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Fiches de diffusion des nouveaux ouvrages référencés

Publié le par christine brunet /aloys

Fiches de diffusion des nouveaux ouvrages référencés
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Rayan Zowski dans l'Avenir avec son ouvrage "La vie est belle"

Publié le par christine brunet /aloys

Rayan Zowski dans l'Avenir avec son ouvrage "La vie est belle"

Publié dans Article presse

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Résultat du concours "Fureur de lire, fureur d'écrire" acte 4

Publié le par christine brunet /aloys

 

Ils ont participé à l'acte 4 : l'un de vos personnages vous écrit une lettre"

Texte 1 : Carine-Laure Desguin

Texte 2 : Joe Valeska

Texte 3 : Philippe Desterbecq

Texte 4 : Ani Sedent

Texte 5 : Edmée de Xhavée

Texte 6 : Ani Sedent

Texte 7 : Maguerite Debois

Texte 8 : Micheline Boland

Résultats :

Texte 1 : I
Texte 2 : IIIII
Texte 4 : II
Texte 5 : II
Texte 6 : I
Texte 7 : I
Texte 8 : I

Et notre dernier gagnant est Joe Valeska avec 5 voix ! Bravo ! et merci à tous les participants !

Prochain concours, début juillet... 

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Concours acte 4 : texte 8 - Dernier texte. Votez sur ce post jusqu'à ce soir 20h !

Publié le par christine brunet /aloys

 

Chère amie, chère auteure,

 

Dans une de tes nouvelles "Recette exceptionnelle", tu as fait de moi une harceleuse. Tu m'as poussée à prendre ma prépension, à recourir aux compétences journalistiques de certains de mes proches pour amener un jeune chef de restaurant à progresser et aussi à se faire connaître davantage dans tout le pays. Oui, tu m'as conduite à pousser ce jeune adulte à s'améliorer au fil des jours après l'avoir dans un premier temps flatté lorsque j'avais découvert ses talents. Tu voulais qu'il fasse preuve de plus de raffinement et de plus d'audace. Tu le poussais à l'excellence ! C'est pourquoi, je te dis aujourd'hui : sois aussi exigeante envers toi-même que je l'ai été envers lui ! Relis-toi davantage. Enlève ces adverbes encombrants, ces adjectifs d'une banalité insupportable. Relis-toi également à voix haute. Ne crains pas de sabrer là où il faut. Trop, c'est trop. Mets un peu plus de poésie. Recours à des métaphores plus recherchées. Varie le rythme. De grâce n'envoie plus à des revues et pour des concours de tels textes imparfaits. Tu devrais avoir honte de ces textes sous lesquels se trouvent ton nom et ton prénom ! Tu es capable de plus de qualité si tu t'en donnes la peine. Dépasse-toi bon sang, hausse ton niveau ! Tu n'es qu'une écrivailleuse, pauvre amie ! Tu n'es qu'une paresseuse ! Dis au plus vite adieu à tes bleuettes. Mets davantage de suspense dans tes récits. Sois plus imaginative. Ose échafauder, prévoir et évoquer le pire, ose choquer et faire rire. Évite les clichés. Rends tes personnages moins naïfs, mois crédules. Rends-les plus réfléchis.

Autre chose encore ! Ne te compare aux autres, ne sois pas satisfaite de toi parce que tu as publié nettement plus de textes que ce cher camarade de classe qui écrivait aussi et dont ta mère chantait les louanges ou encore parce que tu as publié davantage que cette copine du secondaire revue durant des vacances à l'étranger. Ce camarade est décédé depuis quelques années déjà, il avait des parents moins à son écoute que les tiens, il a eu une vie professionnelle plus dévoreuse de temps que la tienne. Cette copine a, elle aussi apparemment, dû travailler plus dur que toi. Pourquoi ne te compares-tu pas plutôt à cet auteur actuellement reconnu que tu as côtoyé l'une ou l'autre fois en classe terminale ? Celui-là pourrait être un modèle pour toi ! Analyse ses stratégies d'écriture !

Bouge-toi, écris ! Ne reste pas assise des heures devant ton téléviseur.

Chère amie, j'ai écrit l'essentiel, me semble-t-il.

Ce ne sont que des conseils, mais je t'en prie accorde de l'attention à mes propos. Prends un peu de temps pour me lire, arrête un instant l'éventuelle activité qui t'occupait peut-être. 

Je finirai ici en te disant que je ne suis pas rancunière et que je ne veux que ton bien.  

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Concours acte 4 : texte 7

Publié le par christine brunet /aloys

                                                        

              Reviens !

 

Et tu crois t'en tirer comme ça ?

Tu m'as condamnée à errer pendant plus d'un an dans cet espace-temps nébuleux qui vacille entre la vie et la mort.

Tu m'as surprise dans les bras de mon petit ami, telle une vulgaire voyeuse.

Tu as fait passer mes parents pour des rustres et des affabulateurs.

Tu les as volontairement empêchés  de faire leur deuil.

Tu as poussé mon père au suicide et à l'assassinat de ma mère.

Tu as malmené les habitants et les touristes de mon île.

Tu as dévoilé mon histoire et nos intimités au monde entier ( si ! j'en suis sûre , ne fais pas cette tête hypocritement modeste ).

Tu as cru qu'une compassion de bon aloi allait arranger cela.

Tu as cru qu'une stèle cachée au fond des bois allait tout effacer.

Tu as cru respecter notre culture mais tu t'es trompée sur nos rites funéraires.

Tu as cru respecter notre folklore en dansant comme une hystérique devant notre troupe de danseurs et danseuses chevronnés.

Tu n'as rien compris aux problèmes des réfugiés syriens en Grèce.

Alors ?

Attendu que tu m'as bel et bien fait basculer de l'autre côté de la vie,

Attendu que tous les reproches qui précèdent sont avérés noir sur blanc dans ton livre,

Je te condamne  à ...

Non, je ne peux pas.

 Je suis sûre que malgré le destin et les mésaventures que tu  as réservés à  tous les personnages du livre, tu les as aimés et chéris.

Et puis, tu n'es pas entièrement responsable, je crois. Plus d'une fois ils t'ont échappé et n'en ont fait qu'à leur tête, comme moi.

Alors, reviens te coucher sur le sable chaud de l'île, ferme les yeux, écoute le vent, le flux et le reflux des vagues... et rêve !

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Concours acte 4 : texte 6

Publié le par christine brunet /aloys

Concours acte 4 : texte 6
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Concours acte 4 : texte 5

Publié le par christine brunet /aloys

 

Lettre d’un mécontent

 

Madame,

 

Je ne sais pas quels hommes vous avez eu le malheur – ou qui ont eu le malheur, en fin de compte… - de côtoyer, mais je n’aime pas du tout, mais alors là… pas du tout, la part que vous m’avez donnée dans votre roman ridicule. Appelons-le roman, d’ailleurs… Pfuit !

Vous avez le toupet de me faire qualifier par un des personnages de « c… molle ». Parce que je ne quitte pas ma femme pour ma maîtresse, par exemple. Ma femme est certes moche, mais fait une soupe aux orties sans pareil, dont ma maîtresse déteste le goût pour commencer. Et puis bon… elle a du bien, que ma maîtresse n’a pas. Elle n’a même plus l’attrait de la nouveauté ma maîtresse, puisque ça fait, relisez votre « roman » si vous en avez la force, ça fait 10 ans que la pauvre cruche – qu’en dire d’autre ? – attend que ce soit le bon moment pour annoncer à ma femme que je la quitte. Notre petit Albert était trop jeune, puis devait faire sa communion, puis bien débuter à l’université. Pendant ce temps-là, eh bien ma belle-mère est enfin passée de vie – si on peut dire – à trépas comme vous l’avez raconté en détail au chapitre 12, et ma femme était inconsolable. Sans compter que ça a représenté un bel avantage économique. Ma maîtresse a déprimé, puisque pour réconforter mon épouse de cette perte atroce, je lui ai offert avec son argent une croisière aux Bahamas.  

Vous jubilez stupidement quand Cruchette, lassée de 10 ans d’attente, se lance dans un dialogue honteux que vous avez eu grand plaisir à composer. Cruchette se rend au rendez-vous que je lui ai accordé et auquel je suis arrivé en retard : on était, souvenez-vous, au printemps et la soupe aux orties bien fraiches  m’avait retenu à table… Elle avait quelque chose d’important à me dire. Je ne craignais rien, les ultimatum étaient épuisés, le dernier ayant eu comme réponse que le mariage d’Albert ne pouvait briller de tout son faste dans une ambiance de divorce. Elle voulait sans doute savoir si je passerai un ou deux week-end avec elle pendant l’été, pour s’organiser. Cruchette avait toujours besoin d’organiser, vous la décrivez d’ailleurs très charitablement comme une belle jeune femme soignée, à l’appartement lumineux et un tout petit peu en désordre pour témoigner de la vie. Oui, les poils de son foutu chat Mironton – vous aimez les animaux sans doute ? – donnaient de la vie, on peut le dire. Bref… Cruchette m’annonce qu’elle prend juste une coupe de champagne puisque je peux certainement me la permettre, et vous me prêtez une expression stupéfaite et un regard fixe. Je ne suis pas comme ça au naturel. J’étais suffoqué devant son impolitesse, l’argent de ma belle-mère n’était pas là pour lui offrir le champagne, pour commencer !

Ensuite elle m’annonce qu’elle me laisse à mes orties, ma femme riche et moche, mon Albert qui marche au pas vers un mariage aussi débile que celui de ses parents, et a décidé qu’à 35 ans, elle avait enfin fini son purgatoire sur terre. Et vous me laissez sans parole ! Vous lui prêtez un air moderne, heureux, sûr de soi, et moi je suis une c… molle aux yeux de merlan frit. Elle va plus fort encore, je suis terrorisé par la vie, par les décisions, et serai un tyran de l’indécision toute ma vie. Non, elle n’a rencontré personne, elle veut juste enlever de sa vie la tumeur que je suis ! Une tumeur !!!

Et puis vous lui faites rencontrer monsieur Idéal deux chapitres plus loin… Si vous croyez qu’avec de telles niaiseries vous serez lue encore longtemps ailleurs que dans votre comité de quartier, préparez-vous à la déprime vous aussi !

 

Bien à vous, Mr C… molle.

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Concours Acte 4 : texte 4

Publié le par christine brunet /aloys

Misérable auteure, …

Ça commençait bien !

Je secouai la lettre dans un inutile réflexe, pour en faire tomber les relents de mécontentement que je sentais poindre dans ces deux mots.  Étonnée, j’avais trouvé ce pli orné de mon seul nom, un peu plus tôt, égaré sur un coin de table, alors que je déjeunais, un livre à la main, d’une miche bien croustillante et d’un bout de fromage.  Je l’avais ignoré, le temps de terminer ma miche, mon café et mon chapitre.

…Moi qui ai pris tous les risques pour vous complaire.  Moi qui, pour vous, ai affronté tous les dangers, comment avez-vous pu me faire ça ?

J’avais évidemment fini par laisser libre cours à ma curiosité.  Pourtant, j’aurais dû me méfier en faisant sauter le sceau qui donnait à la maudite missive des airs de cyclope malfaisant.

Comment avez-vous pu m’oublier, me laisser végéter dans ce premier tome, …

Qu’est-ce que c’était que cette lettre de cinglé ? Je tournai le papier dans l’espoir, sans doute, de découvrir au verso une réponse à ma question.  N’y trouvant rien, je repris ma lecture inquiète à l’idée qu’un fan dérangé se soit introduit chez moi.

…alors que tant d’autres, dont certains beaucoup moins courageux que moi, ont eu droit à quelques lignes dans chacune de vos productions ?  Moi, je n’ai eu droit à rien ! Pas un seul mot ! Pas même une vague évocation de mon existence ! Quedal ! Nada !

Mais enfin ! qui pouvait bien m’écrire de telles absurdités ? Je cherchai à me rappeler mon premier roman, tentant frénétiquement de découvrir à quel personnage mon zozo faisait allusion.  Songeant, enfin, à baisser les yeux sur la signature, je découvris un nom vaguement familier.  Un nom qui n’était, effectivement, apparu qu’une seule fois dans mon premier roman ; un nom cité au détour d’une conversation entre mes personnages principaux.

Sachez, Madame, que vos actes m’ont profondément blessé !  C’est pourquoi, je vous adresse ce pli ; prenez-le comme l’expression de mon mécontentement…

Je n’avais pas remarqué !

…et de mon refus d’être traité comme une vieille chaussette !

N’importe quoi ! Une vieille chaussette n’aurait pas la langue aussi bien pendue !

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, à ce moment, je fus plus étonnée d’avoir pu mettre autant de personnalité dans ce spectre de PNJ* que par la situation dans laquelle je me trouvais.

Ceci est donc un pli de protestation qu’il est dans votre intérêt de prendre au sérieux ! Vu la manière dont vous maltraitez vos personnages dans chaque histoire que vous pondez, il ne devrait pas être trop difficile de les convaincre de se tourner les pouces.

Bien que certaine de n’avoir jamais créé de syndicaliste atrabilaire, je commençai à m’inquiéter.  Était-ce possible ?  Ce pli avait-il réellement été écrit par un de mes personnages ?

Ceci est également un pli de revendication, car ne croyez pas que je vais continuer à vous laissez m’ignorer !

Oublier aurait mieux convenu, mais s’il cherchait mon attention, il l’avait trouvée.

Primo, j’exige que vous me donniez enfin un rôle intéressant dans votre prochain livre.

Exige…

Deuzio, je veux occuper, au moins, trois cinq pages recto/verso ! À vous de répartir mes apparitions IMPORTANTES où vous le souhaiterez.

Ah ! J’aurai quand même le droit de faire mon job !

Et enfin, tertio, je veux que ma présence soit au cœur de votre histoire ! Si vous ne sacrifiez pas à ces exigences, je mettrai la menace susmentionnée en action !

Alors, c’était comme ça !? Môssieur voulait un grand rôle.  Bien ! il allait l’avoir.  Mon nouveau livre était presqu’achevé, il ne me restait plus qu’à en taper le titre.  Tous mes personnages seraient heureux d’enfin mettre un nom sur celui qui leur avait causé tant de chagrin !

Je m’installai derrière mon ordinateur, entrai dans mon fichier, fit d’infimes modifications et tapai sur la première page, restée blanche jusque-là, : MORT D’UN TERRORISTE

Sur ce, je retournai boire un bon café !

 

 

*PNJ : personnage non joueur, dans les jeux vidéo.

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Acte 4 : texte 3

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Ciel, Rue du Paradis, 9 avril 2025

 

Bonjour monsieur l’écrivain,

Ou peut-être devrais-je dire « Hello papa », car c’est vous (toi ? on se tutoie ?) qui m’avez fait naitre. Je sais que sans vous, je n’existerais pas, mais avouez que faire mourir son héros dès le début de son histoire n’est pas courant ! Avez-vous pensé à la peine de mes parents et à celle de ma petite sœur ?

Je sais que je n’ai pas été prudent et que si j’avais écouté ma mère, je serais encore de ce monde, mais j’étais un ado plein de vie et j’ai oublié toute prudence en roulant sur un  skate-board en pleine circulation. Mais est-ce que je méritais de mourir comme ça ?

Et puis, m’envoyer par-dessus les nuages, seul, c’était une punition ? Qu’est-ce que je me suis ennuyé là-bas ! Je regardais la terre de là-haut et j’avais envie de réagir à tout ce que je voyais. Ma famille, mes amis, tous en larmes autour de mon cercueil ! Vous avez brisé leur cœur et c’est ce que je vous reproche le plus. En avez-vous un seulement ?

Vous avez ensuite eu la bonne idée de me renvoyer sur la terre, non, ce n’était pas une résurrection corps et âme (vous n’auriez pas osé), mais vous m’avez confié une mission : aider les gens proches de la mort à passer de l’autre côté. J’étais invisible pour le commun des mortels, mais les gens prêts à passer l’arme à gauche me voyaient, me croyaient vivant et je leur ai été d’une grande aide (ça, je vous l’accorde, j’ai adouci leurs derniers moments), mais…

Mais vous m’avez fait rencontrer Ornella, l’amour de ma vie, atteinte de la mucoviscidose et donc incurable. Jamais je n’avais été amoureux avant et nous n’avions aucun avenir. Si seulement vous aviez permis qu’on se retrouve un jour au milieu des nuages, mais non, votre empathie ne va pas jusque-là !

Et puis, pour me briser le cœur encore plus si c’était possible, vous avez mis un petit garçon extraordinaire sur ma route. Jamais je ne pourrai l’oublier. Amir était tellement mûr pour son âge, toujours souriant, courageux et…malade. On ne peut pas dire que vous faites dans la dentelle ! Vous aimez bien appuyer là où ça fait mal !

Grâce à vous -  il faut bien que je dise toute la vérité - j’ai rencontré des gens extraordinaires, des gens merveilleux, des gens qui souffraient et j’ai pris beaucoup de plaisir à les accompagner jusqu’à leur mort en essayant de la rendre la plus paisible possible. Mais, à côté de ça, je vous en veux, sans doute plus de m’avoir envoyé ad patres, mais de m’avoir appris à aimer des gens pour les perdre aussi vite ! Tout ça pour quoi ? Pour que je grimpe sur l’échelle de la spiritualité ou…pour arracher des larmes aux lecteurs ?

Ensuite, comme si ça ne suffisait pas, vous avez écrit un deuxième tome et rebelote, me voilà en train de rencontrer des gens (je n’oublierai jamais André, le SDF au cœur tendre) que  je devais aider à rester sur terre le plus longtemps possible. Ma mission avait quelque peu changé.

Et pour poser la cerise sur le gâteau, vous m’avez affublé d’un stagiaire : Gaëtan Duporc (vous n’avez pas trouvé mieux comme patronyme ?), un type qui avait vécu une « vie de merde » selon lui (ou selon vous) et qui devait maintenant aider les autres à vivre mieux ! Ce n’était pas gagné… !

Finalement, là où je suis maintenant, je suis bien et c’est quand même à toi que je le dois (ben oui, tu es mon père, on peut se tutoyer).

Allez, à la revoyure, je t’attends…

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Concours "La fureur le lire, la fureur d'écrire" ACTE 4 : texte 2

Publié le par christine brunet /aloys

Bons baisers d’Ivana Kolovos

 

 

Monsieur Valeska,

 

Je me décide enfin à vous adresser ce courrier, car trop, c’est trop ! En effet, j’en ai plus qu’assez que vous me fassiez passer pour la dernière des connes dans tous vos romans ! Enfin, ‘‘romans’’ ! Tout au plus, une succession de mots mis bout à bout… Et je suis bien généreuse, je trouve.

Mon frère vous a peut-être donné son accord pour que vous racontiez ses histoires, mais ça ne vous donne pas non plus tous les droits ! Non, mais !!! Chaque fois que vous écrivez sur moi, je suis une capricieuse, une débile mentale ou une hystérique ! Je ne suis ni débile mentale ni hystérique, SALETÉ DE PETIT ÉCRIVAIN DE MERDE… QUE VOUS ÊTES !!!!!!

En vérité, vous êtes jaloux… Comme vous n’avez aucun talent – je serais curieuse de connaître le montant de vos droits d’auteur, tiens ! –, vous puisez votre maigre inspiration dans celui des autres… Mais je suis une star, MOI, monsieur Valeska ! Ce n’est pas vous qui avez illuminé les écrans du monde entier en jouant Cléopâtre ! C’est MOI ! Ah… Ça vous a bien inspiré, hein, mes très rares échecs, comme Mary Poppins ! Vous servir de ma souffrance ! Pour faire rire deux ou trois lecteurs ! Deux ou trois lecteurs, ha ha ! Ha ! Ha ! Ha ! À mon tour de rire ! HA ! HA ! HA ! Ça fait plaisir, hein !?!

Je vais venir vous trouver, moi, dans votre trou ! Je vais vous crucifier ! Vous m’avez bien lu : VOUS CRU-CI-FIER !!! Entourée de loups-garous et de vampires, et ne pouvoir compter sur personne… Car ils vous adorent ! EUX, on en a fait des héros ! Alors, ils vous adorent, bien sûr !

Mais vous savez ce que je vais faire pour vous emmerder ? Je vais racheter votre éditeur, Chloé des Lys, et je vais vous virer ! Vous, mais aussi tous vos copains et copines qui un jour ont fait votre pub ! Les Christine, Ani, Edmée, Carine-Laure, Micheline ou Laurent… CRU-CI-FIÉS ! TOUS ! Rira bien qui rira le dernier, petit écrivaillon de merde… que vous êtes, ‘‘monsieur Valeska’’ !

 

Bons baisers d’Ivana Kolovos

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