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JM Bernos en invité avec une fiche de lecture d'Hamid Fekhart pour l'Illusion

Publié le par christine brunet /aloys

 

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J’ai lu l’ombre d’une illusion, par Hamid Fekhart

J’ai pu déceler une imagination fertile à commencer par l’idée générale (une ombre qui se détache de son maître pour recouvrer la liberté) jusqu’aux détails qui soulèvent des questions très pertinentes quant à l’essence de l’homme, son développement, ses relations avec ses semblables, avec la nature. Le livre, à mon sens, est une invitation à reconsidérer la vie sous ses diverses facettes, à respecter la sagesse millénaire, à ne pas balayer d’un seul revers de main les legs des civilisations ancestrales…

La courageuse ombre d’Etienne m’a fait découvrir les contradictions des hommes, les inégalités infondées, les vices inutiles… Comme elle nous invite à la sagesse, aux bonnes valeurs et surtout au bon sens.

Les circonstances par lesquelles l’ombre d’Etienne s’est détachée… d’Etienne m’ont d’embléeCouverture (2) donné à réfléchir. N’est-ce pas suite à des difficultés que celle-ci a réalisé qu’elle pouvait réellement se libérer ? 

Maintenant qu’elle s'est libérée, permettez-moi de vous dire ce que l’ombre mobile, volant littéralement, comprenant le langage des animaux, savourant les joies d’autrui, compatissant avec les souffrants, condamnant les inégalités… m’a finalement enseigné.

D’abord une prise de conscience de la dépendance, puis son rejet. « Rien ne peut exister sans cet antagonisme, source de mouvement ». 

Puis cette avidité de découvrir, de connaître, de comprendre. Aussi une invitation à ne pas se détourner de la beauté de la nature, des eaux, des oiseaux des feuillages… Encore une invitation à aimer le travail et surtout respecter les hommes de métier… En un mot : une invitation à aimer ce monde qui est le nôtre.

L’ombre est aussi humaniste. Elle refuse les geôles, l’incarcération arbitraire et surtout sauvage. Elle veut un homme digne, respecté et respectable. Chacun fera sa lecture de cette délivrance « irréfléchie » opérée par l’ombre d’Etienne.

L’ombre tente-t-elle de nous inciter à prêter attention à tout ce qui nous entoure et d’évaluer chaque chose à sa juste valeur ? C’est en tous cas ma lecture. Est-elle subjective ? Je m’en contente largement.

Plus nous connaissons, plus il nous est difficile de nous prononcer et d’affirmer ! La réflexion que l’ombre a faite quant à la « gloire » est si frappante ! Certaines phrases devraient inciter l’humanité à réécrire l’histoire autrement et surtout à réinventer la justice !

Réconciliation, fraternité, équilibre, cohésion, sagesse, concessions, universalité, endurance, compréhension mutuelle… sont des mots que l’ombre d’Etienne, après un long apprentissage, défend, sans l’ombre d’un doute. L’harmonie de l’univers tient à nous. Le plaidoyer de l’ombre d’Etienne est sans équivoque : aimer son prochain comme l’on s’aime.

Etienne n’a pas perdu son ombre, loin s’en faut ! Elle était juste allée s’abreuver dans la nature, dans l’histoire, dans les animaux, dans le fond des hommes : leur souffrance, leur faiblesses, leurs qualités cachées… pour tenter de bâtir une vie meilleure, une société meilleure, un monde préférable, où tout un chacun aura son lot de lumière et de joie…

Je sais maintenant que la lumière existe puisque les ombres existent. Il suffit juste de regarder « un peu loin que son nombril », pour voir cette ombre, preuve irréfutable de sources permanentes et intarissables de bonheur… Pourvu qu’on admette que l’homme est loin d’être une machine à faire… et à se faire mal ! Pourvu qu’on apprenne à écouter attentivement nos ombres… nos consciences…

L’ombre d’une illusion est une leçon de vie. 

Hamid Fekhart

"La pieuvre noire"

Publié dans l'invité d'Aloys

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Christine Brunet a lu "Mon amour à Pompéi" de Christian Eychloma

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

ma photo

 

 

 

 

J'ai lu "Mon amour à Pompéi" de Christian Eychloma

 

 

En choisissant ce roman, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Le précédent étant un récit de science fiction, j'espérais un peu retrouver cet univers. Mais le titre me suggérait un autre genre, plus... romantique. Mais quoi, la curiosité a été la plus forte... 

 

Christian Eychloma nous propose bien un récit de science fiction (quoique... qui peut savoir ?) très documenté tant sur le plan scientifique que sur le plan historique. L'auteur aime rendre ses récits plausibles, une approche déjà exploitée dans "Que le diable nous emporte..."

 

Je dois dire que je n'ai pas tout compris des explications très scientifiques concernant le multivers mais peu importe : on s'en passe sans nuire au récit. Tout est calculé pour. Au départ, un truc m'a gêné, les termes latins (sans doute parce que j'ai détesté mes cours de latin et de grec...) et puis tout s'est peu à peu fondu dans l'histoire, presque naturellement, et tout est rentré "dans l'ordre".

 

Toujours le même style, toujours cette volonté de plonger le lecteur dans un ailleurshttp://www.bandbsa.be/contes3/pompeirecto.jpg presque palpable. Oui, on joue le jeu ! Oui, on se passionne pour les aventures de ce juge un peu fou qui décide d'être le premier voyageur temporel. D'ailleurs, quelle cruche, ce type, qui fait gaffe sur gaffe, sans vraiment se soucier des altérations que ces actions pourraient produire sur le présent. Vous pouvez me croire, je bouillais en lisant ses bourdes même si, indubitablement, elles sont humaines. Imaginez-vous transporté seul, sans aucun appui, dans la Rome antique avec votre savoir, votre conscience, vos a priori... Vous commencez à comprendre jusqu'où nous entraîne Christian Eychloma ?

 

Pompéi, juste avant l'éruption du Vésuve... Une course contre la montre pour... enfin vous verrez bien ! J'ai vécu ces quelques heures de lecture en apnée, en totale immersion dans cette ville au devenir tout tracé... tant et si bien que j'en ai fait des cauchemars en m'imaginant, fers aux poignets, impuissante, mise au secret dans les cachots d'un politicien véreux avec, en ligne de mire, le désastre que nous connaissons tous. 

 

Suspens, suspicion, découvertes, doutes, tout y est. Une aventure passionnante ! Je peux vous garantir qu'on a bien du mal à lâcher le roman. Vous ne me croyez pas ? Lisez-le !

 

Allez, Christian, à quand le prochain ???????

 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

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Publié dans Fiche de lecture

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Christine Brunet a lu "L'une... ou l'autre rive" de Danièle Deydé

Publié le par christine brunet /aloys

ma photo

 

J'ai lu 'L'une... ou l'autre rive" de Danièle Deydé.

 

J'ai toujours voulu lire le premier livre de Danièle Deydé, Histoire en paroles, également édité chez Chloé des lys, mais le temps passe trop vite... et voilà que je me mords les doigts d'avoir remis à plus tard cette découverte après avoir, enfin, lu... non, pardon,... dévoré son roman, "l'une... ou l'autre rive". Pas tout à fait une heure pour littéralement avaler 190 pages.

 

L'auteur nous offre l'histoire d'une déchirure, d'une amitié gravée dans l'amour et la haine, dans les heurts du destin,... non,http://www.bandbsa.be/contes3/uneautrerive.jpg des destins avec un "s", celui de trois femmes qui affrontent la vie avec courage et détermination face aux bouleversements répétés d'une société algérienne à la recherche d'une stabilité entre traditions et modernité, entre générosité et cruauté, entre tolérance et fanatisme. 

 

Accrochée aux mots, aux impressions, aux images et aux odeurs, j'ai vécu intensément les dilemnes d'Adèle, les combats de Samia et les choix parfois contestables de Choline... contestables, peut-être, mais qui peut dire qu'il aurait réagi différemment face au mur implacable de la destinée ?

 

Très bien écrit, un style imagé mais sans excès qui nous fait remonter le temps avec facilité, des dialogues vivants et des réactions vraies qui interpellent lorsqu'on sait que Danièle Deydé a passé son enfance en Algérie. 

 

L'auteur nous propose là un voyage qui commence en pleine guerre d'Algérie et se termine pas très loin de nous, un voyage qui entame une réflexion sur la perte de racines, l'intolérance et le poids du passé.

 

Un livre passionnant à découvrir sans modération.

 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Publié dans Fiche de lecture

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Camille Delnoy, "De dieu(x) et d’autres bricoles les hommes compris"

Publié le par christine brunet /aloys

http://www.bandbsa.be/contes3/delnoytete.jpg
De dieu(x) et d’autres bricoles
  les hommes compris

 Ce monde n’est
 
 Qu’un cri
 Et ce cri me tue
 À petits feux d’un holocauste
 À faire baver les loups-gurus
 Du culte de la bêtise et de la
 Sous mission au divin qui
 Divague dans la vulgarité
 Sanguine marque déposée.
 Combien de livres n'ont-ils pas écrits
 Aux sujets des Verbes
 Peut-être, est-ce l’inverse ?
 Mais ce qui reste stable c’est 
 Le sacrifice 
 En averse de maux et génocides 
 Dogmatisés où la foi n’est que 
 Bouse de certitudes construites
 Sur le chantage et la peur 
 Depuis
 Des siècles d’aveuglement
 Et des millénaires
 
 De beuglements.
 

 Oui, je suis fou voire maudit
 Aux yeux des costumes blancs
 Mauve cardinal et autres variantes
 De l’arc-en-ciel.
Camille Delnoy

Publié dans Poésie

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La préface du roman de Beaudour Allala, La valse des infidèles

Publié le par christine brunet /aloys

 

ba-001-web

Le premier livre de Beaudour que j’ai lu, je m’en souviens très bien. J’étais dans le TGV. J’ai oublié où m’emmenait ce train, mais je me souviens très bien que c’était un matin de printemps ; nous traversions une campagne lumineuse avec des coteaux couverts de vignes. J’ai pris le livre dans mon sac. C’était la Petite Zohra rouge.

Jamais je n’oublierai cet instant de lecture. Dès les premières lignes le ton est donné. Je ne lisais pas des mots, je touchais des braises. Une intensité qui m’obligeait à m’arrêter de temps en temps, comme un coureur qui cherche son souffle. Car Beaudour met un nom sur chaque chose, même celles que l’on garde enfouies au fond de soi. Les pensées, les comportements intimes de Zohra, ses douleurs, ses désirs nous révèlent à nous-mêmes. Ce n’est pas de la gentille littérature, c’est la vie. Crue. Nette. Le parler vrai n’est pas à la portée de tout le monde.

Et je me disais : voilà un vrai livre ! Comment est-il possible d’écrireimage001 (1) aussi juste, aussi fort ? » Pourtant, aucun « grand » éditeur à qui j’ai confié le manuscrit ne l’a retenu. C’est vrai qu’on a beaucoup publié sur ce sujet*, pourtant, à ma connaissance, jamais avec autant de force...

Mais souvent, l’échec conduit à la réussite : je peux en parler en connaissance de cause. L’échec montre le chemin du succès quand on sait regarder dans la bonne direction. Et la publication de la Valse des infidèles réserve sûrement à Beaudour de très bonnes surprises. Personne n’a jamais empêché un véritable écrivain de s’exprimer.  Tous les ruisseaux s’écoulent jusqu’à la mer.

Dans la valse des infidèles, Beaudour reste ce qu’elle était dans la Petite Zohra. incisive, mettant à nu les pulsions les plus profondes, mais sans provocation ; dévoilant l’intimité des femmes et des hommes dans ces tréfonds un peu troubles que nous évitons par faiblesse.

Beaudour a beaucoup à nous dire et à nous apprendre. Cela fait bien longtemps que j’en suis persuadé. Et le public qui n’a que faire des états d’âme des éditeurs parisiens ne s’y trompera pas. C’est une évidence.

*Zohra est une jeune fille issue de l’immigration, française avec des origines tunisiennes.

Gilbert Bordes.

 

 


 

Publié dans Textes

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Chantal Parduyns et son quatrième roman, Le voile et l'alambic

Publié le par christine brunet /aloys

 

http://www.bandbsa.be/contes/alambicrecto.jpg

 

 

Avec ce quatrième roman, je vous propose un voyage extraordinaire dans le temps. Vous l’ouvrez et vous êtes à l’hôtel-Dieu de Sénissel en 1718, vous allez rencontrer quelques malades et partager la vie très privée des sœurs hospitalières. Entre tisanes, électuaires et décoctions, les religieuses se dévouent corps et âme au service des malheureux. Toutefois, ces derniers jours, le cœur n’y est pas : vives tensions, accidents inexpliqués et décès intrigants… Œuvre du Malin ? Châtiment divin ?

 

Bien sûr, cette histoire est une fiction. Quoique… qui peut dire d’où vient l’inspiration ? C’est peut-être l’âme de l’hôpital qui m’a soufflé ses souvenirs dans l’oreille…

Le cadre historique, par contre, est bien réel. Je remercie l’Hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessines de m’avoir donné accès à sa documentation et à ses collections très riches.

 

Extrait

 

- Bonsoir, Madame. Vous désirez me voir, annonce sœur Gabrielle, debout dans l’entrebâillement de la porte. Ses doigts effilés enrobent la clenche de bronze. Elle se tient droite, la tête légèrement penchée de côté, dans une posture toute de noblesse altière, consciente de son rang et de sa valeur.

- Oui. Prenez place, lui intime mère Agathe, en lui désignant la chaise qui lui fait face, de l’autre côté de l’imposante table de son bureau.

Un demi-tour gracieux, sœur Gabrielle referme la lourde porte de chêne. L’habit de toile épaisse à la coupe grossière ne parvient pas à étouffer la beauté de son corps élancé. Puis, elle avance sur le parquet ciré. Elle porte son austère coiffe noire comme un voile d’apparat surmonté d’un diadème précieux. Ses lourds godillots toquent sur le plancher. Elle traverse la pièce, imperméable au regard aiguisé qui la détaille, indifférente à la solennité du décor qui, d’habitude, impressionne le visiteur. Ainsi, Joseph, le fermier, se glisse toujours ici avec révérence, la tête engoncée dans le col de sa grosse veste. Les mains mafflues crispées sur son bonnet, il s’assied du bout des fesses, son œil timide et admiratif effleure la cire des meubles, les dorures des chandeliers et la plume qui court sur le livre de comptes ; jamais il n’a osé poser la main sur le chêne du bureau. Même le ventripotent bourgmestre, si imbu de son importance, semble rapetisser au pied de la grande bibliothèque vitrée.

Evidemment, sœur Gabrielle est habituée aux décors somptueux. Avant d’entrer au couvent et de devenir l’aide compétente de la pharmacienne, elle arpentait les vastes couloirs du château familial, faisait la révérence dans les salons d’apparat. Le caractère extraordinaire de la convocation ne semble pas l’émouvoir non plus. Et elle s’installe comme il convient, le dos droit légèrement appuyé sur le dossier capitonné, les mains posées sur les accoudoirs.

Face à face, les deux femmes se jaugent en silence. La prieure s’est enfoncée dans son fauteuil. Ses mains tavelées aux articulations déformées reposent sur le bureau. Dans son visage impassible, adouci par les flétrissures de l’âge, ses yeux d’ardoise trahissent une détermination froide et tranchante.

http://www.bandbsa.be/contes/parduyns3.jpg

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Charles TRAORE, A la rencontre de l'autre

Publié le par christine brunet /aloys

fiche Traore

Publié dans fiche auteur

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À la rencontre de Pierre Guelff, auteur chez Chloé des lys mais pas seulement...

Publié le par christine brunet /aloys

 

       

 

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À la rencontre de Pierre Guelff


Pierre Guelff, 66 ans, père et grand-père comblé, au parcours professionnel atypique. Jugez-en !
Après des études techniques, il travailla en usine, puis en Algérie comme coopérant technique, avant d’entreprendre des cours de promotion sociale d’enseignant.

Il devint professeur technique et chef d’atelier à l’Institut des Arts et Métiers de Bruxelles. Ensuite, nouvelles études : à l’Institut pour Journalistes. Il entama, alors, la carrière de journaliste professionnel.
Parallèlement, il publia plusieurs ouvrages et, à ce jour, il est exclusivement auteur aux Éditions Jourdan et chroniqueur à VivaCité (radio) et Fréquence Terre (web Radio/France), son retour, après une pénible maladie, à la télévision n’étant pas exclu.

- D’où vous est venue cette passion pour l’écriture ?

http://static.skynetblogs.be/media/26339/dyn004_small150_150_214_jpeg_2527901_2d37ed9e2d6f8049730d492e216d42ac.jpg- Dans mon enfance, je me suis réfugié dans les livres afin d’échapper à des conditions familiales, disons, difficiles, voire hostiles. Sans demander mon avis, je fus obligé de suivre des cours techniques alors que je voulais devenir instituteur ou journaliste. Sans renier mon passé d’ouvrier et de technicien, j’ai mis tout en œuvre pour accéder à mes deux rêves et j’ai réussi, selon moi, également grâce au soutien de proches.

- Heureux de ce parcours, on se doute…

- Surtout heureux d’avoir démontré que ceux qui ne croyaient pas en mes capacités de travail « intellectuel » et qui me traitaient d’« incapable » s’étaient trompés. Pour moi, ce parcours atypique est une belle revanche sur le destin qui m’était dévolu. D’ailleurs, quand je suis invité à présenter mon activité professionnelle dans des écoles situées dans des quartiers dits défavorisés, je ne manque jamais l’occasion de clamer qu’il y a toujours moyen d’accéder à son but, à son rêve, à condition de travailler, travailler et encore travailler, bien entendu, quelle que soit sa condition sociale ! Mais, je l’avoue, ce n’est pas toujours facile et je pense que la jeunesse actuelle devra davantage se battre que moi.

- Néanmoins, vous avez connu un parcours professionnel parfois parsemé d’embûches assez mesquines, semble-t-il !

- En effet, il ne m’a pas toujours été facile, en tant qu’autodidacte ou sorti de l’enseignement dit de promotion sociale, d’être admis dans le milieu du journalisme, a fortiori, lors des événements « Dutroux et Cie », je fus catalogué de « journaliste blanc » parce que je dénonçais avec une certaine virulence des dysfonctionnements et que, par corollaire, je me sentais plus proche des victimes. D’où, de nombreuses invitations sur des plateaux de télévision lors du procès et de fameuses empoignades avec des magistrats, confrères…
Quelques semaines plus tard, j’étais mis au placard pour raisons « économiques » au magazine qui m’employait…

- D’où, votre nouvelle carrière d’écrivain à part entière !

- J’ai effectivement rebondi grâce aux Éditions Jourdan, et, sans forfanterie, cela marche très bien pour moi. C’est tellement vrai, que mon éditeur et moi venons de signer un contrat pour cinq ouvrages, tous destinés également à la France, ce qui est un must. J’ai donc du pain sur la planche jusqu’en 2014 !

 

- Quels sont ces futurs ouvrages ?

- Quatre traiteront de procès aux assises (j’ai été chroniqueur judiciaire et ai couvert quelque 300 procès et, depuis quelques mois, je suis à nouveau différentes affaires dans le cadre de ces prochains livres) et, mon dada : un imposant guide (légendes, lieux remarquables, Histoire et anecdotes…) intitulé « Trésors d’Ardennes ». Ces livres seront aussi publiés en Poche, sur Internet… Étant de condition sociale modeste, j’avais pu bénéficier à moindre coût de lectures fabuleuses grâce aux livres dits de Poche, et je ne l’ai jamais oublié, c’est donc un juste retour – et un honneur, en quelque sorte – dans mon parcours !

 


- Et la radio ?

guelf2-copie-2.jpg- Un ouvrage comme « Belgique Mystérieuse, Insolite et Sacrée » - et, aussi, « France Mystérieuse, 

Insolite et Sacrée – me permet d’être chroniqueur à VivaCité, ce qui est une reconnaissance de mon travail. En cette année 2013, ce sera la sixième saison d’affilée que je « chronique » sur cette antenne et le thème sera « Contes et légendes au Pays de… » (Pays de Charleroi, Botte du Hainaut, Brabant wallon, Ardennes françaises et belges…). De plus, j’assume depuis plus de deux ans une chronique littéraire « Littérature sans Frontières » sur Fréquence Terre (web Radio/France). J’y présente mes lectures (avis aux collègues qui désirent avoir une retombée sur la France !) qui est aussi diffusée sur tout l’Hexagone via des radios FM avec, en plus, un support rédactionnel (quelque 100 000 lectures jusqu’à présent !). Les maisons comme Albin Michel, Presses de la Cité… alimentent régulièrement mes lectures, c’est encore une certaine « reconnaissance » !

 

- Et la télévision ?

 

 

- De très graves ennuis de santé (importante opération cardiaque) étant derrière moi (je l’espère !), ilguelf3.jpg n’est pas exclu que je me retrouve devant les caméras de télévision, mais j’hésite encore car c’est fort stressant… Pour retrouver la forme, je refais du sport quotidiennement (30 à 40 km de jogging par semaine, du fitness, du stretching…), je surveille mon alimentation, j’essaie de positiver !

 

- Votre plus grande fierté ?


guelf4.jpg- Outre le fait d’être un père et grand-père comblé, de partager de manière harmonieuse une vie intime et familiale, de pouvoir à nouveau travailler, même sur un rythme plus modéré, ce dont je suis également fier, c’est que l’ancien ouvrier que je suis a obtenu quelques prix littéraires, la reconnaissance de la RTBF et de TV5 Monde, que les ventes de mes ouvrages atteignent parfois des chiffres que je ne pouvais pas imaginer, et, aussi, d’avoir la confiance d’un éditeur de l’importance de Jourdan. Une réelle complicité existe entre lui (et son équipe) et moi. Je me sens soutenu et apprécié, ce qui est primordial pour un auteur. Pour ma part, je tente au maximum de valoriser cette maison d’édition.

- Un (nouveau) rêve littéraire ?

- J’ai sous le boisseau un récit historique se déroulant au Xe siècle et j’espère le publier d’ici deux ou trois ans.

 

Principaux ouvrages

 

. Long est le Chemin de Compostelle, Dédale Éditions, Paris, 1990.

. Henri Suetens : le cancer, ma bataille, Éditions Frédéric, Braine-L’Alleud, 1990.

. Sur les traces des Enfants de Salomon, Éditions Frédéric, Braine-L’Alleud, 1991. (Prix des Auteurs de l’Année de la Communauté française, Prix « Arts et Lettres de France », Prix de la Ville de Versailles).

. Le Matin des Géobiologues, Éditions Savoir pour Être, Bruxelles, 1992.

. Belgique sacrée, Belgique magique, Éditions Savoir pour Être, Bruxelles, 1992.

. Père Samuel, prêtre, guérisseur et exorciste, Éditions Savoir pour Être, Bruxelles, 1993.

. Sites sacrés, Cités magiques, Éditions Savoir pour Être, Bruxelles, 1993.

. La mystérieuse saga des Templiers, Éditions Savoir pour Être, Bruxelles, 1993. Deuxième édition : 1994.

. Dialogue entre un prêtre traditionaliste et un franc-maçon, Les Presses du Lion, Courcelles, 1994.

. Moi, Nathalie, violée par mon père, Les Presses du Lion, Courcelles, 1994.

. Sorcières, porte-bonheur, Les Presses du Lion, Courcelles, 1994. Rééditions : 2000 et 2002.

. Guide sacré du Chemin de Compostelle, Les Presses du Lion, Courcelles, 1995.

. Voulez-vous devenir franc-maçon ?, Collections Livres, Bruxelles, 1996.

. Vierges noires, Vierges mystérieuses, Collections Livres, Bruxelles, 1997.

. Le Cherchant de Lumière, Éditions des Trois-Monts, Auxerre, 1999.

. La saga Dutroux, chronique d’un scandale politico-judiciaire, Éditions Rouchon, France, 2004.

. Marc Dutroux : le procès de la honte, Éditions Rouchon, France, 2004.

. Charleroi-Bagdad, vie et parcours d’une kamikaze belge, Éditions Jourdan, Bruxelles-Paris, 2006.

. Le Diable et la Sorcière, essai, Editions Chloé des Lys, Barry, 2007.

. Belgique mystérieuse, insolite et sacrée, Éditions Jourdan, Bruxelles-Paris, 2007.

. L’impératrice et l’enlumineur, roman historique, Éditions Jourdan, Bruxelles-Paris, 2008. (Prix « Arts et Lettres de France », Prix de la Ville de Rouen).

. Le petit Livre de la sagesse et de l’Esprit maçonniques, Éditions Jourdan, Bruxelles-Paris, 2008.

. Histoires de crimes d’Amour, Éditions Jourdan, Bruxelles-Paris, 2009.

. France Mystérieuse, Insolite et Sacrée, deux tomes, Éditions Jourdan, Bruxelles-Paris, 2009.

. Sur les pas des Francs-maçons, Éditions Jourdan, Bruxelles-Paris, 2010.

. Curieuse histoire d’une stigmatisée, Éditions Jourdan, Bruxelles-Paris, 2011.

 

 

Site web officiel : www.pierreguelff.info

 

Également sur facebook.

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Chantal Parduyns et son dernier roman "Rencontres du métro-type"

Publié le par christine brunet /aloys

 

http://www.bandbsa.be/contes3/rencontres.jpg

 

J’achète un petit bout de papier Je me promène, l’œil aux aguets Dans les wagons, dans les stations. Des silhouettes grises s’allument. Et ces feux follets m’entraînent Dans une autre dimension. Derrière le voile du quotidien, Se déploient des mondes sans fin Où ces personnages animent mes fictions.

 

Le décor est planté, les personnages attendent le lecteur pour se remettre à vivre. Il me reste à vous appâter avec un petit extrait…

 

 

Les couloirs du métro sont quasi vides. Dans la grande ville, c’est encore le petit matin. Il faut être exilé dans la campagne profonde pour s’agiter aux aurores ! On pourrait aussi être tard le soir ; la cité souterraine est pareille aux heures extrêmes de la nuit. Ici, pas question de lire l’heure au soleil ; la lumière crue des néons tombe à la verticale, toujours la même. Il n’est d’ailleurs pas besoin de suivre la course du jour dans le ciel : partout, des horloges immenses et des panneaux horaires illuminés imposent le compte du temps qui file. Et puis, la cité du métro vit à son propre rythme, syncopé et rapide : celui des rames bruyantes qui vont, s’arrêtent, viennent, poussant devant elles de puissants souffles de poussières chaudes.

 

Les sans-abri viennent d’abandonner leur dortoir nomade au piétinement pressé des premiers voyageurs. Un petit troupeau de silhouettes armées de sacs brasse l’air ; le remugle suffocant d’urine, de sueur nocturne et de vomissures avinées qui s’agrippait au sol enfle, se répand, s’épanouit au niveau de mes narines. Plus tard, quand la masse des voyageurs envahira les souterrains, les effluves d’after-shave et de parfums absorberont le relent nauséabond. Pour l’instant, l’odeur âcre est insoutenable et je retiens ma respiration, comme tous les matins. Je traverse le couloir lugubre décoré de tags sans espoir ; mes yeux, encore perdus dans le sable des rêves, ne les voient plus ; mes pieds avancent évitant machinalement les aspérités du sol, les déchets variés et les flaques pisseuses. Je respire économique jusqu’à la placette souterraine où des commerçants affairés fournissent des nourritures rapides à des clients pressés. Ici, l’odeur chaude des croissants sature l’air. Toujours pas question de respirer à pleins poumons : les exhalaisons grasses, viandeuses ou sucrées, me soulèveraient le cœur.

 

Descente sur le quai presque désert. Une musique agressive essaie désespérément de créer une atmosphère entraînante et conviviale. En face, au-delà des rails, une foule compacte attend, résignée.

Bientôt, un mugissement accourt des profondeurs, une tempête de poussière se précipite : dans le trou noir, un métro surgit, freine, pile.

http://www.bandbsa.be/contes/parduyns3.jpg

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Un interview dingue, dingue... Ah, Carine-Laure... Desguin, bien sûr, lorsqu'elle s'y met...

Publié le par christine brunet /aloys

-34 recadré 3Bonjour à tous !

L’autre jour, peinarde, cool, je me baladais dans un endroit dont je tairai le nom. J’aime les secrets ! Je me dis « paie-toi un bon p’tit verre ma vieille », je rentre dans un bistrot et plops, qui je vois ? Devinez ? Christine Brunet ! Elle baratinait le barman, question de son dernier roman policier « E16 ». Le gars lui expliquait, entre deux cocktails et avec de très grands gestes,  qu’il avait lu les deux premiers romans et qu’il s’impatientait, il voulait connaître la suite des aventures de cette aventurière, Aloys. Je pensais être tranquille et boire mon p’tit verre dans mon coin mais non, voilà que Christine se retourne et se lance sur moi. Moi qui aspirais à quelques minutes remplies de paix et de calme, c’était foutu.

— AH, salut Christine, je pensais justement à toi ! ( C’est pas vrai, j’avais un texte dans la tête et j’avais envie de griffonner deux ou trois phrases) Tu boiras bien un verre avec moi ! ( Faut bien être gentille, parfois)

— Oh volontiers Carine-Laure ! Des projets en ce moment ?

Bordel, c’est toujours la même chose avec cette hyperactive, elle s’imagine que tout ‘monde lui ressemble, un projet à droite, un livre à gauche et six séances de dédicaces par semaine.

—Non, je me repose ! Tu bois ? Moi j’aurais bien envie d’un muscat de Beaume de Venise, et toi ?

— Moi, un coca light !

Ben v’là aut’chose maint’nant, elle se fout de moi ou quoi ?

— Oh Carine-Laure, tu mens ! Je vois que tu mens ! Tu bouillonnes et ne me dis pas que ta tête est vide ! D’ailleurs, tu sortais ton cahier et ton crayon, je suis certaine que tu allais écrire…

— Non, je commençais ma liste de courses, beurre, œufs, salami…

— Menteuse !

J’éclate de rire et je me dis que je ne sais rien dissimuler. Et puis, à quoi bon ? Autant partager un peu les choses quand elles ne sont pas trop merdiques.

 — Ben deux projets me tournent dans la tête…

— Tu vois bien Carine-Laure ! Alors raconte !

Obligée de capituler sinon Christine Brunet me harcèlera jusqu’au moment où j’aurai craché un petit morceau.

— Tu connais l’évènement « art balade » à Charleroi ?

— Hum, hum, ça me dit quelque chose…

— Oui souviens-toi, en 2010 ou 2011, le temps passe si vite, j’avais participéimage-1 à cet évènement ou plutôt, j’avais accompagné un participant.

— Ah oui, ton texte racontant la vie de Piet Vandenhende était installé dans une vitrine de cette grande librairie de Charleroi et…

— C’est ça ! Piet présentait des sculptures à la librairie « Molière » et il avait eu la gentillesse de mettre mon texte aux côtés de ses œuvres.

— Tu veux bien ne pas m’interrompre, j’allais te le dire, je me souviens très bien Carine-Laure Desguin !

— Ecoute Christine Brunet, l’autre jour c’est toi qui me clouais le bec et cette fois, ce sera moi ou sinon, je me tais et ton papier pour les blogs, tu ne l’auras pas. Na !

— Soit Carine-Laure, soit ! Merci garçon !

On trinque un coup à tous nos projets car Christine Brunet et moi, on se dispute sans cesse mais on s’aime bien. Obligées, nous sommes dans la même maison d’édition et Laurent Dumortier, le boss, préfère une équipe pacifique. On le comprend. Déjà qu’éditer des romans policiers desquels coulent le sang et autres joyeusetés…

Je poursuis.

— Donc, chaque année, des commerçants de la ville accueille un artiste ou deux. Ou plutôt leurs œuvres…

— Ah, ce n’est pas toi qui seras en vitrine…

— Pfffff ! Je ne te réponds pas ! Je continue…Le comité organisateur a lancé un appel aux artistes peintres et aquarellistes et j’ai pensé que mettre en évidence deux ou trois de mes textes ne serait pas une mauvaise idée. Ce qui fut accepté en deux temps et trois mouvements. Trois de mes textes seront donc visibles dans la vitrine de chez Omniburo, rue de Dampremy à Charleroi ! C’est magique ! Mes textes dans une papeterie, génial !

— Si tu le dis ! Et tu as les dates ?

— Oui, minute, impatiente que tu es ! Laisse-moi boire une fois ! Les œuvres seront installées du 10 mai au 5 juin 2013 et tout le monde pourra voter ! Donc si tu comprends bien…

— Oui, explique car je ne comprends rien à ton histoire…

— Pas compliqué pourtant ! Pour une fille comme toi qui jongle avec des histoires d’espionnage…Bref ! Les commerçants de Charleroi accueillent dans leurs vitrines des œuvres de peintures ou autres. Un circuit sera prévu et toutes les explications seront distribuées dans tous les commerces de la ville ! Votez pour mes textes ! Votez pour mes textes !

— Oh ! Du calme Carine-Laure, du calme ! On reviendra sur cet évènement dans quelques semaines car…

— Votez pour mes textes, votez pour mes textes !

— Tais-toi Carine-Laure et ne crie pas comme ça ! Tout le monde nous regarde ! Non, ne vous inquiétez pas, c’est juste Carine-Laure qui s’exprime….pardon ? Oui, c’est Carine-Laure Desguin…Oui….Dépêche-toi, raconte-moi la suite de tes projets car tout ce monde, ces yeux braqués sur nous, ça m’énerve, ça m’énerve…

— Ah, ah, ah, j’adore quand tu t’énerves !

— Continue et débite des trucs intéressants et pas tes âneries imbéciles !

— Pfffff, on peut pas s’amuser avec toi ! Moi j’aime bien, tous ces gens qui se demandent ce que nous nous disons…Je vais leur distribuer mes tracts concernant mes deux premiers livres, tiens...A propos, tu sais qu’il est possible que je donne des cours de poésies !

— Toi ? Des cours de poésies ! Ben ça alors ! Tu enseigneras aux élèves, ces pauvres petits, tes histoires d’oiseaux de ville et autres machins ?

— Christine Brunet, je sais que toi et la poésie c’est deux, mais moi j’aime ça ! Et puis, je n’enseignerai pas à « de pauvres petits » mais bien à des adultes majeurs et vaccinés !

— Ah !

image2— Oui ! La ville organise des activités pour le troisième âge et une section poésies sera

Ouverte…

— Passionnée Carine-Laure, j’ai l’impression que d’en parler tu prends feu ! Tu connais déjà la direction de tes cours ? Et puis, es-ce que tu sauras donner cours, hé, hé ?

— Non mais dis donc Christine Brunet ! J’ai quand même mon diplôme d’aptitudes pédagogiques !

— Ah !

— Oui, ah ! Et prends une de mes cacahuètes, ça t’aidera à réfléchir avant de parler ! La direction de mes cours disais-tu, oui, je réfléchis…De toute façon, une séance de présentation sera organisée le mois prochain. Et je saurai bientôt à quelle date et dans quel local. A Charleroi, bien sûr ! Durant cette première séance, les futurs participants m’éclaireront et me diront ce qu’ils attendent du cours….Pour ma part, j’espère lancer  à la fois de la théorie comme …

— Comme par exemple ?

— Ce sera d’après les desiderata, mais disons que nous pouvons traverser les grands courants de la poésie et s’attarder sur l’un ou l’autre poète. Mais ce qui me tient à cœur ce serait bien sûr que ces cours soient interactifs, que les élèves aient l’envie d’écrire des textes et à ce moment-là, tout est permis et plein de possibilités s’ouvrent à nous comme…

— Comme ?

— Comme une expo de textes, comme un recueil collectif, comme des jeux…

— des jeux ?

— Oui, des jeux ! Cadavres exquis …

— Boira du vin nouveau ! Oui, je connais ! Ne me prends pas pour une sotte sous prétexte que je n’aime pas trop la poésie, Carine-Laure Desguin !

enfantsjardinr— Pfff ! Je ne te réponds pas, je continue. J’aimerais que les participants se divertissent et apprennent en même temps. Et aussi qu’ils créent eux-mêmes et s’aperçoivent qu’ils sont capables ….

— Je suis perdue, tu résumes ?

— C’est moi qui bois de l’alcool et toi qui se perds ! Bref ! Je donnerai les lieux et dates de ce cours de poésies ! Qui sera axé selon les desiderata des élèves ! Comme je prône les libertés, je ne vais certainement rien imposer ! D’ailleurs, je mettrai une boîte à idées et chacun pourra déposer ses idées afin de diriger au mieux ce cours qui se donnera une fois par semaine, le vendredi après-midi. A Charleroi !

— Tu prendras bien un second verre, Carine-Laure. Je parie que tu as soif…

— Puisque tu le dis !

Christine commande deux verres et puis un silence de quelques minutes s’installe. Christine note et note et note. Puis elle relève la tête et demande :

— Tu ne m’as pas signalé les titres de tes trois textes qui seront dans la vitrine de chez Omniburo…

— C’est grave Christine Brunet ?

— Carine-Laure Desguin, tu fais souvent les choses à moitié, en traînaillant ! Et moi je ne suis pas comme ça, je marche jusqu’au bout !

— Pffff ! Attends deux secondes, ça me revient…

— J’attends mais pas deux heures, je dois lancer les articles sur les blogs, contacter Bob Boutique pour le prochain actutvgoogle, Laurent Dumortier au sujet des salons et des séances de dédicaces et…

— Dis Christine Brunet, tu crois que je glande ? Tu vois bien que je cherche…Voilà, ça me revient ! Les textes choisis : « Dans mon pays », « L’arrivée », « Jusqu’au matin ».

— Et dans ton recueil « Spirales urbaines », ces textes seront …

— Oui ! Ces trois textes seront inclus dans le recueil « Spirales urbaines » queLes-enfants-et-preparation-art-balade-005.JPG

 

 

 

j’attends d’une semaine à l’autre…

Et puise encore une cacahuète Christine Brunet car je parie que tous ces poèmes t’étouffent…

— Non, ça ira, t’inquiète Carine-Laure Desguin…Et n’oublie pas des photos de ces évènements car…

Je n’ai pas entendu la fin de sa phrase. En même temps qu’elle me parlait elle avalait des cacahuètes, elle enfilait sa veste, elle faisait signe au barman, elle glissait son carnet de notes dans la poche de son jeans et décrochait son gsm….

 

http://carinelauredseguin.over-blog.com

 

 

Publié dans interview

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