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Un extrait du recueil "Traversée de la main en solitaire" de Camille Delnoy

Publié le par christine brunet /aloys

6.

A les regarder s’embraser

- eux !

une lave d’amertume me monte

à la bouche désertée.

Tant d’aimes d’eux

me rendent fou à fuir tout

que j’en désire

un silence

de mies mots.

Elle veut jalouse

- la main

effacer cette violence.

Elle désire

être

la page à naître d’avant

le départ

d’avant la déchirure

là où

l’horizon englobe

l’ombre débordante

des mots tus.

Ils sèment en moi

le geste trouble

qui

écorche les nuages.

Et

cette main – toujours la même -

tendue

divague et divulgue

sa désolation

puis mesure l’univers

et définit l’amplitude

du miroir orphelin.

Un extrait du recueil "Traversée de la main en solitaire" de Camille Delnoy

Publié dans Poésie

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Christine Brunet a lu Gibert et autres récits de Bichel de Ville" de Jean-Claude Slyper

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu Gibert et autres récits de Bichel de Ville" de Jean-Claude Slyper

Première fois que je lis cet auteur et pour cause, Gibert et autres récits de Bichel de Ville est son premier ouvrage.

Un recueil de nouvelles. des héros récurrents comme trame. Leur vie, les avatars qui la ponctuent. Ce pourrait être banal... et ben, n'en croyez rien, c'est étonnant, voire détonant et étrange comme le quotidien dans un mode parallèle, un univers à la fois différent et familier.

D'abord le titre... Quelle drôle d'idée de s'appeler Gibert ou Bichel ! D'ailleurs, pourquoi Bichel s'est-il vu affubler de pareil prénom ? Ah, ah !!! surprenant et clin d'oeil humoristique comme il y en a tout le long du livre.

Des textes qui ne font pas toujours sourire, mais qui peuvent tout autant vous faire grincer des dents, vous interpeller, vous titiller. Parfois un brin de fantaisie, fantastique ou de réalité transposée, dirons-nous.

Le style imagé de l'auteur vous transporte sans même que vous vous y soyez préparé dans ce doublon de réalité et vous laisse pantois à la fin d'une histoire. Vous vous arrêtez alors une seconde, vous laissez l'histoire reprendre sa place dans votre imaginaire ébranlé et vous y retournez en vous demandant ce qu'il va bien se passer ensuite !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Publié dans Fiche de lecture

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Au fil des pages a lu "Les dix petites négresses" de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

Blog "Au fil des pages" http://au-fil-des-pages477.blogspot.be/2014/07/les-dix-petites-negresses-de-bob.html

Blog "Au fil des pages" http://au-fil-des-pages477.blogspot.be/2014/07/les-dix-petites-negresses-de-bob.html

Au fil des pages a lu "Les dix petites négresses" de Bob Boutique

Résumé: Le titre de ce livre est bien entendu un pastiche des « 10 petits nègres » d’Agatha Christie, auquel il se réfère pour la forme du récit : identité de lieu et des personnages qui vous sont proposés comme des cartes à jouer d’un Cluedo.

Mais la suite n’a plus rien à voir avec ce roman policier magistral qui a scotché des générations d’amateur du genre.

Dix auteures de réputation internationale ( en fait elles sont blanches et francophones ) sont réunies par leur éditeur dans un gîte majestueux, sur une île de la Mer Noire, en vue d’y participer à une espèce de jeu machiavélique à l’ issue duquel l’une d’entre elles sera choisie pour obtenir le fabuleux prix Concours.

Le reste ne se raconte pas, il se lit et se vit avec terreur, car le séjour paradisiaque qui leur était promis va rapidement se transformer en cauchemar…

Interdiction formelle de tricher et de courir voir à la dernière page, la chute inattendue et bluffante de ce huis-clôs.

Sachez simplement qu’à ce jour, personne n’a deviné avant la fin.

Mon avis: J'ai fermé ce livre le sourire aux lèvres.

La parodie du célèbre livre d'Agatha Christie, c'était un pari risqué. Car après tout, c'est s'attaquer à un monstre de la littérature. Bon, je reste honnête, je ne raffole pas des écrits d'Agatha. Même si ses livres ne sont jamais très longs, ils m'ont par contre toujours semblé très lourds.

Mais dans le livre, que je viens de lire, la jovialité de l'écriture m'a happée dès les premiers mots.

Tout va vite, pas de temps mort, et la description des différentes protagonistes était géniale. j'ai adoré! Hautes en couleurs, avec évidemment un caractère bien différent pour chacune, et un surnom bien trouvé, elles sont présentées très vite, et de façon à susciter la curiosité.

Le décor planté, une île déserte, et un ultimatum prenant pratiquement dès leur arrivée, il ne reste plus qu'à laisser jouer la pièce. Qui, de nouveau, se joue vite! Tout s'enchaîne, ne laissant pas le temps de reprendre haleine. Une seule solution: foncer à la page suivante! Evidemment, du coup, ça ne pouvait que me plaire!!

L'humour, présent partout, m'a vraiment plu. Et du coup, tout comme la formule originale, il soit question de crimes et de morts, tout passe bien.

La fin est totalement inattendue!! Evidemment, ayant lu dans le résumé que jusqu'ici, personne n'avait trouvé, je m'étais attachée à tenter de reconstituer l'emploi du temps de chacune... Peine perdue, je me suis fait avoir!! hihi

Non non, je ne vous lâcherai rien quant à la solution, vous n'aurez plus qu'à essayer vous-même hihi

Points attribués: 7/10

Je remercie son auteur, Bob BOUTIQUE, publié à l'édition Chloé des Lys, pour m'avoir offert cette intrigue essouflante

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Une article sur Alexandra Coenraets dans Axelle Magazine

Publié le par christine brunet /aloys

Une article sur Alexandra Coenraets dans Axelle Magazine

http://www.axellemag.be/

N° Juillet/août

Une article sur Alexandra Coenraets dans Axelle Magazine
Une article sur Alexandra Coenraets dans Axelle Magazine

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Christine Brunet a lu "Elles" d'Alain Magerotte

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Elles" d'Alain Magerotte

Un roman ? Non.

​Un ouvrage à la gloire des femmes ? Non

​Un texte à la gloire des hommes ? Non plus.

​Du policier ? Non, pas cette fois.

Alors, "Elles", c'est quoi ?

J​e vous donne quelques indices : il s'agit d'un recueil de nouvelles, une sorte de face à face entre masculin et féminin.

La figure féminine est toujours étrange, voire bizarre ou hors norme.

Son contre pied masculin est plutôt la victime, malgré lui.

​Bon, j'ai utilisé les mots d'"étrange"; "bizarre"... En fait, elles sont décalées.

​Pas vraiment de mystère comme dans "Crimes et Boniments" ou "Tous les crimes sont dans la nature", quoique... On sent que l'auteur n'a pas pu s'empêcher de mettre un petit "?" à la fin.

​Du coup, le lecteur s'amuse, se lâche et laisse l'auteur à la barre. Les nouvelles sont courtes avec des récurrences de personnages. Chacune a son atmosphère, ses odeurs, ses sensations.

​Pour moi un recueil en marge de (non, des) univers de l'Alain Magerotte que je connais mais cet écart lui réussit bien et lui permet de jouer avec son lecteur, de s'amuser de son étonnement... d'où une certaine complicité qui s'établit au fil des pages.

V​ous ne connaissez pas cet auteur ? Plongez avec ses héroïnes ! Vous ne le regretterez pas !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Publié dans Fiche de lecture

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Le capital des mots met à l'honneur Patrick Beaucamps

Publié le par christine brunet /aloys

Le capital des mots met à l'honneur Patrick Beaucamps


2 Juillet 2014

Publié par ERIC DUBOIS

LE CAPITAL DES MOTS - PATRICK BEAUCAMPS

http://www.le-capital-des-mots.fr/2014/07/le-capital-des-mots-patrick-beaucamps.html


Lieu-dit



Nous habitions un cul-de-sac,

au fin fond d’un lieu-dit.

Cachée de tout, notre maison

était bordée de vastes champs

que chaque saison transformait

en d’extraordinaires terrains de jeux.


Il m’arrivait d’arpenter les congères et les plaques

de verglas tel un explorateur,

ou de disperser mes peines dans les sombres sillons

creusés par les pluies.


Les nuits d’été, le cortège des moissonneuses

me tenait éveillé. De ma mansarde je pouvais voir

les phares qui balayaient l’horizon et les saisonniers

qui s’affairaient en chantant autour des remorques.


Plus de trente années ont passé depuis.

Assis à mon bureau, je réalise soudain

que plus jamais je ne verrai ce spectacle

ni ne traînerai dans ces champs. C’est à peine

si j’arrive à la revoir, ma mère, regardant

en plissant des yeux par la fenêtre ouverte

de la cuisine, me criant : À table.

***

Kain


Les samedis, la parenthèse s’ouvrait

dans la berline de mon grand-père.


Balluchon dans le coffre,

je quittais ma campagne

le temps d’un week-end.


Secoué par ses routes pavées, mon grand-père

annonçait chaque semaine : « Nous voilà à Kain »


Ses armoires pleines de biscuits.

et ses hot-dogs du souper.

Son jardin aux mille cachettes

et ses longues balades à vélo.

Ses bains du dimanche matin

et sa formidable télé couleur.


Aujourd’hui, c’est moi qui conduis

et me retrouve à nouveau secoué

par cette route cabossée.

Au bout, il y a le cimetière où repose

l’écho de mes souvenirs.


Tout disparaît,

sauf Kain.

***

Sur des échasses



Patiemment, nous attendons nos plats.

À la table d’à côté, deux hommes

ont une discussion animée

à propos d’un projet immobilier.

Une femme seule, à l’autre bout de la salle,

prend des nouvelles d’une amie par téléphone.

Je regarde le serveur plier des serviettes

lorsque mes yeux glissent vers la digue.

Un homme passe sur des échasses

en redingote et haut de forme.

Il accoste les passants d’un salut théâtral

et leur tend des prospectus publicitaires.

Pendant un instant, il n’y a plus aucun

projet immobilier. On ne sait pas

ce que devient l’amie. Les serviettes

sont oubliées. Tout le monde

regarde cet homme qui fait son travail.

Vous imaginez un peu ?

Gagner sa vie comme ça !

Faire son chemin,

sur des échasses.



PATRICK BEAUCAMPS

Né en 1976 à Tournai (Belgique), Patrick Beaucamps a exercé plusieurs métiers : ouvrier imprimeur, magasinier, employé de vidéoclub, cheminot, bibliothécaire,…

Poète et nouvelliste, son travail est publié aux éditions Chloé des Lys.

* Le Bruit du Silence, Poèmes (2003)

* 200 ASA, Nouvelles (2005)

* Tant d’eau sous le pont, Poèmes (2013)

* Brasero, Nouvelles (2014)

Le capital des mots met à l'honneur Patrick BeaucampsLe capital des mots met à l'honneur Patrick Beaucamps
Le capital des mots met à l'honneur Patrick BeaucampsLe capital des mots met à l'honneur Patrick Beaucamps

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Christine Brunet a lu "Couleurs d'ailleurs" de Laurence De Troyer

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Couleurs d'ailleurs" de Laurence De Troyer

Récits de voyage, carnets qui vous propulsent dans un ailleurs connu ou inconnu, j'aime ça. Voilà pourquoi je n'ai pas résisté longtemps à l'appel de "Couleurs d'ailleurs", l'ouvrage de Laurence de Troyer.

La couverture est, déjà, une invitation au voyage.

Le récit se présente comme un journal de bord tenu presque au jour le jour.

Découverte de deux pays, le Canada et le Vietnam. Laurence de Troyer est une voyageuse engagée, qui envisage le voyage de façon différente, au plus près de la population et de sa vie quotidienne.

Au-delà, ce livre est un chantre de la différence, de l'amitié, un recueil de couleurs et d'odeurs qui propulse le lecteur autrement dans la découverte de l'inconnu.

J'ai lu, il y a peu, "Et si c'était mieux là-bas" de Lionel Cieciura, une approche plus aventure humaine extrême. atypique, accroche avec la différence de mentalité, de coutumes. Ici, l'approche est plus imagée, odoriférante, je dirais. Deux façons de voyager ou de faire voyager.

Si avec "Couleurs d'ailleurs", on reste longtemps au Canada avec une traversée d'est en ouest, un long séjour dans une "fabrique de sirop d'érable", la description du Vietnam est plus courte, différente puisque l'auteur y est allée en support d'une mission dans un orphelinat : contact avec les locaux, les volontaires venus des quatre coins de la planète, les jeux avec les enfants puis la visite du pays, les paysages et toujours ces odeurs, omniprésentes.

Laurence de Troyer m'a offert pendant quelques heures, avec générosité, un grand bol d'air : merci !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Carnet de lecture a lu Nid de vipères, de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

Carnet de lecture a lu Nid de vipères, de Christine Brunet

http://carnetdelecture.skynetblogs.be/archive/2014/05/06/nid-de-viperes-christine-brunet.html

A peine arrivée dans sa nouvelle affectation de Paris, la commissaire divisionnaire Aloys Seigner est confrontée à une série de meurtres visiblement liés entre eux. Mais ce qui commence comme une enquête de routine va rapidement dévoiler des ramifications internationales et insoupçonnées. Et les problèmes ne font que commencer car c’est sans compter cet étrange et bel inconnu qui s’installe dans sa vie…

Je lis de nombreux premiers romans parce que j’aime assister à l’émergence d’une plume et suivre son évolution au fil des publications. C’est cette logique qui m’a amenée à lire Nid de vipères, le premier titre de Christine Brunet devenue, entre temps, une auteure reconnue pour ses romans policiers toujours bien ficelés. Et celui-ci n’échappe pas à la règle, laissant deviner un talent déjà bien maîtrisé et qui ne pourra que se bonifier avec la pratique.

Dès les premières pages, le personnage d’Aloys est entouré de secrets et de mystères. Le fait qu’elle se dévoile peu la rend difficile à cerner mais attise aussi notre curiosité de lecteur. Les raisons qui la poussent à aider Nils Sheridan sont ainsi très floues et ne nous seront dévoilées qu’au compte-goutte. D’ailleurs, ce roman est l’occasion d’une première rencontre avec ce médecin et agent infiltré au MI6, que nous retrouverons dans d’autres livres de l’auteure.

Un thriller dense, qui ne nous laisse pas une minute de répit et qui confronte les personnages à un très grand nombre de situations totalement différentes. De la Polynésie française à Honk Kong en passant par Paris, le rythme est effréné et les surprises se multiplient. Seuls les passages autour de l’amour naissant entre Nils et Aloys nous autorisent un peu de calme, quoique les « amoureux » multiplient les incompréhensions.

Un très bon policier qui mêle enquête et vie privée, qui pourrait tout à fait être transposé à l’écran sous la forme d’une série policière tellement il est riche. Pour finir par une chute pour le moins étonnante, que l’on n’imagine pas une seconde.

Remerciement à l’auteure pour cette lecture.

Nid de vipères – Christine Brunet – Editions Chloé des Lys – 2011

Carnet de lecture http://carnetdelecture.skynetblogs.be/

Carnet de lecture http://carnetdelecture.skynetblogs.be/

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Livres & Co a lu "Je ne suis qu'une oeuvre d'art" de Nadine Groenecke

Publié le par christine brunet /aloys

http://livres.and.co.free.fr/

http://livres.and.co.free.fr/

Livres & Co a lu "Je ne suis qu'une oeuvre d'art" de Nadine Groenecke

Tout comme Le chemin des Ormes dont j’ai déjà parlé sur le blog, rien ne me «prédestinait» à lire Je ne suis qu’une œuvre d’art : je lis principalement des polars et quasiment jamais des nouvelles et me voilà avec, dans les mains, un livre de nouvelles sur le couple: couple présent, passé ou à venir, légitime ou non.

Bien m’en a pris.

Parlons d’abord du « format nouvelles » qui permet d’aller au bout d’une histoire même si le temps de lecture est assez court, et cela est assez agréable: pas besoin de reprendre les pages précédentes sur lesquelles, épuisé(e), on a pu s’endormir la veille.

Ensuite les nouvelles elles-même: très courtes, entre 8 et 12 pages environ, on est malgré tout à chaque fois entrainé dans l’histoire. L’auteur, Nadine Groenecke, réussit malgré le fromat à nous faire à chaque fois rentrer dans l’histoire et à nous intéresser au devenir de ses personnages.

En démarant cet article, mon objectif était de vous transmettre les titres ainsi qu’un bref résumé des nouvelles que j’avais préférées mais en reprenant le livre je me suis aperçue que cela m’était très difficile: chaque histoire a « un petit truc » qui fait que je veux pas l’exclure de ma sélection.

Mon seul conseil donc, découvrez les et faites votre choix.

Je ne suis qu’une oeuvre d’art, Nadine Groenecke

Ma note: 2,5/4

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Brigitte Piret dans l'Avenir.net

Publié le par christine brunet /aloys

Brigitte Piret dans l'Avenir.net

CHARLEROI

La saltimbanque des mots en concert

  • http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20140509_00473878
  • Source: lavenir
  • Th.L.

Brigitte Piret, «la saltimbanque des mots», présentera son «Cabaret chanson française», ces 10 et 11 mai à la Théatrothèque.

Brigitte Piret s’est découvert une passion pour l’écriture à l’âge de neuf ans. Enfant, son amour pour la poésie lui vaut déjà un compliment de l’auteur Maurice Carême, venu écouter les petits récitants de son école. À l’adolescence, elle découvre en la chanson une autre passion et commence à composer. Très vite, la jeune femme va entretenir son amour pour l’art et participer à différents podiums, dans les villes wallonnes mais aussi à Avignon. Elle obtient plusieurs prix d’interprétation, le second prix de la chanson française en 1987 et le prix de la Sabam au Jazz Gaume Festival en1996.

Aujourd’hui, la quadragénaire a choisi de partager avec le public son amour des mots et des sons. Seule en scène, elle pratique différents instruments en les utilisant de manière inhabituelle. «On me surnomme “ la saltimbanque des mots ” car j’aime jouer avec les mots, les faire sonner et résonner. Je parle beaucoup de la tendresse, de la solitude, de la différence, de l’amour, des métiers qui disparaissent», confie l’artiste.

Son inspiration, Brigitte Piret la puise au bord du ruisseau, à Thon-Samson, entre Andenne et Namur. «J’ai fait beaucoup de cafés-théâtres à Bruxelles mais ils ferment peu à peu. Depuis les émissions comme The Voice, par exemple, c’est plus difficile pour une chanteuse auteure-compositrice de se produire», ajoute-t-elle. Brigitte Piret a également publié un recueil de poésie et participé à de nombreuses figurations de cinéma, aux côtés de Benoît Poelvoorde notamment.

L’artiste a fait découvrir une facette de son talent au public carolo, hier déjà, avec son spectacle «Cabaret Chanson Française». On pourra encore l’applaudir ce 10 mai, à 20h30, et ce 11 mai, à 16 h, à la Théâtrothèque de Charleroi, boulevard Tirou 53.

Brigitte Piret dans l'Avenir.net

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