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Avis de blog pour "Contes bizarres 1" de Bob Boutique... Celui de Limaginaria http://limaginaria.wordpress.com

Publié le par christine brunet /aloys

http://www.bandbsa.be/contes3/limaginarialogo.jpg

http://limaginaria.wordpress.com/author/limaginaria/

 

Les Contes Bizarres 1, de Bob Boutique (one shot, éditions Chloé des Lys)

Les Contes Bizarres est un recueil de nouvelles prenant pied dans notre époque.

Je me suis demandé pourquoi l’auteur avait choisi d’appeler ses contes "Bizarres". Il s’agit d’un adjectif souvent péjoratif qui veut à la fois tout et rien dire. A la fin de la lecture, je peux dire que j’ai trouvé tous ces contes parfois touchants, tendres, parfois étranges, voire un peu malsain… mais pas vraiment "bizarres".
En effet, les nouvelles qui ouvrent le recueil sont empruntes d’une grande tendresse. A+ m’a particulièrement marqué par la tendresse de son personnage principal. Lady Mary n’est pas joyeuse mais il se dégage également une atmosphère calme et tendre. La Géhenne également.
Au fil des pages se croisent des héros ordinaires simplement guidés par les sentiments propres à leur âge. La fougue des plus jeunes face à la sagesse toute relative des plus anciens. Certains m’ont laissécontes bizarres1 de marbre comme La grosse, et d’autres m’ont plus touché comme Télé.
Ce qui frappe le plus est le destin de tous ces personnages. Plus d’une fois je me suis dis que les histoires auraient pu se terminer autrement. On ne voit pas la chute arriver car, frappés par la fatalité (ce qui devait arriver arriva), les héros sont fauchés par la vie, par la folie de l’auteur ou des personnages. Certains destins sont plus farfelus que d’autres. L’auteur s’est amusé à faire vivre des histoires dignes de véritables faits divers à la galeries de personnages presque anonymes qui peuplent les pages.
Côté style, il est de plein de "Belgitude". Nombreux sont les clins d’oeil et les expressions qui vous mèneront automatiquement du côté du plat pays. La plume de l’auteur est riche, teintée d’humour et d’espièglerie. L’auteur se moque souvent de ses personnages cocasses avec un style léger et très contemporain.
Pas de doute, ces contes sont beaucoup de choses autrement plus marquantes que… bizarres !

Pour qui : Les lecteurs qui aiment les recueils de nouvelles ancrées dans le monde d’aujourd’hui et sans créatures surnaturelles.

Les + : Un style léger et agréable, des histoires variées et originales, un bon moment de lecture.

Les – : Certaines fins laissent un peu… sur la faim.

Infos pratiques
Pages : 
277
ISBN : 978-2-87459-281-2

Publié dans avis de blogs

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Un article pour Laurent Dumortier et son recueil VERTIGES dans l'Avenir.net

Publié le par christine brunet /aloys

Dans votre commune
  • Mise à jour : vendredi 21 décembre 2012 07h00

BARRY

Tant de carrefours improbables
  • Source: lavenir
  • Françoise LISON
Un septième recueil de poésie pour Laurent Dumortier.

 

Un septième recueil de poésie pour Laurent Dumortier.

 

TOURNAI - Le recueil de Laurent Dumortier dynamite des souvenirs, avec une lancinante et noire mélancolie. «Vertiges» et signes des temps.

D’un jardin verdoyant au plus gris du pavé, la poésie de Laurent Dumortier erre entre les ombres et les fièvres. «Mes pensées nucléaires s’explosent en congères»,affirme celui qui cherche la clé des abîmes.

« Tourne le sablier »

Ce septième recueil de poésie tutoie les résonances des mots et songes souterrains. Terreurs, écorchures, ravins, marécages? La parole épouse les lignes du crépuscule, à l’heure où rôde toute morsure.«Ici, la musicalité est beaucoup plus présente», confie l’auteur de Vertiges.

Les rimes et échos épaulent chaque texte, cherchant des échos singuliers. La ponctuation, elle aussi, ricoche entre les silences. Parfois le verbe s’arme de limpidité : «Mais l’appel d’un cri dans la nuit/Vaut bien que l’on fasse demi-tour…».Parfois les mots s’échappent de leur prison, comme autant de vaillants soldats :«L’angoisse de la quiescence», «Mes phases cyclothymiques», «L’abscisse se désordonne», «L’effusion alizarine»…

Rien n’est simple dans ce dédale langagier en proie aux griffes d’un cauchemar. Et cependant, court, au fil des pages, un sentier que guide un laser. Celui-ci se fait ludique («Carpe diem»), tendre («La Muse-Lierre»), cynique («Et si»), dérangeant l’obscurité et ses revers. Interrogé à propos de son travail poétique, Laurent Dumortier confie que l’introspection le tenaille. «Il y a une part d’autodestruction évoquée. Perdue parmi les regrets, le désespoir, la volonté de dépasser le néant est vouée à l’échec.»

«Delphes ne m’a pas donné la réponse/Que j’attendais, j’ai oublié les étoiles glacées/Et les lacs enflammés…» D’autres lieux («Quai des Salines»), d’autres temps («Minuit moins une»), d’autres itinéraires («Barry-Paris») et chiffres(«Zéro positif à l’infini») se chargent d’emmener le lecteur à sa perte, à son point de non-retour. Jusqu’à l’autre versant. «Quand je parle à tu je dis vous/Et je me remémore des pensées cristallines/Qui s’ouvrent sur un peut-être pas encore clos…»

« Vertiges » éditions Chloé des Lys, 069 84 74 94

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A l'ami qui a choisi la nuit, un poème de Claude Colson

Publié le par christine brunet /aloys

 

claude colson-copie-2

 

 

 

 

À L'AMI QUI A CHOISI LA NUIT

 


 

Il y a près de deux ans, ami,

Tu fis le geste qui m'a abasourdi.

Hier enfin j'ai refait le long chemin

Qui m'a mené de ton ancien lieu de vie

À la stèle où aujourd'hui tu gis.

 

La longue route m'a vu ruminer les doutes,

Les questions sans réponses, l'incompréhension.

Puis j'arrivai et, en dépit des informations, 

J'ai mis du temps à retrouver la pierre

Qui abrite à présent ce qui reste de toi,

Une part de nous, une bulle d'un néant ordinaire.

 

Soudain sur le marbre ton nom a jailli

Près de celui de ton épouse, partie avant toi.

L'impression alors d'être au juste endroit,

D'avoir fait ce que tout homme doit.

 

Et, avant de te laisser, ami,

Par trois fois j'ai tapoté la pierre,

Comme je l'aurais fait sur ton épaule, mon frère.

 

 

 

Claude Colson


http://claude-colson.monsite-orange.fr

 

Léna, pour christine

Publié dans Poésie

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Marche Malevitchéenne, un poème de Bertrand Saint-Songe

Publié le par christine brunet /aloys

MARCHE-MALEVITCHEENE.JPG
IN MEMORI ' âme Malevitch

                                     
 MARCHE MALEVITCHEENNE


Nous marchons vers où il n'y a aucune image aucun son
pour qu'Il vive pour qu'Il aille pour qu'Il strie nos insensibles vents
pour bien vivre pour la paix
pour mieux vivre et mieux voir
La lumière
Nous sommes tous des marcheurs orphelins
Répondez ! Répondez !
                  - Oh, c'est tôt !...
Seigneur Vie Seigneur Nuit
                   - Où sont les flots
si mieux vivre au-delà 
E s t ... Le Je suis  ?....
¨Pour silence :
                   - pour beau vide, aucune image ni son virides
Pour la Paix
Pour la Paix
Pour bien vite au mieux vivre
parmi les couronnés des cieux
Le viride éternel au meilleur printemps 
Mer océane aux profonds diamants !

                                                                               BERTRAND  SAINT-SONGE,
                                                                               15 MAI 2013          
l'oeuf de l'esprit 

Publié dans Poésie

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Qu'en dira-t-on, un second poème de Patrick Beaucamps publié dans "le journal des poètes"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

03) Tant d'eau sous le pont OK

 

Qu’en dira-t-on

 

J’attends le dernier train.

Sur le quai, une femme sanglote.

Je m’approche de l’aubette et vois

ses yeux rougis par les larmes.

 

Les sillons de rimmel escortent le passé.

 

Fréquemment, avant de partir quelque part,

la maison tremblait de la cave au grenier.

Des larmes coulaient sur les joues de l’enfant

mais il devait les sécher sur-le-champ.

Passer du chagrin à la gaieté.

Ne rien laisser paraître sous peine

d’en découdre par après.

 

Le train entre en gare.

Elle ne bouge pas d’un iota.

A travers la vitre je vois que

ses peines éclatent à nouveau.

 

Certaines arborent leurs faux sourires.

Certaines se vissent des lunettes de soleil.

 

Certaines vous disent qu’il ne s’est rien passé.

 

Patrick Beaucamps

Journal des Poètes

Publié dans Poésie

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Georges Roland en invité d'Aloys avec ses Traminots

Publié le par christine brunet /aloys

01BRL-couv.jpgJe suis un enfant de Bruxelles. Né à Bruxelles, mais pas à saint-Pierre. J’ai habité Bruxelles, mais pas dans les Marolles. Mon enfance a été bercée par un dialecte tellement fleuri qu’il m’est resté gravé dans la mémoire. C’est le paradoxe de mon écriture : le ket des beaux quartiers rencontre le petit peuple de la plèbe.

Mes personnages sont des figures que j’ai connues dans les années 1950, et que j’ai ramenées au XXIe siècle. Dans ces romans, les nostalgiques du Congo Belge côtoient des buveurs de gueuze d’après-guerre et des keums d’aujourd’hui.

Je me fiche de la vraisemblance, je raconte des histoires, des flooskes, des traminot-polars zwanzés :

C’est le brol aux Marolles (Édilivre)

Cahots dans le métro (Édilivre)

Cartache ! (Bernardiennes)

Manneken Pis ne rigole plus (Bernardiennes)

 

***

Un traminot-polar zwanzé ?

Wadesma da veui eet ? Qu’est-ce donc cela ?

 

« Il s’agit d’une approche cybernétique et transcendantale, quasi oulipienne, de la desserte ferroviaire subjacente en milieu urbanisé. »

Ça, c’est une zwanze, tu comprends ? Mais une de technocrate avec une barbe, une épée04CAHOTS-couvred.jpg et un chapeau à cornes et que tu rencontreras pas sur le trottoir gauche en descendant la rue Saint-Ghislain ou dans un caberdouche de la rue des Prêtres.

Un traminot-polar zwanzé, c’est net la même chose, sauf que c’est juste le contraire ; c’est un roman policier humoristique qui se passe à Bruxelles.

Tu rencontres là-dedans des tronches colorées au lambik racontées par Roza, une rame de métro qui a sa langue bien pendue avec un accent qui ne vient pas du vieux Nice, ça tu as déjà compris, newo.

Le commissaire Carmel qui boit de la gueuze comme toi tu bois du Cacolac, sa fille Arlette adepte de sports de combat, et madame Gilberte qui va kocher les rames au dépôt et qui cause avec ses copines de comptoir de la brasserie Pill de madame Bertha où-ce qu’il y a des anciens et des nouveaux colons du Congo qui viennent se frotter la panse en dégustant un stoemp au moambe et saucisses arrosé de faroet de pékèt. Entre-temps, il y a quelques morts et une enquête de police un peu déjantée. Tout ça dans les rues de Bruxelles.

À la fin du livre, tu trouves un lexique pour si tu es né à Villeneuve-Loubet ou bien que tu habites à Houte-Si-Plou et que tu ne comprends rien à tout ce bazar. Juste net comme ici en-dessous. Ara ! 

 

09MAN-couv.jpgRoza-la-Rame : Je peux aussi te dire quelque chose ?

Un traminot-polar, qu’il dit que c’est, le Georges ! Un traminot-polar ! Moi, je te pose une fois la question : ses histoires, est-ce que ça a quelque chose à voir avec le tram ? Rien du tout, que je te dis. Il sait quamême raconter des carabistouilles quand il s’y met, celui-là !

C’est pas traminot-polar, mais métro-polar, qu’il doit dire, ce zievereir. Ou bien comme ma copine Fred, pour faire chic : un métro-pol. Tu ne trouves pas que ça sonne mieux ? Un métropole. Tu vois tout de suite les madames chichi avec leur chienchien qui viennent chichi-roter un thé de Chichine à la terrasse pour qu’on les voie bien.

Un métro-pol, ça j’aime, dis ! Moi, je suis une rame de métro de Bruxelles, et je n’ai pas une langue en bois, je te préviens. Je raconte des histoires de crimes et de fafouleries des hommes (mais aussi un peu des femmes, tu sais) qui montent dans mes wagons. Parfois, je sors dehors prendre la température, et ça, mon cher ami, c’est pas de la barbe à papa ni des smoutebolles, mais c’est quand même comme ça un tout petit peu la foire du Midi, newo ?

Tu as le commissariat où ça tourne comme dans la roue de la mort, et puis la brasserie Pill où-ce que ça ressemble à un fritkot de luxe, et de temps en temps, il y a un peï qui se met à tirer dans le tas, juste comme toi sur les pipes en plâtre de chez Buffalo Bill, et des castars qui se battent comme des veuivechters, ou des grandes gueules, c’est comme tu veux.

 Les personnages, non plus, c’est pas du tout-venant de chez Nounkel Ware. Qu’est-ce que tu veux, c’est des gens avec un genre. À Bruxelles on dit avec un jââre, ça fait plus vrai.

Quand tu vas t’asseoir dans un café, ça s’appelle « Chez Méï Moeyal » ou « Chez les bons amis de Pitje Schaveiger », tu commandes une demi-gueuze et tu regardes autour de toi. Je te garantis pas que c’est la salle de lecture de la Bibliothèque Royale ou le dôme de l’Institut, mais tu entends parler une langue universelle. Un mélange de flamand, de français, de lingala, de roumain, d’italien, d’espagnol et des tas d’autres que je ne connais même pas comment on les appelle. Quand tu sais plus dans une, tu continues dans l’autre, et tout le monde se comprend. La demi-gueuze, ça aide à la comprenure ; au plus que tu en bois, au mieux que tu deviens polyglotte. Ça ils ne te diront pas au journal tévé, car ils sont payés par Cacolac au lieu des brasseurs bruxellois.

Tu as déjà compris que je raconte des flooskes. Allez, de la fiction, si tu préfères. Une11CART-couv01.jpg rame de métro qui t’explique qu’elle sort de son tunnel et qui va regarder les gens, c’est pour du rire. Va pas en faire une cause pour ton avocat, il cause déjà assez.

Même la police sort du Grand Guignol. Tu vois très bien le commissaire Carmel avec un bicorne, qui reçoit des coups de balai sur son dos, et un ket avec une pinnemouch qui rigole dans un coin, juste sous une fresque montrant l’agent 15 de Hergé.

Bon, on va commencer, va chercher une bouteille de gueuze dans le frigo, enlève le bouchon et mets-toi seulement à lire en buvant un coup de temps à autre. Ça va te faire du bien, tous les deux, mais pas le bouchon.

 

 

LEXIQUE :

 

flooskes :              inventions

zwanze :                blague à la Bruxelloise

caberdouche :           bistrot

lambik :                bière bruxelloise

newo :                  n’est-ce pas ?

kocher :                nettoyer

stoemp :                purée de légume

faro :                  bière bruxelloise

pékèt :                 genièvre wallon

Ara !:                  voilà !

zievereir :             radoteur

fafouleries :           vantardises

smoutebolles :          beignets au sucre

fritkot :               friterie, baraque à frites

castars :               mecs

veuivechters :          cherche-misère

Nounkel Ware :          Oncle Édouard

Meï Moeyal :            mêle-tout

Pitje Schaveiger :      Pierre le Ramoneur

ket :                   gamin, équivalent de Titi ou de Gone 

 

Georges Roland

http://www.georges-roland.com

Publié dans l'invité d'Aloys

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Lettre à la mort, un texte de Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

 

noelouis

 

LETTRE À LA MORT

 

Il faut passer tôt ou tard, il faut passer dans ma barque…

Air de Charon, extrait d'Alceste (J-B Lully).

 

Madame,

 

Récemment, vous avez été conviée par votre direction à rendre visite à Monsieur M. Depuis, cette date, malgré de fréquents rappels, il vous attend.

 

Pour vous permettre de ré-ouvrir son dossier, je vous livre quelques faits.

 

M. est né il y a bien longtemps et durant sa longue vie, il a toujours défendu le droit des personnes âgées. Il a épousé une brave femme qui lui a donné un fils unique. Depuis peu, il est l'heureux grand-père d'un petit Noah.

 

Pourtant, avouons-le, il n'est guère heureux… Sa vie toute simple de petit employé n'a guère comblé ses désirs. Lui qui voulait devenir artiste, il ne le sera jamais. Le public n'a jamais apprécié ses dons de chanteur. Il a essayé la magie, en vain. Quelques séances ratées de prestidigitation dans des arrière-salles de café enfumées et glauques lui ont vite ramené les pieds sur terre. Quant à la figuration qu'il avait faite pour un film, la séquence a été coupée au montage !

 

J'arrête là cette énumération fastidieuse à propos de la vie ratée de M.

 

Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année et reste à votre disposition.

 

Un ami d'enfance de M.

 

 

Monsieur,

 

Votre courrier est bien parvenu à notre service

 

Malgré toute notre bonne volonté, nous ne trouvons pas trace de M.

 

Pouvez-vous nous donner d'autres renseignements ?

 

Veuillez agréer, Monsieur, …

 

 

Signé, illisible

 

 

Madame,

 

La personne en question vient de fêter son 777e anniversaire et trop, c'est trop ! Hélas, je ne connais que son prénom. Il s'agit de Mathusalem.

 

À vous lire…

 

Un ami

 

Louis Delville

louis-quenpensez-vous.blogspot.com

Publié dans Nouvelle

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Le bonheur est dans le conte... un autre extrait à découvrir !

Publié le par christine brunet /aloys

 

bonheurconterecto

 

Extrait deuxième partie :

Rosette et son ombre

Il était une fois derrière chez moi une ferme où vivaient les deux meilleures amies du monde, Jeannette et Rosette.

La partie n’était pas gagnée d’avance car il faut vous dire que Rosette n’était pas facile à vivre. C’était une jeune fille rousse à fière allure qui n’aimait pas se faire marcher sur les pieds.

Je vais vous raconter les faits, tels qu’ils se sont déroulés, c’est une histoire ô combien insolite !

Rosette est arrivée par un beau matin printanier en compagnie de quelques membres de sa famille : ses deux sœurs jumelles, son cousin Dédé le meneur (comme on le surnommait) qui parlait fort tout le temps, entraînant derrière lui deux cousines à l’aspect imposant qui déployaient beaucoup d’efforts pour l’imiter. Ces trois derniers n’aimaient pas les visiteurs, même les gens de passage qu’ils repoussaient avec véhémence. Cependant, Dédé avait une bonne dose d’affection pour ses proches à qui il avait fait la promesse de les protéger toute sa vie car il possédait un fort esprit de famille.

Loulou s’était rapidement joint à eux venant de je ne sais où, beau garçon et assez coureur.

Ce beau gosse ne pensait qu’à courtiser Rosette et ses deux sœurs rousses qu’il jugeait tout à fait à son goût et dépensait une grande partie de son énergie à vouloir les séduire. En contrepartie, elles avaient instauré une règle qui consistait à manger les premières, lui laissant le soin de finir les plats. Cela les amusait beaucoup.

Des mois paisibles coulèrent ainsi et la vie en communauté entre jeunes gens se passait sans trop d’anicroches. Jusqu’au jour où, par

un matin d’été, sans prévenir quiconque Dédé et les deux cousines sautèrent dans un camion, on ne les revit jamais. Je me suis laissé dire qu’ils étaient las des remarques et mesquineries incessantes de Rosette.

Cependant la vie continua tranquillement jusqu’à ce fameux après-midi où…

 

 

 

Anne-Marie Jarret-Musso

Publié dans Textes

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Christine Brunet a lu "La valse des infidèles" De Beaudour Allala

Publié le par christine brunet /aloys

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J'ai lu La valse des infidèles, de Beaudour Allala, ed. Chloé des lys

 

 

 

Superbe couverture qui atttire l'oeil de loin, suggestive et très... voluptueuse. 

 

Au départ perplexe, je me demandais s'il fallait comprendre le titre au sens propre... ou au sens figuré, jusqu'à ce que j'écoute Beaudour expliquer son livre et ses personnages en interview à Roussillon pour Actu TV et pour France Bleu.

Et là... je me suis noyée ! Son approche me semblait correspondre si mal à la personnalité de l'auteur !

 

Pourquoi ? Le livre est pessimiste, tout le contraire de ce que je ressens lorsque je suis en sa présence. Voilà qui m'a vraiment déroutée, je dois dire. Les nouvelles sont brutales, noires par moments un peu comme si elle se lançait dans la danse avec ses angoisses. On ne peut que se laisser emporter par les sensations pour ne pas se noyer avec ses personnages. 

 

La valse des infidèles, un roman ? Il s'agit d'un roman-nouvelles, des histoires plutôt longues, à rebondissements. Rebondissements ou tourbillons ? Une valse d'événements, une valse de sentiments, une valse de pensées positives mais surtout négatives qui perdent les héros et submergent le lecteur qui n'a pas d'autre choix que de se laisser entraîner dans la tourmente au fils d'une belle écriture tout en fluidité, en finesse et en volupté.

 

Un lien entre toutes ces histoires ? Eh bien oui... un être narrateur qui semble tout savoir des secrets de chaque personnage, une voix anonyme qui dispose de l'extraordinaire pouvoir de décrypter les âmes et d'en extirper les pensées cachées, oblitérées de chaque participant à cette valse.

 

Valse poétique, valse des sens et de sens... Belle étude psychologique pour des personnages broyés par leurs choix, leurs désirs assouvis ou pas, leurs envies d'autre chose. Valse de cruautés, d'incompréhensions, d'impressions colorées de noir qui ne peuvent laisser le lecteur indifférent !

 

Un livre qui nous fait cotoyer, à chaque ligne, espoirs et désespoirs. 

 

J'ai adoré !

 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

Couverture Nid page 1

Publié dans Fiche de lecture

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Kate Milie en invitée avec Noire Jonction

Publié le par christine brunet /aloys

100 0787 

 

Dès la première page, l’intrigue est lancée. Un drôle de type ce Tony. Il mate une fille, griffonne des trucs sur son carnet. La fille, c’est Marie, la guide que nous connaissons bien puisqu’elle était au cœur de l’enquête de « L’assassin aime l’art déco » (180° Editions, 2012).

 

La ville de Bruxelles est en effervescence, c’est le soixantième anniversaire de la jonction Nord-Midi. Marie est contactée par un certain Bart, un gars plongé dans la réappropriation de la ville par l’art et l’écriture qui pour l’occasion forme une association, le Collectif Art/Jonction. Le rôle de Marie est d’organiser au mieux un programme digne d’une telle manifestation. Gunnar Berg, un célèbre auteur suédois est invité, il devrait écrire un roman noir. Autour de ce Collectif, des animateurs, des plasticiens, des photographes…

 

A savoir, cette jonction avait à l’époque éventré la ville, 1500 habitations furent détruites, ce qui fit 13000 mécontents.

 

Marie organise donc ces jours festifs. Avec Gunnar Berg, elle visite la capitale et retrace avec lui le Bruxelles d’avant la jonction. Des bars à textes sont mis sur pied, qui drainent pas mal d’écrivaillons de tout bord. Et puis surgissent les événements, des poupées pleines de sang sont découvertes à l’entrée d’un tunnel…Attentat artistique ? Les intervenants autour du Collectif Art/Jonction représentent quand même quelques personnes. Il y a Yvan et Myriam, Bella et Tatiana…Il y a aussi ce mystérieux Frère Guillaume, qui aurait fait vœu de silence. Mais pourquoi donc ? Et puis ce drôle de type, ce Tony qui remonte de temps en temps à la surface. Tout le monde suspecte tout le monde et voilà Tatiana qui est mise hors de cause. On vient de découvrir son cadavre…Ah oui, il y a aussi cette écrivaine, cette Kate Milie qui met son grain de sel et qui, c’est une intrigue de plus, connaît le Frère Guillaume.

 

Le décor est planté ! J’ai commencé ce livre dans le train de 7 heures 05 à la gare du Sud de Charleroi et je n’ai pas décroché ! Bon Dieu, qui tue ces poupées ? Qui a tué Tatiana ?  A 12h05, je bouscule un brave type dans le porche de l’église Saint-Nicolas et j’ai l’audace de sursauter, il ressemblait à ce Tony ! A 14 heures 30, du côté de la rue des Alexiens, je me sens trahie. Jamais je n’aurais songé à un tel dénouement !

 

Kate Milie réussit à merveille ce troisième opus. Pas évident pourtant, un tel imbroglio dans cette jonction…Avec un vocabulaire qui saute les barrières et qui vous entraîne dans un véritable polar, Kate Milie affirme ici son style et s’installe dans un créneau qui lui colle à merveille : une intrigue policière nouée à part entière avec l’architecture de la capitale et les beaux bâtiments de la Belle Epoque. Aujourd’hui, ce sont les gares du XIX ème que Kate Milie, en quelque sorte, reconstruit. Et demain ? Je suis certaine que tous les lecteurs attendent comme moi la prochaine enquête qui mettra encore en scène cette charmante guide, cette Marie. A moins que …Oh non ! Non !

 

Carine-Laure Desguin

http://carinelauredesguin.over-blog.com

 

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Publié dans l'invité d'Aloys

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