Dans Bruxelles News, une chronique signée Yvan Godeau du roman de Joe Valeska "Ainsi, je devins un vampire"
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Ben Nappier nous propose un court texte "Le pécheur"
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Le pécheur
La nuit est présente dans la ville de Tournai. Il est très tard. La plupart des habitants dorment. Certains rêvent, d’autres cauchemardent. Nous ne sommes pas tous égaux…
Un homme encapuchonné court sur la Grand-place. Il court vite, très vite.
L’individu contourne le beffroi et se dirige vers la cathédrale aux cinq clochers. Elle l’attend…
L’homme s’arrête à l’entrée, celle située au vieux marché aux poteries. Il regarde à gauche. Il regarde à droite… personne. L’homme retire une clé en or de sa poche…
La cathédrale est plongée dans l’obscurité. L’homme s’arrête devant elle… la Madone. Il tombe à genoux et la regarde dans les yeux.
- Je suis sincèrement désolé…
Des larmes de sang coulent sous les yeux de la statue.
Dans une chambre située dans le quartier Saint-Brice, une petite fille se réveille. Elle se lève et regarde par la fenêtre. La cathédrale, comme elle scintille...
Ben Nappier
"Tous ceux qui tombent" de Rosa A.Haelsman dans Bruxelles News
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Les Chroniques de Chloé : "Songe qui peut" de Sylvain Michiels
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Sylvain Michiels :
La poésie est souvent perçue comme un genre classique de la littérature, réservé, dans l’imaginaire collectif, à une élite. Pourtant, elle n’est pas limitée à un lectorat spécifique, et je vais vous le prouver avec cette lecture.
L'ouvrage que je vais vous présenter est Songe qui peut, de Sylvain Michiels. Ce recueil de poèmes, paru en novembre 2024, aborde de manière poétique les mille et une petites pensées et réflexions qui nous traversent lors d’un voyage. La plupart des poèmes se concentrent d’abord sur les thèmes de l’île et de la mer, nous emmenant doucement à la dérive sur un océan de mots et de pensées, dans un cadre à la fois exotique et apaisant.
Ce court recueil nous invite au voyage à travers des thèmes tels que la mer, le vent et l’insularité. Mais il nous conduit aussi vers une réflexion plus intime sur notre rapport à la vie, à la mort, et à nos rencontres.
Le recueil est divisé en deux parties inégales : « Sur une île » et « Nos regards suspendus ».
« Sur une île » est une suite de poèmes plutôt courts, où l’on passe d’un thème à l’autre grâce aux titres donnés par l’auteur, qui en fixent le ton ou l’inspiration.
« Nos regards suspendus » est une suite de cinq textes poétiques qui s’enchaînent selon une logique narrative. On y trouve un début, une histoire brève et une fin : c’est l’histoire d’une rencontre. Cette partie est particulièrement poétique : on « vit », on ressent une rencontre qui ne peut être physique, mais qui s’apparente à une conversation intime entre deux âmes (du moins, c’est ainsi que je l’ai ressentie à la lecture).
Pour finir, je dirais que l’auteur a réussi à me faire voyager à ses côtés le temps d’une lecture, comme s’il m’avait embarquée dans le voyage qu’il a effectué au tout début de l’année 2018, entre Tenerife et La Gomera, au moment de l’écriture de ce recueil.
Bonne lecture à vous.
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Elisabeth Chancel nous propose un extrait du prologue de son très prochain roman "Les libérateurs"
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Avez-vous déjà emprunté un sentier forestier dans l'obscurité la plus totale ? Si, la journée, les murmures de la forêt peuvent être apaisants, la nuit, ils sont des plus angoissants. Tout s'obscurcit et cette noirceur contamine bientôt votre regard et votre âme. Vous voyez les arbres devenir d'inquiétants géants aux bras interminables. Vous prenez alors conscience de pénétrer dans un royaume inconnu et mystérieux où se tapissent les puissances des ténèbres.
Elle ne voyait pas tout cela et, même si elle avait pu le voir, elle y aurait été indifférente. Elle s'ingéniait plutôt à étouffer sa voix intérieure. La cagoule lui ôtait progressivement tous ses repères. (…)
Pourquoi avait-elle ressenti le besoin de vivre une nouvelle expérience ?
(...)
La cagoule lui fut enfin retirée et elle se frotta les paupières pour habituer ses yeux à la lumière, pourtant faible, du lieu. Le trio s'était arrêté dans une clairière baignée d'une étrange lueur jaunâtre qui ne provenait pas de la lune mais de sept flambeaux plantés autour de la scène. La nouvelle venue se pinça discrètement le bras. Un rire moqueur montait en elle mais elle se garda bien de laisser le moindre son franchir ses lèvres. L'air sévère des sept druides qui la fixaient ne l'invitait nullement à la dérision. Vêtus de longues robes blanches et leur visage à demi dissimulé sous une cagoule, les sept personnages, sortis tout droit d'un monde légendaire, se séparèrent en deux groupes pour lui permettre d'avancer jusqu'à un autel. La jeune femme reconnut un dolmen, composé de trois menhirs, cliché des landes bretonnes. Ce qui était un peu moins stéréotypé concernait l'homme qui y était ligoté...
Âgé d'une cinquantaine d'années, la barbe fournie et les cheveux brillants, le prisonnier gémissait sous son bâillon. Ses vêtements étaient sales, un peu déchirés, et dégageaient une odeur pestilentielle. Dégoûtée mais pas plus étonnée que cela, la femme détourna le regard et découvrit une table en pierre, deux mètres plus loin, qui présentait plusieurs objets insolites. Elle les observa quelques secondes. Puis, brusquement, un gémissement prolongé ramena son attention vers le prisonnier. Au même moment, la chouette repoussa son hululement sinistre. Le piège se refermait. Elle ne pourrait bientôt plus en sortir. C'était maintenant ou jamais. Alors, elle réalisa qu'elle avait compris bien avant de venir ici, et, aussitôt, elle fit son choix.
Elisabeth Chancel
https://www.youtube.com/watch?v=e9Y3YvvERRw
Les chroniques de Chloé : "L'arcane" d'Ani Sedent
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Ani Sedent…
Avez-vous déjà lu des livres de fantasy ?
Avez-vous déjà eu envie de vous plonger dans cet univers, de vivre, comme vos personnages préférés, des aventures magiques, hors du commun ?
C’est là le rêve de nombreux lecteurs de fantasy : délaisser ce monde gris et complexe pour basculer dans un univers plus joyeux ou un peu plus magique.
C’est l’effet que m’a produit cette lecture.
Les Chroniques de l’Invisible – L’Arcane d’Ani Sedent est un livre de fantasy où l’on suit les aventures de Valérian, jeune chevalier téméraire, dans la réalisation de sa première épreuve pour être adoubé. Celle-ci consiste à escorter Lunabell Fruimur jusqu’à la ville portuaire de Longvaisseau. Nous sommes ici en présence d’un quatrième tome (le premier étant Magie en péril), mais chaque ouvrage, chaque histoire, peut se lire indépendamment.
Ani Sedent est une autrice belge originaire de Liège, chroniqueuse pour la chaîne ActuTv2.
Lorsqu’on pense à un livre de fantasy, on imagine généralement de gros ouvrages de 400 pages minimum : ici, ce n’est pas le cas. Un peu plus court, ce roman n’en est pas moins très immersif grâce à ses descriptions poétiques et à ses personnages atypiques. Il nous plonge dans un univers si bien décrit qu’il en devient presque visuel.
N’ayant pas lu les premiers tomes et découvrant l’univers de l’autrice, j’ai très vite accroché à cette fantasy. Ses héros sont profonds mais aussi attachants, chacun à sa façon :
- Valérian, par son courage, son instinct et son envie d’en apprendre plus pour devenir chevalier ;
- Malicia, pour son ingéniosité et sa relation avec les autres (malgré le fait qu’elle soit imposée à leur petit groupe et qu’elle cache, à l’évidence, un secret que je ne vous révélerai pas, bien entendu) ;
- Merlin, pour son humeur de bougon, son amour de la nourriture, sa magie puissante et ses réparties bien trouvées ;
- Hortie, pour sa personnalité bienveillante et sa capacité à gérer Merlin quand ce dernier s’impatiente ;
- Mirliflor, pour son excentrisme et son sens du spectacle frôlant le génie scénaristique, etc.
Si les personnages sont attachants, certains sont aussi meurtris, menant une mission précise qui ne colle pas toujours avec les valeurs et les idéaux des autres, les faisant passer parfois pour des méchants qu’ils ne sont pas forcément.
Le risque, lorsqu’on lit de la fantasy, est de tomber dans la caricature des trolls ou des sorcières. Dans Les Chroniques de l’Invisible, l’autrice réussit à les affubler des caractéristiques liées à leur espèce magique tout en les démarquant des images préconçues, ancrées dans l’imaginaire commun.
L’univers fantastique d’Ani Sedent est simple mais immersif, et très agréable : les chapitres défilent sans qu’on s’en rende compte, jusqu’à la toute dernière page. Cette immersion est favorisée, certes, par l’imaginaire très inventif de l’écrivaine, mais également par le vocabulaire employé : un vocabulaire spécifique très riche (écus, escarcelle…), et des mots transformés qui nous déconnectent vraiment du réel (termes commençant par « magi- », comme magi-coffres). Ces petits détails nous permettent de nous projeter plus efficacement encore dans ce monde fantastique.
Si ce roman vous tente, n’hésitez pas à partir à la rencontre de Valérian, Malicia, Merlin et leurs amis, et à vivre cette aventure avec eux.
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Christina Previotto nous propose un extrait de son ouvrage "Alternance d’ombres et de lumières"
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Elle s’est garée près de l’abribus et se prépare à refaire le même trajet qu’autrefois. Ce chemin, qui conduit à son ancien domicile, a été ré-asphalté par plaques sous forme d’un rapiéçage bâclé, avec un trottoir toujours aussi difficile à emprunter. Sa silhouette glisse, à présent, le long de la bordure déformée, tandis que ses pensées se détachent du présent et s’envolent vers le passé.
Elle revoit en boucle une journée particulièrement maussade de ses seize ans, où tout comme aujourd’hui, elle oscillait entre l’envie de fuir et la sensation d’être lestée avec des semelles de plomb qui l’en empêchaient.
Les images affluent en masse, tandis qu’elle marche précautionneusement sur l’accotement inégal. Quelques pas plus loin, elle se tord la cheville, émet un grognement et maudit cet endroit. Elle a repoussé cette visite autant qu’elle a pu, et sa maladresse semble lui donner raison. Après s’être massé le coup de pied, elle reprend sa marche.
Ses pensées refluent vers son adolescence, cet âge ingrat qu’elle a traversé comme un tunnel sinueux. Elle nageait alors souvent dans la confusion, souffrait d’une sensibilité exacerbée, et d’une émotivité à fleur de peau.
Christina Previotto
Chloé, notre nouvelle stagiaire, se présente !
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Bonjour à tous,
je m’appelle Chloé, et je vais vous faire découvrir, via des chroniques, les livres de la maison d’édition Chloé des lys.
La lecture a toujours été pour moi un moyen de m’échapper, de voyager, de voir le monde et de le découvrir.
Ne dit-on pas qu’un livre est une fenêtre sur le monde ?
Ayant pour habitude de lire de la fantasy, de la romance ou des livres à suspense, la lecture me permet de passer par de nombreuses émotions et états d’esprit. Ouverte à tous types de livres, je n’ai pas peur de sortir de ma zone de confort, en lisant différents styles.
J’ai hâte de partager avec vous mes découvertes.
Vous me suivez ?
Chloé
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Quelques précisions au sujet de Chloé : elle sort de l'Université Clermont Auvergne (Clermont-Ferrand) et détient une Licence "Etudes culturelles - métiers du livre et médiation numérique".
Elle va lire et chroniquer des ouvrages choisis, chroniques qui seront publiées sur Aloys, mais également dans l'émission... et sur un nouveau support, un groupe que Chloé a créé : "Les chroniques de Chloé".
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https://www.facebook.com/
Dans ce groupe, nous relaierons toutes les chroniques écrites ou vidéos de notre équipe de chroniqueuses :
- Ani Sedent
- Edmée de Xhavée
- Carine-Laure Desguin
- Moi... (Christine Brunet pour les petits nouveaux 😉)
- et... Chloé !
Alors, abonnez-vous comme vous vous êtes abonnés au groupe CDL et partagez pour donnez plus de visibilités aux chroniques de vos ouvrages et à ceux des copains !!!
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Dans "BRUXELLES NEWS", "La chair des nuits" de Louis Mathoux
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