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Hymne à la vie... Le regard troublant de Frédérique Noël sur son combat

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

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Frédérique née  dans un très beau  pays est expatriée avec ses parents et son grand frère en France dans les premières années de sa vie. Elle découvre le racisme de la part de ses camarades de classe, alors qu’elle est française ! C’est une élève studieuse qui apprend facilement. Pour répondre au désir de son père, éleveur de chevaux, elle fait des études d’agriculture et travaille à la ferme avec lui.

A 20 ans, après une altercation avec son père et sur un « coup de tête », elle donne naissance à une belle petite fille. Elle quitte la maison familiale pour travailler et devenir indépendante. Sa mère garde et élève sa petite fille qui passera son enfance au milieu des chevaux.

Eprise d’une grande culpabilité, elle rentre dans une communauté religieuse. Son amour pour son père va se déplacer vers un autre père : celui qui est appelé Dieu. Après une dizaine d’années elle s’aperçoit de plus en plus qu’il y a un « gouffre - des incohérences » entre ce qui est dit, enseigné et  ce qui se vit au sein de cette communauté.  Un grand doute s’installe alors dans sa foi et dans sa vie. Elle quitte la communauté et récupère sa fille.

Elle reprend ses études, tout en travaillant comme secrétaire. Elle réussit sa licence d’anglais et enseigne dans un lycée qui appartient à la communauté qu’elle a quittée !  Elle rencontre son mari, six mois après elle se marie. Après quatre ans  elle donne le jour à un garçon. Leur amour grandit dans une vie calme, tranquille quand un jour l’annonce du diagnostic tombe « vous avez un cancer du sein ». La maladie remet tout en cause dans la tête de Frédérique : son corps qu’elle a toujours voulu ignorer, sa foi qui n’est plus dans un idéal,  son mental avec son caractère fort qui ne veut pas voir la réalité.  Tout ce qu’elle a volontairement  nié jusqu’à ce jour ressurgit comme une violente  et forte « vague » qui vous met à terre.

Elle construit  une reconversion professionnelle et obtient  un master en évaluation. Bien que soutenue par son mari, le couple traverse une forte tempête douloureuse pour toute la famille. Elle accepte de faire une thérapie avec son mari et là surgit une nouvelle vague : une « renaissance » qui lui permet de garder la tête hors de l’eau, de se battre, de profiter le plus possible des joies de la vie quotidienne et enfin d’établir enfin une « vraie relation » avec sa fille alors âgée de 35 ans.

Jusqu’à la fin de sa vie, elle est dans le doute, recherche « la Vérité »  celui auquel elle a donné 10 ans de sa vie, celui qu’elle a aimé, celui en qui elle a cru. Elle dit souvent que ce n’est pas facile de vivre sa maladie en n’ayant plus la foi, et pourtant….quelle exigence dans sa  recherche de la Vérité !

Malgré sa maladie, elle croit à la Vie, se bagarre pour son fils encore  jeune, pour vivre mieux qu’avant,  pour voyager entre deux chimio, pour  profiter de chaque instant comme un « hymne à la Vie » pour donner tout son amour à ses enfants, à son mari, pour organiser son départ.

Elle quitte cette vie en avril 2012,  (le même jour où 20 ans avant elle avait dit « oui » à son futur mari)  avec le sourire sur le visage lorsque son mari qui l’accompagne en cette fin de vie  lui rappelle  leur amour et ce tout qu’elle a donné à ses enfants.

Dans ce livre, elle raconte sa traversée du cancer, avec sa légèreté, son humour, ses  intransigeances, ses inconsciences, ses questions. Elle aime égratigner les médecins et les administrations en passant, mais elle aime aussi révéler les contradictions du malade, de la femme, de sa recherche, de ses tâtonnements, des ses aveuglements. C’est un hymne à la vie, avec ses ambigüités et ses incertitudes.

 


 

 

ARTICLE

 

DSC00909.jpgSur le cancer, il y a toute une littérature : témoignages, conseils, recettes, sans parler des livres médicaux, scientifiques, et j’en passe.

Ce petit livre là me parait très différent. 

Sur un ton léger, quotidien, qui fait que le lecteur a l’impression de converser avec le narrateur, ou plutôt la narratrice, celle-ci raconte à la première personne sa "traversée du cancer", avec humour souvent. 

Le lecteur voit défiler les maladresses, voire les "bavures" médicales, administratives, les maladresses aussi de l’entourage, qui change de regard et de comportement, tout cela sur fond de bouleversement d’une vie quotidienne et de ressenti intense. 

La personne s’affronte non seulement à ces changements radicaux dans sa vie, mais aussi à la souffrance physique et morale, et surtout à l’idée de la mort qui devient omniprésente.

Cependant, rien, dans ce livre, n’est morbide. 

Il s’achève dans une sorte de délire sur l’après, l’après la vie, en fait, plein d’humour et de fantaisie, et qui est en même temps un hymne à la vie.

D’ailleurs, la couverture du livre est un tableau dont le titre est "hymne à la vie", et c’est d’ailleurs ce qui m’a  attiré au départ vers ce livre : inutile d’imaginer, regardez la couverture, avec ce personnage, cet oiseau, cette vague en rouleau, dont on ne sait si elle va engloutir la femme, ou si elle la rafraichit. Regardez le visage de cette femme, dont on ne sait pas si elle est en train de se cramponner à la vie pour ne pas être engloutie, ou si elle se baigne languissamment dans cette eau remuante. Regardez l’oiseau dont on ne sait pas s’il est blanc ou noir, et enfin lisez ce titre : "Plus con tumeur !" en forme de jeu de mots macabre. 

Voilà, le ton est donné. 

J’ai aimé découvrir ce qu’il y a dans la tête de quelqu’un qui est obligé de penser à sa mort. J’ai aimé me dire, en lisant ce livre, qu’il n’y a pas que la vie quotidienne qui est bouleversé, qu’il y a tout l’univers de la personne qui chavire, et j’ai été rassuré de constater qu’on peut en parler dans une sorte de sourire de dérision, tout en montrant que la vie se récupère toujours dans l’intensité volontaire du vécu de tous les jours. 

C’est chez Chloé des Lys.

 

 

EXTRAIT

 

C’est fini les chimio, les rayons, tout ce qui était lourd, quoi. J’ose à peine y croire. Mes cheveux repoussent……Je ne vois plus les choses comme avant. Je me dis que la vie est un champ à explorer avant de mourir, qu’il faut arrêter de s’enfermer dans des contraintes idiotes qui nous font mourir idiots sans avoir vu le Kilimandjaro et les baleines à bosses, sans avoir gouté à  la liberté des enfants des hommes, que tous les matins sont le premier et le dernier matin du monde………..

Mon toubib habituel est en vacances. Sa remplaçante veut une consultation. C’est une jeune fille qui sort manifestement de ses études. Elle commence à me poser des tas de questions. Je m’y prête gentiment. Je lui explique tous les désagréments que j’ai en ce moment : douleurs d’estomac, crises de foie, cycle perturbé. - Oui dit-elle, tout se déglingue. – faites attention à se que vous dites, répliquais-je, vous n’avez pas idée de ce que c’est que de vivre cette maladie  et de se battre et de constater, effectivement, que rien ne va plus, avec l’angoisse que cela génère quand on a un garçon de huit ans. Après une phrase comme la vôtre, je n’ai plus qu’à me flinguer. Elle pâlit. Elle bredouille. Elle patauge : « je voulais dire que la chimio perturbe tout »…………….

Le psy m’a suggéré une explication pour le mystérieux soulagement ressenti après l’opération. D’après lui, j’avais des fantasmes incestueux vis-à-vis de mon père, j’ai pris la place de ma mère, et il en est découlé une nécessité de voir mourir mes parents pour pouvoir exister et prendre ma vraie place, d’où culpabilité, d’où désir d’autopunition, d’où soulagement quand enfin j’ai souffert l’ablation du sein : l’autopunition était faite, je pouvais vivre………….. 

Je m’éveillais. Il y avait autour de moi une lumière rose pâle, un peu orangée, nuancée. Très douce…….J’étais, moi, bien moi. J’avais ma mémoire, mon être, tout mon être, mais pas là où se situait la conscience de ma position allongée, sur un lit ? Peut être………….J’ai souvent fait des rêves bizarres. Celui là était rude, certes : mon fils, mon mari, ma fille, autour d’un lit…… «  Tu vois, ce n’était pas si terrible. Ce fameux « grand passage » dont vous avez si peur, tous. Ce n’est qu’un doux sommeil. Pas de quoi en faire tant d’histoires, non ? »……………Parfois je m’endors en pensant à l’instant de ma mort, et……j’aimerais qu’il y ait quelqu’un, qui ressemble à un homme, dans les 40 ans, beau, fort, et qui sait ce que c’est que la souffrance. Il s’approcherait de moi, et, sans un mot, il me prendrait dans ses bras pour me consoler de tout. Je n’aurais rien à lui expliquer, il saurait, il comprendrait. Alors, je pleurerais comme il y a longtemps que je ne l’ai fait, ou peut être comme je  ne l’ai jamais fait : soulagement et joie….Et je pourrais me reposer, enfin.

P.-S.

 

Publié dans présentations

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Aloys fait peau neuve...

Publié le par christine brunet /aloys

 

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Je suis ravie de vous retrouver après deux longs mois d'absence. Vous m'avez manqué, il faut bien le dire ! Mais il y a du nouveau... Quoi ?

 

Le blog aloys a été conçu par erreur, il y a deux ans, déjà, pour fédérer une communauté de blogs sur overblog. Très vite, il est devenu autonome et s'est installé comme un outil de promotion pour les auteurs publiés aux Editions Chloé des lys... et plus si affinités. Il invite de temps à autre des auteurs venant d'autres univers, s'ouvre également à la musique lorsque l'écrivain se transforme en chanteur. 

 

Notre blog fait peau neuve.

Il absorbe le blog passion créatrice - www.passion-creatrice.com -  (plus généraliste) et lui emprunte son logo. Il sera désormais régi par de nouvelles règles établies pour donner plus de visibilité aux auteurs qui choisiront d'y poster un extrait de roman, un poème, une nouvelle...

 

Quelles sont ces nouvelles règles ?

Tout auteur CDL (ou pas) souhaitant poster sur Aloys devra :

  • S'abonner au blog
  • Adhérer à la communauté des auteurs de Chloé des lys ou à la communauté Aloys si leur blog fait partie de la plateforme overblog.
  • Mettre le blog aloys en lien sur son propre blog ou sur son site (réciproque vraie).
  • Partager les articles le concernant (au moins) sur facebook si l'auteur a un profil, sur twitter ou tout autre réseau social en cliquant en bas de page sur les boutons installés à cette fin.

 

En retour, un lien sera mis sur aloys vers les blogs participants. Les visuels des livres des auteurs adhérents seront insérés dans un diaporama visible sur le blog. Les fiches auteur, les infos libraires seront automatiquement reportées sur le blog pour publicité. Tous les articles dans les journaux, etc. qu'on me fera parvenir feront l'objet d'un article, les dates de dédicaces seront annoncées une fois par mois dans une rubrique particulière. 

Les posts seront programmés dès réception et la date sera annoncée à leurs auteurs ainsi qu'en début de mois en même temps que les dates de dédicaces. Si les auteurs ne sont pas dans la liste annoncée, ils devront me rappeler leur post (parfois, je ne reçois pas les articles qu'on m'envoie).

Il s'agit de faire prendre conscience que la promo, c'est aussi une affaire de solidarité. 

Pour adhérer à ce blog, pour ceux qui n'aurait pas ou plus mon mail, vous pouvez passer par le formulaire contact. 

 

Christine Brunet

 

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      En septembre...

 


2- Hymne à la vie... Le regard troublant de Frédérique Noël sur son combat

3- LE BLOGUE D’AURÉLIE COLHOMB, une nouvelle de Georges ROLAND

4- Adam Gray nous propose un extrait d'Euphoriques et Désespérées

5- Lorsqu'un conte de Bob Boutique se rebiffe, ça donne... les dix petites négresses !

6- Christine Brunet a lu : Humeurs grises, nouvelles noires de Micheline Boland

7- Deuxième extrait du roman de François Ucedo, Le Grand Vaisseau qui va à Manissa

8- Mensonges, un texte de Micheline Boland

9- Clarène Meyers... Son interview !

10- Un extrait de L'Annonciade, de Didier Fond

11- Edmée de Xhavée a lu 'Lucioles' de Gauthier Hiernaux

12- Rolande Michel a lu CONTES BIZARRES de Bob BOUTIQUE

13- Mon amour à Pompéï, Christian Eychloma, l'avis du blog http://limaginaria.wordpress.com/

14- Bob Boutique a lu "Lovebirds" d'Edmée de Xhavée

15- Un texte de Carine-Laure Desguin dans ABSINTHEMAG

16- Louis Delville nous propose un texte...

17- Un juif nommé Samuel Braunberger de Maurice Stencel – lecture Edmée De Xhavée

18- Jean-Claude Slyper : Je crois que mes personnages sont ordinaires, banals, triviaux comme peut l’être le quotidien, ils sont aussi absurdes et grotesques, mais émouvants

19- Bob Boutique a lu "Par la fenêtre" d'Alain Delestienne

20- Le corbeau blanc, un poème de Philippe Wolfenberg

21- Marcel Baraffe... Son nouveau roman "Par toutes ces nuits sans lune"

22- Christine Brunet a lu : Jeanne, de Rolande Michel

23- Pour Justine Caizergues, l'écriture c'est : "laisser les mots venir à nous..."

24- Galinda, la forêt des ombres, de Laurent Femenias, avis de blog... http://autrecotedumiroir.net/

25- Régine Laprade est l'invitée d'Aloys

26- La Géhenne, un conte bizarre lu par Bob Boutique...

27- Un nouveau prix pour Carine-Laure Desguin... avec "The end"

28- Mais qui est l'auteur de cette nouvelle ?

29- Brigitte Piret, auteur de "Papillons" chez Chloé des lys nous présente une autre passion, la chanson !

30- Gauthier Hiernaux en invité sur aloys avec une fiche de lecture signée Alain Magerotte !

 

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Dates de dédicaces de nos auteurs pour le mois de septembre

A NOTER !!!! Anne Renault présenterai mon livre édité chez CDL, "Suicide dans l'après-midi", à l'Association Royale des Ecrivains Wallons le mercredi 4 septembre à 17H, Maison Camille Lemonnier, 150 chaussée de Wavre, 1050, Bruxelles. Elle sera interviewée par Michel Ducobu...

 

  • Le 08/09/2013 Chloé des lys participera à la fête du livre à Roussillon-en-Provence (84) avec Christine Brunet, Jean-Michel Bernos, Danièle Deyde, Beaudour Allala, Hayate Naïla
  • Les 20 et 21/09/2013 Christine Brunet dédicacera ses romans à Auchan, Osny (95)
  • Le 28/09/2013   - Christine Brunet dédicacera ses romans à Auchan Martigues, (13)
  •    - Claude Colson dédicacera ses romans au salon de Jouarre (77)
  • Le 29/09/2013   - Philippe Wolfenberg présentera son roman à l'Athénée Royal de Chênée, Belgique 
  •                             - Claude Colson dédicacera ses romans au salon de Merlieux (02) stand ALEA


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Bonnes vacances !!! Au 1er septembre !

Publié le par christine brunet /aloys

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http://pussycatdreams.p.u.pic.centerblog.net/yts6ty0b.gif

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Ann Merkelbag : "écrire, c'est raconter une histoire, pas son histoire."

Publié le par christine brunet /aloys

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Une couverture qui ne passe pas inaperçue... pas plus que le titre ! "Dis-lui que tu l'aimes", un nouveau roman aux éditions Chloé des lys, à paraître... Ann a accepté de m'en dire un peu plus... un interview qui va à l'essentiel...  

 Tu te présentes, s'il te plaît ? 

J'ai vécu dix ans à bruxelles, dix ans en allemagne, vingt ans à liège et maintenant à bordeaux ; 
une formation de prof qui m'a emmenée dans le public et le privé, de la rtbf comme assistante culturelle d'abord, puis comme éditrice d'un journal télévisé pour enfants  jusqu'aux girondins de bordeaux comme professeur de français pour des joueurs de football professionnels et pour préparer le baccalauréat avec des jeunes footballeurs du centre de formation du club.  je suis maintenant dans une école supérieure. vous le voyez, des univers et des lieux très variés. 

Pourquoi écris-tu ? Un déclencheur ? j'ai une famille joyeuse et tapageuse mais sans maison de famille ni lieu de retrouvailles : ni chez mes grands-parents, ni chez mes parents. il y a toujours l'un ou l'autre qui se trouvait loin. la lettre était pour nous une évidence. elle a été assurément un déclencheur dans le besoin d'écrire. aujourd'hui, c'est moi qui suis loin d'eux. et je leur écris plus que je ne leur téléphone.

Tu écris quoi ?... Je veux dire, quel genre de littérature ? j'ai écrit des chroniques , des billets culturels, je collabore à un livre de recettes j'ai écrit un court roman et un conte ; je suis plongée dans le second roman que j'écris avec ma plus jeune soeur. j'ai toujours un stylo et un carnet dans mon sac. j'ai même écrit sur un mur de la maison !
    les phrases sont plutôt courtes, incisives. je n'aime pas les majuscules que j'oublie parfois d' utiliser dans les documents plus protocolaires.

Ecrire... C'est quoi pour toi ? écrire, c'est pour moi poser des émotions, des fêlures. je me nourris de fragments de viec'est surtout une liberté absolue que je sais précieuse. 

As-tu d'autres passions ? je peins, je lis beaucoup, j'aime le théâtre ; j'aime surtout partager mes passions : mes jeunes élèves footballeurs pourraient témoigner : je les ai emmenés au grand palais à paris, au théâtre national de bordeaux ; ils ont pu converser avec daniel pennac, participé à un atelier d'écriture et être publié dans le journal "Le Monde" ... j'ai des idées à la pelle pour partager mes passions.

Pour toi, l'écriture va-t-elle de soi ? facile d'écrire parce que c'est un besoin ;  mais pas facile d'être lue parce que je doute toujours de la qualité du texte.  

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Allez... Tu nous parles de ton livre à paraître chez CDL... et d'abord, quel en est le sujet ? être éditée est un vrai bonheur ; j'aime les livres, le papier, les mots ; ouvrir le mien, c'est une sensation nouvelle, exaltante. 
Et c'est grâce à cette petite maison d'édition . Cela me paraît encore incroyable.

C'est l'histoire d'un duo entre une petite-fille et son grand-père ; zoé  raconte des bribes de sa vie et essaie d'offrir à ce vieil homme qu'elle aime tant des moments légers, des histoires rocambolesques.
elle est dans une vie trépidante alors que lui est dans une vie lente.

Depuis le début de cet interview, un détail me gêne... Pourquoi zapper les majuscules dans tes textes ?
je ne sais trop. elle rend un texte officiel. trop peut-être.

Tes héros... Comment naissent-ils?
ils naissent lentement ; les personnages du deuxième roman, cela faisait cinqann-lanzarote.jpeg ans que j'y pensais. et puis, à un moment, tout se met en place et l'écriture devient fluide, tout d'un coup.

Sont-ils issus de personnes de la vie réelle ? Issus, oui. Il y a sans doute une Zoé quelque part. Mais c'est un roman, les personnages sont fictifs. 

Mets-tu un peu/beaucoup de toi dans ses écrits, ou pas du tout ? écrire, c'est raconter une histoire, pas son histoire. 

Donc,  tes histoires qui ne s'inspirent pas de faits réels... Est-ce de l'imagination totale ? certes, c'est une partie de soi mais cela doit déborder. Beaucoup déborder.  C'est donc de l'imagination mêlée à la réalité : la mienne, mais aussi celle des autres. 

Tes récits gardent-ils, néanmoins, un peu de toi ? je m'y retrouve dans le style : bref, vif. je m'y retrouve en partie seulement dans le récit .  

Es-tu une auteur qui peaufine ses textes ou préfères-tu la spontanéité du premier jet ? j'écris un premier jet ; puis je triture, je malaxe. j'y reviens encore et encore. même aujourd'hui, quand le texte est imprimé, si je le pouvais, je troquerais encore un mot pour un autre, je raccourcirais une phrase.


Mais ce travail de relecture ne nuit-il pas, justement, à la spontanéité de tes récit ? 

si tu veux dire spontané comme vrai ou sincère, alors il n'est pas spontané ; l'histoire ne doit pas me ressembler ; si vous voulez dire libre, sans cadenas, alors il est spontané ; travailler un texte, c'est lui donner le plus possible de la puissance, de la force.

ann-Maroc0346_2.jpeg 

 

Revenons à tes personnages : te hantent-ils pendant l'écriture ? le point final posé, passes-tu facilement à autre chose ? 

 les personnages ne me hantent pas pendant l'écriture mais je les habite, tous pour qu'ils soient crédibles. 

le texte me procure un plaisir pendant l'écriture, jusqu'au point final. après, je lui souhaite une existence en-dehors de moi.

Même si, finalement, tu écris depuis toujours, comment voit-on ton travail d'écriture/auteur autour de toi ?
Mon travail d'écriture amuse certains, émeut d'autres. J'en parle peu en fait. La sortie de ce premier livre va surprendre certains.

Pourquoi avoir choisi, pour t'exprimer, plutôt la prose que la poésie ? 
La poésie demande une musicalité et un pouvoir d'évocation que je n'ai pas. j'aime la poésie mais je ne suis pas à l'aise avec ce genre littéraire en tant qu'auteur.



Un extrait en guise de conclusion ?

charles

 

elle est belle. je l’attends. elle va venir. il est onze heures trente. elle ne rate jamais un rendez-vous. elle est en retard. elle est toujours en retard. je m’en fous, j’ai le temps. je me suis levé tôt ce matin pour savourer chaque minute qui précède son entrée. j’ai mis le pullover qu’elle m’a offert la fois dernière. je suis fou d’elle. elle est mon soleil. son énergie me transperce et me nourrit pendant plusieurs jours. chaque fois qu’elle annonce son passage, je débouche une bouteille de pessac léognan ; un rite immuable et un plaisir qui me grise, un peu plus encore.

il est midi. aujourd’hui, j’ai choisi un petit restaurant italien près de la gare. un endroit animé, où on parle fort. elle va adorer. j’entends ses talons marteler le pavé vivement. elle est en retard. elle le sait. elle aussi s’en fout.

 

zoé

 

il va m’attendre. comme toujours. même si j’arrivais à l’heure convenue, je le trouverais là, assis dans son vieux canapé, prêt depuis une heure au moins. une habitude militaire : ponctuel, impeccable, disponible. j’ai laissé la radio allumée ; le linge traîne mouillé dans la machine ; la vaisselle déborde dans l’évier. quand je le vois, j’abandonne tout. je veux savourer ces quelques heures de complicité. je me dépêche. mes talons claquent sur le pavé. je veux être belle, pimpante pour lui.

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Publié dans interview

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L'ange gardien, Marie-Claire Georges, avis de blogs http://dodoniver.blogspot.fr/

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

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http://dodoniver.blogspot.fr/

 

L’ange gardien de Marie Claire George - Éditions Chloé des Lys

25 nouvelles composent ce recueil. 25 tranches de vie. 25 récits courts et percutants.

Autant le dire tout net, en général j’aime les recueils de nouvelles. En fait j’aime le format de la nouvelle, sans fioritures, directement à l’essentiel. Ici j’ai été servie ! Ces nouvelles sont autant de petites merveilles très efficaces.
L’écriture est de qualité : fluide et contemporaine. Les personnages, les situations sont touchantes, elles trouvent leur chemin jusqu’à l’imaginaire sans détour. Puis il en ressort une impression de tendresse et de sourire. Que ce soit par le voyage ou le plus infime événement de la vie quotidienne, Marie Claire George sait nous surprendre et nous faire partager les sentiments de ses personnages avec talent.
L’auteure nous rappelle également quelques grandes vérités importantes : il ne faut présager de rien ni de l’avenir d’un individu ni de sa personne. Un brin moralisateur me direz-vous ? Oui mais c’est si bien apporté que finalement on en reprendrait bien une couche de ces bons sentiments.

La première nouvelle est l’Ange Gardien. Il s’agit donc de la nouvelle qui donne son titre au recueil. C’est aussi celle dont une citation orne le quatrième de couverture :
«À votre âge, Arthur, vous pouvez prendre vos responsabilités. Je vous laisse quarante-huit heures pour découvrir une nouvelle vie à accompagner. Hâtez-vous, nous n’avons que faire d’anges oisifs. Le monde est aujourd’hui d’un danger ! Croyez-moi, il y a de l’ouvrage pour tout le monde au paradis !»
Citation et nouvelle à l’image du recueil : à la fois drôle, légère et profonde. Cette première nouvelle est peut-être même ma préférée du recueil. L’ange gardien Arthur et ses états d’âme m’ont amusée et touchée. On s’interroge aussi et on se prend à espérer qu’un ange gardien veille au-dessus de notre épaule et qu’il nous guide de son mieux.

En souvenir de Salvador la nouvelle suivante m’a moins touchée. Ayant pour thème l’amour, elle m’a laissé un sentiment de mélancolie qui m’a légèrement déplu.

Le sourire d’Emilie, la troisième nouvelle, se dispute ma préférence (avec l’Ange Gardien). Je l’ai trouvée étonnante et extrêmement sensible. Elle nous pose aussi des questions : nous intéressons-nous réellement aux autres ? à nos amis ? à nos voisins ? à ceux qui semblent seuls ?

Aniadoué, la fille de la Lune est une nouvelle un peu moins politiquement correcte puisqu’elle nous conte les derniers mots d’un homme pour sa maîtresse. Une nouvelle remplie d’amour et sentiments. Une belle histoire d’amour.

Pour l’amour d’un desperado mêle avec brio les thèmes majeurs de ce recueil : le voyage, l’amour, et les faux semblants. Je m’explique, comme pour quasiment toutes les nouvelles les personnages ne sont pas uniformes. Ils ont une apparence donnée et un monde intérieur extrêmement riche et souvent en contradiction avec leur apparence. Marie Claire George nous rappelle ici qu’il ne faut jamais juger les sur leur apparence mais sur ce qu’ils sont réellement au plus profond d’eux-même.

Une star est née, la nouvelle suivante, est justement dans ce thème. Puisque ce qui semble mauvais au père sera en fait l’atout de son fils pour réussir. 

Graffiti est probablement une des nouvelles les plus tristes du recueil. Elle m’a beaucoup émue. Et son message est tellement vrai : n’oubliez pas d’aimer les gens tant qu’ils sont là. 

L’or de Xoliswa est l’histoire d’une revanche sur la vie. Elle permet de se remonter le moral après Graffiti et c’est réussi. Encore une belle histoire qui sait nous toucher.

Richard, entre ombre et lumière, la nouvelle suivante, est un hymne à la musique Reggae qui nous rappelle qu’il faut bien peu de choses pour être heureux.

Comme s’il était trop tard est l’histoire d’une rencontre, d’un heureux hasard auxquels on devrait tous être toujours ouverts.

Matin félin est une tranche de vie anodine. Et comme la narratrice moi aussi je veux être un chat domestique dans une autre vie.

Il est tard et je m’en vais est une belle histoire d’amour entre un chien et son maître. Mais c’est aussi une petite critique un brin grinçante de notre manque de sensibilité crasse et notre égocentrisme commun. 

Une femme qui me regarde est l’histoire d’une quête. D’un homme qui abandonne femme et enfants à la recherche d’un idéal de beauté pour finalement se rendre compte que la beauté était chez lui mais que le monde n’arrête pas de tourner pour lui. C’est une nouvelle un peu douce-amère.

Mémoires est l’histoire d’un arbre témoin de la société des humains pendant des années. Cette nouvelle donne une petite connotation écologique à l’ensemble. Un bel hommage à la nature.

Poussière de roi nous conte les derniers mots de Louis Auguste Louis XVI juste avant sa pendaison. Elle nous montre l’homme derrière le souverain. Elle nous rend donc l’humain.

Loin de Puerto Eden nous montre le côté destructeur et l’intolérance de notre société qui a imposé ses vues sur le reste du monde. Par le regard d’une Indienne d’Amérique du Sud on appréhende la terrible disparition d’une culture.

Au jardin nous ramène au thème des apparences auxquelles il ne faut pas se fier par le biais d’un dialogue entre trois objets aux fonctions différentes. Un bon rappel que l’important n’est pas toujours là où on le pense.

Ronchon, chat d’exception, est une des nouvelles les plus drôles du recueil ainsi qu’un hommage aux chats qui aiment tant leur tranquillité et leur indépendance.

Anubis ou encore l’histoire d’un chat ou plutôt de l’amour d’une maîtresse pour son chat sous le regard désapprobateur de ses voisins. L’auteur réussit ici à nous montrer le point de vue de l’intolérant sans pour autant le condamner. Au final on le plaint et c’est tant mieux.

La piscine est une nouvelle sur nos attentes surtout celles qu’on a des autres. 

Retour à la religion avec Les fruits de la passion qui revisite le mythe d’Abel et de Caïn. On se prend à apprécier Caïn le fermier qui produit pour ses pairs. Et on se surprend à être un peu agacé par Abel, le rêveur qui profite du fruit du labeur de son frère. Puis on les plaint tous les deux pour la tragédie qui les touche. L’enfer est pavé de bonnes intentions oui mais...

Marathon la nouvelle suivante nous rappelle que le bonheur, l’émerveillement et la vie est souvent à côté du chemin. Un hymne à la vie dans toute sa différence et une critique simple et efficace de l’uniformisation.

Comme une petite flamme qui vibre est une nouvelle plus noire (enfin grise) sur l’uniformisation et ses dérives. Autant Marathon nous donne espoir autant Comme une petite flamme qui vibre nous l’enlève.

Le Soleil se lève à Manaus est une nouvelle déroutante: l’utopie d’une autre société plus juste à l’écart de notre société actuelle .

Enfin la dernière nouvelle est épistolaire. C’est la lettre d’une femme (l’auteure ?) à son ange gardien. Le récit d’une vie.

Finalement, je ne pensais pas vous présenter chaque nouvelle mais c’est chose faite. 

Pour résumer, ce recueil nous rappelle que la bonté, la tendresse, la tolérance, l’altruisme sont des qualités qui ne lèsent pas les gens mais les grandissent. Je tiens à remercier les Éditions Chloé des Lys et le forum d’Accros et Mordus pour m’avoir fait découvrir ce recueil qui se place dans mes coups de cœur de cette année 2012. Vraiment merci !

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Miel et tentation, une nouvelle de Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

 

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MIEL ET TENTATION

 

Au cœur d'un joli village, se trouve une grande épicerie. L'étalage, décoré avec soin, présente les beaux produits de saison. Fruits et légumes sont côte à côte comme des cigares ou des chocolats disposés dans une boîte luxueuse. Le comptoir et les rayons sont en bois vernis. Dans les rayons de gros bocaux en verre avec des bonbons, des épices, des fruits secs, du riz, des pâtes de formes variées. Les odeurs de cannelle, de thym, de fromages et de charcuterie, le mélange de couleurs des différentes denrées, la voix chaleureuse des commerçants vantant leurs marchandises, tout vous ouvre l'appétit dès que vous franchissez le seuil de la boutique.

 

Marie et Jean, le couple d'épicier a deux enfants : une fille déjà adolescente, Lison, qui aide parfois à ranger les rayons et fait la comptabilité, et un garçon beaucoup plus jeune, Jeannot.

 

Jeannot est gourmand. Il se pourlèche les babines quand il passe par le magasin. Il envie les clients auxquels ses parents proposent si volontiers de goûter l'un ou l'autre nouveau produit et surtout les enfants auxquels sa mère ne manque jamais d'offrir un caramel ou une gomme.

 

Quand il rentre de l'école, avant de faire ses devoirs dans la salle à manger, Jeannot furète un bon bout de temps dans l'arrière-boutique. Les tentations sont nombreuses et il y résiste difficilement. Un jour, il chipe un abricot sec, un autre jour un boudoir, un autre jour encore de la réglisse.

 

Un après-midi, il ne résiste pas au miel ! Ah cette teinte dorée. Ah cette douceur longue en bouche qu'il connaît si bien. Non, il n'y trempe pas le doigt car il sait combien ses parents sont pointilleux en matière d'hygiène. Il s'arme plutôt d'une longue cuillère et la plonge dans un des pots. Souvent, le sentiment de commettre une faute rend maladroit… La cuillère se retrouve par terre !

 

Le temps d'aller chercher une serpillière, une armée de mouches entre par la porte de derrière et s'abat sur le sol. Non seulement les mouches se régalent mais elles ne se privent pas de pousser la curiosité jusqu'à se rendre dans le magasin.

 

En voyant cela, Marie en a l'intuition : Jeannot a sans doute fait une bêtise ! Pour aller dans la salle à manger, elle passe dans l'arrière-boutique et voit la tache sur le sol…

 

Jeannot a été grondé et privé de dessert. Pour lui, ce jour-là, le miel est devenu un aliment amer. Curieusement, il ne l'apprécia plus du tout durant des semaines et des semaines…

 

Micheline Boland

micheline-ecrit.blogspot.com

boland photo


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Fiche de Nathalie Wargnies pour Déluges et Embellies

Publié le par christine brunet /aloys

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Philippe Desterbecq a lu "Lovebirds" d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

Phil D

 


La nouvelle, dit-on, est un genre littéraire peu recherché par les lecteurs et, par la même occasion, peu d'éditeurs acceptent d'en publier. Seuls quelques auteurs connus comme Eric-Emmanuel Schmitt, par exemple, trouvent grâce aux yeux des éditeurs.

Paradoxe, nous dit "Le carnet et les instants", les candidats nouvellistes sont légion. Il suffit de voir le succès qu'obtiennent les concours de nouvelles (Maison de la Francité, Fureur de lire, ...). 

En témoignent, continue ladite revue, les nombreux ateliers d'écriture qui prisent particulièrement la nouvelle en raison de sa brièveté

Il ressort que la nouvelle est souvent considérée comme un genre littéraire mineur

Et pourtant, il faut pouvoir captiver le lecteur en peu de mots et le surprendre à la fin. C'est souvent la chute qui fait que le lecteur aimera la nouvelle ou pas. 

Mais venons-en à Edmée. J'ai déjà lu ses 2 premiers romans que j'ai beaucoup aiméshttp://www.bandbsa.be/contes3/lovebirds.jpg (particulièrement le deuxième), j'ai eu l'occasion de lire quelques-unes de ses nouvelles sur www.aloys.me, je lis ses chroniques savoureuses sur son blog, je n'avais donc aucun souci à me faire. C'était gagné d'avance, je savais que j'aimerais ce recueil de textes.

Le titre évoque évidemment l'amour, le sous-titre nous raconte que toutes les histoires d'amour ne sont pas faites d'eau de rose. 

En tapant "lovebirds" sur Google, je suis tombé sur des oiseaux (tiens donc!) : des inséparables aux multiples couleurs.

Eh oui! l'amour est fait de couleurs multiples et Edmée nous le raconte dans les 8 textes qui composent ce recueil.

Ceux qui aiment les histoires d'amour féeriques n'ont qu'à passer leur chemin, Edmée a puisé dans la vie réelle pour composer ses textes.

Et même si Luc Beyer de Ryke qui a préfacé le bouquin trouve que ce serait une mauvaise action de parler de ce recueil en paraphrasant chacun des récits qu'il contient, je vais quand même écrire un tout petit mot à propos de chacun.

1. "Lovebirds", première nouvelle qui donne son titre au recueil : l'apparence d'un amour merveilleux - la vérité n'est pas toujours celle qu'on croit ou qu'on nous fait croire.

2. "La joie de Chérie" : amour et décadence.

3. "Un amour d'amnésie" : on peut tout par amour même disparaitre.

4. "Carte numéro 13 La mort" : Il a fallu la mort de sa tante (dont il est plus ou moins responsable) pour que David, voyou en devenir, change de vie.

5. "Un dimanche en famille" : déroutante - Edmée nous propose plusieurs scénarios, ce qui m'a vraiment dérouté dans un premier temps.

6. "L'amour d'une mère" : La vie d'Arnaud s'est arrêtée. Flash-back sur son passé.

7. "La piste des larmes" : Jusqu'où l'amour peut-il (doit-il) aller?

8. "Le grand amour de Tatia" : Confidences d'un amour fou que la morale réprouve. Une nouvelle émouvante.

 

Et voilà 8 bons moments à passer en compagnie d'Edmée.


 

Philippe Desterbecq

http://philippedester.canalblog.com/

http://www.bandbsa.be/contes2/etoilemagiquerecto.jpg

 

 

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Fiche de Micheline Boland pour "Le nouveau magasin de contes"

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Les passants, une nouvelle de Laurent Dumortier, extraite de Bruines

Publié le par christine brunet /aloys

 

http://www.bandbsa.be/contes3/bruinesrecto.jpg

 

Les passants

 

Il faisait beau cette après-midi là et j'avais décidé de tailler les haies entourant la propriété. Cette dernière avait été bâtie dans les collines du « Mont des Poètes » et offrait une vue splendide sur les alentours.

Nous n'étions pas encore en été, mais il faisait cependant relativement chaud...

Une bonne heure s'était écoulée et je commençais à transpirer abondamment, J'enlevais donc mon pull afin de me sentir plus à l'aise...

Tandis que j'allais reprendre la taille, je remarquai un drôle de couple se promenant le long de la route : une dame âgée d'une trentaine d'années tout au plus, accompagnée d'une petite fille, toutes deux vêtues de vieux vêtements d'hiver, datant d'au moins vingt ans, alors que le soleil frappait de plus en plus durement.

Je les saluai, mais aucune des deux ne se tourna vers moi, poursuivant leur route comme si j'étais invisible.

Je ne leur prêtai guère attention et poursuivis mon travail jusqu'au bout de la première haie, après quoi je m'attelais à ramasser les branchages...

Le couple repassa dans le sens inverse et, à nouveau, je les saluai, mais aucune réaction de leur part ne se manifesta.

 

Je les observai quelques minutes, jusqu'à ce qu'ils disparaissent au coin de la rue.

L'après-midi se poursuivit, et tandis que je finissais de charger les dernières branches, un nouveau passant fit son apparition.

Ce dernier, assez âgé, tenait un bouquet de roses à la main. Il fit quelques pas, déposa le bouquet au pied d'un vieux saule et se recueillit quelques instants.

Il fit ensuite demi-tour et s'arrêta pour admirer le paysage.

Je le saluai de la main et entamai la conversation.

- Bonjour ! Quelle chaleur hein ?

- Je ne vous le fais pas dire ! Ma voiture est garée en bas de la colline, je suis tout essoufflé d'avoir parcouru ce petit kilomètre !

- Vous venez souvent ici ?

- Quelques fois par an... Vous êtes le jardinier de la propriété ?

- Non, répondis-je en éclatant de rire. J'ai acheté cette maison il y a de cela trois ans maintenant...

- Ah! Vous ne devez pas être au courant alors...

- Au courant de ?

- Il y a de cela une vingtaine d'années, mon épouse et ma fille se promenaient ici lorsqu'elles ont été renversées par un chauffard complètement ivre...

Je lui posai une question dont je craignais par-dessus tout la réponse...

- C'était au début de l'été ? Vu que vous avez déposé vos fleurs, je pensais que...

- Je pars dès demain pour le Canada. C'est pour ça que j'ai pris un peu d'avance en quelque sorte... Mais pour répondre à votre question, c'était en hiver...

 

 

Laurent Dumortier

gsl.skynetblogs.be

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