Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

"Le Premier ministre de sa Majesté…", un texte de Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

FIN IMPOSÉE

Inventez une histoire dont la dernière phrase sera : "Plus jamais, il n'eut envie de se réincarner".

"Le Premier ministre de sa Majesté…"

La phrase résonne dans la grande salle. Tout le monde tourne les yeux vers le nouvel arrivant. Costume noir strict, chemise blanche immaculée, petites lunettes d'écaille noires et surtout le nœud papillon… !

Les femmes sont subjuguées par ce personnage à l'allure racée qui sourit de toutes ses dents. Les hommes admirent sa classe. Pourtant il est connu de toutes et de tous, Angelo ! Cela fait près de cinq ans qu'il exerce sa fonction et le pays s'en porte bien. Le chômage a presque disparu, les gens vivent bien, l'industrie est prospère et tout cela grâce à lui, Angelo Musso, fils d'immigré italien qui a gravi tous les échelons de la politique. Certains disent qu'in incarne la réussite.

En ce jour de la fête nationale, cette manifestation publique où le gratin de l'intelligentzia se réunit autour de lui, est le couronnement (actuel) de sa carrière.

Le roi a fait son éloge et tout le monde a longuement applaudi.

"Je suis presque le Messie, pense-t-il dans sa tête de politicien de gauche… Messie, un souvenir de son éducation religieuse de base. Quatre années chez les Jésuites, cela vous forme un homme !

Les semaines et les mois passent et de lourds nuages s'amoncellent au-dessus du royaume. Les accords internationaux volent en éclat, les islamistes d'en mêlent, le Vatican menace et le chômage reprend de plus belle. Angelo voit avec effroi l'approche des élections…

Ce dimanche-là, les résultats commençaient à arriver et cela tournait vraiment à la catastrophe.

Une défaite plus que cuisante. Le parti du Premier ministre sortant prend une belle raclée. Vers minuit, le leader de l'opposition annonce qu'il compte former un gouvernement sans Angelo et ses amis.

Le lundi, Angelo était encore groggy des événements de la veille et de son éviction.

Angelo reprit son métier de professeur dans l'enseignement secondaire. Il abandonna la politique, les honneurs et même son rôle de Messie, sauveur du peuple. Foi de Jésuite !

Plus jamais, il n'eut envie de se réincarner.

Louis Delville

louis-quenpensez-vous.blogspot.com

"Le Premier ministre de sa Majesté…", un texte de Louis Delville"Le Premier ministre de sa Majesté…", un texte de Louis Delville

Publié dans Textes

Partager cet article
Repost0

Un jour, la ville, un poème primé signé Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

UN JOUR, LA VILLE

Un jour couleur de blé se lèvera

Et la ville dévoilera des facettes méconnues.

Les banlieues seront ouvertes sur des jardins d'oiseaux

Et s'épanouiront sur un horizon peuplé d'arbres.

Dans les rues le temps coulera moins vite.

Le presque silence des parcs donnera faim de chants et de musiques.

Un jour, la ville portera des habits taillés dans des pans de soleil

Et les rires des enfants déborderont des écoles.

Les papillons donneront leur nom aux rêves

Et les promeneurs auront les poches pleines de joies.

Dans leurs têtes, résonneront des bruissements d'insectes,

Leurs pas suivront les pas de danse des funambules.

Un jour, la ville aura le visage de la patience

Et les boutiquiers vendront des instants de quiétude.

L'eau des fontaines s'abandonnera à la tendresse

Et répandra les effluves de parfums délicats.

Des mémoires, s'effacera l'ancienne agitation des hommes.

L'amour sera la matière première de la liberté.

Un jour, dans un frémissement de lucidité

La ville offrira à chacun une part de bonheur.

Les citadins s'enivreront des paroles échangées

Et leurs mains rencontreront d'autres mains.

Ils prendront modèle sur l'indolence du chat et son espièglerie.

La violence s'estompera ne laissant que la fougue des mots.

Un jour, la ville célébrera les noces de l'herbe et de l'acier,

De la brique et du lierre, de l'intelligence et de l'émotion.

Les saisons y ricocheront comme dans la campagne,

Un jour, les bonnes volontés se cristalliseront.

Un jour, l'utopie libérera les réalités

Et l'espoir s'enroulera autour des hommes.

Micheline Boland

(Diplôme d'honneur Concours Europoésie 2014)

micheline-ecrit.blogspot.com

Un jour, la ville, un poème primé signé Micheline Boland
Un jour, la ville, un poème primé signé Micheline Boland
Un jour, la ville, un poème primé signé Micheline Boland
Un jour, la ville, un poème primé signé Micheline Boland
Un jour, la ville, un poème primé signé Micheline Boland
Un jour, la ville, un poème primé signé Micheline Boland

Publié dans Poésie

Partager cet article
Repost0

Un article sur "Papillons", le recueil de poésies de Brigitte Piret

Publié le par christine brunet /aloys

Un article sur "Papillons", le recueil de poésies de Brigitte Piret

http://www.brigittepiret-minisite.montaf.com/blog/2008/8

Publié dans avis de blogs

Partager cet article
Repost0

Robert Fontaine dans l'Avenir.net

Publié le par christine brunet /aloys

Robert Fontaine dans l'Avenir.net
Robert Fontaine dans l'Avenir.net

BESONRIEUX

Venise pour un 2e roman

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=dmf20140623_0049424

Natif d’Écaussinnes, l’auteur habite Besonrieux. Après un premier roman «La Chaumette», Robert Fontainenous revient avec un suspens «Après Stéphane». Les deux livres sont étroitement liés. Le point de départ reste cette grande villa du littoral. On retrouve des personnages identiques. Mais les deux ouvrages peuvent se lire séparément. Robert Fontaine nous emmène à Venise. Ville envoûtante mais aussi inquiétante avec ses ruelles tortueuses. Le personnage principal, Raphaël, ne parvient pas à faire le deuil de sa mère. D’autant plus que l’accident d’auto était un acte délibéré. Stéphane, le compagnon de sa mère, a découvert une organisation criminelle. Les rebondissements sont nombreux.«Après Stéphane» Ed. Chloé des Lys

Publié dans articles

Partager cet article
Repost0

La fée et le loup, un conte de Philippe Wolfenberg... Au fait, quelle fin préférez-vous ?

Publié le par christine brunet /aloys

La fée et le loup, un conte de Philippe Wolfenberg... Au fait, quelle fin préférez-vous ?

La fée et le loup

C’était une forêt immense, plantée de mille et une essences et peuplée d’innombrables créatures mystérieuses. Elle et lui y vivaient depuis des âges immémoriaux mais leur première rencontre n’avait eu lieu que peu de mois auparavant. Etait-elle due au hasard ou avait-elle été écrite par quelque force divine en mal de divertissements ? Nul n’aurait pu le dire mais ses conséquences allaient dépasser les prévisions les plus inimaginables.

Sans le savoir, elle s’était aventurée sur des terres interdites : celles de « La Bête », comme on l’appelait là-bas. Perdue au milieu de l’Ardenne, cette forteresse végétale alternait les bouquets d’arbres au feuillage dense et les clairières, parsemées çà et là, où il aimait chasser les proies égarées ou assez téméraires pour affronter les dangers de son invisible présence.

Contre toute attente, l’entrevue se déroula dans une quasi indifférence. Elle se tint sur ses gardes – quoiqu’elle ne fût pas impressionnée – et il l’examina brièvement, à peine ému par sa beauté. Cette attitude réciproque dura quelques semaines car, étrangement, par une magie dont seule la nature connaît les secrets, elle était attirée par ces bois sombres et inhospitaliers et lui, pour quelques instants pendant lesquels le temps arrêtait sa course, enfouissait ses instincts carnassiers au plus profond de son âme animale.

Un jour, un peu plus distraite que d’habitude, elle se trouva prise au piège des branches d’un arbuste mort. Il s’approcha doucement et, avec d’infinies précautions, du bout du museau, il la libéra de sa prison. A cet instant, elle se promit d’amadouer ce loup qui venait de sauver la vie d’une fée.

Patiemment, y mettant toute la tendresse et toute la douceur dont elle était capable et malgré les morsures et les coups de griffes, elle devint l’amie de celui qui était craint par tous. Surpris par ces sentiments auxquels il n’avait jamais accordé le moindre intérêt, et qu’elle lui offrait avec candeur et sincérité, il décida d’être pour elle un ange gardien prêt à donner sa vie pour la protéger de tous les dangers tapis en ces lieux hostiles.

Mais, aussi fort et courageux qu’il fût, il avait oublié que, en renonçant à sa nature première, il allait endurer des tourments inconnus. La petite fée était bien jolie et le loup de plus en plus attiré par elle. D’autant plus que, à défaut d’avoir été voulu, cet amour était partagé. Hélas ! elle n’était pas libre et il en prit ombrage. Parfois, il souffrait au point de redevenir sauvage. Tant bien que mal, elle acceptait les grognements et la vision des babines retroussées sur les crocs menaçants. Quand elle lui en faisait le reproche ou quand elle lui parlait de son propre supplice et de sa peur de le perdre, après un temps de réflexion, il endossait de nouveau son rôle de protecteur et elle lui pardonnait.

(Fin heureuse)

Les années ont passé sans que personne ne sache vraiment ce que sont devenus les amants chimériques. Pourtant, des voyageurs, un moment perdus dans cette gigantesque cathédrale de verdure, prétendent avoir aperçu, à la lueur incertaine de la lune, un loup aux poils grisonnants qui courait entre les épicéas centenaires avec, accrochée à son échine, une fée dont le rire cristallin résonnait alentours. On raconte aussi que, parmi les hurlements du canis lupus, on pouvait deviner les serments des débuts que ni elle ni lui n’ont trahis…

(Fin malheureuse)

Mais, peu à peu, les dissensions entre l’être imaginaire et le féroce animal les séparèrent ; les instincts de possession exacerbés du second ayant fini par lasser la première. La fée s’en retourna vers ceux qu’elle n’aurait jamais dû quitter et le loup disparut à tout jamais des sous-bois enténébrés. Il se murmure que, de désespoir, du haut d’un rocher supportant les murs fatigués d’une ruine, il se serait jeté dans la rivière déroulant ses flots tumultueux quelques dizaines de mètres en contrebas... Cependant, à ce jour, la dépouille de celui qui ne fut apprivoisé qu’une fois dans sa vie n’a pas encore été retrouvée...

Publié dans Nouvelle

Partager cet article
Repost0

Ani Serdent se présente et nous parle de son roman

Publié le par christine brunet /aloys

Oupeye, c’est là que j’habite. Moi c’est Ani Sedent et je suis l’auteur des Chroniques de l’Invisible - Magie en péril.

Pour en revenir à Oupeye, c’est une commune de la région Liégeoise et j’y vis depuis toujours. J’ai fait des études en illustration et si le dessin a toujours été une évidence pour moi, l’écriture l’était un peu moins.

Avec les Chroniques, j’ai comblé une envie qui s’est avérée être aussi forte que le besoin de dessiner.

Les Chroniques de l’invisible et son premier épisode, Magie en péril, racontent les aventures et mésaventures d’un jeune apprenti en arts de la chevalerie et futur héros au service des fées. C’est un roman pour un public jeune où se mélangent contes et fantasy, humour et aventure. C’est une histoire pleine de rebondissements, de rencontres et de lieux plus étranges les uns que les autres.

Attention, ce livre est bourré de magie et cela peut s’avérer dangereux à manipuler. La quatrième de couverture en donne un aperçu :

Nebula s’est échappée !

C’est impossible, mais voilà… elle s’est évaporée ; et quand Valerian se voit proposer d’assister Hortie dans sa traque de la sorcière, le jeune apprenti chevalier s’empresse d’accepter. Tout plutôt que le sempiternel séjour à Camelot en compagnie de maître Merlin.

Malgré son irritation, le vieux mage décide de les accompagner.

Valerian rêve d’aventure ? Qu’à cela ne tienne ! Pourtant, entre nains, dragons et monstres légendaires, les choses vont rapidement se compliquer.

Plaies et bosses sont au programme mais pour un futur héros au service des fées qui doit, rien de moins, que sauver son monde, l’enthousiasme reste son arme la plus efficace.

Ani Serdent se présente et nous parle de son roman

Publié dans présentations

Partager cet article
Repost0

Livres & Co chronique "Le Crapaud", de Philippe Courouge

Publié le par christine brunet /aloys

Livres & Co chronique "Le Crapaud", de Philippe Courouge

http://livres.and.co.free.fr/index.php/2014/05/le-crapaud/

Après l’échec de son mariage et la perte de son emploi, Samuel Launay est revenu sur les lieux de son enfance, l’ile de Ré, pour reconstruire sa vie. C’est d’ailleurs sur l’ile qu’il rencontre Sophie, rencontre qui suscite chez lui de l’espoir pour l’avenir.

Dans le même temps, une de ses anciennes camarades d’école est assassinée. Même si les soupçons se portent sur Samuel, le commissaire Garnieri ne semble pas croire à sa culpabilité. Quand survient un second meurtre, toujours lié à Launay, les soupçons se renforcent.

Ce qui m’a plu dans ce livre c’est d’abord l’ambiance et le lieu où il se passe: j’aime beaucoup l’ile de Ré et retrouver dans le livre des endroits connus m’a procuré un sentiment très agréable.

D’un point de vue de l’enquête, j’ai trouvé le style vif et rythmé et j’ai pris plaisir à suivre une intrigue où les personnages étaient « normaux »: ni profilers, ni serial killers: on a l’impression que l’histoire pourrait être vraie et ça la rend d’autant plus intéressante!

Enfin, et cela semble peut-être être un détail, ce que j’aime beaucoup dans les livres de cet éditeur (Chloé Des Lys) c’est que chaque auteur est libre de la présentation de son texte, ce qui fait que chaque livre est déjà une découverte avant même le début de la lecture.

http://livres.and.co.free.fr/

http://livres.and.co.free.fr/

Publié dans avis de blogs

Partager cet article
Repost0

Il est temps à présent, un poème signé Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

Il est temps à présent


Il est temps à présent de n’être plus à l’heure

D’accrocher aux horloges des lettres capricieuses

De jeter aux tombeaux ces chiffres qui se meurent

D’angoisse et de mille autres pestes mystérieuses


Il est temps à présent de n’être plus à l’heure

J’appolinaire là l’essence même de la poésie

Que les bottines rimbaldent et que les champs de fleurs

Verlainent les nuages au gré de leurs fantaisies


Il est temps à présent de n’être plus à l’heure

Les gares et leurs trains souriront de l’audace

D’accrocher aux wagons des livres et des couleurs

De dépecer les convenances et d’installer des farces


Il est temps à présent de n’être plus à l’heure

De vivre décalés entre les jus du ciel

Les matins de soleil et la sève sur les cœurs

Et de flirter sur les vagues des océans de miel


Il est temps à présent de n’être plus à l’heure

Amis levons-nous et trottinons vers les soirs

Les chants d’amour fleuriront ici et ailleurs

Les matins seront nuits sur d’autres balançoires

Carine-Laure Desguin

carinelauredesguin.over-blog.com

Il est temps à présent, un poème signé Carine-Laure DesguinIl est temps à présent, un poème signé Carine-Laure DesguinIl est temps à présent, un poème signé Carine-Laure Desguin

Publié dans Poésie

Partager cet article
Repost0

L'avis du blog "Au fil des pages" pour le livre de Jeanne Delhombre, Solan, le petit dragon rouge

Publié le par christine brunet /aloys

http://au-fil-des-pages477.blogspot.be/

http://au-fil-des-pages477.blogspot.be/

L'avis du blog "Au fil des pages" pour le livre de Jeanne Delhombre, Solan, le petit dragon rouge
Solan, le petit dragon rouge de Jeanne DELHOMBRE

http://au-fil-des-pages477.blogspot.be/2014/06/solan-le-petit-dragon-rouge-de-jeanne.html

Résumé: Mourant de faim et d’épuisement, le petit dragon est rejeté par les vagues sur la plage lorsque Jono le gentil Notulon le trouve.

Pourquoi et comment a-t-il quitté son île ?

Mon avis: Voila mon premier livre enfant reçu en service presse.

Une jolie petite histoire d'un dragon qui ne peut ni voler ni cracher du feu.

Un rappel au conte du vilain petit canard, version dragonesque.

C'est léger, se lit à tous les âges, et qui peut intéresser toutes les tranches d'âge, et qui peut tenter garçons ou filles.

Ce petit Solan m'a donc emmené dans un petit voyage initiatique, prouvant sa bravoure et son courage.

Je le testerai bientôt sur mes lardons, qui à eux tous, réunissent toutes les tranches d'âge hihi

Points attribués: 7/10

Merci à l'édition Chloé des Lys pour ce petit voyage.

Publié dans avis de blogs

Partager cet article
Repost0

Papy NZILI nous propose un extrait de "Mon histoire avec eux"

Publié le par christine brunet /aloys

 

http://www.bandbsa.be/contes3/papytete.jpg

 

 

« J’aimais l’appeler ainsi, il était mon prince, Lucas. Je vais vous dire d’où cela me venait de l’appeler prince et je sais à l’avance ce que vous allez penser de moi : que je suis un enfant qui a refusé de grandir. C’est très bien. Laissez-moi vous dire que grandir pour moi n’est pas renoncer à son enfance. Y’aurait-t-il une raison à vouloir absolument tourner la page sur son passé ? C’est là que se trouve aujourd’hui encore le meilleur de ce que cette vie m’a apporté. Je chéris mes souvenirs, je les entretiens comme un horticulteur prendrait soin de ses fleurs. Ils sont éphémères, ils s’estompent, ils perdent leur éclat, leur fraîcheur et leur parfum, ils finissent par disparaître et on les oublie. »« J’ai partagé avec mes contemporains la même attente cocasse. J’attendais un homme, qui serait un homme, qui serait mon homme. Puis j’ai vite compris que je devrais savoir manier ma plume si je voulais un jour faire la rencontre de cet homme-là car il n’existerait nulle part ailleurs que dans des scénarios fictifs. Alors, j’ai choisi mon second métier : écrivain. Ainsi, je me suis offert tous les hommes que je n’aurais jamais su approcher dans le monde réel, soit parce qu’ils m’étaient inaccessibles, soit parce qu’ils n’existaient pas. Je me suis contenté de ma fiction. Néanmoins, cela m’a permis de vite tirer une ligne de démarcation entre ce qui est possible et ce qui ne l’est pas, une ligne de démarcation entre ceux qui attendent l’amour de leur vie et moi. Puis un jour, je rencontrai Cecilia. »« Je vais vous dire pourquoi je pense avoir connu l’amour avec René : je l’ai aimé sans savoir pourquoi. Il était d’une gracieuse prestance, mais ce n’était pas mon type d’homme. Je ne me serais pas retourné sur lui dans la rue. J’avais mes critères pour apprécier le physique des hommes. Ceci n’a rien de réducteur car vous en avez tous. René ne correspondait pas à ces critères. C’est pourtant par lui que l’amour vint me visiter dans ma vie. Je l’ai aimé pour son être, pour ce complexe qui était lui. L’ai-je aimé pour la promesse de son amour ? Pareille promesse n’a jamais émané de lui en ce qui me concerne. Il me demanda mon amour,  c’est tout. Il ne promit pas de m’aimer. On n’aime pas une personne comme votre cœur vous le dicte. Aimer quelqu’un c’est être capable de lui donner l’amour qu’il attend de vous. Je pense que je le fis, en bousculant mes habitudes. »« Je m’abstiens de vous parler de la réalité de notre vie conjugale. Ce que nous faisions ou que nous ne faisions pas ne regardait que nous. Moi, je le voyais ainsi. Les Rouvrin, eux, avaient une conception quelque peu différente du lit conjugal. Il s’est passé des choses graves dans cette famille. Ils ont eu des rites d’initiation lorsque Jeanine eut ses dix-huit ans. Son père devait être le premier homme de sa vie. Ils faisaient partie d’une loge très secrète d’occultisme dont je ne révèlerai pas le nom. Jeanine a grandi là-dedans, cela lui a toujours semblé normal. C’était cela la voie de la réussite, c’était cela le monde des gagnants. Elle y a vu plein de grands noms de notre pays, il n’existait pas d’autre voie pour atteindre les sommets. Vous savez, pour vous et moi qui avons appris à réussir par des moyens humains normaux, je veux dire sans cultes mystiques, il est invraisemblable ce genre de pratiques. Jeanine s’est allongée avec son père, puis a été consacrée membre de la loge. Par la suite, elle a pris part à d’autres cérémonies et, au fil des années, elle a avancé dans l’organisation. »

 

 

Papy NZILI

 

 

Papy NZILI nous propose un extrait de "Mon histoire avec eux"

Publié dans Textes

Partager cet article
Repost0