Ma collègue éprouva quelques difficultés à monter. Je dus donc la tirer. Elle me tend la main pour la descente. J’avais enfin rencontré la femme de ma vie dans cette cathédrale naturelle.
Biographie
Gérard BRIGODE, ingénieur, a connu plusieurs vies.
* Professeur de physique, ensuite co-directeur d’une école technique en R.D.C. : 10 ans d’Afrique.
* En Belgique, ingénieur. Simultanément délégué syndical au niveau régional.
* Écrivain et dessinateur.
Résumé du livre
R.D. du Congo à Goma en 1970-71.
Sur les flancs du volcan, une rencontre improbable.
Laurent Robert est né en 1969 à Chimay. Il vit dans la région de Mons.Docteur en langues et lettres, il enseigne la littérature et la didactique du français dans l’enseignement supérieur.Il est l’auteur de plusieurs recueils de poèmes où des formes fixes traditionnelles (haïku, tanka, sonnet) ou moins traditionnelles (morale élémentaire) se confrontent à des sujets inattendus ou contemporains. Parmi ses principales publications se comptent Guerres (Le chasseur abstrait, 2017), Gorgonzola (Le chasseur abstrait, 2018), Sonnets de la révolte ordinaire(Æthalidès, 2020), Précis de survie (Maïa, 2022) et Sans morale (Éditions Toute Chose, 2023).
Présentation du recueil :
Rien ébranlé est un recueil de sonnets en vers courts, voire très courts. Les contraintes du sonnet et celle de la brièveté sont en réalité une liberté : elles portent le poème aux limites de son rythme, de son souffle, de son sens – sinon de son statut et de sa gravité. L’enjeu de Rien ébranlé ne tient pas seulement à l’écriture : derrière le masque de la forme, un homme regarde le monde comme il va, s’en amuse ou s’en navre.
On le comprend, j’ai aimé… Difficile pourtant de décrire l’œuvre, mais je vais essayer. Imaginons un papillon dans un rêve, voletant de ses ailes poudreuses et déposant un peu de ses couleurs lors de ses pauses sur l’une ou deux fleurs de vie.
Le temps de refermer et ouvrir les ailes, comme un balayage de lumière, sur un moment court ou plus long d’un personnage-fleur, qui sait si choisi au hasard ou ciblé par notre joyeux lépidoptère. Et voilà que toute la richesse, la tension, la valeur de ce moment court ou plus long nous apparait. L’effort, la persévérance, l’espoir, la confiance en soi.
L’enfant qui court après son ballon emporté par le vent et sait qu’il ne s’arrêtera pas sans l’avoir récupéré « Soudain, son ballon glisse sur le sable lentement, soupiré par le vent. Le gamin tressaille. Son bonheur s’est mis à rouler. Si paisiblement que toujours il semble vissé à sa main ». La pianiste qui affronte sa première performance en public « Elle songe à l’opérateur, à ce public accouru pour juger de son Art, le disséquer, en faire écho, un écho qui amplifie, qui sublime mais aussi qui déforme, qui détraque ». Le nageur pris d’une crampe et sauvé par une jeune femme « Elle balaie ses épaules dorées. Une oreille sur son cœur elle l’écoute respirer. Ses yeux s’ouvrent elle lui prend la main. Il lui sourit, ignorant encore qu’ils se sont trouvés ». La louve qui ne voit pas revenir son mâle et le trouve mourant près de la tanière au matin « La louve est sortie, s’est couchée au flanc de son mâle, lèche ses plaies, pose son museau sur son abdomen meurtri, puis reprend méthodiquement son balayage de salive. Fidèle jusqu’à la mort il lui est revenu. Elle le savait, l’a toujours su ».
Le papillon papillonne donc d’un éclat fulgurant de vie à l’autre, parlant toujours de volonté, de courage, de force, de vérité. On traverse les murs du doute, on escalade les sommets de la peur, on ose, on s’abandonne. On vit.
Dois-je vraiment insister et conclure que … j’en conseille la lecture ?
Que feriez-vous si on vous proposait de traduire un texte datant du Moyen Âge écrit en latin ? Quels secrets concernant votre famille révèlerait-il ?
C’est ce que vous allez découvrir dans Un été à Abbotsbury.
Un été à Abbotsbury est un roman écrit par Urbain Van Pachterbeke et publié aux éditions Chloé des Lys en janvier 2026.
Dans ce roman, John Huxley reçoit de la part de sa Mamy la mission de traduire un texte écrit en latin, présent dans sa famille depuis des siècles. Sur le chemin du manoir de sa grand-mère, il rencontre Claire qui chute de son vélo devant lui. On va donc suivre l’évolution de la traduction de John ainsi que de sa relation amoureuse avec Claire.
Le roman se déroule dans deux lieux principaux, ce qui nous permet de nous immerger plus rapidement dans l’histoire : Abbotsbury en Angleterre et Louvain-la-Neuve en Belgique. Après ces présentations, on alterne donc entre l’usine de la grand-mère et la maison de Claire, ou celle de John, on découvre leur quotidien dans leur relation secrète et en même temps la traduction de John. Louvain-La-Neuve est surtout mentionnée dans le début du roman puis est présent dans les cents dernières pages du roman, mais elle reste un lieu important pour l’ensemble de l’histoire.
Un des éléments que j’ai le plus apprécié dans ce roman a été la traduction. On voyait, en temps réel, l’évolution de la traduction. On a ses impressions sur cette traduction et ce qu’il en pense au début du projet et tout le long du livre. Les traductions rythment le texte et équilibrent parfaitement le roman par rapport aux scènes du quotidien. La traduction représentant une part importante du livre, une fois terminée, j’ai ressenti un manque étrange de ne plus trouver la traduction du texte latin.
Leur relation amoureuse est une partie importante du roman. Au début, j’avais un a priori sur cette relation que je trouvais trop rapide et trop parfaite. Cependant le personnage de Claire m’a montré que leur rencontre était écrite, résultat d’un coup de foudre.
Claire étant plus âgée que John, et divorcée qui plus est, cela apporte une dimension conservatrice dans cette histoire. J’ai été un peu déçue par cet aspect du récit : même s’ils courent le risque d’être vus par la vieille Elise, il n’y a jamais vraiment eu de conséquences directes. Même chose pour l’acceptation de leurs relations qui se fait dans les dernières pages malgré un contexte qui m’a beaucoup touché… Pour quelle raison ? Je vous laisse le découvrir en lisant ce roman.
Des thèmes sensibles sont abordés comme la maladie (dont le cancer) et la stérilité, un sujet qui m’a beaucoup touché et qui étoffe le personnage de Claire lui donnant une dimension encore plus humaine. L’attachement de John pour Claire se ressent tout le long du livre, surtout quand il est assistant professeur à Louvain-La-Neuve, passage dans lequel le chapitre est découpé en plusieurs parties. Il raconte sa vie en Belgique via des mails qu’il envoie à Claire sans réponse malheureusement.
Un été à Abbotsbury est un livre très touchant qui m’a cependant un peu déçue sur certains aspects. En effet, j’ai adoré la traduction, le fait de découvrir le passé de la famille de John, j’ai aussi apprécié, au fur et à mesure de l’histoire, la relation amoureuse entre Claire et John. Le côté conservateur aurait pu être un peu plus étoffé avec, par exemple, une rumeur sur eux. J’ai aussi beaucoup apprécié la façon insidieuse dont Urbain Van Pachterbeke a amené le thème de la maladie.
J’espère vous avoir donné envie de découvrir ce texte.
Si ce roman vous tente, il est disponible aux éditions Chloé des Lys.
Nous organisons une nouvelle série de concours pour le prochain hors-série de notre revue "Les petits papiers de Chloé" !
Le thème : "L'aventure"
Comme pour le précédent, les textes seront présentés sur notre blog et mis aux votes. Les textes gagnants seront publiés.
Chaque texte envoyé en format WORD (doc ou docx ou assimilé) devra être accompagné :
une photo de l'auteur (jpeg)
une illustration (jpeg)
MODALITES : 1 page format A4, times roman 12.
Mail d'envoi (tout envoi sur un autre mail ne sera pas pris en compte) : actutvemission@gmail.com
Il y a cinq sujets, cinq actes. Mais cette année, nous complexifions l'exercice : plus question de donner des sujets “génériques”. L’idée, c’est de créer une vraie progression et des angles différents pour garder l’intérêt sur toute la série. Plusieurs phases complémentaires pour donner envie de vivre ou de découvrir cette aventure.
Donc voici les sujets proposés avec la date limite d'envoi :
Sujet 1 : "Lorsque l'Aventure frappe à notre porte"
Date limite : 31 mai 2026
Il y a des moments où tout bascule. Un détail, une rencontre, un événement inattendu… et soudain, l’aventure commence.
Sujet 2 : "L'appel du large"
Date limite d'envoi : 30 juin 2026
Certains rêves refusent de rester silencieux. Ils reviennent, insistent… jusqu’à ce qu’on cède.
Sujet 3 : "Perdu… ou trouvé ?"
Date limite d'envoi : 1er septembre 2026
Se perdre n’est pas toujours une erreur.
Sujet 4 : "le prix de l'aventure"
Date limite d'envoi : 30 septembre 2026
Toute aventure a un coût. Et puis... Une fois l’aventure terminée, rien n’est vraiment comme avant, non ?
Le cinquième acte a déjà été écrit, imaginé par les élèves très impliqués et imaginatifs des classes de 5e du collège "Jean Salines - La Vésubie" à St-Martin-La vésubie (au-dessus de Nice, en France). Vous découvrirez les textes après les vacances d'été !
Alors, à vos plumes ! Nous avons hâte de découvrir vos textes !!!
Nous sommes en 2063. Tanguy Balleroy est un physicien surdiplômé, expert en physique quantique. Des grands physiciens qui l’ont précédé, il connaît tous les travaux (Einstein, Aspect, Planck, Penrose) et les univers parallèles ainsi que la théorie des cordes n’ont plus aucun secret pour lui. L’éminent physicien travaille pour un important groupe financier dont le siège se situe dans une ville artificielle, au milieu de la Manche. Ce groupe est dirigé par deux richissimes financiers, Sir Guy et Sir William. La très jolie Kalyse Schiapelli (est-ce son nom véritable ?), elle aussi une physicienne surdouée, est la collaboratrice hyperactive de Tanguy Balleroy.
Auparavant, Tanguy Balleroy a perdu son épouse dans un tragique accident et espère de tout cœur remonter le temps afin d’empêcher cet accident. Et bingo, Sir William, derrière le dos de Sir Guy, finance le projet REPLAY (dont les locaux se situent en banlieue parisienne). Tanguy Balleroy et Kalyse Schiapelli travaillent donc d’arrache-pied afin de mener au mieux et surtout au plus vite ce projet.
Bien sûr, des couacs se profilent ! Carl Gabrielle et Fabien Damidoff sont deux hommes de paille (je ne dévoilerai pas leur camp) qui interviennent dans le scénario. Ainsi que l’épouse de Sir Guy qui elle aussi a de bonnes raisons de vouloir remonter le temps. Jalousie et confidences sur l’oreiller sont de la partie.
Un roman passionnant car en effet, Tanguy Balleroy voyagera dans le temps (et pas que lui d’ailleurs) et fera des rencontres incroyables qui l’amèneront à se questionner au sujet par exemple des religions. Et aussi au sujet du fameux paradoxe temporel. Car c’est le décès de son épouse qui a décuplé son envie de travailler sur le projet REPLAY … et si son épouse n’était pas décédée, quid du projet REPLAY ?
De l’action, de l’aventure et des rebondissements à gogo font de ce roman de science-fiction un redoutable tourneur de pages. Je soupçonne même l’auteur, Peter Pen, d’être un voyageur temporel venu expressément sur Terre afin de publier ce livre. Actuellement dans quel espace-temps Peter Pen se cache-t-il ? Allô ? Allô ?
Le rêve du petit dragon, c’est un superbe livre illustré, à l’attention des enfants… De superbes dessins qui invitent à la rêverie et à la lecture. C’est l’histoire d’un petit dragon — Dragounet pour les intimes — qui n’est pas comme les autres parce qu’il n’a pas d’ailes ! C’est injuste, non ? Mais Dragounet ne baisse pas les bras… Il va chercher des solutions… et, en chemin, trouver l’amour…
Cet ouvrage est bien écrit. Tout en donnant une leçon de pugnacité, on va dire, il emmène l’enfant dans un monde tout doux où l’entraide et la gentillesse sont les solutions. Si j’avais eu ce livre lorsque mon fils était encore enfant, je le lui aurais sûrement acheté et raconté, et je suis certain qu’il aurait adoré, comme il avait adoré l’ouvrage Bidou de Fralien (un autre livre publié par les Éditions Chloé des Lys), un petit dragon espiègle.
Grands-parents, parents, surtout n’hésitez pas à partager avec votre ou vos enfants les aventures de Dragounet et de ses amis !
Les Chroniques de Baltus… J’ai dévoré le triptyque et je me demandais ce que ce quatrième opus pourrait apporter à cet univers d’heroic fantasy… Contes et légendes… voilà le sous-titre… De quoi me faire saliver : j’adore les contes…
Si, comme toujours, le livre est court — 137 pages —, chaque histoire, chaque légende nous entraîne toujours plus profondément dans une réalité parallèle, un monde où des êtres mi-hommes, mi-fourmis, d’une force colossale, côtoient dragons et sorciers. On retourne sur la route de Feyle, on découvre des villes étranges, on écoute des histoires de créatures féeriques.
Contes et légendes se lit vite, mais il assoit un peu plus cet univers qui a vu naître Garamon et Baltus, et donne envie, pour qui n’aurait pas lu les trois premiers ouvrages, d’y plonger à pieds joints.
Allez, n’hésitez pas ! J’ai adoré ce 4ᵉ tome… en espérant qu’il y en ait un 5ᵉ !