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poesie

Les yeux, un poème de Salvatore Gucciardo dans la revue "Magie poétique"

Publié le par christine brunet /aloys

Les yeux, un poème de Salvatore Gucciardo dans la revue "Magie poétique"

 

Les yeux

 

 

Dans tes yeux livides

Il y a des cathédrales esseulées

Des bateaux à la dérive

Des écorces fripées

Des hordes ambiguës

Des volcans étouffés

Des vrilles en sursauts

 

Dans tes yeux d’écume

Il y a l’ombre d’un doute

Le froissement d’une étoffe

Le souffle d’un papillon

L’entremêlement d’une racine

Des bouffées de volutes

Sur l’onde matinale

 

Dans tes yeux délavés

Il y a la commissure du vent

Les arabesques en dérive

L’écho d’une voix

Au sein des gorges escarpées

 

Dans tes yeux pourprés

Il y a la rougeur d’un coquelicot

Les frissons d’un aigle

La promesse d’une aube

Le feu d’une passion

 

Dans tes yeux azurés

Il y a la blancheur de l’ébène

La luminescence d’une comète

Les ailes d’une colombe

Sur une mer agitée

Dans tes yeux arc-en-ciel

Il y a la nudité d’un rêve

La ferveur d’une âme

Une passion démesurée

Dans la musique des sphères

 

 

SALVATORE GUCCIARDO

Publié dans Poésie, articles

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Le regard du ciel, un poème de Salvatore Gucciardo dans "Magie poétique"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Le regard du ciel

 

Ma voix se perd

Dans les dunes

Dans les méandres

D’une rivière

Dans les rides du sable

Dans les veines

Du marbre

 

 

Le ciel

Dans sa grandeur

Insondable

Me lorgne

Avec indifférence

Il étale

Ses immenses ailes

Sur la terre

 

Depuis des millénaires

Il domine

Le monde

Impassible

Aux doléances

Il regarde froidement

Le déambulement

De l’être

Ses civilisations

Complexes

Sa course folle

Vers le mur

De l’apocalypse

 

 

SALVATORE GUCCIARDO

 

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Un poème de Laurent Dumortier "Explicite" dans la revue 2000 Regards

Publié le par christine brunet /aloys

Un poème de Laurent Dumortier "Explicite" dans la revue 2000 Regards
Un poème de Laurent Dumortier "Explicite" dans la revue 2000 Regards

Publié dans articles, Poésie

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"Le pactole", un texte poétique de Thierry-Marie Delaunois

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Oh misère! Là retenez-moi! Sinon je décolle

car mon imagination ne peut que me rendre folle!

Si, si, croyez-moi: si je devais gagner le pactole,

il vous faudra sans doute me passer la camisole!

Pourquoi? Mais je me mettrais à danser la farandole,

espérant que l’on ne me prenne pas pour une frivole

mais prête à détaler pour aller pêcher des soles

surtout si devait brutalement surgir Anatole!

 

Allons donc, que ferais-je avec la somme gagnée?

Je foncerais d’abord chez ma coiffeuse, exaltée;

Puis du supermarché je reviendrais les mains chargées;

Ensuite, sans Anatole, ce serait la virée

avec mes copines Christine, Martine et Edmée;

Enfin nous rentrerions chez nous complètement givrées,

mais contentes, ravies, heureuses, surexcitées

d’avoir pu nous défouler autant! La folle échappée!

 

Anatole, mon mari, est un homme fort surprenant:

très bon, aimable, gentil, attentionné mais détonnant!

Si nous touchions le pactole: “à la banque, tout l’argent

car nul ne peut prédire notre avenir à cent pour cent!”,

tandis que moi, j’aimerais pouvoir profiter du présent,

de l’instant, du monde qui m’entoure, un monde étonnant

mais Anatole s’y opposerait vigoureusement!

Réfléchissons: quels pourraient alors être mes arguments?

 

Ecoute-moi, laisse voyager ton imagination!

S’il te plaît, chéri, ne résistons pas à la tentation!

Cette villa en bord de mer serait la consécration:

les volets et portes bleues attireraient l’attention;

le toit rouge et les murs blancs ne seraient pas en option

mais le signe, même le reflet de notre ambition:

vivre en harmonie, en complète intégration

avec la terre, le ciel, la mer et la population.”

 

Mais je suis en cet instant complètement étourdie,

imaginant le montant de notre économie

si Anatole devait l’emporter sur mes envies!

Pourquoi n’y a-t-il plus entre nous cette alchimie?

D’accord, l’argent ne fait pas le bonheur mais infinie

serait notre joie car cette côte d’Italie,

mon mari, lui aussi, l’aime d’une douce folie

mais, quant à l’avouer, ce ne serait là qu’utopie!

 

Si je devais gagner le pactole, je le ramasse

comme s’il s’agissait de feuilles d’automne qui s’amassent,

qu’il me faudrait évacuer; ensuite je me casse

pour sans doute laisser Anatole dans la mélasse!

Peut-être s’aviserait-il de me prendre en chasse?

Ce serait un témoignage d’amour, grand bien nous fasse

à moins qu’il veuille me faire la peau avec sa masse?

Le pactole? Pour les oeuvres du père Boniface!

Ah l’argent! Ah l’amour! Ah les hommes!

Publié dans Poésie, Textes

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Paroles nomades et autres poèmes de S. Gucciardo dans la revue numérique Magie Poétique du 19 janvier 2018...

Publié le par christine brunet /aloys

Un extrait de la publication...

 

PAROLES NOMADES  de SALVATORE GUCCIARDO

 

 

 

Paroles nomades

 

La sève se glisse

Dans les veines de la mémoire

On s’interroge

Sur le pouvoir des ondes

La cendre et le sang

L’eau et le feu

Éboulis de pierres

Au creux de la vague

 

Je

Tu

Il

 

Abstraction de l’homme

Les formes hybrides

Sur la toile du temps

Les ombres

Se multiplient à l’horizon

Vision apocalyptique

Hibernation de l’âme

Les soupirs du rêveur

S’éclipsent

Dans le labyrinthe de la forêt

 

La grandeur vacille

À l’orée de l’automne

Rayonnement de la matière

Au cœur de l’être

On ferme les yeux

Sur la cité lumineuse

Jaillissement de sources

Dans le jardin du fauve

 

 

 

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Fossile de droit commun... Un poème extrait du recueil signé Patrick Bonjour "Une saison qui vient à points..."

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

Fossile de droit commun

 

Crachat blanchi dans un cachot

Trace d’homme devenu crapaud

 

Mégot bagué par le dégoût

Craché par une bouche d’égout

 

Lit de silence où l’on rumine

Le pissenlit par la racine

 

Cafard attablé au cerveau

Repu mais jamais au repos

 

Ennui qui bouffe les intestins

Ver solitaire du destin

 

Deux yeux laissés près du ravin

Et le regard tombant sans fin

 

La Mort devient papier cadeau

Pour envelopper ton paquet d’os

 

Il lui faudra beaucoup de science

Pour l’offrir à nos bonnes consciences…

 

5

Publié dans présentations, Poésie

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Carine-Laure Desguin dans le volume 3 de l'Anthologie poétique de Flammes Vives !

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Carine-Laure, l’année 2017 s'est bien terminée, un texte dans une anthologie, c’est bien ça ?

Oui, belle surprise en ouvrant la boîte aux lettres. Un de mes textes dans le volume 3 de l’Anthologie poétique de Flammes Vives. Dans le volume 2, il y avait déjà un autre de mes textes.

http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2017/06/19/35400165.html

J’ai ce texte sous les yeux, celui du volume 3, et je le survole. Dis-moi, c’est un texte surréaliste et je ne sais pas pourquoi ça me fait penser à de la science-fiction.

De la science-fiction ? Ah je n’avais pas du tout songé à ça. De la science-fiction, pourquoi pas, après tout.

C’est une belle reconnaissance, un texte dans une anthologie. Je lis que c’est un texte extrait du recueil À chaos chaos et demi. C’est un recueil non édité, il est en recherche d’un éditeur ?

Ah, je n’ai pas envie de tout dire. Il faut laisser des surprises pour 2018 !

En tout cas le titre est accrocheur et si les autres textes ressemblent à celui-ci, quel bouleversement dans les neurones des lecteurs. On peut dévoiler le titre du texte ?

Bien sûr. C’est donc un texte qui se situe à la page 50 du volume 3 de l’Anthologie poétique de Flammes Vives et il s’appelle À quai et d’égarement.

Il y a de quoi s’égarer en effet…

C’est à souhaiter. Il ne sert à rien d’écrire une poésie pour endormir le lecteur.

N’en disons pas plus ! Dis-moi, Carine-Laure, pour obtenir ce livre qui comprend (il faut le signaler) presque deux-cent textes, où s’adresse-t-on ?

Oui c’est en effet une très belle sélection et le livre est très beau. Un auteur par page, une dizaine de ligne au sujet de sa biographie et puis le texte. Pour obtenir le livre il suffit d’envoyer un mail à Claude Prouvostcontact@flammesvives.com

Site de Flammes Vives : www.flammesvives.com

 

Presque deux-cent textes et tous différents, c’est ce qui est intéressant lorsqu’on lit une anthologie. De plus et ça ne se voit pas sur les photos, le livre est bien broché et c’est un format A5. Comme ça, les lecteurs savent tout ou presque !

Carine-Laure, quelques mots pour tes évènements en janvier 2018 ?

 

L’année va commencer sur des chapeaux de roue puisque le mardi 23 janvier 2018 je serai entre 20h et 22H en interview sur les ondes de YOUfm dans l’émission animée par Sylvie Mordang et là je vous dirai tout tout tout !

 

Tu nous parleras aussi de ce texte, Le Transfert, qui sera lu par le Box Théâtre de Mons au Centre Culturel de Frameries le samedi 3 février. Quel texte ! Effrayant ! Et cela pourrait arriver aux citoyens dans un avenir proche !

 

N’exagérons rien, si les humains commencent à disparaître de cette façon-là…

 

Carine-Laure, le monde virtuel a un tel espace dans nos vies que rien n’est impossible !

 

Oui, vivons un jour à la fois. J’en profite pour souhaiter à tous les lecteurs une heureuse année 2018. Que les rêves de chacun se réalisent !

 

Press book C.-L. Desguin:

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/press-book/32061526.html

 

 

 

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Laurent Dumortier dans la revue "LICHEN" avec son poème "Nuit rouge"

Publié le par christine brunet /aloys

Laurent Dumortier dans la revue "LICHEN" avec son poème "Nuit rouge"
Laurent Dumortier dans la revue "LICHEN" avec son poème "Nuit rouge"

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"Un cadre", une poésie d'Albert Niko

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

un cadre

 

L’idée tient dans un cadre.

Le rêve du pendu épouse les toits des maisons.

Les parcs automobiles gagnent la terre comme autant de cimetières du sens.

Les dés, en roulant, sortent du champ de l’histoire. Et les têtes roulent et remontent l’obésité, tandis que les chapeaux regardent vers la mer.

Et les branches de l’arbre à chapeaux implorent ses racines de leur frayer un passage.

L’idée serait un chien qui décrit un arc de cercle au bout d’une corde.

 

Albert NIKO

 

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Haïkus et Tanka,.. Des vers de Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

HAÏKUS ET TANKA


 

La chaleur de l'âtre

Et celle de la famille

~ Dehors le froid vif !


 

Réveillon fini

Premier café bien serré,

Je somnole encore.


 

Matin de Noël

Dans le miroir du salon

Moi et le sapin.


 

La boîte aux lettres

Aujourd'hui bien trop petite

~ Vingt-quatre décembre.


 

Premier jour de l'an

Silhouette de sapins

Parmi les nuages


 

Lumières de fêtes

Encore multipliées

Par tant de vitrines.

Bientôt un calendrier

Tout neuf et tout chatoyant.


 

Micheline Boland

Publié dans Poésie

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