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Adrien Roisin et son roman, Médiums

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Adrien Roisin DH Papier

 

Adrien Roisin LeSoir

 

AdrienRoisin_Proximag.JPG

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Champ d'hommeur, un poème extrait de Contrastes, le dernier recueil de Françoise Castera

Publié le par christine brunet /aloys

http://www.bandbsa.be/contes2/casteratete.jpg

 

 

2 CHAMP D’HONNEUR

 

Pour vous le temps est un chagrin, pour vous le temps est un naufrage

C’est votre fils étendu là, c’est votre fils dans cette caisse.

On vous demande de tenir, on vous demande d’être sages

Et d’écouter tous les discours, et de suivre aussi bien la messe

 

S’il vous prend l’envie de pleurer, sachez alors pleurer sous cape

Même si pour vous les parents l’enfant aimé n’avait pas l’âge

De trébucher et de tomber, si jeune dans cette trappe

Où les combats l’ont emmené et où sa vie fut un ravage.

 

Comment osez vous renier et écarter les qualités

Les valeurs du patriotisme et la vertu du sacrifice

Il faut montrer votre fierté et supprimer cette malice

Fermant la mort et le martyr dans un enfer désabusé

 

Si l’homme est grand, et fier, et droit, c’est au paradis qu’il ira

Et son cercueil sera orné du drapeau de sa liberté

Et c’est un régiment entier qui ensemble pourra chanter

Non pas qui vivra verra mais qui mourra aussi vivra

 

Il faut montrer votre fierté car il est mort au champ d’honneur

Mais tout ce que vous entendez ne sont pour vous que des flonflons

Etre enterré à vingt deux ans est un flop et plus qu’une horreur

L’humanité est inhumaine c’est notre terre qui tourne en rond

 

Adieu mon fils pardonne-moi pour ce naufrage

 

Françoise Castera

 

http://www.bandbsa.be/contes2/souvenirscastera.jpg                        http://www.bandbsa.be/contes3/contrastes.jpg

Publié dans Poésie

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Françoise Castera nous revient avec un nouveau recueil... Contrastes

Publié le par christine brunet /aloys

http://www.bandbsa.be/contes2/souvenirscastera.jpgFrançoise n'est pas une inconnue. Elle a déjà publié un livre chez Chloé des lys, "Souvenirs" publiés en 2009. Elle écrit des poèmes... Allez, Françoise,  tu nous rappelles un peu qui tu es, ce que tu as publié aussi ?

je viens d'une famille athée, qui avait un grand sens de la justice et de la tolérance-  je n'ai jamais perçu de racisme- j'ai été très  marquée par la forte personnalité d'un père d'apparence cynique, mais, en fait, très tendre, mort très jeune, qui pratiquait une médecine d'avant-garde - ce qui m'a évité d'ingurgiter beaucoup de crasses (antibiotiques et autres-- hé oui, cela existait dans ma jeunesse !!!)
je me suis mariée très jeune parce que, à l'époque, cela se faisait quand on était enceinte, non pourjeff-castera.jpg des raisons religieuses, mais ??? morales ??? bref, mariage éclair et divorce éclair- arrêt des études et obligation de travailler -(j'avais terminé des humanités dites anciennes- et cela m'a permis de reprendre des études vingt ans plus tard)
vie affective chaotique jusqu'à la rencontre qui a percuté toutes mes décisions, par exemple de ne plus avoir d'homme dans ma vie-- c'était en 1972 et nous nous sommes mariés en 78 parce que nous désirions adopter un enfant-- ce qui fut fait- mon mari étant haïtien, tout naturellement nous avons adopté un haïtien- et je précise, pour tous ceux qui m'ont fait des réflexions idiotes quant à la voix du sang, que, ayant fait les deux expériences,  j'affirme que cela ne fait aucune différence-  d'ailleurs, à l'arrivé de mon fils, quand je regardais les autres enfants,, je trouverais qu'ils avaient ous une mine épouvantable !!! n'est pas café au lait qui veut !!!
 Un second recueil --- parce que les humains m'attristent - parce que j'ai peur des guerres - parce que je ne supporte pas les souffrances des enfants, des bêtes- je ne supporte ni le bruit ni la violence-
j'avais envie de parler de mes resssentis, aussi en tant que femme, qui a perdu son mari après 26 ans de vie commune, qui a connu d'énormes difficultés avec son fils lequel est devenu exceptionnel, dans son humanisme (comme son père adoptif), dans son ouverture aux autres (itou)--
entre les deux recueils, j'ai édité chez publibook "histoire tendre et douce d'un (petit)chien qui
s'appelle Jeff"  j'ai toujours eu et adoré les chiens, celui-ci, qui est le plus joli chihuahua de Belgique, sans fausse modestie, écrit- il a raconté avec humour et tendresse notre rencontre et parle de notre vie commune-- d'ailleurs il a entamé un deuxième récit "chihuahua non grata" (avis aux éditeurs amateurs)  je signale d'ailleurs que la couverture de "contrastes" est la photo de Jeff et de mon fils, et du chat et d'un voisin.

 Pourquoi ce second recueil ? Une ligne directrice ? Un sujet en particulier ? Comment définirais-tu ton style ? 
difficile de définir son style- je dirais que les émotions prennent le pas sur le reste-- et que j'ai envie de communiquer avec les autres et de partager.
et l'écriture me permet sans doute de me défouler et d'essayer de toucher les autres-
OUF   si tu me fais parler--- je ne m'arrête plus !
http://www.bandbsa.be/contes3/contrastes.jpgQuestion sans doute idiote, Françoise... Pourquoi t'exprimer en poésie et pas en prose ? Tu as vécu des tas de trucs et la prose me paraîtrait plus appropriée pour raconter ta vie, tes coups de coeur...  
la poésie vient naturellement--- l'écriture en prose aussi-- mais ce  n'est pas une question idiote-- je dirais que le poème permet de cacher un peu tes émotions-- mais l'histoire de jeff est en prose et j'ai mis une semaine pour écrire cent pages, sans corrections ou relecture et sans travailler pendant des heures- la suite de l'histoire de jeff (que j'ai arrêtée temporaitement - santé et soucis-) j'ai écrit une quarantaine de pages en cinq fois deux heures-- évidemment, comme dit bob, si on n'est pas capable d'apprendre à manipuler l'informatique, on fait autre chose!!!!   ce qui ne me donne pas à réfléchir, car chacun ses qualités.

Donc, si je te comprends bien (je pousse le bouchon mais c'est un peu le but du jeu...), la poésie est, pour toi, naturelle mais il est plus simple d'écrire en prose... => deux genres littéraires pour des sujets différents ?
voilà-- mais je vais te dire que quand j'écris un poème, c'est rapide et sans rature-  tout le récit de jeff, en prose, est une façon de dire ce que je pense...
Merci, Françoise !!!

Christine Brunet
www.christine-brunet.com

Publié dans interview

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Rolande Michel a lu E16 de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

 

http://www.bandbsa.be/contes3/micheltete.jpg

 

Rolande Michel a lu E16 de Christine Brunet

 
 
Amateurs de bons thrillers, voici certes un roman qui dépassera toutes vos attentes !
Dans un style à la fois sobre, vivant et précis, Christine Brunet nous "embarque" dans une enquête aux rebondissements inattendus menée de main de maître par Axelle de Montfermy et son équipe.

 
A la suite de macabres découvertes, Axelle nous entraîne dans un milieu interpellant où évoluent policiers, flics ripous, anciens activistes de l'IRA, proxénètes et trafiquants de drogue.

 
A la recherche de la vérité, capable de faire abstraction de ses états d'âme, Axelle flirteE16--1-.jpg avec le danger et court mille risques que le lecteur ne peut s'empêcher de partager.

 
A sa suite, nous explorons les égouts de Londres, véritable lieu de prédilection d'un criminel.


Qui est-il ? Quels sont ses mobiles ? 


S'agit-il de crimes crapuleux inexplicables, de vengeances ? Ou ces crimes sont-ils imputables à un psychopathe ? Autant de suppositions que nous sommes amenés à envisager avant d'en arriver à une conclusion dont notre imagination ne sortira pas indemne.   

 

Rolande Michel

 

http://www.bandbsa.be/contes3/jeanne.jpg

Publié dans Fiche de lecture

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Fiche du roman de François Ucedo, Le grand vaisseau qui va à Manissa

Publié le par christine brunet /aloys

Fiche manissa

Publié dans fiche auteur

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Christine Brunet a lu "Par la fenêtre" d'Alain Delestienne

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

ma photo

 

 

 

J’ai lu « Par la fenêtre », d’Alain Delestienne

 

 

Comment vous parler de ce très court roman d’Alain Delestienne ? Voilà des semaines que je l’ai lu… quelques heures seulement que je l’ai re-parcouru : pas parce que je ne me souvenais plus de l’histoire mais bien pour me replonger dans son ambiance.

 

La première de couverture est bien choisie, une invitation poétique, une invitation au rêve.

 

http://www.bandbsa.be/contes3/parfenetre.jpgPar la fenêtre est une tranche de vie, celle d’Henri, un ancien instituteur, solitaire, rêveur, qui vit sa vie au travers de la nature qui l’entoure et l’inspire, respire au fil des saisons qui défilent. Un évènement va rompre le cours de sa vie et le rapprocher de l’humain. Lequel ? Je vous invite à le découvrir...

 

Une jolie écriture et de belles descriptions nous entraînent dans le quotidien d’un être curieux de tout mais que son corps abandonne peu à peu. On connaît tous un « Henri », ce qui fait que ce personnage nous interpelle dans sa normalité et ses faiblesses.  

 

Ne vous attendez pas à des aventures palpitantes, des retournements de situation : cette longue nouvelle nous ramène à nous, tout simplement.

 

Petite originalité à chaque fin de chapitre, une pirouette de l’auteur qui interpelle le lecteur et s’amuse en quelques mots comme s’il voulait, ainsi, le tirer de sa rêverie.

 

Voilà un livre qui ressemble furieusement à son auteur ! 

 

 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

Couverture Nid page 1

Publié dans Fiche de lecture

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Des articles de journaux pour les auteurs Chloé des lys

Publié le par christine brunet /aloys

P1080118.JPGcarabintelepro.jpg

Publié dans articles

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Gauthier Hiernaux nous présente "Histoire de moi", le livre posthume de son père, Michel Hiernaux

Publié le par christine brunet /aloys

Michel Hiernaux... Un auteur Chloé des lys qui avait eu la gentillesse de répondre à mes questions sur Passion créatrice en 2011 (http://www.passion-creatrice.com/article-michel-hiernaux-61223235.html), un peu avant son décès. Il nous avait présenté son dernier né, H.I.E.R. et nous annonçait " Histoire (s)de moi ".

 

Son ouvrage est en passe d'être référencé et j'ai demandé à son fils, Gauthier, de bien vouloir m'en parler... Comme toujours, il a été prompt à me répondre !

 

 

Gauthier, peux-tu nous présenter à nouveau Michel Hiernaux ? Qu'a-t-il écrit ?

 


http://www.bandbsa.be/contes2/hiernauxmichel.jpgMichel, mon père, était un professeur de français dans l’inférieur. Il aurait voulu vivre de sa plume, mais la vie en a décidé autrement.
Il a commencé à écrire sur le tard. Sa première publication a été un livre pour enfants baptisé « Tétine ». L’ouvrage est sorti en 2005 chez Chloé des Lys. On peut donc dire qu’il a été l’un des pionniers de notre maison d’édition.

 


http://www.bandbsa.be/contes2/tetine.jpg

 

 

Il a ensuite fait publier un recueil d’aphorismes (Water l’eau) puis un recueil de poésies (H.I.E.R comme hier). J’aime beaucoup ce dernier car il contient les paroles des chansons qu’il nous interprêtait lorsque ma soeur et moi étions enfants. C’est un bel héritage pour nous.


Pourquoi ce dernier livre ? Quel en est le thème ?


http://www.bandbsa.be/contes2/hierhiernaux.jpg

 

 

 

Lorsqu’il a appris qu’il était condamné par la maladie, il a mis en chantier ses mémoires qu’il a intitulé Histoire(s) de moi. Il ignorait s’il allait vivre encore quelques semaines ou quelques mois, alors il a décidé de rédiger cet ultime roman sous forme de petites nouvelles de quelques pages.
C’est un véritable florilège des anecdotes de sa vie. 

 

http://www.bandbsa.be/contes3/histoiremoi.jpg

 

 

 

Comme il est décédé avant de pouvoir faire la maquette, j’ai divisé « Histoire(s) de moi » en trois parties qui correspondent aux trois moments majeurs de sa vie : l’enfant, l’adulte et le grand-père. Les récits ne sont aucunement mélancoliques, bien au contraire ! Mon père avait l’humour facile et il faisait souvent mouche. Les personnes qui ont déjà lu « Histoire(s) de moi » m’ont affirmé avoir beaucoup ri.


J’ai placé un extrait sur mon site. Celui-ci s’intitule « Mon école est un jardin »  http://grandeuretdecadence.wordpress.com/2013/03/27/mon-ecole-est-un-jardin-michel-hiernaux/

 

Un résumé ?  http://grandeuretdecadence.wordpress.com/2013/01/10/histoires-de-moi-michel-hiernaux/ 

 

Bonne lecture !

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Publié dans interview

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Carine-Laure Desguin membre des Artistes de Thudinie...

Publié le par christine brunet /aloys

 

Les-Artistes-de-Thudinie-001.JPG

 

 

Voilà. C'est fait. Ils ont voté. Qui, quoi, quand, et alors? 

Depuis le vendredi 5 avril (erreur de date dans le courrier, l’émotion sans doute !), je suis officiellement membre du groupe "Les Artistes de Thudinie". 

De l'émotion pour moi, quand même, lorsque Thierry Haumont m'a communiqué cette heureuse nouvelle. Une majorité aux 2/3 était requise, mais sans la fumée blanche (je précise, pour les petits malins...)

"Les Artistes de Thudinie", une association de musiciens, de peintres et d'écrivains. Fondée par le thudinien Roger Foulon, cette association reste très active depuis plusieurs dizaines d’années et je suis ravie de rentrer dans ce cercle.

 

Voici le lien vers l'interview de Thierry Haumont qui nous parle de Roger Foulon, de la revue Le Spantole, et des Artistes de Thudinie. 

 

      http://carinelauredesguin.over-blog.com/article-84-la-revue-litteraire-le-spantole-intervieuw-de-thierry-haumont-et-arlette-doffigny-116513437.html

     http://www.lesartistesdethudinie.be/

Voilà donc une médaille en plus sur ma casquette et cela signifie que je me dois de persévérer dans mes écritures...



http://carinelauredesguin.over-blog.com

 

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Publié dans ANNONCES

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Anne Renault a lu "Lovebirds" d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

 

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Anne Renault a lu  « Lovebirds, Récits de mal d’amour », d’Edmée de Xhavée, paru en 2012 aux éditions Chloé des Lys », Belgique.

Avec fantaisie, humour, émotion, délicatesse toujours, Edmée de Xhavée nous livre, au fil d’histoires toujours parfaitement menées, sa vision douce-amère de l’amour. Parfois mascarade, expression des conventions les plus rigides, parfois jaillissement de l’âme, expression accomplie d’une personnalité et d’un destin.

« Lovebirds », la première nouvelle, nous présente des personnages archétypiques, à la limite de la caricature, un « petit caniche » de mari et son épouse, une narcissique dominatrice. Perdus dans un désert, loin de tout regard, de toute société, les époux laissent exploser avec une extrême violence la vérité de leur relation, une haine féroce. Mais dès leur retour à la civilisation, leur entente délétère se renoue. Faisant fi de leurs rancoeurs, de leurs désirs déçus, chacun reprend son rôle et reconstitue l’image d’un couple parfait.

Cette satire cruelle, qui inaugure le recueil, pourrait laisser présager une version bien pessimiste de l’amour…

« La joie de Chérie » ne nous détrompe guère. Chérie vit l’amour-prison, l’amour-dépendance pour un homme qui se détache vite d’elle, et qu’elle a pourtant décidé d’aimer « à vie ». Aliénation, souffrance, obstination stupide ou névrotique, tel est le lot de Chérie. Quant à sa « joie », bien plus que dans le retour de l’infidèle, elle apparaît lorsqu’elle découvre, dans la solitude et la vieillesse, la beauté du monde, le parfum des fleurs de son jardin, l’affection de ses amies.

« Un amour d’amnésie » est une jolie version du « secret de famille », thème cher à Edmée de Xhavée. Amour caché et impossible, père au grand cœur, quelques larmes. Une histoire à laquelle les descriptions de la belle nature du sud-ouest de la France évitent toute tonalité tragique, ne laissant subsister qu’un parfum de mélancolie, et le regret des années perdues.

« Carte numéro 13, la mort », qui met en scène un meurtre et ses conséquences, est, paradoxalement,lovebirds finish (1) une des nouvelles les plus apaisées du recueil. Ici, l’amour est salvateur, généreux et tendre. Nous y trouvons une figure du pardon, thème central de « La piste des larmes », ainsi que grande idée qui domine « De l’autre côté de la rivière, Sibylla », deuxième roman d’Edmée de Xhavée, celle que l’amour exerce des pouvoirs bénéfiques par-delà la mort.

Les deux nouvelles suivantes, « Un dimanche en famille » et « L’amour d’une mère », illustrent bien plutôt, en revanche, le « malamour », en évoquant, dans la première, la suffisance et l’égoïsme d’un macho qui « veut essayer avant d’acheter », et, dans la seconde, l’amour mortifère d’une mère. Et même si les derniers mots du fils sont destinés à sa « famille »,  vraie ou fausse, il n’en reste pas moins vrai que nous trouvons dans « maman Monique », une bien belle incarnation de la mère castratrice et toute-puissante.

Avec « La piste des larmes », issue de l’expérience américaine d’Edmée de Xhavée, nous voici dans un autre monde, rustique et sauvage, dans une civilisation modelée par un passé indien. Mais là règne l’amour vrai, au-delà du meurtre, au-delà du drame, un amour qui témoigne de l’universalité des sentiments forts.

Enfin, le recueil se clôt sur la magistrale nouvelle, « Le grand amour de Tatia », véritable hymne à l’amour, qui s’impose comme LA grande valeur, source de beauté et de vérité. Amour fou, amour passion, réalisation de l’être, auquel on se doit de céder.

Ainsi, rendus parfois indécis sur la position de l’auteur, nous comprenons enfin que dénoncer les « contrefaçons » de l’amour n’est qu’une autre façon de mettre en valeur son original.

Petites touches de quotidien, grande attention portée aux choses et aux gestes anodins et doux -  allumer une bougie, contempler un coucher de soleil – viennent tempérer la causticité de certains récits et l’atténuer, comme d’une d’une brume légère et parfumée.

Variations sur thème, et, pour garder la métaphore musicale, jeu sur toute la gamme, voilà ce qu’Edmée de Xhavée nous livre dans « Lovebirds », où s’exprime au bout du compte un hommage à la puissance et à la beauté de l’amour.

 

 

Anne Renault

 

suicide anne

 

Publié dans Fiche de lecture

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