éviter que ça recommence. La mort, la vie avant et après elle, les rêves… Georges et Mathilde débattent et dissèquent. Il s’agit, pour eux, d’aller de l’avant ou de revenir en arrière si possible.

 

Là, je vous laisse savourer la fin, qui est un coup de maître !

 

Edmée de Xhavée

 

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Christine Brunet a lu pour ActuTV « Chroniques de l’invisible : le sixième domaine » d'Ani Sedent

Publié le par christine brunet /aloys

 

En 2015, un peu après la sortie du premier tome, j’avais lu puis chroniqué « Magie en péril » avec un véritable plaisir : on y faisait la connaissance d’Hortie, une fée marraine très attachante, de Merlin, un mage (oui, peut-être, celui que vous connaissez tous !) au caractère tonitruant et de son apprenti chevalier, Valérian, un valeureux héro casse-cou et très intuitif. Nous nous étions enfoncés jusqu’au cou dans le monde magique créé par Ani Sedent, entre fantastique et heroic fantasy, entre fées, sorcières, mages, nains, elfes et dragons. Je n’ai pas l’intention de vous raconter ce premier tome, mais sachez simplement que l’auteur nous avait concocté une fin si surprenante qu’elle ne pouvait que nous convier à attendre le tome 2 avec impatience.

https://www.aloys.me/2016/01/christine-brunet-a-lu-chroniques-de-l-invisible-d-ani-sedent.html

J’avais presque oublié Hortie, Merlin et Valérian… Mais voilà qu’enfin le second tome paraît ! Je ne pouvais que me précipiter sur l’opportunité de le découvrir et de vous le faire partager… Mais cette fois, que vous dire ???  J’ai adoré ! Un coup de cœur ! Un autre, me direz-vous ? Un peu particulier, celui-là parce qu’il est le confluent de tout ce que j’aime : une belle écriture, de l’aventure à gogo, des héros magnifiques et intrépides, un univers particulier qui semble être la résultante de plusieurs courants, de plusieurs mondes tout en les croisant avec un autre, très étonnant, créé par l’auteur. Il est à la fois destiné aux enfants, aux ados et aux adultes. Il transporte le lecteur qui n’a qu’une envie : poursuivre la lecture sans s’arrêter et connaître le dénouement au plus vite…

Alors que dans le premier tome, nos héros s’étaient lancés aux trousses d’une sorcière noire, Nébula, qui était parvenue à s’évader de la prison où Hortie l’avait enfermée, cette fois, Merlin a disparu… Enfin disparu… Pas tout à fait… Accusé d’avoir volé un grimoire elfique très précieux, il est déporté par le Grand conseil dans un endroit secret. Hortie et Valérian se lance alors à sa recherche, convaincus que le vieillard est innocent. Ce qu’ils vont alors découvrir va bien au-delà de leurs plus sombres pensées…

Quant à la chute, Ani Sedent a le don de nous laisser pantois ! Plus qu’une seule solution : attendre le 3e tome en espérant qu’il paraisse au plus vite !! Ani Sedent nous propose du rêve… Laissez-vous vous emporter !

NB pour l’auteur : j’adore Azimuth ! (pour vous, lecteur, il s’agit d’un dragon…) Il donne encore plus de relief à l’histoire et un côté amusant et espiègle qui contrebalance le caractère de la petite fée-Marraine et souligne le côté grincheux de Merlin !

NB pour les lecteurs : ce second tome peut être lu indépendamment du premier ! Alors, n'hésitez pas !

 

Christine Brunet

 

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Christine Brunet a lu pour Actutv « Une si jolie poseuse de bombes » d'Alain Charles

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Première fois que je lis un roman d’Alain Charles et c’est un coup de cœur ! Voilà, c’est dit !

Ce livre est si « complexe » que je vais avoir du mal à le chroniquer sans trop en révéler… Tant à dire !

Tout est atypique dans cette histoire. Sa structure, d’abord… rythmée par trois aspects : les articles de journaux qui donnent aux lecteurs l’avancée de l’enquête de police et l’état d’esprit de la famille de la poseuse de bombe, les échanges entre le docteur Caroll, chirurgien esthétique (je ne sais pas comment l’appeler…) on va dire manipulateur de cerveaux et un personnage contradicteur qui semble le surveiller, porte-parole d’un Grand conseil d’autres médecins très dubitatifs quant à la technique employée par Caroll, très jaloux également de ses petites réussites sur le cobaye féminin… un autre médecin, sans doute.

Et puis, il y a les épisodes « Alice ». Une poseuse de bombe du nom d’Apolline, gravement blessée dans l’explosion de son engin, a été transférée incognito dans une unité spéciale de soins dans laquelle une technique de lavage de cerveau est mise au point. Et Apolline, transformée physiquement, sa mémoire remise méticuleusement à zéro, devient Alice… Une Alice blonde aux yeux d’un bleu intense, au physique de rêve… Une Alice du Pays des Merveilles… à la personnalité recomposée à chaque épisode nocturne par son « re-créateur ».

Le lecteur assiste à un triple processus : l’évolution d’Alice avec, en parallèle, dans une sorte de huis-clos, la destruction de la carrière du docteur Caroll que le conseil de l’ombre désapprouve, et comme un envers du miroir, les recherches  effectuées par la famille et la police pour retrouver Apolline.

Est-ce que Alice va, en fin de compte, retrouver la mémoire ? Va-t-elle retrouver ses parents et donc repartir en prison voire pire, poser une autre bombe sous l’influence psychique d’une autre entité manipulatrice, les 3A ? Va-t-elle s’installer dans son univers d’Alice et devenir libraire ?

Le lecteur suit le processus avec passion d’autant qu’il est construit de main de maître par l’auteur dont la plume est aiguisée et précise.

Ce roman est construit comme un huis-clos au début. Lorsqu’il s’ouvre enfin, à la fin, on tremble…

J’aimerais vous en dire plus mais l’intelligence de cet ouvrage réside aussi et surtout sur la surprise…

Bravo à l’auteur ! Un livre à découvrir de toute urgence !

 

Christine Brunet

 

Publié dans avis de lecteurs

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