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Isabelle fable se présente !

Publié le par christine brunet /aloys

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J’ai consacré ma vie à ma famille avant de me mettre à écrire vers trente-cinq, trente-six ans, participant à des concours, souvent primée, sans être publiée pour autant. Romans, nouvelles, contes, poèmes, essais, pièces de théâtre, humour et textes pour enfants. – Pour le détail des œuvres, distinctions, publications, activités et autres infos – et le poème de la semaine, vous pouvez consulter mon site : www.fable.be

 

Je suis membre de l’AEB, membre du conseil d’administration et secrétaire de l’AREAW, membre du Grenier Jane Tony.

Je fais des comptes-rendus de livres pour le Reflets Wallonie-Bruxelles.

J’interviewe des auteurs et présente leurs livres à la Maison des Ecrivains ou au Grenier Jane Tony.

Il m’arrive d’être moi-même membre de jury pour des concours (l’autre côté de la barrière !)

Je suis également lectrice bénévole pour la Ligue Braille et membre d’Help Animals.

J’apporte aussi mon aide à la correction de textes d’étudiants ou autres.

 

J’ai publié quelques trucs, souvent suite à des prix remportés lors de concours.

Pour les œuvres en solitaire :

- Un roman, Carambole du diable (éd. Société des Ecrivains)- Prix Rotary

- Un recueil de poèmes, Femmes en souffrance (éd. Le Coudrier) – Prix Delaby

- Un recueil de haïkus, Sur les ailes des lucioles (éd. du Cygne)

Pour les œuvres en collectif de lauréats, des contes et des nouvelles. Par exemple :

* Le dernier papillon

* Un amour de papier – Prix de Belgique Loisirs

* La petite sorcière de la colline

* Le crabe et la poupée

* La nuit d’Ophélie

* L’avis du chat – Prix Louis Delattre

* Et vous encore mineurs… -Prix de la Revue générale

* Le loup qui avait peur de son ombre

* Drame au château des Dames – Prix de la Nouvelle historique

* Le jour de la marelle

* Bambolina

* Nuit et jour

* Etangs noirs – Prix du Parlement francophone bruxellois

* Alarme à l’œil – Publié chez Luce Wilquin

* A quoi tient le destin

* L’oiseau-mouche

Et beaucoup de poèmes lauréats publiés en recueils collectifs ou anthologies.

 

J’ai aussi publié moi-même en quelques exemplaires des recueils de contes et de nouvelles, nouvelles érotiques, nouvelles à suspense… qui n’attendent que le bon plaisir d’un éditeur pour s’épanouir au soleil du public !

 

Je vais publier chez Chloé des Lys un ouvrage parlant de l’école au début du XXe siècle, sous forme de fiction romanesque - (Ecole et coquelicots ). Cela s’adresse aux jeunes comme aux moins jeunes.

 

Le rêve serait de voir publier mes œuvres passées, présentes et à venir !!

La grosse difficulté est de se faire connaître et de se faire reconnaître. Tant qu’on n’est pas édité, on n’est pas lu, ou si peu ! Et quand on n’est pas connu, on a peu de chances de se voir édité ! Cercle vicieux. Il faut continuer à chanter comme une cigale tout en travaillant comme une fourmi. Mais il est bien difficile de faire sa promotion soi-même ! On a l’air de se vanter, pire, de se vendre. C’est plus logique de se voir encensé et poussé en avant par l’éditeur ou par les critiques littéraires. Mais pour cela, il faut être édité et diffusé. On tourne en rond !

Publié dans présentations

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Secrets de famille, une nouvelle de Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

 

boland photo

 

SECRETS DE FAMILLE

 

 

Chaque mercredi après-midi, Lina gardait Théo, son petit-fils. Elle mettait à profit ce temps pour aller se promener dans les campagnes avec lui et lui apprendre les noms des arbres, des oiseaux et des fleurs sauvages ainsi que pour ramasser l'un ou l'autre plume, l'une ou l'autre feuille dont ils feraient des bricolages, les jours de mauvais temps.

 

Ce mercredi-là, alors qu'ils avaient, comme à leur habitude, emprunté un chemin de traverse, ils virent une bête blanche de forme allongée se diriger vers une fermette isolée au milieu des prés. Depuis le décès de son dernier occupant, Jules Martin, elle était à vendre et personne n'en voulait. Qui, en effet, aurait voulu de cette bâtisse qui nécessitait un sérieux travail de restauration et n'était accessible que par un sentier ?

 

D'un regard, la femme et l'enfant se comprirent… Ils suivirent l'animal. Celui-ci avançait vite, bien trop vite pour que Théo et Lina puissent le suivre. Mais ils l'avaient suivie des yeux et ce qui était sûr, c'est que la bête était allée jusque la fermette. Lina se contenta d'expliquer : "On dirait une sorte de belette si ce n'était cette longue queue et ce pelage tellement blanc… Vraiment, Théo, il faudra qu'on regarde dans mon gros livre."

 

Lorsqu'ils atteignirent le seuil de la maison, la femme et l'enfant constatèrent que la porte d'entrée était entrebâillée. Lina la poussa un peu… Théo qui serrait la main de sa grand-mère, laissa échapper un cri d'admiration lorsqu'une bête blanche s'approcha de lui et le regarda de ses petits yeux bruns. Des voix se faisaient entendre. Pas de doute, Lina reconnut celle de Jules et de Mariette, son épouse. Animée par la curiosité et au mépris de toute prudence, elle poussa plus encore la porte et vit. Il n'y avait aucun être humain mais quantité de bêtes blanches installées sur le manteau de la cheminée, les vieux bancs et la vieille table et qui parlaient entre elles.

 

Dans le rocking-chair, il n'y avait qu'une seule bête. Et cette bête dont la voix ressemblait tellement à celle de Jules, c'était elle qui tenait le crachoir. Elle parlait du passé, racontait des secrets de famille, détaillant qui parmi ses ancêtres avait fait de la résistance, qui avait joué aux dés, qui s'était amouraché d'une servante. Et la bête installée sur le coin de feu, celle qui avait la voix de Mariette se contentait d'approuver d'un sempiternel : "C'est bien vrai…".

 

Théo lâcha la main de sa grand-mère et fit un pas vers la bête la plus proche mais Lina le retint. Elle l'entraîna vers le dehors, repoussa la porte et l'emmena sur le sentier. Théo ne cessait de dire : "Oh les jolies bêtes. On aurait pu en ramener une chez toi, Mamy…" 

 

Lina répondit : "C'est impossible, mon trésor, ce sont des bêtes sauvages. Dis, tu les as entendues ?"

 

"Oui, Mamy, on aurait dit qu'elles ronronnaient comme Minou, chez Tatie…"

 

Lina n'en demanda pas davantage. Sans doute, le long monologue entendu n'était-il que l'œuvre de son imagination. En rentrant chez elle, elle sortit l'album de photos et le parcourut avec l'enfant. Elle commenta qui était vraiment tonton Henri parti un jour tenter sa chance à Paris et détailla aussi qui était telle et telle personne  qui avait fait de mauvaises affaires, était morte au combat ou avait eu une passion secrète.

Des mois plus tard, la fermette fut vendue, puis rasée. On construisit un chemin menant du terrain à la grand-route. On bâtit une villa. Plus jamais, Lina et Théo ne rencontrèrent de bêtes à la fourrure blanche dans la campagne avoisinante. 

 

 

 

Micheline Boland

Son site : http://homeusers.brutele.be/bolandecrits/
Son blog : http://micheline-ecrit.blogspot.com/

 

http://www.bandbsa.be/contes3/jamourrecto.jpg

Publié dans Nouvelle

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Nadine Groenecke a lu L'Etoile magique de Philippe Desterbecq

Publié le par christine brunet /aloys

L'étoile magiqueL'étoile magique est un joli conte pour enfants que les adultes liront aussi avec beaucoup de plaisir, comme ce fut mon cas. On y retrouve les ingrédients traditionnels : le mystère, la magie, la tendresse,  l'humour et l'émotion. Le tout, habilement dosé par l'auteur. Pas facile pourtant d'écrire pour la jeunesse ! Je m'y suis essayée sans grand succès. Philippe Desterbecq a, quant à lui, su relever le défi avec talent.

L'histoire débute dans la chambre du héros, un jeune garçon de dix ans surnommé Pierrot, qui vient de se voir offrir des lunettes astronomiques pour son anniversaire. Il est loin de se douter que le cadeau dont il rêvait depuis longtemps va lui faire vivre des aventures extraordinaires. Car, avec sa longue vue, Pierrot découvre une étoile magique grâce à laquelle il a la possibilité de réaliser sept voeux : Tout à coup, Pierrot découvrit une étoile dont il n'avait jamais entendu parler. C'était une étoile particulière, à 7 branches et qui brillait d'un curieux éclat. Il l'observa longuement, se demandant de quel astre il pouvait bien s'agir. Il ne se souvenait pas avoir lu quoi que ce soit à son sujet.
Des pouvoirs dont il n'a d'abord pas consciencePhilippe Desterbecq, et que Jojo, son meilleur ami, se charge de lui révéler. A partir de cet instant, tout devient clair dans la tête de l'enfant. C'est bien lui qui a rendu son père muet et qui est responsable de la métamorphose de son instituteur : Les enfants médusés assistèrent à une étrange transformation de leur maître d'école. En quelques minutes, sa figure n'était plus qu'un énorme bouton. Plus un centimètre carré de sa peau n'était lisse et nu. Constrastant avec la couleur rouge de son visage, son crâne chauve luisait au soleil. Des cheveux recouvraient ses épaules et son bureau. En l'espace de quelques minutes, Monsieur Ansiau était devenu Frankenstein !
Avec cette étrange étoile, n'importe quel souhait est donc exhaussé. Comment ne pas profiter de l'aubaine ! Béret bleu, le surveillant de l'école, sera la prochaine victime. Pour avoir osé punir Lulu, le frère de Pierrot, il deviendra aussi poilu qu'un singe ! Quant à Monsieur Cournebuche, remplaçant de Monsieur Ansiau, il devra affronter une bande de garnements invisibles ! De quoi faire tourner le pauvre homme en bourrique. Après les bêtises, il faudra tout de même penser à se racheter. Pierrot n'y manquera pas et l'histoire se terminera donc comme il se doit.
J'ai suivi avec bonheur les tribulations de ce jeune héros sympathique et espiègle auquel de nombreux petits diables pourront s'identifier. C'est bien écrit, c'est drôle et les chapitres s'enchaînent à merveille. Alors, si vous avez gardé votre âme d'enfant ou si vous souhaitez faire plaisir à un petit garçon ou à une petite fille, n'hésitez pas à commander le livre de Philippe.


Philippe Desterbecq est également l'auteur d'un recueil de nouvelles intitulé "Textes et nouvelles de moi" paru aux éditions Elzévir. C'est aussi un excellent photographe et un amoureux de la nature comme vous pourrez le constater si vous vous rendez sur ses blogs :

http://philippedester.canalblog.com/
http://philibertphotos.over-blog.com/
http://phildes.canalblog.com/

Publié dans Fiche de lecture

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Cette nouvelle a été écrite par Silvana Minchella

Publié le par christine brunet /aloys

 

eveil1recto.jpg

 

 

 

CONTE D’HIVER

 

 

Réveillez-vous Seigneur Hiver !

Votre ami Blizzard frappe à la porte de votre château.  Bise l’accompagne, pour vous ramener ici d’un baiser piquant sur vos lèvres gelées.

Venez, Sire, votre règne est arrivé !

La dernière feuille a été emportée par les vents de Dame Automne.

Le sol s’est refermé et est entré en méditation.

Réveillez-vous Seigneur Hiver !

Sortez de vos coffres les neiges immaculées, polissez les glaces, affûtez les vents, convoquez les tempêtes, vérifiez les éclairs, ne laissez rien aux mains de l’incontrôlable Hasard , ce troubadour faiseur de pétards mouillés et de vents qui tournent mal.

Que votre règne soit impitoyable !  Et que jamais ne parviennent à vos royales oreilles les mots offensants :  «  L’hiver est doux cette année ».

 

Prenez, Majesté, les clés que Blizzard a arrachées des mains de votre cousine, la reine Automnia.   Regardez-la s’enfuir épouvantée, dans son carrosse aux couleurs rutilantes…

Les bruits de couloirs glacés vous conteront, Sire, que votre cousine s’est laissée séduire par un bel été indien… écoutez les portes qui claquent vous raconter qu’il y eut plus de soleil que d’ondées, plus de chants d’oiseaux que de bises mouillées…

Ridicule !  dites-vous ?

Il semblerait pourtant, selon mes sources encore vives, que ce fut très apprécié par toutes les créatures vivantes…

Lors de vos inspections des forêts, chaque craquement de bois vous contera les charmants détails de cette idylle , vantera le charme de cet indien qui a embrasé les rousseurs de sa belle…

Non, non, ne me raccompagnez pas, Sire,  je sors ! 

 

Silvana Minchella


 

Publié dans auteur mystère

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Nouvelle mystère parue dans la revue... Mais qui l'a écrite ????

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

la-revue1.jpg

 

 

CONTE D’HIVER

 

 

Réveillez-vous Seigneur Hiver !


Votre ami Blizzard frappe à la porte de votre château.  Bise l’accompagne, pour vous ramener ici d’un baiser piquant sur vos lèvres gelées.


Venez, Sire, votre règne est arrivé !


La dernière feuille a été emportée par les vents de Dame Automne.


Le sol s’est refermé et est entré en méditation.


Réveillez-vous Seigneur Hiver !


Sortez de vos coffres les neiges immaculées, polissez les glaces, affûtez les vents, convoquez les tempêtes, vérifiez les éclairs, ne laissez rien aux mains de l’incontrôlable Hasard , ce troubadour faiseur de pétards mouillés et de vents qui tournent mal.


Que votre règne soit impitoyable !  Et que jamais ne parviennent à vos royales oreilles les mots offensants :  «  L’hiver est doux cette année ».

 

Prenez, Majesté, les clés que Blizzard a arrachées des mains de votre cousine, la reine Automnia.   Regardez-la s’enfuir épouvantée, dans son carrosse aux couleurs rutilantes…


Les bruits de couloirs glacés vous conteront, Sire, que votre cousine s’est laissée séduire par un bel été indien… écoutez les portes qui claquent vous raconter qu’il y eut plus de soleil que d’ondées, plus de chants d’oiseaux que de bises mouillées…


Ridicule !  dites-vous ?


Il semblerait pourtant, selon mes sources encore vives, que ce fut très apprécié par toutes les créatures vivantes…


Lors de vos inspections des forêts, chaque craquement de bois vous contera les charmants détails de cette idylle , vantera le charme de cet indien qui a embrasé les rousseurs de sa belle…


Non, non, ne me raccompagnez pas, Sire,  je sors ! 

 

 

point d'interrogation

 

Publié dans concours

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Bob Boutique a lu "ma chère folie" de Céline Gierts

Publié le par christine brunet /aloys

bobclin
Elle m’énerve, elle m’énerve ! C’est le deuxième bouquin que je lis d’elle et ça poisse les mains ! L’émotion suinte par toutes les pages, ça coule à mes pieds… moi qui ai horreur d’étaler mes sentiments et pourtant… hé bien je lis, je lis d’une traite, sans m’arrêter, en gribouillant fiévreusement des commentaires et des signes cabalistiques sur les 200 pages du livre.

Comme d’habitude chez Céline, l’ histoire tient en quelques mots. C’est pas ça l’important.

Comme d’habitude les personnages n’ont quasi pas de nom ni de passé. 

Seuls importent les sentiments, les émois, les vibrations et soupirs qu’elle décortique minute après minute, heure après heure… en démontant les ressorts psychologiques de son héroïne avec une telle minutie de détails qu’on se demande si en fin de compte, elle ne raconte pas sa propre vie. C’est pas possible d’être si juste !

Elle s’appelle Chloe, elle a vingt ans et tient un journal pour passer le temps qui s’étire et s’étire dans la clinque psychiatrique où on l’a placée. Pourquoi, comment, suite à quoi ? Peu importe.

Elle habite un placard de 4 m² avec une fenêtre qui ne s’ouvre pas et donne sur une grande route où elle peut suivre les allées et venues des petites boites de métal qui vont quelque part. Car elle, elle reste immobile. Tous les jours se ressemblent. Elle n’a pas de futur.

Tout est blanc, les murs, le plafond, le lit et les fourmis qui font claquer leurs sabots sur l’autoroute du couloir et apparaissent deux fois par jour pour déposer sur un meuble blanc un plateau qu’elle ne mangera pas, car elle est anorexique et pèse trente ou trente-cinq kilos toute mouillée. Aucun contact. Ces infirmières lui font peur et sont trop occupées…

Il y a Clochette (parce qu’elle sourit et frappe à la porte avant d’entrer), Bulldog, Sœur Soupir et le docteur Caramel (rapport au parfum de son thé) qu’elle va consulter de temps à autre (attention, toujours sauter un carrelage sur deux pour conjurer le sort) pour s’entendre poser la même question… « Et alors, Chloe, comment ça se passe aujourd’hui ? »

Il y a aussi Nestor, une peluche de son enfance qu’elle a perdue en cours de vie, mais qu’elle remplace par un bout de drap de lit ou d’oreiller et serre très fort contre son cœur.

Il y a enfin quelques autres patients aussi silencieux et enfermés dans leur tête qu’elle,http://www.bandbsa.be/contes3/cherefolierecto.jpg mais avec qui elle échange des regards. Que soit dans la partie du parc où les plantes ne sont pas politiquement correctes ou à l’atelier de mosaïques : Thomas qui compose de grands tableaux représentant des volcans et des galaxies. Paula au sourire troué, qui est déjà passé sur l’autre rive, trimballe un grand sac dans lequel elle enfourne toutes sortes d’objets hétéroclites et occupe une bonne partie de sa journée à regarder Sisyphe, un hamster, tourner à toute vitesse dans la roue en bois de sa cage.

Ah j’oubliais… Van Gogh, un chat pouilleux couvert de cicatrices qui traîne dans les buissons…

C’est tout ? Oui. 

Mais alors il ne se passe rien ?

Si, tout le temps. Mais ça se déroule à l’intérieur de leurs têtes, il faut fermer les yeux pour le voir ou avoir une sensibilité exacerbée, au delà des normes, pour s’en apercevoir.

Parfois ça débouche quand même sur le monde des fourmis. Lorsque Chloe enlève les lamelles du store de sa fenêtre pour fabriquer un grand oiseau (qu’elle retrouvera dans le container derrière l’hôpital), ou se coupe les cheveux pour attirer l’attention du docteur Caramel qui ne s’en rendra même pas compte… « Et alors, Chloe, comment ça se passe aujourd’hui ? »

Et enfin, deux ou trois évènements dérangeants que je ne vous révèlerai pas, pour ménager le suspense…

Et ça se termine, comme toujours chez Céline, sans vraiment clore la boucle. Parce que la vie continue et se fiche de nos petites personnes.

« Autrefois j’ai vu un film qui s’appelait ‘un jour sans fin’. Ce jour était le 2 février, jour de la Chandeleur où l’on fête la marmotte en Amérique du Nord. Selon la tradition, ce jour-là, on doit observer l’entrée du terrier d’une marmotte. Si elle émerge et ne voit pas son ombre parce que le temps est nuageux, l’hiver finira bientôt. Par contre si elle voit son ombre parce que le temps est lumineux et clair, elle sera effrayée et se réfugiera de nouveau dans son trou et l’hiver continuera pendant six semaines supplémentaires. » 

C’est très très fort. Poignant. Ecrit avec des phrases courtes et choquantes, d’autant plus dures qu’on sent l’infinie, que dis-je, l’infinitésimale besoin de tendresse qui sourd de ce troupeau d’aveugles volontaires qu’on enferme dans des boîtes blanches parce qu’on ne sait pas quoi en faire.

Je vous le dis comme je le pense. Céline est une des auteurs les plus originales que j’aie lus depuis que je suis chez Chloe des Lys. C’est une grande… et j’attends déjà son troisième roman avec gourmandise et un peu d’angoisse.

 

 

Bob Boutique

ww.bandbsa.be/contes.htm

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CARINE-LAURE DESGUIN a lu "En quête de sens" de Christel Marchal

Publié le par christine brunet /aloys

desguin

 

J’ai lu :

 « En quête de sens » , de Christel Marchal,

 Ed Chloé des lys, 2011, ISBN 978-2-87459-583-7

http://lelabodesmots.blogspot.com/

 

Un livre qui se lit comme une inspiration. On retient son souffle pendant cent trente pages et on expulse une longue, très longue expiration !


Un livre ? Non, non, ce n’est pas un tas de feuilles de papier ! Tout le long de ce parcours initiatique dans cette belle capitale, Bruxelles, je n’ai perçu que des sentiments, des émotions. Je n’ai pas lu, j’ai cherché Agathe, j’ai regardé ses dessins, j’avais envie de dire à Léo : bouge-toi et retrouve-les, accélère, t’occupe pas du reste


Parfois, je craignais…Quels seraient les gestes de Louise, la maman d’Agathe ? Quels étaient ses desseins ? J’ai eu peur…


Vous aussi, suivez-moi…


Page 14 : Agathe, dans la coquille de pierre où tu t’es enclose, trouverons-nous la faille, la fêlure esquissée ?


Agathe, pas à pas, saurons-nous, au noir de tes nuits, nous glisser mot à mot, pour ne pas te briser ?


Page 18 : Peut-être parfois derrière tes cils naissent des arcs-en-ciel, des aurores radieuses.


Page 21 : Je sais ! Vous me l’avez déjà dit ! Notre relation fusionnelle ! Je sais ! Vous vous répétez, docteur !


Page 26 : Fait divers : encore un enlèvement d’enfant.


Page 27 : Il n’y a pas d’horizons inaccessibles.


Page 30 : Ton petit air fripé qui ne comprend pas la douleur. La douleur de vivre. La douleur d’être. La violence de naître.


Page 35 : Léo engloutit la distance qui le sépare de Louise et d’Agathe.


Page 57 : Un psychiatre ! Un crétin oui ! Un crétin qui ne sait pas qu’entre autiste et artiste, il suffit d’une lettre…


Page 80 : La fillette que je recherche me laisse des dessins par-ci et par-là…


Page 109 : Les réponses sortiront-elles de la bouteille ?

 


Suivez Agathe, regardez ces dessins et tout comme moi, laissez-vous séduire par cette histoire.


Une écriture légère comme l’envol d’un oiseau, des mots justes et colorés d’une nuance pastel ; et ce ton poétique, qui nous prend par la main comme par magie et qui nous souffle « viens, viens, suis Agathe, et tu sauras pourquoi il faut mettre un R à la place du U…


Beau

Beau

Beau

Beau

Beau


Et savez-vous pourquoi je dis beau beau beau beau beau… ?


Ouvrez ce livre, cherchez ce qui se cache derrière cette photo de couverture, derrière cette préface signée Benoît Coppée, auteur de Julie

 

Sans tomber dans le piège du pathos, Christel Marchal éveille en nous, par une écriture pleine de métaphores légères comme des plumes et certainement une expérience de thérapeute attentive, des émotions, des questions mais aussi des réponses. Toutes simples, ces réponses…

 

Je n’en dis pas plus au sujet de cette histoire, elle ne se résume pas. Question de pudeur.

 

« En quête de sens », un petit sachet d’amour avec dedans des douceurs à distribuer sans modération !

Beau.

Beau.

Beau…

 

Carine-Laure Desguin

http://carinelauredesguin.over-blog.com

 

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Christine Brunet a lu "La Novolitzva" de Gauthier Hiernaux

Publié le par christine brunet /aloys

ma photo

 

Après "le rêve de Maximilien", "le livre de Saon" et "le Triangle sous le sable" (avec un léger détour par "La tribu silencieuse"), un nouvel opus...

Et comme tout nouvel épisode, je l'aborde de façon circonspecte, surtout si les précédents m'ont emportée quelque part.

 
La couverture interpelle lorsqu'on s'est déjà plongé dans l'univers de l'Empire.
Gauthier Hiernaux est-il parvenu, une fois de plus, à m'embarquer dans son récit ? http://www.bandbsa.be/contes2/lanovolitzarecto.jpg
Un récit à la première personne... Un compte à rebours de la mémoire qui interpelle le lecteur d'autant que le nom du héros n'est pas un inconnu : Van Espen... Le Najar impliqué dans la quête de Gizeh... cette fois, il s'agit du fils, un destin peu commun, comme celui du père.

 
Alors, me demanderez-vous, ça t'a plu ou pas ? Faut dire que ça démarre fort! Très fort, même, dans le sang, la fuite, la peur. Tout ce que j'aime.

Et ensuite, me direz-vous ?
Ben... Si je vous parle complots, coups tordus, meurtres, vengeance, argent... Allez, je ne vous fais pas languir davantage : quel plaisir de retrouver l'univers du Triange sous le sable! Le souffle de l'aventure est là, prenant, attachant même, avec ses héros forts tranchés qu'on aime ou qu'on déteste d'emblée.

 
Selon moi, cet opus est, sans doute, le plus palpitant; à quand le prochain ? J'ai hâte de connaître de secret de Séliandre ! 

 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

www.aloys.me

www.passion-creatrice.com

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Carine-Laure Desguin a lu "L'étoile magique" de Philippe Desterbecq

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

http://www.bandbsa.be/contes/desguin1.jpg

 

 

Si, comme la maman de Pierrot et de Lulu, vous pensez qu’il n’existe que trois façons de réaliser un vœux ( quand on rentre pour la première fois dans une église, lorsqu’on voit une étoile filante, un vendredi à 13heures 13), et bien vous vous trompez.

Si vous offrez des lunettes astronomiques à votre petit garçon de dix ans et bien, méfiez-vous, barricadez-vous, tout peut arriver.

Qui n’a rêvé un jour de rendre muet son père ? de ridiculiser son instituteur en faisant éclore sur son visage de gros boutons purulents ? de se moquer d’un pion en recouvrant son corps d’une couche épaisse de poils de singe ? Et son institutrice,  après tout, pourquoi ne pas la gonfler comme une montgolfière et la plaquer au plafond de la classe ?

Tous ces méfaits, Pierrot, Lulu et leur ami Jojo, les ont vécus de très très près !

Des lunettes astronomiques, une étoile inconnue et plein de mauvaises idées : il n’en faut pas plus.

Mais le dernier vœu rachètera à tout jamais l’âme polissonne du principal instigateur de toutes ces espiègleries…

L’étoile magique, le second livre de Philippe Desterbecq, c’est 75 pages àhttp://www.bandbsa.be/contes2/etoilemagiquerecto.jpg mettre entre toutes les mains. De bons dialogues, une ambiance d’école fort bien rendue avec des profs sévères qui ont bien mérité leur sort, des enfants qui font des conneries, qui chahutent les cours et qui escaladent des murs…

Un livre qui m’a offert quelques heures de rêves et qui, à ma grande joie, m’a redonné l’envie d’actionner mon capital conneries trop souvent encrouté par le sérieux du quotidien.

Une mention spéciale pour l’auteur de la couverture, Jimmy Desterbecq. Un soleil qui cligne de l’œil et un jeune homme qui regarde les étoiles, ça nous annonce une lecture pleine de mystères…

L’étoile magique de Philippe Desterbecq

Editions Chloé des Lys, 2011

ISBN : 978-2-87479-570-7

http://philippedester.canalblog.com/

 

Carine-Laure Desguin

( http://carinelauredesguin.over-blog.com)image-1

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Jean-Michel Bernos a lu "Carnets de Jungle" de Pascal Floirac

Publié le par christine brunet /aloys

 

http://www.bandbsa.be/contes3/bernostete.jpg

 

J’ai lu Carnets de Jungle de Pascal Floirac

 

Joli carnet, 15x21 cm, seulement une centaine de pages, mais riches de découvertes et de voyages !

La couverture est déjà une œuvre d’art. C’est que le poète est aussi artiste et traine ses savates journellement dans l’univers du graphisme.

 

J’ai découvert Pascal il y a de nombreuses années sur les bancs d’un forum de poésie… qui a depuis rejoint les rangs d’un fatras d’écrits sans consistance. A l’époque, un peu comme des voyageurs, nous découvrions des terres à défricher et nous perdions dans des joutes poétiques pour le simple plaisir du partage et du jeu des mots. De cette aventure sont d’ailleurs sortis des auteurs de qualité qui ont publié de nombreux ouvrages.

 

Ce défrichement, nous le vivions dans une forme de rédaction proche de lahttp://www.bandbsa.be/contes/carnetjungle.jpg poésie progressive. Les cerveaux en ébullition produisaient des textes qui ont depuis gagné de nombreux prix. Pascal Floirac était Raoul des Bois, un pseudo sympathique d’entrée, bucolique à souhait. Une bonne figure généreuse et candide ! J’aimais déjà ses vers et tentait sans autant de succès de lui emboîter le pas. Découvrant comme les plus prolifiques Chloé des Lys, il y commettait ce carnet sorti en 2010 et depuis peu référencé.

 

J’y retrouve ces personnages dans leurs voyages imaginaires et magnifiques qui nous entrainent dans les tréfonds de la jonglerie. Celle des mots, des situations, des défrichements de jungle !

 

Il s’interroge :

 

Allongé

Sous les chrysanthèmes

Je me demande

Si je suis vivant

Je me demande

Comment être vivant dignement

 

Mais il est, dans sa propre poche !

 

Je suis dans ma propre poche

Ce petit bout de papier

Noirci de quelques mots,

Ne servant à rien,

Qu’à ruminer ses rêves…

 

Il est… les mots !

 

Mais dans ce monde imaginaire et pourtant si réel, il se fait proprement peur !

 

Parfois je me fais peur…

Si par hasard j’ouvre mon frigo

Et que je m’y découvre tapi

Là…

Juste à côté du beurre

Vêtu d’une unique chaussette.

Je n’ai pas l’air triste, juste un peu effarouché.

Ce doit être ici que je m’endors,

A portée de main de la douzaine d’yeux

Et du mystérieux interrupteur qui gouverne la lumière.

Le fromage est mordu et le lit n’est pas défait.

Ou…

Quand je suis à mon bureau

Je n’ose pas ouvrir le tiroir

Où j’entrepose la laine nécessaire à la construction du nid.

J’ai peur de m’y découvrir tapi

A portée de main des feutres et des cutters.

Parfois je me fais peur,

Et je me sais si pleutre

Que je ne parviens pas à concevoir

Qu’il m’est possible de dormir en cet endroit si exigu

Et où l’air doit être si rare

Qu’aucun acarien n’y survécut.

 

Magie des mots, des situations si modernes, si communes finalement !

Qui n’a jamais dormi dans son frigo ?

 

Son univers magnifique nous entraîne à chaque texte vers ces mondes parallèles où vivent et se reproduisent les vers, puis grouillent et nous laissent sans voix.

 

Quelque part sous le bleu du ciel

Faire tourner le monde

Y poser le doigt.

 

Carnets de Jungle, Pascal Floirac, Éditions Chloé des Lys

 

Jean-Michel Bernos

http://www.bandbsa.be/contes3/leacockrecto.jpg

Publié dans Fiche de lecture

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