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"Rêves d'enfant", une poésie signée Micheline BOLAND

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Rêves d'enfant


 

Laisse germer tes rêves d'enfant

Tes désirs sont triomphants

Quand ils s'animent à nouveau

Et la barque devient vaisseau.


 

Laisse réchauffer tes rêves

Dans l'espoir qui les soulève.

La vie tu apprivoiseras

Dans les graines que tu semas.


 

Laisse tes rêves te nourrir

Et tes projets refleurir.

Laisse hier comme un oiseau

Te surprendre et faire le beau.


 

Tes tristesses se sont voilées

Et tes craintes sont gelées.

Tu es heureux et tu vis

Dans le rêve inassouvi.


 

(Paru dans la revue 2000 Regards, thème : "Dessine-moi un rêve")


 


 

Micheline Boland


 

De toutes les couleurs


 

De couleurs sont mes racines,

Des coloris les déclinent.

Carmins sont mes souvenirs,

Bleus mes projets d'avenir,

Blanches les traces de bonheur,

Jaunes les relents de douceur,

Gris les regrets ressassés,

Roses les soucis dépassés.

De couleurs sont mes racines

Qui tendrement me fascinent.


 

Les couleurs chantent la vie,

Bouderies ou féeries.

Jaune d'or et vert printemps

Porte-bonheur aveuglants.

Rouge feu, vermeil, orange,

Mises en appétit étranges.

Bistre, kaki, gris fer,

Papillons noirs du bourdon.

Les couleurs chantent la vie,

Rêveries et griseries.


 


 

Micheline Boland

 

Publié dans Poésie

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"Le souffle du rêve", un poème signé SALVATORE GUCCIARDO dans la revue "Magie poétique"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Savoir écrire c'est savoir exprimer le cri de toute chose et de toute âme qui vive, et celui qui l'étouffe ou le condamne pour grossière indécence...

 

LE SOUFFLE DU RÊVE et autres poèmes de SALVATORE GUCCIARDO

 

 

https://2.bp.blogspot.com/-sy6Qs_GgCOU/WogjI6Xo1fI/AAAAAAAADOk/epk9sQd9QocxtcLeiNXypCNlaljPjdtRgCLcBGAs/s320/FB_IMG_15188291314262306.jpg

Par Dierf Dumène, 17 février  2018

 

 

Le souffle du rêve

 

Poussière lumineuse

Sur les jeux d’écume

L’âme suscite

L’élan divin

 

Fragments de nostalgie

Au cœur de l’immigré

Reflet d’éternité

Dans les écailles du néant

 

Les récifs coralliens s’habillent

D’une élégance raffinée

Féeries carnavalesques

Au sein des villes

 

J’embrasse les lèvres du monde

Dans la constellation de l’être

Les eaux sereines se déversent

Dans les rizières du corps

 

Le flux du sang

Solidifie

L’essence spirituelle

L’essor brûlant

Enflamme l’humain

 

Géologie ancestrale

Les racines

S’enroulent

Dans l’ivresse musicale

Aux confins du rêve

Les peuples s’unissent

Publié dans Poésie, articles

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Le rivage d'un océan sans terre... Extrait proposé par son auteur, André Elleboudt

Publié le par christine brunet /aloys

Un extrait

 

"Installez-vous !" Je ne savais pas que pendant des semaines, des mois, des années, cette phrase allait devenir une des (trop) nombreuses clés ouvrant les portes sur le chemin de ma… possible guérison. La table de soin des kinés, faite de délicatesse, de douceur, de vigueur, de douleur, de rire et de sourire aussi, de paix mais aussi de craintes. S'en remettre à la compétence (espérée et reconnue) et aux mains de kinés, praticiennes et praticiens généreux, chercheuses et chercheurs audacieux qu’il me fait toujours plaisir de rencontrer parce qu’ils sont pros et surtout attentionnés, délicats et de chez qui je sors dans un meilleur état que lors de mon entrée mais, malheureusement, pour un laps de temps toujours trop bref à mon goût. Plus de dix ans de kiné, deux fois par semaine en moyenne et un bien-être réel mais trop fugace et faisant parfois rêver à cette période où tout va tellement bien dans la vie que l'on n'imagine même pas que cela peut être autre. Terrible insouciance. Apprentissage douloureux de m'accepter tel dans l'espoir d'une guérison dont je ne connais que le mot.

 

Assis près d'un chemin de terre ocre et de pierre,

le regard déposé, la main sous le menton,

ses pensées s'en venaient, tantôt oui, tantôt non,

fallait-il en l'état oser d'autres traverses ?

 

Souvent ce que l'on n'a rend le pas plus alerte.

Inerte son audace. Beaucoup de lassitude

rendait la foulée morne ; l'envie d'en rester là

emplissait peu à peu le sang d'incertitude.

 

Le cœur ne se battait, le flanc ne saignait pas,

les coups n'en pouvaient plus de tant vouloir virer

de caps en espérances vers d'océans lointains,

il est loin le rivage d'un océan sans terre.

 

Que la force fait mal quand elle vient à manquer,

que la souffrance est vaine, les matins éphémères

lorsqu'en le cœur s'enfonce la dent de la douleur

et que, tel un baiser sur des lèvres d'épines,

les jours perdent saveur ; la vie est assassine.

 

Ce qui aux jours de feu, au plus profond de l'être

rend les corps fous et moites, les passions violentes,

se perd, meurt et l'amour rendu tiède et sans joie

ne peut non plus suffire, simplement à survivre.

Il est malaisé d'être à moins que d'avoir l'air.

Publié dans Poésie, Textes

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"Floche", une poésie extraite du nouveau recueil de Patrick Beaucamps "En chemin jusqu'ici"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Floche

 

Nous emmenons notre fils

à sa première fête foraine.

Je l’installe sur le carrousel

et remarque qu’il n’y a plus

de floche !

Un coup d’œil rapide

aux alentours m’affranchit.

Plus de pommes d’amour

tenues par les amoureux.

Plus de barbes à papa

maculant les joues des enfants.

Plus de blousons en cuir

bravant les auto-tamponneuses.

Plus de ballons perdus

s’évaporant dans le ciel.

Même les chevaux de bois

ont disparu du tableau

que je gardais en mémoire.

Ma femme me tend un croustillon.

Nous soufflons sur mes souvenirs.

Publié dans Poésie

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Le rayonnement éphémère, un poème de Salvatore Gucciardo dans Magie Poétique

Publié le par christine brunet /aloys

 

Le rayonnement éphémère

 

L’œil du cyclope

Lorgne le papyrus

Coucher sur le sable

 

Les rêves

S’acheminent

Vers les sarcophages

 

L’éclat éphémère

Triomphe

Sur les écrans

Du monde

 

Tous les chemins

Aboutissent

Au cimetière

Des éléphants

 

On ignore

Le rayonnement

Du soleil

Qui se cache

Dans l’antre de l’âme

 

L’image volubile

Nous invite

Aux voyages artificiels

On étouffe

La flamme sacrée

Pour un terrain

De jeux

 

L’homme se réfugie

Dans le musée

Du carnaval

Pour s’offrir

Des habits

De parade

 

SALVATORE GUCCIARDO

 

Publié dans Poésie, articles

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"Pas grand-chose", une poésie signée Patrick Beaucamps extraite de son recueil "En chemin jusqu'ici"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Pas grand-chose

 

Le plus souvent ça arrive,

sans qu’on ne s’y attende.

 

Une pensée timide,

à peine palpable,

mais qui bien vite se transforme en idée.

 

Une bonne idée même,

à laquelle on cogite.

 

Petit à petit,

des mots se dévoilent,

des phrases s’ajustent sur le papier.

 

Mais il ne faut pas grand-chose 

pour que le rythme se brise

et que l’émotion s’évanouisse.

 

Il suffit que

le passé vous rattrape,

le présent vous réclame,

le futur vous inquiète.

 

Et tout est à refaire.

Publié dans Poésie

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Le destin créateur, un poème signé SALVATORE GUCCIARDO dans la revue "Magie Poétique"

Publié le par christine brunet /aloys

Le destin créateur, un poème signé SALVATORE GUCCIARDO dans la revue "Magie Poétique"

 

Le destin du créateur

 

L’heure troublante

Échafaude

Une trajectoire

Le repli sur soi

Est un coquillage

Sans écho

 

La demeure du créateur

Est un tour fragile

Sa racine

Est l’âme du monde

Son cœur

Un mur de lèpre

 

Les écailles de la terre

Couvrent

Ses espaces intérieurs

 

Le tourbillon du temps

Alimente son inspiration

Le dragon abyssal

Lui injecte le venin

De la sève universelle

 

 

SALVATORE GUCCIARDO

Publié dans Poésie, articles

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Réveillon, une poésie de Patrick Beaucamps extraite du recueil "En chemin jusqu'ici"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Réveillon

 

Nous décomptons les douze coups et unissons nos lèvres.

Tandis que nous buvons nos coupes de champagne,

des feux d’artifice éclatent un peu partout dans les rues.

Des chiens aboient et quelques fêtards passent en chantant.

Nous sourions en voyant notre fils qui somnole sur la table.

 

Je songe soudain à une vieille photographie de mon père

où on le voit fêter la Saint-Sylvestre avec des collègues.

En bleu de travail et chemise à carreaux, il tient d’une main

un cigarillo bon marché, et de l’autre une bouteille de bière.

Jeune ouvrier du bâtiment, c’est une force de la nature

et il semble invulnérable ainsi accoudé au bar.

Un homme audacieux qui sourit pour sa postérité.

 

À présent, c’est notre dernier réveillon qui me revient.

Alors que nous cuisons notre viande sur la pierre,

je regarde discrètement ses mains qui tremblent.

Il me sourit crânement mais ses yeux embués le trahissent.

A minuit, il me tombe dans les bras en sanglotant

et me dit que c’est dur de ne plus pouvoir subvenir

aux besoins de sa famille. Je le rassure en lui disant

que tout va s’arranger avec cette nouvelle année.

 

Papa, désolé aujourd’hui de m’être trompé.

Publié dans Poésie

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Vivre dignement et libres… une poésie signée Marie-Noëlle Fargier !

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Vivre dignement et libres…


 

Un ciel blanc

Une multitude de sombres passants

Qui passent et passent et passent

Où vont-ils ?

Juste là quelque temps

Sur un grand boulevard

Les pieds brulés d’asphalte

Sans une infime halte

Horde de zombis hagards

Là, au hasard contrôlé des puissants avatars

Les yeux rivés sous l’horloge du temps

Défiant l’immuable Chronos !

Seulement un instant, une pause

Où les destinées se croisent

Et se croisent, et se croisent, et se croisent

Croire que l’une d’elles éclairera une fin ?

Non, seulement l’épilogue d’un passage

Ils courent, ils courent et ils courent

Après le temps, après l’argent…


 

Derrière ce bataillon

Traîne un arc en ciel d’estropiés en haillons


 


 

Deux ou trois se figent

Les attendent et soutiennent

Béquille lilliputienne

Puis, ils sourient, lèvent la tête au soleil levant


 

D’une idéologie prodige,

Ils sont les partisans

De rêves ingénus

D’une terre osée et crue

S’accouplant d’heures diluviennes

D’un après fort et voulu

Piétinant les doctrines béotiennes

Fracassant les portes, portails et fenêtres

Faussement ouvertes

Au verso des papiers chiffons

Imprimés dans nos cerveaux caméléons


 

Seront-ils les porteurs d’un monde nouveau ces deux ou trois…défiant les avatars ?

Avec pour seule loi : VIVRE DIGNEMENT ET LIBRES !


 


 

Marie-Noëlle Fargier

 

 

Publié dans Poésie

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Patrick Beaucamps vient de publier un nouveau recueil de poésies "En chemin jusqu'ici"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Patrick Beaucamps est né en 1976 à Tournai (Belgique).

Il a grandi dans un milieu modeste et exercé plusieurs métiers : ouvrier imprimeur, magasinier, employé de vidéoclub, cheminot, bibliothécaire.

Auteur d’histoires courtes et de poèmes, il explore l’écriture à partir du quotidien.

 

Extrait :

 

Lieu-dit

 

Nous habitions un cul-de-sac,

au fin fond d’un lieu-dit.

Cachée de tout, notre maison

était bordée de vastes champs

que chaque saison transformait

en d’extraordinaires terrains de jeux.

 

Il m’arrivait d’arpenter les congères et les plaques

de verglas tel un explorateur,

ou de disperser mes peines dans les sombres sillons

creusés par les pluies.

 

Les nuits d’été, le cortège des moissonneuses

me tenait éveillé. De ma mansarde je pouvais voir

les phares qui balayaient l’horizon et les saisonniers

qui s’affairaient en chantant autour des remorques.

 

Plus de trente années ont passé depuis.

Assis à mon bureau, je réalise soudain

que plus jamais je ne verrai ce spectacle

ni ne traînerai dans ces champs. C’est à peine

si j’arrive à la revoir, ma mère, regardant

en plissant des yeux par la fenêtre ouverte

de la cuisine, me criant : À table.

Publié dans Poésie, présentations

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