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Le roman "Les libérateurs" d'Elisabeth Chancel chroniqué dans Bruxelles News

Publié le par christine brunet /aloys

Le roman "Les libérateurs" d'Elisabeth Chancel chroniqué dans Bruxelles News
Le roman "Les libérateurs" d'Elisabeth Chancel chroniqué dans Bruxelles News

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Dans Bruxelles news, "les histoires de Mr Qivy" de Rayan Zowsky

Publié le par christine brunet /aloys

Dans Bruxelles news, "les histoires de Mr Qivy" de Rayan Zowsky
Dans Bruxelles news, "les histoires de Mr Qivy" de Rayan Zowsky

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Emmanuel Araguas nous propose quelques pistes de réflexion par son ouvrage "L'archipel des hommes debout"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Quel est le prix que nous acceptons de payer pour nous sentir déliés ?

De quelle monnaie le payons-nous : monnaie-loyauté, monnaie-temps, monnaie-souffrance ?

 

1 – Récit de Voyage

Il s’agit d’un récit, mais surtout d’une « relation » de voyage, de voyage intérieur en même temps que de voyage de l’autre côté de la « ligne ». Commandé par des travaux d’enseignement (en English Contract Law) le voyage est l’occasion d’alimenter une recherche doctorale en droit comparé dédiée au « rapport d’obligation ». Cette « relation » est donc double : étudier ce « lien de droit » et éprouver les « liens du cœur » fait de ce récit la relation d’une relation.

 

2 – « Il faut rester debout ! »

Mais un drame a frappé, bouleversant tout alors que voici l’obligation au départ ! Or, il faut bien vivre, même dans l’effondrement, même dans la déchirure de la natte intime tressée de tous ces liens. Se redresse-t-on toujours ? Peut-on toujours rester debout comme m’y exhorta le Pr. Buisson ? Que signifie « Long God yumi stanap ! », cette devise nationale du Vanuatu, sinon un mystérieux appel intérieur à se redresser ?

 

3 – Un système mixte insulaire ?

Au fil du parcours, des découvertes et des rencontres, le récit décrit plusieurs coutumes modernes dont la relation n’aurait pas sa place dans une thèse mais qui ne méritent pas de ne pas être recensées pour autant car elles ont des choses à montrer à ceux qui veulent rester debout ou se redresser. il y a la « Kastom » bien sûr, mais il y a aussi l’apprentissage de ce qu’est le don, de ce qu’est le contre-don répondant au don et de ce qu’est le par-don, par-dessus le don. Or, ceci, notre « coutume de monnaie » nous le masque, nous qui, pour nous soumettre à nos obligations, nous dicte de « travailler comme des esclaves » pour vivre sans plus vivre de par-don mais seulement de monnaie-souffrance.

 

4 – (P)rendre la parole

La parole se donne plutôt, avec « respect et humilité », sur la natte, cet espace de palabre en coutume mélanésienne. Sur mon propre « chemin coutumier », invité à deux mariages coutumiers, ma natte intérieure fut rapiécée. Je compris que les liens précèdent la norme en ce « pays des hommes debout » que sont le Vanuatu et la Kanaky. Ma « relation » de voyages (voyage premier – professoral –, voyage second – doctoral – et tiers voyage – viscéral) m’a délié. Livrée au monde, l’écriture de ce carnet « aux antipodes de la thèse » offre à tous de mesurer si, mesurant le prix coutumier à payer pour non pas prendre mais rendre la parole, je suis devenu un « homme debout ».

 

Emmanuel ARAGUAS

Publié dans Présentations

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Carine-Laure Desguin nous propose son texte pour la revue AURA 128 dont le thème était LE SILENCE, Madame Sigmund Woody s'inquiète

Publié le par christine brunet /aloys

 

Madame Sigmund Woody s’inquiète

 

  •  Madame Belle ! Encore une embrouille ? Le sort s’acharne sur vous ! 
  •  Inspecteur Sidonin, je suis à bout, vraiment.
  •  Madame Belle, c’est votre époux qui est médecin, pas moi. De plus, il est psychiatre, le nec plus ultra de la médecine. C’est qu’il guérit les âmes, cet illustre Sigmund Woody !
  •  Eh bien c’est de Sigmund dont je voudrais vous parler. Mon époux m’inquiète.
  •  Je ne compte plus le nombre de fois que vous êtes venue vous asseoir là, devant moi, et que vous m’avez confié que votre époux vous inquiétait. Que de tourments pour un seul homme ! Et si vous …
  •  Oh Inspecteur, je n’y pense même pas. Et puis, Sigmund et moi vivons dans un château, un si beau château. J’y tiens tellement à ce château !
  •  Je comprends … Eh bien je vous écoute, madame Belle. Un cadavre dans les caves de votre château ? Des lettres de menace ? Une odeur nauséabonde qui remonterait des oubliettes ?
  •  Pire que tout cela, Inspecteur. Le comportement de Sigmund est de plus en plus étrange.
  •  Il est psychiatre …
  •  Il manigance quelque chose, Inspecteur. J’observe son manège depuis deux semaines au moins.
  •  Continuez madame Belle, je vous écoute.
  •  Il me pose des questions bizarres. Par exemple, il m’a demandé si dans la salle d’attente, les patients se parlaient. Comme si j’avais le temps d’écouter tout ça !
  •  Mais encore …
  •  Sigmund a installé dans une des chambres, celle au- dessus de la salle d’attente, une espèce de laboratoire.
  •  Des alambics remplis de drogues ? Et ça bouillonne de temps en temps ?
  •  Non ! Justement ! L’autre jour, par curiosité, je suis entrée dans son labo et ce que j’ai découvert m’a consternée.
  •  Oui ?
  •  Des ordinateurs reliés les uns aux autres, des entrelacs de fils électriques, des cassettes d’un autre âge mélangées avec des clés USB de toutes les grandeurs, des casques munis d’écouteurs, des imprimantes 3D, et j’en passe !
  •  La caverne d’Ali baba mais sans Ali Baba …
  •  Vous semblez vous moquer de la situation, Inspecteur. Pas moi. Moi, je tremble. Sigmund prépare quelque chose de pas net. Je suis morte de peur.
  •  Pas une seule petite fiole contenant de la bave de crapaud ? Ou celle d’un dragon, pourquoi pas ? Nous sommes à Mons et la fête du Doudou s’annonce, c’est pour bientôt.
  •  Inspecteur !
  •  Et à part cette chambre remplie de tout ce brol, rien d’autre ? Madame Belle ? Un changement de comportement ?
  •  Pas vraiment. Sigmund me pose des questions insolites, je vous l’ai déjà dit.
  •  Ah oui, des questions du genre … rappelez-moi ça …
  •  Sigmund m’a demandé si dans la salle d’attente, les patients se parlaient. Ah oui, il m’a dit aussi, Il vaudrait mieux que les patients se taisent … et si on mettait une affiche avec en lettres capitales le mot « silence ».
  •  Ah oui, c’est étrange quand même. Mais depuis toutes ces années à écouter ses patients, il en a peut-être ras-le-bol ? Ou alors il préfère le silence total dans la salle d’attente afin que les patients ne s’expriment que devant lui ?
  •  Oh non, Inspecteur, non. Ras-le-bol de ses patients ? Sigmund aime trop l’argent !
  •  Ouais … Donc si je résume, les patients doivent la boucler dans la salle d’attente et dans une des chambres du château s’amoncellent des ordinateurs à gogo et tout le matos d’un informaticien de génie qui chercherait une formule magique pour … là, mystère !
  •  Oui, c’est bien ça. Ah oui, j’oubliais. Sigmund a transpercé le mur entre la salle d’attente et cette chambre qui contient tout ce matériel de fou. La chambre en question se trouve juste au-dessus de la salle d’attente.
  •  Donc il prémédite quelque chose.
  •  Mais je me tuuuue à vous expliquer cette supposition, Inspecteur !
  •  Oui, madame Belle, oui. Et rien d’autre ne vous vient à l’esprit ? Des lectures inhabituelles ? D’autres questions que celles citées ? Réfléchissez bien, le moindre indice pourrait m’aider.
  •  Sigmund parle souvent d’argent. Parfois il ressemble comme deux gouttes d’eau à Louis de Funès devant son or dans le film dont j’ai oublié le nom …
  •  La folie des grandeurs.
  •  Oui, c’est bien ça, merci Inspecteur. Ah cet amour de l’argent … Inspecteur, quelque chose me revient !
  •  Oui, madame Belle ?
  •  Sigmund m’a dit l’autre matin, Le silence est d’or, ma belle, le silence est d’or !
  •  Le silence est d’or, un très vieil adage.
  •  Inspecteur, Sigmund est un psychiatre renommé, un génie.
  •  Oui …
  •  Pensez-vous qu’il serait occupé à expérimenter …
  •  Oui, madame Belle ?
  •  Sigmund pourrait-il selon vous, Inspecteur, enregistrer le silence et, abracadabra, via les ordinateurs et une imprimante 3D transformer le silence en or ? Inspecteur ? Inspecteur ?

 

Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com

Publié dans Textes

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Rayan Zowski nous propose un texte "Un sourire"

Publié le par christine brunet /aloys

Un sourire

 

Hier en fin après-midi, nous rentrions des cours. On parlait de notre journée, du prochain week-end, de nos projets, de nos rêves…

Hier en fin d’après-midi, nous nous sommes arrêtés devant chez toi. Tu m’as dit : « à demain. Et prends soin de toi ». Je t’ai répondu par un sourire. Un sourire qui cache quelque chose.

Hier en fin d’après-midi, je suis rentré à la maison. Je suis directement monté dans ma chambre.

Hier en fin d’après-midi, je me suis allongé sur mon lit. J’avais beau regarder le plafond, mais c’est un visage que je voyais… ton visage.

Hier soir, je me suis posé une question, celle qui me revient chaque soirée, comment suis-je arrivé à tomber amoureux de toi ? Je croyais pourtant que je n’aimais que les filles à forte poitrine, aux longs cheveux blonds et aux yeux bleus. Ta poitrine est petite, tes cheveux sont courts et roux. Et tes yeux sont verts. Mais j’ai l’impression qu’ils brillent. Ils brillent comme l’émeraude…

La nuit dernière, j’ai tout le temps pensé à toi. Émotionnellement. Et physiquement. Une petite voix m’a alors murmuré : « Faudrait peut-être lui dire. Ou alors faudrait peut-être lui faire comprendre... ». J’ai réfléchis, réfléchis et réfléchis. J’ai peur de te perdre, tu es ma seule amie. Mais je dois me l’avouer, je ne désire qu’une seule et unique chose… c’est d’être avec toi.

Ce matin, je me suis dépêché. J’ai à peine mangé. Mais j’ai tellement hâte de te revoir… Il n’y a plus aucun doute, de toi je suis…

Ce matin, le soleil se lève. Tu sors de chez toi. Tu viens vers moi. Tu me dit : « Bonjour. Comment vas-tu ? »

Je te réponds par un sourire. Un sourire… qui cache quelque chose.

 

Rayan Zowski

 

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Edmée de Xhavée a lu "Les oiseaux de pierre" d’Ani Sedent

Publié le par christine brunet /aloys

 

Voici une escapade sans pareil pour laisser derrière soi tout le poids que le réel parfois dépose dans notre sac à dos. Entrons donc nous rafraichir et découvrir un autre monde où tout est… magi-possible, si je peux me permettre.

Car l’auteur nous a concocté un monde magique, où on se magi-transporte, on magi-crypte, on consulte des magi-cartes, on convoite des magi-gemmes. La magie foisonne et explose. Que vous dire pour vous glisser la clé de la porte entre les doigts, et qu’elle vous démange ?

Que c’est un monde imaginaire si bien construit qu’il semble vrai de vrai. Les lieux ont des noms scintillants : le domaine de Grandmanoir, celui de Majorcastel, Fort-les-Forts, Bellépine, le Pont des âges, Beauchêne, la forêt des songes, le Mont de la Licorne, la plaine Herborisse, Longvaisseau, le Fleuve sans fin...

Et les personnages ne se trouvent pas souvent dans le calendrier : Dame Hortie, la marraine-fée Angélie, l’ignoble Arcadius, Merlin (himself !), Octopia, Mornebouille, Saturnin Chantepouille le bibliothécaire, la druidesse Cécelina, la sénéchale Aldred, le jeune mage de troisième niveau Artorius, l’elfe Glawhenn, Callista l’enchanteresse. Et bien entendu, Valérian, le héros…

Tout ce beau monde est bien entendu entouré, aidé et parfois menacé par des animaux incroyables ou êtres étranges, bons et mauvais : Pégase ; Lupin (dont la description n’est pas banale : il s’agit d’un énorme loup bleu, impressionnant tant par la taille que par l’impression de force qui en émane. Il est également très beau ; ses couleurs, myrtille et blanc, comme étirées par le pinceau d’un peintre en longues vagues brillantes, s’écoulaient vers un poitrail et des pattes tachetés. Ses yeux dorés, entourés d’un masque bleu, surmontaient un museau d’un ton plus clair moucheté de blanc où pointait une truffe noire » ; les elfes noirs, les mange-cœur, les nains, les revenants, les cheverles aux longs poils blancs et à l’aspect dégingandé, les dragons, centaures et amazones – pour n’en mentionner qu’une pincée.

Et la nature ne manque pas de nous surprendre, elle non plus. Ne cherchez pas sur google ni même sur magi-google, vous ne trouverez pas trace de bosquets de mornouillers, pas plus que de houppiers où le vert et le bleu se disputent le grand rôle. Oubliez aussi les chaminets aux troncs noueux et le wisguier.

Quant aux aventures de Valérian… elles regorgent de miroirs magiques, de bulles de silence, de filtres, potions, remèdes, poudres merveilleuses, boucliers… C’est un récit d’action, de combats épiques, de l’enlèvement d’un enfant, du temps qui se traverse en avant et en arrière – avec bien des précautions -, de splendides descriptions poétiques, de paysages enchanteurs et surprenants. On arrive à la dernière page prêts à repousser ennemis, casse-pieds, maladies, mauvaises nouvelles par un tour de magie souverain découvert dans ces pages qui nous ont offert une aventure grandiose où tout finit bien pour la plupart des bons, et où on se réjouit de voir la fin très désagréable de certains très mauvais…

 

EDMEE DE XHAVEE

 

Publié dans actutuv

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Carine-Laure Desguin a lu "Choses dites choses tues" de Nathalie D. Druant

Publié le par christine brunet /aloys

Je termine la lecture de « Choses dites choses tues » de Nathalie D. Druant. Mais non. On ne termine jamais ce genre de livre. Dans lequel chaque page est un livre en lui-même. Chaque page est un manuel de zénitude. Car c'est bien ce que l’on ressent lors de la lecture du dix-septième livre de cette fidèle auteure des Éditions Chloé des Lys, une intense zénitude et l’envie de s’arrêter sur les trois ou quatre phrases qui composent chaque page, les lire et les relire encore. Et puis on se dit, Ben oui c'est bien vrai ça, la vie file trop vite, j’avais zappé tout ça! « Choses dites choses tues » c’est une cinquantaine de mini poèmes, mais chacun d'eux a tout d'un grand. Pas de rime, uniquement des vers libres auxquels on s’accroche comme le lierre au grillage de cette fenêtre, sur la photo de couverture.

   Dans « Choses dites choses tues », chaque texte se termine par trois points de suspension, chaque texte en appelle un autre, une chaîne de mots qui ne finirait jamais.

   Vers la moitié du livre, la série des « Messages d'avril », ce sont des haikus pour la plupart et cette partie est dédicacée à Micheline Boland, auteure elle aussi publiée chez Chloé des Lys et ayant obtenu de nombreux Prix pour ses haikus, un hommage généreux donc.

   « Choses dites choses tues », un livre qui nous invite à ralentir ce vicieux chronos et à regarder, à aimer tout simplement chaque seconde vécue, un appel vers la nature, les choses de la maison, vers les aubes du matin, et la fraîcheur du soir qui tombe.

 

Page 49 :

Un pas encore un pas

Vers demain toujours demain

Pourquoi ne pas 

Marcher vers l'aujourd’hui

  

   Merci à Nathalie D. Druand pour ces si grands petits textes qui nous soufflent que le sablier du temps est impitoyable. Donnons alors de l'importance à chaque grain de sable et l'auteur comprendra très bien ce que cela signifie car elle et moi avons littOralement un point commun qui crie « cocorico », fait de sable et de vent, de vagues et d'écume, dont je tairai la longitude et la latitude.

 

Carine-laure Desguin

Publié dans actutuv

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Laurent Robert nous présente son ouvrage "Rien ébranlé"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Rien ébranlé

 

Ta pensée : éclater les murs

Et ta pensée : ton corps troué

Et ta pensée : finir doué

Sinon le reste : dans le dur

 

Passante : longs cheveux parfum

Ta pensée : l’arrêter (trop tard)

Même pas non pas un regard

Le mot effluve (c’est très fin)

 

Tu te dis : elle marche vite

Fichu fichu pour une invite

La ville quoi sans compliment

 

Tombée du jour : rien ébranlé

La cravate fait : vous parlez

Combien de langues couramment ?

 

 

Biographie :

Laurent Robert est né en 1969 à Chimay. Il vit dans la région de Mons. Docteur en langues et lettres, il enseigne la littérature et la didactique du français dans l’enseignement supérieur. Il est l’auteur de plusieurs recueils de poèmes où des formes fixes traditionnelles (haïku, tanka, sonnet) ou moins traditionnelles (morale élémentaire) se confrontent à des sujets inattendus ou contemporains. Parmi ses principales publications se comptent Guerres (Le chasseur abstrait, 2017), Gorgonzola (Le chasseur abstrait, 2018), Sonnets de la révolte ordinaire (Æthalidès, 2020), Précis de survie (Maïa, 2022) et Sans morale (Éditions Toute Chose, 2023).

 

 

Résumé :

Rien ébranlé est un recueil de sonnets en vers courts, voire très courts. Les contraintes du sonnet et celle de la brièveté sont en réalité une liberté: elles portent le poème aux limites de son rythme, de son souffle, de son sens – sinon de son statut et de sa gravité. L’enjeu de Rien ébranlé ne tient pas seulement à l’écriture: derrière le masque de la forme, un homme regarde le monde comme il va, s’en amuse ou s’en navre.

Publié dans Présentations

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Ani Sedent a lu "Chant d'amour ukrainien" de Bernard Wallerand

Publié le par christine brunet /aloys

Sous sa couverture ensoleillée, « Chant d’Amour ukrainien » cache un condensé d’espoir et d’amour que Bernard Wallerand nous livre avec toute la ferveur d’un cœur pacifique. 

« Deux coquelicots amoureux, si fragiles, si timides,

Bercés par un vent doux et léger,

Et qui chantent l’Amour et la Paix espérée,

Au bord d’un champ de seigle, sous un ciel limpide. »

Le 24 février 2022, l’Ukraine plonge dans un cauchemar éveillé.  Sous des prétextes fallacieux, Vladimir Poutine a déclenché contre elle une guerre sans merci.  Uliana, Petro et leurs enfants, Olena et Maxim, voient leurs vies basculer tandis que les missiles russes font des ravages et que les chars approchent de Kiev.  Poussée par Petro, Uliana emmène les enfants loin de la capitale, à Lviv, chez ses parents, où vit également grand-mère Anastasia, avant de rejoindre le cortège de réfugiés en partance pour l’Union européenne.

Avec ce roman, Bernard Wallerand offre au lecteur un plaidoyer pour la paix.  Car malgré les missiles, c’est d’amour qu’il nous parle.  L’amour entre un homme et une femme, celui qu’ils portent à leur famille, mais aussi l’amour d’un peuple pour son pays, sa culture, ses racines.  Sous la plume de l’auteur, la vie, si fragile, se montre forte et résiliente face à l’innommable, les anciennes inimitiés s’effacent devant la solidarité, les mains se font secourables.

Pour célébrer ce « Chant d’Amour ukrainien », l’écriture de Bernard Wallerand se pare de douceur et de poésie afin d’accompagner Uliana, Petro et l’Ukraine, en quête de lumière, sur un chemin pavé d’espoir.

[…] Que vive donc l’Ukraine ! Qu’elle vive sans chaîne ! (Page54)

Souhaitons que la prière soit entendue et pas parce qu’il en va de notre propre sécurité, mais parce que c’est juste !

Et comme Bernard Wallerand est un auteur au grand cœur, les bénéfices de son livre sont entièrement reversés à l’UNICEF au profit des enfants d’Ukraine. 

 

Alors, n’hésitez pas et bonne lecture !

Ani Sedent

 

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Ani Sedent a lu "Epilogue" de Nicole Graziosi

Publié le par christine brunet /aloys

« Epilogue », un titre on ne peut plus évocateur lorsqu’il s’agit pour Nicole Graziosi d’interpeller l’hiver de la vie.  Son hiver, celui dont elle ne veut pas.  Celui qui vous fait blanchir, radoter ou clopiner, celui qui vous vaut de n’être plus qu’un prénom, ou pire, ce on qui vous réduit à l’état d’ectoplasme.

[…] Est-ce qu’on prendrait encore un petit café ?

[…] On a bien bonne mine aujourd’hui. […] (page25)

Non, elle ne l’aime pas l’hiver de sa vie, alors qu’autour d’elle le monde rajeunit… ou s’en donne l’illusion, souvent pathétique, à coup de bistouri.

Cet hiver prompt à tout prendre, jusqu’à votre dernier neurone.

Mais si l’auteure s’interroge sur son hiver, elle nous fait aussi partager d’autres engourdissements à travers le souvenir de grands-mères, les siennes ou d’autres rencontrées au cours de ses voyages.

Et puis il y a l’hiver de l’autre, qu’elle n’aime pas d’avantage.  Celui de cet intru que la retraite a rendu omniprésent et qui, quelle que soit la saison, a toujours une bonne raison pour déléguer les tâches ménagères.

Entre réflexions et souvenirs, Nicole Graziosi fait un état des lieux du vieillissement.  Avec humour, et non sans une pointe d’ironie, elle ausculte l’approche inévitable de cette saison de la vie, dont elle tire un constat doux-amer.

Que va-t-elle en faire de ce redoutable hiver ? Doit-elle se laisser dicter sa vieillesse ? Elle a encore tant à donner, à partager, à transmettre…  Après tout, l’hiver n’est-il pas une saison comme les autres ?

Pour affronter l’hiver, en tout cas, rien de tel qu’un bon livre, alors, bonne lecture !

 

Ani Sedent

Publié dans actutuv

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