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Séverine Baaziz nous présente son nouveau roman "La petite fille aux yeux d'or"

Publié le par christine brunet /aloys

 

BIOGRAPHIE :

 

Séverine Baaziz est née en 1978 à Amnéville, en Lorraine. Elle est informaticienne, romancière et rêveuse. De son imaginaire naissent plusieurs livres : Le premier choix (finaliste Prix Lire & Cri 2018/2019), Mamie Paulette (finaliste Prix Lions du roman régional 2018/2019) et L’astronaute.

 

Avec La petite fille aux yeux d’or, elle signe un quatrième roman empli de tendresse et de magie.

 

Résumé :

 

Un merveilleux voyage dans les yeux incandescents d'une enfant...

Fleur est une petite fille de huit ans qui passe son temps à observer le ciel et à laisser son imagination divaguer. Elle est distraite et solitaire, mais surtout, elle a de grands yeux. De très grands yeux aux longs cils capables de voir le minuscule, le lointain et même l’invisible. C’est l’infirmière scolaire qui lui apprend. Dès lors, elle se fixe un but : utiliser ce don pour faire le bonheur des gens qui l’entourent et, avant tout, de son père. Une décision qui la conduira à de drôles d’amitiés et à la découverte des beautés du monde.
Sauf que la vie réserve parfois, aussi, de bien terribles mésaventures.

Dans un souffle plein de candeur, Séverine Baaziz nous emmène au pays de l’enfance et de l’émerveillement où s’inventent tous les possibles.

 

EXTRAIT

 

Comme tous les matins, je suis arrivée en retard. 

            Madame Frisette a levé l’index, a mis plein d’éclairs dans ses yeux, puis sa voix a grondé.  

            —        Même le jour de la visite médicale, Fleur, tu es incapable d’être à l’heure !

            Oui, c’est vrai, je ne vous ai pas dit mais mon prénom c’est Fleur. Et aussi, le nom de madame Frisette, c’est pas madame Frisette, c’est madame Frisenburger. Mais comme je ne trouvais pas ça très joli, moi je l’appelais madame Frisette. En plus, ça lui allait bien, avec sa couronne de bouclettes grises qu’elle portait sur la tête. En vrai, je sais qu’elle m’aimait bien, madame Frisette, parce que moi je vois les petites étoiles qui sourient derrière les éclairs. C’est juste que, quand on est maîtresse, se mettre en colère, c’est obligatoire. Sinon, on peut perdre son travail. C’est comme un arbitre qui ne sifflerait pas les fautes pendant un match de foot, tout le monde sait qu’il ne resterait pas arbitre bien longtemps.

            Tout ça pour vous dire que, comme tous les matins, je suis arrivée en retard. 

            Et comme tous les matins, c’était vraiment pas ma faute.

            Vous ne me croirez peut-être pas mais je vous assure que le ciel était encore plus beau que tous les autres matins. Vrai de vrai ! J’avais pourtant promis à mon père de ne pas lever les yeux, sans quoi il savait bien que la route serait plus longue, et j’en avais vraiment l’intention, mais vous auriez vu ce bleu hypnotique, et ces chants d’oiseaux, des notes de musique qui s’envolaient dans les nuages. Et tout me paraissait si proche, on aurait dit que le ciel venait à ma rencontre, vraiment, alors je me suis mise sur la pointe des pieds, et les bras en l’air, j’ai essayé d’attraper un morceau de nuage. Comme ça. Pour essayer. Et aussi pour avoir un petit morceau rien qu’à moi, au cas où un jour tout ça n’existerait plus.

Je suis repartie les poches vides, un peu tristounette, en me disant qu’il fallait peut-être que je grandisse encore un peu.

—        Allez, Fleur, l’infirmière scolaire t’attend, elle n’a pas que ça à faire ! Tu es la dernière à passer ! Zou ! File ! Tu sais où se trouve l’infirmerie.

Heureusement, sur le chemin, rien ne pouvait me distraire. Rien que des murs et des plafonds. 

De ma petite main, j’ai toqué à la porte et j’ai attendu sagement une réponse qui n’est pas venue tout de suite. C’est un beau grand sourire qui m’a ouvert au bout d’au moins une minute, et qui m’a drôlement complimentée. Que j’avais de grands yeux, m’a dit l’infirmière. C’est pour mieux voir le monde, ai-je répondu. Bon, j’avoue, cette jolie réponse n’est pas de moi, c’est mon père qui me le dit très souvent. Il m’a même raconté qu’à la maternité, on me pinçait les orteils pour me voir ouvrir les yeux.

 

L’infirmière au grand sourire a commencé à m’ausculter. 

Elle a écouté mon cœur, « parfait ! », m’a fait tousser, « excellent ! », m’a pesée et mesurée, « formidable ! ». Tout allait bien, mais vraiment bien, jusqu’à ce que j’entende « Oh oh… ». J’ai tout de suite compris que quelque chose ne tournait pas rond. Je venais de passer tout un tas de tests oph-tal-mo-lo-giques, drôlement dur à dire ce mot, et je croyais avoir réussi sauf que le « Oh oh… » disait le contraire. L’infirmière m’a tout fait repasser une seconde fois. Et même une troisième. Tests de vision de loin, de près, de côté. J’ai même passé un test dans le noir où je voyais quand même plutôt bien. « Oh là là… ». Mes si grands yeux pour mieux voir le monde avaient un souci. Là, c’était sûr de sûr.

L’infirmière a décroché le téléphone posé sur son bureau et elle a passé un coup de fil. Un autre. Et encore un autre. Après, sans rien me dire, elle est partie attendre dans le couloir et moi, je suis restée là toute seule. Je vous avoue franchement que mon cœur a commencé à marteauner, et que j’avais des flageolets plein les pieds. Si je n’avais pas déjà huit ans, je crois que je n’aurais pas réussi à retenir mes larmes.

Publié dans Présentations

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Un texte signé Edmée de Xhavée sur le thème de "terreurs nocturnes"... Thème proposé pour la revue !

Publié le par christine brunet /aloys


 

C’est qu’avec mon nœud pap ‘, je sais que j’ai l’air con. Elle tient absolument à ce que je le mette pour me différencier des autres, les braillards du quartier comme elle dit. Alors bon, le soir ils me voient tous avec mon nœud pap’ et se fichent de moi. « Quel minet ! » « Et le frac, tu l’as laissé chez le teinturier ? » « T’as l’air trop con ! » (et la… je suis bien d’accord…) « La nuit, tous les chats sont gris, sauf ceux qui ont un nœud pap’ fluo, hahahaha ! ». Car oui, il est fuschia et fluo. J’ai de la chance qu’en plus il ne joue pas jingle bells, ça ne doit pas encore exister…

 

Ceci dit, elle m’adore et j’aurais du mal à supporter qu’elle m’adore moins. Son lit est chaud et paisible, sent bon le frais – même si hier je dois admettre qu’il y avait une petite odeur de pieds, elle était restée en tenue cocooning toute la journée avec des chaussettes anti-dérapantes. Mais d’habitude ça va, c’est plaisant, et je me colle avec tant de passion contre son dos qu’il lui est arrivé de se retrouver sur la carpette. Ce sont des choses qui arrivent…

 

Mais pour en revenir à la nuit et ses effrois, il faut quand même que dans le quartier, on sache que ce jardin, cette femme et ces parterres… c’est sous ma surveillance. À moi, en somme. Alors je sors, je m’arrête sur le seuil de la porte de la cuisine, je bombe le torse (que j’ai assez velu, qu’on se le dise…) et je pars d’un pas de crocodile, le nœud pap’ se dandinant un peu, vers la troupe de va-nu-pieds du quartier. Sac-à-puces a une oreille déchirée et pue du bec que c’est pas possible (oui, pire que les pieds sous la couette…), Pisse-partout a perdu une dent devant et a vraiment une tête de gargouille quand il retrousse les babines pour me faire peur. 

 

Peur… j’ai, et comment ! mais n’en dis-rien, cher journal, car ce n’est pas la peine qu’ils aient un autre motif de rire de moi. 

 

Je prends donc l’air insouciant, gratte sous les rosiers pour y déposer un cadeau de plus - le jardinier crie toujours bien fort en les trouvant, mes hommages, je pense qu’il est ravi – et puis je m’assieds bien en vue pour me toiletter. Hop la patte arrière levée à la Rudolf Nureyev, gracieux et distant, je les guette de sous mes paupières. 

 

Sac-à-puces est toujours le premier à être vulgaire. Il pousse un grondement effroyable comme le bébé de la voisine, qui m’avait fait sursauter et sautiller de côté comme un crabe la première fois que je l’ai entendu… Il me regarde, aussi, bombant le torse – un peu pelé et croûteux, car dans sa cour des miracles il donne et prend des raclées quotidiennes, raison de ses oreilles frangées – et fouettant l’air de sa queue maigrichonne. Alors son second, Pisse-partout, fait le blanc-bec et se met aussi à couiner d’une voix de fausset, faisant mine de vouloir me sauter dessus et me dépouiller de mon nœud pap‘ probablement. 

 

Je continue mes soins de beauté, et comme je ne suis pas encore castré – elle me l’annonce comme un grand jour merveilleux assez proche, soi-disant mes pipis sentiront l’eau de rose et je deviendrai gras à lard, qu’elle dit – j’envoie un jet qui transformerait en statue de sel le premier qui s’approcherait, et de fait les rosiers commencent à avoir le teint jaune. 

 

Ensuite, dans les hurlements réunis des deux minables palaces à tiques et puces, je m’avance en roulant des mécaniques et m’arrête sous le mur où ils font tout leur cinéma, et puis j’utilise mon arme secrète. Les plus tendres des miaou miaou sortent, stridents, déchirants, de ma petite bouche innocente, et elle surgit à la porte : Ludovic, où es-tu ? Encore ces deux horribles matous nauséabonds ? Brave, mon Ludovic, tu défends bien ton territoire, viens maintenant ! Croquettes time !

 

Et comme souvent, elle a pris dans sa réserve de pommes de pin ce qu’il faut pour canarder les deux nigauds qui s’enfuient de mes terres, indignés. 

 

La terreur du quartier, c’est moi !

 

Publié dans Textes

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Laurent Dumortier en invité avec un article dans Bruxelles culture...

Publié le par christine brunet /aloys

Laurent Dumortier en invité avec un article dans Bruxelles culture...

Publié dans l'invité d'Aloys

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Aubes lunesques : la nouvelle chronique poétique de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

Carine-Laure Desguin... 

Inutile de vous présenter cette auteur atypique capable d'écrire aussi bien du roman noir que du roman contemporain, de la nouvelle ou de la poésie. 

Elle collabore efficacement à ACTUTV (avec Edmée de Xhavée), à notre revue "Les petits papiers de Chloé" et à notre blog aloys... enfin, entre autres choses... 

Jusqu'à la fin de l'année, elle nous proposera une chronique poétique bimensuelle intitulée "AUBES LUNESQUES". 

Quel genre de poésie ? Des haïkus... Et oui !

Je vous ai dit qu'elle aimait l'atypique !

Et avant d'avoir plus d'infos grâce à un interview de l'auteur, voici un aperçu... 

Bonne lecture ! 

 

Les nuages blancs

cotons insolents et fous

défient le soleil



 

Printemps réponds-moi

à présent les vents sont sourds

j’entends ta chanson



 

À la belle étoile

des bouquets de fleurs jaunes

cognent la lune




 

L’insouciance tait

les bourgeons et les fleurs roses

du jardin sans faille



 

Bouffée d’oxygène

hors de la forêt de saules

chassent les charmes



 

Lueurs d’arc-en-ciel

photographies des espaces

reflets sous les ciels

 

Publié dans Poésie

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Carmelina Carracillo nous présente son recueil de Haïkus "Fugacités"

Publié le par christine brunet /aloys

  • Extraits :

 

(Wallonie)

soleil éclatant

l’usine désaffectée

repose les yeux

 

(Bruxelles)

premier mai

quart de lune vacillé

dans mon verre de vin

 

(Flandre)

« l’Union fait la Force »

crevettes grises épluchées

en Méditerranée

 

  • Biographie :

Née italienne et établie en Belgique, Carmelina Carracillo, master en sciences des religions, spécialisée en religions et spiritualités d’Extrême-Orient, est active comme sociologue dans le secteur non marchand et dramaturge dans les Arts de la scène. Ses activités la mènent à écrire articles, récits et courts essais. Elle a aussi publié poésies, roman et pièces de théâtre portées à la scène. Fugacités est son premier recueil de haïkus. Elle est membre de l’Association Internationale Francophone du Haïku et participe régulièrement aux kukaï (réunions entre poètes de haïku) de Bruxelles.

 

  • Résumé du livre :

D’origine japonaise, le Haïku est un poème court (environ dix-sept syllabes). 

Plusieurs éléments composent l’esprit du Haïku : la saison, la compassion pour tous les êtres, la contemplation de l’harmonie ou du chaos du monde, la joie et la mélancolie de l’impermanence.  La traque de la beauté et de la drôlerie fortuites ainsi que la gratitude pour les menus miracles de la vie participent aussi de cet esprit qui en appelle tant à l’autodérision qu’aux retrouvailles de l’enfant en soi.

Matsuo Bashô, poète japonais du dix-septième siècle, disait du haïku : « c’est simplement ce qui arrive en tel lieu, à tel moment ».

L’auteure relève le défi de présenter sa belgitude dans cette forme de poésie brève avec ce recueil de haïkus créés en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre et classés selon les saisons.

Publié dans Présentation

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Madeleine de Boysson nous présente son recueil de poésie "Le chemin de l'Azur"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Madeleine de Boysson est née en 1996 à la Rochelle. En parallèle de nombreux voyages effectués  pendant  son  enfance,  ses  parents étant itinérants, et une scolarité entièrement faite par correspondance, elle suit des cours de  violon  en  conservatoire.  Après  trois  ans passés  à  l’École  Supérieure  de  Musique  et de  Danse  de  Lille,  elle  obtient  le  Diplôme National  Supérieur  du  Musicien  et également  le  Diplôme  d’État  de  professeur de violon. Elle  enseigne  actuellement  le  violon  en  région parisienne, au conservatoire Henri Dutilleux, à Maisons-Alfort. 

 

Elle a participé à de nombreux concerts en orchestre ou en musique de  chambre,  notamment  avec  sa  sœur  Anne  de  Boysson, compositrice  et  pianiste,  avec  laquelle  elle  organise  aussi  des concerts-lectures. 

 

La poésie occupe depuis qu’elle est toute petite une place essentielle dans sa vie. Elle écrit en effet des poèmes depuis l’âge de huit ans, et son précédent recueil, Turbulence, regroupe ses poèmes d’enfance et d’adolescence depuis ses 12 ans jusqu’à ses 22 ans. Aujourd’hui elle présente un nouveau recueil  : Le chemin de l’Azur, qui trace les contours de sa vie de jeune adulte.

 

Résumé du livre :

 

Le chemin de l’Azur a été écrit entre janvier 2018 et décembre 2019. Il s’inscrit esthétiquement et temporellement en continuité avec Turbulence, mon précédent recueil, qui regroupait mes poésies d’enfance et d’adolescence, depuis l'âge de mes 12 ans.

 

Ce nouvel ouvrage se fait l’écho de ma vie de jeune adulte, et est le fruit d'un entremêlement perpétuel entre le  mouvement du crépuscule et celui de l'aube. En effet, il est toujours partagé entre deux émotions : L'une dirigée vers la nuit, et l'autre vers le réveil, au petit matin.

 

Il y a de la tristesse dans cet ouvrage, mais aussi beaucoup d'espérance et de joie.  Le bleu, la mer, le ciel, le vent sauvage contre le visage, tous ces éléments m’accompagnent d’une manière intense à cette période de ma vie, d’où le titre du recueil : Le chemin de l’Azur et à travers celui-ci, la redécouverte de l’horizon, infiniment grand et merveilleux.

 

La couverture du livre a été réalisée au pastel par Elsa Mrugalski, ma mère, à ma demande.  Les  mains,  en  haut  de  la  peinture  s’ouvrent  et  libèrent  une  goutte d’eau... Peut-être une larme ? Au fond, cela revient au même.

 

Pleine lune

 

Minuit sous la larme blanche du ciel

Midi sur les dunes

En silence.

 

Sous ma fenêtre à l'ombre sensuelle

Et devant la lune

Je m'avance.

 

Au fond de l'océan immatériel

Sur la bougie brune

Et l'absence.

 

Arrondie comme un dessin de voyelle

Une pleine lune

Une pleine lune immense.

Publié dans Présentation

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Carine-Laure Desguin en invitée avec cette note de lecture signée Brigitte Hanappe pour "La lune éclaboussée, meurtres à Maubeuge"

Publié le par christine brunet /aloys

Voilà un livre avec lequel il est impossible de s’ennuyer. Du moins, c’est ce que j’ai ressenti au fur et à mesure des pages. 

Jenny, le personnage principal me plaît dès le début de l’histoire. Cette jeune femme débordante d’énergie et grande admiratrice d’un auteur à succès subitement décédé, se lance dans une enquête policière. Elle s’y propulse un peu par hasard, suite à la découverte d’une notation qu’elle juge interpellante et qui lui laisse à penser que la mort de son romancier fétiche, Michel Garnier, n’est pas si naturelle qu’elle en a l’air.

De plus, Maubeuge, leur petite ville ordinaire vient de sortir de l’anonymat pour faire parler d’elle : un meurtre sanglant y a été commis. Un jeune homme, poignardé sauvagement, sans raison apparente !

Je craque aussi pour cette manie permanente que la jeune femme ne peut s’empêcher d’adopter au cours de ses péripéties : sucer automatiquement de délicieux bonbons au doux nom de « Bêtises de Cambrai ». Tiens, cela me donne envie de les goûter ces fameux bonbons !!

Jenny n’est pas seule dans ses recherches et les nombreux personnages qui l’accompagnent sont un tantinet caricaturaux : certains sont sympathiques à outrance, d’autres dénotent par leur vulgarité ou leur cupidité, certains ont des côtés pervers… Bref, une belle fourchette d’êtres humains comme il en existe autour de nous.  

Le rythme de l’histoire est prenant : du suspens, de l’hémoglobine… et de la gaieté aussi. De l’émotion à coup sûr car certains passages révèlent des blessures enfouies. Le décor de l’intrigue m’a également touchée. En effet, Maubeuge est une ville que je connais un peu et les descriptions sont vraiment réalistes. 

Une belle lecture trépignante !

 

Brigitte Hanappe

Auteur chez Chloé des Lys de : - Le flou du miroir

                                                   - Pour un petit secret

 

Publié dans avis de lecteurs

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Laurent Dumortier nous présente son dernier recueil poétique "Barry by night"

Publié le par christine brunet /aloys

Biographie

 

L’auteur, membre de l’Association Royale des Ecrivains Wallons, a déjà publié plusieurs romans, recueils de nouvelles, ainsi que recueils de poésie. Il collabore en outre à diverses revues et forums littéraires. Plusieurs revues littéraires internationales ont en outre publié plusieurs de ses nouvelles...

 

Résumé

L’utopie entre toi et moi, c’est de croire qu’au-delà des apparences, il y a deux âmes pas si différentes qui sont unies par quelque chose qui les dépasse et qui transcende le temps et l’espace.

 

Vue sur la ville (avec Evelyne)

 

Harmoniques alcoolisées

Fumées imprécises

J'erre à travers

Les méandres de la nuit

 

Parfois je rêve

D'une autre vie

D'un ailleurs, d'une éclaircie

 

La douceur du vent

Me rappelle

Tes soupirs d'après minuit

 

C'est ta voix que j'entends

A travers la danse de la pluie

 

Les étoiles qui brillent

Et la vue sur la ville

Ton image me consume l'esprit

 

Je voudrais plonger...

Plonger vers l'infini

 

 

Dans l'amphithéâtre

Qu'est la vie

Tu voudrais revenir

En coulisses

Car la lumière te brûle

Comme un papillon de nuit

 

Chaque minute qui passe

T'éloigne un peu plus

De cette vie qui te lasse

Des souvenirs

Qui te hantent

Des douleurs enfouies

De la peur de tout perdre

En couchant sur le papier

Ce que tu ne peux lui dire...

 

Publié dans Présentations

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Cléopatre Mertens nous présente son ouvrage "Belinda, princesse des hauts plateaux"

Publié le par christine brunet /aloys

Extrait :

« La jeune fille avait cessé de gigoter. Elle pensait à Wezipata, aux grands hommes de son clan, à leurs épaules lourdement chargées. Comme eux, son Linds avançait tête haute, le buste droit, certain de ne jamais perdre sa charge. Et comme ce colis suspendu au bâton du porteur, Belinda s’accrocha à l’homme vers qui le destin l’avait conduite.

« En valsant allègrement, en cette fin de journée, sur les marches de son escalier en colimaçon, Linds, chevalier des temps moderne, avait acquis l’intime conviction qu’il ne pourrait, même s’il le voulait, se passer de son charmant fardeau. A l’abri dans la chambre de son partenaire, Belinda, la petite princesse des hauts plateaux, souleva un pan de l’épais rideau. Un merveilleux crépuscule avait envahi le soir. Mélancolique, unique, il se teintait d’astres pâles. Pendant quelques minutes, nos amants les contemplèrent. Le rideau reprit sa place. Au seuil de la belle soirée qui les attendait, longuement, ils prirent le temps de se regarder. Et pendant que leurs corps se retrouvaient, à l’horizon plus rien n’était visible : le bleu du ciel se perdait dans le vert de la forêt.

 

Auteur :

Née au Zaïre, Cléopâtre Mertens arrive dans la capitale européenne pour y être instruite entre pensionnats et Ecoles catholiques. Elle retourne souvent en Afrique et au contact de la forêt, de la nature exubérante, ses racines, elle puise le souffle pour recréer des petites histoires et légendes à partir de ce que lui racontent les anciens. Après des études en sciences politiques et artistiques, elle entreprend une carrière internationale sans jamais oublier son enfance et ses premières aspirations. Ce qui, quelques années plus tard, inspirera ce roman : un assemblage de ses nouvelles en un premier volume.

 

 

 Résumé :

Le prologue relate un moment de la vie de Marie Paule, la voix off. Finaliste des hautes études à Bruxelles, elle entame des démarches pour retrouver sa mère, Belinda.

A travers les souvenirs de son père, elle retrace la vie de Belinda, une jeune princesse de la province orientale du Congo, qui pour échapper à un mariage forcé, va courageusement s’élancer sur des pistes peu fréquentées. Sa course parsemée d’évocations des épisodes mémorables de l’épopée de ses ascendants, l’amènera à Stanville, où Belinda est accueillie dans un premier temps chez des Pères missionnaires. Mais les guerriers de son père sont toujours à sa recherche. Elle se retrouve alors gouvernante chez un médecin bruxellois fraichement débarqué au Congo.

A l’hôpital de Stanville, le docteur Haghebaert  engage un assistant Sany Lenge Many. Belinda, évolue entre les deux jeunes gens. Son choix se dessine, l’amour réveille en elle une sensualité insoupçonnée.

D’un regard exempt de préjugés sur une époque révolue, la voix off esquisse les personnages sur fond des clivages tradition-religion-modernisme et nous achemine vers la pensée universelle de l’amour, l’essence de l’existence.

Publié dans Présentation

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Philippe Desterbecq nous propose une courte vidéo pour ses Contes magiques...

Publié le par christine brunet /aloys

Publié dans vidéo

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