Edmée de Xhavée a lu "Les Statues" de Jean Louis Minot
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Ce livre suit Guillaume, un homme encore jeune qui sort de prison. Pour aller vers l’avenir, il lui faut oser regarder derrière lui. C’est un récit de repentance, de souffrances vécues et infligées, de lente guérison, d’un pardon hésitant.
A sa sortie de prison, il ne sait comment retourner aux siens. Qui est-il, qui fut-il, qui peut-il encore être pour s’assurer de ne plus faire de mal ? Une première tragédie dans sa vie l’a rempli de colère, d’une souffrance si aiguë qu’il a cherché à s’en guérir en la jetant sur les autres, jusqu’à la seconde tragédie, celle qui l’a conduit en prison.
Il ne sait comment revenir aux siens, alors il erre. Une femme l’accueille, lui offre chaleur, silence et refuge. Jusqu’au moment où il se sent prêt à reprendre la route, qui est plus près de la source de tout : le village, la maison, la famille, les siens, sa vie d’avant.
Les êtres chers l’entourent, l’aident, le reçoivent avec amour et patience, même s’ils réalisent qu’il n’est jamais vraiment seul dans sa tête. En effet, alors qu’il restaure la vieille maison familiale pour y vivre, d’étranges présences l’interpellent régulièrement. Sans parler de Vieux Joseph… La rencontre avec une autre femme singulière l’effraie tout d’abord, on la dit sorcière, on la dit bizarre, on la craint. Elle surgit, l’observe, et l’apprivoise. Et, avec l’aide de tout l’amour des siens, lui indique la voie de la rédemption, du futur. Les statues.
Ce récit m’a captivée dès le début, et m’a tenue ainsi jusqu’à la dernière page. Les dialogues sont réalistes et vivants, et on ressent beaucoup d’amour en toutes choses : les adultes, les enfants, la maison, la campagne, Vieux Joseph, le travail, les parents affectueux et confiants, la persévérance. Guillaume en arrive à ne pas reconnaître celui qu’on lui affirme avoir été, ce garçon plein de fureur, alors que son retour aux sources lui restitue sa propre identité et que les étranges présences lui soufflent l’apaisement.
Edmée de Xhavée
Christine Brunet en invitée du blog Aloys avec la fiche de lecture signée Edmée de Xhavée de son dernier thriller "Malfarat"
J’ai lu Malfarat de Christine Brunet – Edmée De Xhavée
Eh bien, il s’agit de 423 pages truffées de rebondissements, mystères, moments délicats (y-compris ceux de l’amour, ses doutes et ses surprises), personnages hors du commun, et une enquête à bout de souffle.
Point de vue style narratif, on est dans le détaillé, le souci de véracité et vraisemblance, les dialogues concrets et changeants selon qui s’exprime, des descriptions de lieux, acteurs et ambiances qui font voyager le lecteur de page en page comme dans un film, tant c’est visuel.
Quant à l’histoire, elle commence loin dans le temps, dans une année 1943 provençale. Un étrange ordre de mission, la Résistance, la Gestapo, des collaborateurs, des tableaux dérobés à l’Italie, un chef de mission dénoncé puis exécuté. Des années plus tard, de nombreuses disparitions de jeunes filles se succèdent depuis longtemps déjà. Jusqu’au jour où on s’en prend aussi à deux adolescentes de la belle société, ce qui éveille une toute nouvelle attention. Une des demandes de rançon est tellement élevée que c’est là qu’un des tableaux volés fait sa réapparition, sa valeur devant assurer la libération de la victime.
Une équipe policière – plutôt particulière – enquête, avec, dans l’ombre, une équipe parallèle composée de personnages bien campés aux passés et méthodes très singuliers. Parmi eux, la légiste Gwen Saint-Cyrq, l’attrayante et audacieuse création féminine de l’auteur, que l’on a déjà rencontrée dans d’autres ouvrages.
Pas d’inquiétude si c’est la première rencontre avec Gwen car lorsque le passé pointe son nez, une courte explication efface les points d’interrogation éventuels.
Gwen se sent immédiatement « happée » par l’enquête car son amie Nina, marginale et un peu brebis égarée, est enlevée elle aussi. Avec son partenaire Mortimer, elle remonte la piste qui n’est pas sans dangers, que ce soit par les représentants de certains groupes sociaux, mais aussi parce que tout ce beau monde est armé et sur les dents. C’est ainsi que l’on traverse les milieux de la drogue, de la prostitution, d’une certaine haute société, d’une association très intrigante.
Et, au centre et autour de tout ça, revient toujours le manoir de Malfarat, qui existe vraiment mais a un passé plus innocent et paisible sans doute.
J’ai passé des soirées haletantes en compagnie de cet ouvrage touffu, très animé et qui joint l’aventure à la belle écriture. Un grand plaisir.
Edmée de Xhavée
https://edmeedexhavee.wordpress.com
Le blog "Les lectures de Maryline" a lu et chroniqué "Une vie à soi" de Séverine Baaziz
Résumé de l'éditeur :
MON AVIS :
Ce roman est un petit bonbon...
Sacha a 19 ans et vit de petits trafics en tous genres. Il n'a plus de père, et sa mère n'est pas présente, il vit donc ici et là, souvent chez les voisins qui s'occupent de lui, et qui s'inquiètent aussi beaucoup pour son avenir. Il est doué en cuisine et c'est dommage de ne pas exploiter ce don. Mais Sacha sait qu'il peut compter sur ses amis de toujours : Titoto et Sofiane.
Alice, quarantenaire, vit seule dans une résidence des beaux quartiers. Elle fait un boulot qui ne lui plaît pas forcément, elle est assez étrange, mais ce n'est pas grave, elle vit dans son monde. Elle n'est ni heureuse ni malheureuse, elle avance tout simplement dans la vie.
Un jour, ces deux-là se rencontrent et ça fait des étincelles. L'amitié est impossible, ils ne sont pas du tout compatibles... et pourtant, ils ne pourront s'empêcher de se revoir.
J'ai adoré cette petite histoire tendre et si douce. Mme Benebri est une femme tellement gentille, calme et aimante ! Et son caractère têtue lui est très très utile ! Sacha, quant à lui, est encore jeune, mais petit à petit, il va entrer dans le monde des adultes et comprendre que la vie peut changer grâce aux autres. Il se bat pour s'en sortir, il a une vraie passion et va tout faire pour réussir. Et puis il y a Alice... très spéciale mais tellement touchante et attachante...
Un petit bonbon tout doux à apprécier à sa juste valeur... À savourer !
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