poesie
Christine Delcourt nous présente son recueil de poésies "lèse-intérieurs"

Biographie
Christine Delcourt est née sous le signe des Poissons, dans la ville du Grand Jeu, dans le Nord-Est de la France. Elle écrit depuis l'âge de quinze ans. Une vingtaine de ses recueils de poésie, en vers libres ou prose, ont paru chez divers éditeurs en France et en Suisse. Nombreux sont ses textes qui ont été publiés dans une centaine de revues et anthologies.
Résumé (4e de couverture)
Lèse-intérieurs réunit un ensemble de poèmes qui sont autant de petites pierres serties sur le chemin de l'évolution spirituelle. Pierres douces comme galet dans la paume roulé, pierres dures comme cristal qui tranche le coeur.
L'être est déchiré entre l'âme qui aspire à s'élever dans l'éther et le corps qui prend racine dans l'écorce terrestre. Dans le doute, la progression est lentes, mais semée d'étoiles qui mènent vers la lumière.
Le souvenir d'univers perdus, archivés en mémoire, guide les pas hésitants et parfois rétifs dans la confrontation aux grands mystères de l'univers. Les yeux se dessillent peu à peu, les mots résonnent pour mieux se fondre en la musique des sphères.
Et c'est dans le creuset d'un sentiment universel que prend forme la quête finale.
Court extrait
La corne de cristal
Eprouver le silence
dans le tanin de l’être
c’est déjà perfectible
croire en cette symphonie
de nos organes vains
et accepter en la première note
cette pluie de poussières
qui nous liquéfie
puis soudain nous magnifie
Viktoria LAURENT-SKRABALOVA a été publiée dans l'Anthologie de poésie 2018 de l'U.N.I.A.C. de Dijon.
La Campagne avant l’orage
Le vent souffle
Et nous nous égarons
Dans la salive des prairies,
Le pollen douçâtre
Caressant nos voies.
Sous le chapeau
De trilles des alouettes
La terre ouvre son ventre,
Accueille la semence
Fine de poussière.
En attendant de l’orage
Qu’il vienne l’engrosser.
Pour faire pousser
L’audace de sauvagerie.
La chanson d'Helga, une poésie de Louis Delville
LA CHANSON D'HELGA
(Sur la musique de l'Ange bleu avec Marlène Dietrich)
J'ai toujours aimé venir à Paris
C'est une ville qui me rappelle Berlin,
Le Berlin des années vingt
Notre Dame se mire dans la Seine
Depuis des centaines d'années
Et pourtant personne ne s'en lasse.
Les Folies Bergère attirent les hommes
Les Français comme les étrangers
Les femmes nues n'ont pas de nationalité.
Et puis c'est là que vit mon homme
Celui que j'ai dans la peau
Celui avec qui le ciel est toujours bleu.
Pourtant un jour il m'a trompée
Une américaine me l'a volé et il est parti
Je l'ai cherché partout dans la ville.
Puis un jour, dans un couloir de métro
Je l'ai aperçu et je l'ai suivi
Il est entré dans un immeuble cossu.
J'ai attendu longtemps dans la rue
Puis je suis montée au premier
C'est là que je les ai trouvés.
Dans le même lit tous les deux
J'ai ouvert mon sac et sorti le revolver
Il ne m'a fallu que quelques secondes.
Une balle pour elle
Une balle pour lui
Et une balle pour moi.
J'ai toujours aimé venir à Paris
C'est une ville qui me rappelle Berlin,
Le Berlin des années vingt.
Louis Delville
Blog : http://louis.quenpensez-vous.blogspot.com/

"Amie blonde" une poésie extraite de Fairy, le prochain recueil de Joël Godart

Amie blonde
Laisser glisser
Laisser vous glisser au bas des chutes
Chutes d'eau chute de rein
Que rien ne vous arrête si ce n'est
La petite larme au coin de l'oeil
Larme de joie larme de deuil
Sachez saisir le grand frisson
Frisson qui vient du froid
Et pourtant vous accueille
Frisson d'eau frisson de mousse
Partez sur les routes et sachez savourer
En chemin la mie gourmande
L'amie à la bouche gourmande
La blonde amie
JOËL GODART
L'ére nouvelle, un poème de Salvatore Gucciardo paru dans la revue "Magie Poétique"

L’ère nouvelle
Les mots s’endorment
Sur l’eau
Pour se réveiller
Dans le rythme
De la constellation
La symphonie des mondes
Suit le cycle des éléments
On amadoue
La horde nébuleuse
Pour faire renaître l’homme
De sa fugue volcanique
A l’orée de l’aube nouvelle
Le champ de vision
Déploie ses ailes incandescentes
SALVATORE GUCCIARDO
L'amante, un poème de Joël Godart paru dans la revue LICHEN

"Fleur marine", un poème signé Jean-François Foulon

Fleur marine
Il est une fleur dans la nuit
Dans la nuit noire du temps.
Il est une fleur dans mes souvenirs
Qui s’étiole lentement et se fane.
Par-dessus les grandes falaises de la mer
Passe le vent fou qui vient du large.
Il vient de là-bas, de l’autre côté de l’horizon
D’où personne, jamais, n’est revenu.
Sur la plage où les enfants nagent
Git un vieux rafiot d’autrefois.
Point de marins à la barbe drue,
Mais quelques noms, sur la pierre froide,
En mémoire de ceux qui ont disparu.
L’océan est partout, qui s’agite et gronde,
Puis qui déferle sur les falaises du temps.
Il est une fleur dans ma mémoire
Que le vent emporte jusqu’à l’horizon.
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