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Tristesse, une poésie de François Iulini

Publié le par christine brunet /aloys

Tristesse

 

Tapie au fond de l'antre, le cachot de mon crâne

La bête est assoupie ; j'entends le souffle court

Son haleine empoisonne l'espérance et la fane


 

Je construis la folie pour faire entrer le jour

Dans la prison où tourne ce fauve qui soupire

Et apaiser un peu son déprimant discours


 

Nourri de poésie, ronronne le martyre

De cette âme si grande mise aux fers de la vie

- Ah renaître innocent, ne savoir que sourire -


 

Assis dans un couloir, peint d'agréable ennui

Je griffonne de vers les derniers jours du monde

Du triste geôlier captif de sa folie

 

 

François Iulini

Publié dans Poésie

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Chronique d'une nouvelle jeunesse d'Yvette H. dans Le Bibliothécaire

Publié le par christine brunet /aloys

Chronique d'une nouvelle jeunesse d'Yvette H. dans Le Bibliothécaire
Chronique d'une nouvelle jeunesse d'Yvette H. dans Le Bibliothécaire

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Salvatore Gucciardo nous propose un poème "Feu de broussailles"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Feu de broussailles

 

 

L’ombre

De tes lèvres

Sur le contour

Du monde

Embrasse

Le vide

 

Encercle

Le labyrinthe

Paraphrase

La ferveur

Interroge

La continence

Du rêve

 

Matérialise

La pensée

Cristallise

Les aiguilles

Du temps

 

Emprisonne

La poussière

De la nébuleuse

Fixe

Le regard

Du cyclope

 

Visionne

Le feu

De broussailles

 

Salvatore Gucciardo
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François Iulini présente son recueil de poèmes "L'ombre du reflet"

Publié le par christine brunet /aloys

 

François Lulini

François Lulini use d’un pseudo. Son pseudo est son vrai nom. Son vrai nom lui a été donné par une rature. Le poète se cache en se montrant au grand jour. Il a soixante ans. Il n’aurait jamais cru pouvoir écrire cela. Il n’aurait jamais imaginé écrire de la poésie non-plu. En e qui concerne ses quarante-cinq ans de travail, on pourrait écrire ce que le conseil de classe de sa fin de troisième écrivait sur lui « élève doué, peut mieux faire ». Il n’a pas gagné d’argent, ne roule pas au volant d’une grosse voiture, il loue un logement modeste. Il n’était pas aussi doué que ses professeurs voulaient bien l’affirmer. Le 16 janvier 2011 entre chien et loup, désœuvré, il consulte le site informatique d’une amie peintre. Le titre d’une toile attire particulièrement son attention « septembre déjà ». Ah bon, il aurait dit moins. A l’instant précis où il découvrait cette œuvre, il se mit à écrire. A l’instant précis où il commença à écrire, il commença à rimer. A l’instant précis où il commençait à rimer, une lourdeur dans la poitrine lui laissant depuis l’adolescence le cœur lourd sembla s’estomper un peu. Le poète s’est perdu il y dix ans sur une île perdue au milieu de la mer. Il entrera dans sa froide cité que deux fleuves arrosent l’été prochain. Il rime et son cœur accepte de battre encore un peu. Il a découvert à cinquante ans passés que la vie est un amour de vacance. On décide de l’embrasser le dernier jour.

L’ombre du reflet

Ce recueil de poèmes est le premier publié de François Iulini. Il n’écrira pas de roman. Chacun de ses recueils en contient plus de cinquante. Puisqu’il n’a pas d’imagination romanesque, il puise dans les histoires de sa vie dont il extrait quelques images que ses rimes illustrent. (Soir de tourmente dans un verre d’eau, O grandes mains, Cinq heures, Le lundi au soleil, Couleurs d’un ciel (Bi) Polaire, Ombre blanche…). Il a eu ici, perdu au milieu de son île perdue (Voyage), la chance de posséder une petite maison et un jardin plus petit encore. La poésie n’est pas difficile à écrire lorsqu’on possède un jardin. Le jardin est le giron où la poésie gazouille, glousse ou babille. Assis sur une marche d’escalier, il a vu deux-mille quatre-cent soixante-six jours se lever et autant de fois la pénombre envahir son espace. Parfois, le soleil y frappait si fort que le jardin semblait flotter (Dérive). Dans les instants où les oiseaux cessent ou entonnent leurs chants. Dans ces instants où les hommes doués s’apprêtent à mieux faire, il a puisé dans la seule chose qu’il n’ait jamais possédée, sa mémoire. La vie compliquée de cet homme simple contient autant de pages que de pages cornées. On ne se prête jamais suffisamment attention aux notes de bas de page. Le titre du recueil « l’ombre du reflet »emprunte à Theodor Amadeus Hoffmann pour qui rien n'est plus fantastique et plus flou que la vie réelle, le poète se bornant à en recueillir un reflet confus, comme dans un miroir mal poli. Cette image déjà surréaliste nous affirme prémonitoire qu’il n’y a que le merveilleux qui soit beau. Tous les reflets et les ombres de ce recueil ont pour origine une histoire vécue ou des histoires vivables. Cette poésie s’amuse des mots, de leur ambiguïté, de leur double sens. Elle les entremêle, les brasse, les associe dans une confrontation brouillonne et affamée de nichée à l’heure de la tétée. Comme si la flopée de dictionnaires ne suffisait pas, le poète invente d’autres mots ou en réhabilite certains qui comme lui ont passé les plus belles années de leurs vies dans un purgatoire charmant d’où on voit les oiseaux construire leur nid (Construction, déconstruction). Lecteur, puisqu’on peut aimer les jardins sans être botaniste, oublie un peu le sens et regarde les mélodies et les images envahir mon jardin. Et n’oublie pas, c’est vite lu soixante ans.

Publié dans présentations

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Le blog "Les lectures de Maryline" a lu "Mémoires d'un loir" de Jean-Jacques Salembier

Publié le par christine brunet /aloys

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/memoires-d-un-loir-a128016034

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/memoires-d-un-loir-a128016034

 Résumé de l'éditeur :

"Des bras du Rhône au pied du Ventoux, Jean Jacques Salembier laisse couler dans son journal quotidien une rivière de conversations profondes et amusées, une poétique de la relation. Accompagné de ses lectures de Char et Tchékhov, il nous mène à la rencontre d’un petit peuple d’échappés volontaires et nous invite à sa table en compagnie de ces citoyens des marges, et l’on ne peut s'empêcher d’être ému par cette invitation recommencée »

 

 

Mon avis :

Un brin poétique, ce roman nous fait voyager... Mais pas le voyage dans sa première destination, je parle du voyage d'un homme dans sa quête individuelle. Les mots sont doux, les mots sont simples, les phrases agréables... Quel beau moment de lecture que de lire cette succession de lettres qui se suivent au fil des pages... 

Dans ce livre, l'histoire n'est qu'un prétexte, elle est assez inutile je trouve. Je pense plutôt qu'elle est là pour nous faire découvrir la plume d'un auteur simple mais cabossé par la vie. Ce n'est que personnel bien-sûr, je ne connais pas du tout l'auteur mais c'est ce que j'ai ressenti en lisant ce roman.

Un voyage poétique, agréable...

Publié dans avis de blogs

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Albert Niko nous propose un texte "Comme la rivière peint"

Publié le par christine brunet /aloys

Comme la rivière peint

 

Je peux presque te voir comme j’écris ces mots, cependant que déjà me parvient ton haleine fétide car c’est ce qu’il nous est donné avec la définition.

Nous trouvons les mots comme les sacs en plastique trouvent nos mains. Peignant divers paysages qui nous dépeignent de ce côté coupé du pinceau. Il y a toujours ces peupliers pour se réflé-chir dans une rivière comme l’espoir de traverser la toile, mais le peintre écrit son nom, le tableau porte son mur et la galerie son adresse.

Un mauvais rêve nous projette dans ces rues où des gens reviennent de la kermesse dans leurs habits du dimanche, arborant un poisson mort dans son sac, et ces yeux en forme de cible sont ce qu’a perdu le peintre. Passent les murs, l’avenue, le nom de l’avenue, le nom avenue – les yeux ne retiennent rien.

La rivière attrapant les yeux, la rivière perdue des yeux.

La rivière, toujours. Les yeux sac, cible.

Les yeux puit.

Des oiseaux traversent nos fenêtres comme des flèches ; der-rière, le ciel papier peint. Nous vivons au rythme du mouvement oscillatoire des paupières, rejetant ce que nous ne pouvons qu’entrevoir. Nous cernons la bouteille, égarant l’eau. Incolore, disent-ils. Merveilleux ! Certains placent un mot devant l’autre, nous montrant marchant les bras ballants, ne retenant rien.

Marchant…

Continuant à marcher.

 

ALBERT NIKO

 

Publié dans Poésie

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A malin, malin et demi de Josette Lambreth dans Le Bibliothécaire

Publié le par christine brunet /aloys

A malin, malin et demi de Josette Lambreth dans Le Bibliothécaire
A malin, malin et demi de Josette Lambreth dans Le Bibliothécaire

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Extrait du prochain recueil de nouvelles "Nouveaux contes en stock" de Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

 

LE PETIT CHEMIN ET LE DIABLE

 

Depuis toujours, les Martin et les Dupont sont amis. Depuis l'école maternelle, Théo Martin et Lucas Dupont sont inséparables, comme avant eux, leurs pères et leurs grands-pères.

 

Théo et Lucas ont les mêmes passions. Ensemble, ils ont construit une cabane. Ensemble, ils s'occupent d'un petit potager. Ils partagent bonbons et chocolats. Ils se consolent de leurs chagrins et soignent leurs écorchures. On voit Lucas ? Théo n'est jamais bien loin. Théo apparaît quelque part, Lucas le suit !

 

Ils prennent chaque jour le petit chemin pour aller à l'école. On peut les voir observer une chenille, taquiner un âne, siffloter, chantonner, s'arrêter pour cueillir des fleurs qu'ils offrent à leur institutrice. Les deux amis ont appris que comme la plupart des femmes, Mademoiselle Catherine apprécie les jolies choses !

 

Il y a un personnage qui n'aime pas les deux amis. Ce personnage, c'est le Diable. Il jalouse leur bonne entente. Quand il les voit rire, avancer bras dessus, bras dessous, s'entraider à l'école, il voit rouge, le Diable. Alors, il cherche un moyen de troubler leur harmonie. Il cherche et il trouve…

 

Ce jour-là, sur le petit chemin, les deux gamins aperçoivent une voiture modèle réduit en or, oui en or. Ce qu'elle brille ! Ensemble, ils font "oh". Ensemble, ils se baissent pour la ramasser. Et là, la bagarre commence.

 

- C'est à moi.

 

- J'étais le premier.

 

Bang, un coup de pied dans les mollets ! Bang, un coup de cartable sur la tête ! Bang, encore et encore.

 

La voiture passe de Théo à Lucas et perd une roue dans la dispute. Le petit chemin est triste. Lui, il les aime bien les deux amis. Il se doit de faire quelque chose pour qu'ils se réconcilient. Il réfléchit, réfléchit, tandis que pleuvent les coups de pied et de poing.

 

Finalement, il s'entrouvre un peu et engloutit la voiture qui vient de tomber. Surpris, les deux amis se regardent, ils fouillent le sol. Rien. Lucas et Théo creusent un peu plus. Rien.

 

- Zut et zut !

 

- C'est mieux ainsi. Faisons comme si cette voiture n'avait jamais existé. Elle ne nous a apporté que de mauvaises choses.

 

Et nos deux amis continuent la route vers l'école.

 

Le Diable est fâché. Le petit chemin sourit. Pour lui, rien ne vaut une amitié sincère.

 

Le temps a passé, le petit chemin a été élargi, on en a fait une route de campagne. Souvent Lucas et Théo vont y rouler à vélo. Même s'ils ont grandi, ils sont restés les meilleurs amis du monde.

 

Le lendemain du mariage de Lucas et Théo, car nos deux amis se sont mariés le même jour, on commençait de grands travaux. La petite route allait devenir une route nationale.

 

En voyant cela, le Diable s'est vraiment mis en colère, mais cela est une autre histoire.

 

 

Micheline Boland

Extrait de "Nouveaux contes en stock" (parution en 2017)

 

Publié dans Nouvelle

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Carine-Laure Desguin nous parle de sa participation au livre des Artistes de Thudinie

Publié le par christine brunet /aloys

 

— Carine-Laure, tu nous expliques ta participation à ce livre d’artistes ?

— Oh, c’est assez simple…C’est à l’initiative des Artistes de Thudinie que ce portfolio a vu le jour. Tout le monde connaît Les Artistes de Thudinie, n’est-ce pas ?

— Non !

— Comment est-ce possible ? Voici donc un lien vers l’interview de Thierry Haumont et Arlette Doffigny, interview réalisée par l’équipe de www.actu-tv.net:

https://www.youtube.com/watch?v=B2GMgNjgVxk

Et aussi l’interview de Pierre-Jean Foulon :

https://www.youtube.com/watch?v=8qezVhLq3q0&t=3s

— Les Artistes de Thudinie, une très grande famille ! Des peintres, des plasticiens, des photographes…

— Des écrivains !

— Ah oui, bien sûr…Et donc, pour le moment et jusqu’à samedi, les Artistes exposent à La Posterie de Courcelles

http://www.laposterie.be/ .

— Au sujet de ce portofolio…

— Oui ?

— Il est à vendre ?

— Bien entendu ! Les Artistes ne cessent de dessiner, peindre, écrire. Les commandes pleuvent. C’est très encourageant.

— Et cette revue éditée par Les Artistes, Le Spantole, c’est bien ça ?

— Ben, la revue aussi, elle s’achète. Et puis il y a possibilité de s’abonner...Contact : arlettedoffigny@voo.be

— Si vous ne connaissez pas encore Carine-Laure, voici son press book (pas vraiment en ordre avouons-le)

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/press-book/32061526.html


 


 


 

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Moi, si j'étais la mer, une poésie de François Iulini

Publié le par christine brunet /aloys

 

Moi si j’étais la mer

 

Massive et immobile, elle tangue doucement

Penche, la tête lourde d’une pauvre cervelle

- Un livre plein d’images, trop gros pour une enfant –


 

Si, fixe est le regard, vives sont les prunelles

La lippe dégouline et le sourire pend

Sur la gencive rose que les chicots révèlent


 

Un œil s’est fermé, l’autre veille perçant

La clarté le dilate, il écoute l’appel

Dans la tête endormie une onde se répand


 

Un bob trop petit, couvre la jouvencelle

Sa vague silhouette noyée de vêtements

Fixe la pulsation ; ce bleu-là l’ensorcelle


 

La guetteuse soudain vacille sous le vent

Elle renifle absorbée une verte chandelle

La morve disparaît, torchée par le bras blanc

 

Mais l’apparence cache ce que l’œil révèle

Un couplet invisible habite de son chant

L’iris globuleux dont la joie étincelle

 

« Moi si j’étais la mer, j’aimerais l’océan

Et si j’étais poisson l’écumeuse dentelle

Si j’étais un oiseau m’emporterait le vent


 

J’ignore ce que je suis dans cette vie si belle »

 

François Iulini

Publié dans Poésie

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