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Elisabeth Berthéol se présente et présente son livre, Histoires de Vies

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

http://www.bandbsa.be/contes3/histoirevie.jpg

 

 

Histoires de vies parle de moments agréables ou difficiles à vivre, évoque un parcours, un métier, aborde des questions sociales ou touchant à l’environnement en jouant avec les mots, en introduisant parfois une note d’humour, en contenant les émotions : tel est le but de ce recueil. Elisabeth transcrit dans son langage ces évènements, petits ou grands, qui parsèment des vies et dont nous sommes les héritiers, les témoins ou les protagonistes.

 

Qui est Elisabteh Berthéol ?

Née dans les Monts du Lyonnais, Elisabeth Berthéol a passé son enfance et son adolescence dans la banlieue de l’Est lyonnais. Après des études en Sciences économiques, elle est partie dans le Sud-ouest. Ses pérégrinations l’ont amenée à se déplacer, de Toulouse à Paris, en Provence, en Rhône-Alpes, en Franche-Comté. 

Diplômée en sciences humaines et sociales, en économie et en informatique, elle s’est reconvertie dans la formation et dans l’accompagnement professionnel, après une carrière dans le monde des sociétés de services informatiques.

Nourrissant la passion des livres, elle a rassemblé quelques poèmes dans ce recueil afin de faire partager son plaisir de jouer avec les mots et les sonorités.

 

Un petit aperçu !

 

Chevauchée

 

Il était une fois un cheval

Que l’on appelait Arrabal

Une jeune fille se promène

Elle se prénomme Célimène

 

Chevelure au vent se lancer

Dans une folle chevauchée

Effluves et essences à foison

Pour la bête en adoration

 

[…]

 

Elle s’en retourne fatiguée

Avance en rêvant d’un café

Par la bride le cheval tiré

De respect veut être entouré

 

Il va prendre un bon avocat

De ce pas faire valoir ses droits

Invoquant la législation

Défendre son émancipation. 

 

 

 

Elisabeth Berthéol

http://www.bandbsa.be/contes3/bertheoltete2.jpg


Publié dans présentations

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Edmée De Xhavée a lu... Sauvetages, de Nadine Groenecke

Publié le par christine brunet /aloys

 

Edmee-chapeau

Edmée De Xhavée a lu...

Sauvetages, de Nadine Groenecke

 

Voilà, ça fait deux ans qu’il est sorti, ce livre, et deux ans que je me promet de le lire. Promesse enfin tenue et pas regrettée ! Une histoire qui ferait un excellent film, Sébastien Japrisot avec sa dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil serait d’accord. En tout cas je le suis…

Un cocktail explosif :

Un dépressif qui n’aime plus autant la vie que le sommeil et la bouteille, et est sorti en sursaut de sa torpeur par une nouvelle stupéfiante à la TV : il s’est donné la mort ! Rien de moins !

Une maman de dépressif bien perplexe, minée par l’éternel « que deviendra-t-il quand je ne serai plus là, mon petit ? »

Une jeune muette courant un sein au vent sur une route, poursuivie par un fou-furieux.

Une sympathique dame qui a aimé tout son saoûl dans la vie et aime l’amour des autres.sauvetages

Un mystérieux assassin qui complique la vie de tout ce petit monde.

Et des apparences on ne peut plus trompeuses.

La belle imagination de Nadine Groenecke nous mène en bateau (normal, on passe par l’île d’Oléron !) avec brio durant 164 pages que l’on tourne en plongeant délicieusement dans un embrouillamini de situations. L’histoire d’une mort qui rend vie à un mourant de l’âme.

J’avais aimé « Trop plein » paru en 2009 du même auteur, des nouvelles prenantes et bien écrites. Nous voici avec un roman et oui, l’auteure a du style dans les deux disciplines, et on a bien envie de la suivre.

 

 

EDmée de Xhavée

edmee.de.xhavee.over-blog.com

lovebirds finish (1)

Publié dans Fiche de lecture

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Avis de blog pour Bruines, de Laurent Dumortier dans Les Chroniques de madoka

Publié le par christine brunet /aloys

 

http://www.bandbsa.be/contes3/bruinesrecto.jpg

 

 

http://leschroniquesdemadoka.over-blog.com/article-bruines-fantastique-117306918.html

 

Bruines

 

Laurent Dumortier

 

Chloé des Lys Editions

 

 

Résumé :


Brumes, brouillards, bruines… La pluie et ses déclinaisons multiples réservent de temps à autre
l’une ou l’autre surprise particulièrement désagréable : une
maison réputée hantée, un auto-stoppeur qui voit la situation se
retourner contre lui, la mort en personne qui dépose ses cartes de
visite, ou encore plusieurs mails ô combien attirants… Si la pluie
peut se faire entendre, elle peut également se montrer acide…


 

Mon avis : ****


Bruines réuni 20 petites nouvelles toutes aussi intrigantes les unes que les autres. Tantôt dramatiques mais surtout fantastiques, ces minis nouvelles sont accrocheuses et vous entraînent avec elles dans les bruines du néant.

Les nouvelles font une page et demi à onze pages pour la plus longue, elles vous fascinent ou vous déconcertent face à la situation qui se présente... mais d'une efficacité redoutable...

 

Bien écrit, avec toujours autant d'imagination, l'auteur a encore su nous emmener dans son monde où l'étrange flirte souvent avec le mystère qui se tapit dans l'ombre...

 

Très bon moment de lecture, à découvrir absolument.

 

106 pages / 12,50€ ou 4,99€ en ebook

 

Publié dans avis de blogs

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Un crime, une nouvelle de Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

Le but du jeu était de choisir une photo de bandits australiens

et d'écrire un texte à propos de cette photo.

 

UN CRIME

 

photo-police-sydney-australie-mugshot-1920-19.jpg

 

En moi, Élise Rolfell, il n'y a que la honte : la honte de ma jalousie dévoilée, la honte de n'avoir pas été préférée à une femme si ordinaire, la honte d'être rongée par la haine. Je garde les yeux fixés sur mes mains comme je le faisais lorsque ma mère me grondait.

 

Je suis seule comme le chien égaré et l'arbre malingre dans la forêt. Seule et coupable puisque j'ai tué Nelly au premier étage du Grand Hôtel de Vittel où nous séjournions. Hier matin, je l'ai attendue. Quand elle est sortie de sa chambre, je l'ai saluée, je l'ai suivie dans le couloir. Elle est passée dans le petit salon. J'ai saisi la statuette en bronze sur le guéridon et de toutes mes forces, j'ai frappé. Le premier coup m'a libérée. J'ai frappé encore et encore… Toute la nuit, j'avais rêvé de ce moment. À présent, les scènes de mon théâtre intérieur et la réalité se ressemblent étrangement.

 

Paul, mon mari, avait rencontré Nelly au Pavillon de la Grande Source. J'avais été le témoin des premiers mots échangés. Tandis qu'elle buvait à petites gorgées, Nelly avait lancé à la cantonade : "Je n'y crois plus. Cette eau n'a aucun effet sur moi." C'était d'un vulgaire de s'adresser ainsi à des inconnus ! Paul avait réagi : "Continuez la cure. Au petit déjeuner, on m'a parlé de gens débarrassés de leurs maux en quelques jours." Elle avait minaudé : "Merci Monsieur".

 

Depuis lors, nous la croisions partout : à l'hôtel, dans le parc, dans la galerie thermale, en ville ! Chaque sourire et chaque parole que Paul lui adressait, chaque baisemain m'étaient un crève-coeur. Je sentais que Paul commençait à m'échapper ! Et puis, un matin, je les ai surpris qui s'embrassaient dans la roseraie. C'en était trop.

 

Je n'éprouve aucun remords, j'ai seulement honte.

 

Micheline Boland

micheline-ecrit.blogspot.com

http://www.bandbsa.be/contes2/contesmagasinrv.jpg


Publié dans Nouvelle

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En passant par Israël de Mireille Pierson, avis de blog, http://dodoniver.blogspot.fr/

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

http://www.bandbsa.be/contes2/passantisraelrecto.jpg

 

 

http://dodoniver.blogspot.fr/

 

 

En passant par Israël de Mireille Pierson - Editions Chloé des Lys

Roman initiatique classique, En passant par Israël nous fait partager la vie de Laura. Troisième fille d’une famille modeste, Laura est une surprise. Cet état de fait la poussera sans arrêt à rechercher sa place auprès de ses proches. Il s’agit donc d’une plongée dans la construction d’une personne, d’une personnalité. Nous suivons Laura de sa plus tendre enfance à l’accomplissement de sa construction : quand elle se retrouve enfin entière et en accord avec elle-même. 

Ce court roman est donc avant tout un chemin : le parcours d’une âme pour trouver sa place dans ce bas monde. Il pioche à la fois dans la psychologie, la psychanalyse ou la philosophie. 
Il y a d’abord l’enfance et ses blessures indélébiles qui forgent un individu. Il y a ensuite le drame dans toute son horreur et son traumatisme. Puis il y a le voyage et la découverte progressive de soi et de son âme. Enfin il y a la délivrance : l’acceptation de son être dans son intégralité et l’acceptation de la vie dans ses douleurs et ses joies.
C’est donc ce parcours que nous livre l’auteur dans un récit où se mêlent ombre et lumière à l’image de la vie. Laura c’est vous... c’est moi... c’est chacun de nous et personne à la fois. 
Malgré une nette bonne volonté, l’auteur n’arrive toutefois pas à sortir des poncifs ordinaires ultra connus de la psychologie et de la spiritualité. Rien d’original à attendre de ce côté-là. 

Du côté des personnages, l’auteur nous peint des personnages suffisamment complexes et cohérents.
Touchante, son héroïne Laura l’est assurément. Elle est le personnage principal. L’auteur nous montre comment se créent ses blessures et les moyens que le personnage met en œuvre pour s’en affranchir, s’en guérir. Sa psychologie est donc très poussée et c’est un personnage très construit. 
Autour de Laura gravite sa famille :
- sa mère, une femme forte, le pilier sur lequel chacun s’appuie. 
- Son père qui sera le catalyseur des blessures, un homme fragile.
- Et ses sœurs qui mettent en lumière la différence de construction de soi dans une même fratrie et illustrent parfaitement qu’une même situation aura des effets fort différents sur les individus selon leur tempérament ou leur vécu respectif. 
La vie ce n’est pas que soi et sa famille c’est aussi les amis, les rencontres, les épreuves... Assez manichéen sur ce point, les amis de Laura vont systématiquement l’aider à avancer. Alors que d’autres personnages qu’on ne peut pas qualifier d’ennemis vont systématiquement lui porter préjudice. Peu de personnages arrivent à faire le lien entre ces deux extrêmes. Citons José ou Djon qui sont de parfaits ersatz du père de Laura. Au passage, rien de bien étonnant : c’est de notoriété publique qu’on recrée régulièrement les mêmes situations.
Dans l’ensemble les personnages sont donc plutôt manichéens mais suffisamment construits pour être crédibles.

La vie de Laura est détaillée, l’auteur analyse parfaitement la construction de son personnage, comment les événements l’influencent, le changent. Sans s’affranchir des classiques du genre, c’est un roman initiatique efficace. Emprunt de spiritualité, on a l’impression que l’auteur y a déversé beaucoup de sa personne et de son propre parcours. Un petit bémol ce pendant, à titre personnel, j’ai trouvé que la mise en place des petites fêlures de l’héroïne prennent beaucoup de place par rapport à ses démarches de construction de soi et de spiritualité. Puis quand tout va enfin bien pour elle c’est fini... à croire qu’on ne pouvait être spectateur/lecteur que des noirs passages de la vie de Laura et que son HappyEverAfter est privée et qu’il serait indiscret de chercher à en savoir davantage. J’admets volontiers que l’important n’est pas le but mais le chemin. Cependant, j’ai eu une impression de fin un peu trop rapide. L’enfance est extrêmement développée puis les étapes sont de moins en moins développées comme un grand coup d’accélérateur sur le chemin. Petit bémol donc pour moi de ce côté-là.
Passons à présent à un aspect plus technique... L’écriture est simple et accessible. Le roman est facile à lire et vraiment abordable ce qui est un gros point positif pour le genre. En effet, les romans initiatiques sont souvent difficiles à lire par leur digression philosophique intempestive. Ici, bien que le roman soit nettement affilié à la catégorie de part ses thèmes abordés et il reste un livre agréable et Mireille Pierson une auteure à suivre.


En résumé, des défauts, des qualités, En passant par Israël est un premier roman d’une auteure à suivre. C’est une agréable découverte et je remercie grandement les Éditions Chloé des Lys et le forum Accros et Mordu pour m’avoir permis de le lire.

 

 

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Un autre avis sur http://www.book-and-cook.blogspot.fr/

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L'auteur de cette nouvelle ? Une nouvelle fois, Carine-Laure Desguin !

Publié le par christine brunet /aloys

 

enfantsjardinr

 

 

L’étrangère



« Vous êtes certain que c’est bien elle ? », m’a demandé mon patron. Je venais de l’avertir du décès de ma mère et de la nécessité de ma présence, aux funérailles. J’étais son fils unique, voyez-vous. Mon patron était mécontent, je comprenais sa situation, un effectif en moins et ce durant deux jours consécutifs. Un aller et retour me prendrait au minimum quarante-huit heures. Cette phrase « Vous êtes certain que c’est bien elle ? », a semé dans mon esprit l’ombre d’un doute. Mon patron avait raison, comment aurai-je pu savoir avec certitude que c’était bien elle ? Le décès était notifié sur un simple télégramme, de surcroît chiffonné : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. »

Cela ne voulait rien dire. Il s’agissait peut-être de la mère de mon voisin de palier. Qu’importe. Et ce télégramme n’était pas daté. Ma mère, cela faisait combien de temps déjà que je n’étais plus allé la voir ? Un an, deux ans ? Je ne savais plus, les jours entassés comme ça, les uns sur les autres, se ressemblaient tous. Cet asile situé à près de quatre-vingts kilomètres d’ici. Deux heures de bus sous ce soleil d’Afrique. Et cette lumière aveuglante. Au début, j’y allais chaque dimanche, à l’asile. C’était au début. Ensuite, ma mère m’a dit que ce n’était plus la peine, qu’elle avait de nouveaux amis, que je pouvais disposer de mon dimanche pour me reposer ou aller au cinéma. C’était bien comme ça, avais-je pensé.

« Deux jours ! Et pas un de plus », avait lancé mon patron, sur un ton autoritaire. « Bien, merci monsieur », avais-je répondu. Avec tout au fond de la gorge, une espèce de nœud dont j’ignorais l’origine. Le manque d’habitude, sans doute. On ne perd pas sa mère tous les jours. Et de savoir que ce n’était peut-être pas elle…

Je suis allé manger au restaurant, chez Céleste. Quand je lui ai annoncé la nouvelle, il m’a dit : « C’est ta mère, tu es certain ? »

Alors j’ai pris un ticket et je suis monté dans l’autobus de quatorze heures. Personne n’est venu s’asseoir à mes côtés, j’étais bien content. Rien ne m’accable le plus que de répondre aux questions que l’on me pose. Les gens attendent de vous plus qu’un « oui » ou un « non », ils veulent des détails, des confidences, une intimité partagée avec vous. Alors ils demandent des précisions. Ils insistent. Leurs visages se décomposent, quand ils se résignent à ne me tirer de la bouche que des « oui » ou des « non ».

Ce soleil derrière les vitres du bus, cette réverbération à la fois éblouissante et suffocante, j’avais l’impression que ma tête bouillonnait. J’étais bien content de rentrer dans l’asile. L’air y était plus frais. Le directeur, un petit homme trapu au regard très sombre et aux sourcils épais m’a accueilli dans son bureau. En deux mots, il m’a expliqué les derniers jours de ma mère et a conclu par « elle n’a pas souffert, elle s’est endormie, et jamais réveillée», tout en me glissant des feuilles imprimées que je devais signer. Obligatoirement, pour les funérailles. Comme j’ai pu, j’ai rempli les cases vides, ce n’était pas facile. Le directeur a perçu mon incapacité et il m’a aidé. Perplexe de constater que j’ignorais autant de choses au sujet de ma mère, il m’a dicté sur un ton suspicieux la date de naissance de la défunte, celle de son arrivée dans cet asile et la date de sa mort. C’est logique, il savait tout ça bien mieux que moi. Il a achevé notre entretien par un : « Vous êtes certain d’être son fils ? »

Un homme au visage décati s’est présenté dans le bureau du directeur. C’était le concierge et il a proposé de m’accompagner jusqu’à la morgue, de l’autre côté du bâtiment. Je me suis empressé de le suivre et le directeur, encore stupéfait, n’eut que deux secondes pour me spécifier l’heure des funérailles. Je lui ai dis, en me retournant, que c’était très bien comme ça, que ça me permettrait de reprendre l’autobus de quatorze heures. Il est resté debout, les mains appuyées sur son bureau, de l’étonnement plein les yeux.

Le concierge était très fier de cette morgue, c’était lui qui s’occupait de la maintenance de ces murs et des morgues, tous les asiles n’en possédaient pas. C’était pourtant nécessaire, d’après lui, pour rassembler les familles. « Bien sûr », ai-je acquiescé. Je n’avais pas de raison de contrarier cet homme qui m’avait l’air de bonne volonté.

« Vous ne voyez pas d’inconvénients à ce que les amis de votre mère vous accompagnent, pour cette soirée de veille ? »

« Non, faites comme d’habitude », lui ai-je répondu.

Les murs de la morgue étaient blancs. Une verrière poussiéreuse recouvrait la pièce. C’est ce que j’ai vu, en premier lieu, ces murs immaculés, cette verrière poussiéreuse. Et puis, une dizaine de chaises, tout autour de la pièce. La bière était juste au milieu. Ouverte. Dessous un drap blanc, j’ai deviné un corps menu. Des mains osseuses reposaient entre deux plis du drap. Mes yeux se sont attardés sur le visage de la vieille femme. Ces rides, de vrais sillons. Sur ce que je voyais du corps, je cherchais un repère, une certitude. En vain. Des expressions, ma mère, même vivante, n’en avait jamais eues. Alors à présent que sa vie s’était enfuie…

« Elle s’est endormie, vous savez, elle n’a pas souffert », m’a murmuré le concierge, avec de la peine contenue entre ses mots. « Oui, je sais », lui ai-je répondu. « Vous ne voyez pas d’inconvénients à ce que les autres vieillards vous assistent durant cette veillée ? », m’a-t-il demandé. « Non, ce sont vos habitudes », lui ai-je dit. Le concierge était vieux, lui aussi, il ne se souvenait plus qu’il venait de me poser deux fois la même question en l’espace de quelques minutes. Cinq petits vieux ont pénétré alors dans la pièce, deux hommes et trois femmes. Je les ai dévisagés. Je n’ai plus osé trop regarder du côté de la bière. Je les ai dévisagés juste comme ça, pour esquiver, pour refuser de regarder autre chose. Quelque chose me dérangeait. La fatigue du voyage ? La mort de ma mère ? La promiscuité dans cette pièce ? Nous étions sept personnes, à présent. Tous me fixaient. Sans doute cherchaient-ils dans mes gestes, sur mes traits, des traces de ressemblance avec ma mère. Un malaise résonnait entre le blanc de ces murs. Tout à coup, des mots sont revenus vers moi, comme un boomerang :

« Vous êtes certain que c’est bien elle ? »

Ces mots, j’ai eu envie de les prononcer tout haut. Et je me suis retenu. A quoi aurait-il servi de me compliquer la vie ? Ce volte-face retarderait les funérailles, demanderait des compléments d’informations, des recherches et cela me ferait rater le bus de quatorze heures. Mon patron serait furieux.

De la sueur perlait sur mon front et venait mourir sur mes joues et dans mon cou. Ma vue se brouillait et ça m’arrangeait bien, en fait : le visage de la défunte devenait flou. La veillée a duré des heures. Le concierge nous a servis du café. « Avec du lait, merci monsieur », lui ai-je demandé.

Tous ces vieux suçaient bruyamment leur sucre, c’était infernal. Je me suis souvenu que c’était une des raisons pour lesquelles je n’étais plus venu voir ma mère depuis si longtemps. Le bruit de tous ces vieux, lorsqu’ils mangeaient. Et leurs regards, braqués sur moi. Comme aujourd’hui. Les bruits. Et les regards.

Le lendemain, les funérailles ne furent que des formalités. L’église se situait à plusieurs centaines de mètres de l’asile. Par chance, un arrêt d’autobus se trouvait à proximité du cimetière, je n’ai donc pas été obligé de faire la route en sens inverse et de revenir vers l’asile.

Ces minutes, une éternité. Le curé, les enfants de chœur, le cimetière, la terre rouge lancée sur le cercueil. Et cette chaleur, toujours cette chaleur africaine. Le curé mitraillait l’atmosphère de phrases toutes faites, des phrases auxquelles tout le monde avait droit, pour le dernier jour. Les enfants de chœur le secondaient, et dissimulaient un rire, lorsque des frelons ont sifflé au-dessus du cercueil. Le curé me regardait parfois. Je n’ai pas compris tout ce qu’il disait et j’avais même l’impression qu’il attendait de moi une ou deux phrases. Je n’avais rien à dire, cela n’aurait fait que prolonger la cérémonie.

Pour ne pas rater le bus, je suis parti le premier, ou presque.

Le lendemain matin, c’était un samedi. J’étais fatigué et quelque chose me semblait incorrect, pas accompli. Je ne devais rien à l’asile pourtant, le directeur m’avait bien signalé qu’aucune facture ultérieure ne me serait envoyée, il connaissait le montant de mon modeste salaire.

J’ai décidé d’aller me baigner, cela me changerait les idées, après tout. C’est là, dans l’eau, que j’ai vu Marie, une secrétaire rencontrée quelques mois auparavant. Marie riait. Dans mes souvenirs aussi, marie riait. Nous avons nagé ensemble et mes mains ont effleuré ses seins. Marie riait toujours, cela lui avait plu, de sentir mes mains frôler sa poitrine charnue. Lorsque nous nous sommes rhabillés, je me suis aperçu que j’avais mis les vêtements de deuil de la veille, une chemise blanche et une cravate noire. Marie ne riait plus. Ces vêtements solennels lui avaient coupé la respiration.

« Ça te dirait une séance de cinéma », lui ai-je demandé. Et puis, m’apercevant que Marie ne décrochait pas son regard de ma cravate noire, j’ai continué :

« Ne t’inquiète pas, j’ai enterré ma mère. Mais ce n’était peut-être pas ma mère. Et puis, c’était hier. »

Carine-Laure Desguin
carinelauredesguin.over-blog.com
desguin

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Mais qui est l'auteur de cette nouvelle ?

Publié le par christine brunet /aloys

point d'interrogation

 

 

L’étrangère



« Vous êtes certain que c’est bien elle ? », m’a demandé mon patron. Je venais de l’avertir du décès de ma mère et de la nécessité de ma présence, aux funérailles. J’étais son fils unique, voyez-vous. Mon patron était mécontent, je comprenais sa situation, un effectif en moins et ce durant deux jours consécutifs. Un aller et retour me prendrait au minimum quarante-huit heures. Cette phrase « Vous êtes certain que c’est bien elle ? », a semé dans mon esprit l’ombre d’un doute. Mon patron avait raison, comment aurai-je pu savoir avec certitude que c’était bien elle ? Le décès était notifié sur un simple télégramme, de surcroît chiffonné : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. »

Cela ne voulait rien dire. Il s’agissait peut-être de la mère de mon voisin de palier. Qu’importe. Et ce télégramme n’était pas daté. Ma mère, cela faisait combien de temps déjà que je n’étais plus allé la voir ? Un an, deux ans ? Je ne savais plus, les jours entassés comme ça, les uns sur les autres, se ressemblaient tous. Cet asile situé à près de quatre-vingts kilomètres d’ici. Deux heures de bus sous ce soleil d’Afrique. Et cette lumière aveuglante. Au début, j’y allais chaque dimanche, à l’asile. C’était au début. Ensuite, ma mère m’a dit que ce n’était plus la peine, qu’elle avait de nouveaux amis, que je pouvais disposer de mon dimanche pour me reposer ou aller au cinéma. C’était bien comme ça, avais-je pensé.

« Deux jours ! Et pas un de plus », avait lancé mon patron, sur un ton autoritaire. « Bien, merci monsieur », avais-je répondu. Avec tout au fond de la gorge, une espèce de nœud dont j’ignorais l’origine. Le manque d’habitude, sans doute. On ne perd pas sa mère tous les jours. Et de savoir que ce n’était peut-être pas elle…

Je suis allé manger au restaurant, chez Céleste. Quand je lui ai annoncé la nouvelle, il m’a dit : « C’est ta mère, tu es certain ? »

Alors j’ai pris un ticket et je suis monté dans l’autobus de quatorze heures. Personne n’est venu s’asseoir à mes côtés, j’étais bien content. Rien ne m’accable le plus que de répondre aux questions que l’on me pose. Les gens attendent de vous plus qu’un « oui » ou un « non », ils veulent des détails, des confidences, une intimité partagée avec vous. Alors ils demandent des précisions. Ils insistent. Leurs visages se décomposent, quand ils se résignent à ne me tirer de la bouche que des « oui » ou des « non ».

Ce soleil derrière les vitres du bus, cette réverbération à la fois éblouissante et suffocante, j’avais l’impression que ma tête bouillonnait. J’étais bien content de rentrer dans l’asile. L’air y était plus frais. Le directeur, un petit homme trapu au regard très sombre et aux sourcils épais m’a accueilli dans son bureau. En deux mots, il m’a expliqué les derniers jours de ma mère et a conclu par « elle n’a pas souffert, elle s’est endormie, et jamais réveillée», tout en me glissant des feuilles imprimées que je devais signer. Obligatoirement, pour les funérailles. Comme j’ai pu, j’ai rempli les cases vides, ce n’était pas facile. Le directeur a perçu mon incapacité et il m’a aidé. Perplexe de constater que j’ignorais autant de choses au sujet de ma mère, il m’a dicté sur un ton suspicieux la date de naissance de la défunte, celle de son arrivée dans cet asile et la date de sa mort. C’est logique, il savait tout ça bien mieux que moi. Il a achevé notre entretien par un : « Vous êtes certain d’être son fils ? »

Un homme au visage décati s’est présenté dans le bureau du directeur. C’était le concierge et il a proposé de m’accompagner jusqu’à la morgue, de l’autre côté du bâtiment. Je me suis empressé de le suivre et le directeur, encore stupéfait, n’eut que deux secondes pour me spécifier l’heure des funérailles. Je lui ai dis, en me retournant, que c’était très bien comme ça, que ça me permettrait de reprendre l’autobus de quatorze heures. Il est resté debout, les mains appuyées sur son bureau, de l’étonnement plein les yeux.

Le concierge était très fier de cette morgue, c’était lui qui s’occupait de la maintenance de ces murs et des morgues, tous les asiles n’en possédaient pas. C’était pourtant nécessaire, d’après lui, pour rassembler les familles. « Bien sûr », ai-je acquiescé. Je n’avais pas de raison de contrarier cet homme qui m’avait l’air de bonne volonté.

« Vous ne voyez pas d’inconvénients à ce que les amis de votre mère vous accompagnent, pour cette soirée de veille ? »

« Non, faites comme d’habitude », lui ai-je répondu.

Les murs de la morgue étaient blancs. Une verrière poussiéreuse recouvrait la pièce. C’est ce que j’ai vu, en premier lieu, ces murs immaculés, cette verrière poussiéreuse. Et puis, une dizaine de chaises, tout autour de la pièce. La bière était juste au milieu. Ouverte. Dessous un drap blanc, j’ai deviné un corps menu. Des mains osseuses reposaient entre deux plis du drap. Mes yeux se sont attardés sur le visage de la vieille femme. Ces rides, de vrais sillons. Sur ce que je voyais du corps, je cherchais un repère, une certitude. En vain. Des expressions, ma mère, même vivante, n’en avait jamais eues. Alors à présent que sa vie s’était enfuie…

« Elle s’est endormie, vous savez, elle n’a pas souffert », m’a murmuré le concierge, avec de la peine contenue entre ses mots. « Oui, je sais », lui ai-je répondu. « Vous ne voyez pas d’inconvénients à ce que les autres vieillards vous assistent durant cette veillée ? », m’a-t-il demandé. « Non, ce sont vos habitudes », lui ai-je dit. Le concierge était vieux, lui aussi, il ne se souvenait plus qu’il venait de me poser deux fois la même question en l’espace de quelques minutes. Cinq petits vieux ont pénétré alors dans la pièce, deux hommes et trois femmes. Je les ai dévisagés. Je n’ai plus osé trop regarder du côté de la bière. Je les ai dévisagés juste comme ça, pour esquiver, pour refuser de regarder autre chose. Quelque chose me dérangeait. La fatigue du voyage ? La mort de ma mère ? La promiscuité dans cette pièce ? Nous étions sept personnes, à présent. Tous me fixaient. Sans doute cherchaient-ils dans mes gestes, sur mes traits, des traces de ressemblance avec ma mère. Un malaise résonnait entre le blanc de ces murs. Tout à coup, des mots sont revenus vers moi, comme un boomerang :

« Vous êtes certain que c’est bien elle ? »

Ces mots, j’ai eu envie de les prononcer tout haut. Et je me suis retenu. A quoi aurait-il servi de me compliquer la vie ? Ce volte-face retarderait les funérailles, demanderait des compléments d’informations, des recherches et cela me ferait rater le bus de quatorze heures. Mon patron serait furieux.

De la sueur perlait sur mon front et venait mourir sur mes joues et dans mon cou. Ma vue se brouillait et ça m’arrangeait bien, en fait : le visage de la défunte devenait flou. La veillée a duré des heures. Le concierge nous a servis du café. « Avec du lait, merci monsieur », lui ai-je demandé.

Tous ces vieux suçaient bruyamment leur sucre, c’était infernal. Je me suis souvenu que c’était une des raisons pour lesquelles je n’étais plus venu voir ma mère depuis si longtemps. Le bruit de tous ces vieux, lorsqu’ils mangeaient. Et leurs regards, braqués sur moi. Comme aujourd’hui. Les bruits. Et les regards.

Le lendemain, les funérailles ne furent que des formalités. L’église se situait à plusieurs centaines de mètres de l’asile. Par chance, un arrêt d’autobus se trouvait à proximité du cimetière, je n’ai donc pas été obligé de faire la route en sens inverse et de revenir vers l’asile.

Ces minutes, une éternité. Le curé, les enfants de chœur, le cimetière, la terre rouge lancée sur le cercueil. Et cette chaleur, toujours cette chaleur africaine. Le curé mitraillait l’atmosphère de phrases toutes faites, des phrases auxquelles tout le monde avait droit, pour le dernier jour. Les enfants de chœur le secondaient, et dissimulaient un rire, lorsque des frelons ont sifflé au-dessus du cercueil. Le curé me regardait parfois. Je n’ai pas compris tout ce qu’il disait et j’avais même l’impression qu’il attendait de moi une ou deux phrases. Je n’avais rien à dire, cela n’aurait fait que prolonger la cérémonie.

Pour ne pas rater le bus, je suis parti le premier, ou presque.

Le lendemain matin, c’était un samedi. J’étais fatigué et quelque chose me semblait incorrect, pas accompli. Je ne devais rien à l’asile pourtant, le directeur m’avait bien signalé qu’aucune facture ultérieure ne me serait envoyée, il connaissait le montant de mon modeste salaire.

J’ai décidé d’aller me baigner, cela me changerait les idées, après tout. C’est là, dans l’eau, que j’ai vu Marie, une secrétaire rencontrée quelques mois auparavant. Marie riait. Dans mes souvenirs aussi, marie riait. Nous avons nagé ensemble et mes mains ont effleuré ses seins. Marie riait toujours, cela lui avait plu, de sentir mes mains frôler sa poitrine charnue. Lorsque nous nous sommes rhabillés, je me suis aperçu que j’avais mis les vêtements de deuil de la veille, une chemise blanche et une cravate noire. Marie ne riait plus. Ces vêtements solennels lui avaient coupé la respiration.

« Ça te dirait une séance de cinéma », lui ai-je demandé. Et puis, m’apercevant que Marie ne décrochait pas son regard de ma cravate noire, j’ai continué :

« Ne t’inquiète pas, j’ai enterré ma mère. Mais ce n’était peut-être pas ma mère. Et puis, c’était hier. »


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Avis de blog pour E16 de Christine Brunet : celui de Carnet de lecture !

Publié le par christine brunet /aloys

http://carnetdelecture.skynetblogs.be/

 17 avril 2013

Dès les premières pages, le décor est posé : plusieurs policiers sont retrouvés morts sur un chantier de construction et tout accuse Nils Sheridan, présent sur les lieux au moment de l’arrivée des autorités. Les preuves matérielles l’accablent mais cela semble trop simple, tous les éléments s’emboitent trop facilement… C’est la Commissaire Axelle de Montfermy qui est chargée de l’enquête mais Nils étant son collègue et ex-amant, les choses ne vont pas être simples.

E16 est un policier comme je les aime : de l’action, des quiproquos, de la manipulation et un suspense qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière page, que demander de plus ?

Sans longueurs inutiles, l’enquête avance vite et nous immerge complètementE16.jpg au cœur de l’équipe qu’Axelle dirige d’une main de fer mais que tous apprécient. Le roman jongle efficacement entre trafic de drogue, menaces de morts à l’encontre d’Axelle, flics corrompus et guerres religieuses sans jamais tomber dans l’excès mais en nous faisant réellement ressentir la tension présente entre Axelle et Nils. Même si j’avoue que je perdais parfois un peu le fil entre l’Irlandais, le Hollandais, le Grec et l’Ecossais, j’ai apprécié ce très bon policier que je verrais bien adapté au cinéma tellement l’écriture de Christine Brunet est visuelle, sans être trop descriptive.

Et si Axelle et Nils ont déjà eu l’occasion de collaborer sur d’autres enquêtes, on réussit malgré tout à suivre l’histoire sans avoir lu les tomes précédents. Pire, la lecture d’E16donne envie de se plonger dans leurs autres aventures !

Bon, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman, que je vous recommande de lire de toute urgence !

Découvrez aussi l’interview de l’auteure, qui explique la genèse d’E16, partage sa passion pour la littérature et nous fait part de ses projets d’écriture… Merci à elle ;-)

E 16 – Christine Brunet – Chloé des Lys – 2012 

Publié dans avis de blogs

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Brigitte Piret se présente et présente son ouvrage "Papillons"

Publié le par christine brunet /aloys

 

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Biographie. «OCTAVE»

 

Brigitte Piret ou la Saltimbanque des mots est chanteuse auteur compositeur Belge.

Elle a dabord écrit des poesies à l’age de 9 ans .

A l’age de 14 ans, quand un ami à elle lui à offert sa guitare.

Elle  commence à écrire des chansons.

Et se produit dans un premier temps dans des vernissages de peintures , 8 ans après dans divers café théatre de Bruxelles.

En 1985 Elle à gagner un 2 ème prix de la chanson française à Pousset.

En 1994 Elle revient du Festival de Bourges avec un article élogieux et se dit qu’elle vas démarer.

Puis elle travaille le jazz et écrit des compos jazz avec un groupe et comme chaqu’un sait les groupes ça ne tient pas toujours.

Elle chante alors aussi avec des groupe de Rock,Bleus etc...

En meme temps elle continue à composer ces propres chansons et en 1998 travaille sur les sonorités des musiques des continents ,cherche de nouveaux sons et fait tout un travail vocal et instrumental.

Elle commence à utiliser d’autres instruments: concertina,jembe,armonica,calimba,xilophone,piano.

Elle  enrichis ces mélodies avec d’autres sons.

Elle a également suivi pendant plusieurs années en alternance des cours à l’académie,conservatoire de jazz,chant lyrique,diction,declamation ,expression corporel,art dramatique.

Elle est également actrice Belge et à participer à plusieurs tournages et jouer dans un feuilleton pour rtl.

De 2002 à 2007 Elle chante beaucoup dans la rue sur la place du Marché au Légumes de Namur.

Les gens l’invite à partager un verre de rouge tout en lui parlant de Brassens et des autres ,tout en lui disant «on entend plus d’aussi bonnes chansons à la radio» .

Ils lui  demande si c’est elle qui écrit les textes ,il la felicite et lui remettent du baume au coeur car les petits cafés théatre ferme de plus en plus.

 

De 2000 à 2011 Elle chante ces chansons dans divers concerts ,fetes de Wallonie, podiums,festivals... mais gratuitement car le marché est saturé et qu’il y a de plus en plusphoto-084.jpg d’ « artistes» sur la toile à cause d’internet .

 

BREL...,Montand,Greco... ces racines et l’odeur des vieux cafés theatre ...

Elle repéte ces chansons chez elle prés de son ruisseau dans un petit village de Wallonie près de Namur en Belgique

La chanson «LE CABARET» vous parlera .....

Une empreinte d’emotion.. de toute une poesie qui s’éteint...mais qui reprendra sa place comme un bateau qui refait surface.

Sensibilité....et créativité..

 

Brigitte Piret est aussi poetesse et à sorti un livre de Poesie ,slam aux Editions Chloé des Lys «Papillons» voir critique..

L’esmeralda des temps modernes sur http://www.mondedulivre.com

Site de Brigitte Piret ou Saltimbanque des mots http://www.brigittepiret-minisite.montaf.com

aussi filmographie http://www.actricesdefrance.org Brigitte Piret

 

Papillons... 


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Publié dans présentations

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Premier cours de poésie Monceau... Animatrice, Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

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Voilà, pour ce cours de poésie dont je vous parlais l’autre jour, tout est mis en place. Hier après-midi, les inscriptions. Que du bonheur ! Les futurs participants étaient au rendez-vous, des idées plein la tête et la tête dans les étoiles ! Les séniors carolos sont hyper-dynamiques et ne reculent devant rien ni personne !

André était venu avec sa caméra et j’ai appris que plusieurs élèves du cours de vidéo attendaient beaucoup de ce cours de poésie. Pourquoi ? Devinez ? Qui dit vidéos, dit films, dit commentaires… Pas facile de pondre un com ! Et pourquoi pas profiter de ce cours de poésie pour s’initier à sous-titrer un paysage avec des mots colorés et des phrases aguichantes et des rimes chantantes ? Allons-y !

cours-de-poesie-Monceau-12-04-2013-005.JPGAu fur et à mesure que les idées s’étoilaient dans tous les sens, je voyais sur le visage de notre coordinatrice du projet, Dominique Prime (lallatitrit.overblog.com, c’est son blog, Dominique aime les photos !) un large sourire de satisfaction. Si c’est possible, on jouera la carte de l’interactivité en invitant les élèves du cours de musique à souffler quelques notes et voilà un projet qui en amène d’autres ! Bien sûr, nous apprendrons quelques rudiments de la poétique, on comptera les syllabes, on apprendra ce qu’est un vers féminin, un vers masculin, un acrostiche, un alexandrin, et tutti quanti…

 

Prochain rendez-vous, le vendredi 26 avril entre 14h et 16, au petit moncellois, rue Ferrer, à Monceau-sur-Sambre ! Nous savons déjà que Guy nous amènera quelques photos afin de titiller les neurones de Michèle, Gustave, Rose-Marie, André et tous les autres ! Ah oui, j’oubliais ! Un intrus s’est glissé dans la classe, Bob Boutique ! Tout en filmant et baratinant comme d’habitude, il nous a présenté par la même occasion Sophie Dirickx, qui devient la tweeteuse de Chloé des Lys.

http://carinelauredesguin.over-blog.com

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Publié dans ANNONCES

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