L'ange gardien, Marie-Claire Georges, avis de blogs http://auxpitybouquins.wordpress.com/
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En décembre dernier, le père noël fut un peu en avance lorsque je reçus de la part de Kathy un joli paquet contenant deux livres. L’un d’entre eux était un recueil de nouvelles : « l’ange gardien » écrit par Marie-Claire George.
Je souhaiterais tout d’abord remercier les éditions « Chloé des Lys » ainsi que le forum « accros et mordus de lecture » pour ce partenariat qui est pour moi un véritable coup de cœur.
Ce recueil est un ensemble de mini scènes, de tranches de vies véridiques ou complètement farfelues. L’auteur sait par des mots simples et en très peu de temps nous embarquer dans son vécu ou dans son imaginaire. L’auteur réussit ce challenge extraordinaire de nous faire passer d’une nouvelle à une autre, n’ayant pourtant aucun lien entre elles, et ce sans difficulté mais surtout en suscitant notre impatience pour la prochaine histoire.
On partage les vies de « gens » ordinaires qui vivent pour un temps ou bien une vie, des aventures extraordinaires. Le recueil comporte 25 nouvelles chacune unique en son genre tant dans l’écriture que dans l’émotion qui s’en dégage. Toutes ont touché une émotion différente et aucune ne m’a déplu.
Le « Sourire d’Emilie » est une des nouvelles qui m’a le plus touchée. On y découvre une vieille dame, forcée par son hospitalisation de demander à sa jeune voisine de lui porter des affaires de rechange. En pénétrant son intérieur, la jeune femme découvre alors via des tas d’objets hétéroclites, la vie trépidante de la douce Emilie. Bouleversée par ses découvertes, la jeune femme ne peut s’empêcher d’engager la conversation avec Emilie qui racontera, pour la première fois, sa vie. Une histoire qui même à notre époque sort des carcans sociaux ! C’est assez touchant de voir cette vieille dame que la vie a gâtée par de nombreuses aventures malheureusement solitaires se confier à une jeune inconnue simplement, sans mensonge et avec tellement de pudeur.
« Mémoires » nous fait voyager dans le temps à travers la conscience d’un arbre né dans les années révolutionnaires. On partage avec lui les 300 ans de son existence, tantôt traversant la période napoléonienne, tantôt appréciant le cri du coucou ou l’insouciance des déjeuners sur l’herbe mais également les horreurs de la guerre et enfin le supplice de son abattage. Sa renaissance surprenante m’a tiré quelques larmes, je ne saurais expliquer pourquoi, peut-être à cause de l’émotion ou de la poésie avec laquelle c’est écrit.
Dans ces nouvelles Marie-Claire sait varier les émotions notamment par des chutes surprenantes nous tirant quelques grands sourires, soit par l’innocence d’un enfant dans « Ronchon, chat d'exception » ou bien par la découverte d’un talent dans « une star est née ». Elle remet en question de grandes scènes historiques en changeant de point de vue, en relativisant l’Histoire avec un grand H. Même Louis XVI ou Caïn deviennent des personnages attachants qu’un faux pas d’un jour, finalement tellement humain, a propulsés aux premières pages des livres d’Histoire. On partage également des combats d’une vie dans « L'or de Xoliswa ».
Ce recueil merveilleux est un ensemble de nouvelles engagées ou légères, historiques ou inventées, tristes ou joyeuses. J’ai énormément aimé la variété des personnages pas forcément humains. J’ai adoré être un chat, un arbre ou bien encore un vieux sécateur se disputant avec un stylo et une aiguille… j’aurais aimé être Sandra, réveillée en pleine nuit par un inconnu. J’ai pleuré dans « il est tard et je m'en vais», pleuré de cette indifférence face à la mort d’un être cher, pleuré face à l’amour de ce compagnon à quatre pattes.
Finalement, la variété de l’écriture est surprenante et agréable, la richesse du vocabulaire et l’emploi varié de la conjugaison nous transportent facilement d’une émotion à une autre, d’une poésie à une autre. L’on croit saisir l’écrivaine mais voilà qu’elle change de style la page suivante nous emportant de la nostalgie au fou rire, de la tristesse à la surprise, du passé à l’avenir, du réel à l’irréel.
Merci pour ce livre pétillant, joyeux, émotif, triste, nostalgique ; j’ai lu, j’ai voyagé, j’ai rêvé !
Publié ici : http://auxpitybouquins.wordpress.com/2012/01/09/critiques-lange-gardien/
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intelligente, au caractère très affirmé qui est adulée par tous ses collaborateurs. Mais Axelle a aussi un coeur, pour un homme, pour son enfant, ses amis, pour les victimes des atrocités qu'elle doit affronter.

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profession de psychologue a pu sans doute nourrir toutes les rencontres proposées. Si les nouvelles sont déclarées noires, dans le titre du livre, la palette de l’auteur se révèle cependant très riche et variée. Le lecteur est confronté de près aux personnages. Les coups de pinceau sont rapides et précis. Ils peignent les rapports compliqués d’hommes et de femmes en souffrance et les moteurs invisibles de leurs relations à leurs proches. Ils vont parfois jusqu’à s'«approprier le bien d’autrui juste pour lui faire du mal et non pour en disposer». La mort et la violence physique en sont aussi des réalités récurrentes.
Dans son recueil de contes «De Noé à Louis-Léopold-Victor», Louis Delville, ingénieur en communications à la retraite, s’évade du milieu scientifique pour nous emmener dans une promenade dans l’imaginaire. Pince-sans-rire, il répond à quelques questions que chacun se pose : le ravitaillement dans l’arche de Noé, le nom en O' des Irlandais, l’antivol d’une statue. Il situe ses récits à toutes les époques, de la sienne à celle de Noé dont on applaudit la gestion, inconnue jusqu’ici, de l’embarquement des espèces dans l’arche. Il nous mène, sans danger, dans l’irréel, dans la magie de pays où le roi promet sa jolie princesse au vaillant ou futé jeune gaillard capable de ruse ou d’exploit. L’auteur dépose sur papier ses contes préférés, notamment ceux qu’il a eu le plaisir de présenter lors du concours «Fais moi un conte» de Surice de 2004 à 2009. Les illustrations sont l’œuvre de Maryvonne et Jean-Pierre Sanson de Reims.
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