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Fin de l'extrait "Dieu m'a raconté..." de Jean Destrée

Publié le par christine brunet /aloys

 

- Ah! ah! je t'ai bien eu! Comment s'est terminée cette petite querelle de famille?

- Vous êtes encore là, vous? Vous avez donc décidé de me casser les pieds avec vos élucubrations?

- Allons, allons! Ne t'énerve pas, sois beau joueur. Je parie que tu pensais à moi. Je me trompe?

- En attendant ma soirée a failli être gâchée par votre faute. 

- J'en suis navré mais je n'y suis pour rien. Ce n'est pas moi qui te mets dans cet état, c'est toi. Tu supputes, tu ergotes, tu gamberges, tu te rends malade et tu dis que c'est ma faute. Tu es bien comme les autres, tu me rends responsable de tes problèmes familiaux alors que c'est toi qui t'énerves et qui deviens malade.

- Bon! Admettons que vous n'y êtes pour rien, mais j'aimerais savoir vos intentions. Qu'est-ce que vous me voulez à la fin? Je ne vous ai pas appelé et vous savez bien pourquoi. Je n'ai pas besoin de vous. Je suis fatigué, j'ai besoin de dormir et de plus, je n'ai pas terminé mon travail.

- Libre à toi de penser que je n'existe pas, mais laisse-moi te dire qu'on ne s'en tire pas aussi facilement avec moi. Je suis coriace et persévérant. C'est dans ma nature divine. Avoue que tu as peur de moi. Oui, tu as peur, parce que je fais peur et c'est pour cela que les hommes, d'habitude si audacieux, se font tout petits quand ils entendent parler de moi. Ah! Qu'elle est triste, l'humanité. Moi qui aurais aimé avoir avec les hommes un dialogue d'égal à égal. C'est foutu une fois de plus. Quand je fais montre d'apparaître, tout de suite, ils rentrent dans leur coquille, se jettent à genoux et marmonnent des orémus pour essayer de me calmer alors que je viens vers eux en ami.

- Il y a de quoi. Avec tous les cataclysmes que vous avez provoqués depuis que la terre tourne. Mais croyez-moi, je n'ai pas peur. Pourquoi avoir peur de quelque chose qui n'existe pas. 

- Cela reste à prouver. 

- Je sais. Nous sommes à la même enseigne. Je n'arriverai jamais à prouver que vous n'existez pas et vous ne prouverez jamais que vous existez. Donc nous sommes quittes. Mais à la différence près que dans le doute, il vaut mieux s'abstenir. Et comme vous ne voulez pas être pris de doute, vous êtes dans une impasse. J'ai cet avantage sur vous que j'ai encore la solution du doute tandis que vous, si vous vous mettez à douter de vous-même, vous n'êtes plus dieu et vous n'existez plus.

- Diable! Oh! Pardon! Que c'est bien dit. Je n'avais pas pensé à cela.

- Je n'ai aucun mérite; la vie m'a fait réfléchir et j'en suis arrivé à refuser d'admettre des vérités révélées ou supposées telles. D'ailleurs ces vérités n'ont jamais été prouvées.

- Tu as peut-être raison de me rappeler à l'ordre. Cela va me faire réfléchir à tout ce qu'on a voulu me faire faire, à toutes les paroles qu'on a mises dans ma bouche et que je n'ai jamais prononcées, à tous les gestes que j'aurais posés et que je n'ai jamais posés. Ce sont les hommes qui ont voulu que j'existe. Parce que cela les arrangeait bien.

- Ne mettez pas non plus tout sur le compte des hommes. Ils sont peut-être tordus, machiavéliques, de mauvaise foi, manipulateurs mais à mon avis incapables d'inventer une telle supercherie.

- Détrompe-toi. Ce sont bien les hommes qui m'ont créé. Souviens-toi de ton cours d'histoire et replonge-toi dans la période de l'apparition de l'homme.

- Ah oui! Adam et Ève! Le paradis terrestre, le serpent et la pomme, le péché originel, l'expulsion hors de l’Éden et la condamnation à gagner sa vie à la sueur de son front. On connaît.

- Eh bien! Non! Tout cela est faux parce que tu sais bien que le monde ne s'est pas fait – je dis bien fait et pas a été créé – en sept jours mais en quelque quinze milliards d'années. Rappelle-toi le chanoine Lemaître et son Big Bang, Galilée et sa théorie héliocentrique, Darwin et l'évolution. Rappelle-toi la découverte de la petite Lucy, du Pithécanthrope, de l'homme de Spy et de l'homme de Cromagnon. 

- Et alors?

- Tu ne vois pas? Tu n'as pas encore compris que ce n'est pas moi qui ai fait tout cela. D'ailleurs pourquoi aurais-je créé l'homme alors que j'ai tout ce qu'il me faut dans mon paradis. Je n'avais pas besoin de me mettre sur le dos une créature supplémentaire qui allait – je le savais de toute éternité – me créer les pires ennuis. Je ne suis pas masochiste au point de gâcher mon bonheur éternel avec les anges en inventant une créature irrationnelle, orgueilleuse, vaniteuse, agressive, guerrière, prête à tout pour conquérir le pouvoir et le garder.

- Merci pour l'homme! Vous êtes réellement peu amène à son égard. Et vous dites que vous êtes dieu! Ma parole, votre statut vous est monté à la tête.

- Ne sois pas injuste. Ouvre tes yeux et regarde autour de toi. Tu ne vois que guerres, rapines, compromissions de toutes sortes, corruption au plus haut niveau du pouvoir et les rois n'y échappent pas. Chacun court après le fric et tuera son semblable pour lui prendre ce qu'il a. Ce n'est pas moi qui ai fait ça, ce n'est pas dans mon esprit de bonté. Non je refuse d'avoir fait ce personnage indigne du paradis qu'il a aussi inventé.

- C'est fini ce déversement de fiel et de vinaigre? Venons-en au fait. Pourquoi venez-vous me raconter tout cela? J'ai autre chose à faire, je vous l'ai dit. J'ai du boulot et je suis fatigué; laissez-moi tranquille. 

- Je m'en vais mais je reviendrai car j'ai beaucoup de choses à t'apprendre.

 

    J'ai un affreux mal de tête; à croire qu'elle va éclater. Je me couche et essaie de m'endormir. Je sens ma femme qui se colle à mon côté. Elle a chaud et moi, je grelotte.

 

Publié dans Textes

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JOUR 2... Jean Destée et "Dieu m'a raconté..."

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

- Bon! Maintenant ça suffit! J'ai autre chose à faire qu'à perdre mon temps à philosopher. Je vous ai déjà dit que j'avais beaucoup de travail. Retournez d'où vous venez et laissez-moi terminer. D'ailleurs l'heure du souper va sonner. J'ai faim.

- Jean! Jean! tu viens? Il est presque huit heures. On mange. Il ne manque plus que toi.

- J'arrive tout de suite, le temps de terminer un paragraphe et je suis à vous.

- Ne traîne pas sinon ta soupe sera froide.

- Oui! oui! je viens tout de suite.

 

Je descends lentement l'escalier en proie à la plus grande perplexité. Ma femme est déjà à table avec les enfants. Je dois avoir une drôle de mine car elle me fait une réflexion, ce qui lui arrive rarement.

 

- Toi, tu n'as pas l'air dans ton assiette. Tu es malade? 

- Pas spécialement. Je suis un peu fatigué. J'ai beaucoup travaillé aujourd'hui et je n'ai pas encore fini. Après le souper, je remonte achever; j'en ai bien pour jusqu'à onze heures.

- Tu ne regardes pas "Thalassa" avec nous? susurre ma fille, la bouche encore pleine de tartine au jambon.

- Malheureusement non; pourquoi? C'est intéressant?

- Oui, c'est sur la pêche au requin en Méditerranée. Reste avec nous, papa! Pour une fois que tu es à la maison. C'est bientôt, le temps d'une pub.

- D'accord, mais après je vais achever ce boulot.

 

     Évidemment, je ne dis pas ce que j'ai entendu, je passerais pour un joyeux farfelu. Pour faire plaisir à ma fille, je vais regarder la télé. Je pense à mon fantôme qui subrepticement s'insinue dans mon univers. C'est qu'il se met à occuper mes pensées, ce personnage insaisissable qui se prend pour dieu. Encore un peu et il va se mettre entre ma famille et moi. Allez! Au diable! Dieu de mes deux…

 

- Qu'est-ce que tu racontes, interrompt ma femme. Qui envoies-tu au diable ainsi?

-  Personne, je me parlais à moi-même.

- Tu vois bien qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez toi. Tu parles tout seul et quand on t'interroge, tu réponds de travers.

- Je ne te réponds pas de travers, je te dis que je me parlais à moi-même. Je ne vois pas en quoi cela te choque. N'en parlons plus, veux-tu, c'est inutile de nous disputer pour une peccadille.

- Ah! Parce que c'est une peccadille de s'inquiéter de ta santé, tu ne manques pas d'air. Tu n'es pas bien, je le vois. Tu as la mine de quelqu'un qui couve quelque chose et tu voudrais que je ne m'en fasse pas. C'est bon! 

- Bah! Ne te fâche pas. C'est vrai que je me sens fatigué. Un peu de calme me fera du bien. Où est-elle cette émission?

- Sur France 3. Dépêche-toi, papa, c'est déjà commencé, tu as raté le début.

 

    Je raterai bien autre chose. Je vois l'émission mais j'ai l'impression de ne rien y comprendre. C'est la première fois que je me trouve dans cet état de semi-inconscience. J'entends tout ce qui se dit mais comme dans un rêve, comme si j'étais sous le coup d'une sorte d'hypnose. J'entends ma fille faire des réflexions. Son frère la rabroue  et je me dois d'intervenir avant que la discussion ne tourne à l'aigre. Personne ne me répond comme si je n'avais rien dit. Je monte. Je suis incapable de travailler et je vais me coucher, à la fois désorienté par ce que je ressens et réjoui de n'avoir pas dû intervenir pour calmer les deux gosses. Je me couche et essaie de m'endormir.

 

Publié dans Textes

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Jean Destrée nous propose sur plusieurs jours (!) les premières pages d'un texte "Dieu m'a raconté"...

Publié le par christine brunet /aloys

Jour 1...

  I



 

   

 

       Je ne sais toujours pas comment c'est arrivé. Les choses les plus bizarres et les plus farfelues vous tombent dessus brutalement, comme les collisions de voitures ou le coup de tonnerre. Je travaillais à mon bureau quand je fus distrait par quelqu'un qui me parlait. D'abord, je ne pris guère attention car, autant vous le dire, il est difficile de me distraire quand je travaille. Ma femme me le reproche d'ailleurs trop souvent. Donc une voix m'interpella.

 

- Hé! Tu m'entends? 

- Quoi encore? 

- Hé! Ne fais pas semblant de faire le sourd! Tu sais qui je suis?

- Non, et ça ne m'intéresse pas.

- Je vais te le dire quand même: c'est moi, Dieu! 

- Allez, arrêtez de donner les coups de bâton à la lune! Je ne suis pas d'humeur à rire.

- Mais tu as très bien compris, c'est moi, Dieu.

- Taisez-vous donc et laissez-moi travailler en paix. J'ai six cours à préparer pour demain.

- Ô homme de peu de foi! Vous êtes bien tous pareils, des Saints-Thomas à qui il faut mettre les points sur les "i" pour leur faire accepter la vérité.

- Bon! Admettons que vous êtes ce que vous prétendez être. Qu'est-ce que cela va changer? Vous  n'empêcherez pas la terre de tourner.

- Bien sûr que non. Je ne vais tout de même pas faire d'exception aux lois de l'Univers que j'ai moi-même mijotées et mises en route.

- Ça, c'est vous qui le dites.

- Je ne suis pas le seul à le dire. D'ailleurs, on a beaucoup écrit sur moi et sur ce que j'aurais fait ou pas au cours de mon éternité.

- Ça ne prouve rien. Les bouquins, ça se laisse écrire. On fait beaucoup de dégâts avec les livres.

- Tu as raison. Les hommes sont dangereux avec leurs inventions.

    - Vous pouvez en parler, des hommes, c'est vous qui les avez créés, si l'on en croit les légendes. Laissez-moi vous dire une chose: si ce qu'on dit est vrai, que vous avez créé l'homme à votre image, vous ne devez pas être très fier de vous, comme le disait Robert Escarpit.

- Halte-là! Je proteste! Ça n'est pas vrai! Je n'ai pas créé l'homme, je proteste, c'est une supercherie. Ce serait plutôt le contraire.

- Ah bon! c’est une première nouvelle! C'est bien la meilleure. Vous n'auriez pas créé l'homme?

- Bien sûr que non!

 

     Je sens que la conversation va tourner au vinaigre et je n'ai pas l'intention de polémiquer avec un fantôme. C'est vrai, enfin. Je suis en plein travail et soudainement, "on" m'interrompt pour me dire qu'"on" est dieu et qu'"on" n'a pas créé l'homme. Mais l'autre continue de plus belle.

 

- Tu peux me croire, je n'ai rien à voir avec ces légendes de la création du monde. Je n'ai rien fait de tout cela.

- Mais alors, les bouquins sont faux? Notez que je ne crois pas à toutes ces balivernes. Mais si tout cela n'est que supercheries, vous allez créer le chaos dans la civilisation occidentale. Quel bordel! Avec tout ce qu'il y a déjà de catastrophes, si vous vous y mettez, vous aussi, qu'est-ce qui nous attend ? La bombe atomique, comme à Hiroshima? Allons allons! Soyons sérieux!

- Mais je suis tout ce qu'il y a de plus sérieux. Attends que je t'explique. C'est l'homme qui a inventé les dieux pour conjurer ses peurs et justifier ses conneries. Quand quelque chose va mal, on me le met sur le dos. J'en ai marre à la fin d'être le bouc émissaire de toutes les bêtises que l'homme a commises depuis qu'il est sur la terre et souvent en mon nom.

  Je commence réellement à m'impatienter car l'individu insiste. On dirait qu'il le fait exprès de me sortir de telles sottises auxquelles je ne crois pas plus qu'à l'existence de dieu.

 

Publié dans Textes

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Brigitte Hanappe a lu l'ouvrage de Nicole Graziosi : La fille aux yeux bandés

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

J’ai envie de dire qu’on ouvre grands les yeux quand on lit «  La fille aux yeux bandés ».

Le récit de Nicole Graziosi interpelle mon regard intérieur sur l’amour parental. J’imagine que c’est plus rassurant de penser que les sentiments chaleureux sont innés dans le cœur de toute mère ou de tout père.

On se persuade que le rôle de parents implique pour chacun de manier au mieux le programme général «  j’aime mon enfant plus que tout… »,  attribué dès la naissance de leur progéniture. Evidemment, on se doute que certains sont plus performants que d’autres dans ce domaine et surtout, on évite de penser qu’il existe des spécimens qui détestent leur descendance.

Ce livre prouve que la méchanceté et la haine prédominent dans certaines familles, du moins dans celle de l’héroïne prénommée Dorine. La souffrance de cette dernière est telle qu’elle qualifie ses parents de simples géniteurs. De sa plus tendre enfance jusqu’à sa vie d’adulte, Dorine a eu l’impression d’être inexistante, inadéquate, incompétente… Sa mère n’a de cesse de la dévaloriser aux yeux des autres et tous ses actes envers sa fille sont empreints de dédain, de rejets et de mensonges. Son père semble approuver le comportement de sa femme et n’éprouve aucun sentiment affectueux envers Dorine. Une histoire dure et on s’interroge sur le pourquoi de telles attitudes.

Le livre raconte le cheminement de cette petite fille que tout porte à détruire et qui pourtant survit au fur et à mesure des années dans cette ambiance pesante. Elle n’aura jamais aucune réponse à ses questions mais finalement, la mort de ses parents ne fait pas d’elle une orpheline mais une adulte forte et responsable.

Bref, j’ai lu ce livre avec beaucoup d’intérêt, peut-être pas avec beaucoup de détente car il suscite beaucoup de réflexion sur l’âme humaine. Mais la réflexion est nécessaire et positive pour chacun.

Brigitte Hanappe

Auteure chez Chloé des Lys de : - Le flou du miroir

                                                     - Pour un petit secret

 

Publié dans avis de lecteurs

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Thierry Dumas présente son ouvrage "M comme mamie"

Publié le par christine brunet /aloys

BIOGRAPHIE :

Né le 13 avril 1969, Dumas Thierry a toujours aimé coucher des mots sur le papier. Il a commencé par de la poésie qui lui permettait de transmettre ses émotions. Après des études littéraires, en 1993, la sclérose en plaques l'a pris en otage. Une maladie insidieuse qui l'a empêché de travailler. Il a écrit son témoignage sur sa vie depuis la sclérose en plaques afin de mieux la faire connaître et de donner du moral aux gens qui en manquaient. Par la suite, il a enchaîné avec des romans dans lesquels il glisse beaucoup d’émotions par l’intermédiaire de ses personnages. Son dernier livre «  M comme mamie » rend hommage à sa grand-mère.

 

Présentation de l'oeuvre:

 

« M comme mamie » est un hommage à ma grand-mère. C’est l’histoire d’un enfant de 9 ans qui apprend que sa grand-mère est morte mais il ne veut pas le croire. Impossible, ils s'aimaient tant. Il a encore besoin d'elle. Impossible que l’être qu’il aime tant le laisse seul face à la vie et à ses problèmes. Impossible que celle qu’il considère comme sa béquille mentale, celle qui est à tout moment auprès de lui disparaisse et en plus sans lui laisser de nouvelles. Et pourtant ? Il grandit sans elle mais retrace dans un cahier toutes ses émotions, ses épreuves qu’il rencontre au cours de son existence dans l’espoir de lui remettre un jour…

 

Il s'appuiera sur les idées et les convictions de sa grand-mère durant toute l'évolution et les expériences de sa vie. Il entretiendra une autobiographie sur un cahier qu'il compte lui offrir à son retour en notant ses questions existentielles dont il apportera ses propres réponses.

 Il connaîtra l’amour, découvrira le SIDA, l’infidélité, la mort, et de multiples aventures qu’il racontera comme si elle était près de lui en dépeignant toutes ses émotions qui le troublent afin qu’elle comprenne son besoin de sa présence.
Sa mère persuadée que son fils a un souci psychologique le fera suivre un psychologue. Ca l’ennuiera plus qu’autre chose et il s’en amusera.

 

Un peu plus âgé, il n'aura plus d'autre choix que d'admettre sa disparition qu'il interprètera à sa manière...

Victor Hugo a écrit « Tu n’es plus là où tu étais mais tu es partout où je suis ». Tous les jours de ma vie, ce sentiment l’envahit.

Une ode à l'amour, à la complicité et un hommage pour l'auteur à sa grand-mère.

 

Extrait de "M comme mamie" :   

 J’ai horreur de la violence. Les gens se frappent parce qu’ils sont incapables de parler. Peut-être que lorsqu’ils étaient petits, les adultes ne leur ont pas appris à discuter. Mamie affirme que la communication est une des plus importantes richesses de l’être humain. D’ailleurs, un jour elle a proposé comme sujet de dissertation à ses élèves « l’incommunicabilité ». Je ne savais pas exactement ce que cela signifiait. C’est un mot compliqué. Alors, Mamie m’a expliqué qu’il s’agit de gens qui ne se comprennent pas. J’ai battu longuement l’air avec la main et je lui ai répondu qu’il y en avait beaucoup.

Publié dans Présentations

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Rolande Michel présente son roman "L'envers du miroir"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Dans le Tournaisis, si cher au cœur de l’auteure, se rencontrent deux personnes appartenant à des milieux très différents dont elle nous fait découvrir les habitudes, les souvenirs et les failles. La vie les lie cependant, presque par erreur. Et nous plongeons peu à peu avec eux dans un drame du quotidien qui s’aggrave, au fil du temps et de leurs frustrations. L’héroïne vit une lente descente aux enfers qui l’entraîne dans pas mal de dérives, sous l’œil indifférent de son époux. Je me garderai d’en dire davantage. Aux lecteurs de découvrir cette histoire de gens de chez nous, leur évolution psychologique, celle de leur entourage aussi, et les conséquences de leur mauvais choix. 

EXTRAIT :

Sarah est enceinte. À peine rentré d’Allemagne, au moment où il cherchait comment mettre un terme à leur relation, il reçoit cette nouvelle comme une gifle. Bien que rien ne l’autorise à mettre en doute sa paternité, il lui en veut de ne pas s’être protégée. Elle l’aurait dû. Toutes les filles le font. Tout à coup confronté à une situation totalement inattendue, il ne sait à quel démon en appeler ni à quel stratagème recourir pour s’en décharger. Plus encore que devenir père, la perspective d’avoir à élever un enfant l’angoisse.

 

Biographie

Professeur de langues modernes, l’auteure profite de sa retraite pour s’adonner enfin à sa passion pour l’écriture. Une passion qui l’entraîne dans divers domaines. Après deux romans : JEANNE et LE BOI TEUX DE GRATTEBOURG, Rolande, passionnée de théâtre, a écrit un vaudeville : PROMOTION JOLIVET, interprété en 2017, dans le cadre de « Théâtre en Scène » à Mont-sur Marchienne. Elle compte d’ailleurs en proposer une version plus longue et enrichie de conseils de mise en scène. Ce troisième roman : L’ENVERS DU MIROIR / Amour, Mirage ? lui a permis de mettre à nu les comportements de deux êtres conditionnés par leur appartenance à des milieux totalement différents, milieux qu’elle se plaît à analyser. 

Publié dans Présentations

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Blaise Kaptue Fotso nous présente son recueil poétique "La quête de l'infini"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

Blaise Kaptue Fotso est d’origine camerounaise. Après avoir fait ses études primaires et secondaires au Cameroun et amorcé une carrière d’écriture littéraire dans la cadre de l’association La Ronde des Poètes du Cameroun, il s’envole pour la Belgique après avoir publié aux Editions Ifrikiya à Yaoundé son premier recueil de poésie Les cendres de la cruauté. L’Europe lui donne l’occasion de prendre davantage conscience de la situation politique et économique précaire dans laquelle se trouve son pays et d’affermir sa lutte pour la liberté et son engagement pour les faibles et les petits. Son deuxième recueil Brumes et tempêtes suivi de Dix fantômes convertis s’inscrit dans cette perspective de défense des droits humains partout où ils sont menacés, y compris dans son pays d’adoption. C’est cela qui justifie son engagement dans un mouvement tel An International Institute For Peace (AFIIP). La quête de l’infini suivi de Vent du Sud et de Dire non son premier livre publié chez un éditeur européen Chloé des lys, actualise son combat et lui ouvre de nouveaux horizons.

 

Présentation de l’œuvre

 

La quête de l’infini suivi de Vent du Sud et de Dire non de Blaise Kaptue Fotso est un triptyque poétique qui saisit l’être dans sa pluralité existentielle de l’heure, dans une double perspective introvertie et extravertie. Tournant le regard vers lui-même, il s’aperçoit de l’immensité des sentiments qui l’habitent et l’agitent, de l’amour qu’il célèbre et des angoisses qui alourdissent et éloignent son désir ardent de lumière et de beauté. Un autre regard est celui qu’il pose sur le monde qui ouvre devant lui ses goulags, ses impasses, ses immuables impossibilités d’affranchissement de l’humain captif de toutes sortes de chaines, dont celles de l’immigration et de la dictature politique. D’où un besoin pressent et absolu d’« infini », lieu euphorique de tous les possibles existentiels qui habite un poète qui sait que pour y arriver, il faut au préalable « dire non » à « l’écume », aux « charognards », au « vautour »  qui font que, comme l’avait écrit dans son roman le nigérian Chinua Achebe, « le monde s’effondre ».

La géographie textuelle du recueil montre clairement, au-delà de la continuité interne des trois recueils réunis en un volume, les disparités qui subsistent malgré tout.  La quête de l’infini brille par la prolixité de ses moyens, par l’étendue de la parole qui s’étend sur une soixantaine de poèmes. Le poète y lâche la bride de son imagination féconde qui capte au passage les éléments disparates de son environnement immédiats, mais aussi de ses souvenirs lointains et de ses espérances. Vent du Sud est un grand souffle qui charrie colère et rancœurs face aux dérives auxquelles la tyrannie politique et l’hyper-corruption livre les pays d’Afrique. La métaphore du charognard est au cœur de ce « vent » qu’elle empeste de manière horrible. Dire non boucle cette aventure lyrique avec des accents de colère et de rejet d’un ordre qui aliène l’humain et l’enferme dans les soutes ténébreuses de la souffrance et de l’absence d’horizon.

La quête de l’infini suivi de Vent du Sud et de Dire non est, en fin de compte, une lecture politique du monde actuel, lecture assise sur une écriture qui allie rythme allègre, syntaxe solaire et lexique profondément scintillant.

 

Court extrait

 

Dire non   

A l’expression-libre-deux-poids-deux-mesures

A la liberté sous boisseau  

Aux clowns acclamés

Honorés 

Quand les martyrs

Sont enterrés

La lumière couverte d’ombre

Les ténèbres comme seul refuge

De nos âmes recouvertes de poussière d’or

Réchauffées par le feu de l’enfer

Publié dans Présentations

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Un article de presse pour la sortie du dernier roman de Séverine Baaziz !

Publié le par christine brunet /aloys

Un article de presse pour la sortie du dernier roman de Séverine Baaziz !

Publié dans Article presse

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Aubes lunesques... Notre nouveau rendez-vous poétique signé Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

Les nuages blancs

cotons insolents et fous

défient le soleil



 

Printemps réponds-moi

à présent les vents sont sourds

j’entends ta chanson



 

À la belle étoile

des bouquets de fleurs jaunes

cognent la lune





 

L’insouciance tait

les bourgeons et les fleurs roses

du jardin sans faille



 

Bouffée d’oxygène

hors de la forêt de saules

chassent les charmes



 

Lueurs d’arc-en-ciel

photographies des espaces

reflets sous les ciels

 

Publié dans Poésie

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"Aubes lunesques", un rendez-vous poétique bi-mensuel signé Carine-Laure Desguin... Petit interview pour tout comprendre...

Publié le par christine brunet /aloys

Et donc Carine-Laure te voici dans les haïkus, rien ne t’effraie ! Le théâtre, les nouvelles, le roman policier, la poésie et j’en passe. Aujourd’hui, le haïku.

   Je suis curieuse de tout et cette forme brève m’attire. Écrire l’instant, l’éphémère mouvement. Surtout que le haïku est toute une philosophie en soi. Et que parfois, j’aime me recentrer. 

 

  Ah tiens ? Explique-nous un peu ça ! 

  Détailler tout ce qui entoure le haïku, non non. Disons que certains mots caractérisent cette forme brève. Je dirais zénitude, instant, nature, évanescence, saison. Et syllabes. Vers aussi. J’ai tenté les dix-sept syllabes et trois vers. Cinq syllabes dans le premier vers (pentasyllabique donc), sept dans le second (heptasyllabique continuons les précisions) et cinq dans le troisième. L’origine du haïku est japonaise. La situation est bien résumée. Mais trop de détails, ça pomperait la lecture de cet article. Qui doit être lu jusqu’à la dernière ligne, Christine, afin d’apprendre ce que j’écris là, maintenant.

 

   On te reconnaît bien là, Carine-Laure ! Donc tu vivrais pour le moment dans la zénitude, tiens tiens… 

   Sans doute les effets de cette pandémie et des confinements successifs. Une réelle invitation à s’asseoir et regarder les espaces qui nous entourent. Vivre l’instant présent. C’est aussi ça, l’esprit du haïku. Souvent j’arrête mon auto à l’orée des bois, je lis, j’écris. 

 

   Ah eh bien merci de nous raconter tout ça, Carine-Laure. Avant de publier sur www.aloys.me ton recueil Aubes lunesques (car c’est tout un recueil que tu nous offres là et je t’en remercie), je me suis aussi penchée sur les haïkus car je connaissais sans vraiment connaître (on se comprends n’est-ce pas) et j’ai retenu le mot kigo. Kigo, ce mot te parle, Carine-Laure ?

   Laisse-moi réfléchir, Christine. Je ne m’attendais pas à un test de connaissance. C’est même plus, c’est un interrogatoire. 

 

   Allons donc tu dis ça pour gagner du temps, je te connais, Carine-Laure. 

Ce mot a un rapport avec la nature ? 

  

Tu brûles. 

 Heuuuu… ah oui, il y a un kigo quand au sein du haïku on cite une saison ?

 

Bingo Carine-Laure. Et encore merci à toi pour ta confiance. Me voilà diffuseuse de haïkus ! À part toute cette poésie, que deviens-tu ? 

   Oh, je prépare la maquette d’un recueil de poésie, À contre-jour la nuit. Aux Editions Chloé des Lys. Mais je paresse. Il y a aussi les textes pour la revue Aura, toujours une occasion de se lâcher et d’oser des genres différents. 

 

   Tu promeus toujours tes dernières publications, LA LUNE ÉCLABOUSSEE, MEURTRES À MAUBEUGE et aussi cette pièce de théâtre, comment déjà ? ah oui, LE TRANSFERT ? 

   On ne quitte pas comme ça ses publications, Christine. On les transporte toujours avec nous. 

 

   L’écriture d’un nouveau roman ? 

   Oui, j’écris en ce moment un long texte. Et pour www.aloys.me, j’annonce que c’est une trame policière. Et j’ai planté le décor dans un Ehpad, l’occasion de zoomer dans ces étranges milieux. 

 

   Intéressant tout ça. C’est aussi un peu ta vie. Tu travailles dans ces établissements n’est-ce pas ? 

   Oh oui mais motus pour ce jour, je n’en dis pas plus. 

 

   Merci Carine-Laure et nous donnons rendez-vous aux internautes. Nous attendons les commentaires au sujet de cette centaine de haïkus qui composent AUBES LUNESQUES. 

   Je suis impatiente ! Merci Christine ! 

 

Premiers haïkus, après-demain !!!

 

 

Publié dans interview

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