Spirales Urbaines, le nouveau recueil à paraître de Carine-Laure Desguin
Lecture, écriture, une passion... Un partage... La littérature dans tous ses états !
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THUIN - Les époux Micheline Boland et Louis Delville présentent chacun leur recueil de nouvelles et de contes, le septième pour elle, le premier pour lui.
Les bons contes font la paire. Le couple de Micheline Boland et de Louis Delville se retrouvait déjà sur les scènes de théâtre Impro, dans une chorale, dans des festivals de contes. Voici que tous deux ont maintenant imprimé chez l’éditeur «Chloé des Lys» leur créativité narratrice. Pour elle, il s’agit d’un septième recueil, pour lui d’un premier «enfant», un ouvrage dans lequel il adopte un conte de son épouse en le personnalisant à sa façon.
Dans «Humeurs grise, Nouvelles noires», Micheline Boland livre près d’une vingtaine de nouvelles. Son ancienne
profession de psychologue a pu sans doute nourrir toutes les rencontres proposées. Si les nouvelles sont déclarées noires, dans le titre du livre, la palette de l’auteur se révèle cependant très riche et variée. Le lecteur est confronté de près aux personnages. Les coups de pinceau sont rapides et précis. Ils peignent les rapports compliqués d’hommes et de femmes en souffrance et les moteurs invisibles de leurs relations à leurs proches. Ils vont parfois jusqu’à s'«approprier le bien d’autrui juste pour lui faire du mal et non pour en disposer». La mort et la violence physique en sont aussi des réalités récurrentes.
À la fin, en fermant le livre, on se réjouit d’y enfermer ces personnages, miroir d’une société souvent injuste et méchante, faite d’incompréhensions et de replis sur soi. Et, alors, on part à la rencontre des autres avec la bonne volonté et l’optimisme de créer une relation positive.
Dans son recueil de contes «De Noé à Louis-Léopold-Victor», Louis Delville, ingénieur en communications à la retraite, s’évade du milieu scientifique pour nous emmener dans une promenade dans l’imaginaire. Pince-sans-rire, il répond à quelques questions que chacun se pose : le ravitaillement dans l’arche de Noé, le nom en O' des Irlandais, l’antivol d’une statue. Il situe ses récits à toutes les époques, de la sienne à celle de Noé dont on applaudit la gestion, inconnue jusqu’ici, de l’embarquement des espèces dans l’arche. Il nous mène, sans danger, dans l’irréel, dans la magie de pays où le roi promet sa jolie princesse au vaillant ou futé jeune gaillard capable de ruse ou d’exploit. L’auteur dépose sur papier ses contes préférés, notamment ceux qu’il a eu le plaisir de présenter lors du concours «Fais moi un conte» de Surice de 2004 à 2009. Les illustrations sont l’œuvre de Maryvonne et Jean-Pierre Sanson de Reims.
Leurs blogs : Micheline Boland : http://micheline-ecrit.blogspot.com/; Louis Delville : http://louis-quenpensez-vous.blogspot.com/
Auteur : Clément St Esteben
Titre : Chronique Sur l'onde, inonde
Editeur : Editions Chloé des lys
ISBN : 978-2-87459-684-1
Prix : 15 euros
Qui est Clément St Esteben ?
Né en 1982 à Talence, Clément St Esteben découvre sa passion pour l'écriture lors de ses études universitaires. Cette rencontre va bouleverser peu à peu le regard qu'il pose sur le monde et sur lui-même, en laissant s'épanouir une sensibilité à fleur de peau jusqu'à le détourner du métier auquel sa formation le destinait. Toujours soucieux d'éprouver les valeurs et les idéaux de notre société, il met sa plume au service de cette quête existentielle et présente son premier recueil «Sur l'onde, inonde » aux éditions Chloé des Lys à l'âge de 27 ans. Touche à tout, il n'hésite pas à mélanger son encre à celle d'autres artistes : dessinateurs, illustrateurs, auteurs, interprètes, MC's...Travaillant tour à tour dans le commerce puis l'éducation, il s'intéresse aujourd'hui aux techniques de développement personnel et de bien-être. Mettant un point d'honneur à incarner son art au quotidien Clément St Esteben assume sa vocation pour la poésie ; Il vit actuellement dans la banlieue bordelaise où il se dédie entièrement à la rédaction de son prochain recueil qu'il présentera à sa maison d'édition courant 2013.
Petit aperçu de son recueil
Récit poétique rassemblant une dizaine de textes à la prose vive et ciselée, le premier recueil de Clément St Esteben nous propose un voyage philosophique à la recherche de la parole sacrée, de la langue toujours fraîche et vivante de l'instantané et nous transporte dans un monde surréaliste où rêves et illuminations se mélangent pour former des images d'une puissance rare. S'affranchissant des conventions, l'auteur nous entraîne d'univers en univers, joue avec les tons, alterne les codes et les genres pour nous offrir une lecture au rythme singulier.
« Sur l'onde, inonde » nous invite à partager l'expérience spirituelle d'un héros ordinaire, un héros qui face à une société dont les valeurs se désagrègent inexorablement part en quête de lui-même. C'est l'exil volontaire de l'aventurier que nous sommes tous, cherchant à s'extraire de ses conditionnements sans savoir à l'avance où ce chemin le mènera.
Clément St Esteben nous fait prendre conscience à travers cet ouvrage du courage nécessaire pour se retrouver seul face à soi. Ne serait-ce pas là l'essence même de la vraie poésie ?
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Le recueil de Laurent Dumortier dynamite des souvenirs, avec une lancinante et noire mélancolie. «Vertiges» et signes des temps.
D’un jardin verdoyant au plus gris du pavé, la poésie de Laurent Dumortier erre entre les ombres et les fièvres. «Mes pensées nucléaires s’explosent en congères»,affirme celui qui cherche la clé des abîmes.
« Tourne le sablier »
Ce septième recueil de poésie tutoie les résonances des mots et songes souterrains. Terreurs, écorchures, ravins, marécages? La parole épouse les lignes du crépuscule, à l’heure où rôde toute morsure.«Ici, la musicalité est beaucoup plus présente», confie l’auteur de Vertiges.
Les rimes et échos épaulent chaque texte, cherchant des échos singuliers. La ponctuation, elle aussi, ricoche entre les silences. Parfois le verbe s’arme de limpidité : «Mais l’appel d’un cri dans la nuit/Vaut bien que l’on fasse demi-tour…».Parfois les mots s’échappent de leur prison, comme autant de vaillants soldats :«L’angoisse de la quiescence», «Mes phases cyclothymiques», «L’abscisse se désordonne», «L’effusion alizarine»…
Rien n’est simple dans ce dédale langagier en proie aux griffes d’un cauchemar. Et cependant, court, au fil des pages, un sentier que guide un laser. Celui-ci se fait ludique («Carpe diem»), tendre («La Muse-Lierre»), cynique («Et si»), dérangeant l’obscurité et ses revers. Interrogé à propos de son travail poétique, Laurent Dumortier confie que l’introspection le tenaille. «Il y a une part d’autodestruction évoquée. Perdue parmi les regrets, le désespoir, la volonté de dépasser le néant est vouée à l’échec.»
«Delphes ne m’a pas donné la réponse/Que j’attendais, j’ai oublié les étoiles glacées/Et les lacs enflammés…» D’autres lieux («Quai des Salines»), d’autres temps («Minuit moins une»), d’autres itinéraires («Barry-Paris») et chiffres(«Zéro positif à l’infini») se chargent d’emmener le lecteur à sa perte, à son point de non-retour. Jusqu’à l’autre versant. «Quand je parle à tu je dis vous/Et je me remémore des pensées cristallines/Qui s’ouvrent sur un peut-être pas encore clos…»
Les Carrefours improbables ? Mais qu'est-ce que c'est ? c'est un texte que j'ai écrit et qui a été mis en musique par GED
http://www.encrenoire.be/livres/fantastique/bruines
Dommage, Leonardo… Edmée De Xhavée
On fête les 85 ans de Lorraine, née Duvivier. Veuve d’Yvan Lejeune dont elle a porté les trois enfants. Tout le monde s’accorde pour dire qu’elle resplendit depuis son veuvage advenu dix ans plus tôt, qu’elle a si bien « repris ». Tout le monde naturellement s’accorde tacitement pour participer au grand complot des œillères, car il n’y avait rien eu à reprendre : Lorraine a porté les enfants d’Yvan mais le poids de son mariage a été bien plus lourd encore. Un vieux grognon. Un dictateur. Un coureur de jupons. Et elle avait regroupé ses enfants autour d’elle, formant un petit clan craintif qui se rebellait en l’absence du tourmenteur, imitant sa voix, ses ordres, lisant les lettres d’amour de ses maîtresses, lui donnant des surnoms.
Quand il avait été terrassé par une attaque, ce même groupe de tout le monde aux œillères avait admiré sa patience, son dévouement et sa force d’âme, car elle l’avait entouré de soins avec l’ardeur d’un essaim d’abeilles. Le pauvre homme suppliait la mort de l’emmener loin, oh loin, et vite, mais les visiteurs pouvaient témoigner qu’elle ne cessait de lui caresser la main, de le forcer à manger, de lui faire les piqures elle-même alors que lui trouvait encore la force de la fixer avec des yeux furieux.
Et ça faisait dix ans environs qu’elle connaissait la meilleure époque de sa vie, femme exemplaire et citée en exemple, vestige et vestale d’une époque où le mariage était sacré.
Liliane, sa fille aînée, est là avec son mari, Jean l’insignifiant laquais. Un homme sans surprises, décevant naturellement comme Liliane s’y attendait – Lorraine l’avait prévenue. Elle n’avait eu qu’à s’inspirer du modèle maternel pour garder le confort social et financier de sa vie de femme mariée : Jean était la risée de ses enfants, belles-sœurs, belle-mère, et ses colères qualifiées avec négligence de cacas nerveux. Liliane était complimentée pour sa loyauté car elle était jolie et aurait pu aller voir ailleurs. Mais bien entendu, Liliane n’avait aucune intention d’aller voir ailleurs, puisque tous les hommes étaient pareils, sa mère le lui avait dit. On cherchait un bon mariage mais pas un bon mari, sauf dans le sens de pas trop encombrant. Au moins elle avait su congédier Jean l’insignifiant laquais de son lit et pouvait lire ses Robert Ludlum en paix, une boîte de pâtes de fruits ou pralines à portée de main.
Christian, le fils, est seul. Lui, aucune femme ne le supporte longtemps.
Et puis Régine avec son fou de mari, cet arrogant Italien qui se vante de connaître les femmes parce qu’il a grandi entouré de grands-mères, sœurs, cousines et tantes. Les règles douloureuses et les chagrins d’amour n’ont pas de secret pour lui, a-t-il dit un jour, s’étonnant de ne pas les voir rire. On avait pourtant bien pensé que Régine était la plus chanceuse des trois enfants Lejeune : contrairement à Jean dont le charme n’avait été qu’un feu de paille – il avait été renvoyé de ses trois premières fonctions et n’avait dû son rattrapage à la quatrième qu’au bras un peu long de feu Yvan qui l’avait imposé comme figurant quelque peu intelligent dans la multinationale d’un ami -, Leonardo réussissait tout ce qu’il entreprenait. Toujours de bonne humeur, attentionné envers Régine qu’il appelait Reine de cœur – il ne prêtait pas attention à son expression ennuyée comme par une sottise enfantine -, faisait l’unanimité parmi les connaissances : elle n’aurait pu trouver meilleur mari.
Lorraine le regarde et lui sourit. Imbécile heureux va ! Avec ce sourire qu’il brosse trois fois par jour… Elle n’a pas oublié qu’il remarque tout, cet animal-là. Et il ose, oui il ose gratter au fond des choses, ne pas se contenter de ce qu’on lui dit. Deux mois plus tôt, elle était au restaurant, invitée de Régine et Léonardo. Liliane était venue elle-aussi, ayant laissé ses petits-enfants à la garde de la belle-mère – cette vieille folingue de Marieta Zuckilawska. A-t-on idée de porter un nom aussi folklorique ? Et la conversation était venue… tombée… bon, disons qu’elle avait attiré la conversation sur son long sacrifice, une vie conjugale entière avec Yvan. Liliane et Régine, tout en suçant leurs cuisses de grenouilles en levant le petit doigt et se tapotant fréquemment les lèvres d’un coin de serviette, avaient soupiré une fois de plus à l’évocation du calvaire maternel, ajouté des exemples de la tyrannie paternelle – on ne pouvait parler à table sans quoi on se retrouvait à manger au vestiaire, on ne pouvait pas lire au lit, pas de sortie si on n’avait pas été à la messe et à la communion… On levait les yeux au ciel, on riait à nouveau d’une de ses secrétaires amante qui zozotait un peu, et de ces lettres qu’il avait gardées dans une boîte à chaussures. Leonardo, pour une fois, s’était brusquement tu, et avait eu une expression vaguement écœurée. Il avait fixé Régine qui riait aux éclats, citant de mémoire des extraits de lettres. Une lettre d’adieux qu’il trouva très intime et triste leur arracha des gloussements féroces.
Liliane se reprit la première et, d’un air sombre, constata que « de leur temps – celui de ses parents », une femme n’avait rien à dire et n’avait aucune chance de refaire sa vie. Et il ne lui restait donc qu’à subir subir et subir. Et Lorraine réagit. Oooh dit-elle d’une voix toute en chuchotis, serrant les lèvres pour contenir un sourire satisfait, elle aurait pu refaire sa vie, oui. Mais elle avait pensé à eux, les enfants, et avait renoncé. Leonardo fut encore plus surpris et du coup, avala d’un trait son verre de mauvais vin du patron que Lorraine avait recommandé en soutenant qu’il était meilleur qu’on ne l’aurait pensé. C’est qu’elle n’avait jamais été bien jolie, Lorraine, même sur sa photo de mariage. Elle n’avait pour tout bagage que sa jeunesse, mais portait déjà ce masque amer et réprobateur, un peu distant. Alors qu’Yvan l’ait trompée, non pas à la recherche de beauté mais de chaleur et de rires, il le comprenait. Mais qu’un autre homme ait eu l’humeur assez suicidaire pour lui offrir une seconde chance alors qu’elle avait déjà ses enfants et des années de rancœur aux tripes, il ne pouvait le concevoir. Il écouta donc avec attention lorsque Régine et Liliane, alourdies par le fardeau du sacrifice de leur mère, voulurent en savoir plus. Eh bien il y avait peu à dire. Cet homme était amoureux d’elle et lui avait proposé de l’emmener au Luxembourg où il possédait des vignobles. Il avait eu le cœur brisé quand elle avait tenu bon pour le bonheur de sa famille et elle n’en avait plus entendu parler. Elle laissa flotter sur son visage maussade un petit rêve sentimental sous la forme d’un pâle sourire.
Il intervint, retrouvant un air enjoué et taquin. Mais alors, se risqua-t-il, elle avait donc eu sa petite romance aussi, belle-mamma, pas vrai ? Les trois femmes le transpercèrent de regards indignés et Lorraine se rebiffa. Non voyons, et d’abord qu’il cesse de l’appeler Belle-mamma, on aurait dit une marque de teinture pour cheveux. Et ensuite, elle n’avait eu qu’un seul homme : feu son mari. Mais Leonardo avait joyeusement agité un index aux mouvements de non-non-non sous son nez en s’obstinant : no no no no belle-mamma, no no no ! Un homme ne veut pas emmener une femme dans son pays avec trois enfants et le spectre d’un ex-mari sans savoir ce qu’il va recevoir de bon dans l’affaire ! Eeeeeh Belle-mamma, on a eu du bon temps et on croit que ça ne se saura pas ??? Une gifle sonore s’abattit sur le dos sa main, si fort qu’il la plongea dans la salade. Il jeta un regard furieux à Régine dont le pli de la bouche ne laissait pas place à la plaisanterie. Les mains de Lorraine tremblaient et elle eut une de « ses crises de suffocation »… Il fallut écourter le repas, et on fit bien comprendre à Leonardo que tout était de sa faute.
Et aujourd’hui, Lorraine s’offre un splendide cadeau d’anniversaire. La paix. Léonardo aura droit à un petit tête à tête au sujet du cadeau à faire pour son anniversaire de mariage avec Régine dans six mois. Elle lui suggèrera un vin de derrière les fagots à essayer discrètement… amélioré par ses soins. Yvan l’avait aimé, ce petit vin, et elle se souvenait que l’attaque n’était apparue qu’au petit matin, ce qui laisserait tout le temps à ce fouineur de Leonardo de conduire pour rentrer à la maison : Régine n’aime pas conduire la nuit et, ma foi, elle va bientôt devoir le faire si elle veut encore une vie sociale…. Alors, pour une dernière fois…
Elle sourit à Leonardo qui, avec un clin d’œil, lève son verre à sa santé. Imbécile heureux, mais plus pour longtemps. Mon manteau noir…il faudra que je le porte au nettoyeur dès lundi, et donner un coup de cirage sur mes escarpins, se dit-elle en lui rendant son sourire.
Edmée de Xhavée
edmee.de.xhavee.over-blog.com

Bonjour à tous !
Les amitiés blogosphèriennes, un mot barbare ; non, ce n’est pas une nouvelle maladie ! Belle surprise la semaine dernière lorsque sur le blog de Brigitte-Ecureuil-Bleu (Une bonne nouvelle par jour), je lis que l’on parle de mes activités littéraires…
C’est surprenant, ces amitiés virtuelles. On ne partage que des photos, des petits commentaires. Jamais une bière ou un bon verre de vin, je le jure ! Mais depuis pas mal de temps, Brigitte et moi visitons nos blogs avec beaucoup de sincérité et aussi de fidélité.
Mardi 2 avril 2013
Un blog à découvrir : celui de Carine-Laure Desguin...
Je ne sais qui est venue la première chez l'autre, elle ou moi, mais cela fait plus de deux ans que je fréquente le blog de Carine-Laure.
Carine-Laure est Belge et vit à Charleroi. Elle est romancière et poète.
Elle a déjà publié deux romans : "Rue Baraka" et "Les enfants du Grand Jardin", et reçu plusieurs prix pour ses nouvelles ou ses poèmes.
Carine-Laure nous fait découvrir ses nouvelles, toujours prenantes, avec des personnages bien bâtis.
Allez lire "Adrien, Naëlle et les autres"... J'ai adoré son texte qui a obtenu un second prix au concours national de nouvelles organisé par la Fédération des Associations actives de Belgique.
Si vous aimez lire et/ou la poésie n'hésitez pas à lui rendre visite...
Midi sous le soleil
Midi, la maison s'étire langoureusement
Sous la tendre chaleur d'un soleil prometteur
Allongée, je succombe aux plaisirs du printemps
Grisée, émerveillée par la nature en fleurs
Les roses s'entrouvent révélant leur beauté
Je m'abandonne à la magie de la lumière
Un oiseau chante dans un arbre haut perché
Je surprends ton regard troublant mon univers
Mais nous demeurons immobiles, alanguis
Envahis d'une douce béatitude
Complice, le chien et le chat jouent sans bruit
La vie suspendue écarte l'habitude
Un souffle léger a soulevé ma robe
Tu souris coquin, la bouche sensuelle
Pourtant sous l'invitation mon corps se dérobe
Prolongeant l'osmose de la terre et du ciel
Marcelle Pâques
marcellepaques.skynetblogs.be
http://limaginaria.wordpress.com
L’Etoile Magique, de Philippe Desterbecq (one shot, éditions Chloé des Lys)
Pierrot est un petit garçon rêveur attiré par le ciel et les étoiles. Alors que son père lui offre enfin la lunette astronomique qu’il attendait, il fait une surprenante découverte. En effet, dans son objectif brille une mystérieuse étoile à 7 branches qui n’est répertoriée dans aucun livre. Au même moment, l’entourage du garçon est frappé par de bien étranges phénomènes. Et si tout était lié ?
Philippe Desterbecq nous livre ici un agréable petit conte pour enfant, du type de ceux que l’on va lire aux bambins le soir pour les aider à trouver le sommeil. A mi-chemin entre Les Souhaits Ridicules de Charles Perrault et le Petit Nicolas, l’Etoile Magique raconte la vie mouvementée d’un jeune garçon à qui la vie offre la possibilité d’exaucer des voeux. Cependant, comme tous les petits garçons, Pierre est animé par ses émotions et le coeur domine souvent la raison. Gaspillant un souhait par ci et un autre par là, il ne prendra véritablement conscience du cadeau qu’à la toute fin du livre, lorsqu’il apprendra le sacrifice et le partage.
La galerie de personnages est ici assez réduite et se limite à des personnages emblématiques du monde de l’enfance : les parents, les copains, les profs… L’ouvrage est fidèle à son but, celui de divertir tout en faisant passer un message positif aux enfants lecteurs. La magie semble acceptée dans ce monde aux contours enfantins et cela ne surprend personne lorsqu’une victime de Pierrot se met à enfler et flotter comme un poisson à la manière d’un personnage d’Harry Potter.
L’écriture est fluide avec une pointe d’humour, et si les situations semblent parfois un peu trop attendues pour les grands, nul doute que les enfants se prendront à rêver d’espace et de souhaits avec ce très joli petit livre. Quant aux adultes, ils retrouveront un peu de leur âme d’enfant grâce à Philippe Desterbecq.
Un agréable ouvrage à lire à tous les enfants.