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WALTER MACCHI SE PRESENTE...

Publié le par aloys.over-blog.com

1--de-couverture-A-un-detail-pres.jpgLorsque Christine Brunet m'a demandé de me présenter, je me suis dit qu'elle me confiait là une tâche plutôt ardue. Parler de moi ? Bigre ! Est-ce vraiment nécessaire ?


J'aurais préféré n'avoir à parler que de mon premier roman. Mais la démarche est intéressante puisqu'elle m'oblige à une introspection alors je vais tenter l'expérience.


J'ai quarante six ans, je suis donc venu à l'écriture sur le tard par rapport à certains mais aussi loin que remontent mes souvenirs et certainement depuis l'adolescence, j'ai toujours su que j'allais écrire. Les contraintes professionnelles m'ont d'abord fait reculer l'échéance mais l'idée s'est imposée petit à petit comme une évidence, c'était devenu urgent, il fallait que je m'y mette. Peut-être avais-je simplement besoin de grandir, de mûrir.


Il est vrai que j'ai toujours lu énormément, pour le plaisir d'abord, pour mon travail ensuite. Selon moi il n'y a pas d'écriture sans lecture, à moins que ce ne soit l'inverse, j'étais déjà sur la bonne piste.


J'ai lu et lis encore de tout, parce que je suis curieux, que j'aime la vie, les nouvelles expériences, j'aime découvrir, observer, apprendre, d'où ma passion pour les voyages et la photographie. Et comme un enfant, je continue de m'émerveiller, encore et toujours.Photo-macchi.jpg

J'aime rêver, donner libre cours à mon imagination et créer un univers. L'écriture peut être pour moi une évasion, une naissance. Lorsque je crée un personnage, il prend réellement vie, il m'arrive de m'identifier à lui, j'essaye de reproduire en mots ses états d'âme, ce qu'il ressent et éprouve au plus profond de son être, je décris ses qualités mais également ses défauts, dans ce qu'ils ont de plus "humains" ou "inhumains". Je m'amuse également à placer mes personnages dans des décors bien précis, souvent des lieux que j'ai visités et qui m'ont marqués, j'essaye dans mes romans de recréer une atmosphère pour inciter le lecteur à l'imaginaire et au voyage, ou tout au moins à la balade.


Comme en photo, en écriture, il faut savoir saisir l'instant, la vision, l'idée qui surgit et qui efface toutes les autres.


 

WALTER MACCHI

www.waltermacchi.com

 

 

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Barbara Flamand 2e partie "Les métamorphoses insolites", extrait de la nouvelle "La robe de lumière"

Publié le par christine brunet /aloys

http://www.bandbsa.be/contes2/flamandtete.jpg
2ème partie "Les métamorphoses insolites"
Extrait de la nouvelle "La robe de lumière"



Le soleil me chauffait, mes membres devenaient mous, une torpeur me gagnait.

« Tout ceci a-t-il un sens ? » dis-je faiblement en arrachant une poignée d'herbe et en la portant devant mes yeux. Marcher sous les arbres, vouloir percer le secret de leurs racines, torturer ma conscience pour qu'elle me dicte les actes essentiels ». Je répétai :
« Tout ceci a-t-il un sens ? »
 
L'air paraissait presque matériel, il vibrait en vagues scintillantes qui blessaient mes paupières. Tout à coup, il se divisa pour faire place à une longue forme d'un chatoiement aveuglant. Je fermai les yeux. Quand je les rouvris, la silhouette était toute proche. Je vis d'abord des sandales, puis une robe de lumière et enfin le visage, fin et racé, encadré de longs cheveux souples.
– Bien sûr que tout ceci a un sens, dit-il. Et il sourit d'un sourire fragile, délicat comme ses paupières allongées en aile d'oiseau.
 
Je ne répondis pas, le souffle me manquait. Alors, il se présenta : « Je suis le Maître de Vie ».
– Le Maître de Vie ! fis-je, d'un air à la fois cérémonieux et détaché, alors que l'émotion me desséchait la gorge.
– Monsieur, repris-je, après quelques secondes, je suis une femme de bon sens. Il rectifia : « Maître, si vous voulez bien ».
– Qu'est-ce que cela veut dire, Maître de Vie ?
 
Il se caressait le menton comme les gens qui en savent long mais ne sont pas décidés à parler. Je lui lançai :
« Votre robe m'éblouit ».
– Evidemment, c'est la lumière elle-même !
– Et alors, qu'est-ce que cela veut dire Maître de Vie ?
– Oh, peu de chose : un souffle, une éternité.
– Ah ! Et que voulez-vous ?
 
ll se cabra.
« Mais c'est toi, Annabelle (il savait mon nom !) qui en appelles à tout ce qui bouge, croît, verdit pour savoir ce que tu dois faire de ta vie. Tu n'es pas la seule, d'ailleurs. Je vous fais un cadeau et vous ne savez comment le déballer. Bêtes comme des oies ! Il fallait vous apporter un bonheur mâché que vous n'aviez plus qu'à digérer, c'est ça? Je vous ai donné la vie, je ne pouvais donner plus quand même !
- Ni pire !
 
Il se mit en colère et fit voler dans tous les sens sa vêture étincelante :
« Je n'y suis pour rien. C'est vous les coupables ! Je vous ai donné un monde, façonnez-le, sapristi ! Faites-en une œuvre au lieu d'en faire un gâchis. Toi, par exemple, toi, que te manque-t-il ? Tu as un joli popotin, tout à fait joli, ajouta-t-il en soulevant ma jupe, tu as une cervelle dérouillée, un cœur tendre et fondant comme les meilleures poires de mon paradis, et tu oses demander – à ce moment précis, il arracha une poignée d'herbe qu'il jeta en l'air – tu oses demander si tout ceci a un sens ? Ecoute ! J'ai mis le sang dans tes veines, l'étincelle dans ta tête et le monde devant toi. C'est à toi de jouer. Moi, je te l'ai dit, je ne suis qu'un souffle, qu'une éternité, peu de chose ».

Sa voix avait changé, elle était douce, harmonieuse, caressante, elle venait de toutes les directions pour m'envelopper et me bercer.
« Oh, Maître, dis-je en fermant les yeux. Oh, Maître ». Et je restai ainsi quelques secondes, immobile, sous le charme. Quand je revins à la réalité, la robe de lumière flottait loin de moi et s'engageait dans l'allée des arbres sévères.
 
Je m'élançai à sa poursuite en criant Maître ! Maître ! Ma voix emplissait le bois et me faisait peur. Il me semblait qu'elle allait courroucer les dryades, seules autorités reconnues et légitimées en ces lieux avec le garde forestier.
 
Tout à coup, j'entendis une grosse voix : « Qu'est-ce qui se passe ? »
Le garde forestier, justement. Il tombait bien. Je lui demandai d'une voix saccadée en essayant de reprendre mon souffle :
– Vous ne l'avez pas vu ? Vous avez certainement dû le voir. Il est passé par ici. Il a une robe chatoyante, une robe de lumière.

Barbara Flamand

www.facebook.com/people/Barbara-Flamand/1296670185
artsrtlettres.ning.com/events/les-vertiges-de-linnocence

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Danièle Deyde se présente...

Publié le par aloys.over-blog.com

Tête deydéQui suis-je ?
Ma biographie:

Je suis née en Algérie. J'y ai passé mon enfance alors que se déroulait la guerre qui a conduit à l'indépendance du pays. Ma famille a quitté Alger pour venir s'installer en France, dans la banlieue Parisienne. C'est là que j'ai fait mes études secondaires; puis des études supérieures en Psychologie à Paris. Ensuite, je suis entrée à l'Education Nationale où j'ai exercé en tant qu'enseignante avant d'être psychologue dans les écoles, en région parisienne, puis dans le sud de la France où je vis actuellement. En 2007, j'ai quitté l'Education Nationale et je me suis mise à l'écriture de romans.
" Histoire en paroles" est mon premier roman. Il a été suivi de deux autres qui ne sont toujours pas publiés. J'en termine un quatrième.
Je suis mariée et j'ai un fils.
 
Résumé de mon roman:

" Histoire en paroles" est mon premier roman. Fortement inspiré par les rencontres que j'ai faites au cours des dernières années de mon activité de psychologue, c'est une histoire à trois voix. Tour à tour, les membres d'une même famille: le fils de quinze ans, la grand-9782874594793 1 75mère, puis la mère prennent la parole pour raconter leur histoire, chacun avec ses mots. L'un après l'autre,les personnages se heurtent à des silences qui pèsent sur leur vie. Il est des mots impossibles à dire; mais aussi des mots qui sauvent."

Et quelques extraits... histoire d'en parler...
 
Le fils:  "Voilà! Aujourd'hui, c'est le quinze octobre, c'est mon anniversaire: j'ai quinze ans. Quinze ans, c'est déjà pas mal! J'ai fini ma journée de collège, je rentre à la maison à pied et seul comme d'habitude. Il commence à faire froid,il me tarde de retrouver la maison et maman. Y en a qui, pour leur anniversaire, invitent leurs potes chez eux pour faire la fête; moi, je serai seul avec ma mère. Je sais qu'elle a fait un gâteau pour moi; ça sentait bon dans toute la maison, ce matin. Elle m'a surement acheté un cadeau; et, ce soir, je vais souffler mes quinze bougies. C'est mieux que quand j'étais petit; il y avait jamais de fête chez ma grand-mère et jamais de cadeau non plus."

 
La mère:  "Aujourd'hui, Mica a quinze ans. Il n'est plus un enfant et je sais que je vais devoir lui parler, lui dire le passé; ce que je n'ai encore jamais pu faire. C'est tellement difficile de trouver les mots adaptés quand ils s'adressent à son propre fils, de ne pas travestir la vérité et de ne pas lui faire encore mal.
Je vais lui parler, je sais qu'il est plus que temps de le faire, mais il va me falloir beaucoup de courage. Je ne peux me cacher davantage. Il faudra que je remonte bien loin dans le temps, à ma propre enfance pour qu'il comprenne...  peut-être."

Danièle Deyde

 

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journal de bord... Karl Chaboum et Hugues Draye

Publié le par aloys.over-blog.com

chaboum

 

 

Fanfantastique

L’éléphante avait un gros ventre.

Youpi, dit le papa. On va avoir un éléphanteau.

To to… dit-elle, ne sachant pas qu’il disait vrai.

Mon ventre est que… j’ai trop mangé de fines herbes.

Ouvrir un resto sera un franc succès. Je ne me trompe jamais.

 

 

Karl CHABOUM

http://karlchaboum.blogspot.com/

 

 

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H.drayeJournal de bord, vendredi 19 novembre 2010 

 
Un état KO qui ne s'arrange pas, tout au long des jours qui viennent. En soi, ce n'est peut-être pas grave. Faut p'têt juste accepter. Faut dire : j'ai du mal à voir la différence, parfois entre "lâcher prise" et "se laisser aller" (l'éducation, quand même !). Faut dire que ... pendant longtemps, j'avais du mal à admettre que j'étais fatigué. Enfin ... je n'avais peut-être pas (trop) de mal à l'admettre pour moi, mais ... l'image extérieure, c'était une autre paire de manches. Etre fatigué, en méforme, c'était tomber en disgrâce aux yeux de ceux (ou celles) dont j'attendais tendresse, protection, soutien.
 
Je ne dis pas que je n'en ai pas eu, du soutien, de la tendresse.
Je garde quand même des marques ...
des nombreuses fois où, à la maison, je suis resté ... sans rien faire
"Mon Dieu, tu n'en as pas marre de rester oisif ?"
J'ai entendu ma mère soupirer quand je ne faisais ... rien
 
Et aujourd'hui ... eh bien, j'ai parfois encore du mal, à avancer, certains matins.
 
Et pourtant, mon corps me dit "stop"
 
Même le PC, il m'en fallait pas, ce matin. J'ai tenté de l'allumer ... mais sans grand enthousiasme. Allons, HUgues, sois pas accro !
 
HIer, je suis allé, avec ma chérie, voir une superbe expo de chapeaux, et de sacs, dans le Centre Ville, rue de Laeken. Je ne peux résister au plaisir de partager quelques photos de cette situation.
  

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Barbara Flamand : 1ère partie "Les vertiges de l'innocence", extrait de la nouvelle "La longue vue"

Publié le par aloys.over-blog.com

http://www.bandbsa.be/contes2/flamandtete.jpg
1ère partie "Les vertiges de l'innocence"

Extrait de la nouvelle "La longue vue"


 Je demandai si je pouvais ouvrir la fenêtre arrière pour admirer le parc. En acquiesçant, Madame Martin s’installa devant son piano ; elle me fit entendre quelques gammes puis m’annonça une sonate de Chopin. Les yeux mi-clos, elle se mit à jouer en balançant légèrement le haut du buste. La musique la transportait et l’embellissait, mais ce visage nouveau n’était pas l’expression du bonheur, et peut-être, ne fermait-elle les yeux que pour mieux accorder sa plainte intérieure aux accents mélancoliques de la musique. Je portai mon regard vers le ciel ; l’envolée de ces notes méritait une autre dimension que cette chambre et ses murs, elle aspirait à l’immensité bleue et aux mystères qu’elle recouvrait.


Je regardai alors le parc, sublimé par la magie de la musique, l’étang aux nénuphars, les deux statues à l’entrée de l’allée principale, le petit pavillon mangé par le lierre grimpant... Quelle bonne idée j’avais eue d’emporter la longue-vue !


Je la braquai d’abord sur les statues, deux nymphes pudiques qui ouvraient le chemin vers l’entrée du pavillon, puis sur celui-ci, plus exactement sur la fenêtre que le lierre épargnait encore. D’un coup, la lunette s’emplit des formes rebondies de Mademoiselle Martin, étalée sur un sofa. Le corsage entr’ouvert donnait le champ libre à deux pamplemousses ; une jambe repliée prenait appui sur le sofa d’où l’autre jambe avait glissé. Une main d’homme agenouillé gravissait la pente de ce genou au... fourré, terminus de « la petite bête qui monte ».

Sans lâcher prise, l’inconnu s’étira de côté pour atteindre, par la bouche, un des pamplemousses. Les mains crispées sur la longue-vue, j’étais incapable d’un mouvement ; la sonate de Chopin ne parvenait plus jusqu’à moi, j’avais oublié l’existence de Madame Martin. L’œil dilaté par la stupeur et la curiosité, je n’avais qu’une envie : connaître l’identité de l’homme et ce qu’il allait advenir du pamplemousse qu’il semblait dévorer.

Surprise. Il abandonne le fruit et la partie charnue de Mademoiselle Martin retrouve son volume initial ; il l’abandonne. Pour faire quoi ? Pour déboutonner sa braguette. Se faisant, il se met debout et de profil, me laissant ainsi reconnaître Monsieur Martin Junior. Monsieur Martin junior qui a perdu sa superbe et sort nerveusement de son pantalon un attribut que je ne connaissais qu’aux petits garçons et qui, chez Martin junior prend une dimension surprenante et inquiétante. Pas le moins du monde inquiète, Mademoiselle Martin replie sur son ventre ses deux jambes en les écartant, de sorte que son frère, en se couchant sur elle, trouve la place suffisante pour caser son bâton. Mais qu’en fait-il ? Qu’en fait-il ?

Empourprée, fiévreuse, je ne savais pas que Madame Martin avait cessé de jouer. Et quand j’ai entendu : « Que regardes-tu avec tant d’attention, Poupette ? », mon cœur s’est mis à battre si fort que j’ai cru qu’elle allait l’entendre.

Il fallait retrouver mes esprits et cacher la vérité :
– Je regardais les terrils derrière le parc.
– Tu n’as pas écouté ma musique, toi non plus.
-  Oh si ! m’écriai-je en courant vers elle.
– Tu es rouge comme une pivoine.
 

 Je me reprochais d’avoir peut-être déçu la douce Madame Martin, je répondis : « Il ne fallait pas me dire comme ça que je n’écoutais pas votre musique. Cela m’a peinée ».
– Petite Poupette, dit-elle en m’attirant, tu es sensible, toi. 
 
 J’eus les yeux humides, partagée entre la honte de lui mentir et la pitié que j’avais d’elle. Elle m’embrassa. « Je vais aussi regarder les terrils ». Et elle tendit la main vers la lunette d’approche. « Oh non, dis-je, le plus calmement possible, vous seriez déçue, ils sont plus beaux de loin que de près ». Elle me fixa ; son air scrutateur enleva toute mollesse de son visage, puis elle me dit : « Tu as raison, beaucoup de choses sont plus belles de loin que de près ».

Je me demandais si elle avait deviné mais ne devait-elle pas pour deviner, déjà savoir ou pressentir... Cette éventualité me chavira davantage et je hâtai ma sortie. Comme je refermais la porte, je vis Madame Martin se diriger vers la fenêtre, et en même temps, j’entendis Monsieur Martin faire son entrée dans le hall. Je descendis doucement en regardant par-dessus la rampe. Le commandant Martin enlevait ses gants avec précaution, laissant à Jeanne le loisir de l’examiner: 
– Avant de vous présenter chez Madame, dit-elle, voyez si les cheveux que vous portez sur votre uniforme sont bien les vôtres.
– Toujours la même sollicitude de votre part, répondit, avec ironie, l’officier. Croyez que je vous en suis reconnaissant.
 

Il me sembla que je devais faire entendre mes pas afin de prévenir tout autre propos, regrettable devant une présence étrangère à la maison.

Je remontai doucement quelques marches, puis descendit en courant.

Le commandant tourna la tête, me regarda de haut en bas et de bas en haut, sourit légèrement : « Charmante apparition ! Inattendue dans cette triste maison ! », puis, s’adressant à Jeanne : «Quelle est donc cette petite ravissante pleine de promesses ?»
– Si vous étiez plus souvent ici, vous connaîtriez les enfants de la rue ! dit-elle d’un ton bourru. C’est Poupette, voyons !
– Mais bien sûûuûr ! Bonjour, Poupette. La prochaine fois, ne te sauve plus quand je fais mon entrée !
 

Il monta les marches, le buste bien droit et lança encore à l’adresse de Jeanne : « Il y a au moins un père chanceux dans cette stupide rue » ! 

Barbara Flamand

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Jules Cybèle se présente

Publié le par aloys.over-blog.com

http://www.bandbsa.be/contes/cybelejules.jpgMa rencontre, vers 12 ans, avec l'heroic fantasy, dont notamment les livres dont vous êtes le héros, a immédiatement développé un rapport interactif et fantasmatique puissant entre moi et la littérature. Lire était jouer, écrire était rêver. J'ai grandi, avec le jeu, avec le rêve, avec ce besoin de vivre et de créer des mondes imaginaires. Loisirs qui ne m'ont jamais quitté.

Vers 15 ans, je découvre les grands poètes, Baudelaire surtout, et vers 18 ans, mes premiers amours et désillusions : sources inépuisables d'inspiration lyrique... et de tourments. C'est de cette tempête émotionnelle qu'est né "Le Jet", entamé il y a presque dix ans, en même temps que mon premier recueil de poèmes, hérauts d'une guerre intérieure.

Quelques années plus tard, le graduat en psychologie clinique offre une nouvelle couleur à mon inspiration, et pendant que germe le second, je décide de nommer mon premier recueil de poésie Deuil le Jour/Oeil la Nuit. Ayant seulement compris que toute ma littérature tourne autour du deuil, de la perte, du questionnement. Aujourd'hui, après m'être posé beaucoup de questions, j'en reviens à mes premiers amours : l'heroic fantasy.

Mais en attendant, le côté sombre de Jules Cybèle, bien qu'il se soit illuminé, est toujours en cours de publication !

 

Vous voulez une présentation succincte ? Jules Cybèle y a pensé !

 

Pseudonyme d'auteur : Jules Cybèle
Titre de l'œuvre : Le Jet
Édition : Chloé des Lys
Genre : fantastique/horreur/érotique
Type de récit : nouvelle (108 pages)

Ouvrages terminés qui n'ont pas encore trouvé de maison d'édition : Oeil le Jour/Deuil la Nuit (recueil de 62 poèmes) - Recueillements (recueil de 50 poèmes). Genre : lyrisme, symbolisme, érotique, horreur. Particularité : formes versifiées inventées.
Ouvrage disponible gratuitement sur Internet : "Effervescence au Palais Royal", aventure dont vous êtes le héros de 105§, sous le pseudonyme de Paragraphe 14. Téléchargeable surhttp://homepage.mac.com/siyanlis/Xhoromag.htm

Mon blog : http://jules-cybele.skynetblogs.be (où se trouve une présentation de l'œuvre et des extraits de poésie)

 

Un aperçu des écrits de Jules ?

 

Poème extrait du recueil Recueillements :

Nuée d’étaux

L’orchestre est avancé pour acculer mon aube,
Il hurle à contre vent les diables de l’opprobre
Et tourbillonne avide en un millier de robes.

Leurs tissus de poussière étouffent mes prières
Par l’écho prénatal où s’effrite leur gouffre
Au centre d’un tumulte entre murs gaufriers.

J’éternue au milieu d’un clair apothicaire,
Malade de toux voile aux vagues du cratère.
Le bruit m’a naufragé à l’odeur des tourbières.

C’est comme un air lyrique aux accords partagés
Qui se mesure au corps de l’être encouragé :
L’effort enamouré se prépare au carnage.

 

A présent, vous savez tout... ou presque !

 

A lire aussi... http://www.aloys.me/article-allade-d-un-soir-60434140.html

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Hugo Lejeune se présente...

Publié le par aloys.over-blog.com

http://www.bandbsa.be/contes2/hugolejeune.jpgPseudo ou nom réel ?

Nom réel, après avoir pas mal hésité, trouvant mon prénom assez lourd à porter pour quelqu'un qui prend la plume. Mais bon, j'assume ;o)


Quelques mots à ton propos? 

Juste quelques mots, car ce n'est pas moi que je veux mettre en avant, mais ce que j'écris. 

Plutôt littéraire, j'ai étudié les Sciences politiques. Ensuite, j'ai fait une série de petits boulots, où j'ai galéré jusqu'à m'échouer. C'est alors que j'ai entrepris d'écrire La croix et la bannière. 

Depuis, j'ai repris une formation pour me remettre à flot. Je devrais ainsi rentrer cette année dans l'enseignement des Sciences humaines au niveau secondaire. 


Pour le reste, depuis l'école, c'est essentiellement par l'écriture que je m'évade. 



Quel ouvrage vas-tu publier ? Quel genre ? Résumé ? 

La croix et la bannière est un roman historique, inspiré de faits et personnages réels.

J'y opère un saut dans le passé, avec un traitement qui, je l'espère, peut alimenter une réflexion sur le présent. 

Le titre La croix et la bannière exprime ce à quoi se retrouvent confrontés les esprits épris de liberté quand les pouvoirs temporel et spirituel s'épousent et donnent naissance à un pouvoir plus fort encore, un pouvoir absolu et sacré, qui s'arroge le droit de régir jusqu'aux consciences de ceux qui y sont soumis.

Le sous-titre Un récit librement inspiré de la révolte des camisards situe lui l'histoire : 

En contrepartie d'un contrôle accru sur l'Église de France, Louis XIV fait du catholicisme la seule religion de son royaume. Tous ses sujets ont l'obligation de se convertir. Qui s'y refuse est impitoyablement persécuté. 

Mais les conversions forcées ne sont souvent qu'apparentes. Ainsi, en dépit de l'abrogation de l'Édit de Nantes, nombre de huguenots restent secrètement protestants et transmettent la foi réformée à leurs enfants. 
Des enfants qui grandissent dans l'intolérance.

Moins d'une génération plus tard, leur révolte et sa répression mettent les Cévennes à feu et à sang.

La croix et la bannière relate cette révolte de jeunes paysans et artisans huguenots, en s'attachant au plus polémique de ses chefs.

Fils cadet d'une famille de laboureurs, Jean Cavalier y affronte non seulement les troupes royales et le clergé, mais aussi ses doutes et ses contradictions, jusqu'à s'abîmer dans le fossé qui sépare les idéaux d'une réalité bien plus sensible.



Pourquoi ce sujet ? 

J'étais en Ardèche lorsque la tempête de 1999 y a notamment brisé et déraciné des milliers d'arbres. Quatre ans plus tard, j'étais à nouveau en Ardèche. C'était une année de canicule et de gros incendies. De là où j'étais, je ne voyais les flammes qu'à la télé, mais, tous les matins, je récoltais des cendres sur la terrasse.

Ces deux événements dévastateurs m'ont fortement impressionné. Après avoir beaucoup discuté avec des fermiers et des bûcherons qui en avaient été de proches témoins, je me suis documenté sur internet dans l'idée de réaliser un petit film. Les mots entrés dans le moteur de recherche m'ont conduits à des résultats parfois fort éloignés de ce que je cherchais. 

Intrigué par l'un d'eux, j'ai découvert « l'épisode le plus apocalyptique » de la guerre des camisards, pour reprendre l'expression que j'utilise dans mon livre. 


Comment s'est déroulée l'écriture ? 

Je me suis procuré les Mémoires sur la guerre des camisards rédigées par Jean Cavalier lui-même. Puis, j'ai consulté d'autres sources. Traversant alors un passage difficile, je me suis rapidement pris d'une sorte d'engouement romantique pour ce fils de laboureurs protestants au destin si peu commun. Peu après, je me lançais dans l'écriture de La croix et la bannière. 

Au fil de l'écriture, j'ai commencé à relativiser les premières impressions que m'avait laissées la découverte de Jean Cavalier et de la guerre des camisards. Les versions se sont succédé, s'enrichissant chaque fois de nouveaux éclairages. Cela aurait pu durer toujours, mais le comité de lecture de Chloé de Lys en a fort heureusement décidé autrement. Le manuscrit que je leur ai envoyé a été accepté.

Hourra ! Mais que le mot fin est difficile à taper !

Enfin, entre identification et distanciation, j'espère être parvenu à écrire un livre moins convenu qu'ouvert à l'interprétation, où les dits et les non-dits laissent chacun libre de se faire sa propre opinion. La croix est la bannière reste toutefois un récit emporté par l'action. Une action souvent extrêmement violente, les idéaux en lutte laissent peu de place au sentiment. Et pourtant...

A celles et ceux qui s'aventureront dans cette lecture, je souhaite d'ores et déjà un bon divertissement. Smile

 

 

Hugo Lejeune

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Marie-Claire George se présente, Hugues Draye et son journal de bord... et A la Une...

Publié le par aloys

M-C georgesC'était mon premier salon, une grande première ! Le livre arrivait tout droit de l'imprimerie, juste à point pour l'événement. Ce recueil de nouvelles est le premier que je publie mais j'ai des projets pour un très long avenir !
 
"L'ange gardien", ce sont 25 nouvelles sur près de 200 pages que Thierry Ries, poète chloésien, m'a fait l'amitié de préfacer. Voici un extrait de son Avant-lire :
 
        "Marie-Claire George me semble indéniablement et avant tout, ici, conteuse : elle isole dans les multitudes de vies abordées un élément, une touche, une curiosité dont elle soutire l'essence et le sel.
        (...)
        Un alinéa, parfois une phrase suffisent à peindre une vie. La palette de l'auteur s'étale de l'humour de situation à la dérision, du tragi-comique à  l'étincelle qui ravivehttp://www.bandbsa.be/contes2/angegardienrecto.jpg doutes et demi-teintes, avec - condition humaine oblige - la lucidité de l'inéluctable, du déjà joué. Mais aussi et surtout en sauvegardant quelques éclairages qui nous invitent au spectacle haut en couleurs de la Vie."
 
Ces nouvelles nous promènent dans le monde et dans le temps. Des rives de l'Amazone à la Patagonie, des sources du Nil à l'Afrique du Sud mais aussi du crime de Caïn à la naissance d'un homme nouveau. Elles mettent en scène des hommes et des femmes dont l'ordinaire nous stupéfie ou nous amuse, des animaux ou des objets, même un ange gardien bien sûr. En les écrivant, je me suis surtout fait plaisir et je suis ravie d'apprendre que ce bonheur se sent dans l'écriture.
 
D'autres nouvelles s'accumulent doucement pour un deuxième recueil mais mon grand projet est aujourd'hui de terminer un roman, entreprise de longue haleine ! Je n'en ai pas encore arrêté le titre. L'histoire se passe en Auvergne entre les deux guerres... Je n'en dirai pas plus ici !
 

Bref, pour moi l'écriture ce n'est que du bonheur et je ne compte pas m'arrêter en si bon chemin, d'autant plus qu'elle me réserve de belles rencontres et des amitiés inattendues. 

 

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H.drayejournal de bord, jeudi 25 novembre 2010
  
 J'éprouve souvent, le soir, en rentrant chez moi, une sensation comparable au trac, un sentiment d'incertitude cafardeuse, face à la journée du lend'main qui m'attend.
 
Peur du vide ?
 
Et l'abatt'ment physique, lié à la fatigue ...
 
De me dire, de me répéter ...
Je me suis efforcé de vivre chaque instant (de la journée) le mieux possible ...
pour me r'trouver, quand même ...
vers 21 heures, 22 heures, heures limites, où il est temps de rentrer parce que, demain, il faudra se lever tôt ...
 
Le sentiment d'être limité dans mon temps, dans mon espace ...
 
De ne pas avoir la possiilité de demander, de réclamer le minimum d'heures qui m'est nécessaire pour entamer le jour suivant (avec ses affres), dans les dispositions que mon métabolisme réclame.
 
D'accord, c'est l'hiver. Et ... on annonce de la neige.
Hugues Draye
huguesdraye.over-blog.com

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bobclin

 

A voir sur ACTU

 http://www.bandbsa.be/contes.htm

 

======> "Quand j'étais moi" de Lisa Di Sante l' interview. " C'est un roman de fiction qui mêle le récit intime, l'intrigue et le fantastique. Un roman sur ce qui fait de nous des individus et ce qui nous relie au monde, sur Dieu, la nature humaine,http://photos-e.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash2/hs611.ash2/156389_501209242358_676387358_7218114_836626_s.jpg l'immortalité. Et les mères tyranniques...Étudiante en lettres à l’université, la narratrice partage sa vie entre ses cours et un bar mal famé ou elle est serveuse le soir pour payer ses études." Voir interview: www.bandbsa.be/contes.htm

 

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======> Encore une 'tit nouvelle chez CDL Elisa Romain "Correspondances virtuelles" " Il s'agit d'un mélange de lettres et de textes écrits pendant l'absence d'une amie chère. Les lettres lui sont destinées et expliquent en partie les textes qui suivent. Ethttp://photos-h.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc4/hs1234.snc4/156665_501171547358_676387358_7217711_6111126_s.jpg puis un jour, elle ne vient plus sur le site. Je sais qu'elle ne va pas bien. Chaque jour sans elle est un retour en solitude. Alors je lui écris et j'écris des textes sur les jours qui défilent, chargés du quotidien et de son absence. 

 


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========> "Sauvetages" Un nouveau Nadine Groenecke. Jacques Mervan, auteur à succès est plongé dans une profonde dépression lorsqu’il entend l’annonce de sa mort à la télévision, dansnadine groenecke une émission de grande écoute. Cet événement inattendu provoque chez lui un véritable http://photos-a.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc4/hs1225.snc4/155758_501597432358_676387358_7223675_5120078_s.jpgélectrochoc qui va lui permettre de sortir de son état dépressif et le conduire à fomenter une vengeance. Avec la complicité de sa mère, il décide de faire croire à son suicide et part se dissimuler dans l’île d’Oléron... 

 

 

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Quelques photos en avant-première du marché de Noël par Lunessences

marche-lunessence.JPG

 

marche-lunessence2.jpg

 

 

Allez jeter un oeil sur le blog de lunessences pour d'autres photos !.......             lunessences.unblog.fr


 

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Et je vous livre le flash d'Hugues Draye...

 


 

et avant de franchir le passage vers 2011

deux soirées poésie et chanson

VENDREDIS 10 et 17 DECEMBRE 2010, dès 20 h



AUDE,
avec ses poèmes et des chansons
  
 
 
 HUGUES DRAYE,
sa guitare, son harmonica,
ses chansons

CERCLE DIOGENE
avenue Eudore Pirmez, 36
B-1040 ETTERBEEK (Bxl)

 

PAF : 5 euros

renseignements/réservations : 0479 30 01 56

 

 

une assiette campagnarde est prévue
 le vendredi 17 décembre, sous réservations
au 0479 30 01 56 ...
  
pour arriver sur place : avec le tram 81,
s'arrêter à la Place Saint-Antoine,
juste devant l'église
  
en pièce jointe :
texte : "IGNORANCE ADOREE" (Hugues DRaye)
si ce texte éveille en vous des émotions, des images,
n'hésitez pas à les communiquer ...
 
CONTACT AUDE VAN DIEST : 0473 473 393
CONTACT HUGUES DRAYE : 0478 40 34 17
 
 







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Damien se présente...

Publié le par aloys.over-blog.com

http://www.bandbsa.be/contes/damienpetit.jpg

 

Damien est le pseudonyme de Gousset Damien, un auteur belge né le 4 juillet 1980 à Lessines.

Vers l'âge de 15 ans, il découvre l'écriture, pris de fascination et de passion pour les textes de Nick Cave. Sa passion durera jusqu'en 2001, lorsqu'il découvrit Tom Waits et Jack Kerouac , véritable ouverture de ses esprits à la lecture et l'écriture, auteurs à qui il doit son inspiration.

Damien écrit son premier texte, en rim(aill)es, vers l'âge de de 15 ans, sur les bancs de l'école, commence à écrire des nouvelles, et ses premiers romans vers l'âge de 20 ans. En novembre 2003, il fait partie des lauréats d'un concours organisé par les éditions Luc Pire,Couverture-de-Tout-est-dans-la-Conviction--1-.jpg et se décide à entamer l'écriture de romans.

Son tout premier texte humoristique date de l'âge de 6 ans, inspiré par un texte entendu dans l'émission La Classe. Il prétend avoir écrit ses premiers textes en prose spontanée, sans le savoir en ce temps-là, à partir de l'âge de 15 ans.

 

Vous voulez tout savoir sur ses deux bouquins ?????

 

Tout est dans la Conviction est l'histoire d'un homme que tout excède. Il combat ses défauts en s'efforçant de les considérer comme des atouts. La moitié de sa personnalité est débile tandis que l'autre moitié est consciente de son état : De résigné et aigri, il devient soumis à lui-même et malheureux, puis la vie lui montre que sa révolte intérieure ne vaut rien face à ce que sa nature lui impose : il n'a d'abouti que sa taille.


ET TOUJOURS :

http://www.bandbsa.be/contes/affairedego.jpg
Mon premier roman Affaires d'Ego, Ed Chloé des Lys. 


Affaires d'ego est un épisode de la vie de Lauretta, lesbienne folle et acariâtre, sexiste et colérique, qui n’aime que sa copine.
Pour faire cesser le débit d’idées naît une idée exutoire, un projet, dans sa tête, son esprit, par amour, entre autres...


Damien

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Journal de bord...

Publié le par christine brunet /aloys

H.draye
journal de bord, mercredi 24 novembre 2010

 Et le budget qui s'amincit, s'amaigrit. Il reste encore cinq (non : six) jours à tirer. Y a des matins où, rien que d'y penser, c'est, mental'ment, intenable.
 
Tiens ! Pour certaines personnes, "un rouge" équivaut à un paquet de cigarettes.
 
"Hugues, connais-tu le prénom de la femme idé"ale ?", me demande un serveur de bistrot.
"Non"
"Eh bien, c'est Ikéa ... car elle est suédoise ... elle ne coûte pas cher ... tu peux l'emporter chez toi ... et tu la montes en dix minutes ..."
Merci pour l'info.
Car ... jusqu'à présent, j'avais beaucoup de mal à trouver le prénom de "ma" femme idéale.
 
"Ma" femme idéale peut avoir des cheveux frisés, des cheveux très courts, blonds miel, châtain,
être grande, moyenne, petite,
être forte, être mince,
porter un pull à col roulé noir, une chemise écossaise avec des p'tits boutons blancs,
habiter Namur (rue de Fer, un appart' près des gal'ries), Arlon (ou un village "lorrain" des alentours), Gembloux, le long de la Moselle
je peux la rencontrer, la retrouver, assez systématiqu'ment ... lors d'une soirée anniversaire, ou dans une maison en Gaume, ou dans un kot pour étudiants ... selon les jours, les saisons, les heures, les humeurs qui me sont familiers.
 
Mais, en général ...
 
Je n'arrive pas à lui trouver un prénom.
 
Quant à son visage ...
 
Je n'arrive, pour ainsi dire, jamais à la détailler (je ne connais rien de son nez, par exemple).
Mais ...
Sa lumière, son expression globale me suffisent.
 
Bientôt : le marché de Noël.

Hugues Draye
huguesdraye.over-blog.com
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desguinStand Chloé des lys à Tournai la page …A ma gauche, Laurent Dumortier et Josette Lambreth, on ne les présente plus …A ma droite, Didier Fond, Damien Gousset, Alain Bustin, Marie-Claire George…

Une dame d’une cinquantaine d’années s’arrête devant la pile de Grand-père va mourir et discute avec l’auteur, Didier fond …

L’intéressée pose des questions précises et s’entretient un certain temps avec l’auteur : un régal !

Ah et vous êtes facilement inspiré ?

………..

Ah bon, donc dans ce livre, on voyage ? En Sicile ! C’est merveilleux ça !

…………

Pendant ce temps, je distribue mes petits flyers aux courageux venus dans ce salon après avoir bravé une tempête et d’autres éléments récalcitrants …Ils méritent bien un sourire et un papier, c’est la moindre des choses …

 

La future lectrice et l’auteur ne s’arrêtent pas : ça cause ça cause ça cause  …Je reste en admiration devant l’éloquence et la simplicité de Didier Fond …C’est vrai que pouvoir partager ses émotions d’écrivain avec une inconnue portant un réel intérêt, ça reste un des buts de ces rencontres …

 

La dame sourit, retourne le livre dans tous les sens et puis demande une dédicace …

 

Ensuite, ravie de son achat et songeant sans doute aux belles heures qui l’attendent en lisant ces pages, elle s’arrête devant la pile toute jaune de Rue Baraka

 

Le scénario n’est pas le même, je n’ai pas de questions…La dame prend un livre, le retourne dans tous les sens…Elle lit la quatrième de couverture et après deux secondes…oui oui, deux secondes, vous lisez bien :

Je ne vais pas plus loin dit-elle, toujours aussi souriante …

Comme vous voulez, dis-je , sur un ton presque résigné …

Je le prends, continue-t-elle, avec une certitude dans le regard et dans le son de la voix !

Ah !

Oui, j’aime cette phrase …vous dites que vous aimez dire bonjour aux gens qui passent … Pour cette phrase, j’achète votre livre ! Si vous voulez me le dédicacer …

 

Comme quoi ….

 

Merci madame ! Une inconnue passe et achète un livre sans presque lire le résumé de l’histoire et sans poser de questions à l’auteur planté devant elle…

 

Depuis la parution de ce premier roman, Rue baraka, des anecdotes comme celle-ci fleurissent de temps en temps …

J’aime ça, ces attitudes inattendues et c’est avec plaisir que je vous en lancerai une, parfois, comme ça …

Une façon comme une autre de vous dire bonjour

 

carinelauredesguin@gmail.com

http://www.carinelauredesguin.over-blog.com

 

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Publié dans Textes

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