J’ai choisi ce roman pour… son titre… accrocheur, vous ne trouvez pas ? Et pour la curiosité qu’il a fait naître inéluctablement en moi. La première page me rappelle bien des souvenirs… Echo de cette première fois devant des élèves… Oups…
Au fil des pages, on sourit, on s’étonne, on stresse avec ce prof en manque de solutions.
Ecrit sous forme de journal, on suit jour après jour, presque heure par heure, une enseignante confrontée à ses élèves, à ses doutes, à ses sautes d’humeurs et d’humour… Vision détonante et réaliste (mais oui !) d’une prof qui se retrouve pour sa première année d’enseignement en poste, dispatchée sur plusieurs établissements scolaires, dans des classes disparates tant au niveau de l’instruction que du côté de l’âge ou de la classe sociale. Face à la violence, à l’irrespect, à l’ignorance, à l’indifférence affichée, comment réagir ?
Lorsque les classes ne sont que le reflet d’une société en butte à ses propres doutes…
C’est un coup de cœur ! Découvrez l’écriture nerveuse d’une auteur sans fard qui vous entraînera dans un microcosme que vous êtes sans doute loin de soupçonner !
Il a près de soixante ans. Il était enseignant, mais à présent il ne travaille plus. Après de graves problèmes de santé qui l'ont fragilisé, il a choisi de demander sa prépension. Chaque jour, il fait à pied le tour de la ville. C'est un homme de haute taille, plutôt maigre, au visage pâle, habillé
de manière classique d'un pantalon de flanelle grise, d'une chemise blanche, d'un foulard et d'une veste bleus. Il porte un masque. C'est une habitude qu'il a gardée suite à la pandémie de Covid-19. Il dit "Bonjour" à tous ceux qu'il croise, jeunes ou vieux, beaux ou laids, connus ou inconnus. Il est en colère contre ceux qui l'ignorent, qui ne lui répondent pas, qui ne le regardent pas, qui ne lui adressent même pas un petit signe de tête.
Il est en colère contre son histoire de vie. Il est de ceux qui ont perdu leurs deux parents avant d'atteindre la trentaine. Il est de ceux qui ont subi plusieurs interventions chirurgicales et ont dû bénéficier de séances de chimiothérapie. L'avenir, lui semble-t-il, ne peut guère continuer qu'à lui réserver des perspectives peu encourageantes. "On n'échappe pas à sa destinée", se plaisait à répéter sa mère bien avant son décès des suites d'un cancer. Pourtant, il lui semble adopter des comportements adéquats. Il est ordonné, ponctuel, méticuleux, économe. Il range, il nettoie, il contrôle ses écrits, il règle ses factures, il mange sainement, il fait quotidiennement des exercices de gymnastique, il prie. Il vit dans le grand appartement hérité de ses parents, il dispose chaque mois d'une pension satisfaisante et possède un pécule suffisant pour faire face à d'éventuels imprévus.
Il est en colère contre ceux qui sèment le désordre, qui salissent, qui ne respectent pas les règles, qui se livrent à des incivilités.
Ce jour-là, il a salué une petite vieille qui ne l'a pas salué en retour. Ce jour-là, il a proposé, à cette petite vieille, qu'il voyait embarrassée et hésitante face à l'escalier qui menait à l'entrée de la poste, de l'aider à gravir les trois marches. La petite vieille a refusé, l'a fixé d'un regard froid, lui a lancé : "C'est peut-être gentil, mais mêlez-vous de vos affaires. Laissez-moi en paix, bon sang !". La colère a affleuré en lui comme aurait soufflé une bourrasque de vent sur de fragiles fleurs sauvages. La colère a affleuré, mais il l'a contenue en se forçant à rebrousser chemin.
En marchant, il s'est souvenu d'incidents datant de deux ans. En une seule semaine, il avait décoché un coup de poing à un homme qui refusait de présenter des excuses à une femme qu'il venait de bousculer en rue pour tenter vraisemblablement de lui prendre son portefeuille et giflé un jeune homme qui, dans la librairie tenue par sa filleule, avait laissé des traces de chocolat sur la couverture en carton d'un livre qu'il avait parcouru tout en refusant de reconnaître les faits et d'en assumer les conséquences. Ces incidents auraient pu l'amener à passer en justice avait affirmé un copain greffier à qui il s'était confié. "C'est de la brutalité. Cela aurait pu te coûter cher. Je crois que consulter un psy te ferait sans doute du bien…", avait conclu d'ailleurs son copain.
Ce jour-là, en rentrant chez lui, il a bu un thé et a prié le Ciel d'empêcher que cette colère ne se concrétise jamais en une sorte d'éclair de folie meurtrière.
"L’enchère" est le troisième roman d’Alain Charles qui titille ma curiosité ( sans doute à cause de la première de couverture ou du synopsis... je ne saurais dire) et je dois vous avouer que j’avais hâte de découvrir ce titre.
Comme toujours, l’auteur nous propulse dans un monde différent, un futur guère enviable au cœur d’une planète surpeuplée aux inégalités marquées.
Une fois de plus, Alain Charles met en scène une "héroïne", Annabelle, une jeune femme qui a tout pour elle, la jeunesse, la richesse, la position sociale. Ce qu’elle veut, elle l’a… Et cette fois, elle a très envie de s’amuser à… chasser… Un animal ? Non, un homme, aux abois, qui a perdu son travail, sa compagne, toute raison de vivre. Lui est intelligent mais désespéré. La suite ?
Je n’ai aucune envie de vous en dire plus sur l’histoire en elle-même. Si elle est bien menée, elle est servie par une véritable ambiance, pesante, stressante à certains moments. L’auteur crée un monde cauchemardesque, qui pourrait, pourquoi pas, devenir réalité si rien ne change.
« L’enchère » est un roman « à vivre », je dirais. Les personnages sont forts et complexes comme toujours dans les romans de cet auteur. On lit vite, impatients de découvrir ce qu’il va advenir de lui… et d’elle.
Il est poète, chroniqueur littéraire, artiste performeur et directeur d’un bureau d’accompagnement d’artistes chorégraphiques basé à Tours.
Après Centuries en 2019 et Genèses en 2021, où il déploie le mouvement perpétuel du Temps, Le Chant des Passiflores est son troisième recueil de poésie publié aux Éditions Chloé des Lys.
Résumé
Grâce au conte et au voyage à travers temps, Le Chant des Passiflores continue d’explorer l’inéluctable marche en avant des siècles.
L’auteur y confronte les contingences de l’attente à celles de la solitude et à l’ambivalence des sentiments amoureux. Nourrie d’un vocabulaire riche, sa poésie nous transporte jusqu’au lointain insoupçonné de périples imaginaires, sans pour autant délaisser la magie ordinaire du quotidien. Pulsation douce ou clameur exaltée, chaque poème compose ainsi la partition d’une ode au féminin sensible et vibrante.
Extrait :
ESSUF
La femme boit le vent. Elle chuchote pierres.
Tendue vers le soleil couchant, elle bruisse l’air
De terres oubliées striées d’absconses runes.
Elle enfouit ses deux mains, rongées par l’infortune,
Tout d’abord, je voudrais remercier Edmée de Xhavée sans qui je n’aurais probablement pas lu ce livre et cela aurait été bien dommage !
Dans « Les statues » Jean Louis Minot nous emmène dans un voyage intérieur. Celui d’un homme dont l’adolescence s’est brisée sur une tragédie, un homme que la souffrance et la colère ont mené en prison au terme d’un nouveau drame.
Mais le voyage intérieur de cet homme est aussi celui d’un retour à la vie, difficile, rempli de culpabilité, que deux femmes vont l’aider à surmonter. À sa sortie de prison, pour l’une, puis lors du difficile retour vers les siens, pour l’autre.
Malgré le thème dramatique ce livre, loin d’être dépourvu de lumière, se laisse lire facilement. Il nous happe dans son univers, celui d’un jeune homme tourmenté, et nous donne envie d’en découvrir l’aboutissement.
La plume fluide de l’auteur, tout en atmosphères et couleurs, fait souffler le vent, crépiter la pluie, nous fait toucher la pierre, la terre ou l’écorce des arbres, donne vie aux fantômes et un soupçon de magie à l’amour avec une simplicité maîtrisée.
C’est un beau livre qui mérite d’être découvert… alors, bonne lecture !
Le fort de Spadias étant tombé, la forêt de Feyle est désormais le dernier rempart face à Garamon. Mais pour combien de temps ? Trouver l'Empereur du Nord, celui qui avait jadis vaincu le père de Garamon, semble être la seule solution. Mais pour cela, ils devront se rendre à Equaam, la cité des âmes...
Mon avis : ***
Meredin, Baltus, Myocène doivent traverser la forêt pour rejoindre la cité de Zahora où vivent les Acanthes.
Des guerrières Acanthes vont les interceptéer et les conduire à leur reine.
Le guerrier Amosis et dix guerrières Acanthes vont les accompagner jusqu’à Equaam pour rencontrer l’Empereur du Royaume du Nord…
Ce deuxième volet est riche en rencontre et aventures périlleuses pour nos compagnons. Sur leur parcourt ils feront la rencontre de créatures malfaisantes mais aussi de magie bienveillante et bien plus…
Les fans de la première heure ont attendu cette suite avec impatience et vont enfin pouvoir la découvrir.