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ACTE 5 - Hors-série - Texte 9 - DERNIER TEXTE ! VOTEZ sur ce post jusqu'à 20h !

Publié le par christine brunet /aloys

Le mystérieux manoir de Dustanburgh

 

            Dans cette terrible nuit de Noël de 1903, au manoir de Dustanburgh, un événement étrange se produisit …

            Le manoir de Dustanburgh était un lieu étrange et mystérieux. Enveloppé d’une lumière opalescente, il trônait au sommet d'une lugubre montagne. Autour, la forêt sinistre dégageait une atmosphère angoissante, pesante, froide. Des craquements retentissaient, le hurlement sournois des hiboux effarouchés en haut des obscures sapins retentissait ; le frémissement des feuilles mortes tapissant le sol glacé effrayait les esprits. Le bâtiment imposant, aux multiples façades en pierres sombres possédait des tours rondes, semblables à de petits donjons. De loin, il paraissait abandonné, sauvage, mais se tenait parfaitement droit. A l'arrière, perchée sur les raides murs, une fenêtre en ogive était éclairée.

            Au bout de la route pavée menant à la bâtisse, la claire obscurité de la pleine lune éclaira une silhouette. Un être longiligne marchait d'une allure soutenue.Il portait une chemise d'un blanc éclatant, une cravate marron, nouée d'une bague en or, où la lettre « C » était finement gravée. Une redingote  protégeait du froid cet être élégant et d'un beauté remarquable.

            Il se retourna soudain, tendit l'oreille. Il observa les alentours, regarda le chemin s'étendre dans la vallée, puis poursuivit son chemin vers le manoir. Avait-il entendu une voix ? Le sifflement du vent à travers quelques branches ? Le déplacement indiscret d'un ou plusieurs animaux ? Une chose était sûre : la puissance de la lumière qui flottait derrière la fenêtre de la demeure augmenta.

            L'homme s'approcha de l'entrée principale. Il leva le bras et saisit le heurtoir en fer. Il le fit claquer à trois reprises. L'objet qu'il tenait fermement se trouvait entre les crocs pointus d'un lion en bronze. Il y eut ensuite un silence effrayant. Tout à coup, dans un grincement aigu, la porte s'ouvrit. Un grand corridor, illuminé par de petites lanternes, se présenta face à lui. Il rentra. Ses souliers claquaient sur les dalles brunes. Plus loin, au centre, s'étendait un long tapis rouge aux franges dorées, qui menait aux escaliers.

            Célestin gravit les marches et fut conduit ainsi jusqu'à un bureau sur la porte duquel on pouvait lire en lettres d'or : « Bureau de Gustave Duchêne ». Au centre de la pièce, trônait une table en noyer ; aux murs des photos encadrées commençaient à prendre la poussière. L'homme en décrocha une. Derrière le verre, souriait un homme à l'air assez hautain, portant dans ses bras un bébé charmant, une haie de jasmin fleurissait à l'arrière plan. Alors Célestin se mit à pleurer ; de chaudes larmes coulaient sur ses tendres joues, qu'il essuyait de temps en temps de son index.

            Soudain, dans la cheminée, un trou circulaire apparut dans un fracas monstrueux. Célestin terrorisé se pelotonna dans un angle de la pièce. Les bêtes gravées sur les pans de la cheminée prirent vie et il les vit se ruer furieusement vers lui. Il ferma les yeux, terrorisé !

            Quelques instants plus trad, le silence régnait à nouveau dans la pièce. Célestin, lui, était était apaisé, heureux, respirant l'odeur du jasmin dans l'allée du jardin.

            Sur la photo pendue au mur du bureau, l'on pouvait désormais observer un vieil homme à l'air autoritaire se promenant accompagné d'un jeune homme délicat.

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ACTE 5 - Hors-série - Texte 8 - Ecrire un conte fantastique mystérieux

Publié le par christine brunet /aloys

Des vacances un peu spéciales

 

              Sur une route goudronnée et déserte résonnaient les chants des cigales et les croassements des corbeaux. L’ombre des nuages assombrissait le magnifique paysage que l’on voyait au loin avec le blé scintillant dans la lumière. La chaleur était étouffante ; au loin des forêts obscures apparaissaient mais aussi la route qui tournait très loin devant nous. Une route interminable : les longues lignes blanches en pointillé devenaient lassantes.

              Tout à coup, un long soupir d’Isabelle me sortit de ma rêverie. L’air toujours triste à chaque seconde de son existence, elle portait tous les jours une robe aux couleurs sombres avec des boucles d’oreilles en bronze et une grosse perle d’un blanc brillant. Ses cheveux longs et châtains étaient maintenus par un bandeau d’un bleu profond. Ses traits fins et sa peau blanche attiraient la lumière. Elle portait un rouge à lèvres couleur rouge sang et du mascara. A son cou, elle conservait toujours un petit portait d’elle.

              A l’avant de la voiture je voulus voir si l’ancien propriétaire avait laissé un étui de mouchoirs dans la boîte à gants mais à la place j’y trouvai un rapport de police : le meurtre d’une jeune femme non identifiée morte dans des conditions étranges.

              Isabelle qui conduisait, voulut s’arrêter pour consulter le rapport. Elle découvrit ainsi au cours de sa lecture que le soir du 15 décembre 1990, sur la départementale qu’elles empruntaient actuellement, une jeune femme avait été assassinée. Son corps avait été retrouvé sur le bas-côté d’un virage réputé dangereux. Elle portait une robe légère, un foulard bleu clair et des talons hauts. Elle avait les traits fins, des yeux très clairs et était brune avec une coupe au carré.

              Après la lecture de ce rapport glaçant, nous reprîmes la route. Quelques kilomètres plus loin, sur une longue ligne droite, nous aperçûmes une jeune auto stoppeuse qui ressemblait étrangement à la description de la victime du rapport. Curieuses et amusées par la situation, nous la fîmes monter dans la voiture. Elle était silencieuse, comme absente. Quelques mètres plus loin à l’approche d’un virage dangereux, elle poussa un cri strident. Isabelle perdit le contrôle du véhicule et il percuta violemment un arbre.

C’est à ce moment-là que je me réveillai en sursaut, tout comme Isabelle. Nous étions sur le bas-côté dans un virage de la départementale. Très secouée par le réalisme de mon mauvais rêve je décidai de le partager avec Isabelle. Nous étions choquées, nous avions fait le même cauchemar. C’est alors que nous nous sommes retournées, comme par réflexe. Sur la banquette arrière se trouvait un foulard bleu clair...

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ACTE 5 - Hors-série - Texte 7 - Ecrire un conte fantastique mystérieux

Publié le par christine brunet /aloys

Un sentiment suspect

 

              Au bord d’un lac bordé d’une vase visqueuse, on respire l’odeur humide et désagréable de l’eau croupie. Près de cette étendue, se trouve une maison et une barque, rongées par l’humidité et la saleté, loin de toute civilisation. Ce décor inquiétant alimente les rumeurs du voisinage.

              Christopher, un homme de grande taille et très intelligent et se vantant de n’avoir peur de personne, est bien connu pour résoudre les mystères et révéler les secrets. Ses yeux perçants ressortent sur son visage marqué par les rides. Ce trentenaire est un détective, qui a rencontré d’étranges affaires tout au long de sa carrière et qui a réussi à les résoudre.

              Il avait repéré depuis un moment l’individu de la maison du lac qui avait pour habitude de rôder autour des femmes. Ce dernier avait commis une erreur, il avait égaré un médaillon en forme de cœur, d’un rouge vif en son centre. A l’intérieur il laissait le portrait d’une femme. Ce détail avait attiré l’attention de Christopher : la femme du portait était portée disparue ! Le détective se souvenait de cette affaire. Il décida donc de suivre cet homme.

              Une fois arrivé à la maison du suspect, Christopher qui avait pénétré à sa suite, découvrit avec effroi, un cadavre, puis un autre. Il s’agissait de corps de femmes qui présentaient une particularité : deux petits trous au niveau de la nuque. Il pâlit d’effroi. A ce moment là le suspect réapparut. Il ouvrit la bouche et laissa entrevoir deux canines acérées. Un vampire !!! Le cœur de Christopher battait à une vitesse folle au point qu’il s’évanouit.

              Le détective revint à lui brusquement et réussit à s’échapper. De retour chez lui, après un long bain et un peu de repos, la faim commençait à le tenailler ;  il pensa instinctivement à sa jolie voisine. Pourquoi ne pas aller frapper à sa porte ? Il se vêtit rapidement sans remarquer deux petites marques sur sa nuque…

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ACTE 5 - Hors-série - Texte 6 - Ecrire un conte fantastique mystérieux

Publié le par christine brunet /aloys

Carnet de bord

Une tâche inachevée

 

         10 juin 1969, 23h01, retour d’Angleterre. Je retrouve ma bibliothèque, la fraîcheur des livres, l’odeur du papier vieilli; cette sensation oubliée durant mon voyage. Une obscure lumière s’éclaire dans mon esprit comme le chemin à suivre.

            J’approche de la fenêtre, je touche un carreau. De la buée se dessine autour de ma main. Dehors, une pluie chaude recouvre la ville de Venise. Le brouillard s’épaissit telle une brume qui m’envahit. Mais pourtant quelle chaleur ! Rien n’a changé et pourtant tout ! Les livres sont à leur place, la poussière les recouvre -encore et toujours cette même poussière qui m’était familière et chaleureuse, mais qui me paraît à cet instant froide et inquiétante.

            Je fais quelques pas, le plancher grince sous mon poids, comme si mon long voyage avait enlevé à toute la demeure la sensation qu’émet une âme qui vie.

            Et ces bruits ! Sûrement un oiseau cherchant à fuir cette lourde pluie. Le sifflement du vent me rappelle ces longues heures à marcher dans le froid. Je frissonne.

            Cette maison me paraît tellement vide depuis le départ de père...Je tire un livre de l’étagère et ne peux réprimer un frémissement devant mes mains rougies, abîmées ! Je glisse mes doigts sous la couverture et en retire la photographie de l’enfant que j’étais riant aux éclats sur les genoux de mon père. Cette photographie, nous l’avions prise à son départ, devant le navire, son navire avec son équipage, envoyé en mission par le préfet de Venise en Égypte. Comme la vie était simple avant tout cela ! Pris de nostalgie, je me dirige pieds nus vers le miroir. Comme j’ai changé ! Vêtu de haillons, le visage pâle, amaigri et avec mes yeux rougis de fatigue, je n’ai plus rien de ce petit garçon. Je souris. Non ! Je n’y arrive plus !

            Je suis parti petit garçon est revenu… Je ne sais plus ce que je suis à présent.

            Mes sacs tombent de mes épaules affaiblies. Un bruit sourd s’en suit, résonnant encore aujourd’hui dans ma tête. Le choc avec le sol fait ouvrir la grande malle d’un seul coup. Un nuage noir s’en échappe et envahit la pièce. Je suffoque un instant et tombe roide.

            26 mars 1965, je suis sur la coque du navire. Accroché au cordage, je regarde les voiles blanches secouées par le vent. Hier soir, l’équipage m’a découvert, moi le fils du capitaine, qui m’était faufilé en secret dans la cale du navire. Par chance, c’était trop tard pour me ramener sur la côte. Je n’ai plus qu’à laisser passer le temps jusqu’à l’Égypte. Quand, se dessine enfin, au loin, la silhouette de la terre égyptienne, l’ombre d’un nouveau continent, avec de grandes collines dorées, magnifiques et imposantes.

            Jusqu’à lors, leur mission m’était inconnue, mais à peine avons-nous abordé, qu’un flot d’ennemis -il n’en reste dans mon  esprit qu’une floue superposition de cris et de mouvement- s’emparent du bateau. Je sens qu’on me tire de ma transe, mon père me cris quelque chose-à mes oreilles qu’un message incompréhensible- et me remet aux mains d’un matelot qui quitte la côte avec quelques membres de son équipage.

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ACTE 5 - Hors-série - Texte 5 - Ecrire un conte fantastique mystérieux

Publié le par christine brunet /aloys

1946

 

 

         C’était en 1946, j’étais sorti la nuit pour travailler. Je passais devant le cimetière. Ce soir-là, un brouillard épais noyait le sol, on voyait à peine les silhouettes des pierres tombales qui dépassaient de la brume. Sur certains arbres des corbeaux noirs surveillaient les stèles mortuaires. Ce lieu était bordé d’une épaisse et dense forêt sombre, là où logeaient les animaux.

         A l’époque, je travaillais le soir en tant que bûcheron, mes vêtements étaient une simple chemise à carreaux rouges bordés de noir et un épais pantalon de toile. Mon visage était marqué de plusieurs cicatrices : une partait de ma tempe gauche et descendait jusqu’à mi-joue, une autre naissait de mon sourcil et descendait le long de l’arrête du nez. Mon torse et mes bras étaient couverts d’entailles causées par les branches. Ma barbe était noire et touffue, parsemée de poils blanc, ma voix rauque et grave. Je vivais seul, isolé, tentant d’échapper à mon passé, de me faire oublier.

         Après avoir coupé plusieurs branches, je descendis de mon échelle. Brusquement un vent violent et glacial me frappa le visage. Un frisson descendit de ma colonne vertébrale, un sentiment d’angoisse et d’anxiété m’envahit pour la première fois de ma vie. Ma conscience me dit alors de ne pas me retourner, mais j’aperçus sur ma gauche une paire de bottes noires qui marchait d’un pas lent et rythmé ne produisant aucun bruit. Je me cachai précipitamment  derrière le tronc de l’arbre. Puis, je pris un court moment de réflexion et me décidai à suivre les bottes, laissant mon matériel derrière moi. Je les suivis lentement, elles me conduisirent devant une berge. Je vis alors un marécage dans lequel se reflétait la lune, sur le marais principal une barque en bois, attachée par une corde faisait des va-et-vient.

         J’emboîtais le pas aux bottes tout le long de la berge ; tout était calme et paisible. Elles continuèrent leur chemin jusqu’à une presqu’île, au milieu de laquelle se trouvait un caveau. Je rentrai également à l’intérieur.

         Au calme de la nuit succéda un bruit infernal. Des cris, des plaintes ! Et une chaleur horrible ! Soudain deux mains affreuses s’approchèrent de moi comme pour me saisir. Qui diable avais-je suivi ?

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ACTE 5 - Hors-série - Texte 4 - Ecrire un conte fantastique mystérieux

Publié le par christine brunet /aloys

Le Portrait

  

 

        Le lieu était sombre, le soleil se couchait laissant apparaître une ambiance inhabituelle, la froideur de la nuit s’installait pendant que ce calme étrange prenait place. Cet endroit paraissait mort, désertique, les ruines qui surplombaient le cours d’eau dataient sûrement de très lointains siècles passés. La brume se dispersait autour de ces vestiges.

         Cet homme à l’apparence mystérieuse vêtu uniquement de noir, portant un chapeau haut de forme et s’aidant d’une canne pour marcher, était chaussé de souliers vernis dont les talons résonnaient sur le sol. Cet homme élégant qui marchait avec une grande assurance, ne détournant jamais le regard de sa route, était sans aucun doute le grand détective Holmer.

Il y a bien longtemps dans ce petit village aujourd’hui en ruine, à l’époque où il était encore bien animé, résidait une jeune femme à la beauté d’un ange ; elle s’évapora à l’âge de dix neuf ans. La seule trace qu’il restait d’elle était un tableau qui semblait renfermer un spectre : lorsqu'on l'observait, on ressentait sa présence.

         Le détective Holmer avait eu vent de cette mystérieuse histoire qui avait retourné tout le village poussant les habitants à fuir. L’intrigue le poussa à se rendre dans ce lieu si lâchement abandonné. Ses talons frappaient toujours la pierre brisée des maisons délabrées, lorsqu’il vit au loin un cabanon en bois rongé par la moisissure, il y entra.

         La porte s’ouvrit et ses yeux se rivèrent sur un tableau au charme incomparable, orné d’or et illuminé grâce à cette femme se tenant face à un miroir. Bernard ressentit pour la première fois un sentiment d’émerveillement qui l’entraîna à s’approcher de cette magnifique œuvre.

         Sous ses pieds le parquet grinça. Le tableau s’agita. La femme se retourna. Un frisson parcourut le corps de Holmer. Il s’approcha intrigué mais la peur présente dans son regard. La femme, choquée, recula. Le détective Bernard approcha sa main du tableau...

 

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ACTE 5 - Hors-série - Texte 3 - Ecrire un conte fantastique mystérieux

Publié le par christine brunet /aloys

La montre à gousset

 

       J’habite dans une grande maison isolée sur une colline. Ma demeure est faite de bois et de vieilles pierres. Avant, elle était remplie de joie et d’amour. J’habite au Sud de l’Écosse, où les maisons sont éparpillées sur un relief sauvage. Ma demeure possède deux grands étages. Ma femme s’était occupée de sa décoration, avant son décès, il y a sept ans, le premier mars. Autour d’elle, abonde la végétation et nulle route de goudron ne raye le paysage. Nous sommes à la fin du mois d’avril, et le vent est glacé.

       Je m’appelle Antoine Le Grand, j’ai 35 ans, et suis le patron respecté d’une grande entreprise. Habituellement, je m’habille d’une chemise grise à fines rayures noires et porte une petite boucle d’oreille ainsi que de fines lunettes rectangulaires aux branches élégantes ; je garde une barbe naissante bien entretenue. Mes yeux sont bleus perçants et l’on qualifie souvent mon regard de captivant ; pour compenser ma calvitie, je me laisse pousser les cheveux sur la nuque.

       A vingt et une heure ce soir-là ma montre à gousset se balance contre ma cuisse. Je sors de chez moi pour prendre ma voiture.

       Soudain, alors que je rebrousse chemin, les aiguilles de ma montre se mettent à tourner d’une manière étrange, puis la petite aiguille montre le 1, la moyenne le 3 et la plus grande le 7. A ce moment-là, la silhouette d’une femme se dessine à la lumière des phares. Je descends du véhicule et je lui souris.

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ACTE 5 - Hors-série - Texte 2 - Ecrire un conte fantastique mystérieux

Publié le par christine brunet /aloys

 

La Relique

 

          En ce samedi, le 28 mars 2000, l’atmosphère du cloître St Jean était paisible et silencieux. Le soleil pénétrait le couloir qui menait à une mystérieuse porte. Le sol était recouvert de dalles usées.

          Tout à coup, dans ce lieu solitaire, apparut un vieil homme vêtu d’une tunique verte, d’un chapeau d’aventurier, muni d’une bourse et d’un sac ; aux pieds une paire de bottes lui remontait jusqu’aux genoux. Il portait une barbe blanche assez volumineuse et ses cheveux étaient longs ; son chapeau recouvrait la majeure partie de son visage empêchant de voir son regard sombre. Ses mains parcheminées étaient veineuses.

          En entrant dans le couloir du cloître, il se dirigea directement vers une petite trappe d’où il tira un trousseau de clés rouillées pour ouvrir la petite porte au fond de la galerie. Il s’approcha peu à peu de celle-ci. Ses talons résonnaient sur les pavés, « tac…tac…tac… » ; il arriva enfin face à la porte puis l’ouvrit très doucement, elle grinça…

          Une fois à l’intérieur, il tressaillit devant des dizaines de squelettes entassés contre les murs. Un petit trou au plafond laissait passer un rai de lumière qui se reflétait sur la surface de l’eau d’un bénitier dressé au milieu de la pièce. Instinctivement, il plongea sa main dans l’eau glaciale du bénitier puis saisit une croix en pierre.

          Il n’eut pas l’occasion de lire l’inscription au dos de l’objet : « Tu as choisi la vie ». Il fixait sur la croix, les lettres gravées suivantes : « Tu as choisi la mort ».

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ACTE 5 - Hors-série - Texte 1 - Ecrire un conte fantastique mystérieux

Publié le par christine brunet /aloys

ACTE 5 - Hors-série - Texte 1 - Ecrire un conte fantastique mystérieux
Durant les 9 prochains jours, vous allez découvrir les textes imaginés par des élèves de 4e (13 ans environ).
 
Quelles étaient les consignes et dans quelles conditions ont été écrits ces textes ?
 
Par groupes de deux, en classe, en 1h45, à partir d’éléments tirés au sort, nous leur avons demandé d'écrire un conte fantastique mystérieux. Ils devaient concevoir une fin ouverte et donner un titre à leur conte.
 
Tous ont montré un enthousiasme et une imagination débordants !
 
Les gagnants verront leur œuvre publiée dans le prochain hors-série.
 
Bonne lecture !!!!
Quelques clichés pris lors de cette journée passionnante !
Quelques clichés pris lors de cette journée passionnante !
Quelques clichés pris lors de cette journée passionnante !
Quelques clichés pris lors de cette journée passionnante !
Quelques clichés pris lors de cette journée passionnante !
Quelques clichés pris lors de cette journée passionnante !
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Quelques clichés pris lors de cette journée passionnante !
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Quelques clichés pris lors de cette journée passionnante !

 

Le Tombeau

 

          Le vent soufflait sur l’étendue de sable chaud, soulevant occasionnellement ses petits grains jaunes. Un peu plus loin, trois pointes se détachaient du décor, élevant vers le ciel leur sommet, comme si elles voulaient montrer que malgré les années, elles étaient toujours debout, fières et fortes dans cette atmosphère que le soleil rendait étouffante.

          Jusqu’ici rien ne venait perturber le silence si ce n’était le bruit doux et constant du vent. Aucun nuage ne se mettait en travers des rayons de lumière…  Ambre, droite, se tenait en ces lieux.

          Ses mèches venaient effleurer doucement son visage et ses yeux d’un gris profond fixaient ces grands édifices. Ses joues étaient rougies par le soleil et le reste de son visage trahissait un sentiment d’angoisse profonde. Sa veste autour de sa taille, son sac en cuir sur l’une de ses épaules, elle semblait égarée dans son élément, son pas était incertain, et sa voix cassée quand elle déclara qu’elle était perdue. Des larmes brillèrent un instant dans ses yeux avant qu’elle ne commence à sourire. Elle paraissait stupide ainsi mais étant fille d’un grand marchand, elle savait que si elle ne se mettait pas à l’ombre, elle risquerait de ne jamais revenir. Elle commença alors à marcher vers les pyramides et pénétra dans l’une d’elle. Le petit passage était vide et étrangement froid.

          «Y a-t-il quelqu’un ? » lança-t-elle une première fois.

          L’écho de sa voix se répercuta sur les murs et elle décida de s’enfoncer davantage dans ce couloir que nul flambeau n’éclairait.

          Tout à coup, un craquement retentit, elle avait marché sur… Elle jeta un coup d’œil. Un papier ? Dans la pyramide ? Elle s’abaissa pour le ramasser, remarqua également une loupe. Une page de journal à première vue.

          Elle lut le titre : « Un meurtre à Gizeh ». Très gai, pensa-t-elle en lâchant le papier. Elle se pencha une nouvelle fois pour observer la loupe puis tout se figea.

 

          Plus d’obscurité mais une pluie tombait, elle était dehors.

          Devant elle, deux jeunes adolescents marchaient vers l’entrée qu’elle avait prise plus tôt. « C’est par là », disait l’un d’entre eux en entrant. Étrangement, Ambre n’avait pas peur, elle les regardait, puis les suivit. La deuxième rentra à la suite du premier. Elle leur emboîta le pas.

          Ils arrivèrent bientôt à une grande pièce. Seul un rayon de soleil éclairait les murs.

« Tu vois, c’est super… c’est ici ! lança le premier en passant sa main dans sa chevelure brune.

   -  C’est bon, allons-nous-en maintenant, je ne l’aime pas cet endroit ! »

          Ambre n’avait pas froid, et pourtant, elle frissonna. Elle avait essayé de leur parler mais c’était en vain puisqu’aucun des deux ne semblait l’avoir entendue, ni même vue…

          De nouveau, un frisson la parcourut et cette fois-ci, comme un signal, les deux jeunes gens se tournèrent vers elle et se figèrent. Elle sentit leur regard mais pas sur elle… à travers elle… Ambre se retourna et vit ce que jamais de sa vie elle n’aurait voulu voir.

          Un homme s’approchait et se jeta sur les deux enfants, une arme à la main.

Il portait un masque, représentant un des dieux égyptiens dont elle ne se rappelait plus le nom, et des vêtements déchirés et crasseux.

          Un cri, l’ultime moyen d’appeler à l’aide, ou la mort… la mort approchait.

Ce sourire figé ! Un sourire horrible… un sourire mauvais…un sourire malsain.

Elle eut le temps de le voir marcher vers elle puis tout rebascula, une deuxième fois…

 

          Ambre était allongée, toutefois la terreur s’était emparée d’elle, aussi sûrement que le sol était froid sous son dos. Où était elle ? Elle n’en savait rien, en tout cas pas dans le couloir où elle se trouvait avant de le voir…

          Elle se mit à courir vers l’un des corridors, à tourner vers l’autre, à revenir sur ses pas lorsqu’elle se trouvait dans un passage sans issue, et pourtant elle ne distinguait rien d’autre que les même murs…Elle tournait en rond… Elle continua  malgré tout sa course, essoufflée, mais comme animée par un espoir incertain qui lui soufflait de continuer à courir.

          Au bout d’un moment qu’elle avait cru interminable, elle déboucha dans une pièce… non… dans LA pièce… Un sentiment terrible s’empara d’elle. Il allait venir, pour elle, il allait la tuer, la tuer,elle, elle allait mourir, là ! Elle se mit à trembler ; une boule s’était formée dans son ventre, cette sensation que l’on ressent lorsqu’on se sent observé. Elle se figea. La terreur la tétanisait toute entière.

          Une ombre passa sur elle. Une ombre insignifiante pourtant mais tellement douce et…meurtrière.

          Elle voulut se retourner sans y parvenir pour autant. Pourtant, c’est ce qu’elle réussit à faire quand même. Elle se lança dans une nouvelle galerie, moins vite que cette ombre …

 

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Rayan Zowski lit l'une de ses nouvelles...

Publié le par christine brunet /aloys

Publié dans Textes

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