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Marie France Adnet présente son roman "Harceleuse"

Publié le par christine brunet /aloys

Marie France Adnet présente son roman "Harceleuse"

Marie-France Adnet, diplômée en journalisme et communication sociale de l’Université Libre de Bruxelles, a travaillé pour de nombreux magazines de la presse écrite, en qualité de journaliste puis de rédactrice en chef adjointe. Cette Bruxelloise, également chargée de communication pour diverses sociétés, a aussi été chroniqueuse des émissions de télévision « Clé sur Porte » (RTL-TVi) et « Sans Chichis » (RTBF). Après avoir écrit l’ouvrage « Toute la déco en 150 conseils », paru chez Racine en 2011, elle signe ici son premier roman.

Les apparences sont souvent trompeuses... est la phrase d'accroche du roman.

Un extrait ?

Fleur n’est pas très à l’aise depuis l’incident de la lettre de menace. Elle craint qu’elle ne porte préjudice à sa carrière ou serve d’excuse à Delamallette pour agir contre elle. Les regards qui se posent sur elle, lors de ses allées et venues dans la rédaction, lui paraissent plus lourds. L’œil noir de Dinosaurus à chacun de ses déplacements la fait transpirer, paniquer. Aucun élément signifiant ne peut confirmer cette peur envahissante, mais elle se sent plus que jamais victime.

« Pour un peu, je vais devenir complètement parano », se dit-elle.

Une semaine plus tard, alors que rien ne l’annonce, sauf un pressentiment, le directeur l’appelle dans son bureau…

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Parfum du temps qui passe, un recueil de poésies signé Victor Lebuis

Publié le par christine brunet /aloys

Parfum du temps qui passe, un recueil de poésies signé Victor Lebuis

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Stéphane Ekelson nous présente son roman "L'indicatif présent"

Publié le par christine brunet /aloys

Stéphane Ekelson nous présente son roman "L'indicatif présent"

Un résumé

Il relate une révolte émotionnelle qui dure d'un bout à l'autre de l'ouvrage. Pas de chapitres, ni de paragraphes. Une longue complainte, un long monologue qui défilent. Il faut s'accrocher à ce discours démentiel de cet individu qui s'insurge sur son amour, sur son amie, muette dans le récit. Il en ressort une explosion de mots, d'états de conscience. La victime n'a pas droit à la défense. On la sent prisonnière du langage émis par quelqu'un qui en a visiblement assez d'elle.

L'indicatif présent (extrait)

« Le temps du plus blanc que blanc est révolu. A présent on parle de boue, de crasse, de puanteur, de déjection, de pourriture, de cadavre et de laideur. Tu es laide, tu es sale et tu pues. Tu n'aimes pas l'entendre n'est-ce-pas ? Avoue, reconnais-le, je suis dans le registre de l'horreur, du scandaleux et de l'infâme. Mais ils sont nombreux dans mon cas. Tu ne te rends pas compte. Tu ignores la vraie nature de l'homme. En fait tu m'exaspères, tu m'irrites. Je ne sais pas sur quel pied danser avec ton comportement et ton langage déficient. Tu veux que je m'arrête là ? Que je signe une trêve avec toi pour cesser ce non-lieu ? » (pages 37 et 38)

Publié dans présentations

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Le plus bel habit, une nouvelle signée Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

Le plus bel habit, une nouvelle signée Louis Delville

LE PLUS BEL HABIT

C'est quand le roi a appris la nouvelle qu'il s'est réellement fâché !

Fâché comme jamais, le bon Roi Albéric… Fâché contre tout et contre tous. Il faut dire qu'il était trop bon, Albéric II. Il gouvernait son petit royaume avec sagesse et laissait parfois la situation se dégrader mais jamais trop ! Son premier ministre, un peu fourbe, lui cachait certaines informations et cela irritait de plus en plus le souverain.

Or donc, ce matin-là, la Princesse Pascaline avait dû avouer le terrible secret… Elle attendait un enfant et apparemment, elle ne connaissait même pas le père. Les festivités à l'occasion de ses vingt ans avaient été somptueuses et fort arrosées. Les danses les plus sages avaient fait place aux plus lascives et dans les bras de Pascaline, les princes les plus fortunés avaient cédé la place aux plus charmants…

Pascaline a bien sûr une idée mais elle refuse d'en parler avec qui que ce soit.

"Ma fille, vous resterez seule dans le donjon jusqu'à ce que vous vous décidiez à m'avouer le nom de votre amant !"

Et Pascaline reste seule de longs jours…

"Oyez, oyez, braves gens, notre bon roi Albéric promet la main de sa fille au prince qui avouera être le père de l'enfant qu'elle porte !"

La nouvelle parcourt le royaume et un beau matin, trois jeunes hommes arrivent au château. Trois garçons d'une beauté parfaite et de noble stature.

"Majesté, nous sommes venus ici pour vous demander la main de Pascaline."

"D'ailleurs, dit le premier, je suis le père de cet enfant, nous avons dansé jusqu'au bout de la nuit."

Le second plaide : "Sire, le père ne peut-être qu'un prince de sang et j'en suis."

Le troisième ose un timide : "Mais non, vous faites erreur, je suis assurément celui qui…"

Les trois prétendants semblaient prêts à s'entre-tuer jusqu'à ce que la vérité éclate !

"Je n'aime guère les tueries. Je vais vous soumettre à une épreuve. Celui qui triomphera sera digne d'être le père de cet enfant."

"Oyez, oyez, braves gens, notre bon roi Albéric vous convie à assister à l'épreuve qui désignera celui qui deviendra son gendre !"

Dès le lendemain, le peuple se rassemble. On amène les trois prétendants.

"Il faut vous présenter devant moi, dans le plus bel habit possible, avant la pleine lune, dans trois jours ! Je serai seul juge de la beauté et du port de l'habit !"

Quoi de plus beau que la soie, pense le premier qui se rend chez le meilleur tailleur du royaume.

Quoi de plus noble qu'une belle armure, pense le second. Aussitôt, il se précipite chez l'orfèvre le plus réputé.

Le troisième, le moins fortuné, réfléchit et part vers la forêt toute proche. C'est en chemin qu'il rencontre un drôle de petit personnage. Une grande plume orne le couvre-chef qu'il a sur la tête et il a les yeux brillants comme des diamants.

"Bienvenue, chevalier, que me vaut le plaisir de cette visite ?"

"Je suis à la recherche d'un costume merveilleux qui me permettra d'épouser la fille du roi… "

"Suis le chemin que tu vois là, devant toi. Il te conduira vers le meilleur faiseur !"

Et notre prince marche pendant des heures et des heures. Il traverse la rivière, contourne un grand champ de coquelicots, monte et descend mille collines. Le soleil est presque couché quand il arrive dans une clairière. Et là, devant une vieille cabane, une femme habillée de noir est occupée à tisser un merveilleux tissu bien plus fin que la soie et d'une couleur étonnante : une sorte de gris, légèrement bleuté.

- Tu viens pour un costume, n'est-ce pas ?

- Euh oui mais comment… ?

- Je sais tout. Regarde cette étoffe précieuse. Demain, à l'aube, tu l'auras ton habit !

Et elle disparaît dans la cabane.

Le lendemain, notre prince qui a dormi d'un seul œil dans la clairière, voit arriver la femme en noir avec une veste superbe et un pantalon parfaitement coupé.

- Parfait, c'est bien à ta taille…

- Comment vous remercier ? Comment vous payer pour ce travail ? Je suis bien pauvre…

- Sache que je ne désire pas être payée et que les amies qui me fournissent le fil ne demandent rien non plus ! Va, on t'attend là-bas !

Et notre prince repart. Il monte et descend mille collines, contourne le grand champ de coquelicots où il cueille la plus belle des fleurs. Il traverse la rivière et marche pendant des heures. En passant, il salue le petit homme aux yeux brillants comme des diamants qui lui sourit et il rejoint le palais.

Le roi Albéric n'a pas hésité longtemps, le prince au costume gris-bleu avec un coquelicot à la boutonnière lui a plu et Pascaline a évidemment accepté de l'épouser.

J'étais à la noce, on y a fort bien mangé et fort bien bu. Les meilleurs mets ont été servis. Tout le monde a apprécié les superbes vins sortant du cellier du roi. On a dansé jusqu'à la fin des festivités mais, cette fois, Pascaline n'a eu qu'un seul cavalier.

Quand le coquelicot a été fané, le prince et la princesse sont partis en voyage de noces. On m'a dit qu'ils étaient même passés par ici mais cela, c'est une autre histoire…

Par contre, quelques années plus tard, lorsque la princesse a succédé à son père, personne n'a compris pourquoi elle a décrété que les toiles d'araignée ne seraient jamais enlevées dans sa chambre à coucher. Vous savez, ces toiles d'une couleur étonnante : une sorte de gris légèrement bleuté.

(Extrait de "Petites et grandes histoires")

Louis Delville

louis-quenpensez-vous.blogspot.com

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Le boiteux de Grattebourg de Rolande Michel dans le Bibliothécaire

Publié le par christine brunet /aloys

Le boiteux de Grattebourg de Rolande Michel dans le Bibliothécaire
Le boiteux de Grattebourg de Rolande Michel dans le Bibliothécaire

LE BOITEUX DE GRATTEBOURG /
Rolande MICHEL.-
Barry : Chloé des Lys, 2014.- 223 p. ; 21 cm.- Isbn : 978-
2-87459-794-7.- 23.60 €.-


L’auteure :
Rolande Michel est née à Callenelle, un petit village du Hainaut Occidental, le 29 juillet 1942. Après des études de langues, elle a enseigné à Ath, puis Bernissart, Antoing et Saint-Ghislain, durant quarante-deux ans. Parallèlement, l’auteur a élevé seule ses quatre enfants, seconde occupation à temps plein. Heureuse grand-mère de huit petits-enfants, cette retraitée, amoureuse de théâtre, partage son temps entre Verviers, patrie de son compagnon et Bonsecours et peut enfin s’adonner à sa passion pour l’écriture.

Après un roman jeunesse : JEANNE paru chez Chloé des Lys en 2013, elle nous propose un second roman où le fantastique et le paranormal se marient avec bonheur. Suivra un Vaudeville et…..

L’ouvrage :
Né de parents inconnus, Anselme, adolescent au physique ingrat, n’a de sa mère que le souvenir d’un parfum. Comment lui donner un visage ?

Recueilli par des religieuses, il grandit à Grattebourg, un village hors du temps où vivent des gens ancrés dans des idées d’un autre âge. Comment échapper aux coups et aux moqueries ? A qui pourrait-il parler de ses rêves, de cette charrette, de ce cocher, de ces chevaux qui galopent et surtout de cette voix qui lui annonce chaque décès ? Las de l’incompréhension du curé, il s’adresse à Joseph, le rebouteux. C’est donc Anselme, ce successeur que Joseph attendait ! Vaincre la méfiance des villageois et imposer Anselme demande du temps, mais peu à peu, le regard des paysans change. C’est alors que naît un veau à deux têtes. Une succession de phénomènes étranges et inexplicables vient perturber les esprits : Le lac est secoué de remous, l’ombre d’une femme attire le vieux Joe, les poules sont égorgées (et j’en passe).


Quel message faut-il y voir ? Qui est coupable ? Maria, la cartomancienne ou ce Flamand qui reste à l’écart, ou encore ce chat noir qui les nargue ? La peur s’installe, devient panique, les vieilles superstitions refont surface et un véritable vent de folie souffle sur le village. Anselme et Joseph, imperturbables, continuent à soigner.


Un jour, le comte de Grattebourg, celui que tous croyaient mort, prie Anselme de le suivre au château où son petit-fils a besoin de son aide. Pourquoi le boiteux résiste-t-il à cette sensation étrange qui le pousse à refuser ? Le voilà à présent plongé dans un monde étrange dont il essaie en vain de percer les mystères. Prisonnier dans ce château, il vit des moments troublants, découvre des choses qui le font frémir. Ces ombres qui rodent dans le parc, cette femme qui joue du piano et ressemble étrangement à la défunte comtesse, que viennent-elles faire dans son histoire ? Et ce chat qui apparaît un soir, lorsque las de soigner, Anselme se sent prêt à défaillir ? Qui est-il ? Pourquoi le regarde-t-il avec tendresse ? Il faudrait sans doute qu’il prie à ce moment précis. Mais le peut-il encore ? Son destin n’est-il pas tracé ?

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« Cinquième saison » de Céline Delattre dans l'Avenir.net

Publié le par christine brunet /aloys

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=dmf20150119_00588015

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« Cinquième saison » de Céline Delattre dans l'Avenir.net

Le nouveau recueil de poésie paraît aux éditions Chloé des Lys. «Si l’on se donne la peine de regarder au plus près la fêlure sous la peau, il est une cinquième saison en chacun de nous, affirme Céline Delattre.

Un clair-obscur de soleil et de nuit.»

Cailloux blancs à semer

C’est en langue anglaise que Céline écrit des textes poétiques, mis en musique dès leur création. C’est elle qui les traduit ensuite, privilégiant la mélodie des mots et des images. On y croise l’accord premier, dédié à «l’ami d’infortune». Une palette d’émotions circule entre les lignes. «À promener ses ombres/Le soleil serait-il enfin/À sa juste place?» Les questions se succèdent, hélant les thèmes les plus brûlants: l’amour, la liberté, le silence, le désespoir. «Too gone to fightj’abandonne le combat.»Cependant, la présence d’un enfant éclaire la suite de l’itinéraire. «Nul ne lui a appris/À marcher sur l’eau/Pas même sur la pointe des pieds/Mais il ouvre des portes/Aux églises scellées/Par le poids des rigidités.»

Quelques photographies illustrent le recueil de Céline Delattre. Visages et mains, plus loin que les mots, la tendresse à cueillir et à vivre, les cailloux blancs à semer.. «Nous demanderas-tu/De te dessiner un mouton,/Te décrocher la lune?/ Petit bonhomme trace ton chemin.»

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Bruno Charrier est dans l'avenir.net avec "Germain et ses pantins"

Publié le par christine brunet /aloys

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20150119_00588014

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20150119_00588014

Bruno Charrier est dans l'avenir.net avec "Germain et ses pantins"

Après une salve de poésie et un texte théâtral joué dans la région et proposé en lecture ouverte à Toulouse, Bruno Charrier poursuit son travail d’écriture.

Cette fois, ce sont des pantins qui s’invitent sur scène, à la suite de Germain, un jeune révolté alcoolique. Cet homme aurait-il été plus heureux en acceptant la stabilité souhaitée par les siens? Bruno propose d’y réfléchir au cœur d’un texte théâtral édité chez Chloé des Lys.

Partenaires

«Quand on écrit du théâtre, ce qui est important ce sont les sens, ce que les mots vont raconter à plein corps»,précise l’auteur de la pièce «Germain et les pantins». Animateur d’ateliers, Bruno Charrier s’est établi à Antoing. Son récent spectacle a été créé au Foyer culturel. Cette fois, c’est une suite de vingt-deux mouvements qui constitue le texte, en dialogues et monologues. On y découvre Germain aux prises avec un cauchemar. «Son histoire est dramatique, il est dans un inconfort permanent suite à ses révoltes, ses brisures, ses lâchetés. On a tous en nous une part de ce personnage, et lui, il est entier, sans concession.»

Solitaire, Germain décide d’appréhender les choses autrement, sans la fadeur ambiante à laquelle il est convié. Il s’invente des personnages qui auraient eu la vie qu’il n’a pas eue et donne la parole à son père, sa mère, une femme, un ami, un enfant. Ces marionnettes douées de présence gagnent-elles en liberté, en aisance de tous les jours? Le tourment les rattrape. Le désastre aussi. Les dialogues s’accrochent à une réalité crue, violente, déchirée. «Au théâtre, on peut être irrévérencieux par rapport à la langue, à la syntaxe, assure Bruno Charrier dont l’écriture est résolument turbulente. Comme un compositeur de jazz peut l’être avec la musique.La langue est une matière sonore, qui s’écoute.»

Bruno Charrier est dans l'avenir.net avec "Germain et ses pantins"Bruno Charrier est dans l'avenir.net avec "Germain et ses pantins"Bruno Charrier est dans l'avenir.net avec "Germain et ses pantins"

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Nicole de Bodt a lu "Les 10 petites négresses" de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

http://www.vaninaduchateau.be/

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Nicole de Bodt a lu "Les 10 petites négresses" de Bob Boutique

« Les dix petites négresses »

Auteur : Bob Boutique : libraire à Bruxelles, caricaturiste, auteur-compositeur de chansons. Créateur du blog littéraire ACTU-mag, il est l’un des fondateurs d’ACTU-tv, une télé culturelle sur internet. Il se définit comme « touche-à-tout effréné… qui fait tout, ne fait rien ».

Editions Chloé des Lys 2010 ISBN — 978-2-87459-531-8

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Mes réactions et pensées :

Et bien voilà, je viens de refermer le livre et il me laisse un goût de peu. Continuer de délirer ne m’aurait pas gênée. Je n’ai pas encore eu l’occasion de lire les « Contes bizarres I et II » écrits par Monsieur Bob. Je vais volontiers les ajouter à ma liste.

Avide de connaître ce mystérieux Bob Boutique, je me plonge dans « Les dix petites négresses ». Je pars avec la conviction que je ne devrais pas m’ennuyer. Dès la préface, mon impression se confirme, il est bien assis à côté de moi et il me parle. Il attise ma curiosité : il envisage des dérapages, de la moquerie. On va voir.


Je tourne la page, je découvre une carte de « L’île des Couleuvres ». L’a-t-il inventée ou existe-t-elle vraiment ? Il ma conseillé daller voir sur Google-Earth, jy vais. Cest bien exact, jai trouvé des informations et il sagirait de « L’île des Serpents » à ne pas confondre avec « L’île aux serpents ». Son plan est fidèle ; cet auteur est fiable, je peux lui faire confiance.

Dix petites dames « prout ma chère » seraient en partance pour l’île sur un chalutier, le « Pescarusul » (le goéland). Que vont-elles y faire ? Mystère ! Je sens que cette histoire va être compliquée, lauteur me conseille de prendre des notes, je mexécute. Japprends que ces dix négresses seraient des « auteures emmerdeuses et hautaines ». Oh ! mon dieu.

Ces dames BCBG seraient invitées par leur éditeur. L’excuse invoquée par ce Monsieur que je ne nommerai pas : choisir une d’entre elles pour espérer obtenir le prix « Concours ». À ce moment précis, j’identifie l’éditeur et je me dis : « Bob Boutique va s’amuser et moi aussi ». Je continue.

Dès lors, avec beaucoup de précisions et d’humour, il va établir le curriculum vitae de nos dix héroïnes. J’en connais virtuellement quelques-unes, je m’amuse énormément. Je me dis, il y va le caricaturiste ! Je souris, cest tout bon ; mais quand même les pauvres !

Il me conseille d’être bien attentive et de revenir régulièrement sur les données initiales. Là, je me dis, pas courant comme démarche. Une manière de faire très originale, mais contraignante. Prudente, je m’engage.

Et de fait, l’histoire part dans un délire indescriptible. Les auteures dénaturées rencontrent l’éditeur qui ne m’a pas l’air commode du tout. Je le croyais plus sympathique ! Et ce quil va leur proposer dépasse mon imagination. Elles vont être embarquées, grâce à la plume de Bob Boutique, dans un conte à dormir debout, digne d’Agatha Christie (je pense aux « dix petits nègres »). Il va y avoir du suspens, des cris, des syncopes, des traîtrises, des morts, des vivants, des fantômes, des hystéries, des péripéties incroyables, des papotages … Bref, au début, désireuse de suivre, je revenais vers la carte, les fiches descriptives pour savoir qui faisait quoi, qui tuait qui, qui cherchait qui… et prise dans ce tourbillon de folie, j’ai abandonné, je me suis dit que diable ! je veux savoir. Il me mène en bateau, ce nest pas possible. Il me prend pour une de ces négresses !

Et toute excitée, j’arrive à la fin, une chute aussi incroyable et délirante que le conte en lui-même. J’en sors abasourdie et je me dis : « finalement, tu as bien subi le même sort que ces pauvresses ! »

Après recul, je me pose une question : « Es-tu sûre d’avoir tout compris ? » ou risque-t-il de revenir en force dans « Les dix petites négresses II » ?

L’auteur m’a donné de vivre un beau moment de lecture. Je reconnais que le fait d’identifier certaines de ces dames déjantées a certainement renforcé mon plaisir. Mais ce qui m’a particulièrement plu, c’est sa proximité. Pour peu, je le prenais pour un ami prenant plaisir à me raconter une anecdote incroyable ! Cette histoire lue et mimée devrait arracher de nombreux fous rires !

Bob Boutique m’a donné l’occasion de lire son livre et je l’en remercie.

Nicole De Bodt © 2015

Publié dans Fiche de lecture

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Le ciel rouge du couchant de Barbe Perrin dans le Bibliothécaire

Publié le par christine brunet /aloys

Le ciel rouge du couchant de Barbe Perrin dans le Bibliothécaire
Le ciel rouge du couchant de Barbe Perrin dans le Bibliothécaire

LE CIEL ROUGE DU COUCHANT /
Barbe PERRIN.-
Barry : Chloé des Lys, 2013.- 187 p. ; 21 cm.-
Isbn : 978-2-87459-780-0.- 22.10 €.-


L’auteure :
Barbe Perrin n’est pas née au Vatican. Elle n’a pas grandi à Lima, ni fait ses études à l’université Lumumba de Moscou.
Elle ne court pas le cent mètres en huit secondes et ne sait pas piloter un bateau. Elle n’est jamais montée sur l’Everest et n’a jamais mis le pied sur la lune. Encore moins sur Mars ou Jupiter.
Elle ne sait pas faire bouger ses oreilles et n’a jamais appris le tokharien. Elle n’a jamais rencontré d’homme qui s’appelait Achaire, ni de femme qui s’appelait Gertrude ou Gudule. Elle n’a jamais eu de chat, de poisson rouge ou de perroquet qui s’appelait Melchior. Elle n’a jamais fait de graffiti sur la grande muraille, ni voyagé à bord d’un hélicoptère ou d’un zeppelin, ni fait le tour du monde en quatre vingt bistrots. Elle ne se passionne pas pour le lancer de troncs, le crochet, le piercing ou la pelote basque. Elle ne collectionne pas les images pieuses, ni les pensées séchées. Elle ne pratique pas le rugby en apesanteur, ni le pingpong sous-marin, encore moins l’aïkido en solitaire. Elle ne s’est jamais battue avec une louche et n’a jamais tué personne avec une fourchette. Elle n’avouera jamais qu’elle aime le beurre de cacahuètes.
Mais elle écrit.

Le livre :
Son dernier ouvrage « Le ciel rouge du couchant » est publié chez Chloé des Lys.
Le fil conducteur en est le ciel. Rouge quand le soleil se couche les soirs d’été, signe qu’il fera beau le lendemain. Mais rouge aussi lorsque c’est le feu de la guerre qui l’embrase.

L’histoire commence à Bagdad, le 20 mars 2003, peu après l’expiration de l’ultimatum de George Bush à Saddam Hussein. Une journaliste, persuadée du bien fondé de cette guerre, y découvre la peur. Une peur à laquelle elle ne s’attendait pas, qu’elle tente vainement de juguler à coups de calmants et de rhum et qui va l’amener à s’interroger sur une autre guerre : celle qu’ont connue ses grands-parents en 1944 dans un village des Vosges.

L’histoire continue alors à La Bresse, en novembre 1944 et relate sa destruction par les Allemands.

En créant un lien de chair et de sang entre ces deux guerres, Barbe Perrin nous rappelle que même si nous vivons aujourd’hui dans une Europe en paix, la guerre reste inscrite dans notre mémoire collective. C’est cette mémoire qui nous fait ressentir ce qu’endurent les populations bombardées ailleurs dans le monde. C’est cette mémoire qui nous rappelle qu’un ciel rouge, le soir, n’est pas toujours celui du soleil couchant. C’est à dessein que les faits de guerre relatés sont essentiellement ceux qui se sont passés en 1944. Car se souvenir de la souffrance de nos parents, c’est un pas vers la compréhension de celle de nos contemporains.

L’écriture est claire et nette, l’histoire originale et les personnages attachants. Cerise sur le gâteau : seul le lecteur comprendra les liens qui unissent les personnages des deux guerres.

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L'auteur ? Carine-Laure DESGUIN

Publié le par christine brunet /aloys

L'auteur ? Carine-Laure DESGUIN

Jules et Rose

— Oh Jules, ne marche pas si vite, je sais pas te suivre, et puis, je veux compter les coquelicots ! Je veux compter les coquelicots !

— Les coquelicots ? Je vois pas de coquelicots moi !

— Ben oui, tu marches bien trop vite…Attends-moi, Jules !

— Ecoute-moi bien Rose, je…

— Je t’entends pas, parle plus fort et regarde-moi quand tu parles, y’a rien à voir devant toi…

Tout en continuant de marcher, Jule se retourne. Avec sur le coin des lèvres un air de se moquer, il lâche :

— Et tu suis au pas de course un garçon qui ne voit pas l’horizon, pauvre petite Rose…

— Oh Jule, je suis fatiguée, mes jambes, mes jambes sont comme du coton, toutes molasses.

— T’as intérêt à te remuer ma vieille, continue-t-il sur le même ton ironique.

— Tu n’es pas si gentil que ça, tout bien réfléchi.

Jules, mimant des grimaces pour se moquer de Rose, trébuche sur une énorme pierre et s’étale de tout son long.

— Aïe, mon pied ! Zut et zut ! crie-t-il tout en se tordant de douleur et ne sachant comment plier sa jambe.

— Ouf ! tant mieux, te voilà ralenti !

— Rose, c’est tout ce que tu trouves à dire ! hurle le garçon d’une voix saccadée, le visage crispé.

Rose semble ne pas entendre et cueille des coquelicots sur le bord du chemin.

— Oh Jules, quelle chance que tu sois tombé justement ici, regarde tous les coquelicots sur ce talus !

Rouge de colère, Jules rampe comme il le peut jusqu’au talus, se déchausse et frotte son pied de toutes ses forces. Le jeune garçon fouille alors dans la poche de son jeans et en ressort un petit carnet brun.

— C’est quoi ce carnet, Jules ? interroge la fillette qui s’est assise et compte ses coquelicots.

— Compte tes herbes et t’occupe pas du reste !

— Y’a pas de reste, Jules. Il y a toi, moi, les coquelicots et…

— Et une fille sans cervelle !

— Tu veux que je mette des herbes dans ta chaussette ? Peut-être que tu aurais moins mal ton pied, et puis regarde tes orteils, ils gonflent ! Ils gonflent !

— C’est toi qui gonfles, petite sotte ! Et puis, tout cela est de ta faute !

— Ma faute ? demande Rose, tout admirant ses coquelicots.

— Oui, tu veux toujours des choses impossibles, tu veux ceci, tu veux cela et on est dans de beaux draps maintenant.

— Ne t’énerve pas, plus tu râles et plus ton pied gonfle, regarde ton pied, regarde. Et puis tu sais, moi ce que j’aime le plus au monde, ce sont les fleurs, je veux des fleurs, des ruisseaux de fleurs, des ciels de fleurs, des tissus de fleurs, des baisers de fleurs, des…

— Des baisers de fleurs ! Tu veux vraiment des baisers de fleurs ?

— Tiens, tu ne fais plus semblant d’avoir mal ?

— Tu veux vraiment des baisers de fleurs ?

Jules s’est assis tout près de Rose. Qui triture ses coquelicots, un à un. Elle coupe les tiges, les regarde, les renifle. Elle penche la tête en arrière, joue avec ses cheveux blond cendré et puis se redresse d’un seul coup, comme si elle avait oublié quelque chose quelque part, puis s’assoit de nouveau et dépose des pétales de coquelicots sur les fleurs de sa jupe.

— C’est joli, tu trouves pas que c’est joli, toutes ces pétales sur ces fleurs ? Oh Jules, que dessines-tu ?

— Tu veux vraiment des baisers de fleurs, des ruisseaux de fleurs ?

— Oui, oui ! s’esclame Rose, persuadée que ses désirs jailliront du petit carnet brun, ou d’une pierre, ou de derrière les talus, ou de plus loin là-bas, sur l’eau…

— Alors Rose, relève-toi, il nous faut marcher !

Le jeune garçon remet chaussettes et baskets et reprend la route, tout en clopinant. Rose prend un air boudeur rassemble ses coquelicots et obéit, bien malgré elle.

— Jules, on va où ?

— C’est de ta faute, on est bien obligés de fuir à présent !

— Mais Jules, c’est toi qui ouvrais les portes et brisais les fenêtres de toutes ces maisons !

Jules et Rose se donne la main. Le soleil s’éteint minute après minute. Sur la rivière, une péniche longue comme un jour sans fin dérange des familles de canards.

— Jules, on arrive bientôt ?

— Oui, encore deux ou trois familles de canards…

— Jules, tu crois qu’on pourrait être emprisonnés, pour tout ça ?

— Bien sûr, c’est pour ça que nous devons nous enfuir ! Casser des portes et des fenêtres, tout ça pour voler des fleurs dans des vases et découper des fleurs sur les robes et les jupes des voisins, ça mérite des années de prison, tu le sais bien, Rose…Voilà, monte ici, sur cette péniche.

— Jules, tu sais conduire une péniche ?

— Je pense que oui, c’est un peu comme surfer sur google, si on veut…

— Jules, pourquoi grimper sur cette péniche et pas celle-là, là-bas plus loin ?

— Parce que dans mon carnet, j’avais inscrit des repères, des envies, des rêves…

— Des ciels de fleurs ?

— Si tu veux, oui…

— Oh, c’est sympa ici, on dirait un petit nid…Oh regarde, la photo sur le mur, c’est la photo de cette péniche…On voit son nom, sur son dos…

— Oui, lis ce mot si tu en es capable, et tu verras des rivières de fleurs, des champs de mimosas, des nuages gonflés aux caramels, des ciels de coquelicots…

— A…mé…ri…ques…

Carine-Laure Desguin

http://carinelauredesguin.over-blog.com

L'auteur ? Carine-Laure DESGUINL'auteur ? Carine-Laure DESGUINL'auteur ? Carine-Laure DESGUIN

Publié dans auteur mystère

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