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La proie, un texte de Marcel BARAFFE !

Publié le par christine brunet /aloys

 

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La proie

L’homme remonta le col de son vêtement, regarda l’heure à sa montre et alla chercher au fond de ses poches l’abri qui protégerait ses doigts du froid vif de la nuit. Il avait plu toute la journée. Une éclaircie, cependant, au moment où le soleil se couchait avait déchiré le ciel et quelques rayons échappés étaient allés se noyer dans la mer, laissant sur les vagues des traces vineuses. Puis les averses étaient revenues, plus violentes encore. L’homme suivit un moment le jeu des reflets glissant sur l’asphalte mouillé. Quelques voitures s’engagèrent, entraînées par le mouvement giratoire du rond-point. Il les observa, sans réagir. Il était trop tôt encore. Il fit quelques pas, sans s’éloigner, revenant à chaque fois au pied du grand pin qui lui accordait un abri bien improbable. Il eut une pensée fugace pour son lit. Il en chassa l’image de son esprit. Le moment était proche et il sentit une légère excitation le saisir. Il savait que son attente ne serait pas vaine et il s’était donné pour objectif de faire encore mieux que les fois précédentes. Lorsqu’au loin, il aperçut la trajectoire incertaine de deux phares se dirigeant vers lui, il ne put réprimer un ricanement de plaisir qui illumina sa face des mauvais coups. Il fit signe à son complice resté à l’abri dans la voiture. Apporte l’alcootest et le carnet à souches, lui cria-t-il, voilà le premier ! J’vais leur en foutre moi des soirées Beaujolais nouveau entre amis.  

 

Marcel Baraffe

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Un extrait du nouveau roman de Gauthier Hiernaux, Lucioles

Publié le par christine brunet /aloys

 

gauthierhiernaux

 

 

 

Quelque chose claqua dans le bas du corps du juge quand il leva la jambe pour enfourcher son vélo. Il voulait sauver les apparences aux yeux de Miss Catherine et pensait que descendre la côte qui le menait à la maison ne lui causerait aucun dommage. Il découvrait avec tristesse qu’il y avait un fossé très large entre ses désirs et la réalité. Serrant les dents, il posa son séant sur la selle et commença à pédaler pour gagner un peu de vitesse. 

On avait commencé les fondations de cette route à la fin des années quatre-vingts, mais celle-ci ne se prolongeait guère au-delà du chemin qui menait à sa demeure. Le projet avait été abandonné lorsqu’un édile fraîchement élu avait débloqué des fonds pour l’édification d’une nationale qui permettait aux voyageurs de traverser l’état sans passer par tous ses chemins de campagne. La route que le vieux juge descendait en tentant de ne pas verser dans le fossé était poussiéreuse en été et boueuse en hiver. Elle avait cependant l’avantage d’annoncer au juge la présence de visiteurs avant que lui-même ne pénètre dans l’allée qui menait à sa tanière. En effet, les traces que leurs pieds ou les roues de leur voiture laissaient sur le chemin étaient autant d’indices qui permettaient au vieillard d’adopter une humeur avant d’entrer dans l’arène.

Il avait plu la nuit précédente – un bel orage d’été avait détrempé la terre – et, lorsque Louis avait emprunté le chemin qui menait à la route ce matin, il n’avait pas remarqué les traces de pneus qui menaient chez lui.

Après avoir dérapé sur des graviers, il quitta son engin avec le maximum d’élégance dont il était capable. Son dos protesta, mais tint bon lorsqu’il se pencha pour passer un doigt sur les sillons laissés par l’engin motorisé. Un véhicule pesant, à première vue. Pas celui du livreur de lait qui s’arrêtait à chaque fois avant la fin de la route et qui donnait trois coups d’avertisseur avant d’abandonner les bouteilles à la bienveillance de Miss Catherine. 

Aucun camion ne se serait risqué à passer sur un sentier aussi peu sûr et, à part Nemrod, ses visiteurs étaient plutôt rares.

D’un autre côté, les estivants n’étaient pas tous partis et certains d’entre eux se baladaient parfois en 4X4. Quelques villageois possédaient aussi des véhicules tout terrain, mais ne le sortaient guère qu’en hiver quand la neige recouvrait les routes de l’Illinois et les rendait excessivement dangereuses.

Louis consulta sa montre. Il était quinze heures trente. Il espérait qu’il ne s’agissait pas d’un représentant quelconque que Miss Catherine avait eu la faiblesse de faire entrer.

Le car avait disparu depuis longtemps sur la nationale amputée et le silence était total. Louis tendit l’oreille, à l’affût du moindre bruit, mais le bois était tout à fait silencieux. D’où il se trouvait, il pouvait apercevoir la boîte aux lettres qu’il avait repeinte l’année dernière – elle avait cependant toujours l’air de tomber en ruine – puis le début de son allée.

Louis suivit encore les traces qui se dirigeaient en arêtes régulières et bosselées dans le sol d’habitude plus ou moins lisse de son entrée.

Arrivé à côté de sa boîte aux lettres, il remarqua avec effroi que celle-ci avait été à moitié arrachée par le passage du véhicule qui avait laissé des sillons très profonds dans son gravier.

Doucement, le juge leva les yeux et aperçut une Jeep de couleur bordeaux immatriculée dans l’Illinois. Elle était garée de biais devant les marches de sa maison, immobile comme un animal mourant.

Il remarqua également que le véhicule portait le logo d’une société de location de voitures et arriva à la conclusion que son visiteur n’était pas, comme il l’avait d’abord espéré, un ami de longue date puisque ceux-ci habitaient tous dans le comté.

Du reste, Nemrod Greenberg était trop ancré dans ses habitudes pour abandonner sa Chrysler sur un parking pour venir lui rendre visite.

Soudain, Louis repensa alors à sa boîte aux lettres mutilée et il commença à paniquer. Il laissa tomber son vélo dans l’allée et commença à grimper les marches de son perron en clopinant.

Catherine ?

Aucune réponse ne lui parvint. La porte était entrouverte. Il passa la tête et appela une nouvelle fois.

Catherine ???

La maison était plongée dans le silence le plus total. Cependant, en prêtant l’oreille, il crut distinguer un bref sanglot. Saisi d’une angoisse terrible, il traversa le salon en se dirigeant vers la cuisine qui jouxtait la pièce principale.

Miss Catherine était là, assise – affalée plutôt – sur une chaise de bois. Elle avait regardé le juge entrer d’un regard rougi par les pleurs. La gouvernante était si pâle que Louis sentit un tremblement lui secouer le corps.

Que s’est-il passé ici, nom de dieu ?

Elle coula vers Louis un regard douloureux puis  désigna une forme à sa droite. Près de la moustiquaire du jardin, gisait un corps en position fœtale.

Alors que le juge allait ouvrir la bouche pour obtenir des explications, l’ombre s’anima et se releva comme au ralenti. Elle était filiforme, hésitante, maladroitement dessinée. Elle s’avança vers le juge, la démarche mal assurée, les membres flageolants et, quand elle fut plantée devant le maître de maison, elle dit :

Bonjour, papa.

Malgré tout ce qu’il avait pu penser durant ces dernières années, malgré tout le mal qu’il avait pu lui souhaiter et tout ce qu’il avait pu dire, Louis ne retint pas ses larmes. Elles lui brûlèrent les joues comme des traînées d’acide. Il les avait trop longtemps rentrées. Louis ne s’était plus épanché depuis la mort de Molly car il estimait erronément que la vie ne pouvait plus lui infliger la moindre peine. Pourtant, durant ces minutes de retrouvailles, son apparente réserve avait fondu. La vague gigantesque de ses sentiments déferla dans son cœur, balayant son amertume. Il étendit les bras pour serrer son fils, mais au dernier moment, il se ravisa. Quelque chose dans les yeux du jeune homme maigre brillait d’une manière inhabituelle, quelque chose de terrible qui interdisait au père éploré ce tendre geste d’amour. Derrière Louis Zahlen, la gouvernante émit un sanglot bruyant et se moucha.

Pourquoi es-tu revenu, Fred ? demanda-t-il en essayant de se convaincre que, finalement, tout cela n’était pas si grave.

Fred s’écarta de son père et eut l’air plus pitoyable que jamais. Il était efflanqué comme si depuis son départ pour la Birmanie, il n’avait pu avaler qu’un demi-repas par jour.

J’ai besoin... j’ai besoin de toi, papa...

Sa voix était rauque comme celle d’un vieux fumeur et, tout en attendant la suite d’une confession qui tardait à venir, le vieillard se demanda par quelles épreuves son fils unique avait dû passer.

J’ai... j’ai fait une chose terrible, papa...

Nouveau sanglot de Miss Catherine. Louis siffla entre ses dents pour la faire taire.

Fred prit une inspiration digne d’un plongeur en apnée.

J’ai…

Il lâcha tout l’air et dut en reprendre un bol.

-                         J’ai tué Laurie Greenberg !...

 

Gauthier Hiernaux

grandeuretdecadence.wordpress.com


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Guillaume de Louvencourt se présente... succinctement ...

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

 

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Un livre original regroupant plusieurs contes ayant bercé notre enfance

 

(Cendrillon, Le Chat Botté, Blanche-Neige, …) en version ch’ti et argot.

 

«Une lecture rafraichissante qui devrait faire trembler

 

vos zygomatiques !

 

On aime : L’originalité du thème qui permet, à travers des histoires bien

connues, de saisir la richesse du patois local.» (Pays du Nord Magazine,

novembre 2010)


 

Guillaume de Louvencourt est metteur en scène, inventeur et auteur de

plusieurs ouvrages. Il parraine la compagnie De Oriunde de Cracovie.


 

Site internet : gdelouvencourt.free.fr

 

http://gdelouvencourt.free.fr/fichdebuts/gwarhol.jpg

Publié dans présentations

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L'Elitiste joué par Jean-Claude Texier !

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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J'ai lu "Les enfants du grand jardin" de Carine-Laure Desguin et "Le sol à l'envers" de Carol Trottier

Publié le par christine brunet /aloys

ma photo

 

 

 

J'ai terminé, il y a quelque temps, deux livres qui, dans mon esprit, se rejoignent inexorablement tant sur l'emploi des mots que sur l'originalité de la pensée. J'ai nommé "Les enfants du grand jardin" de Carine-Laure Desguin et "Le sol à l'envers" de Carol Trottier :  deux univers originaux, deux études de mots pour amener le lecteur quelque part.

Carine -Laure Desguin nous raconte une histoire sous un format A5 allongé, uneenfantsjardinr réussite, sans aucun doute, qu'on a plaisir à tenir en main et à feuilleter.  Je ne vous parlerai pas de l'histoire, à découvrir au fil des images, des tournures musicales plus que grammaticales. Et on se laisse porter entre les paragraphes en tentant, désespérément parfois, de trouver un sens aux répliques, aux phrases, aux ajustages de mots. Curieuse expérience qui ne laisse pas indifférent !

 

http://www.bandbsa.be/contes2/solenversrecto.jpgCarol Trottier, lui, se joue du verbe pour ajuster les jeux de mots, aiguiser les piques, chambouler les esprits. On rit, on s'amuse, parfois on zappe tel ou tel jet de langue trop pointue. L'auteur joue sur les clichés, en rapproche les syllabes, les mots, les phrases et nous englobe, je dirais nous "embulle", dans un univers fantasque parfois pas si anodin que ça. D'ailleurs, la couverture parle d'elle-même ! Très colorée, elle attire l'oeil... et nous met la tête à l'envers...

Au final ? Deux expériences qui, au départ, m'ont trop surprise pour mettre mes impressions par écrit, mais qui font, depuis, leur bonhomme de chemin dans mon esprit.

Deux livres qui ne laissent sûrement pas indifférent le lecteur qui se hasarde entre leurs pages.

 -- Christine Brunet www.christine-brunet.com 
 
 Diapositive1.JPG

Publié dans Fiche de lecture

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Adam Gray présente son nouveau livre, Merci Dorothée !

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

PHOTO pour 4me de COUVERTURE (ADAM GRAY)

 

 

Avant toute chose, et il est important de le souligner, Merci Dorothée ! n’est absolument pas une biographie de Dorothée.

 

C’est un livre d’amour, uniquement, écrit et pensé sans la moindre prétention. Dorothée était et reste, assurément, une véritable icône dans le cœur de bien des gens.

 

Idole des enfants et des adolescents pendant de très longues années, chanteuse à succès et présentatrice populaire, elle incarnait une télévision familiale et conviviale, une télévision qui réunissait petits et grands. Dorothée et ses amis divertissaient la famille en proposant des dessins animés, des variétés, mais aussi des programmes humanitaires.

 

C’est une femme que j’aimais, enfant, et que j’aimerai toujours. J’ai voulu lui rendre hommage à ma manière, lui dire merci pour toutes ces années d’amour, à travers ce livre, qui inclut quelques chansons imaginées juste pour elle, mais aussi des souvenirs d’enfance de mes années Dorothée. Dorothée était une seconde maman.

 

Il est des gens qui nous touchent… qui restent à tout jamais dans nos vies. Alors peu importe si ce livre devait rester confidentiel, j’avais envie d’écouter mon cœur et d’écrire à Dorothée toute mon affection, lui dire à quel point elle reste importante. La télévision Dorothée manque… Je sais que je ne suis pas le seul à le penser…

 

Il n’y a plus d’êtres humains pour les enfants, aujourd’hui. C’est bien triste. Ce livre est un simple hommage, familial et convivial, je l’espère, à l’image de son inspiratrice.

 


 

Adam Gray

 

adam-gray.skyrock.com

 


 

http://www.bandbsa.be/contes3/mercidorothee.jpg

 

Publié dans présentations

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Beaudour Allala présente son roman à paraître, La valse des infidèles

Publié le par christine brunet /aloys

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Un  résumé du livre ?

 

N’avons-nous pas tous eu, un jour, la sensation qu’une autre vie nous appelait ailleurs ?

Et, qui n’a jamais fait l’amour, dans son cœur, à une autre femme ou à un autre homme que celui ou celle qui partage notre vie ?

 

Douze hommes et femmes, invités à une soirée dansante, se frôlent, se heurtent ou épousent parfois les corps de ceux qui comme eux,

cachent des histoires personnelles qui ressemblent tant à la nôtre, sans que jamais nous n’osions un jour nous l’avouer !

 

Les personnages de la valse des infidèles se jettent, à corps perdu dans le vide, pour nous dévoiler toutes les facettes du sentiment amoureux face à l’interdit, se révélant ainsi dans des sentiments contradictoires, entre noblesse et lâcheté.

 

Quitter un quotidien pesant, tel est le désir d’Assia qui devra se défendre face aux plus inattendus des maîtres chanteurs…

Partir à en crever, une question de survie pour Carole qui entrevoit une porte ouverte vers une nouvelle destinée qui se refermera très vite sur elle, prise dans l’étau de la culpabilité…

Changer de vie, une obsession pour Pascal qui tombe amoureux d’une femme qu’il n’a encore pas vu, mais seulement lu… peu importe, il deviendra ce qu’il a toujours rêvé d’être…

Fuir l’ordinaire, pour l’extra… Un homme blasé, le regard rivé au sol, rencontrera sur le quai d’une gare, « les escarpins rouges »…

 

« Un narrateur omniscient relie douze histoires de vie dont la brièveté de chaque récit ajoute de l’intensité au dénouement final. »

 

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Publié dans présentations

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Histoire Loup-Phoque... Une histoire de Jean-Michel Bernos !

Publié le par christine brunet /aloys

 

JMB Recentree

Histoire Loup-Phoque

 

Quand ma femme gardait des enfants, je me régalai à leur faire des tours.

 

Au début ils pleuraient pensant que je leur voulais quelque mal, mais ils finissaient très vite par comprendre que le crochet à la cave n’était pas là pour y pendre les gamins dissipés ou que la momie du château n’était qu’un pauvre vieux qui faisait sa promenade journalière. Même la main surgissant par la fenêtre pour les emporter quelque part sur orbite n’était qu’une pure invention !

 

Cela dura un temps, puis ils finirent par me dire d’un air nonchalant :

« Pfeuhhh… c’est une blaaaague ! »… Alors je commençais à leur chanter des comptines ou les emmener au parc, mais ça m’ennuya très vite !

Il fallait rapidement que j’imagine quelque chose.

 

Durant un moment, ils trouvèrent tous seuls le moyen de se divertir en faisant le petit train jusqu’à l’école. C’était rigolo, tout le monde ne suivait pas à la même vitesse et très souvent il déraillait sous les yeux attendris des passants qui disaient : « qu’est-ce qu’ils sont sages ces enfants ! ».

 

Je leur faisais même des petits tas de bâtons avec lesquels ils fabriquaient des cabanes pour les fourmis. Ces dernières s’y sentaient tellement bien qu’elles commencèrent à bouffer mes plantes par la racine – Alors évidemment je cherchais à me venger.

 

Je devais trouver quelque chose de plausible qui puisse les embarquer au pays de nulle part… où tout est vrai, où le rêve embellit les choses et les rend étranges et merveilleuses.

 

L’un des gamins avait un lapin… et vous savez comment sont les enfants, ils partaient en délire sur les choses étranges qu’il aurait pu vivre. L’idée me vint alors d’inventer des noms d’animaux extraordinaires, du genre : le lapin-chèvre ou l’éléphant-girafe. L’imagination n’avait aucune limite et nous nous mîmes à créer un zoo imaginaire et fabuleux. Il y avait le chien-mouton, la grenouille-lézard, le chat-perché et le chat-citron… oui, nous finîmes même par y adjoindre des choses moins vivantes mais un peu plus acidulées !

 

Nous avions trouvé l’âne-serpent, le bœuf-carotte (mais celui-là, je crois qu’il existe déjà !), la fourmi-poisson, le requin-tigre, et la pêche-abricot… pour finalement prendre conscience que certains étaient vraiment plausibles.

 

Il y avait le fou-chantant, le marteau-piqueur et même le loup-garou… mais comme les enfants recommençaient à avoir peur, on clôtura définitivement le bestiaire avec le loup-phoque !

 

Jean-Michel Bernos


1e Couverture MML-copie-1


 


Publié dans auteur mystère

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Histoire Loup-Phoque... Une histoire oui, mais qui en est l'auteur ??

Publié le par christine brunet /aloys

Histoire Loup-Phoque

 

Quand ma femme gardait des enfants, je me régalai à leur faire des tours.

 

Au début ils pleuraient pensant que je leur voulais quelque mal, mais ils finissaient très vite par comprendre que le crochet à la cave n’était pas là pour y pendre les gamins dissipés ou que la momie du château n’était qu’un pauvre vieux qui faisait sa promenade journalière. Même la main surgissant par la fenêtre pour les emporter quelque part sur orbite n’était qu’une pure invention !

 

Cela dura un temps, puis ils finirent par me dire d’un air nonchalant :

« Pfeuhhh… c’est une blaaaague ! »… Alors je commençais à leur chanter des comptines ou les emmener au parc, mais ça m’ennuya très vite !

Il fallait rapidement que j’imagine quelque chose.

 

Durant un moment, ils trouvèrent tous seuls le moyen de se divertir en faisant le petit train jusqu’à l’école. C’était rigolo, tout le monde ne suivait pas à la même vitesse et très souvent il déraillait sous les yeux attendris des passants qui disaient : « qu’est-ce qu’ils sont sages ces enfants ! ».

 

Je leur faisais même des petits tas de bâtons avec lesquels ils fabriquaient des cabanes pour les fourmis. Ces dernières s’y sentaient tellement bien qu’elles commencèrent à bouffer mes plantes par la racine – Alors évidemment je cherchais à me venger.

 

Je devais trouver quelque chose de plausible qui puisse les embarquer au pays de nulle part… où tout est vrai, où le rêve embellit les choses et les rend étranges et merveilleuses.

 

L’un des gamins avait un lapin… et vous savez comment sont les enfants, ils partaient en délire sur les choses étranges qu’il aurait pu vivre. L’idée me vint alors d’inventer des noms d’animaux extraordinaires, du genre : le lapin-chèvre ou l’éléphant-girafe. L’imagination n’avait aucune limite et nous nous mîmes à créer un zoo imaginaire et fabuleux. Il y avait le chien-mouton, la grenouille-lézard, le chat-perché et le chat-citron… oui, nous finîmes même par y adjoindre des choses moins vivantes mais un peu plus acidulées !

 

Nous avions trouvé l’âne-serpent, le bœuf-carotte (mais celui-là, je crois qu’il existe déjà !), la fourmi-poisson, le requin-tigre, et la pêche-abricot… pour finalement prendre conscience que certains étaient vraiment plausibles.

 

Il y avait le fou-chantant, le marteau-piqueur et même le loup-garou… mais comme les enfants recommençaient à avoir peur, on clôtura définitivement le bestiaire avec le loup-phoque !

Publié dans auteur mystère

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Une présentation de "Femme à facettes" de Milady M.

Publié le par christine brunet /aloys

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Nom : Milady

Prénom : Margaux

 

Lieu de résidence : Mouscron

 

Blog/site : (un mur sur Facebook)

 

Genre : Poésie

 

 

Un résumé :

« Femme à facettes », un recueil de poésies EROmantiques !
J’expose en quelque sorte au grand jour mon vécu sentimental un peu chamboulé. Perpétuellement torturée entre l’Amour avec un grand A et l’Amour charnel, j’y exprime mes joies et mes tristesses, mes désirs inavoués et mon sentiment d’injustice face à cette vie qui ne réserve pas que de bonnes surprises.
Une femme caméléon aux multiples visages, c’est un peu moi…

 

Un extrait : …pour vous mettre en appétit...

 

Et si la chantilly et le chocolat

Restent tes péchés mignons

Fais ripaille et régale-toi

Du bout de mes tétons…

Etait-ce une orgie ou un rêve érotique

Peu m’importe, j’aurai vécu l’amour gastronomique !

 

Publié dans présentations

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