Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Christine Brunet a lu "Journal d'une Bad teacher" de Rosa A. Haelsman

Publié le par christine brunet /aloys

Journal d’une Bad Teacher

 

J’ai choisi ce roman pour… son titre… accrocheur, vous ne trouvez pas ? Et pour la curiosité qu’il a fait naître inéluctablement en moi. La première page me rappelle bien des souvenirs… Echo de cette première fois devant des élèves… Oups…

Au fil des pages, on sourit, on s’étonne, on stresse avec ce prof en manque de solutions.

Ecrit sous forme de journal, on suit jour après jour, presque heure par heure, une enseignante confrontée à ses élèves, à ses doutes, à ses sautes d’humeurs et d’humour… Vision détonante et réaliste (mais oui !) d’une prof qui se retrouve pour sa première année d’enseignement en poste, dispatchée sur plusieurs établissements scolaires, dans des classes disparates tant au niveau de l’instruction que du côté de l’âge ou de la classe sociale. Face à la violence, à l’irrespect, à l’ignorance, à l’indifférence affichée, comment réagir ?

Lorsque les classes ne sont que le reflet d’une société en butte à ses propres doutes…

C’est un coup de cœur ! Découvrez l’écriture nerveuse d’une auteur sans fard qui vous entraînera dans un microcosme que vous êtes sans doute loin de soupçonner !

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

Publié dans actutuv

Partager cet article
Repost0

Carine-Laure Desguin nous propose le poème 22 du recueil "Le vieux de la zéro/vingt-trois"

Publié le par christine brunet /aloys

22

 

 

 

il remue ses mots ses questions

et ses points de suspension

il dépoussière ses silences

déballe ses interrogations

devant chaque ectoplasme

furtif courant d’air

 

un écho surgit

un boomerang indocile

au-delà des éclats

d’humanité d’inhumanité

le vieux de la zéro/vingt-trois

affamé d’autodérision

se délecte des non-dits

 

les bestioles invisibles

à chaque seconde chaque instant

ont bon dos

elles rebondissent plus subtiles

que la chair qu’elles

envahissent

sur chaque protocole

ambulant

 

Carine-Laure Desguin

Le vieux de la zéro/vingt-trois

Partager cet article
Repost0

Micheline Boland nous propose une nouvelle "Souffle de colère"

Publié le par christine brunet /aloys

SOUFFLE DE COLÈRE

 

 

Il a près de soixante ans. Il était enseignant, mais à présent il ne travaille plus. Après de graves problèmes de santé qui l'ont fragilisé, il a choisi de demander sa prépension. Chaque jour, il fait à pied le tour de la ville. C'est un homme de haute taille, plutôt maigre, au visage pâle, habillé

de manière classique d'un pantalon de flanelle grise, d'une chemise blanche, d'un foulard  et d'une veste bleus. Il porte un masque. C'est une habitude qu'il a gardée suite à la pandémie de Covid-19. Il dit "Bonjour" à tous ceux qu'il croise, jeunes ou vieux, beaux ou laids, connus ou inconnus. Il est en colère contre ceux qui l'ignorent, qui ne lui répondent pas, qui ne le regardent pas, qui ne lui adressent même pas un petit signe de tête.

Il est en colère contre son histoire de vie. Il est de ceux qui ont perdu leurs deux parents avant d'atteindre la trentaine. Il est de ceux qui ont subi plusieurs interventions chirurgicales et ont dû bénéficier de séances de chimiothérapie. L'avenir, lui semble-t-il, ne peut guère continuer qu'à lui réserver des perspectives peu encourageantes. "On n'échappe pas à sa destinée", se plaisait à répéter sa mère bien avant son décès des suites d'un cancer. Pourtant, il lui semble adopter des comportements adéquats. Il est ordonné, ponctuel, méticuleux, économe. Il range, il nettoie, il contrôle ses écrits, il règle ses factures, il mange sainement, il fait quotidiennement des exercices de gymnastique, il prie. Il vit dans le grand appartement hérité de ses parents, il dispose chaque mois d'une pension satisfaisante et possède un pécule suffisant pour faire face à d'éventuels imprévus.

Il est en colère contre ceux qui sèment le désordre, qui salissent, qui ne respectent pas les règles, qui se livrent à des incivilités.

Ce jour-là, il a salué une petite vieille qui ne l'a pas salué en retour. Ce jour-là, il a proposé, à cette  petite vieille, qu'il voyait embarrassée et hésitante face à l'escalier qui menait à l'entrée de la poste, de l'aider à gravir les trois marches. La petite vieille a refusé, l'a fixé d'un regard froid, lui a lancé : "C'est peut-être gentil, mais mêlez-vous de vos affaires. Laissez-moi en paix, bon sang !". La colère a affleuré en lui comme aurait soufflé une bourrasque de vent sur de fragiles fleurs sauvages. La colère a affleuré, mais il l'a contenue en se forçant à rebrousser chemin.

En marchant, il s'est souvenu d'incidents datant de deux ans. En une seule semaine, il avait décoché un coup de poing à un homme qui refusait de présenter des excuses à une femme qu'il venait de bousculer en rue pour tenter vraisemblablement de lui prendre son portefeuille et giflé un jeune homme qui, dans la librairie tenue par sa filleule, avait laissé des traces de chocolat sur la couverture en carton d'un livre qu'il avait parcouru tout en refusant de reconnaître les faits et d'en assumer les conséquences.  Ces incidents auraient pu l'amener à passer en justice avait affirmé un copain greffier à qui il s'était confié.  "C'est de la brutalité. Cela aurait pu te coûter cher. Je crois que consulter un psy te ferait sans doute du bien…", avait conclu d'ailleurs son copain. 

Ce jour-là, en rentrant chez lui, il a bu un thé et a prié le Ciel d'empêcher que cette colère ne se concrétise jamais en une sorte d'éclair de folie meurtrière.  

 

Micheline Boland

Publié dans Textes

Partager cet article
Repost0

Christine Brunet a lu pour ActuTV "L'enchère" d'Alain Charles

Publié le par christine brunet /aloys

L’enchère

 

"L’enchère" est le troisième roman d’Alain Charles qui titille ma curiosité ( sans doute à cause de la première de couverture ou du synopsis... je ne saurais dire) et je dois vous avouer que j’avais hâte de découvrir ce titre. 

Comme toujours, l’auteur nous propulse dans un monde différent, un futur guère enviable au cœur d’une planète surpeuplée aux inégalités marquées.

Une fois de plus, Alain Charles met en scène une "héroïne", Annabelle, une jeune femme qui a tout pour elle, la jeunesse, la richesse, la position sociale. Ce qu’elle veut, elle l’a… Et cette fois, elle a très envie de s’amuser à… chasser… Un animal ? Non, un homme, aux abois, qui a perdu son travail, sa compagne, toute raison de vivre. Lui est intelligent mais désespéré. La suite ? 

Je n’ai aucune envie de vous en dire plus sur l’histoire en elle-même. Si elle est bien menée, elle est servie par une véritable ambiance, pesante, stressante à certains moments. L’auteur crée un monde cauchemardesque, qui pourrait, pourquoi pas, devenir réalité si rien ne change.

« L’enchère » est un roman « à vivre », je dirais. Les personnages sont forts et complexes comme toujours dans les romans de cet auteur. On lit vite, impatients de découvrir ce qu’il va advenir de lui… et d’elle.

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

 

Publié dans actutuv

Partager cet article
Repost0

Matthieu Roger nous présente son recueil "Le Chant des Passiflores"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

Matthieu Roger est né le 18 août 1986 à Angers.

Il est poète, chroniqueur littéraire, artiste performeur et directeur d’un bureau d’accompagnement d’artistes chorégraphiques basé à Tours.

Après Centuries en 2019 et Genèses en 2021, où il déploie le mouvement perpétuel du Temps, Le Chant des Passiflores est son troisième recueil de poésie publié aux Éditions Chloé des Lys.

 

Résumé

 

Grâce au conte et au voyage à travers temps, Le Chant des Passiflores continue d’explorer l’inéluctable marche en avant des siècles.

L’auteur y confronte les contingences de l’attente à celles de la solitude et à l’ambivalence des sentiments amoureux. Nourrie d’un vocabulaire riche, sa poésie nous transporte jusqu’au lointain insoupçonné de périples imaginaires, sans pour autant délaisser la magie ordinaire du quotidien. Pulsation douce ou clameur exaltée, chaque poème compose ainsi la partition d’une ode au féminin sensible et vibrante.

 

Extrait :

 

ESSUF

 

 

La femme boit le vent. Elle chuchote pierres.

Tendue vers le soleil couchant, elle bruisse l’air

De terres oubliées striées d’absconses runes.

Elle enfouit ses deux mains, rongées par l’infortune,

 

Dans les sables mouvants d’un passé inconnu

Renié par les dieux. Mais ici, à jamais

Répète-t-elle encor, à pas lents et ténus,

Sa dernière danse. Elle sait désormais

 

Que tout se finit là. Là-haut souffle le vent.

Ici-bas gisent rocs encastrés sous les dunes,

Enterrés, oubliés, ressuscitant les lunes

En mers évaporées s’échouant au levant.

Publié dans Poésie

Partager cet article
Repost0

Carine-Laure Desguin nous propose le poème 21 du recueil Le vieux de la zéro/vingt-trois

Publié le par christine brunet /aloys

21

 

 

un oiseau déplie son nid

le plateau du dîner

a glissé seul vers un chariot

les masques ne tombent pas

les jours ne se décomptent

plus au fil d’eux-mêmes

tout cela est de mauvaise augure

s’indigne

le vieux de la zéro/vingt-trois

 

il débranche sa sonnette

histoire d’ajouter une compresse

à cette ambiance d’abattoir

 

 

Carine-Laure Desguin

In recueil Le vieux de la zéro/vingt-trois

Partager cet article
Repost0

Ani Sedent a lu pour ActuTv "Les statues" de Jean Louis Minot

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Tout d’abord, je voudrais remercier Edmée de Xhavée sans qui je n’aurais probablement pas lu ce livre et cela aurait été bien dommage !

Dans « Les statues » Jean Louis Minot nous emmène dans un voyage intérieur.  Celui d’un homme dont l’adolescence s’est brisée sur une tragédie, un homme que la souffrance et la colère ont mené en prison au terme d’un nouveau drame.

Mais le voyage intérieur de cet homme est aussi celui d’un retour à la vie, difficile, rempli de culpabilité, que deux femmes vont l’aider à surmonter.  À sa sortie de prison, pour l’une, puis lors du difficile retour vers les siens, pour l’autre.

Malgré le thème dramatique ce livre, loin d’être dépourvu de lumière, se laisse lire facilement.  Il nous happe dans son univers, celui d’un jeune homme tourmenté, et nous donne envie d’en découvrir l’aboutissement. 

La plume fluide de l’auteur, tout en atmosphères et couleurs, fait souffler le vent, crépiter la pluie, nous fait toucher la pierre, la terre ou l’écorce des arbres, donne vie aux fantômes et un soupçon de magie à l’amour avec une simplicité maîtrisée.

C’est un beau livre qui mérite d’être découvert… alors, bonne lecture !

Publié dans avis de lecteurs

Partager cet article
Repost0

Micheline Boland nous propose un poème "Pense à autrui"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

PENSE À AUTRUI

 

En réglant ta facture d'eau

Pense à autrui

N'oublie pas la part des fleurs

 

En menant tes combats

Pense à autrui

N'oublie pas ceux qui pleurent leurs enfants

 

En payant tes impôts

Pense à autrui

N'oublie pas la part des plus démunis

 

En livrant tes batailles

Pense à autrui

N'oublie pas ceux qui sanglotent dans les cimetières

 

En donnant ton obole

Pense à autrui

N'oublie pas ceux qui n'ont pas de toit

 

En menant ta révolution

Pense à autrui

N'oublie pas ceux que l'on sépare

 

En profitant de tes loisirs

Pense à autrui

N'oublie pas ceux qui rient si peu

 

En menant ta croisade

Pense à ton voisin

N'oublie pas celui qui pense différemment de toi

 

En faisant cadeau d'une caresse

Pense à ton prochain

N'oublie pas la part du chien perdu

 

En exposant ta colère

Pense aux autres

N'oublie pas ceux que l'on empêche de parler

 

En écrivant ton poème

Pense à autrui

N'oublie pas la part de l'écorché

 

Micheline Boland

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

"Bien au-delà de", un texte poétique signé Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

bien au-delà de

 

ni les lueurs de l’aube ni les éclats de la nuit

ne surpasseront le feu intense qui me brûle les chairs

depuis ce voyage autant éblouissant qu’improbable

au centre même de Gaïa notre Terre-mère

la septième porte invisible pourtant

incrustée dans le flan de la montagne verdoyante

celle que l’on ne peut nommer ni ce jour ni demain

glisse s’ouvre et des flashes de lumières

multicolores énivrantes jaillissent

de ce creux irrationnel grandissant au fur et à mesure

que le regard se porte sur lui laissant entrevoir la magie

d’un autre monde nouveau et parallèle

aligné dans un espace-temps différent

que celui que l’on connaît 

un vaisseau organique m’appelle et

m’invite à pénétrer dans sa cellule silencieuse

le grand voyage commence alors

au centre même de Gaïa notre Terre-mère

nous traversons d’immenses forêts luxuriantes

et des villes lumineuses au sein desquelles des végétations

phosphorescentes et mystérieuses vivent au rythme

des humanoïdes multiformes que nous croisons

le vaisseau organique et moi

des fées et des gnomes nous saluent et sans échange

d’un seul mot nous nous comprenons et intégrons

l’essence même de nos pensées

des géants et des lutins parlent aux oiseaux

de ravissantes créatures filiformes sourient aux ruisseaux

serpentant dans une vallée chatoyante

et le voyage intemporel se poursuit bien au-delà de

 

Carine-Laure Desguin

 http://carineldesguin.canalblog.com/

Partager cet article
Repost0

Le 3e tome des chroniques de Baltus a été présenté par le blog "Les Chroniques de Madoka"

Publié le par christine brunet /aloys

https://chroniquesdemadoka.eklablog.com/les-chroniques-de-baltus-t-2-equaam-fantasy-a213698947

https://chroniquesdemadoka.eklablog.com/les-chroniques-de-baltus-t-2-equaam-fantasy-a213698947

Les Chroniques

de Baltus

Tome 2 Equaam

 

Laurent Dumortier

 

Chloé des Lys

 

 

Résumé :

Le fort de Spadias étant tombé, la forêt de Feyle est désormais le dernier rempart face à Garamon. Mais pour combien de temps ? Trouver l'Empereur du Nord, celui qui avait jadis vaincu le père de Garamon, semble être la seule solution. Mais pour cela, ils devront se rendre à Equaam, la cité des âmes...

 

Mon avis : ***

Meredin, Baltus,  Myocène doivent traverser la forêt pour rejoindre la cité de Zahora où vivent les Acanthes.

Des guerrières Acanthes vont les interceptéer et les conduire à leur reine.

Le guerrier Amosis et dix guerrières Acanthes vont les accompagner jusqu’à Equaam pour rencontrer l’Empereur  du Royaume du Nord…

 

Ce deuxième volet est riche en rencontre et aventures périlleuses pour nos compagnons. Sur leur parcourt ils feront la rencontre de créatures malfaisantes mais aussi de magie bienveillante et bien plus…

 

Les fans de la première heure ont attendu cette suite avec impatience et vont enfin pouvoir la découvrir.

 

82 pages / 17,70€

 

 

Publié dans avis de lecteurs

Partager cet article
Repost0