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Devoir et mémoire, Henri Beaudout... Deux retours de lecture sur http://powers-of-words.blogspot.fr/ et http://freelfe.blogspot.fr/

Publié le par christine brunet /aloys

http://www.bandbsa.be/contes2/devoirmemoirerecto.jpg
Devoir et mémoire

Henri Beaudout

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Comme le titre le laisse deviner, Devoir et mémoire se penche sur les souvenirs d’un homme. Mais Henri Beaudout n’est pas n’importe qui : jeune français âgé de dix-sept ans lorsque la guerre éclate, il rejoint le maquis et combat pour son pays. A travers de nombreux petits épisodes, il retrace son parcours durant cette période tourmentée, de 1940 à 1946.

D’un point de vue purement visuel, on ne peut pas dire que cet ouvrage soit une réussite. Si les couleurs de la couverture s’accordent au thème abordé, les images en gâchent quelque peu l’effet de par leur médiocre qualité. On ne peut malheureusement que deviner ce qu’elles représentent, et le texte est lui aussi trop pixellisé pour être agréable. Ce qui est appréciable, par contre, c’est la courte biographie de l’auteur qui accompagne le résumé sur la quatrième de couverture. Puisqu’il s’agit d’une autobiographie, c’est un élément très important à mes yeux.

Le roman est divisé en six chapitres, eux-mêmes découpés en courtes parties. Chacune d’entre elles est introduite par un petit dessin simple qui attire l’œil et illustre en quelque sorte ce qui est raconté dans les quelques pages à suivre. J’ai ressenti ces quelques parties comme des épisodes variés de la vie d’Henri Beaudout, nous donnant un aperçu général de son parcours, dotées de petites anecdotes concernant la guerre, ses rencontres et bien d’autres choses encore. Elles peuvent donc être lues plus ou moins indépendamment les unes des autres, et il n’est pas nécessaire d’effectuer la lecture d’une seule traite pour bien comprendre.

Du point de vue des événements, il est bien sûr difficile d’émettre un jugement car il s’agit d’un témoignage. Henri Beaudout n’invente pas une histoire, il raconte ce qu’il a vécu et tente de nous transmettre ses émotions, ainsi que l’atmosphère de cette terrible guerre. Il est parfois tout de même difficile de suivre l’action, car de scènes très lentes, on passe à une succession d’événements de la plus grande importance, suivis d’ellipses et de petites histoires apparemment anodines. J’ai personnellement eu de la peine à avoir la notion du temps qui passait lors de ses aventures, tout comme à me représenter à quelle étape se trouvait la guerre. Je pense qu’il aurait été préférable de donner des informations plus générales sur les événements qui survenaient dans le monde entier, mais une fois encore, c’est un choix de l’auteur, qui a préféré se concentrer sur ses propres souvenirs.

Pour continuer dans la même direction, on est rapidement plongé dans l’univers du maquis. Toutefois, pour quiconque n’y connaît rien, ou pas grand-chose – ce qui était mon cas – il est parfois peu aisé de comprendre ce qu'il se passe réellement, qui est qui, et quel est le but des opérations entreprises. Les abréviations sont généralement explicitées (encore que retranscrire un acronyme en toutes lettres n’aide pas forcément à expliquer ce que ce dernier signifie), mais il y en a tellement, et ajoutés à la présence de mots très spécialisés, ils rendent la représentation de cet univers si particulier peu aisée.

Néanmoins, on arrive sans trop de difficultés à imaginer les horreurs de la guerre et les épreuves traversées par le narrateur. Henri Beaudout a des choses à dire, impossible de le nier. J’aurais toutefois souhaité être plus touchée par l’histoire, par le personnage, et plus entraînée par le récit. Je pense que le style d’écriture est en grande partie responsable de ce manque d’émotions de ma part, et je dois même avouer qu’il m’a troublée. Quelque peu haché, les phrases courtes au style oral sont alternées avec d’autres très longues, me donnant une sensation de déséquilibre permanent. La présence, aux côtés de mots familiers, voire argotiques, de vocabulaire soutenu m’a paru étrange, et plusieurs fautes d’orthographe et de typographie ont gêné ma lecture.

Devoir et mémoire est toutefois un roman qui vaut la peine d’être lu, car il nous plonge dans l’univers des maquis d’une manière inhabituelle. Le titre est bien choisi : il faut se souvenir. Les courts épisodes sont agréables à lire, même s’il est parfois un peu difficile de saisir la direction de l’œuvre entière et de mettre en relation les événements bien connus de la Seconde Guerre mondiale et la vie personnelle d’Henri Beaudout. Ce livre plaira à tous les amateurs d’autobiographies et de récits retraçant l’histoire de clandestins sous l’occupation allemande. J'ai personnellement apprécié cette lecture, bien qu'elle ne figure pas dans mes coups de cœur. Je remercie donc les Éditions Chloé des Lys pour leur confiance et le forum A&M pour l'organisation de ce partenariat.
http://powers-of-words.blogspot.fr/
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Devoir et Mémoire, d'Henri Beaudout est un roman autobiographique qui nous raconte l'histoire de cet homme durant la Seconde Guerre mondiale. Dans une petite préface, l'auteur nous confie avoir fini l'écriture de ce livre en 1977. Par respect pour les gens qu'il cite et pour ne pas raviver de mauvais souvenirs, il a attendu que la majorité d'entre eux soient en paix pour nous transmettre son histoire.

Encore une fois, la couverture de ce livre est très moyenne : nous y retrouvons beaucoup de pixels et des couleurs grises qui ne sont pas très attrayantes. Le prix de ce roman de 330 pages est de 27,90€ : très cher, surtout pour un "auteur" inconnu. Personnellement, je n'ai jamais entendu parler de ce monsieur, même pour ses exploits. Et ceux-ci risquent de rester inconnus à cause de ces points faibles…

Peut-être est-ce à cause du style d’écriture peu fluide, mais je ne me suis pas senti émue par les exploits de ce monsieur. Je ne me permettrais pas de juger cette histoire : c’est l’histoire qu’il a vécu, les exploits qu’il a réalisés et les erreurs qu’il a commises. Qu’aurions-nous fait à sa place ? Aurions-nous eu autant de courage ou d’intrépidité ? 

Cette période signera pour lui la fin d’une innocence parfaitement bien ressentie dans le roman. Au tout début, il n’est encore qu’un adolescent rêvant de faire la guerre. A la fin, il est une toute autre personne, qui ne pourra jamais oublier ce qu’elle a vu et fait. Il lui faudra apprendre à vivre avec, mais le roman ne raconte pas cette période. Cependant, l’auteur nous confie avoir écrit ce roman dans ce but : apprendre à vivre avec ce qu’il avait vécu et pour que personne n’oublie.

Pour en revenir à l’écriture, j’ai aussi été surprise par le style familier du roman. A cause de l’âge de l’auteur et de la période que le livre raconte, je ne m’attendais pas du tout à cela. Ce style me fait plutôt penser à un roman écrit récemment. 

Lisant beaucoup de livres sur la seconde guerre mondiale, je dois cependant avouer que mes connaissances portent surtout sur la souffrance infligée aux Juifs et aux déportés. J’ai, pour le moment, peu lu sur la Résistance elle-même. J’espérais que ce roman m’apporterait quelques connaissances. Ce qui fut en effet le cas, mais celles-ci restent quelques peu brouillonnes et compliquées à saisir à cause d’un vocabulaire trop particulier. 

Que conclure de ce livre ?

Je n'ai pas envie de descendre ce roman, qui est une histoire vraie. Il est vrai qu’il m’a peu plu mais il mérite qu’on lui porte de l’attention et je pense que les lecteurs s’intéressant à cette sombre époque ainsi qu’aux autobiographies relatant exploits et désastres seront comblés !

Publié dans avis de blogs

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Colette Brohée présente "Florilège" et "Voyages Intérieurs"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

http://www.bandbsa.be/contes3/broheetete.jpgJe me présente: Colette BROHEE, née à DOUR le 1er avril 1945. Après des humanités "gréco-latines",  j'ai entamé une carrière d'institutrice primaire et suivi parallèlement une formation de bibliothécaire. J'habite Mons depuis plus de 40 ans, j'y ai suivi des cours d'histoire de l'art à l'Université du temps libre et des cours de peinture.

Je suis membre du cercle littéraire du Hainaut "Clair de luth" où j'y présente mes poésies classiques et libres.

Je suis venue à la poésie après avoir rencontré Emilie Dubrunquez  qui donnait des formations de poésie classique.

J'écris surtout pour le plaisir de m'exprimer, pour mes enfants, pour le besoin de créer.

Songeuse, rêveuse, parfois mélancolique, je suis très sensible à la musicalité des vers de Rimbaud, Verlaine, Marguerite Debare-Valmore, de même qu'à la superbe liberté poétique de Paul Eluard. "

 

 

http://www.bandbsa.be/contes3/floril%C3%A8ge.jpg"Florilège" est un kaléidoscope de poésies classiques qui parfois sous forme de ballades dévoile tout en rimes la sensibilité, les  anecdotes du jour, les passions diverses, les instants de bonheur ou les peines.

C'est un recueil fait avec cœur dans la joie mais parfois aussi dans la douleur.

Il suffit parfois d'un mot, d'une photo ratée, d'un dessin de jeunesse, d'une vieille dentelle pour que jaillisse le poème.

L'assemblage de deux photos agrémenté de branches recueillies sur place donne naissance à une histoire.

Le silex retrouvé dans le limon fait renaître la Préhistoire.

L'amour fou de la nature se transforme en prière.

La préciosité des dentelles de Bruges et des Primitifs flamands inspire le respect du sonnet.

La mer, dans son éternité, fait entonner un chant dès le "réveil" et la terre nourricière, la terre "aux multiples visages" dévoile "tout ce qui gronde".

Et l'on entend la cantilène du "carillon" dans la ville qui parfois se pare de mille fleurs, le jardin devient source de ressourcement.

Ce livre est illustré par des montages effectués parfois à partir de fleurs fraîches scannées sur support de photos, tissus, souvenirs…


 

 

http://www.bandbsa.be/contes3/voyageinterieur.jpg"Voyages intérieurs" est le premier recueil de poèmes de forme surtout classique qui exprime un cri de l'âme en joie ou en détresse. C'est un cri du cœur à partir d'un mot, d'une idée, d'une sensation, d'une souffrance, d'une joie, d'un parfum ou d'un sentiment. C'est surtout une délivrance, un plaisir extraordinaire d'écrire.

 De la "Supplique" à "Aimé de la terre" il y a tout un cheminement de redécouverte de soi-même.

Parfois paisible "Soir d'été" parfois mélancolique dans " Le "Passager", cette poésie est en recherche.

La mélancolie d'un "Jour d'automne" a cependant donné la joie d'écrire un sentiment pour parvenir à "Aimer" qui est la fin de tout.

"Le vent" qui fait vibrer la feuillée ne lève pas ses secrets  et l'angoisse de "Nocturne" attend un "Espoir bleuissant".

Mais l "Harmonie" est parfois subtile et se charge de "Sagesse".

Si le ciel est obscur, il faut un "Vœu" qui apaise les âmes.

Et si l'oiseau se plaint de l' "Orage" il attend confiant et sûr.

Ce recueil est illustré par des peintures réelles et personnelles et des montages à partir de scanners de sable ou coquillages collés sur supports de photos, illustrations.

 

 

Je suis l'amante du jour

De l'aube claire assoiffée

De rires, d'élans d'amour

Qui font vibrer la rosée

 

Je suis l'amante des heures

De soleil blond étonné

En la clarté qui demeure

De voir le monde à ses pieds

 

Je suis l'amante des heures

Qui chantent d'or et de bleu

Et font rire les couleurs

D'aquarelle de tes yeux.

Publié dans présentations

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Beaudour Allala nous informe que...

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Beaudour-et-sculpture-homme.jpg

 

 

 

 

 

AVIS !!!!

 

 

 

 

Le site Web de Beaudour ALLALA est désormais en ligne à l’adresse 

 

 

www.beaudour.com link



L’auteure vous informera ainsi de la date de parution de « La valse des Infidèles », mais aussi vous révèlera les titres de ses deux prochains romans, en écriture, avec des extraits.



Ce site s’ouvre sur le titre  «Caph ART naüm », pour découvrir également d’autres créations :  l’ensemble de ses réalisations audiovisuelles ainsi que ses sculptures. 

 

 

 

 


Publié dans ANNONCES

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Alexandra Coenraets nous propose un nouvel extrait de "Naissance"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

naissancer.jpg

Flash

Dans ma chambre, dans mon lit, une petite fille. Je vois tout du dessus. Il a sauté sur moi avec une rage incroyable, je ne sais pas ce qui m’arrive, je tremble, je ne comprends pas, je me disloque, il me foudroie, je ne veux pas, je n’ai pas le choix, je refuse, je sors de mon corps. Il me salit de ses mains gluantes et dégueulasses. C’est une invasion. C’est abominable. Je veux disparaître.

 

 

Laurence n’appartenait qu’à elle-même, il le savait. La liberté qui faisait son essence, il en souffrait.

Mais c’était ainsi.

Il réalisa qu’il ne pourrait jamais la conquérir totalement. Il goûtait, il savourait ces instants où il pouvait la posséder charnellement, où il avait l’illusion qu’elle n’appartenait qu’à lui, que jamais plus elle ne poserait son regard sur un autre homme, que jamais plus il n’éprouverait du désir pour une autre femme.

Il soupira encore.

Et tressaillit.

Etrange, cette douleur dans la poitrine. A quel point craignait-il de s’attacher ?

 

J’ai honte.

 

J’ai honte de la « peau contre peau », du « corps contre corps », des frottements, des bruits, des soupirs, des halètements, de la transpiration.

Je n’ai pas honte au moment même, j’ai honte quand je m’en rappelle.

Je voudrais que cela n’ait jamais existé.

 

Je voudrais creuser la terre jusqu’au centre, jusqu’à en avoir les doigts et les bras meurtris, pour y enfouir le souvenir de ces moments « chair contre chair », ces moments qui me crient que je suis humaine. Je ne supporte pas de m’en rappeler.

 

Je sens mon corps, je vois ma chair, je sens que je vis.

Je me sens sale.

 

Je sais que j’ai eu du plaisir quand Géniteur m’a fait « ça ». J’en ai honte encore aujourd’hui.

 

Je viens de lire récemment dans un livre que le plaisir sexuel était physiologique. D’en avoir ressenti alors ne fait pas de moi une coupable, ni une responsable de ce qui s’est passé. Des abus. De l’inceste. Tout ceci a l’air si simple, cela paraît évident. Et pourtant, c’est si difficile pour moi de l’intégrer. Et pourtant, il y a encore des gens qui pensent que l’enfant ou l’adolescent a « provoqué » l’adulte, qu’il était consentant.

 

 

L’inceste ôte l’essence de la vie et n’en laisse qu’un semblant.

 

C’est pourquoi,

Ne me dites pas d’oublier. Ne me dites pas que c’est le passé. Ne me dites pas de passer à autre chose, ce n’est pas possible.

NE ME DITES PAS D’OUBLIER A NOUVEAU CE QUE J’AI EFFECTIVEMENT «OUBLIE» PENDANT VINGT-CINQ ANS, OUBLIANT, CE FAISANT, DE VIVRE.

C’est déjà important que j’accepte de me souvenir.

Ne rentrez pas dans le déni, vous non plus.

 

 

Je veux que ce mal sorte de mon corps, que cette chose, cet alien qui dévore mes entrailles s’extirpe de mon sang, de mon cœur, de mon âme.

Ce mal, c’était l’inceste.

Les mains de son père, sa bouche, son machin, ce pénis gluant et puant, qui grossissait, son sperme sur elle.

Sa mémoire ne la laissait pas tranquille, ni sous forme de flashes constants, ni par le biais de son corps qui gardait en son sein les stigmates douloureux de son histoire. Dans les moments d’angoisse, de nuit comme de jour, ses deux mains s’en allaient d’instinct se placer juste sur son sexe pour le protéger.

 

Alexandra Coenraets

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Publié dans Textes

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"La Géhenne", un conte extrait de Contes Bizarres I

Publié le par christine brunet /aloys

Supprimé pour causes techniques

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Hugues Draye et son journal de bord !

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

 

facteur (1)

 

journal de bord, mercredi 23 janvier 2013
  
Il se pourrait que, dans les jours, les s'maines qui suivent, j'aie droit, sur ma tournée de facteur, à avoir un accompagnateur qui (tout en ayant un regard extérieur) pourrait réaliser, dans la pratique, à quel point mon parcours quotidien (avec mon caddy, mes lettres), est anormalement long, proportionnellement aux heures où je suis sensé prester.

Bon. ON verra bien.

Je ne m'attends même pas à un miracle.
Je sais que, même avec la meilleure volonté du monde, ma méthode de travail est loin d'être la plus efficace.
Mais ... j'estime qu'elle se tient, aussi.

Oui, j'effectue pratiquement chaque jour dix heures au lieu de huit.

Ah, on peut toujours me dire : "Vous vous attardez trop avec vos clients !"
Ah, on peut toujours me dire : "Comment se fait-il que les collègues qui vous remplacent effectuent le même parcours en moins de temps ?"
Ah, on peut toujours me dire : "Le temps que vous passez à accepter les cafés qu'on vous propose, dans les bistrots où vous êtes le facteur, ça joue, Monsieur Draye !"

Que d'hypothèses ... logiques !

Oui, je m'attarde volontiers, parfois, avec des clients. Forcément, à ces moments-là, le temps ne décide pas de prendre une pause, rien que pour moi.
Je pourrais, par souci de rentrer le plus possible dans les temps, décider de dire "non" à toutes les sollicitations. Je parie que pas mal de collègues optent pour cette solution (certains en souffrent, d'autres non).
Quand j'observe, d'une manière un peu plus objective, plus analytique, le temps "réel" que je pourrais passer en tournée, sans flâner, sans parler avec les clients, en accélérant mon pas, je ne suis même pas sûr que je rentrerais dans les temps. La configuration du parcours, elle-même, me pose question. Je risquerais de fatiguer mon coeur, de tomber dans les pommes. Alors, au prix où, quoi que je fasse, le résultat n'est même pas garanti, je préfère me respecter, quand au temps passé avec les clients (et Dieu sait si pas mal de rencontres, au quotidien, me procurent aussi l'énergie de continuer, d'être motivé dans mon travail), final'ment, à l'arrivée, je ne suis pas en retard de beaucoup et ... je tiens encore le coup.

Quand à mes collègues qui me remplacent ponctuellement et qui effectuent la tournée en moins de temps que moi ...

Là, j'approuve l'argument.

Je ne suis même pas certain de trouver la réponse à ça.

Juste des hypothèses ...

D'abord, il suffit que le facteur remplaçant ait, naturell'ment, un rythme de marche plus rapide que moi. Il existe effectivement des gens qui, pour accomplir leur boulot, ont b'soin d'avancer rapidement (sans être speedés pour autant). Que voulez-vous : les êtres humains ne sont pas tous constitués, biologiquement, chromosomiquement, de la même manière !

OU alors, il effectue la tournée dans un sens différent du mien. OK OK. Ainsi, il démarre peut-être tout en haut, Place Fernand Cocq. J'imagine donc, en toute logique, qu'il prend le bus, Place Flagey, qu'il attend deux arrêts et qu'ainsi, il démarre. Ca tient la route, en effet. Mais quand j'observe, en pratique : j'imagine qu'alors, le facteur remplaçant travaille encore avec la sacoche sur la poitrine ou, éventuellement, le caddy à deux roues. Je conçois. Mais, en ce qui me concerne, je travaille avec un caddy à quatre roues (que pas mal regardent comme ... une poussette), je me vois mal rentrer dans les transports en commun avec cet engin. Donc, en respectant le parcours règlementairement, moi, je démarre depuis le bas de la Place Flagey, ça m'évite les transports en commun, et le caddy à quatre roues a un côté "tout terrain" qui m'évite les problèmes quand il faut traverser les bordures ou quand il faut s'arrêter quelque part dans une côte (oui, mon caddy a des freins). Y a des années que j'ai abandonné la sacoche sur la poitrine (mes difficultés respiratoires, liées à mon asthme, en sont la cause). Alors, oui, en f'sant ce choix (pour des raisons de sécurité), je prends plus de temps qu'un autre.

Ah, un autre détail, plus classique, mais tout aussi réaliste : quand je reprends le boulot (après une semaine de relâche), je rencontre pas mal de clients qui se plaignent du travail effectué en mon absence. D'abord, dans plus d'un immeuble, on me raconte que le facteur s'est contenté de déposer tout un paquet de lettres au dessus des boîtes. Ensuite, on me dit que le remplaçant dépose des avis (lors de recommandés à présenter) sans sonner (alors que le client est chez lui, à ce moment-là). D'accord, je n'étais pas là pour vérifier ce qui se tramait vraiment. D'accord, y a la mauvaise foi éventuelle des clients. D'accord, y a des parlophones qui ne fonctionnent pas. D'accord, y a des gens dont la voix est inaudible au parlophone, y compris quand on tend l'oreille. Mais, si je retourne les argumentations ici posées, elles restent crédibles. Le temps qu'un remplaçant ne consacre pas à présenter ses recommandés, à laisser les lettres au d'ssus des boîtes, évidemment c'est du bonus pour lui. Quand j'effectue ma tournée, c'est vrai, je m'astreins à présenter chaque jour mes recommandés (même quand j'en ai plus de quarante), sauf l'un ou l'autre pour qui, un jour ou l'autre, il est préférable de le représenter le lendemain. Et ça prend du temps.
 
Quant au café que j'accepte volontiers ...
 
OUi, ça m'arrive. Ah, on peut me tomber d'ssus rien que pour ce détail. C'est pas prévu sur mon plan de parcours. Les chefs, en haut, pourraient sauter sur ce simple détail et n'en faire qu'une bouchée. OK OK. D'un autre côté, heureus'ment qu'avec le temps de parcours que je dois assumer chaque jour (par tous les temps, en plus), je m'autorise à accepter ce genre de faveur (preuve de l'estime du client envers son facteur, évidemment). Mais ... je pose une question : sans accuser, sans juger le boulot des collègues, suis-je réell'ment plus dans le rouge que ceux/celles qui s'attardent plus longtemps dans certains bistrots, s'enfilent plus d'une bière (c'est leur choix !), mais ... rentrent dans les temps ? (donc : causent moins de problèmes !)
 
Maint'nant, y a peut-être encore une autre raison qui m'échappe.

Je suis prêt à être accompagné. Même si le rapport final, avec tous les points observés et analysés, ne sont pas en ma faveur. Même si je suis conscient que l'actuel "Géoroute 5", dans notre bureau, sera tôt ou tard remplacé par un "Géoroute 6", avec encore des tournées en moins, des parcours encore rallongés. Même si je suis conscient que la "machine infernale" ne s'arrêtera probablement pas. Soyons réalistes ! Ceci dit, ce n'est pas une raison, à mon sens, pour capituler (c'est pas dans mon tempérament). En étant accompagné, je saurai de manière un peu plus claire comment, encore, à l'avenir, je pourrai rectifier le tir.

Oui, je suis encore motivé.

Oui, j'aime profondément mon boulot.

 

Hugues Draye

www.myspace.fr/huguesdraye

H.draye

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Fiche d'Axelle Henry, Times Square

Publié le par christine brunet /aloys

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Claude Colson : Unanimisme

Publié le par christine brunet /aloys

Unanimisme

Retrouver un jour, occasionnellement,

La promiscuité du train-matin

N'a rien de mortel ennuiement ;

C'est au contraire plaisir certain.

 

L'hiver est là, en vent de bise,

Qui dehors assaille joues et nez.

Dedans règne en contrepoint heureux, prisé,

Bonne chaleur, manteau-emmitouflée.

 

Et le jour point doucement,

La grisaille troue la nuit.

Tu vibres au rythme du train qui fuit,

Goûtant l'étirement du temps.

 

Les voisins discutent paisiblement ;

La dame vis à vis lit

Et toi tu scrutes intérieurement

Les pensées douces qui relient.

 

Claude Colson

http://claude-colson.monsite-orange.fr

 

Lena C. Colson

Publié dans Poésie

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Fiche de Victor Lebuis : Des souvenirs obscurs de l'Ecole Abbatiale

Publié le par christine brunet /aloys

Diapositive1-copie-3

Publié dans fiche auteur

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Anne Renault a lu "Les enfants du Grand Jardin" de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

renaultanne

 

Les enfants du Grand Jardin

 

de Carine-Laure DESGUIN

 

aux Editions Chloé des Lys (Belgique) 2012

 

 

On pourrait dire : « C'est l'histoire d'enfants abandonnés, issus de familles misérables, de parents alcooliques, drogués, à la rue, que leur enfants ont peu ou pas connus, et que deux femmes, Nicole et Marianne, ont recueillis, pour leur donner le goût de la vie et leur ouvrir l'avenir ».

Et on aurait appris bien peu sur ce que sont « Les enfants du Grand Jardin »... Mais il est vrai qu'il difficile de rendre compte de cette féerie verbale, de ce feu d'artifices de mots, ou un son en entraîne un autre, une image une autre, dans une sorte de farandole endiablée. Le sens est là, mais l'essentiel du livre réside dans ce style créateur, inventif, coloré, qui fait jaillir des phrases des images inconnues, des associations improbables.

 

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Le narrateur, Vérone - tous les enfants portent le nom d'une ville, Venise, Oran, Berlin,Capri... – est un de ces « pauvres enfants », de ces « têtes à trous », qui ne « pigent » pas tout, que tout destinait au départ à la rue, à l'enfermement, voire à la mort. Mais, comme tous les enfants du monde, il est doué de l'incroyable pouvoir de l'innocence et de l'émerveillement. Et il a eu la chance de croiser le chemin de Nicole et Marianne, ces deux fées du bonheur, ces deux donneuses d'un amour libre et inépuisable.

Dans le carré vert du « Grand Jardin », les trous se colmatent, les joies s'unissent, les désirs se libèrent. « Mission accomplie » pour les deux femmes. Le malheur s'oublie, c'est le bonheur qui gagne. Et l'histoire devient celle d'un « Grand Jardin pour tout le monde, pour les enfants de tous les pays de la terre, pour les lutins, pour les étoiles, pour les oiseaux des airs, pour les artichauts, pour les crapauds et les rivières profondes... »

Prenez ce livre entre vos mains et ouvrez-le, aucune analyse ne peut rendre compte de l'exubérante magie de sa langue. On ne résume pas un poème, on le lit...

 

Anne Renault, auteur de Chloé des Lys

suicide anne


Publié dans Fiche de lecture

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