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Geneviève Dehareng nous présente son ouvrage à paraître "Au nom de l'Amour, avec Margaux

Publié le par christine brunet /aloys

Biographie


 

Née en 1964, Geneviève Dehareng habite à Ciergnon en Belgique. Assistante de laboratoire, elle travaille en milieu hospitalier. Elle a toujours aimé écrire que ce soit pour d’autres personnes, ou pour elle. Pendant plusieurs années, elle a fait partie d’un groupe de « rédacteurs bénévoles » au sein de la clinique où elle travaille, et a rédigé des articles pour la revue trimestrielle distribuée à tous les membres du personnel, aux médecins traitants et aux abonnés. Jamais, elle n’aurait pensé éditer ce recueil qui est son chemin parcouru depuis le premier « flash » envoyée par sa fille Margaux décédée en 1999, à l’âge de 5 mois. Son livre est le récit des signes qu’elle reçoit, agrémenté de réflexions personnelles.

Geneviève emprunte, malgré elle, le chemin de l’invisible et se trouve de plus en plus intuitive et sensible. Pour elle n’a d’importance que la personne humaine, ses joies, ses souffrances… Le reste ne représente plus grand-chose à ses yeux. Elle est passionnée par la relation avec autrui, les soins palliatifs, la spiritualité, l’écriture, la lecture, la cuisine, la céramique, les plantes, la forêt, la nature, l’aromathérapie.


 

Geneviève Dehareng nous propose 2 extraits de son ouvrage :


 

Mai 2016
 

Tôt le matin entre 5h et 6h, je transcris mes écritures à l’ordinateur. Concentrée sur mon ouvrage, je savoure la quiétude de l’instant. Quand tout à coup apparaît sur l’écran une image fugace et furtive remplissant la totalité de l’écran avec, comme message, « Si vous voulez changer d’image… cliquez ici. » Même si c’est très joli, je n’y prête guère attention. L’image reste quelques secondes devant mon regard avant de disparaître. Je retrouve mon texte à l’endroit laissé et continue à œuvrer. Ce n’est que quelques jours plus tard que je comprends ! Cette image si forte, tellement symbolique, si belle ornera la couverture de mon livre ! Eh oui, comment n’ai-je pas compris plus vite ? Oui, cette image représente un sublime coucher de soleil, dans les tons orangés, au bord de la mer avec une silhouette fine, élancée aux longs cheveux… vue de dos !  « Mais oui, c’est toi, Margaux ! » Tu as dix-sept ans en nos cœurs… Quelle invraisemblable similitude entre cette image et le « flash » de 2006. Nous ne sommes que dix ans plus tard !


****

 

Régulièrement, je me mets à rêver d’un monde sourire aux lèvres, authentique et bienveillant aux couleurs de la gratitude. Et le fait d’y penser, c’est déjà l’instaurer un peu car la force de la pensée dépasse l’entendement. Aujourd’hui, je sais que la pensée n’a pas de frontières, elle va à l’infini. La pensée constructive cumulée à l’action forme un délicieux mélange mais il est vrai que notre condition humaine nous enferme dans des stéréotypes, des préjugés, des clichés. Enchaînés par nos croyances, notre ego et nos peurs, nous limitons inconsciemment notre horizon de vie. Nous ne prenons plus le temps de nous occuper de notre « être », accaparés que nous sommes par tant de choses à « faire pour paraître », devenant dépendants de notre image. Alors, on court sans se poser de questions, aveuglément mais vers quoi ? Vers la course à l’illusion ? C’est comme si nous marchions à côté de notre ombre !

Publié dans Présentations

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Maryline Marnas a chroniqué dans son blog le nouveau thriller de Christine Brunet "Gwen, adieu..."

Publié le par christine brunet /aloys

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/gwen-adieu-a165455226

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/gwen-adieu-a165455226

Résumé de l'éditeur :

 De la haine pure, froide… Son image, renvoyée sans concession par le miroir en porte tous les stigmates. Il n’inspire plus qu’aversion. SA faute… LEUR faute… Chaque parcelle de sa chair réclame vengeance. Le couperet va tomber, implacable. Ses mains moites tremblent sous l’afflux d’adrénaline. Les prochaines semaines vont montrer ce qu’impitoyable veut dire ! Une seule âme l’accepte, l’approuve et comble le moindre de ses désirs. Se servir de cette pitié répugnante pour arriver à ses fins avant de s’en débarrasser… Ce jour sera à marquer d’une pierre blanche ! Son coeur pulse à l’approche de l’action. Vivre enfin, savourer chaque instant… Une sonnerie criarde, celle de l’interphone. L’AUTRE est là…

 

 

Mon avis :

Christine brunet ou l'art de nous mener en bateau...

Comment fait-elle pour toujours être là où on ne l'attend pas cette Gwen? C'est vrai ça, elle a de multiples facettes, elle change de peau comme on change de chemise, elle devient une autre grâce a des complices tout à fait normaux, elle rentre par un endroit et en sort avec une nouvelle identité.... Bref, elle a une vie de fou! Elle n'a pas le temps de s'ennuyer en tous cas!

Je l'ai déjà dit dans mes précédentes chroniques mais cette auteur arrive à semer des indices tout au long du texte qui nous permettent à la fois d'avancer et de garder le suspense jusqu'au bout. On comprend l'histoire petit à petit, sans se douter de quoi que ce soit. Parce que c'est complexe tout ça! Mais c'est justement ce que j'aime! Ne pas savoir la fin dès le début, se poser des tas de questions, avoir des idées qui se détruisent au fil du texte et finalement découvrir qu'on avait tort sur toute la ligne... Bref, elle est très forte pour ça.

Les personnages sont toujours aussi... particuliers. Je n'arrive pas vraiment à savoir si j'aime Gwen ou pas. En fait, c'est une battante et elle aime ce qu'elle fait, elle donne tout et j’apprécie ce coté, mais elle a un caractère qui me laisse penser qu'elle est trop compliquée pour moi. Je ne réussis pas à la cerner totalement donc je garde un doute sur elle tout le temps. Quant à Signac, je l'aime et le déteste à la fois. Il est parfois trop naïf et tombe facilement dans le négatif. Mais c'est ce qui fait son charme je crois.

Bref, encore une enquête complexe (non! Pas une mais plusieurs je devrais dire), des personnages tous plus fous les uns que les autres, du sang, des morts, des trahisons, des vengeances... bref, un parfait cocktail! A lire sans modération (dans l'ordre c'est mieux!).

 

Maryline Marnas

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Edmée de Xhavée nous propose une chronique de "Putain de pays noir", de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

Edmée de Xhavée nous propose une chronique de "Putain de pays noir", de Carine-Laure Desguin

Putain de pays noir, putain quel livre !

EDMÉE DE XHAVÉE·LUNDI 8 JUILLET 2019

Un tout petit livre, un opuscule pour être exacte, mais un vrai cocktail de… de quoi ? De tout. De laideur, de rêves, de misère, de violence, de tendresse, de crade et de magnifique. Une promenade dans le désespoir au fond d’un puits noir qui sent le moisi et le rat mort. Une faune d’êtres de la nuit, celle des heures noires et celle du mental, de l’usure des corps et de la foi. Les choix de vie ont disparu peu à peu. On aime et on hait ce qu’on a, parce qu’on n’aura rien d’autre mais… putain, pourquoi se retrouve-t-on avec ça ?

Rien ne nous est épargné.

On fronce le nez parce que les odeurs montent des mots, des odeurs violentes et fatiguées. La brutalité de l’errance nous frappe en pleine lecture. On pénètre, safely home, dans les coulisses d’une humanité déshumanisée, déshabillée de ses rires et joies. Et pourtant, et pourtant... c’est saupoudré de poésie, oui oui… La poésie des choses qui sentent mauvais, sont vilaines à voir, comme le chien qui éclabousse les tables de sa bave glaireuse ou Angel qui rit en exposant ses dents jaunes et cariées… Mais poésie d’un monde ni onirique ni cauchemardesque, plutôt un monde qui aurait une gueule de bois interminable, la migraine, l’haleine féroce, et se rapproche, comme des zombies, d’un signal clignotant rouge où on peut lire « vous êtes arrivé à destination »…

Bravo Carine-Laure Desguin, c’est court mais si rempli qu’on prend un coup de poing littéraire !

 

Edmée de Xhavée

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Jérémie Lahousse nous présente son roman à paraître "Fennec"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 
Présentation du roman Fennec : 
 

Azzam Zahir, fraichement diplômé de l’université d’Alger vit un véritable cauchemar : ses deux parents décèdent dans un incendie qu’il devine criminel. Voyant l’enquête stagner, il décide de s’y investir corps et âme en s’engageant dans la brigade mobile de police judiciaire. La police devient sa famille et sa moto sa meilleure amie.

Un jour, un groupuscule extrémiste inconnu des services de renseignement met la pression sur l’état pour qu’il applique à son échelle leur vision des textes sacrés. Devant le refus du gouvernement, des attentats pleuvent, les morts s’accumulent et les menaces gonflent.

Pauvre Algérie… N’a-t-elle pas assez souffert ? Et que va-t-il se passer si personne ne les arrête ? Azzam n’est pas celui qui compte répondre à cette question.

Il est celui qui fera en sorte qu’on ne la pose pas. 

 

 

En voici un avant-goût : 

 

 

8 décembre 2020, Sétif, Algérie 

 

 

Par une nuit plombante qu’aucune étoile n’illuminait, le lieutenant était couché, la crosse lambrissée de son fusil de tireur d’élite Accuracy Lapua Magnum contre le creux de son épaule encore douloureuse, un œil ouvert, l’autre se fermant par automatisme.

Se détendre. Plus les muscles sont relâchés, plus le tir est précis. Ça, c’est la théorie. En pratique, seul le résultat compte. Il soupira lentement, la lanière en tissu bleu nuit se tendit, signe d’un mouvement inopiné. Tous les sens en alerte, il compta jusque dix. À dix, cet enfoiré sortira et il le criblera de plomb plus proprement que s’il avait demandé l’euthanasie. En fait, le lieutenant était en train de rendre service à beaucoup de monde, il en était convaincu. Pas à la cible bien sûr,  mais à l’Algérie tout entière, ainsi qu’à l’humanité. Personne n’a envie que vive un gars qui assassine comme il respire, sauf lui-même, ce qui rend son avis minoritaire par rapport à ceux des autres, et ça c’est un point de vue purement démocratique. Le lieutenant adore la démocratie, et il entend bien la faire respecter.

 

Qui est l’auteur ?

 

Né le 22 Février 1985 dans la ville de Tournai, en Belgique, Jérémie Lahousse a côtoyé des écoles de sa région natale : St Éleuthère pour le degré primaire et St André Ramegnies-Chin pour le secondaire. Il a ensuite continué son cursus scolaire à la Haute école Francisco Ferrer où il a obtenu un AESI en éducation physique. Après avoir décroché son diplôme, il travailla quatre ans comme éducateur sportif à Evere, puis comme psychomotricien à Anderlecht, pratiquant la méditation et le yoga avec ses élèves. En parallèle, il s’initia au Tennis de table, au Tai-Chi, au mandarin ainsi qu’au vietnamien.

Durant son parcours scolaire il est amené à se produire en spectacles de théâtre, lesquels reçoivent une certaine ovation. Il participe également à un court métrage qu’il réalise et joue. Salué par ses professeurs pour son écriture dès le degré primaire, sa plume et surtout son imagination ne l’ont jamais quitté, pour le meilleur et pour le pire ! On peut même dire qu’elles ont jalonné son parcours scolaire, du type : « math : encore dans la lune, français : belle créativité », son chemin de vie s’en retrouve plus chantant, et son pc plus encombré. 

 

Curieux ? : http://bulles.co.nf/

Publié dans présentations

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Pascale Gillet-B a lu : « Silencieux tumultes » d’Edmée De Xhavée.

Publié le par christine brunet /aloys

 

Silencieux tumultes, c’est l’histoire d’une maison dont les murs ont une âme, dont « les marches parlent doucement chaque soir et matin… » et où les objets « désaimés » retrouvent une existence au fil du temps.

Une maison qui offre une galerie de portraits de femmes truculents ! Femme tempétueuse et mère dominatrice, femme éteinte, soumise et assassine, soubrette boitillante et sensuelle, femme amoureuse et frigide, mère célibataire épanouie et libre, maîtresse féline et rayonnante, femme cocue et geignarde, femme fouineuse et heureuse…

Tout cela écrit dans un style fluide et poétique, pimenté de « wallonismes » savoureux : «  … Un peu de tarte à la maquée ? »

On retient des phrases comme : «  L’avenir est entré dans leurs vies et a pris le pas sur le passé. »

Ou encore «  …..(elle) était repartie au jardin d’un pas souple où dansait le bonheur. »

Un livre à acquérir pour sa bibliothèque toute affaire cessante !!!!

 

Pascale Gillet-B

 

Publié dans Fiche de lecture

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Philippe Desterbecq a lu et chroniqué dans son blog "d'un livre à l'autre" "Gwen, adieu..." le dernier thriller de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

http://phildes.canalblog.com/archives/2019/07/12/37455374.html#c76151808

http://phildes.canalblog.com/archives/2019/07/12/37455374.html#c76151808

 

Voici déjà le neuvième roman de Christine Brunet qui a réussi, une fois de plus, à m'épater et à me scotcher sur ma chaise. 

Comme le titre l'indique, dans ce thriller, on retrouve Gwen, un personnage atypique, médecin légiste à la police, au passé pas trop net. Envers et contre tout, Gwen doit connaitre la vérité. Elle enquête sans peur et sans réserve pour arriver à clore son dossier. 

Avec ce roman, le lecteur est sûr de ne pas s'ennuyer : actions permanentes, suspense, meurtres en série, voyage d'un pays à l'autre, trahison, vengeance et aussi une certaine attirance pour cet être décalé qu'est ce personnage récurrent qui pourrait bien disparaître si on en juge par le titre...Mais, avec Christine, il faut toujours s'attendre à des surprises. 

Depuis la fin octobre, les meurtres s'enchaînent : un couple chinois, un ex-ministre, et beaucoup d'autres personnes qui sont liées entre elles par leur appartenance à un comité d'amateurs de whisky. Des meurtres sadiques, violents. Des exécutions qui se suivent. Pour du whisky? C'est pousser le bouchon un peu loin, mais si une bouteille peut coûter plus de 3000 euros ! 

Ce qu'il y a de très particulier dans ce roman, c'est qu'à chaque fois qu'un enquêteur se rend chez un suspect, celui-ci est mort, assassiné un peu avant...

Les enquêteurs finissent par se tourner vers une rousse flamboyante (que les lecteurs de Christine connaissent bien), qui pourrait bien être à la tête de tous ces meurtres liés par un trafic de drogue. Mais où se cache cette femme qui accuse Gwen de l'avoir tabassée? 

De fil en aiguille, Gwen finira par déceler la vérité... 

A la fin du bouquin, le lecteur fidèle reconnaîtra Axelle de Montfermy, ex-Aloys, autre personnage récurrent des thrillers de Christine, un flic qu'il retrouvera sûrement dans le 10e roman de l'auteure. 

Merci, Christine, pour ce beau cadeau. 

 

Philippe Desterbecq

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Gilgamesh & Co, le nouvel ouvrage de Véronique Grandpierre sort aujourd'hui !

Publié le par christine brunet /aloys

Publié dans l'invité d'Aloys

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Début de la troisième partie du thriller de Bob Boutique 'Bluff'

Publié le par christine brunet /aloys

(L'héroïne arrive en Islande...)

Un lac d’opaline


La route qui mène de l’auberge de jeunesse vers Reykjavik est su-perbe, mais étrange, car elle traverse un immense champ de lave que recouvre une épaisse mousse grisâtre de plusieurs centimètres d’épaisseur, comme ces couches de polyuréthane qu’on emploie pour isoler un grenier par exemple. C’est tellement impressionnant, quasi lunaire, que Liddy s’arrête pour prendre des photos et gamba-der sur ces blocs de basalte matelassés dans lesquels elle se laisse tomber en riant de bonheur, les bras en croix comme dans de la neige. Côté océan, à cent mètres, la plage est noire. Elle s’agenouille sur le sol sans que cela ne salisse ses Jeans. C’est granuleux comme du sable, mais noir et les vagues, qui viennent mourir à ses pieds, ont quasi la même couleur.
De l’autre côté de la route quasi déserte (un rare véhicule toutes les cinq minutes) s’alignent de petites montagnes sombres qui, de loin, ressemblent à des terrils de charbon écrêtés. Ce sont en fait des vol-cans éteints d’à peine cent mètres de hauteur qu’elle rejoint en cou-rant et sautant sur les rochers moussus comme une gamine. Elle es-calade le flanc poussiéreux du premier à quatre pattes et atteint enfin, le souffle court, le haut du cratère derrière lequel apparaît un enton-noir au fond duquel dort un lac d’un vert phosphorescent. On dirait une énorme émeraude sertie dans un écrin de roche noire. Elle est subjuguée !
- Tu devrais voir ça, Rita ! crie-t-elle en tournant comme une gi-rouette sur elle-même au risque de glisser au fond du lac comme sur un toboggan. C’est le début du monde, c’est mer-veilleux, fantastique et je t’aime !
Elle finit par s’asseoir en équilibre sur l’arête du cône volcanique, les bras enroulés autour des genoux, et enlève ses grosses lunettes de myope afin de mieux contempler le paysage de science-fiction qui l’entoure. Elle n’a pas froid et pour cause. Ses joues sont rouges d’excitation ; elle est bien emmitouflée dans son polaire et il fait au moins quatorze degrés sans un souffle de vent.
- Tu devrais voir ça… chuchote-t-elle dans un murmure en tour-nant la tête autour d’elle dans un long travelling.
Dans la plaine apparaissent çà et là des plaques jaunes, ocres ou cui-vrées d’où s’échappent des volutes de fumées sulfureuses qui diffu-sent dans l’air des effluves douçâtres d’oeuf pourri. On se croirait dans un décor de jeu vidéo.
Alors qu’en bas sur la nationale l’attend sa petite Yaris rouge désor-mais aussi menue qu’un jouet.


Mais…

 

Bob Boutique

Publié dans Textes

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Résultats du concours "Les petits papiers de Chloé" : Rencontre du troisième type"

Publié le par christine brunet /aloys

Qui a participé ? 

Antonia Iliescu : le texte 1

Séverine Baaziz : le texte 2

Edmée de Xhavée : le texte 3

Christian Eychloma : le texte 4

Micheline Boland : le texte 5

Serge Guérit : le texte 6

Isabelle Chevalier : le texte 7

 

Quel texte a été plébiscité ??? le texte 4 !!!! Bravo à Christian Eychloma !!! et merci à tous les participants !

 

Publié dans concours

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Un nouvel extrait de "Gwen, adieu", le nouveau thriller de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

Aéroport Manas – Kirghizie – 02 novembre 15h55


Le Boeing 737 atterrit à l’heure sur le seul aéroport international de
ce petit pays d’Asie centrale. Le long bâtiment bas en béton sans intérêt
architectural défila devant le hublot tandis que l’appareil se garait entre
un Boeing d’Air Manas et un Pegasus Airlines.
Légère bousculade à la sortie puis la salle des bagages et la douane dans
un décorum très épuré, froid, un peu usé voire désuet : un reliquat de
l’ère soviétique probablement. Quelques guichets de change, mais aucun
touriste pour les squatter.
Gwen passa dans le hall d’arrivée et fouilla des yeux la foule disparate
des amis et des parents. Inutile de penser que le fameux Pavel serait là
pour l’attendre. Elle se dirigea donc, sac à l’épaule, vers la sortie et héla
un taxi orange qui s’empressa de dépasser la file des voitures particulières,
flairant la course juteuse.
Elle ouvrit la portière arrière, se pencha et s’apprêtait à monter pour
donner sa destination (un bon hôtel en centre-ville repéré, au cas où, lors
de la courte attente à Roissy) lorsqu’une main referma d’autorité le battant
tandis qu’un corps massif s’interposait, l’obligeant à retrouver le trottoir.
–– Je crois que nous avons rendez-vous ! jeta une voix masculine en
français avec un fort accent slave.

Elle se redressa et détailla le personnage qui dépassait son petit gabarit
de vingt bons centimètres : 1m75 environ, glabre, cheveux bruns très
courts, la cinquantaine bien portée, muscles saillants sous un T-shirt blanc
moulant et des yeux d’un marron noisette surprenant.
–– Tiens ! Je me demandais justement si vous aviez reçu mon message…
répliqua-t-elle du tac au tac avec ironie en se demandant comment il
pouvait supporter la température sibérienne à cette altitude. Un véritable
dur à cuire…
Elle lança au chauffeur de taxi dépité un « sorry » rapide avant de
donner toute son attention au personnage.
–– Ma voiture est par là, grinça d’une voix autoritaire celui qui ne
pouvait qu’être le dénommé Pavel.
Pas question de refuser son « offre », et puis elle était là pour ça…
Son regard accrocha le biceps et un bout de tatouage qui l’interpella :
une main fermée autour du canon de ce qu’elle soupçonnait être une
Kalachnikov sur fond rouge, sûrement une étoile… Un Spetsnaz ! Ou un
ancien des forces spéciales russes. Les choses se compliquaient un peu plus
d’autant que l’un des gestes dévoila un bout de dessin lui faisant penser à une
chauve-souris stylisée, symbole du GRU et de l’OMON : que faisait ce
genre de type dans le paysage ? Pourquoi un agent spécial russe trempait-il
dans l’histoire ? Était-il encore en activité ou était-il devenu un mercenaire
comme Kolenko, le tueur de Malte ? Probable… Elle se dit soudain qu’elle
n’aurait jamais dû venir et que cette erreur allait lui être fatale.

Un 4x4 haut sur roues, très carré, noir : une UAZ48 sinistre aux vitres
omniprésentes, mais très teintées. Le Slave ouvrit la portière arrière et la
poussa sans ménagement sur la banquette en lui bloquant toute possibilité
de fuite ou d’esquive, sac sur les genoux. L’intérieur, en tissu noir,
était spartiate. À ses côtés, un autre balèze, cheveux blonds ondulés tirés
en arrière pour un visage buriné au regard sévère. Au volant, à côté d’un
Pavel fermé et froid, limite hostile, un homme plutôt fluet aux origines
asiatiques de ce qu’elle pouvait en voir dans le rétroviseur central.
Le moteur vrombit. Le tout-terrain roula vers la sortie. Un bref arrêt le
long d’une guérite en bois pour le paiement du parking, quelques pièces à
un gardien en uniforme marron engalonné en échange d’un reçu, puis une
route goudronnée, jalonnée de nids de poule avec un terre-plein central.
Tout autour, une campagne détrempée passablement lugubre. De chaque
côté de la chaussée, une haie d’arbres déplumés par l’hiver naissant.

Silence profond entre les quatre passagers. Afin de tester sa situation,
avec le plus de naturel possible, elle tira son portable de la poche… immédiatement confisqué par son voisin au profit du chef de groupe. Elle
regarda l’appareil passer de main en main, un sourcil levé : gestes et regards
étaient remplis d’animosité.
Elle soupira puis se concentra sur le paysage tandis que le tatoué sortait
une tablette tactile d’une valisette à ses pieds, se retournait complètement,
genoux sur le siège, et prenait quelques clichés de leur passagère avant de
reprendre sa place, satisfait.
La campagne avait laissé la place à une avenue large coincée entre des
barres d’immeubles à l’architecture très soviétique : le reliquat d’un passé
pas si lointain. Peu de véhicules et aucun passant sur les trottoirs luisants
de pluie. Morne, déprimant… Du coup, son esprit zappa vers Ceyreste,
les cigales en été, le soleil, les odeurs de garrigue… Reposant.

Une zone industrielle et un hangar désaffecté devant lequel le conducteur
freina brutalement. La suite n’allait sûrement pas être très drôle. Les
trois hommes descendirent. Elle poussa la porte avec une décontraction
qu’elle ne ressentait pas, et les suivit sans contrainte physique, mais sous
étroite surveillance. Impossible de faire un pas de côté sans être reprise
par le collet.
À l’intérieur, le sol était en terre battue, tassée, noire d’huiles moteur
dont le fumet rance fuitait désagréablement jusqu’aux narines. Des caisses
entassées le long du mur, des planches, des morceaux de machines, des
papiers, des cartons crevés et une pièce en forme de cube vitré, éclairée,
meublée d’un bureau en fer. Cet espace clos était occupé par une silhouette
de dos à la carrure massive, tête chevelue rousse, longue et frisée,
penchée sur l’écran d’un portable ; face au militaire, quelques chaises, et
une rangée de classeurs métalliques verts chargés de liasses de dossiers et de
papiers jaunis. Et puis, au milieu de l’espace de stockage, à une vingtaine de mètres, ...

Publié dans l'invité d'Aloys

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