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Brasero, Parick Beaucamps : sa fiche auteur...

Publié le par christine brunet /aloys

Brasero, Parick Beaucamps : sa fiche auteur...

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Albert NiKo, l'auteur de "L'homme au grand chapeau n'avait rien à cacher ni rien de grand" se présente...

Publié le par christine brunet /aloys

Albert NiKo, l'auteur de "L'homme au grand chapeau n'avait rien à cacher ni rien de grand" se présente...

Qui suis-je ?

Né le 10 avril 1969 à Pantin (Seine Saint Denis), après avoir été instituteur, journaliste et agent administratif, Une fois dépassé ses influences, Albert Niko se consacre à l'écriture.

Doué d'un imaginaire des plus débridés qu'il oppose à une réalité jugée trop aliénante, à travers des textes entre rouge et bleu qui tiennent autant de la poésie que de la prose, cet auteur porte un regard aussi tendre que critique envers ceux qui l'entourent.

Cette époque, confondante de mimétisme, où la réussite, par temps de crise, se mesure au niveau de consommation, sont autant de clefs de ce ton qui lui est propre, chargé d'images pleines de dérision et de grotesque.

Un extrait ?

Nature morte au petit chien

La composition est la suivante : un vieux, assis sur un banc, tient de ses deux mains son petit chien debout sur ses genoux.

Les yeux du chien sont un peu les siens.

Et dominent le monde des mouvants.

Nature morte posée là comme vérité au soleil

J'ai ramassé ton ombre en travers de la route, et voici ce qu'elle m'a confié de sa bouche néant – que n'éprouvant pas le besoin de connaître la suite du programme, elle avait préféré en rester là.

Puis je l'ai reposée à sa place, avant de continuer vers ce qui m'attendait.

De la cafétéria où je prend mon repas je remarque cet écran encastré dans une petite maison d'enfant, et ils passent un vieux Walt Disney. Je note que ce que je remarque je suis le seul à le remarquer, car le public concerné, les enfants, au nombre de trois, ont tous le dos tourné.

Et ce roublard d'O Malley paraît bien diminué à parler comme il le fait à travers une paroi vitrée.

Ils m'ont fait penser à des statues – ils évoluaient à la vitesse de statues –, eux et leur bébé dans son landau, comme je me faisais l'effet d'un chien qui se serait soulagé à leurs pieds, juste pour n'avoir pas dit pardon assez fort quand je leur suis passé devant.

Ils m'ont décoché ce regard sévère qu'ont parfois les statues, en marmonnant quelques mots comme autant de pierres à mon intention (mais à quoi s'attendre d'autre, venant de statues ?)

La respectabilité est de la lave refroidie, donnant à notre vie le paysage qu'on lui connaît – ...formes abruptes et fantomatiques

C'était un blagueur, et sa blague favorite, à mon avis, c'était quand il t'avouait qu'il était né dans le sud, et tout de suite après il ajoutait : à Montrouge. Dans le sud... de Paris.

Ça se voyait à la décharge que ça lui envoyait, subitement, comme un départ de feu, ou l'instant où toutes les ampoules du sapin s'allument, et de le voir partir d'un rire spasmodique, avec sa barbe grisonnante et la tignasse qu'il se payait, n'était pas sans rappeler un père Noël au meilleur de sa forme.

Qu'elle fût sa favorite de toutes ses blagues ne faisait pas l'ombre d'un doute.

Qu'il faille, à ce stade, mentionner le culte qu'il vouait à sa moto, et à la moto d'une manière générale, au point d'être de tous les rassemblements de motards de la région, me paraît capital pour comprendre que le voir débarquer là-bas sans la mythique blague de Montrouge aurait été comme de détrousser le Père Noël de sa fameuse cloche, qu'il fait tinter pour qu'on l'entende de loin.

(faut vous imaginer une tempête de neige)

...Sans laquelle il serait méconnaissable.

Ne serait rien.

Sa cloche à lui c'était sa blague de Montrouge, qu'il se réservait pour ses frères motards, cette grande famille que forment les motards, où il s'en trouvait toujours un qui ne la connaissait pas, la blague de Montrouge.

Et quand il revenait travailler, il nous racontait comment il avait rencontré un nouveau pigeon à qui la refourguer, sa blague de Montrouge, ce qui était une manière de nous la refourguer.

Juste parce qu'elle s'était changée en blague du type qui ne connaissait pas la blague de Montrouge

J'imagine toutefois assez mal une vie tourner autour d'une blague un peu facile, et force m'est de penser que sa moto finissait bien par le ramener en un lieu où toutes les blagues du monde seraient les bienvenues, pourvu qu'aucune ne vienne de Montrouge.

Dans le sud

de Paris.

J'aurais été bien inspiré de ne pas descendre de mon arbre, ce jour-là, quand mon père a baissé sa glace pour me prévenir que ça allait barder pour moi si je ne rentrais pas tout de suite à la maison.

J'aurais attendu qu'ils viennent d'eux-mêmes essayer de m'en faire descendre par tous les moyens, en me menaçant, puis en secouant l'arbre ou en me jetant tout ce qui leur tombait sous la main, et, pourquoi pas, en essayant de m'attraper au lasso avec une corde (car jamais ils n'auraient grimpé dans l'arbre pour venir me chercher. Jamais ils n'auraient fait ça.)

Mais rien n'y aurait fait et je serais resté là jusqu'à la tombée de la nuit, j'y aurais dormi, et peut-être même subsisté quelques temps en me nourrissant de ses feuilles.

Au lieu de quoi je suis descendu avertir le martinet de ne pas m'attendre plus longtemps

J'ai composé ton numéro

avant de réaliser que je ne le connaissais pas

et bêtement, me suis replié sur une pizza.

Quelque part aussi

quelqu'un cherche à me joindre

alors qu'il ne connaît pas mon numéro.

Lui commandera chinois.

Ils sont là, par milliers, dans les gares, les aéroports, les parkings et les magasins, chacun dans sa vie, chacun dans ses chaussons, en partance vers quelque chose qu'il leur appartient de faire, et d'eux il ne reste quasiment rien à trois heures du matin. Quelqu'un doit passer le balai et le fait rudement bien.

J'aime à penser toutefois que leurs chaussons les attendent sagement jusqu'au matin où ils les retrouveront à leur place.

...Dans les gares, les aéroports...

Albert Niko

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Le cirque, un texte signé Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

Le cirque, un texte signé Micheline Boland

LE CIRQUE

Medhi ne bouge pas. Il observe ce paysage tellement familier. Il se dit une fois encore ce qu’il se répète chaque jour depuis le début des vacances scolaires. Sa petite voix intérieure est une voix plaintive, plus velléitaire que déterminée.

« Envie de partir. Partir sur un bateau. Monter à bord d’un car de touristes. Partir pour toujours. Partir pour un ailleurs brillant comme une lune pleine et douce. Partir et ne plus revenir, ne plus revoir la forteresse. Partir pour vivre et non plus survivre. »

Il regarde le chapiteau bleu du cirque à droite de la forteresse grisâtre. Il flaire le voyage. Ça fleure bon l’aventure, les tours de magie. À ses pieds, la mer s’agite à peine.

Medhi voudrait gommer à jamais la silhouette massive de la forteresse, architecture de pierre dressée pour témoigner de la grandeur des conquérants, pour impressionner l’ennemi. Il voudrait oublier son enfance, ce père trop vieux, trop sévère, qui l’a laissé tomber pour rejoindre les nuages, auquel se substitue à présent un frère aîné tout aussi intransigeant. Il voudrait ne pas avoir à choisir entre des études de droit et des études d’économie. Il réajuste ses lunettes solaires. Il renifle cet air marin. Il n’a que dix-huit ans, la vie semble lui offrir un chemin presque sans fin et pourtant, déjà, il est las de lutter pour faire accepter ses points de vue. Le fort, ce n’est que la partie visible de ses rejets… Il est harassé, pareil à un vieux guerrier.

Il va prendre le taureau par les cornes. Il se promet qu’il va partir… Là, sur l’embarcadère, tout paraît si facile. Les mouettes, les petites vagues, les barques colorées, les touristes qui photographient la ville.

Les promesses qu’il se fait en secret, ce sont les bijoux de ses pensées. Il choisit ses mots comme un bon joaillier fabrique des parures, avec de la poésie, du rêve, du merveilleux. Il partira et, au hasard des rencontres, il tissera son réseau, trouvera ses mentors, dénichera ses trésors. Au détour d’un chemin, il trouvera l’amour. Adieu les faux-semblants, les amourettes esquissées en trompe-l’œil.

Il reste immobile un bon moment. Il regarde le bras de mer garni de frêles embarcations qui pourraient dériver à la moindre bourrasque. Il imagine des fissures dans les murs du fort, les failles des ans. Un souffle de vent, des effluves d’air marin, le ramènent à lui-même.

Il rentre chez lui par le chemin des écoliers. Il pousse la porte de la maison familiale. Sa mère est assise dans le vestibule, les yeux embués face à la photo de son père. Il lui prend la main. Il l’entraîne en disant : « J’ai envie d’un thé. Je t’en prépare un ? »

Ils boivent à petites gorgées. Il observe les rides sur le front de sa mère. Autant de plis, autant de souffrances dissimulées. Depuis la mort de son mari, elle paraît avoir vieilli de vingt ans.

Le soir, il prend la route du cirque. Il s’assied dans les gradins au milieu de la foule. L’éclat doré des lampes qui éclairent la piste remplit son cœur d’une chaleur nouvelle. Il lui semble que tous ces gens et lui vont fusionner d’un instant à l’autre, qu’ils vont rester enchâsser dans la gangue de lumière. Les acrobates, les funambules, les clowns, les dompteurs se succèdent. Lui, il n’a vu que la jeune écuyère. Elle a peut-être son âge. Elle sourit. On dirait qu’elle est heureuse. Il l’envie pour ce sourire-là, pour ce bonheur deviné. Chaque fois qu’il applaudit, c’est à elle qu’il s’adresse. Elle a les cheveux blonds coiffés en queue de cheval et un grain de beauté à la naissance du décolleté.

Le lendemain, durant le petit déjeuner, sa mère pleure. Lui, il reste silencieux. Il lui semble tout à coup qu’à cause de ces larmes-là, tous ses projets de départ n’ont plus aucune chance d’aboutir.

Quand sa mère, un peu apaisée, se met à repasser des chemises, Medhi sort de chez lui.

Il flâne en ville. Il siffle pour se donner l’illusion du bien-être. Il espère rencontrer un ancien copain de classe ou un vieux professeur. Il est comme un étranger dans sa ville, un touriste que ses pas ramènent sans cesse vers l'embarcadère en face du fort. Il y aperçoit l’écuyère. Elle échange des baisers avec un grand jeune homme basané. Leurs regards se croisent. Elle lui sourit. Elle en embrasse un autre mais c’est à lui qu’elle adresse un sourire !

Il traîne dans la ville, débouche sur une petite place ombragée, s’achète une limonade et s’assied sur un banc. Le silence est fouetté par des petits cris d’enfants qui jouent au pied d’un immeuble. C’est comme si à cet endroit-là, la ville était préservée des touristes. Au bout d’un moment, il devine une présence. Il se retourne. Il voit la jeune fille blonde, l’écuyère. Elle est courbée, occupée à relacer ses baskets. Elle se relève. Elle tourne la tête vers lui. Leurs regards se rencontrent. Elle sourit. Le grand jeune homme basané débouche de la ruelle, s’approche de la fille et lui parle dans une langue inconnue. Tout va vite. Quelques mots marmonnés d’un air distrait par la fille blonde et le jeune homme basané qui la gifle en retour…

Lui, le jeune étudiant, il ne comprend rien à cette violence soudaine. Il se lève d’un bond et repousse le garçon. Il y met toutes ses forces. Ensuite, il lui donne un insignifiant coup de pied pareil à une chiquenaude. C’est le point final de l’incident. L’autre s’en va sans avoir riposté, il ricane juste un peu et la fille le suit comme un toutou.

Il va se rasseoir sur le banc. Il est comme fatigué par un trop gros effort.

L’après-midi, Medhi reste chez lui. Il rêve de l’écuyère. Il n’arrive pas à effacer le souvenir de son visage.

Le soir, il retourne au cirque. Il repère l’auguste. Il se demande si ce n’est pas lui, le grand jeune homme basané. Il a un doute. C’est que le maquillage, les lèvres et le nez rouges, les grandes chaussures, le nœud papillon, ça vous change un homme !

Le soir, dans son lit, il réfléchit sans cesse à la scène du matin. Il s’est introduit dans un univers qui n’était pas le sien, il a osé s’y aventurer au mépris du danger.

Le lendemain, il se lève très tard. Quand il va se promener le long de la forteresse, midi approche. Tous ces relents, ces odeurs de friture et de cuisine trop bâclée pour touristes trop pressés, lui donnent la nausée.

Il n’y a plus aucune trace du cirque. Il repense à son intervention de la vieille. Pour la première fois depuis sa victoire au semi-marathon de l’école, il se sent fort, prêt à affronter tous les augustes de la terre. C’est sûr, il ne partira pas bien loin mais son frère n’y pourra rien, il ne fera ni études de droit ni études d’économie ! Il choisira des études d’éducation physique qui correspondent bien mieux à ses intérêts et à ses aptitudes.

Micheline Boland

(Extrait du livre "Des bleus au cœur")

micheline-ecrit.blogspot.com

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"Gens d’argent , cœur d’or , étain d’une vie noble", un texte de Jean-Louis Gillessen

Publié le par christine brunet /aloys

"Gens d’argent , cœur d’or , étain d’une vie noble", un texte de Jean-Louis Gillessen

Gens d’argent , cœur d’or , étain d’une vie noble.

Trois décembre 2013. Recommandé. A personne âgée. L’Etat lui réclame 1.700 euros qu’elle n’aurait pas payés en 2009.

Endéans le temps de la loi, l’huissier passera si la somme n’est pas là, chez eux, dans les tas de L’Etat tapis plat, qui peut réclamer son dû pendant cinq ans pour laisser à ses fonctionnaires surchargés les années nécessaires à farfouiller, à soutirer les milles et les cents qui leur auraient échappés par mégarde, erreur, fatigue, excès de labeur, dysfonctionnement … ou connerie tout simplement.

Lucie, elle, 83 ans, n’aurait pu réclamer que dans les 3 ans ! Le délai est dépassé. De toutes façons, comment et pourquoi réclamer, chercher à comprendre, demander justice « avant » pour une erreur que l’on ignore puisqu’on vous la communique « après » ?

Que veut cette logique du tout-puissant ? Lucie ne met plus de vieux pain sur son balcon puisqu’elle s’organise à ne pas gaspiller. Les moineaux et les pigeons pourtant l’apprécient, elle ne doit pas les nourrir pour les attirer. Goldman ne chante pas qu’elle fait rire aux éclats ses petits enfants qui dévorent son pain non perdu, sucré du goût de la vie pleine d’un amour inébranlable, sans sou mais riche de l’insouciance apaisante d’une grand-mère sereine, sécurisante.

Partis heureux en fin d’après-midi, le cœur empli des instants de bonheur intègre, impatients déjà de revenir bientôt, ils ont bisouté grand-maman, remercié, plongé leurs yeux lumineux dans ceux de Lucie, qui reste seule. Sans larmes. Jamais amère.

Elle range le 42 m2 loué 400 euros, écoute les hits sur radio-nostalgie, chante et danse, s’assied dans son fauteuil coincé entre table unique et armoires vieillottes, caisses et cartons usés, pour s’endormir malgré elle l’espace trop restreint de 43 minutes.

Puis se réveille soudain : il fait froid. Pas de thermostat, 2.000 euros de chauffe par an, radiateurs coupés l’après-midi pour ne pas surchauffer, économiser, pourriture de l’humidité sur les stores et rideaux délavés, mauvaise isolation.

Mais la propriétaire dit qu’elle viendra placer du double vitrage l’année prochaine. Il est vrai que Lucie est régulière dans ses paiements, qu’elle touche une grosse pension de 1.100 euros … puisque Lucie travaille depuis l’âge de 12 ans. Et travaille encore environ 10 heures par semaine en herboristerie, … au noir, car il y a les taxes, et puis tous ces papiers qui lui rappellent de payer.

C’est honteux, cela fait au moins 1.200 euros de rentrée nette par mois disent d'aucuns alentour ! C’est pour cela qu’elle peut se payer le luxe d’une voiture brinquebalante, payer les charges du logis, avoir le téléphone, rembourser avec intérêts les arriérés des contributions, gâter de temps à autres ses nombreux petits enfants, leur donner une « petite image » , faire face aux prêts contractés pour payer certaines dettes résultantes d’une mauvaise gestion ! Elle a quand même la sagesse de n’être pas raccordée à la télédistribution.

Madame la propriétaire dira : incroyable de laisser les vieux gérer seuls dans le gaspi leurs avoirs ! Et quels avoirs de l’être qui a … qui a … si bon dans la vie ?! Serfs et vassaux, dîmes, progrès, justice sociale, pénalisation, féodal, deniers de l’Etat, assistanat, contrôle, sanction ….

Petit, petit, petit. Mais grande est et reste Lucie. Elle vit. Combien de temps encore?

Jean-Louis Gillessen

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Dans l'INEDIT nouveau n°269...

Publié le par christine brunet /aloys

Dans l'INEDIT nouveau n°269...
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Le roman d'Alexandra Coenraets "Naissance" sur le site de womenlobby.org

Publié le par christine brunet /aloys

Le roman d'Alexandra Coenraets "Naissance" sur le site de womenlobby.org

http://www.womenlobby.org/news/new-resources/article/roman-naissance-par-alexandra

Roman ’Naissance’, par Alexandra Coenraets

Posté le 6 mai 2013

Alexandra Coenraets, c’est d’abord une couverture qui accroche le regard et attise la curiosité. Ce sont ensuite quelques mots lâchés lors d’un interview donné à Bob Boutique pour l’Actu Mag (cf www.bandbsa.be). Jugez plutôt...

A la question "Quel ouvrage vas-tu publier ?" elle répond ainsi :

"C’est particulier. C’est un roman dans lequel des éléments autobiographiques et fictionnels se mêlent.

« Naissance », c’est son titre. C’est l’histoire d’une femme, trentenaire, qui apprend à vivre après un inceste subi enfant. On suit les différentes étapes de sa reconstruction. Cette femme me ressemble, mais ce n’est pas moi, elle a une existence propre, des expériences à elle.

J’aimerais que ce livre parle aux survivants de ces agressions insupportables, mais aussi aux autres, à l’entourage, à la société, qu’ils en saisissent l’ampleur des conséquences sur l’être humain, et puissent, dès lors, agir de manière appropriée."

Pour en savoir plus :

· Son blog. http://quandilnaitdusens.wordpress.com/

Si ce livre qui traite d’un sujet sensible, les crimes d’inceste, vous intéresse, vous pouvez le commander sur www.editionschloedeslys.be ou en librairie.

Le roman d'Alexandra Coenraets "Naissance" sur le site de womenlobby.org

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L'avis du blog "au fil des pages" pour "Le tilleul du parc" de Jean Destree

Publié le par christine brunet /aloys

L'avis du blog "au fil des pages" pour "Le tilleul du parc" de Jean Destree

http://au-fil-des-pages477.blogspot.be/2014/07/le-tilleul-du-parc-de-jean-destree.html

Résumé: Un professeur de lycée solitaire et taciturne voit sa vie bouleversée par la rencontre avec une jeune femme à la recherche de son fils de 5 ans. Peu à peu, Jean-Michel Vallier va prendre conscience de sa valeur et, l'amour aidant, se lance dans l'aventure du combat syndical après une catastrophe minière qui fera des orphelins parmi ses étudiants.

mon avis: Une histoire tout simple, qui débute au hasard: voilà ce que j'ai découvert dans ces pages.

Jean-Michel et Fabienne ne se connaissaient pas, ne s'étaient jamais vu. Et pourtant... le destin fait que leurs chemins se croisent, et l'un prend l'autre sous son aile. C'est simpliste, mais doux.

J'ai trouvé l'histoire lente, bien que mignonne. Les deux protagonistes principaux ont bien sur des connaissances, qui viennent s'inclure dans le récit.

Leur amitié si vraie et si forte est géniale, force l'admiration. Mais en 1968, les amitiés étaient souvent plus sérieuses qu'aujourd'hui, pas vrai?

Ce livre ne m'a pas transporté, et je l'ai même parfois trouvé lourd. Mais le fond de l'histoire m'a beaucoup plu.

Je ne le relirai pas, mais j'ai redécouvert la simplicité de vivre au jour le jour, et la joie d'avoir des amis proches

Points attribués: 6/10

Je remercie Chloé des Lys pour cette aventure toute simple.

L'avis du blog "au fil des pages" pour "Le tilleul du parc" de Jean Destree

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Maman, un poème de Claude COLSON

Publié le par christine brunet /aloys

Maman, un poème de Claude COLSON

MAMAN

Tu es née à une autre époque,

Il y a cent et quelques années,

Tu as vécu l’exode, en loques,

L’école que tu as dû quitter,

Ton petit frère par maladie emporté.

*

À treize ans il te fallut travailler ;

La vie était dure en ce temps-là.

Vaillamment tu l’as affrontée :

On me dit même que bien souvent tu chantas.

*

Tu étais l’alouette de l’atelier,

Facétieuse, enjouée.

Je ris encore des farces

Qu’à tes compagnes tu fis, gentille "garce".

*

Puis la guerre encore, dite seconde,

Ton mari pour trois ans prisonnier,

Avant un jour de s’évader, se cacher.

Tu géras seule la douleur du monde.

*

Les années 50,60, et début 70,

La maladie de ton époux,

Qui nous plongea en pauvreté, misère lisse,

Que tu t’employas à cacher.

*

Nous élevas en dignité, te privant

Pour assurer de bonnes études à tes enfants.

Maman, je t’entends rire le soir,

Te vois t’endormir ensuite sous mon regard,

Épuisée d’avoir tant assumé.

*

J’avais quarante-quatre ans quand tu m’as quitté,

Toi, quatre-vingt quatre, un soir d’été.

La vie, bien sûr, continua ;

J’eus bien d’autres choses à gérer.

Peut-être même t’ai-je un peu oubliée.

*

Je ne sais pourquoi aujourd’hui,

Plus de vingt ans après,

Je revois cette tienne vie

Qui vient occuper mes pensées.

*

Malgré la mort, malgré le temps,

C’est sûr, je t’aime, maman !

Claude COLSON

http://claude-colson.monsite-orange.fr

Publié dans Poésie

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"Les enfants de Jafez", le sixième tome de la saga de Gauthier Hiernaux est sorti !

Publié le par christine brunet /aloys

"Les enfants de Jafez", le sixième tome de la saga de Gauthier Hiernaux est sorti !

Je suis les écrits de Gauthier Hiernaux depuis mon arrivée chez CDL : un univers à part qui propose aux lecteurs une alternative à notre histoire. Vous ne me croyez pas ??? Alors, lisez !

Pour les lecteurs inattentifs, tu nous parles succinctement de ce que tu as déjà publié... chez CDL

Ça risque d’être long… Je dois être l’un des auteurs les plus anciens chez Chloé des Lys.

Mon premier roman est sorti en 2007 et, mon dernier, cette année. Six tomes d’une saga intitulée « Grandeur et Décadence de l’Empire de la Nouvelle Ere » (GEDENE) qui devrait en comporter dix. Ces six volumes forment une fresque, cependant ils peuvent être lus indépendamment les uns des autres puisque les récits sont indépendants. Le unique lien est l’univers dans lequel évoluent les héros : un monde dur et aseptisé où chaque liberté est assujettie à de nombreux devoirs et où il ne fait pas bon sortir du carcan imposé par la société. Ce sera d’ailleurs le drame de chacun de mes personnages. Ils deviendront des parias, qu’ils soient humbles comme le lieutenant Philip Andrues dans « Nouvelles de l’Est » ou puissants comme l’Imperator Maximilien dans « Le Rêve de Maximilien ». En outre, chacun des opus s’inscrit dans un contexte historique faisant référence à notre propre Histoire (le Calvinisme dans le « Livre de Saon », La prohibition dans « La Novolitza », La Blitzkrieg dans « Nouvelles de l’Est » etc… ) ou à nos légendes (Le Volko-Mirr du « Triangle sous le sable » ne vous fait-il pas songer au Minotaure ? ).

Le genre de cette saga que je dois, à contrecœur, classer dans la science-fiction, et davantage une « uchronie » (réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé). Pas besoin d’être un aficionados de ce type d’univers pour apprécier, croyez-moi. J’ai eu des lecteurs de quinze ans et d’autres de plus de septante ans. Tout le monde peut y trouver son compte.



Tu as une saga et des petits romans annexes... Tu les classes ? Un court résumé ?

A côté de cette saga, j’ai également écrit trois mini-romans d’une petite centaine de pages. Cette fois, c’est leur taille qui les lie car leur ton est radicalement différent

« Tribu silencieuse », c’est un conte satirique sur les gens qui ont du mal à avoir une vie sociale.

« Lucioles » est un plaidoyer contre la peine de mort qui voit des familles (celle de la victime et celle du coupable) se déchirer.

« Une Pie dans le Ciel de Saigon » a pour contexte la guerre du Viêt-Nam. C’est une brève plongée dans le monde de l’horreur avec un amnésique comme (fil) conducteur.

Tu as publié, cette année, un nouveau roman. S'intègre-t-il dans ta saga ? ou pas ?

« Les Enfants de Jafez » est le sixième tome de GEDENE. Il est l’avant-dernier tome du Cycle de Séliandre. Cette information intéressera les lecteurs qui me suivent car « Les Enfants de Jafez » amorcent la conclusion du cycle. Beaucoup de réponses soulevées dans les précédents volumes y trouveront réponse.

Ce volume est très haletant. C’est peut-être le plus rythmé de la série. Je le vois bien transposé au cinéma, tiens. Je peux choisir les acteurs ?

Voyons, voyons qui tu as choisi...

Alors, pour Natalia, je vois très bien Paz Vega ou Winona Ryder.

Pour Murat Mazer, je ne suis pas encore sûr : Javier Bardem a lu le script. J’attends sa réponse ;-)

Intéressant... Hâte de voir ce que ça donnerait ! Le sujet de cet opus, dis-moi ?

Un sujet d’actualité, je dirais. Un virus mortel décime les peuples des Terres de Feu. Voyez ce qui se passe actuellement avec Ebola en Afrique…
Pour ce roman, je déplace ma caméra lors de l’Empire, chez ceux qu’ils appellent les « barbares ».

Pour l’histoire, je vous livre la quatrième :

Une épidémie, particulièrement atroce, ravage les Terres de Feu.
On la surnomme "La Fouilleuse" car elle n’abandonne les corps qu’une fois ceux-ci détruits de l’intér
ieur.

Mazer est un Jafez çocuklari, un Enfant de Jafez. Il appartient à une secte qui a juré de protéger l’héritage saoud contre la menace impériale. Il donnerait sa vie pour la cause.

Quand on lui demande d’ôter celle de l’ambassadeur Ouzam Besriki qui vient réclamer de l’aide à l’ennemi héréditaire, il ne pose pas de questions. Il l’exécute devant l’assemblée des sénateurs et lui dérobe le coffret qu’il s’apprêtait à leur céder. Pourtant, loin d’être félicité par ses supérieurs, ceux-ci tentent également de l’éliminer.

Commencera alors pour Mazer une quête de vérité de laquelle il ne sortira pas indemne.

Qu’à cela ne tienne, Murat Mazer est déjà mort deux fois.

Les personnages ?

Les deux héros – Natalia Al Meiria et Murat Mazer – sont très différents de mes autres personnages de part leur nationalité saoude, mais également extrêmement semblables par leur caractère jusqu’au-boutiste et leur refus des convenances.

Natalia est une scientifique qui, dès le début du livre, découvre un vaccin pour éradiquer le virus. Le laboratoire qu’elle occupe va être détruit et ses recherches seront volées. En mettant tout en œuvre pour les récupérer, elle vivra une véritable aventure faite de trahisons, de surprises, de poursuites et de rencontres.

Murat est un agent saoud appartenant à la confrérie secrète des Enfants de Jafez. Piégé par son supérieur, il va se retrouver bien malgré lui embrigadé dans ce affaire de virus.

TU nous as dis que ce n'était pas le dernier tome. Mais alors ? Ce final (c'est bien ça ?), que nous réservera-t-il ? Tu nous mets l'eau à la bouche ???

Concernant le dernier opus, il est écrit depuis 2010, mais je l’ai revu entièrement deux ans plus tard. Il s’intitulera « L’Equilibre de Dante » et parlera de la sanglante révolte des esclaves-domestique. J’ai déjà la couverture et, sans fierté aucune, je trouve que c’est une des plus belles que j’ai réalisées.

Pour vous faire râler, je peux vous dire que j'ai eu le privilège de voir cette fameuse cover en avant-première... Pas mal !!!

Plus d'infos ??? sur le blog de l'auteur http://grandeuretdecadence.wordpress.com/

"Les enfants de Jafez", le sixième tome de la saga de Gauthier Hiernaux est sorti !
"Les enfants de Jafez", le sixième tome de la saga de Gauthier Hiernaux est sorti !
"Les enfants de Jafez", le sixième tome de la saga de Gauthier Hiernaux est sorti !
"Les enfants de Jafez", le sixième tome de la saga de Gauthier Hiernaux est sorti !
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Rappel des calligrammes : on vote aujourd'hui et ce jusqu'au 30 inclus !

Publié le par christine brunet /aloys

Nouveau numéro de notre revue !
Nouveau numéro de notre revue !

Résultat des votes le 30 octobre, sur ce post !

Les textes par ordre de passage...

Rappel des calligrammes : on vote aujourd'hui et ce jusqu'au 30 inclus !
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