Christine Brunet chronique pour Actutv le roman de Michaël Zoïna "Gaspard et Léa"
https://youtu.be/XrtAW4Orkoo
Lecture, écriture, une passion... Un partage... La littérature dans tous ses états !
https://youtu.be/XrtAW4Orkoo
https://youtu.be/jAUQMVBOJYE

Biographie de Danieli
Danieli est une artiste belge de grand talent, dont l’œuvre picturale est importante et variée.
Née le 22 février 1934, elle nous a quittés combien prématurément une veille de Noël, le 24 décembre 1982.
Particulièrement précoce, elle fit de brillantes études dans les plus grandes écoles et remporta de nombreux prix tout au long de sa carrière.
Danieli s’est exprimée à travers différentes techniques avec un égal bonheur.
On relève dans son œuvre de la décoration monumentale, de la tapisserie, des fresques, de l’illustration, du vitrail, des panneaux décoratifs didactiques, des dessins pour enfants etc…
Dans le cadre de la peinture à l’huile, « l’œuvre bleue » (39 tableaux, œuvre posthume) fut créée dans l’ombre et découverte après son passage sur la planète « terre » ; elle représente le jardin secret de cette étoile silencieuse que l’Art façonna depuis sa plus tendre enfance.
En effet, Danieli fut, sa vie durant, une artiste discrète et réservée dans la communication de son art.
Prof. Dr. Jacques De Plaen
RESUME
J’écrivais comme on respire, je vivais en poésie avec cette joie presque automatique d’écrire, j’étais offerte aux impressions comme l’arbre se laisse chanter par le vent et j’écrivais tout naturellement sans trop y faire attention, juste assez pour que ce soit joli ou bien rendu mais sans vouloir prétendre quoi que ce soit puisque ce n’était pas mon métier pour autant que l’on puisse appeler « métier » la poésie et puis il faut si peu de chose pour écrire : du papier et un stylo.
Extrait :
Pour adoniser mon amour
j'ai cueilli un ciel ocellé et
j'ai voulu ses yeux tout brillants de
l'écume de mer et
j'ai voulu ses yeux tout vivants du temps du
printemps et de l'hiver
le portrait laissé sans signature appartient
à tout le monde
je l'ai rencontré souvent et quand
c'est toujours le même
c'est chaque fois un autre et
chaque fois que c'est un autre
c'est toujours le même.
Dans ces deux romans d’Edmée De Xhavée, on croise la route de femmes singulières et
singulièrement bien croquées par l’auteur.
On découvre Toffee, jeune fille qui a grandi et s’est affirmée devenant une belle femme sans malice
ni calcul mais pas si naïve. Elle a séduit Jules, il y a bien longtemps.
On rencontre en même temps Julie, la fille de Toffee « qui n’avait jamais froid aux yeux mais peut-
être a-t-elle froid aux souvenirs… », surtout les souvenirs difficiles et complexes à aborder.
Vient aussi la jeune Delphine, lucide et clairvoyante, l’affectueuse confidente de son grand-père,
Claude.
Claude, lui, est un vieux monsieur de 94 ans et il ne comprend pas grand-chose aux ruses des
femmes bien qu’il ait « pourtant eu plus de vies qu’un chat » comme dit souvent Delphine…
Claude « qui aimerait que cette mèche blonde cesse de lui revenir en tête », mais qui finalement
pénètre dans son passé sans jugement avec sa petite-fille bienveillante.
Dans son deuxième roman, Edmée nous parle encore de femmes, une femme surtout, La terrifiante
preferida.
Rapace sans scrupule, Olympe-Olive est une tornade manipulatrice !
Pour être La preferida, elle va utiliser et miner tout son entourage.
Sa sœur, Alice, docile et discrète, « toujours réceptive aux signes qu’elle lui envoie », son homme,
Marc, insipide et amoureux dont elle sait dès le départ « qu’il sera bien aisé de le flatter. » Sa fille
Théodora qu’elle façonnera comme « une fifille à sa maman ».
Elle éliminera de son décor ceux qui oseront s’opposer à elle.
Régine, sa belle-mère « qui l’avait reniflée si clairement dès qu’elle est entrée », Tante Gisèle qui
affirme qu’Olive est « abyssalement bête » et proclame « …la joie d’offrir ne me meut plus en ce qui
les concerne et est remplacée par la sensation amère de me faire avoir. », Jouwette, sa belle-sœur
qui reproche à La Calamité d’avoir déchiqueté tous leurs petits bonheurs de jadis…
Leur amertume n’y changera rien, La preferida veut le rester et tenez-vous bien sur vos gardes : «…
son bonheur n’est pas encore hors de portée… »
Merci à Edmée pour ces tout bons moments de lecture, encore une fois !!!!!
PASCALE GILLET B.
