Joël Godart nous convie à une promenade poétique dans les allées du Père Lachaise à Paris. Pour capter le regard de tous ces disparus, rendre à la vie ces visages de pierre afin qu'ils nous parlent à nouveau, l'auteur a utilisé son objectif et tenté joindre ces deux mondes, en toute humilité, en toute discrétion. Puis il a dû s'effacer...
Un nouveau roman qui sortira bientôt !!!! A suivre, donc !
SYNOPSIS :
Un toit, trois générations, et l’irrésistible envie de s'étriper.
Jules, quinze ans, a toutes les raisons d’être déprimé. Sa mère n’a d’yeux que pour les roses, les chats et la chasse à la poussière, son père est tremblotant de tics et de faiblesses, ses camarades de classe adeptes du langage des poings. Et pour couronner le tout, sa grand-mère, aussi aimable qu’une lame de guillotine, emménage sous son toit… Sauf que la petite dame aux pas ankylosés d’arthrose va donner du sens à sa vie.
Une comédie moderne, drôle et bouleversante, ode à la vie et au courage.
L’artiste est un être à part, tellement à part d’ailleurs qu’il s’autorise TOUT !
Bah ! Il transforme, exagère, embellit, enlaidit avec sa plume ou ses pinceaux… la nature, les êtres quels qu’ils soient.
Alors, évidemment il s’y perd un peu ! Fiction- Réalité ?
Il y a celui qui noircit à souhait chaque tableau de la vie avec un pessimisme irréversible (en général il vit comme un reclus) ou celui au contraire qui illumine chaque fleur, chaque visage avec une croyance irraisonnée en la vie.
Bah ! des Rêveurs, quoi !
D’ailleurs souvent il ne sait pas compter, pour lui les billets de banque ne sont que du papier ! Tiens par exemple, il ne discerne pas les différences Hommes-Femmes, Jeunes-Vieux, Noblesse-Tiers Etat, Noirs-Blancs…Pour lui, chaque être est semblable !
Alors, évidemment il fait un peu n’importe quoi ! Bien-Mal ?
Il est capable d’oublier toutes les valeurs qui font de notre société une petite armée bien propre : l’Eglise… et tout ce qui va avec…La politique et tout ce qui va avec…L’éducation et tout ce qui va avec…
Tant et si bien qu’il se retrouve dans des situations cocasses qui font sourire ou rire. Il se fait duper le pauvre ! N’existant que dans son imaginaire, par un ciel plus bleu, par un regard plus clair, il traverse le temps en acteur de farce.
Bah ! Certaines bonnes volontés s’ingénient à le faire changer ! Mais…
Voilà, dressés en quelques mots les clichés de l’artiste.
Bah ! J’en connais un ou deux ou trois…artistes… Et je ris parce que vous m’avez crue ! Ou ceux qui me connaissent un peu ont sûrement discerné que je ne pouvais être cloisonnée dans de tels à priori bien qu’il y ait un peu de vrai (sourire).
L’Artiste est chacun de nous dans ce qu’il porte de plus beau, dans les émotions les plus intenses, dans les sensations les plus fortes, dans ces instants bouleversants de chaque détail découvert, vécu : une odeur, un son, une image, un regard, un sentiment qui s’engouffrent en vous et vous font palpiter.
Ces instants attrapés à la volée qui deviennent une éternité parce qu’ils se confondent avec vous- Belle alchimie-
Quant à celui qu’on appelle « artiste », il se contente de le traduire simplement en les rendant visibles.
J'ai rencontré au 26e Carré des Ecrivains Marseillais Alice Masson, stylo et carnet à la main, le regard rivé sur les bouquins puis sur les auteurs... Conversation engagée, j'apprends qu'elle intervient pour un journal d'info qui publie sur le NET, FRANCE NET INFOS.
Je dois avouer que je ne connaissais pas... Elle ne me connaissait pas non plus, voilà qui tombait à pic ! Quelques échanges plus tard, cette interview est née...
France Net Infos... Il s'agit donc d'un média en ligne mais encore ? Effectivement, c'est un web journal qui propose des articles par secteur géographique et par thèmes (sport, culture, beauté, voyage, etc...).
Sa date de création ?
Le journal a été créé en 2000, c'est une association à but non lucratif.
Créé par qui ? Par Mikaël Buffard qui est le rédacteur en chef.
Créé dans quel but ? Pourquoi ce support "web" ? Mikaël est un passionné d'information et de journalisme, il a su fédérer autour de lui d'autres passionnés, chacun dans sa branche, qui relaient des informations dans de nombreux domaines.
Une idée du nombre d'intervenants ? Nous sommes 80 rédacteurs.
Wouah ! La zone géographique touchée ? Toute la France.
Fantastique ! Une idée de la portée de votre média ? Notre site a compté 100 000 visites pour 2017 (et ce n'est pas encore la fin de l'année !, un record...).
C'est clair ! Pourriez-vous me parler de l'équipe ? De vous ? Votre rôle, votre démarche...
Nous travaillons de manière très autonome, l'équipe est constituée de bénévoles qui peuvent s'emparer des sujets qu'ils veulent dans la mesure où il y a une information à transmettre bien évidemment. Vous pouvez lire mes chroniques ici :
Pour ma part, j'ai vu une annonce sur le net disant que FranceNetInfos recherchait des rédacteurs, j'ai postulé et j'ai été admise. C'était fin 2012 et mon projet était de couvrir l'événement Marseille capitale européenne de la culture 2013. J'ai commencé comme ça et puis j'ai continué. A ce jour, j'ai publié plus de 650 articles sur de très nombreux sujet, surtout sur les événements concernant Marseille et les alentours. Dès la création de la rédaction Littérature, j'ai intégré l'équipe pour publier des chroniques littéraires.
Je suis passionnée par la lecture et l'écriture. Travailler dans cette rédaction me permet de recevoir des livres de la part des services de presse, d'échanger avec les auteurs par mail ou sur FB (dernièrement j'ai eu un très bel échange avec l'auteur Gilbert Sinoué qui m'a dit que mon article sur son dernier roman l'avait beaucoup touché), ces marques d'intérêt sur mon travail sont très importantes pour moi. Certains auteurs m'envoient leurs livres à mesure qu'ils sortent parce qu'ils savent que j'aurai une lecture attentive et bienveillante sur eux. Je suis très attentive à ne pas froisser les auteurs car je sais le travail colossal que demande l'écriture d'un livre et je le respecte.
J'essaie dans la mesure du possible d'aiguiller les lecteurs sur tel ou tel ouvrage selon leurs goûts pour qu'ils ne soient pas déçus, je ne sur-vends pas, j'essaie d'être objective tout en expliquant les émotions que m'ont procuré la lecture de l'ouvrage en question.
« Ecrire, c’est chercher des réponses et y arriver rarement. »
Onuphrius – Jean-François Foulon, vous êtes très attaché à la terre et à la forêt wallonnes de votre enfance. L’enfant que vous étiez, qui s’est exercé à la version grecque et latine sur Homère et sur Virgile, a-t-il également reçu une culture littéraire spécifiquement belge ?
Jean-François Foulon – Non, on n’étudie pas spécialement les auteurs belges en Belgique francophone, du moins quand j’étais sur les bancs du lycée (qu’on appelle collège ici). On peut le regretter, car il y en a de bons. Je dirais même qu’on peut s’étonner de la vitalité littéraire qui existe en Wallonie et à Bruxelles. Mais si on réfléchit à la diffusion de cette littérature, on va vite tomber dans des problèmes politiques (au sens étymologique de πόλισ, la cité, l’assemblée des citoyens). Alors que la Flandre a une identité forte, ce n’est pas le cas en Wallonie francophone, puisqu’elle est voisine de la France et qu’elle est de culture française (avec certes des particularités, mais comme on peut en avoir dans n’importe quelle région de France). Difficile donc de s’affirmer comme différent dans un tel contexte.
Ajoutez à cela que toutes les grandes maisons d’édition se trouvent à Paris. Etre édité à Liège, à Charleroi, à Perpignan ou à Rennes a moins de prestige que de sortir un livre à Paris. Un écrivain « belge » va donc apparaître comme mineur aux yeux de ses compatriotes, tant qu’il restera en Belgique ; et il ne sera vraiment reconnu que lorsqu’il sera chez Gallimard, Grasset ou quelques autres. Tout cela explique sans doute pourquoi le milieu scolaire s’intéresse relativement peu à la production locale. Le Québec, îlot francophone dans un univers anglo-saxon, a davantage tendance à privilégier ses auteurs. Si la Wallonie était indépendante, on peut supposer que la situation évoluerait (c’était un peu le récent rêve de la Catalogne), mais elle est sous la coupe de la capitale fédérale. Pour le dire autrement, le drame de la Wallonie, c’est qu’elle a une capitale administrative qui est Bruxelles et une capitale culturelle qui est Paris.
Tout cela pour dire que ma formation littéraire à l’école (au lycée comme à la faculté) a été axée sur la littérature de France, ce que personnellement je ne regrette pas puisque ma mère était française et que je suis à l’aise dans les deux pays. Je me sens très peu belge, en fait, et à ce titre la belgitude, comme on dit, ne me « parle » pas. Et puis la littérature est universelle, elle traite de l’homme et de la femme en général, de leur place dans le monde, de leurs amours, de leur désespoirs, de leurs rêves. Ne la cantonnons pas à un morceau de territoire.
O. – Plus généralement, quels sont les auteurs qui ont été décisifs pour former votre sensibilité de lecteur, puis d’écrivain ?
J.-F. F. – Bonne question. On peut lire des centaines de livres, il y en a toujours quelques-uns qui sortent du lot. Pour ceux-là, on sait au moment où on referme le volume qu’on n’est plus le même qu’avant, tant on a été marqué au plus profond de soi.
Le premier livre de vraie littérature que j’ai lu, c’était Les Misérables de Victor Hugo. J’avais treize ans et j’avais été impressionné par cette plume qui courait sans effort apparent sur le papier, et qui vous racontait des histoires si bouleversantes. Après, il y a eu Dostoïevski, dont j’ai pratiquement tout lu ; Malraux et La Condition humaine ; puis ce fut Céline et son Voyage, incomparable par son style et d’une humanité bouleversante. Je citerai également Garcia Marquez et Cent ans de solitude. Ce livre m’avait tellement marqué que je suis parti à la découverte des auteurs latino-américains, notamment Cortazar et Alvaro Mutis (Mutis, qui m’a certainement inspiré pour mon livre de poésie Le temps de l’errance, avec ses récits de marins qui prennent le large pour des aventures improbables). Dans le domaine anglo-saxon, je citerai Styron (La proie des flammes), Penn Warren (Les eaux montent, Les fous du roi), McCarthy, et Malcolm Lowry (Au-dessous du volcan). N’oublions pas Boulgakov du côté russe (Le maître et Marguerite) et Pavese pour l’Italie. Dans le domaine français, j’évoquerai Camus, qui a marqué mon adolescence, Cioran pour sa lucidité et son désespoir, Flaubert pour le style, Fromentin pour Dominique et tout Giono. J’ai adoré les livres de Mauriac, qu’on présente de manière réductrice comme un écrivain catholique alors que c’est avant tout un auteur torturé. Les Essais de Montaigne sont eux aussi fondamentaux, comme les Rêveries de Rousseau. Pour terminer, je proposerai aussi les noms de Yourcenar pour l’intelligence et de Jules Vallès pour sa révolte. Du côté de la poésie, il y a d’abord Rimbaud, mais aussi Guy Goffette (un Belge) et Jaccottet.
Et puis il y a tous les autres, évidemment, qu’on a oubliés, mais qui sont restés en nous et qui doivent eux aussi guider notre plume à notre insu.
O. – Vous écrivez aussi bien des poèmes que des nouvelles, de longs récits et des romans. Ces différentes disciplines influent-elles les unes sur les autres pour donner son cachet particulier à votre écriture ?
J.-F. F. – Un poème, même en prose, ne se rédige pas de la même manière qu’un roman. Dans un récit court on est surtout concentré sur l’intrigue et sur l’intensité du message qu’on veut faire passer, tandis que dans un roman, on prend plus le temps de flâner, de faire des digressions. Mais il est parfois difficile de faire des distinctions. Ainsi, mes nouvelles sont généralement très longues, et sont plutôt de courts récits. Elles servent aussi parfois de point de départ à des romans. Le chapitre premier d’Obscurité était à l’origine une nouvelle. Même chose pour un roman actuellement en cours de lecture.
O. –Sans nouvelles d’elle se rattache à la littérature fantastique. Est-ce un cas isolé parmi vos œuvres ?
J.-F. F. – Non, j’ai écrit plusieurs nouvelles qui se rapprochent du fantastique. J’aime bien mettre le doigt sur cette ligne ténue qui sépare le monde réel d’un autre, qui est peut-être celui de nos rêves ou de nos cauchemars.
O. – Cette nouvelle nous transporte dans l’atelier d’un peintre. On a le sentiment que la peinture est un thème très important pour vous. Pouvez-vous nous en dire plus sur la place qu’elle occupe dans votre vie, et si le peintre-narrateur de cette aventure étrange s’inspire d’un personnage réel ?
J.-F. F. – J’adore la peinture mais serais absolument incapable de tenir un pinceau. Mais la peinture est fascinante car elle doit fixer sur la toile un moment unique et, à partir de là, faire comprendre toute une intrigue ou tout un ressenti. C’est un tour de force. L’écrivain, lui, est dans la description minutieuse d’une succession d’événements. Avec lui, le temps se déroule, avec le peintre, il se fige.
Pour revenir à la présente nouvelle, j’ai choisi un peintre comme héros pour honorer une démarche artistique différente de la littérature. Ce peintre est inventé et ne fait référence à personne. Yseut, par contre, a existé. Des affinités incroyables peuvent se révéler à travers une correspondance, et que celle-ci se fasse sous forme de courriels n’y change rien. S’ils vivaient aujourd’hui, Héloïse et Abélard échangeraient des emails !
« Je dois être à mon insu une sorte de troubadour… »
O. – Une scène poignante nous montre le peintre à la recherche éperdue de son inspiratrice inconnue, sur les routes, auprès des commerçants, ne sachant vers qui se tourner pour trouver celle qui toujours se dérobe. Parfois le rire s’invite au beau milieu de la difficulté – ainsi de la remarque du cafetier : « Ce n’est pas d’artistes qu’ils ont besoin, les gens d’ici, mais d’un vrai peintre en bâtiment, pour rafraîchir un peu les façades ! » Cette idée d’une poursuite exaltée, d’une quête douloureuse se trouve également, quoique différemment, au centre de votre roman Obscurité…
J.-F. F. – Oui, en effet. Ecrire, c’est chercher des réponses et y arriver rarement. C’est vrai que mes personnages sont souvent en déplacement, probablement à la recherche d’eux-mêmes. C’est vrai dans Obscurité, mais aussi dans les poèmes2. Soit il s’agit de marins partis bien loin, malgré les tempêtes, vers des îles paradisiaques qui relèvent plus du rêve que de la réalité, soit il s’agit de poèmes d’amour qui sont une quête de la femme aimée, à jamais inaccessible. Je dois être à mon insu une sorte de troubadour…
O. – La quête trouve-t-elle parfois, chez vos personnages, une issue heureuse ?
J.-F. F. – Rarement. Je suis assez pessimiste de nature parce que foncièrement lucide. Obscurité se termine mal. Les six premières nouvelles d’Ici et ailleurs3, regroupées sous le sous-titre Afrique, tournent autour d’un amour impossible et d’un assassinat. Par contre, une nouvelle comme Le Temple du soleil montre l’engagement politique et social d’une femme déterminée. Elle agit, même si elle sait que son action sera sans doute vouée à l’échec (« C’est bien plus beau lorsque c’est inutile ! » comme disait le Cyrano de Rostand).
O. – Est-il indiscret de vous demander à quelle œuvre nouvelle vous êtes actuellement attelé ?
J.-F. F. – Un roman est actuellement en comité de lecture. S’il voit le jour, il devrait s’intituler Ardenne ; il raconte le cheminement intérieur et géographique (encore !) d’une femme dont le compagnon est décédé. Elle essaie de le retrouver à travers les souvenirs et les lieux où ils se sont connus. Cela l’amène à découvrir l’Ardenne, qu’elle ne connaît pas, mais qui était le pays natal de l’homme qu’elle a aimé.
Un autre roman est en cours d’écriture et traite, lui, de l’enfance malheureuse.
Comme chaque année, je me réjouis d’être la seule à vous écrire.
Mais qui sait si cela durera, l’air du temps étant à la féminisation de la langue française, on finira peut-être par démasquer le plus grand impair en la matière : le Père Noël existe, mais c’est une femme.
En attendant, je me permets d’en profiter encore un peu…
Juste avant de vous parler de mes voeux, il me tient à coeur de vous faire part d’un malentendu qui me poursuit chaque année.
Il y a trois ans, je formulais le voeu de ne jamais manquer d’essentiel. Je ne m’attendais pas à prendre, sans même m’en rendre compte, près de cinq kilos.
L’année suivante, mon souhait fut de voir adoucie une peine bien personnelle, et à nouveau, très vite, je me suis ankylosée de cinq kilos.
L’année dernière, c’est mon envie d’être plus solaire qui donna, une nouvelle fois, suite à la prise presque subite des cinq mêmes kilos.
Si bien que cette année, je préfère ne pas être le sujet de ma demande.
Serait-il possible (et ce, j’en conviens, je mise sur votre sens de l’interdisciplinarité) de, disons-le sans détour, changer l’eau potable en eau bénite ?
Assistée de Mère Nature et de Sainte Mère, je me disais que peut-être cela pouvait être une bonne idée. Plutôt que de la changer en vin, ce qui, somme toute, ajoute du malheur au monde plus qu’il n’en retire, l’eau bénite me semble opportune.
Ainsi, chaque matin, les mains seraient lavées de toute tentation à la violence ; les têtes vidées de leurs pensées néfastes ; les yeux, peut-être, finiraient par voir la beauté du monde et son risque d’éphémère.
En vous remerciant de bien vouloir réfléchir à la question, transmettez à vos lutines toute ma considération pour ce fou labeur d’assouvir les futilités consuméristes exponentielles de nos tendres chérubins.
PS : Si la chose est envisageable et ne vous incommode pas trop dans votre emploi du temps, j’avoue que j’aimerais beaucoup perdre ces fameux quinze kilos aussi rapidement que je les ai pris...